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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à Sabrina Medjobber, à Gilles-William Golnadel, à Pascal-Pierre Garbarini, à Jules Torres, à
00:07Johan Ouzahi et à Laurent Alexandre, chirurgien expert en nouvelles technologies, auteur du livre « Vivre 1000 ans ».
00:14Quelle promesse, « Vivre 1000 ans », évidemment, on a tout de suite envie d'acheter le livre.
00:19Et je vous ai demandé de rester avec nous, parce que vous étiez tout à l'heure chez Laurence Ferrari,
00:23c'est évidemment passionnant ce que vous dites, cette intelligence artificielle, ces nouvelles technologies.
00:28Et on vous a demandé de rester, parce qu'il y a l'encyclique du pape, aujourd'hui, qui a
00:33été lu par le pape Léon XIV.
00:35Alors, une encyclique, c'est quoi ? C'est une lettre adressée, que le pape adresse aux fidèles, aux évêques,
00:40aux archevêques.
00:41C'est une sorte de communication. Et il a souhaité entrer dans le domaine de l'intelligence artificielle.
00:47Donc, c'est pour ça que je vous ai demandé de rester avec nous.
00:49Voyez le sujet de Félix Pérola, parce que c'est un sujet passionnant.
00:53Et je crois que c'est la première fois qu'un pape venait lui-même lire son encyclique.
00:57C'est-à-dire lire l'encyclique personnellement.
00:59Exactement. Et il l'a dit devant des journalistes.
01:05Signe d'un thème très cher à Léon XIV, c'est la première fois qu'un souverain pontife présente lui
01:10-même sa lettre encyclique.
01:12Devant de hauts responsables du Saint-Siège et d'experts de l'intelligence artificielle,
01:17il a présenté sa première lettre encyclique, intitulée « Magnifica Humanitas ».
01:23Une lettre de 130 pages, consacrée à la protection de la personne humaine, à l'ère de l'intelligence artificielle.
01:30L'intelligence artificielle doit être désarmée.
01:37Le mot est fort, je le sais.
01:40Mais il est délibérément choisi, car ce moment exige des mots capables d'attirer l'attention,
01:46d'éveiller les consciences et d'indiquer des chemins pour l'humanité.
01:49Le pape alerte également sur les retombées de l'intelligence artificielle sur les sociétés,
01:55notamment sur l'emploi.
01:57Il rappelle l'importance d'établir des règles pour garder le contrôle.
02:02Comme l'énergie nucléaire, elle doit être au service de tous et du bien commun.
02:06Les décisions concernant la technologie ne doivent jamais être séparées de la conscience et de la responsabilité.
02:13À la fin de la conférence, le pape a serré la main à Christopher Ola,
02:18cofondateur américain de l'entreprise d'intelligence artificielle anthropique,
02:22qui l'a invité à des discussions.
02:25On a tous conscience qu'on est devant une révolution dont on mesure mal les effets,
02:30mais on imagine que ce sera une révolution.
02:32Peut-être que dans dix ans, ce sera une image augmentée qui présentera ce programme.
02:39Peut-être que lorsque vous irez vous faire couper les cheveux, ce sera un robot.
02:42Pourquoi pas ?
02:43C'est ce que vous me disiez en tout cas cet après-midi.
02:45Et vous me disiez, le robot sera créatif pour vous couper les cheveux.
02:49Ce qui fait peur, forcément.
02:51Non pas qu'il soit créatif, mais pour ceux qui ne seront plus coiffeurs.
02:56Donc, on a tous ce sentiment de cette intelligence artificielle qui arrive
03:01et dont on ne sait comment elle va évoluer.
03:03Comment vous interprétez la communication du pape ?
03:07D'abord, le fait que le pape ait lu et commenté lui-même l'encyclique,
03:12pour la première fois dans l'histoire de la papauté,
03:15montre qu'il attache une importance particulière
03:17et qui considère que, par rapport à la dignité humaine,
03:19au sens chrétien du terme,
03:21l'intelligence artificielle est un défi immense
03:23à cause de la dimension géopolitique et militaire,
03:26à cause du risque de dépassement de la jeune génération sur le marché du travail,
03:31à cause des violences que l'intelligence artificielle peut favoriser.
03:35Il ne faut pas oublier que le créateur, le fondateur de chaque GPT,
03:38Sam Altman, a subi deux tentatives d'assassinat
03:41par des jeunes inquiets du fait de l'intelligence artificielle,
03:44la même semaine, le mois dernier,
03:47il y a une inquiétude très grande
03:48du fait que nous sommes en 2026 à un moment extraordinaire.
03:53C'est l'année où l'intelligence artificielle dépasse la quasi-totalité de l'humanité.
03:57Il reste extrêmement peu de gens aujourd'hui
03:59qui ne sont pas dépassés intellectuellement par l'intelligence artificielle.
04:02Si vous prenez les 15 derniers jours,
04:04des théorèmes mathématiques extrêmement compliqués
04:06ont été résolus par chaque GPT.
04:09C'est quelque chose qui était inenvisageable
04:11chez les mathématiciens il y a simplement un an ou deux.
04:16– J'entends bien, mais qu'est-ce qu'on fait ?
04:21– Déjà, le pape a raison.
04:23On débute une réflexion philosophique,
04:27religieuse pour les croyants,
04:30existentielle, politique sur ce sujet.
04:32Quel va être notre rapport avec l'intelligence artificielle
04:35au moment où, comme l'explique le créateur
04:38des intelligences artificielles modernes,
04:39Geoffrey Hinton, le prix Nobel de physique,
04:43nous ne sommes plus l'espèce la plus intelligente sur Terre,
04:45mais nous sommes la deuxième espèce la plus intelligente sur Terre
04:48derrière l'intelligence artificielle.
04:49Ce moment est un moment fondamental dans notre histoire
04:53et c'est pour ça que le pape a choisi ce moment
04:56de notre dépassement global par l'intelligence artificielle
04:58pour prendre position sur la place de la dignité humaine
05:02par rapport à l'intelligence artificielle
05:04qui nous dépasse maintenant.
05:05– Mais j'entends ce que vous dites,
05:06mais il ne dit pas ça le pape, il dit désarmé.
05:09Donc ce que j'entends là-dedans,
05:10c'est qu'il faut arrêter l'intelligence artificielle précisément…
05:13– Alors il dit désarmé d'un point de vue militaire et géopolitique.
05:15– Pour les guerres autonomes.
05:15– Ce n'est pas sur la guerre autonome,
05:16ce n'est pas sur la totalité des potentialités
05:19de l'intelligence artificielle.
05:20En revanche, il dit de faire très attention
05:22à la place des jeunes et à la place du travail humain.
