- il y a 19 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Il est bientôt 3h du matin à Islamabad en ce moment et le vice-président américain, J.D. Evans, est
00:06en train de négocier un accord de paix avec l'Iran.
00:10Pendant ce temps-là, Donald Trump, lui, est en Floride, en train d'assister à un match de MMA, un
00:15peu différent comme ambiance,
00:16mais le président américain s'est exprimé juste avant de partir, juste avant de partir, c'était à la Maison
00:22-Blanche, on va l'écouter, tout de suite on en parle après.
00:24— De toute façon, nous allons gagner. Peu importe ce qui se passe, nous allons gagner. Nous avons battu ce
00:34pays, nous allons voir ce qui se passe.
00:36Peut-être qu'ils sont prêts pour faire un accord, peut-être pas. Mais de toute façon, nous allons gagner.
00:42Et ce qui se passe encore, c'est que les bateaux naviguent, ils viennent dans notre direction, notre pays, tous
00:49ces pétroliers, ces beaux grands pétroliers qui viennent.
00:54Et c'est vraiment très joli à voir. On parle des mines, mais on a gagné leurs marines.
01:04Eh bien, ils ont des bateaux qui ont tous été coulés, qui dispersaient les mines. Il y a sans doute
01:11quelques mines dans l'eau quelque part,
01:13mais nous sommes en train de les chasser, ces mines. Et il y a de toute façon une négociation.
01:19Et peu importe si on a un accord ou pas, ça n'a aucune importance.
01:22Jean-Claude Beaujour, un accord ou pas, ça n'a aucune importance. Il acte la fin de la guerre, là,
01:27et le fait qu'il ait, de son point de vue, gagné.
01:30Ben oui, d'une certaine manière, et en tout état de cause, la guerre, selon lui, puisqu'il vous a
01:35expliqué que le régime a changé, premier élément.
01:39Il vous a expliqué qu'il a libéré le détroit d'Hormuz, qui, je rappelle, au départ, n'était pas
01:44dans les objectifs de guerre, mais il aura fait le boulot.
01:48Alors qu'on l'avait prévenu, son entourage.
01:51Absolument. De ce point de vue, il y a quand même des gens qui ont fait quelques études et qui
01:54connaissent un petit peu l'histoire militaire.
01:55Il vous a expliqué qu'il a vaincu, que les États-Unis ont vaincu les Iraniens.
02:02Et je parle sous le contrôle du général Selka.
02:06Il y a une force américaine qui est telle que c'était indiscutable.
02:09Donc, à partir de ce moment-là, il vous dit, mais il vous dit avec, je crois, beaucoup de...
02:13Le paradoxe, il vous dit avec beaucoup de spontanéité, je crois que Donald Trump s'exprime comme cela.
02:19Et non seulement il s'exprime comme cela...
02:21Avec de l'auto-persuasion.
02:23Il y a de l'auto-persuasion, mais il l'a toujours fait ainsi, parce qu'il sait aussi que
02:29ça correspond aussi à une certaine culture populaire.
02:33Et peu importe la réalité, on ne va pas essayer.
02:37Et vous voyez bien, avant de répondre à une question, il demande au journaliste, vous êtes de quel journal ?
02:41C'est cela qui est le plus important, et en fonction...
02:43Oui, là, c'était NBC, vous avez vu, NBC...
02:46Donc, vous voyez, on organise la réalité pour qu'elle corresponde à quelque chose.
02:52Et finalement, ça correspond à la personnalité du président Trump.
02:56Cela étant, on est très vite rattrapé par la réalité, parce que la réalité, c'est celle qui devrait être
03:01gérée par la suite.
03:03Parce qu'on voit bien, on est tous autour de cette table, on est bien d'accord pour dire qu
03:06'aucun sujet n'est réglé.
03:09Nous reviendrons, vous aurez certainement l'occasion de nous réinviter dans un an, dans deux ans, dans trois ans.
03:13Probablement.
03:13Parce que malheureusement, les sujets ne sont pas réglés.
03:17On a entendu notre ami iranien qui nous a expliqué, franco-iranien qui nous a expliqué,
03:21qu'effectivement, peut-être que dans deux ans, trois ans, il y aura des révoltes,
03:26parce que ce que vit le peuple iranien est insupportable, et le régime n'est pas tombé.
03:29Et la suite, c'est ce que Jay Evans, dans le parti de la suite, est en train de négocier
03:33cette nuit à Islamabad.
