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  • il y a 9 minutes
Avec Christian de Boissieu (économiste, professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Jean-Christophe Repon (président de la Capeb)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-05-18##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquilly.
00:05Il est deux heures et demie, est-ce que cela va suffire à éviter la récession ?
00:10Sébastien Lecornu annonce jeudi un nouveau paquet d'aides pour le mois de juin en direction des secteurs les plus
00:16touchés par la hausse des prix des carburants.
00:19Nous verrons bien ce qu'il y a dans sa besace. Est-ce juste un mauvais moment à passer ?
00:23Où courons-nous ? A la catastrophe, le chômage repart à la hausse, l'inflation dépasse les deux points,
00:28les faillites d'entreprises se multiplient, l'économie française fragilisée par cette crise des carburants s'essouffle,
00:34elle menace de décrocher. En clair, après les crises sanitaires, énergétiques et inflationnistes,
00:39l'économie française est-elle en train de craquer ? La question est posée.
00:42Y a-t-il surtout des solutions pour s'en sortir ? Bonjour et bienvenue à vous, Christian Dubois-Cieux.
00:49Bonjour.
00:49Vous êtes économiste, universitaire, professeur émérite à Paris 1, Panthéon, Sorbonne, vice-président du Cercle des économistes.
00:57Je vais vous poser la question ce matin de façon très franche, très claire.
01:01Vous nous appelez, 0826 300 300, si vous voulez intervenir dans cette émission et interroger notre invité.
01:06Christian Dubois-Cieux, est-ce que, oui ou non, la France entre en récession ?
01:11Écoutez, premier trimestre 2026, plat.
01:16Plat.
01:170%.
01:18Oui.
01:19Les prévisions qui sont faites pour le deuxième trimestre, ça peut être autour de zéro aussi.
01:25Bon.
01:26C'est-à-dire qu'une récession au sens technique, c'est deux trimestres consécutifs.
01:31Deux.
01:31Trimestres consécutifs négatifs.
01:34Donc pour l'instant, on n'a pas encore le premier négatif.
01:37On verra.
01:37Mais la situation est compliquée, vous l'avez dit, vous l'avez résumé, vous l'avez compris.
01:44Elle est compliquée dans le monde, en Europe et en France.
01:47Et en France, j'allais dire, en plus peut-être que chez certains de nos voisins, parce que nous abordons
01:52cette période très compliquée, sans marge de manœuvre.
01:56Sans marge de manœuvre du côté budgétaire.
01:59Pas besoin de vous faire un dessin, de rappeler les chiffres de la dette publique, les chiffres du déficit public.
02:06Bon, du côté monétaire, nous dépendons de la Banque Centrale Européenne, qui dans le contexte de l'inflation que vous
02:12avez rappelée, ne va pas baisser ses taux d'intérêt.
02:14Donc les taux d'intérêt remontent.
02:16Je regardais ce matin dans les nouvelles, si je puis dire, financières.
02:21Vous avez une montée des taux d'intérêt à long terme aux Etats-Unis, dans d'autres pays.
02:26Tout ça ne va pas nous aider.
02:27Donc le débat qui est posé, c'est dans ce contexte très compliqué, le chômage repart à la hausse.
02:35Repart à la hausse, nous sommes à 8,1%.
02:38Je regardais le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans, on est encore à 20%, 21%.
02:44Et là, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
02:47Il y a beaucoup de choses que j'ai du mal à comprendre, mais dans ce contexte où vous avez
02:50le chômage des jeunes qui est à ce niveau-là,
02:53je ne suis pas sûr que ce soit le moment de taper dans les dépenses de l'apprentissage et de
02:59l'alternance, par exemple.
03:00Donc nous sommes dans une sorte d'impasse.
03:05Moi, je n'aime pas dire ça parce que je trouve que c'est trop facile pour les économistes de
03:10dire, on va dans le mur.
03:12Moi, ce qui m'intéresse dans ma vie d'économie, c'est de dire, voilà, la situation est compliquée,
03:19qu'est-ce qu'il faut faire et qu'est-ce qu'on peut faire ?
03:21Ça me paraît plus intéressant comme problématique que de dire, on va dans le mur, point.
03:25Alors, vous diriez que c'est un mauvais moment à passer, qui est, on va dire, augmenté par cette crise
03:33énergétique
03:33qui est, en fait, c'est un problème de géopolitique, ça nous échappe totalement, ce qui se passe au détroit
03:39d'Hormuz.
03:40Moi, quand je fais une conférence aujourd'hui sur l'économie, je commence par la géopolitique.
03:45Tout est là.
03:46Et en même temps, personne ne sait quand est-ce que le détroit d'Hormuz va être ouvert.
03:52Personne ne sait, je ne le sais pas plus que les autres.
03:54Et je ne sais même pas si M. Trump le sait ou le mieux.
03:57Non, il ne le sait pas.
03:57Il ne le sait pas.