05:26il propose de faire attention à ce que les gens
05:28ne soient pas marginalisés sur le marché du travail
05:31à cause de l'intelligence artificielle qui les dépasse.
05:34Et puis il met en garde sur toutes les dimensions politiques
05:37puisqu'on voit qu'aujourd'hui,
05:39l'intelligence artificielle peut faire des fake news,
05:41elle peut manipuler l'information,
05:43ce qui a des conséquences pour la démocratie.
05:45– Avant de donner la parole à nos amis,
05:47j'ai dit alors, vivre mille ans.
05:50Question très concrète.
05:51est-ce que dans moins de dix ans,
05:55les serveurs dans les restaurants
05:57pourront être remplacés par exemple par un robot
06:00qui sera aussi prévenant que l'un serveur,
06:03aussi sympathique, aussi précis, aussi rapide
06:09qu'un homme ?
06:10Est-ce que ça, à votre avis, c'est possible ?
06:12– Oui, mais la société ne le voudra pas forcément
06:14et nous aurons à choisir ce que nous souhaitons confier
06:17aux robots intelligents et ce que nous souhaitons garder,
06:19ne serait-ce que pour des raisons de protection de l'emploi.
06:22Peut-être qu'on considérera qu'il est très dangereux
06:25d'aller dans le sens de la Silicon Valley
06:26qui est de développer le revenu universel
06:28puisque vous savez que la quasi-totalité
06:30des milliardaires de l'intelligence artificielle
06:31sont convaincus qu'il ne restera plus de travail humain
06:34dans dix à quinze ans.
06:35– C'est des questions que je vous pose justement.
06:37– Et que tout le monde sera au revenu universel
06:39parce qu'il n'y aura plus de place pour le travail humain
06:41qu'il s'agisse d'écoles bleues ou d'écoles blancs
06:43parce que le problème d'écoles bleues,
06:45vous l'avez bien compris,
06:46c'est qu'on n'aura pas des robots bêtes,
06:48on aura des robots hyper intelligents
06:50pour les concurrencer.
06:52– Alors, j'entends bien,
06:54mais on ne peut pas refuser un progrès
06:56et ceux qui dirigeront une entreprise,
07:00ils iront toujours vers moindre coût.
07:02Donc si le robot coûte moins cher que l'homme,
07:04je pense qu'ils prendront le robot.
07:07– La collectivité peut décider
07:10de favoriser le travail humain
07:12en taxant le travail robot.
07:13– En tout cas, ce qui m'intéresse,
07:14c'est techniquement, à votre avis,
07:16tout ça est possible.
07:17C'est-à-dire que vous prenez le coiffeur tout à l'heure,
07:19techniquement, à moins de 10 ans,
07:22tous ces jobs manuels qu'on imagine
07:24pourront être remplacés, selon vous,
07:27par un robot.
07:28– Alors, vous savez,
07:30vous avez probablement vu
07:31que le conseil d'administration de Tesla
07:32a promis 1 000 milliards de dollars
07:35de primes à Elon Musk
07:36s'il devient leader mondial des robots intelligents.
07:39Et l'un des objectifs d'Elon Musk
07:41pour toucher les 1 000 milliards,
07:42c'est de faire de ces robots Optimus
07:45des chirurgiens opérant mieux
07:48que le meilleur chirurgien sur Terre
07:51en 2031.
07:52Il s'engage à ce que ces robots opèrent
07:55mieux que le meilleur chirurgien sur Terre.
07:57Ce qui, étant chirurgien,
08:00m'interpelle un petit peu.
08:01– Est-ce qu'il y aura un meilleur avocat
08:02que Gold, Nadel et Garbarini dans 5 ans ?
08:05Ça me paraît difficile.
08:06– Déjà, c'est limite,
08:08parce qu'il y avait un pacte de non-agression entre nous.
08:10Moi, je n'y allais pas le matin,
08:11il ne venait pas le soir.
08:13C'est limite.
08:13Mais vraiment.
08:14– Bon, non, mais…
08:15– Alors, non, mais…
08:16– Bon, vous, dans votre métier,
08:18l'intelligence artificielle,
08:19a percuté votre métier ?
08:21– Ah, ben oui.
08:21Non, mais je demande maintenant
08:23à mes collaborateurs,
08:25une fois qu'ils ont préparé
08:27eux-mêmes les conclusions,
08:29de les soumettre
08:30à l'intelligence artificielle.
08:32Alors, c'est une intelligence artificielle
08:35spécialisée en matière juridique,
08:36mais c'est moi qui l'exige,
08:37parce qu'il y a des patrons
08:39qui ont peur, justement,
08:40qu'ils passent à travers le travail.
08:42Moi, j'exige.
08:43Mais je suis un peu surpris
08:44par la position de M. Alexandre Laurent.
08:49Je te croyais beaucoup plus…
08:51Je pensais que tu allais répondre au pape.
08:54Je te croyais davantage encore
08:56l'avocat de l'intelligence artificielle.
08:58Je me suis trompé ou pas ?
09:00– Je pense que l'intelligence artificielle
09:01va faire des choses extraordinaires,
09:03et notamment doubler rapidement
09:04l'espérance de vie humaine.
09:06Mais l'interrogation…
09:08– Rapidement, c'est quand ?
09:09Est-ce qu'on est concerné ?
09:10– La Silicon Valley dit 2035.
09:12Quelqu'un qui sera vivant en 2035
09:15pourra vivre 160 ans.
09:17Et donc, la Silicon Valley recommande
09:18de faire attention en traversant la rue.
09:20– Donc, dans 10 ans,
09:24notre génération sera concernée.
09:26– Oui, et Demi Sassabis,
09:27le prix Nobel de chimie,
09:28et qui est aussi le patron
09:30de toutes les intelligences artificielles
09:31chez Google,
09:32affirme qu'avant 2040,
09:34la super-intelligence artificielle
09:35pourra rajeunir nos cellules,
09:37nos organes et nos organismes.
09:39On pourra avoir à 100 ans
09:41le corps de quelqu'un
09:42de 30 ou 40 ans.
09:44Et ce n'est pas n'importe qui.
09:46Demi Sassabis,
09:47c'est le prix Nobel de chimie.
09:48– Et vous y croyez vous-même ?
09:50– Moi, je pense que c'est tout à fait possible.
09:53– Vous aussi, mais votre intuition…
09:54– Oui, mais vous voyez bien
09:55qu'il y a un pari faustien,
09:56parce que pour réussir ça,
09:58il faut galoper
09:59jusqu'à la super-intelligence artificielle.
10:00Or, on voit bien
10:02les inquiétudes du pape,
10:03la super-intelligence artificielle
10:05pose des problèmes.