03:34Bertrand Besançon, est-ce que Donald Trump, quand il parle et quand on l'entend,
03:37il est persuadé d'avoir gagné la guerre, ou il s'auto-persuade ?
03:42Non, mais je pense que s'il utilise les méthodes Koué comme il le fait,
03:46c'est que tout simplement, il a besoin de convaincre son opinion publique,
03:49il ne l'est pas du tout convaincu.
03:51Et donc, effectivement, il se répète toujours un peu la même chose,
03:54en espérant que finalement, il parviendra à les convaincre.
03:57En tout cas, on a gagné, les médias...
03:59Oui, sur les Pakistanais qui sont en première ligne,
04:01mais il y a aussi les Turcs, les Égyptiens, les Séoudiens, les Qataris...
04:04Mais il y a même des disaient qu'il pouvait y avoir des Chinois.
04:06Et il y a les Chinois, bien entendu, qui sont derrière, bien entendu.
04:09Donc si vous voulez, quand vous regardez qui...
04:12Je ne sais pas si c'est un Chinois qui parle, mais en tout cas...
04:15C'est lui, il y a des connexions avec les Chinois.
04:16D'accord. Mais en tout cas, très clairement,
04:19ceux qui envoient ce que pensent les pays du Golfe aujourd'hui,
04:22ils estiment qu'on les a entraînés dans une guerre qui ne mène à rien.
04:26Ils ne sont pas sûrs de la fiabilité et de la protection.
04:28Alors, à court terme, ils auront toujours besoin d'une protection américaine.
04:32Mais à long terme, leurs premiers acquéreurs de pétrole sont les Chinois.
04:36Et ce sont les Chinois qui les auront aidés, en principe, à sortir de ce conflit.
04:41Pierre Bertelot, quand on a un vice-président qui négocie à Islamabad
04:44et un président qui dit qu'on est en accord, Islam est égal.
04:48Ça complique quand même ces négociations ce soir, non ?
04:50Il s'agit de diminuer un peu la pression, déjà, parce que finalement...
04:55Là, ça diminue la pression, vous pensez ?
04:57Peut-être que Trump le pense, parce qu'il dit à partir du moment
04:59qu'il y a accord ou pas, on a gagné.
05:01C'est une façon de dire aux Iraniens, ça vaut de faire des concessions,
05:04parce que nous, on pourrait se contenter finalement de pas d'accord.
05:06Mais pour revenir sur les Chinois,
05:08c'est le premier partenaire économique des Pakistanais.
05:10Ça, il ne faut pas l'oublier.
05:11Ils sont également proches des Américains,
05:14mais ils sont plus proches finalement des Chinois.
05:16Et à l'échelle mondiale, ce qui se passe est très important
05:19pour la reconfiguration géopolitique,
05:20puisqu'on a eu cette semaine la visite de la chef de l'opposition de Taïwan,
05:25qui était à Pékin.
05:28Elle, elle n'est pas pour l'indépendance de Taïwan.
05:32Et elle se pose des questions.
05:33Elle se dit, est-ce que cette protection américaine,
05:36on va l'avoir ad vitam aeternam,
05:38et surtout, à la limite, avoir des bases américaines chez soi,
05:41est-ce que ce n'est pas dangereux ?
05:42Donc on voit comme ça qu'il y a des choses qui se passent.
05:45En fait, c'est les répercussions,
05:47les métastases, si on peut dire,
05:49de ce conflit en Iran,
05:50qui a un impact à l'échelle internationale.
05:53Et peut-être que nous, en Europe,
05:54il faudrait qu'on se pose la question
05:56par rapport à l'OTAN.
05:58Serge Cholet, je veux bien qu'on se réponde,
06:00réponse contre réponse,
06:01mais quand les gardiens de la Révolution,
06:02ce soir, nous disent,
06:03toute tentative de navire militaire,
06:05de franchir ce détroit d'Hormuz,
06:07fera l'objet d'une réaction sévère.
06:09La marine des gardiens de la Révolution
06:10dispose de l'autorité totale
06:12pour gérer intelligemment le détroit d'Hormuz.
06:14Vous n'êtes pas inquiet pour les jours qui viennent ?
06:15Vous vous dites, ce n'est que de la communication,
06:17comme le disait Adèle Bakawan ?
06:18Il peut y avoir une part de communication,
06:22mais pourquoi n'ont-ils pas tiré
06:23sur les deux destroyés alors ?