03:58Et donc, les Iraniens non plus.
04:00Donc, il ne faut pas demander aux économistes qu'ils ne peuvent pas apporter.
04:08Pour la géopolitique, je suis aussi mauvais que la CIA.
04:12Excusez-moi cette image.
04:15Et pourtant, tout dépend de la géopolitique.
04:17Donc, vous me disiez, est-ce que c'est un mauvais moment à passer ?
04:20C'est un moment compliqué, mais qui peut durer.
04:22Donc, ça peut être plus qu'un moment.
04:24Il y aura des annonces jeudi, Christian Duboisseux.
04:27Quand vous voyez le Premier ministre, au fond, verrouiller cette histoire de propositions faites par certaines formations politiques.
04:34Il était question encore ce matin, avec M. Nicolas Dupont-Aignan, de baisser un certain nombre de taxes.
04:40Est-ce qu'il faut s'attaquer à la TVA sur les carburants ?
04:42Enfin, ce sont des solutions à milliards de trous dans les caisses.
04:47Il n'y a pas de vraie solution de baisse des taxes, pour l'instant, de la fiscalité des carburants,
04:51parce qu'on est contraints par ce système.
04:52Est-ce que, selon vous, l'idée d'aller cibler, de donner 20 centimes à telle ou telle profession ?
05:00Les pêcheurs, les agriculteurs, les transports, etc.
05:03Ce sont des aides qui coûtent pour l'instant 300 millions d'euros à l'État.
05:07Est-ce que c'est la bonne idée ?
05:08En tout cas, c'est la seule...
05:09Et faire supporter, pardonnez-moi, l'effort à tous ceux qui prennent, voire même ne prennent plus leur voiture.
05:14Vous voyez, je comprends bien, mais je veux dire, les aides globales générales, compliquées,
05:23parce que, je l'ai dit, nous n'avons pas de marge de manœuvre.
05:26Nous nous sommes engagés vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis de l'Europe,
05:29à avoir cette année 2026 un déficit public de 5% d'autres PIB, notre richesse nationale,
05:37et à ce chiffre-là de 5%, nous sommes le pays qui a le déficit public le plus élevé des
05:4327 pays de l'Union Européenne.
05:44Donc, il ne faut pas faire les malins.
05:46Je veux dire, on n'a pas préparé, à travers les années, que ce soit la droite, la gauche, etc.,
05:52on n'a pas préparé de scénario dans lequel nous sommes aujourd'hui,
05:59c'est-à-dire face à une crise majeure internationale,
06:01mais qui a des répercussions, évidemment, pour l'Europe et pour la France.
06:06On a très peu de marge de manœuvre.
06:07Donc, baisser les taxes sur la TVA, sur l'essence qui est réclamée par plusieurs parties,
06:14ça serait sympathique.
06:15Moi, je suis, comme tout le monde, moi, je roule, comme beaucoup de gens, en tout cas.
06:20Sacrée différence.
06:22Le problème, c'est qu'on a...
06:23Je veux dire, si ça augmente encore le déficit public, on n'est pas bien.
06:27Si on finance ça par des hausses d'impôts sur qui ?
06:31Sur les entreprises, au moment où le chômage augmente.
06:34Donc, je veux dire, le débat qui est posé en France depuis des années,
06:38qu'on n'a jamais vraiment affronté, c'est le débat sur les dépenses publiques.
06:42C'est-à-dire que je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut baisser toutes les
06:45dépenses publiques,
06:47dans le domaine de l'éducation, de la santé, etc., il ne faut certainement pas baisser.
06:50Il faut même peut-être les augmenter.
06:52Mais le débat franco-français depuis des années, qu'on n'affronte pas,
06:57et je doute qu'on l'affronte vraiment à l'occasion de la présidentielle dans un an...
07:02Je doute parce que c'est un débat compliqué,
07:05c'est un débat politiquement difficile à tenir,
07:08parce que si vous dites qu'on va réduire...
07:11Il y a des dépenses publiques qu'il faut réduire.
07:13Par exemple, du côté des collectivités territoriales,
07:15vous vous mettez à dos les collectivités locales ou territoriales.
07:18Donc, on l'a bien vu depuis deux ans,
07:22vous avez un dialogue compliqué entre l'État et les collectivités.
07:25À chaque décision qui sera prise, forcément des mécontents...
07:28Il y aura des perdants et des gagnants.
07:29C'était Jean-Louis Borloo qui, assez récemment, il l'a dit, il l'a redit,
07:35expliquait que les pouvoirs successifs,
07:37et vous l'avez précisé, quelle que soit la couleur politique,
07:39ne savaient pas ouvrir le capot de la bagnole France
07:42et aller réparer le moteur,
07:44c'est-à-dire aller changer les pièces nécessaires,
07:46on laissait le capot fermé,
07:47on ajoutait de la complexité des taxes,
07:50sans essayer même d'aller chercher le problème en profondeur.