10:06Est-on capable
10:07de contrôler une intelligence
10:09qui va être des millions de fois
10:10plus intelligente
10:11que la totalité des cerveaux humains ?
10:12On n'en est pas sûr,
10:14et le pape en est très inquiet.
10:16– Il va falloir faire
10:17des réformes de retraite.
10:18– Oui.
10:21– Moi, ce que je sais
10:22en pratique,
10:23c'est que j'ai rencontré
10:26un confrère
10:27qui a un cabinet,
10:28qui travaille dans un gros cabinet
10:29de franco-américains.
10:32Avant, il prenait
10:33dix juristes
10:33pour faire tout ce qui était
10:35les recherches, etc.
10:36Ils en emploient plus qu'un.
10:38– Mais oui.
10:38– Depuis qu'il y a
10:39l'intelligence artificielle.
10:40Ça, c'est la difficulté
10:41que vous évoquiez d'ailleurs
10:43par rapport aux droits du travail.
10:44Et c'est aujourd'hui déjà.
10:46– Bien sûr.
10:46– Et deuxièmement,
10:47pour prolonger ce que dit
10:50mon confrère Gilles,
10:51Gilles William,
10:52c'est que
10:54moi, je fais le sens inverse.
10:55C'est-à-dire, moi,
10:56je leur ai dit
10:56à mes collaborateurs
10:58qu'il n'y ait pas
10:59un copier-coller
11:01vis-à-vis des magistrats
11:02de conclusion
11:03qu'on retrouve
11:04dans le chat de GPT.
11:07– Évidemment.
11:08– Je vous préviens.
11:10Parce que la facilité
11:13peut nous…
11:14– C'est difficile
11:14à surveiller.
11:16– Alors, est-ce que
11:17le pape,
11:18est-ce que l'intelligence
11:19artificielle peut démontrer
11:20l'existence de Dieu ?
11:22– Alors, la réponse
11:23est oui.
11:25– Pas de point de vue
11:26philosophique,
11:27mais la superintelligence
11:28artificielle peut faire
11:29des expériences
11:30de physique nucléaire,
11:31d'astrophysique
11:32dans les siècles qui viennent
11:33qui permettront
11:34de répondre
11:34à l'origine du monde.
11:36Et donc, la réponse
11:38à cette question,
11:39c'est probablement oui.
11:40– Oui, donc c'est pour ça
11:42que ça ne l'intéresse pas.
11:42– Mais pas par la philosophie.
11:44Ce n'est pas une IA
11:45philosophe qui va faire ça.
11:46C'est une IA
11:46faisant de l'astrophysique,
11:47de la physique nucléaire
11:48et des calculs mathématiques
11:50extrêmement avancés
11:51qui dépassent
11:52nos capacités humaines.
11:54– Bon, alors évidemment,
11:55quand vous venez
11:55sur nos plateaux,
11:56vous nous vendez.
11:58Vous êtes venu
11:58il y a 3-4 ans,
11:59ça ne va pas aussi vite
11:59que vous le disiez,
12:00si vous me permettez,
12:01Laurent Alexandre.
12:01– C'est allé plus vite
12:02que je disais.
12:03– Attendez,
12:05regardez dans le domaine
12:06mathématique,
12:07les progrès
12:07de l'intelligence artificielle,
12:08c'est vertigineux.
12:10je n'imaginais pas
12:12que les IA
12:13progressent aussi vite
12:14en mathématiques
12:15quand on s'est vus.
12:16– Alors, je ne peux pas
12:16vérifier en mathématiques,
12:18bien sûr,
12:18mais…
12:19– Vous vous mettez
12:19des photos,
12:20vous faites des films.
12:21– Oui, exactement.
12:21– Non, mais quand vous dites,
12:23en fait,
12:23qu'est-ce que vous dites
12:24que les gens
12:26entendent depuis tout à l'heure ?
12:28Dans 10 ans,
12:29ceux qui seront sur Terre
12:30pourront vivre
12:31jusqu'à 160 ans
12:33et nos organes
12:34reviendront
12:35à l'âge
12:35de 30 ou 40 ans.
12:36– C'est la conviction
12:37de la Silicon Valley
12:38grâce à la super-intelligence artificielle.
12:39– C'est 10 ans,
12:4010 ans,
12:40c'est demain.
12:41– C'est demain.
12:41– 10 ans,
12:42c'est demain,
12:43donc effectivement…
12:44– Mais l'intelligence artificielle…
12:45– C'est Benjamin Buton,
12:46c'est-à-dire qu'on va revenir
12:47et on va faire
12:48le chemin à l'envers.
12:49– L'intelligence artificielle,
12:50c'est un changement
12:51de civilisation.
12:52– Oui,
12:52mais on va faire
12:53la changement anthropologique.
12:54– On va faire,
12:55on va rajeunir.
12:56– Très probablement.
12:58– Mais ça va être formidable,
12:59c'est-à-dire qu'on va commencer,
13:01c'est la chanson de Dave,
13:03on va faire un vrai retour
13:05du côté de chez soi.
13:05– C'est plutôt
13:05une bonne nouvelle.
13:07– Si on va faire
13:08le chemin à l'envers,
13:10alors il faut peut-être
13:10s'arrêter un moment
13:11parce qu'on s'arrêtera
13:13à 30, 40,
13:14on n'ira peut-être pas…
13:15– Les gens choisiront,
13:16c'est probablement
13:17une société totalement différente
13:19que l'intelligence artificielle
13:20est en train de réussir.
13:21– Si les gens
13:22de 80 ans
13:23reviennent à 50,
13:24je vous confirme
13:25que ça va être
13:25une société différente.
13:27– Je vous confirme,
13:29non mais c'est formidable.
13:30– Honnêtement.
13:31– Ou pas, ou pas.
13:32– Si, c'est formidable.
13:34– Combien serons-nous
13:34sur Terre
13:34si on vit plus
13:35jusqu'à 160 ans ?
13:36On va être des dizaines
13:37de milliards sur Terre,
13:38la vie va être épouvantable.
13:40Moi ça m'effraie au plus de points.
13:41– Vous mourez,
13:42si vous voulez mourir,
13:44vous mourrez.
13:45Il n'y a pas de problème,
13:47on vous laissera vieillir
13:47comme un vieux monsieur,
13:49mais nous,
13:50nous choisirons la modernité.
13:51– Vous êtes égoïstes, Pascal, voilà.
13:53– Non mais ça change tout,
13:54mais intuitivement,
13:57je ne crois pas
13:57que ça soit dans 10 ans.
13:58Je ne crois pas
13:59qu'on aura trop.
14:01– Vous avez bien compris
14:02que la Silicon Valley
14:03ne compte pas faire ça
14:03avec les technologies
14:04d'aujourd'hui.