06:25Ils avaient l'occasion.
06:27Ils ne l'ont pas fait,
06:28parce que vraisemblablement,
06:29ils savent qu'en face,
06:30il y a des systèmes d'armes
06:31qui sont capables de résister à leurs attaques.
06:34Donc, ils ne vont pas se ridiculiser,
06:35je pense.
06:36A savoir ces deux destroyés lance-missiles.
06:38Parce que ces deux destroyés,
06:39c'est des systèmes d'armes
06:42faits contre la menace aérienne
06:43et contre la menace de missiles.
06:45Menace de surface ou aérienne.
06:47En tout cas, certainement pas contre les mines.
06:49Et donc, ce que risquaient les passes d'Aran,
06:51c'était de lancer une attaque
06:52sur ces deux destroyés
06:53et d'échouer.
06:55Ce qui aurait pu être pire.
06:56Mais comme on le disait tout à l'heure,
06:58ce n'est pas parce qu'on ne tire pas
06:59sur deux destroyés
07:00qui sont des portes épiques
07:02qu'on ne pourra pas tirer
07:04sur des pétroliers.
07:06Et donc, j'allais dire,
07:08la maîtrise du Golfe,
07:10elle reste intacte pour les Iraniens.
07:12Je rappelle,
07:13on a déjà eu l'occasion de le dire
07:14sur ce plateau,
07:15mais pour les téléspectateurs de ce soir,
07:18rappelons-nous qu'en 2006,
07:21une batterie de trois missiles
07:24anti-navire C-802
07:25ou version iranienne Nour,
07:27livrés par l'Iran,
07:28au Hezbollah,
07:29ont endommagé
07:31une corvette israélienne
07:33au large de Beyrouth
07:35et ont coulé
07:36un cargo turc
07:37et le lendemain,
07:39le dernier missile,
07:41le troisième,
07:41est tombé pas loin
07:43du porte-hélicoptère français
07:44de Tonnerre.
07:45On a eu de la chance
07:45sur ce coup-là.
07:47Jamais les Israéliens
07:48qui ont une suprématie aérienne
07:49totale au-dessus de Beyrouth,
07:51jamais les Israéliens
07:52ont réussi à taper,
07:53à neutraliser
07:54ce lance-missile.
07:56Vous imaginez,
07:57sur une côte aussi longue
07:58en Iran,
07:59avec en plus
07:59Bandar Abbas,
08:00qui est une grande cité,
08:02qui est une grande ville,
08:03il y a les moyens
08:04de dissimuler
08:05mais 10, 15,
08:06100 batteries
08:06type C-802,
08:0880 kilomètres de portée.
08:11Donc même si
08:11les Iraniens
08:12ne disposent plus
08:12des radars
08:13pour faire la désignation
08:14d'objectifs,
08:15comme le Hezbollah
08:15l'avait fait en 2006,
08:17il suffit de diriger
08:18la rampe de lancement,
08:20le TEL,
08:21le tracteur-érecteur-lanceur,
08:23en direction
08:23d'un pétrolier
08:24ou autre chose,
08:25on tire
08:26et l'autodirecteur
08:27du missile
08:28fera le boulot tout seul.
08:29Ce que disent
08:30les Américains,
08:30c'est que finalement,
08:31on a envoyé
08:32ces deux navires militaires
08:33pour dire aussi
08:33au reste du monde,
08:34regardez, ça y est,
08:35c'est libre
08:36et notamment
08:36aux navires commerciaux.
08:37Vous pouvez emprunter
08:39la route,
08:40elle n'explosera pas,
08:41votre bateau n'explosera pas.
08:42C'est faux.
08:43Moi, je pense que
08:44c'était encore une fois
08:45une carte majeure
08:46qui a été jouée par Trump
08:47pour, je veux dire,
08:49appuyer dans les négociations
08:51en disant,
08:52voilà,
08:52moi, on considère
08:54que j'ai perdu la guerre,
08:56eh bien, je dis
08:57que moi,
08:58je suis capable
08:58de franchir
08:59le Détroit
09:00vers le peuple américain,
09:03l'opinion publique américaine,
09:05vers les négociateurs,
09:07vers l'OTAN,
09:08en leur disant,
09:09hé les gars,
09:10il n'y a plus de risque,
09:11maintenant vous pouvez venir.