07:53C'est vrai, parce que, si vous voulez,
07:55ça c'est à la fois la droite, la gauche, les années qui passent,
07:59c'est plus facile, en quelque sorte,
08:02quand vous avez un déficit public,
08:04c'est souvent plus facile d'augmenter les impôts
08:06que de baisser les dépenses publiques.
08:08Et donc, on n'a jamais, depuis 20 ou 30 ans,
08:10moi j'ai participé, comme d'autres,
08:12à des commissions, à des rapports
08:14sur la maîtrise des dépenses publiques,
08:16comment améliorer l'efficacité des dépenses publiques,
08:19il y a de bonnes idées.
08:20Le problème, c'est le passage à l'acte.
08:22C'est le passage à l'acte qui est compliqué politiquement,
08:25parce que, pour deux raisons,
08:27d'abord, les gouvernements successifs
08:28ont généralement privilégié le court terme
08:31par rapport aux stratégies ou aux visions au moyen terme,
08:34pour des zones électorales,
08:35et deuxièmement,
08:36quand vous tapez dans les dépenses publiques,
08:38ou certaines d'entre elles,
08:39il y a des perdants,
08:41et vous vous mettez à dos une partie de l'électorat.
08:43Donc, c'est le débat sur les niches fiscales.
08:48Voilà.
08:50Donc, il y a des niches fiscales,
08:52à mon avis, qu'il ne faut pas supprimer.
08:54Je pense au crédit impôt recherche,
08:58on peut l'améliorer,
09:00on peut faire en sorte qu'il y ait moins d'inégalité.
09:03Mais ça, il ne faut pas y toucher.
09:04Sur le principe, je pense qu'il ne faut pas y toucher,
09:06il faut l'améliorer,
09:07parce que les PME se plaignent
09:09de ne pas vraiment en profiter suffisamment
09:12par rapport aux grandes entreprises.
09:13Mais, quand vous regardez notre effort d'innovation de recherche
09:16depuis quelques années,
09:18le crédit impôt recherche,
09:19malgré quelques-uns de ses défauts,
09:21il a été positif.
09:23Bon, il y a le débat sur le logement.
09:27Moi, je ne suis pas en train de vous dire
09:28qu'il faut taper...
09:29Je pense qu'on a besoin d'une politique du logement,
09:31parce que je pense que c'est la question centrale
09:33pour beaucoup de Français,
09:34la question du logement.
09:36Mais, il faut peut-être renforcer les niches
09:40qui sont utiles, efficaces,
09:42et réduire d'autres qui ne servent à rien.
09:44Vous pensez à quoi,
09:45pour l'exemple d'une niche qui ne sert à rien ?
09:47Oh, bah, écoutez, il y a des niches...
09:48Et qui peut être rentable,
09:49du moins dans sa suppression ?
09:51Non, mais je veux dire,
09:51il y a le débat, par exemple.
09:53Moi, il se trouve que j'ai l'âge d'être retraité,
09:55mais c'est vrai qu'on peut discuter.
09:58Moi, ça ne me pose pas de problème,
09:59en tant que traité,
10:00qu'on discute de la question
10:01de remettre en cause
10:03l'avantage professionnel,
10:04pour partie,
10:05en tout cas,
10:06sur les 10%,
10:07sur certaines retraites,
10:09pas toutes.
10:09Il ne s'agit pas de taper dans les petites retraites.
10:12Alors, vous évoquiez à l'instant
10:15le logement.
10:16Après la pause,
10:17nous serons en direct avec Jean-Christophe Repon,
10:19qui est le président de la CAPEB,
10:21qui nous dira où en est le bâtiment aujourd'hui.
10:23Christian de Boissieu,
10:24vous évoquiez le travail des jeunes,
10:25le chômage des jeunes,
10:26qui était reparti à la hausse,
10:27plus de 20 points.
10:28Le chômage, oui.
10:28Le chômage, pardonnez-moi.
10:29Le chômage des jeunes,
10:30reparti à la hausse.
10:31Également, il y a l'emploi des seniors
10:33qui pose problème aujourd'hui.
10:35Comment est-ce que vous expliquez
10:36que, malgré les mauvaises nouvelles,
10:38malgré l'accès sanitaire,
10:39malgré le poids du coin qu'il en coûte,
10:41de la dette profonde
10:42qui s'est augmentée
10:43de 2 000 milliards aujourd'hui,
10:46il y avait quand même,
10:47dans le double quinquennat Macron,
10:50une certaine tendance
10:52à ce que le chômage recule.
10:54Et il repart à la hausse aujourd'hui.
10:55C'est-à-dire que c'était quasiment
10:57le seul des rares,
10:59on va dire, bénéfices
11:01de sous-double quinquennat.
11:02Au point que M. Macron avait dit
11:04au début de son deuxième mandat
11:05qu'il voulait un taux de chômage
11:08de 5% pour la France
11:10au moment où il va partir en 2027.