14:05– Oui.
14:06– Elle compte faire ça
14:07avec des intelligences artificielles
14:08beaucoup plus intelligentes
14:09que les plus intelligents
14:10des humains.
14:10– Oui, oui, oui.
14:11– Dario Amodei,
14:12qui est le patron de Claude Anthropique,
14:14qui est le grand concurrent
14:15de chaque GPT,
14:16et dont l'un des associés
14:18était présent à côté du pape.
14:19– Oui.
14:20– Eh bien, il explique
14:22qu'en 2027,
14:23on pourra mettre l'équivalent
14:24de plusieurs milliers
14:25de prix Nobel scientifiques
14:26dans un seul ordinateur
14:28grâce à l'IA.
14:29– Il faut imaginer
14:31que l'IA va générer
14:32une explosion scientifique
14:34et technologique
14:34absolument incroyable.
14:35– Ceux qui sont morts,
14:36on ne pourra rien faire.
14:37– Il ne dit pas ça.
14:39– Il ne dit pas ça.
14:40– On pourra peut-être
14:41les cloner,
14:42mais on ne pourra pas
14:42les faire revivre
14:43parce que les cellules
14:44pourrissent quand même.
14:46Je vois mal l'IA
14:47arriver à transformer
14:49des cendres
14:49en organismes complets.
14:52Là, c'est de la science-fiction,
14:53ce n'est plus
14:54de la médecine technologique.
14:56– Bon, écoutez,
14:57on va vous recevoir,
14:58vous étiez avec
14:59Laurence, tout à l'heure,
15:00je l'ai dit,
15:00et puis vous allez revenir
15:01sur l'antenne de CNews,
15:03vivre 1000 ans.
15:04Alors, pourquoi 1000 ans ?
15:06– Parce que la Silicon Valley
15:07pense que 150-160 ans,
15:09c'est une première étape
15:10grâce à la super-intelligence artificielle
15:11et qu'on va pouvoir vivre
15:13beaucoup plus longtemps derrière.
15:14C'est la conviction,
15:15notamment du vice-président
15:16de Google
15:17qui est là-dessus
15:19très, très, très en pointe.
15:20Mais le problème
15:22de l'espérance de vie
15:22n'est qu'un tout petit problème
15:24avec l'intelligence artificielle.
15:25Le vrai problème,
15:26c'est la place de l'homme.
15:27Est-ce qu'on sera capable
15:28de contrôler l'IA ?
15:29Qu'est-ce qu'on va faire
15:31des jeunes générations ?
15:32C'est la grande inquiétude
15:33d'Alexandre Sikopoulos,
15:34mon co-auteur,
15:35qui a 25 ans
15:36et qui se dit
15:36« Qu'est-ce que je vais foutre
15:38dans le monde
15:39de la super-intelligence artificielle ? »
15:40– Répondez à cette question.
15:41Par exemple,
15:41si on a un ado de 15 ans,
15:43qu'est-ce qu'on lui dit ?
15:43Il est en train de faire
15:44ses études,
15:45pourquoi pas,
15:46de médecine,
15:46il veut être chirurgien comme tout.
15:47– Eh bien, personne ne sait.
15:48Et figurez-vous que
15:51Daniela Amodei,
15:51qui est la sœur d'Amodéi,
15:53le créateur de Claude Anthropique,
15:55donc la deuxième grande
15:57intelligence artificielle au monde,
15:58elle disait récemment
16:00aux journalistes
16:00« Chaque fois qu'il y a
16:02un grand patron du Dow Jones
16:04qui vient nous voir
16:05chez Anthropique,
16:07il me pose toujours
16:07la même question.
16:08Il me dit
16:09« Daniela,
16:10qu'est-ce qu'il faut faire
16:11pour nos gamins ?
16:12Qu'est-ce qu'il faut leur apprendre ?
16:14Qu'est-ce qu'il faut leur faire
16:15faire comme études ? »
16:16– Et vous répondez quoi ?
16:17– Eh bien,
16:18personne n'en sait rien.
16:19– Comme ça,
16:20on est bien avancé.
16:21– On est bien avancé.
16:22L'âge de la retraite
16:23sera à 982 ans
16:24si on fait juste...
16:25– Ça,
16:26on va cotiser.
16:28– On va avoir des problèmes
16:29avec la CGT.
16:31– Les couples,
16:32ça va être coton.
16:33T'es depuis combien de temps
16:34avec Thérôme ?
16:35– 752 ans.
16:36– Les écardages ?
16:37– Non,
16:37c'est ça,
16:38les écardages.
16:38– Je vous rassure,
16:40la jeune génération
16:40n'envisage pas du tout.
16:42Alexandre Psychopoulos,
16:43donc mon co-auteur,
16:44dans le livre,
16:44dit « Moi,
16:45je n'envisage pas
16:45de supporter le même corps
16:47pendant 1000 ans
16:48parce que je m'en fatiguerais
16:50et je pense que j'irais
16:51de corps en corps.
16:53– En amour en amour
16:54et que je ne pourrais pas
16:56aimer 1000 ans
16:56la même personne.
16:57– Ah oui,
16:58ça c'est sûr
16:58qu'aimer 1000 ans
16:59la même personne,
17:00ça existe déjà.
17:01– Oui,
17:02c'est déjà compliqué
17:02deux ans.
17:03– En dehors du paradigme
17:04technocratique
17:05tel qu'il est dénoncé
17:06dans l'encyclique,
17:07que pensez-vous justement
17:08de la question
17:09sur la quête de sens
17:10et de la finitude
17:11de l'être humain ?
17:12On a tous besoin
17:13de croire,
17:14on a tous besoin
17:15de se projeter,
17:15on a tous besoin
17:16de s'identifier,
17:17on est constitué
17:18de cette manière
17:19et donc l'IA,
17:20demain elle vient,
17:20elle nous dit
17:21vous pouvez vivre
17:22150 ans de plus,
17:23millions de plus.
17:24– On va vers
17:24une grave crise du sens.
17:26– C'est fondamental.
17:27– Le sens est attaqué
17:28massivement par l'IA
17:29qui casse
17:30tous nos remparts
17:32civilisationnels,
17:32tous nos habitants.
17:33On n'était pas habitué
17:34à être numéro 2
17:35sur le plan intellectuel
17:36sur Terre,
17:36on était numéro 1
17:37depuis qu'on a zigouillé
17:39ou marginalisé Néandertal.
17:41De se retrouver numéro 2,
17:43c'est une expérience
17:43existentielle pour l'humanité
17:45à laquelle nous ne sommes
17:46pas préparés,
17:46c'est très clair.