09:11Il y a eu des discussions
09:12très difficiles
09:14entre Trump
09:14et le secrétaire général
09:16de l'OTAN
09:16cette semaine.
09:17Et puis,
09:18comme je le disais
09:18tout à l'heure,
09:19préparation de la rencontre
09:20avec Xi Jinping.
09:21Mais c'est un coup de force
09:23où il faut s'attendre
09:24dans les jours qui viennent
09:25à avoir des négociations
09:26américaines,
09:27continuer comme ça
09:27à franchir le Détroit.
09:28Je pense que c'est un coup de force américain.
09:30Est-ce qu'ils vont pouvoir
09:31le répéter ?
09:31Je n'en sais rien.
09:34Certains s'interrogent aussi
09:35en disant,
09:36ils vont certainement
09:37conserver quelques forces
09:39à la sortie,
09:40mais en même temps,
09:41ça sera une très bonne occasion
09:43de dire,
09:43moi j'ai fait le boulot,
09:44maintenant débrouillez-vous.
09:45Et à ce moment-là,
09:46on dira
09:47aux pays du Golfe,
09:49à la Chine,
09:49aux Européens,
09:50etc.,
09:51à vous d'assurer le transit.
09:52Moi, ma victoire est totale,
09:54j'ai décapité le régime,
09:55j'ai stoppé le nucléaire,
09:57j'ai cassé l'essentiel
09:58du balistique
09:59et j'ai réouvert
10:00le Détroit d'Ormus,
10:02j'ai gagné,
10:02I'm the big guy.
10:03Voilà.
10:04Et maintenant,
10:04débrouillez-vous.
10:05C'est l'habitude américaine
10:06parfois,
10:07mais alors lui,
10:07c'est particulièrement fort.
10:09C'est un coup de force,
10:10mais c'est aussi
10:11le minimum
10:12qu'il puisse faire
10:13sans trop de conséquences
10:15parce qu'on a pu constater
10:17qu'au cours
10:18de ces dernières semaines,
10:19il a souvent renvoyé
10:21les ultimatums,
10:22étaient renvoyés,
10:23qui donnaient
10:23un sentiment de faiblesse,
10:24un sentiment d'hésitation.
10:26Donc là,
10:27en allant,
10:27en disant
10:27on prend le risque
10:28et en calculant ce risque,
10:31c'est aussi une façon
10:32de dire,
10:32vous voyez,
10:33nous sommes capables,
10:34d'ailleurs il le dit,
10:34il le dit,
10:35vous voyez,
10:36on le fait,
10:36on fait ce que les autres
10:37ne sont pas capables,
10:39n'osent pas faire
10:40et donc nous,
10:41nous le faisons.
10:42Et il montre
10:42d'une certaine passion,
10:43c'est un peu
10:44l'épreuve de rattrapage
10:45face aux ultimatums
10:48renvoyés
10:48qui donnaient
10:49un sentiment de faiblesse,
10:50et bien là,
10:50c'est la boucle
10:51et bouclée
10:52et il dit,
10:53in fine,
10:54vous voyez,
10:55j'ai dit ce que j'allais faire.
10:56Donc les ultimatums,
10:57on les aura un petit peu oubliés.
10:58Ce que les autres
10:58n'ont pas le courage
10:59ou la volonté
11:00de faire eux-mêmes,
11:01ça ce sont les mots
11:01de Donald Trump.
11:02C'est courage ou volonté.
11:03De s'acquitter eux-mêmes
11:03de cette tâche.
11:04Qui s'adressaient
11:04notamment à la France.
11:06Bien sûr,
11:07bien sûr,
11:07ce sont tous ceux
11:08qu'ils n'avaient pas consultés
11:11et qui,
11:12effectivement,
11:13on lui a dit
11:13le moment venu,
11:14ben non,
11:14on n'obéit pas
11:15aux doigts et à l'œil.
11:16Ce n'est pas notre guerre.
11:17Ce n'est pas notre guerre,
11:18ce qui est aussi
11:19une réalité.
11:20Il y a à qui il dit,
11:21ben oui,
11:22vous n'avez pas le courage,
11:23on vous a rendu service,
11:24mais il oublie de dire
11:25que c'est quand même
11:26à cause de la guerre
11:27que les détruits d'Hormuz
11:28ont été
11:29inconnus ce soir-là.
11:30Ulysse Gosset,
11:31c'est un coup de force stratégique
11:32s'il s'est passé aujourd'hui,
11:33vous diriez ça,
11:33de la part de Donald Trump.