11:12Bon, on n'y sera pas.
11:14On n'y sera pas.
11:15Nous sommes à 8,1%
11:17à la fin du premier trimestre 2026,
11:20fin mars,
11:22et avec la petite croissance.
11:25Si nous avons la croissance,
11:26je dis, nous sommes à 0% aujourd'hui,
11:28ça peut basculer en négatif.
11:30compte tenu du contexte international,
11:33européen, etc.
11:34Ce que je ne souhaite pas,
11:35mais je veux dire,
11:36ce n'est pas moi qui fais la croissance,
11:39sont les entreprises en particulier.
11:41Et vous avez vu,
11:41vous l'avez rappelé au début
11:42de cet entretien,
11:44que le nombre de défaillances
11:45d'entreprises,
11:46ce n'est pas une opinion
11:48sur l'économie.
11:49Ce sont les faits.
11:51Le nombre de défaillances
11:52d'entreprises a augmenté
11:54et a atteint à peu près
11:5570 000 défaillances par an.
11:59Il y a eu le quoi qu'il en coûte
12:01qu'il fallait faire
12:02au moment du Covid.
12:04Il a sans doute duré trop longtemps.
12:06C'est aller trop loin.
12:07Trop loin et trop longtemps,
12:08c'est ce qui a creusé
12:09le déficit et la dette publique.
12:12Aujourd'hui, je l'ai dit,
12:14on n'a pas de marge de manœuvre
12:16pour faire face
12:17aux défis économiques et sociaux
12:19d'aujourd'hui.
12:20Voilà.
12:21Donc, il y a eu une mauvaise gestion
12:23à travers le temps
12:24de la Maison France.
12:25et nous en payons le prix.
12:27Alors, on essaye
12:28de bricoler à droite, à gauche.
12:31Je crains...
12:32Moi, j'espère que le débat présidentiel
12:34sera l'occasion
12:35d'une concurrence,
12:38j'allais dire,
12:39entre les projets,
12:40entre les visions.
12:41Mais je n'en suis pas sûr.
12:42J'ai peur que ce soit
12:43de part et d'autre
12:44la présentation
12:45de mesures de bricolage
12:48pour pallier
12:49telle ou telle lacune,
12:50tel ou tel défaut.
12:51Voilà.
12:51De bricolage
12:52ou de Juras gratis.
12:54Je pense qu'il va falloir
12:57ouvrir le débat
12:58sur la réforme des retraites.
13:00La réforme est suspendue.
13:01Mais on va où, là ?
13:03On va où ?
13:04Je ne suis pas en train
13:04de dire qu'il faut nécessairement
13:05reprendre la réforme de 2023.
13:07Je dis qu'il faut reprendre
13:08le débat
13:09sur la réforme des retraites
13:10et voir dans quelle direction
13:11la France veut aller.
13:13Allez, nous en parlons
13:14dans la deuxième partie
13:15de cet échange
13:16Christian de Boissue.
13:17Y a-t-il des solutions ?
13:18Est-ce que ce débat
13:192027
13:20va permettre,
13:21effectivement,
13:21comme vous le dites,
13:23une concurrence
13:24des projets,
13:25des idées,
13:26de quelque chose
13:27de renversant
13:28pour faire repartir
13:29ce pays
13:30si vous souhaitez intervenir
13:310826-300-300.
13:32En tous les cas,
13:32dans un instant,
13:33nous serons avec
13:33Jean-Christophe Repon,
13:35le président de la CAPEB,
13:36qui nous dira
13:36où on est le bâtiment
13:37aujourd'hui.
13:38A tout de suite
13:39pour la suite
13:40de La Vérité en Face.
13:42Le Grand Matin Sud Radio,
13:44La Vérité en Face,
13:46Jean-François Aquili.
13:47Allez, nous évoquons
13:48la situation économique
13:49de ce pays,
13:50alors que jeudi,
13:51Sébastien Lecornu
13:52annoncera un nouveau paquet
13:53d'aides pour le mois de juin
13:55en direction des secteurs
13:55les plus touchés
13:56par la hausse des prix
13:56des carburants.
13:57Le pays va-t-il entrer
13:59en récession ?
14:00Nous l'évoquons
14:01depuis le début
14:02de cette émission
14:03avec notre invité
14:03Christian de Boissieux,
14:05économiste
14:06et professeur émérite
14:07à Paris 1,
14:08Panthéon Sorbonne,
14:08vice-président du Cercle
14:09des économistes.
14:10Et nous sommes
14:11en votre compagnie.
14:12Bonjour,
14:13Jean-Christophe Repon.
14:15Bonjour.
14:15Vous présidez la CAPEB,
14:16la Confédération de l'artisanat
14:18des petites entreprises
14:18du bâtiment.
14:20J'ai envie de vous demander
14:21ce matin,
14:23est-ce que vous êtes inquiet,
14:24vous aussi,
14:25où en est le bâtiment
14:26aujourd'hui dans ce pays ?