17:47– Je m'aperçois en tout cas
17:48qu'on est un an
17:49de la présidentielle,
17:49personne ne parle de ça.
17:50C'est drôle.
17:51– Un petit fatal.
17:53– C'est la première
17:53élection présidentielle
17:54avec les gens
17:54qui ont pu imaginer
17:56que, parce que ce que
17:57vous nous dites là,
17:58on sourit,
17:59mais ce que vous nous dites là
18:00c'est vertigineux.
18:01C'est un changement
18:02au-delà de société,
18:04de civilisation,
18:05de tout ce que vous voulez.
18:06Ça pourrait être
18:07un thème central.
18:08Qu'est-ce que nous allons faire ?
18:10Comment allons-nous travailler ?
18:11Et là, on revient sérieux.
18:13Ce thème n'est quasiment pas
18:14abordé durant…
18:15– C'est pour ça que le pape
18:16est dans son bon droit
18:17et il a raison de le faire.
18:19– Et vous avez parfaitement raison.
18:19et c'est le pape qui en parle.
18:21– Bien sûr.
18:21– Bon, ben merci beaucoup.
18:23Ça nous fait aussi rêver.
18:24Il y a une dimension poétique
18:26là-dedans
18:26et ça vous laisse circonspect,
18:30je vois Pascal Pierre Garbarini.
18:32– Oui, je serais content de partir.
18:36– Oui.
18:39– C'est drôle,
18:39mais vous n'êtes pas bien là ?
18:41– Parfois, si je peux vivre plus longtemps,
18:43je suis plutôt heureux.
18:44– Oui, oui.
18:45– Ah oui ?
18:46Et en bonne forme.
18:48Et profitez.
18:49Ça ne vous ennuie pas ?
18:50Je crois que c'est Mazarin
18:51qui allait mourir.
18:53Il disait de dire
18:53que je vais être obligé
18:55de quitter tout ça.
18:56Moi, je n'ai pas envie
18:56de quitter tout ça.
18:57– Pascal Soler…
18:58– Pascal Praud sur CNews
18:59jusqu'en 2192.
19:01– Moi, je pense qu'on peut
19:03créer des abonnements avec ça.
19:05On peut déclencher
19:06une vague d'abonnements.
19:08– Je connais qui ne vont pas être contents.
19:10– Oui, je l'avais dit aussi.
19:13– Vous avez envie
19:14de quitter tout ça ?
19:15– Non, je n'ai pas envie
19:16de quitter le sol.
19:17Regardez le temps
19:18qu'il a fait aujourd'hui.
19:19Vous n'avez pas envie d'être là ?
19:20– Ce n'est pas ça.
19:20C'est que face à tant d'inconnus,
19:23parce que là,
19:23on nous livre un récit
19:26qui est, on va dire,
19:30très embelli.
19:31C'est-à-dire,
19:31tout va être bien,
19:33je ne suis pas certain.
19:34Regardez le monde,
19:35on ne peut pas dire
19:36que ça soit…
19:36– La politique,
19:37il arrive jusqu'à présent non plus.
19:38– Si vous le permettez.
19:39– Franchement,
19:40il n'y a pas de quoi se réjouir
19:41de temps en temps
19:42sur ce qui s'est fait
19:42depuis 2000 ans, non ?
19:43– C'est pour ça.
19:44– Bon, on marque une pause.
19:46Merci.
19:47– Merci.
19:47– C'est formidable.
19:49Vraiment,
19:49alors c'est à quel,
19:50je vais dire,
19:51l'éditeur ?
19:53Boucher-Chastel,
19:53Laurent-Alexandre,
19:55Alexandre Tsikopoulos,
19:56vivre mille ans
19:57quand l'IA règne
19:58et la mort recule.
19:59Rêve ou cauchemar,
20:00c'est rare qu'on parle
20:00d'un livre
20:01pour commencer cette émission.
20:04On va poursuivre,
20:05mais c'était le pape
20:05qui nous a permis
20:07de parler de ce sujet.
20:08A tout de suite.
20:11A l'occasion du dimanche
20:12du Pentecôte,
20:13de nombreux pèlerins
20:14étaient en route pour Chartres.
20:15Le pèlerinage Notre-Dame
20:16de Chrétienté
20:17rencontre un véritable succès
20:18aussi bien chez les enfants
20:19que chez les adultes.
20:20Il s'est terminé cet après-midi.
20:22Je vous propose d'écouter
20:23Tancret de Guy Yotel
20:24qui a rencontré des pèlerins.
20:28Les pèlerins quittent
20:29la cathédrale de Chartres
20:30après la messe de clôture
20:31de cette 44e édition
20:33du pèlerinage Notre-Dame
20:34de Chrétienté.
20:35Au total,
20:3620 000 pèlerins ont marché
20:37entre Paris et Chartres
20:39sur les routes de la Beauce
20:40pendant trois jours
20:41sous la chaleur.
20:42Des pèlerins jeunes
20:44pour la plupart,
20:44une moyenne d'âge
20:45de 22 ans,
20:46des pèlerins qui priaient,
20:47qui chantaient
20:47avec une grande ferveur.
20:49On a interrogé
20:50deux d'entre eux
20:50pour qui c'est un moment
20:51particulier dans l'année.
20:53Écoutez.
20:53Pour moi,
20:54ce pèlerinage,
20:54c'est une occasion
20:56de renouer avec ma foi,
20:57de retrouver cet esprit
20:59de groupe,
21:00de fraternité
21:01que malheureusement
21:02je n'ai pas toujours
21:02dans mon quotidien.
21:03Je trouve que ça remet
21:05vraiment dans la foi
21:06si on l'a perdu
21:07un petit peu.
21:10Ça aide aussi
21:11pour soi-même
21:13à se reposer des questions,
21:15à partager de bons moments
21:17avec les autres aussi.
21:18Et ce que nous ont confié
21:20ces pèlerins
21:20plus particulièrement,
21:21c'est profiter
21:22de ce moment
21:22pour sortir de leur confort,
21:24de leur quotidien,
21:25pour prier
21:26et consacrer
21:26ce moment au Seigneur.
21:28Au total,
21:29330 messes
21:30ont été célébrées
21:31lors de cette 44e édition
21:32du pèlerinage de Chartres.
21:33Et on a beaucoup parlé
21:36d'un phénomène
21:37de retour
21:38de la religion catholique,
21:41mais pas que
21:42à travers ces pèlerinages,
21:44une sorte d'enracinement,
21:46de partager des moments.
21:48Spirituel.
21:48Oui, culturel aussi.
21:50C'est mal vu.
21:51Ah ben,
21:52j'ai...
21:53Pardon.
21:54J'ai...