11:35Oui,
11:36c'est un signal
11:38extrêmement fort
11:39qui permet,
11:39effectivement,
11:40aux Américains
11:41d'envoyer un signal.
11:42Ce que je constate ce soir,
11:43si vous voulez,
11:44il est maintenant
11:44près de 3h du matin
11:45à Islamabad,
11:48on peut avoir
11:49deux interprétations
11:50de cette négociation
11:52marathon.
11:53Ça dure
11:54extrêmement longtemps.
11:55C'est même...
11:56Vous disiez tout à l'heure
11:57que ça dure depuis
11:5714h, 15h maintenant.
11:58Ça fait plus de 14h
11:59de négociation.
12:00C'est le troisième round,
12:01c'est ça ?
12:01On est au troisième round,
12:01mais l'important,
12:03c'est que ça dure.
12:04Alors,
12:04il y a deux hypothèses.
12:05Soit ça dure
12:06parce qu'ils n'arrivaient pas
12:07à se mettre d'accord,
12:09et donc ils essayent
12:10de trouver,
12:11soit ça dure
12:11parce qu'ils sont en train
12:13d'entrer dans le détail
12:14de la négociation
12:15sur,
12:15en particulier,
12:16des trois dormous.
12:17Donc,
12:18ce soir,
12:18on ne sait pas.
12:19Et comme a dit Trump
12:20tout à l'heure,
12:21on verra
12:22où ça aboutit.
12:23Et on ne saura
12:24simplement que demain
12:25si effectivement
12:26il y a eu un résultat.
12:27Mais,
12:28en tout état de cause,
12:30on disait
12:31l'Iran a perdu tout à l'heure,
12:32moi je pense
12:33que le fait
12:34que cette négociation
12:35ait lieu
12:35et que le régime,
12:37même s'il a été
12:38terriblement affaibli
12:39et soit en capacité
12:40de négocier directement
12:42avec le vice-président
12:42des Etats-Unis,
12:43c'est pour l'Iran
12:44une victoire diplomatique
12:46incontestable.
12:46puisque c'est eux
12:47qui ont obtenu
12:47le fameux
12:48J.D. Vance.
12:48Et pour,
12:49vous savez,
12:50on surnomme
12:51J.D. Vance,
12:52le vice-président,
12:53le pitbull
12:54de l'administration
12:55de la Maison-Blanche.
12:57Il joue un jeu
12:58extrêmement important
12:59pour lui.
12:59Et le pitbull,
13:00ce soir,
13:00il est assis à table
13:01avec le président
13:02du Parlement iranien.
13:03Oui,
13:03mais enfin,
13:04en même temps,
13:06c'est quelqu'un
13:07qui a mesuré
13:08les dangers de la guerre,
13:09qui avait prévenu
13:10Trump des risques
13:11de l'opération
13:12et c'est pour ça
13:13que les Iraniens
13:14ont préféré le voir lui
13:15plutôt que de négocier
13:16avec l'émissaire spécial
13:18Steve Whitcoff
13:19et avec le gendre
13:20de Trump,
13:21Gerard Kushner.
13:22Mais ce que je veux dire,
13:23c'est qu'il y a un enjeu
13:24de politique intérieure
13:24américaine
13:25extrêmement important
13:26parce que s'il réussit
13:27et qu'il revient
13:28aux Etats-Unis
13:30avec un accord,
13:31il va évidemment
13:32montrer sa capacité
13:34de négociateur
13:35et s'inscrire
13:36dans l'après-Trump,
13:37c'est-à-dire
13:38je suis l'homme
13:38qui peut lui succéder.
13:40S'il échoue,
13:41Trump va
13:43les trier
13:43en le rendant responsable
13:44de la Chine.
13:45Vous vous rappelez
13:45ce qu'avait dit
13:46le 1er avril Trump
13:47en conférence de presse ?
13:48Il était là,
13:48G.D. Vance,
13:48et il dit
13:49s'il n'y a pas d'accord,
13:49ce sera faux de G.D. Vance,
13:50s'il y en a un,
13:51ça sera grâce à moi.
13:52Bien sûr,
13:52et c'est comme ça aussi
13:53qu'il le vendra,
13:54mais peu importe
13:55parce qu'au prochain tour,
13:57je vous rappelle
13:57que Donald Trump,
13:58sauf à ce qu'on ne change
13:59la Constitution,
14:00ne sera pas candidat.