14:28Nous sommes inquiets
14:28puisque nous,
14:29le bâtiment,
14:30la CAPEB,
14:30les artisans du bâtiment,
14:31les petites entreprises
14:32du bâtiment,
14:33sont en récession
14:34depuis deux ans et demi déjà.
14:36Donc nous avons devancé
14:37la récession
14:38de l'économie française
14:39et ça fait deux ans et demi
14:41que l'on perd de l'activité,
14:42que l'on perd de l'activité
14:43dans tous les secteurs,
14:45dans la rénovation,
14:46la rénovation énergétique,
14:47mais aussi le neuf,
14:48bien évidemment.
14:49Et nous avons donc détruit,
14:50nous,
14:51depuis maintenant
14:52deux ans et demi,
14:5430 à 40 000 emplois
14:55dans la TPE,
14:56dans l'artisanat,
14:57sur l'ensemble du territoire.
14:58Donc on ne cesse
14:59de dire cela
15:00au gouvernement,
15:01on essaie
15:01d'être accompagné,
15:02on sait très bien
15:03les finances publiques
15:04et donc on essaie
15:05de trouver des solutions
15:06pour redonner du pouvoir
15:07d'achat aux particuliers
15:09afin qu'ils rénovent
15:10leur logement
15:11et on essaie
15:11de trouver des solutions.
15:12Donc nous,
15:12nous avions proposé,
15:13nous,
15:14à M. Lecornu,
15:15au Premier ministre,
15:16de baisser la TVA
15:17sur la rénovation
15:18pour pouvoir donner
15:19cinq points
15:19de pouvoir d'achat
15:20aux particuliers
15:21et relancer l'activité,
15:22relancer l'économie
15:24et relancer l'emploi
15:25en France.
15:26Les artisans
15:26voient arriver la tempête
15:28avant les autres,
15:29c'est ce que vous nous dites,
15:30Jean-Christophe répond.
15:31Que vous répondent,
15:32Sébastien Lecornu ?
15:33Que vous répondent
15:33les responsables du gouvernement
15:34quand vous faites
15:35de telles propositions ?
15:37Que la TVA
15:38est d'une très mauvaise idée
15:39et que c'est une niche fiscale.
15:41Nous,
15:41on essaie de trouver
15:42des solutions
15:42pour relancer
15:45le pouvoir d'achat
15:45des Français
15:47et afin qu'ils cessent
15:48d'épargner
15:49et qu'ils plutôt
15:49réinvestissent
15:50dans le mieux vivre
15:51leur habitat.
15:52Donc moi,
15:52je ne dis pas
15:53que c'est la meilleure
15:53des solutions,
15:54mais sur une durée,
15:55sur un temps donné
15:56pour redonner une activité
15:58et redonner aussi
15:59une visibilité,
16:00une vision
16:01aux Français
16:02d'investir.
16:02Et moi,
16:03je pense toujours
16:04que c'est une très bonne solution
16:05et qui ne coûte pas
16:06à l'État
16:07si ce n'est un manque
16:08de rentrée fiscale.
16:09Mais logiquement,
16:10nous,
16:10on a évalué
16:10l'activité supplémentaire
16:12grâce à la baisse
16:13de TVA
16:14à plus de 12 milliards
16:16d'euros
16:16et avec 10 000 emplois
16:18de 2,4 milliards
16:19d'euros,
16:19excusez-moi,
16:20et 10 000 emplois créés.
16:22Donc ça veut dire
16:22que pour nous,
16:23il n'est pas question
16:24d'aller encore
16:26faire de la faillite
16:28ou du déficit public,
16:29mais de trouver
16:30des solutions
16:30moins coûteuses
16:31pour pouvoir redonner
16:32de l'activité
16:33à un secteur
16:34qui est vraiment
16:34en berne
16:35et qui est très inquiet.
16:36Et nous étions,
16:37nous,
16:37on a titré ça
16:39la crise de trop
16:40puisque nous étions
16:40déjà en crise
16:41depuis 2 ans et demi
16:41et nous avons encore
16:43de plus
16:43un surcroît
16:44sur cette crise
16:45moyenne orientale.
16:46Vous le voyez,
16:47où le déclic
16:48entre nous ?
16:49Parce que qu'est-ce qui tue
16:50au fond les petites entreprises
16:51du bâtiment ?
16:52Il y a les charges,
16:52les taux,
16:53l'énergie,
16:54le manque de clients
16:54évidemment au bout
16:55de la chaîne.
16:56Quel serait le déclic
16:57selon vous ?
16:59Nous,
17:00c'est tout simplement
17:00le pouvoir d'achat des Français
17:01qui ne permet plus
17:02d'activer rapidement.
17:04Nous avons vécu
17:05sur la crise ukrainienne
17:07et énergie
17:07d'il y a 3 ans
17:0830% d'augmentation
17:09des matériaux.