21:54Il y a trois semaines
21:55à peu près
21:56sur France Inter,
21:57vous vous doutez,
21:58ils ont fait venir
21:59le curé...
22:00J'ai oublié son nom,
22:01il a écrit un livre.
22:02C'était le curé
22:03qui s'est occupé
22:04de Johnny Hallyday.
22:05Benoît Tzignetti.
22:06Bravo.
22:07Très bien.
22:07Mais il est incroyable,
22:08ce curé.
22:09Alors, oui,
22:09ce curé...
22:10Oui, c'est pour ça
22:11qu'ils l'ont fait venir.
22:12D'après vous,
22:13il est contre
22:14l'identité chrétienne.
22:15Tout le monde a le droit
22:16à foirer les identités,
22:18mais pas les chrétiens.
22:19Moi, ça me plaît.
22:20Non, mais ce livre-là
22:21est extraordinaire.
22:22Oui.
22:23Parce qu'il est invité
22:24précisément
22:25parce qu'il attaque
22:26la chrétienté
22:27et les catholiques
22:28et qu'il est écrit
22:30précisément
22:30par un curé.
22:32C'est ce que je vous dis.
22:33Il est incroyable, d'ailleurs.
22:35Oui, mais c'est effrayant,
22:36quand même,
22:36de le faire venir pour ça.
22:38Non ?
22:38Oui, oui, bien sûr.
22:39Oui.
22:40Des gens qui défendent
22:42d'autres identités.
22:44En tout cas,
22:45le succès a été total.
22:47Et puis,
22:47vous avez vu des visages,
22:48des témoignages
22:49de jeunes gens
22:50qui étaient heureux
22:51de partager une fraternité
22:53qui ne sont pas forcément
22:54tous croyants.
22:55D'ailleurs,
22:55beaucoup,
22:56l'hôtenant,
22:57peuvent être en recherche,
22:58s'interroger.
22:59Et moi,
23:00je crois qu'il y a
23:01une quête de sens.
23:02Alors,
23:02on n'est pas encore
23:03dans le dur
23:04de l'intelligence artificielle
23:05et ça ne peut que progresser,
23:06mais il y a déjà
23:06une quête de sens.
23:07Et il y a aussi,
23:08me semble-t-il,
23:09une volonté de réaffirmer
23:10quelles sont les racines
23:11de la France.
23:12Parce que ça,
23:13c'est attaqué aussi
23:13par une partie
23:15de l'audiovisuel public,
23:16par une partie
23:16des responsables politiques,
23:18à gauche,
23:18naturellement.
23:19Mais les racines
23:20qui sont des racines
23:21chrétiennes de la France
23:22sont aujourd'hui
23:22remises en cause.
23:24Et je crois que ça inquiète
23:25une partie de la jeunesse
23:26qu'il traduit
23:27en se rendant massivement
23:27à ses pèlerinages.
23:29Il y a un parallèle
23:30audacieux
23:30qui avait été fait
23:31entre la finale
23:32de la Coupe de France-Lens
23:33où on voit
23:34un enracinement
23:35effectivement aussi
23:36de supporters.
23:38Ces jeunes gens,
23:38ils chantaient de...
23:40Au nord,
23:40c'était les corons.
23:41Ils ne chantaient pas
23:42la Nouvelle-France.
23:44Ils parlaient de leur père,
23:45de leur grand-père,
23:46de leur famille.
23:47Ils étaient la mémoire.
23:49Ils perpétuent la mémoire.
23:51C'est l'exact contraire
23:51de ce qu'on peut entendre.
23:53Et puis il y a ce parallèle
23:54avec effectivement...
23:55Les racines,
23:55les racines culturelles.
23:56Et d'un côté du sport,
23:58de l'autre...
23:59Et parmi les racines culturelles,
24:01il y a la religion catholique.
24:03Mais c'est aussi intéressant
24:04que vous faites le parallèle
24:05entre le catholicisme
24:06et le football.
24:07Il y a de plus en plus
24:08de footballeurs,
24:08par exemple,
24:09qui assument aujourd'hui
24:10d'être soit évangéliques,
24:13soit catholiques.
24:14Là, j'ai eu par exemple
24:15des joueurs d'Arsenal
24:15qui vont jouer
24:16la finale de Ligue des Champions.
24:17Ils ont fait une photo
24:18d'équipe
24:19où ils étaient 8 ou 9.
24:20Donc c'est vrai que c'est
24:21quelque chose
24:21qui n'existait pas avant.
24:22Et c'est vrai que moi,
24:23pour avoir participé une fois
24:24à la fin du pèlerinage de Chartres,
24:26je n'ai pas fait
24:26les 100 kilomètres,
24:28mais on avait fait
24:29une livraison de journaux
24:30du JDD
24:32il y a 2 ans.
24:33Et c'est vrai que
24:33la moyenne d'âge,
24:34elle frappe
24:35parce que c'est 22 ans.
24:36Donc on a vraiment
24:37des jeunes enfants
24:38de 12-13.
24:39Il y a des familles
24:41qui sont là.
24:41Donc c'est assez
24:44hétérogène
24:44et c'est très intéressant
24:45et c'est surtout très beau
24:46parce qu'il y a du silence
24:48et il y a de la foi.
24:50Désiré Douai également
24:51qui avait l'année dernière
24:52au moment où le PSG
24:53avait gagné
24:54et il avait dit
24:55c'est grâce à Dieu.
24:56Alors j'ai hâte
24:56de retrouver Charlotte Dornelas
24:58sur un plateau,
24:59sur notre plateau.
25:00Vendredi,
25:00elle avait formidablement
25:01parlé de ce pèlerinage
25:03et puis elle a été interrogée
25:05ces dernières heures,
25:06c'était hier je crois,
25:07où elle racontait son sentiment.
25:10Bonjour Charlotte Dornelas,
25:11alors est-ce que vous pouvez
25:12nous donner votre sentiment
25:13sur le pèlerinage
25:14s'il vous plaît ?
25:16Bah écoutez,
25:17c'est un moment
25:18assez exceptionnel
25:18mais il y a de très
25:19nombreuses personnes
25:20la plupart du temps jeunes
25:22qui se retrouvent
25:23et qui acceptent
25:24de mettre leur vie
25:25et leur confort
25:25surtout entre parenthèses
25:26pendant trois jours
25:27pour marcher de Notre-Dame
25:28de Paris à Notre-Dame
25:29de Charles
25:29avec une seule ambition
25:30de demander au bon Dieu
25:31de répondre aux attentes,
25:33aux joies, aux espérances
25:34et aux souffrances aussi
25:35de tous les hommes en France
25:36et puis plus largement
25:37dans le monde entier
25:38donc je trouve ça magnifique
25:40et ressourçant.