14:02Donc il sera hors jeu
14:03et G.D. Vance,
14:04il y a de fortes chances
14:05qu'il soit lui candidat.
14:08Il risque de voir face à lui
14:10parce que tout ira très vite,
14:11les midterms sont en novembre,
14:12s'il a un résultat,
14:14que les choses repartent un peu.
14:15Tout de suite,
14:16dans un an,
14:17on est là pour le coup
14:18de nouveau dans les primaires.
14:20Il y aura peu de gens
14:21vraisemblablement face à lui.
14:23Les démocrates sont
14:24un petit peu timorés.
14:26Vous imaginez
14:27que ça sera beaucoup plus facile
14:28pour lui de mener campagne
14:29pour une élection américaine.
14:31Là, je rejoins complètement
14:32ce que vient de dire Ulysse.
14:34il y a un enjeu
14:34de politique intérieure,
14:36il y a un enjeu
14:37de politique électorale
14:38tout simplement pour lui.
14:40Attention aux outsiders
14:41dans la campagne aussi,
14:42parce que vous avez vu,
14:43il y a un héritier potentiel,
14:45Eric Trump,
14:46le fils.
14:47Il y a des sénateurs
14:48en Floride
14:49qui sont candidats aussi.
14:49Avec lesquels
14:50il est apparu hier soir d'ailleurs.
14:51Exactement,
14:52il était avec lui
14:52à la Maison d'Ange.
14:54Donc si vous voulez,
14:54il y a des scénarios multiples.
14:56Mais l'homme
14:58qui sera en position de force,
14:59ça sera G.D. Vance
15:00s'il réussit.
15:01Absolument,
15:01s'il a un résultat pas et pas,
15:02parce que les Américains
15:03sont quand même,
15:04ils aiment bien
15:04les gagnants,
15:06les revenants de la guerre
15:07avec un trophée.
15:09Ça, ce sont des choses
15:10qui ont du poids
15:11aux États-Unis.
15:11Dans la culture américaine,
15:13ça a encore du poids,
15:13même si la société américaine
15:15évolue,
15:16mais ça fait son effet.
15:17Donc il est évident
15:18que face à un outsider
15:19qui n'aurait pas
15:20de résultat tangible,
15:22lui pourrait dire
15:22vous voyez,
15:23de quoi est-ce que
15:24j'ai sauvé
15:24l'Amérique et le monde ?
15:26Et à l'instant,
15:27l'agence de presse
15:28iranienne Tasnim
15:29nous signale
15:29que le troisième round
15:30de négociations
15:31vient de se terminer.
15:32Est-ce qu'il y en aura
15:33un quatrième ?
15:35La nuit porte conseil,
15:36comme on dit.
15:37La nuit est longue.
15:37Il est très tard.
15:38C'est le petit matin
15:39à Islamabad déjà.
15:41Les Iraniens,
15:42ce n'était pas un voyage
15:42trop long,
15:43mais pour les Américains,
15:44vous savez,
15:44c'est la traversée
15:45de l'Atlantique.
15:45J.D. Vance
15:46n'est pas venu pour rien.
15:47C'est ça en fait.
15:47Il ne repartira pas
15:49aux États-Unis
15:49sans accord.
15:51Alors ça,
15:51je ne sais pas.
15:52Il est possible de ça ?
15:54Ah oui, oui, oui.
15:54Les dégustations
15:55peuvent s'arrêter
15:57d'une minute à l'autre
15:58s'il n'y a pas
15:58de perspective, d'accord ?
15:59Mais ce qui a été dit
16:00tout à l'heure,
16:01je crois que c'est vous
16:01qui le disiez,
16:02c'est qu'on peut imaginer
16:03qu'il quitte Islamabad
16:05demain soir,
16:07dimanche soir,
16:07dans la nuit
16:07pour arriver aux États-Unis,
16:08lundi,
16:09mais que restent sur place
16:10des négociateurs,
16:12puisque je le rappelle...
16:13Oui, ça c'est très important
16:16par rapport aux autres
16:16négociations qui ont eu lieu,
16:18c'est que chaque pays
16:20est venu avec
16:21toute une batterie
16:22d'experts
16:23très compétents.
16:24Et donc,
16:25eux pourraient poursuivre
16:26le travail
16:26s'il y a
16:27les grandes lignes
16:28d'un accord.
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