17:10Et là,
17:11nous avons encore,
17:11nous commençons déjà
17:12à avoir entre 8 et 20
17:13à 30%
17:14sur les matériaux encore.
17:16Ce qui veut dire
17:16que nos factures
17:17vont augmenter de fait.
17:18Et c'est pour ça
17:19qu'on essaie de trouver
17:19une baisse de TVA
17:20pour redonner 5 points
17:21du pouvoir d'achat
17:22parce que nous,
17:23nous avons besoin
17:24d'activité
17:25et nous n'avons pas
17:25besoin d'aide.
17:26Nous voulons être
17:27accompagnés attentivement
17:28et ne pas avoir
17:29un plan social
17:30dans l'indifférence générale
17:31puisque nous avons
17:32des structures
17:33de petite taille
17:34et donc nous,
17:34quand nous perdons
17:35un salarié,
17:36c'est sur 500 000 entreprises.
17:38Et donc,
17:38vous voyez bien
17:39que ça n'émeut personne
17:40mais la difficulté
17:41est la majeure.
17:42Donc,
17:42il nous faut des solutions.
17:43Il nous faut cette baisse de TVA.
17:44Il nous faut aussi
17:45peut-être un accompagnement
17:46auprès de nos artisans
17:48pour changer leur véhicule
17:49de gasoil,
17:50en électrique
17:51et vraiment avoir
17:52un plan d'électrification
17:53spécifique
17:53pour nos véhicules
17:54pour ne plus subir
17:55les crises à venir.
17:56Christian de Boissieu
17:57qui est en plateau
17:58en studio ici
17:59veut intervenir.
18:01Nous entendons
18:02ce que dit
18:02Jean-Christophe Repan.
18:04Christian de Boissieu,
18:05il y a là aussi
18:05des moments
18:08où on peut agir,
18:09interagir
18:09pour faire en sorte
18:10de faire repartir le secteur ?
18:12Comme le dit le président,
18:14il faut créer le déclic.
18:15Alors,
18:16deux remarques.
18:17Je pense que
18:18nous souffrons
18:19de l'absence
18:20de vraies politiques
18:20de logement
18:21depuis des années.
18:22Donc ça,
18:23ce n'est pas nouveau.
18:24Alors,
18:24M. Lecornu,
18:25le gouvernement
18:26se réveille un peu
18:27en ce moment
18:27en essayant
18:29de trouver
18:30ici ou là
18:32des axes
18:33forcément partiels
18:35qui ne peuvent pas
18:36être écouteux
18:36pour les raisons
18:37que nous avons dites
18:38les uns les autres.
18:40Et je regrette
18:40que, au fond,
18:42le logement
18:43était un des maillons
18:44faibles
18:45de la politique
18:46économique
18:47depuis le début
18:49de la présidence
18:50d'Emmanuel Macron.
18:51Deuxième remarque.
18:52J'entends ce que vous dites,
18:54président,
18:55sur l'intérêt
18:56de baisser la TVA,
18:57mais c'est un problème
18:57de gestion du temps.
18:59À très court terme,
19:02vous augmentez le déficit.
19:04Alors,
19:04vous avez un effet
19:05positif
19:06sur l'activité
19:07que j'entends,
19:08mais qui va prendre
19:09quelque temps.
19:10Et le problème,
19:11c'est la gestion
19:11des finances publiques
19:13pendant ce laps de temps
19:14durant lequel
19:15la baisse de la TVA
19:16à très court terme
19:17crée un manque
19:18à gagner
19:19pour les finances publiques
19:20qu'il faudrait
19:22probablement compenser.
19:23Et pour ensuite,
19:25grâce à la reprise
19:26que vous appelez
19:27de vos voeux
19:27et que moi,
19:28en tant qu'économiste,
19:29j'appelle de mes voeux
19:29dans votre secteur,
19:31que ça crée
19:32de l'activité
19:33et des nouvelles
19:34rentrées fiscales.
19:35Je termine en disant
19:36que je regardais
19:37le dernier chiffre
19:39sur les défaillances
19:40d'entreprises.
19:41Il y a effectivement
19:41deux secteurs
19:42en France
19:43qui font le gros
19:44des défaillances
19:45d'entreprises.
19:46Il y a le secteur
19:47de la construction,
19:48que vous représentez,
19:50le Président.
19:50Et puis,
19:51il y a le secteur
19:51de la réparation automobile
19:52parce que la filière automobile
19:54ne va pas du tout.
19:55Jean-Christophe Repon,
19:56est-ce que,
19:57pour rebondir
19:57sur l'expression
19:58étudiée par Christian de Boissieu,
19:59bâtiment,
20:00c'est devenu
20:01le maillon faible
20:02de l'économie française
20:04à vos yeux ?