25:44La criminalisation en Algérie
25:46adoptée début mars
25:47par le Parlement algérien
25:48la loi sur la criminalisation
25:50de la colonisation française
25:51vient d'entrer en vigueur
25:52après sa publication
25:53jeudi 21 mai
25:54au journal officiel.
25:55Alors pourquoi on parle de ça ?
25:55Parce qu'en fait
25:56nous sommes allés en Algérie
25:58nous avons essayé
26:00de négocier
26:01et finalement
26:02rien ne change.
26:03Le texte
26:03très content pour la reconnaissance
26:05la reconnaissance officielle
26:07des crimes coloniaux français
26:08tout en abandonnant
26:09l'idée d'excuse
26:11et de réparation généralisée.
26:13Je vous propose
26:14d'écouter Michel Fayad
26:15qui était dans l'émission
26:17tout à l'heure
26:18qui nous a précédé
26:19et qui faisait une synthèse
26:21de ce texte
26:22et on pourra le commenter ensemble.
26:24Le texte
26:26il couvre
26:26toute la période
26:27coloniale
26:27donc je cite
26:28l'agression
26:29l'agression
26:29du 14 juin
26:311830
26:31jusqu'au 5 juillet
26:331962
26:33et donc
26:34il inclut
26:35tous les effets
26:36directs et indirects
26:37ayant perduré
26:38après cette période.
26:39Donc ils ont listé
26:4031 infractions
26:42qualifiées
26:43de crimes imprescriptibles
26:44les homicides
26:45les attaques
26:45contre les décivils
26:46des usages d'armes interdites
26:48des essais nucléaires
26:49et chimiques
26:49de la torture physique
26:51et psychologique
26:51à grande échelle
26:52des viols
26:52des esclavages sexuels
26:54du pillage
26:55du trésor algérien
26:55des profanations
26:56de dépouilles
26:57et même je cite
26:58l'attribution
26:58d'appellations jugées
26:59dégratantes aux algériens.
27:01La loi maintient
27:01des demandes très précises
27:03sur la dépollution
27:04des sites d'essais nucléaires
27:05et chimiques
27:05donc la France
27:06est censée rembourser cela
27:07la transmission
27:08des cartes de ces zones
27:09l'indemnisation
27:10des victimes
27:10et de leur ayant droit
27:11la restitution
27:12des archives nationales
27:13des biens culturels
27:14et des valeurs morales
27:15spoliées
27:16et la restitution
27:17des dépouilles
27:17de figures de la résistance
27:19pour les réunimer
27:20en Algérie
27:21et donc là
27:22ils pensent pouvoir
27:23obtenir
27:24donc gain de cause.
27:25Aujourd'hui
27:26quelqu'un viendrait
27:26juste critiquer
27:27un combattant
27:29du FLN de l'époque
27:30il pourrait avoir
27:30deux ans à cinq ans
27:31de prison en Algérie
27:32tout simplement
27:33juste pour que le téléspectateur
27:34De manière totalement arbitraire
27:35et tout à fait légale en plus
27:36c'est ça la différence.
27:37Voilà
27:37et il y a une chose
27:38c'est qu'on réfléchit
27:39nous en tant que français
27:40qu'on pourrait avoir
27:41des problèmes
27:41mais il faut bien comprendre
27:42que cette loi
27:43elle vise aussi
27:44les Algériens de la diaspora
27:45parce que c'est en fait
27:46un moyen de museler
27:47les Algériens
27:48de la diaspora
27:49donc c'est quand même
27:49très important
27:50de le rappeler.
27:51Ce qu'il dit là
27:52est très très important
27:53c'est-à-dire que vous
27:55critiquez aujourd'hui
27:56le FLN
27:58vous êtes en prison
27:59si vous êtes en Algérie
28:01si vous l'avez critiqué
28:02dans une émission de télévision
28:03ou si vous avez écrit
28:04quelque chose
28:04vous allez à Alger
28:05et vous terminez en prison.
28:06Ça s'appelle
28:07l'extraterritorialité
28:08du droit algérien
28:09on a vu la preuve
28:10avec la condamnation
28:11récente de Kamel Daoud
28:13pour son livre
28:13Ouri
28:14qui traite de la guerre civile
28:16vous savez
28:16cette guerre abominable
28:18qui a fait près de 300 000 morts
28:19ils ont fait la même chose
28:21je l'avais expliqué
28:23concernant un militant
28:25indépendantiste
28:26kabyle
28:26qui s'était réfugié
28:27en Tunisie
28:28ils sont allés le chercher
28:29à son domicile
28:30et désormais maintenant
28:31pour encore une fois
28:32mettre une pièce
28:34dans la machine
28:35vis-à-vis de la France
28:36et de leur haine
28:37anti-française
28:38et bien
28:39ils vont désormais
28:40criminaliser
28:40museler la parole
28:42depuis Alger
28:43sur en effet
28:43les personnes vivant
28:45ici en France
28:46qui critiquent le régime
28:47et je pense là
28:47au moment où je vous parle
28:48aux kabiles
28:49qui sont justement
28:51dans un mouvement
28:51d'autonomie
28:52et d'indépendance
28:54qui sont considérés
28:55d'ailleurs
28:56comme une organisation
28:57terroriste en Algérie
28:57et qui à mon avis
28:58le BAC
28:59dont Gilles William
28:59est l'avocat
29:00et je pense vraiment
29:01à eux
29:02parce qu'ils sont menacés
29:03en Algérie
29:03ainsi qu'en France
29:04donc j'espère que
29:05le gouvernement français
29:06va prendre la mesure
29:07de cette loi
29:08et en tirer
29:09les conséquences
29:11juste en termes
29:12de démocratie
29:12non mais il y a
29:13trois dimensions
29:14la première
29:15c'est que c'est
29:15pour la dictature
29:16algérienne
29:18existentielle
29:18il faut ressasser
29:19le passé
29:20sinon on n'existe plus
29:22deuxièmement
29:23c'est assez logique
29:24dès l'instant
29:24où nous allons
29:25à Canossa
29:27et bien
29:28c'est la preuve
29:29donc que ça marche
29:30on nous trouve
29:31quelque chose
29:31de supplémentaire
29:32et troisièmement
29:33au-delà même
29:34de la question
29:34algérienne
29:35il y a
29:36la volonté
29:37de punir
29:38l'Occident
29:38c'est la traite
29:41transatlantique
29:42qui serait le pire crime
29:43contre l'humanité
29:43mais pas question
29:44de parler
29:45de la traite
29:46arabo-islamique