20:06Avec le projet
20:07de loi Jean-Brun
20:08et la capacité
20:09qu'ils ont remis
20:10de mettre
20:11de la rénovation
20:11parce que
20:12le plus grand des défis
20:13pour nous demain
20:14dans l'activité
20:15et dans la rénovation
20:16et dans le logement
20:16en France,
20:17c'est rénover
20:18tout le stock
20:19de logements
20:19qu'il faut remettre
20:21à niveau.
20:21Et donc,
20:23la grande absence
20:25du Président au départ,
20:26c'était la rénovation.
20:27Maintenant,
20:28elle commence à apparaître
20:29et c'est important.
20:30Mais nous,
20:30nous comprenons
20:31la difficulté
20:32de manque de rentrée fiscale
20:34avec une baisse de TVA
20:35et il nous est souvent
20:36renvoyé
20:37le mauvais usage
20:38qui a été fait
20:39dans la restauration.
20:40Nous,
20:40nous travaillons
20:41en prix hors-taxe.
20:42Ça veut dire que nous,
20:42dès que nous baissons la TVA,
20:44c'est directement
20:44du pied de facture
20:46qui est baissé
20:46qui donne du potentiel
20:50aux particuliers.
20:51Ça veut dire que,
20:51oui,
20:51en effet,
20:52il faudra peut-être
20:53le limiter dans le temps,
20:54mais il faut le faire
20:54le plus rapidement possible.
20:56Et nous sommes en train
20:56de commencer à travailler
20:57sur les lois de finances
20:592027.
20:59Il faut en parler maintenant.
21:01Il nous faut en parler maintenant.
21:02Allez,
21:02merci à vous,
21:03Jean-Christophe Repon.
21:04Je rappelle,
21:05président de la CAPEB
21:07pour ce regard,
21:08on va dire,
21:09très réaliste
21:10sur ce qui se passe
21:11au niveau du bâtiment
21:12Christian de Boissieu.
21:14Vous évoquiez
21:14les candidats
21:17à la présidentielle.
21:19Vous êtes sceptique
21:20sur la capacité
21:21des uns et des autres
21:21à proposer,
21:22vous savez,
21:22quelque chose de renversant.
21:23Quelqu'un qui viendrait,
21:24un homme,
21:25une femme politique
21:25viendrait dire
21:26voilà ce qu'on va faire.
21:27C'est l'économie en général.
21:29C'est toujours facile
21:30de renverser la table
21:31en étant complètement
21:32en dehors de l'épure,
21:33y compris de l'épure financière.
21:35Et ça,
21:35nous sommes quand même,
21:36excusez-moi de le dire,
21:37en économie ouverte,
21:38sous la surveillance
21:39des marchés financiers,
21:41des agences de notation.
21:43Donc,
21:43un programme
21:44qui s'assierait
21:47sur les finances publiques
21:48en disant
21:49peu importe l'évolution,
21:50le creusement du déficit
21:51et de la dette,
21:52ça serait irresponsable.
21:53Donc,
21:54il faut essayer d'innover
21:58en restant responsable.
21:59Je voulais dire un mot
22:00avant de revenir
22:01sur cette question
22:01d'un sujet
22:03qu'on n'a pas du tout évoqué
22:04mais qui est important
22:04en liaisant avec l'inflation.
22:06Parce que le président récipient
22:07parlait de baisser la TVA
22:09mais par rapport
22:10à la question
22:10du pouvoir d'achat,
22:11l'autre axe
22:12c'est l'augmentation
22:12des salaires.
22:13Excusez-moi de le dire.
22:15Bon,
22:15et vous avez vu comme moi
22:17qu'il va y avoir
22:18l'augmentation du SMIC
22:19au 1er juin
22:20c'est la formule.
22:22De la même manière
22:23qu'il va y avoir
22:24à mon avis
22:25pendant l'été
22:25en juillet
22:26je ne sais pas quand
22:27une augmentation
22:28tout à fait légitime
22:30du taux d'intérêt
22:31sur les livrets
22:31parce que l'inflation
22:33a monté.
22:33On applique des formules
22:35de manière assez mécanique
22:36pour le SMIC
22:37pour le taux d'intérêt
22:38des livrets
22:38etc.
22:39Bon,
22:40mais la question
22:40des salaires
22:41est une question
22:42qui est ouverte.
22:43Quand vous êtes
22:44dans un pays
22:44où vous avez
22:45une inflation supérieure
22:46à 2% par an
22:47il est clair
22:48que l'augmentation
22:49du SMIC
22:49au 1er juin
22:51aura des répercussions
22:52sur la grille
22:54des salaires
22:54peut-être pas en haut
22:56mais en tout cas
22:56sur une partie
22:57du bas de la grille
22:58et donc je répète
23:00la voie fiscale
23:01n'est pas la seule voie
23:03pour redonner
23:04du pouvoir d'achat.
23:05Je reviens
23:05sur votre question
23:06de fond
23:07c'est-à-dire
23:09renverser la table
23:10et l'innover
23:10il faut trouver des pistes
23:11mais je pense que
23:12quelles que soient les pistes
23:13si on n'ouvre pas
23:15deux sujets
23:17si on ne revoit pas
23:18la question
23:19de la réforme des retraites
23:20quitte à
23:21quitte à
23:22trouver d'autres formules
23:23à revenir peut-être
23:25au système
23:25par point
23:25qui était le système initial
23:27proposé par monsieur Macron
23:28le gouvernement à l'époque
23:29si on ne revoit pas
23:30le débat
23:31sur la réforme des retraites
23:32et si en même temps
23:33on ne pose pas
23:34la question
23:34de la maîtrise
23:35des dépenses publiques
23:36voilà deux piliers
23:39sans lesquels
23:40on ne pourra rien faire
23:41voilà ce que je crois
23:42c'est que si vous
23:43n'ouvrez pas la question
23:44il ne s'agit pas
23:45de baisser
23:46toutes les dépenses publiques
23:47il s'agit de voir
23:48ce qu'on augmente
23:49et ce qu'on baisse
23:49ce travail
23:50on l'a toujours posé
23:51depuis 20 ans
23:52on n'est jamais passé
23:53à l'acte
23:53sachant que
23:54chaque fois que vous parlez
23:55retraite dans ce pays
23:56vous avez
23:57un blocage politique
23:58et une partie de la France
24:00dans la rue
24:00oui sauf que
24:01je vous rappelle quand même
24:02qu'au moment où on a
24:03démarré le débat
24:04sous la présence de Macron
24:07on a parlé du système
24:08par points
24:09avantage et inconvénient
24:10et qu'à l'époque
24:11la CEDT
24:12soutenait
24:13cette voie
24:15donc les syndicats
24:16ne sont pas nécessairement
24:17tous contre
24:17n'importe quelle réforme
24:19de retraite
24:19c'est compliqué
24:23pour la France
24:24de rester un pays
24:25dans lequel
24:27finalement
24:27on a un écart
24:29de 3 ou 4
24:30années
24:31dans l'âge
24:34de la retraite
24:35par rapport
24:35à nos voisins
24:36alors on dit toujours
24:36la France est une exception
24:37du point de vue
24:38de la démographie
24:39la France est de moins en moins
24:41une exception
24:41et la France n'a toujours
24:43pas de pétrole
24:43mais nous verrons
24:44si nous avons encore
24:45des idées
24:46vous rappelez le slogan
24:47merci à vous
24:48Christian de Boissieu
24:49économiste
24:50professeur émérite
24:51à Paris 1
24:52Panthéon Sorbonne
24:53vice-président du cercle
24:54des économistes
24:55y a-t-il des raisons d'espérer
24:56je crois que je vais vous réinviter
24:57dans quelques temps
24:59pour des aspects plus positifs
25:01pour des choses plus
25:02plus joyeuses
25:03et bonjour Jacques Cardoz
25:04bonjour Jean-François
25:05comment ça va
25:05mettez-vous d'accord
25:06très très bien
25:07sur quoi ?
25:08et sur la protection
25:09de l'enfance
25:10vous avez remarqué
25:10comme la volonté politique
25:12est là
25:13avec la déclaration
25:13de la procureure de la République
25:15ce week-end
25:15c'est à mettre en parallèle
25:16avec ce que dit par exemple
25:17l'avocat de
25:18Enfants sans danger
25:19qui dit
25:20oui mais enfin bon
25:20la volonté politique
25:22ça fait des années
25:22qu'on l'attend
25:23et il n'y a toujours pas
25:24de secrétaire d'Etat
25:25à la protection
25:26de l'enfance
25:27on parlera donc
25:28de cet aspect là
25:28on parlera également
25:30de ces éleveurs français
25:31qui veulent relancer
25:33l'idée de ces usines
25:35à poulet
25:35d'une certaine façon
25:36les écologistes protestent
25:37on en parle demain
25:38au Parlement
25:39c'est à mettre également
25:40en parallèle
25:41avec les productions
25:43de poulets polonais
25:44ou des Pays-Bas
25:46ou ukrainiens
25:47qui alimentent
25:48les fameux croustilles
25:49dont on parle beaucoup
25:49ils aimeraient bien
25:50en faire partie
25:51avec parfois des poulets
25:51frelatés dans les cuisines
25:53c'est arrivé la semaine dernière
25:54avec la fermeture
25:55d'un magasin
25:56et puis avec Gilles Gransman
25:57on parlera de ces
25:58poses-clopes
25:59qui font réagir
26:00les non-fumeurs
26:01dans les sociétés
26:01dans les entreprises
26:02parce qu'ils réclament
26:04des compensations en jour
26:05et ils les obtiennent
26:06figurez-vous
26:06et puis on revient aussi
26:07sur la polémique
26:08Canal Plus
26:09vous voyez le menu
26:09est très riche
26:10allez bonne émission
26:11merci
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