29:47qui est infiniment
29:48plus ancienne
29:49et plus cruelle
29:50et puis il y a
29:51effectivement
29:52ce qu'on dit
29:54cette nouvelle doigt
29:55on ne va pas parler
29:56par contre
29:57du massacre d'Oran
29:57le massacre d'Oran
29:59en 1962
30:00alors que
30:01l'indépendance algérienne
30:03a été acquise
30:04je ne pense pas
30:04que ça rentre
30:05dans le cadre légal
30:07mais encore moins
30:07de la colonisation turque
30:10qui a duré
30:11trois siècles
30:11de 1515 à 1830
30:12qu'on appelait
30:13la régence d'Alger
30:14c'est quand même
30:15un exemple de plus
30:15que le régime algérien
30:16n'en a rien à faire
30:17des multiples visites
30:19des ministres français
30:21c'est-à-dire
30:21qu'en un an
30:22on en a eu quatre
30:22il y a eu
30:23Jean-Noël Barraud
30:24il y a eu
30:24Laurent Nunez
30:25il y a eu
30:25Alice Ruffaut
30:26la ministre déléguée
30:26aux armées
30:27il y a eu Gérald Darmanin
30:28la semaine dernière
30:29et on a l'impression
30:30que ça ne change rien
30:31il y a cette loi
30:32je vous rappelle
30:32que l'Algérie a ajouté
30:33un couplet
30:34très anti-français
30:35dans son hymne national
30:36qu'elle a blacklisté
30:37toutes nos entreprises
30:38qu'elle a condamné
30:39Kamel Daoud
30:39qu'elle a condamné
30:40qu'elle a condamné
30:41Christophe Glez
30:42que c'était le seul pays
30:43au monde
30:43qui pendant les Jeux Olympiques
30:45de 2024
30:47refusait la coopération sécuritaire
30:48alors que même
30:49que la Russie
30:50de Vladimir Poutine
30:50donnait des informations
30:52notamment en termes
30:52de renseignements
30:53à la France
30:54donc à un moment donné
30:55on se demande
30:57pourquoi ces ministres-là
30:59continuent à avoir
31:00cette ligne-là
31:01j'aimerais qu'on ait
31:02une explication quand même
31:03je vous pose la question
31:05pourquoi
31:05et il y a beaucoup
31:06d'interrogations
31:06sur le rapport
31:07de la France à l'Algérie
31:08ou le rapport
31:09des Français à l'Algérie
31:10aussi
31:11Echirol
31:12vous avez peut-être
31:13entendu cette histoire
31:15ou ce fait d'hiver
31:17qui pourrait être
31:18un fait de société
31:18abominable
31:19le corps d'une personne
31:20a été retrouvé ce dimanche
31:21dans un véhicule
31:21en flamme à Echirol
31:23la victime avait été touchée
31:24par des tirs d'armes à feu
31:25avant que sa voiture
31:26ne soit incendiée
31:27une enquête pour meurtre
31:28en bande organisée
31:29a été ouverte
31:30a indiqué
31:30le parquet de Grenoble
31:33alors les explications
31:34vont vous être données
31:34par Tanguy Hamon
31:36parce qu'il y a une vidéo
31:38qui a circulé
31:40que nous ne vous montrerons pas
31:43on voit un jeune homme
31:45qui parle sous le coup
31:47de la menace
31:48il est braqué par une arme
31:49exactement
31:50sur le front
31:51et qui explique
31:52qu'on l'a payé
31:53pour faire un crime
31:55que manifestement
31:56il ne réussira pas
31:57on lui fait lire un texte
31:58on lui fait lire un texte
31:59et c'est peut-être lui
32:01d'ailleurs
32:02qu'on a retrouvé
32:02dans la voiture
32:03mais ce n'est pas
32:06avéré
32:06il y a une autre vidéo
32:07encore plus glaçante
32:08de son exécution
32:09dans la voiture
32:11alors voyez les explications
32:12avec Tanguy Hamon
32:15c'est le scénario glaçant
32:17d'une exécution
32:18qui est en train
32:19de se dessiner
32:20dimanche matin
32:20à Echirol
32:21dans le sud de Grenoble
32:22le corps sans vie
32:23d'un homme
32:23était retrouvé
32:24dans l'habitacle
32:25d'une voiture incendiée
32:26un corps criblé de balles
32:28d'ailleurs autour de véhicules
32:29en plus d'un bidon d'essence
32:31plusieurs douilles
32:32ont été retrouvées
32:33par les enquêteurs
32:33puis dans un second temps
32:35sur les réseaux sociaux
32:36deux vidéos ont été diffusées
32:38des vidéos de revendications
32:40de ce meurtre
32:41sur la première
32:42on voit un jeune homme
32:43avec une arme pointée
32:44directement sur sa tête
32:46il semble lire un texte
32:47alors attention
32:48nous n'avons pas
32:49de certitude
32:50sur le fait
32:50qu'il s'agisse
32:51la bel et bien
32:52de la victime
32:53retrouvée dans le véhicule
32:54mais toujours est-il
32:55que ce jeune homme
32:56donne la date de dimanche
32:58il dit qu'il a été envoyé
32:59à Grenoble
33:00pour réaliser un contrat
33:01c'est-à-dire
33:02pour tuer quelqu'un
33:03et que ce qu'il va subir
33:04ce sont les représailles
33:06de ce contrat
33:07il dit aussi
33:08que toutes les personnes
33:09qui travaillent
33:10pour les gens
33:10qui l'ont envoyé
33:11tuer quelqu'un
33:11vont en subir
33:12les conséquences
33:13soit par leur mort
33:15soit par la perte
33:16de gens
33:16de leur famille
33:17ensuite
33:18dans la deuxième vidéo
33:19un homme armé
33:20est en train
33:20d'ouvrir le feu
33:21à plusieurs reprises
33:22dans l'habitacle
33:23de la voiture
33:24une voiture
33:25qui ressemble fortement
33:26à celle
33:27retrouvée incendiée
33:28même si là aussi
33:29toutes les précautions
33:30sont à prendre
33:31tant que l'enquête
33:32n'est pas terminée
33:32l'enquête
33:33justement
33:34est en cours
33:35une autopsie
33:36a été programmée
33:37pour identifier
33:38la victime
33:39cette violence
33:40qu'on retrouve partout
33:41Pascal-Pierre Garvarini
33:42c'est
33:44de toute façon
33:45le problème du narcotrafic
33:46c'est une guerre
33:49c'est une guerre
33:49je
33:51comme je l'ai
33:52déjà dit
33:53le parquet de Marseille
33:56avec monsieur Besson
33:58et
33:59à les mains dans le cambouis
34:01parce qu'il essaye
34:01vraiment de
34:02trouver des solutions
34:04mais je trouve
34:05que toutes les solutions
34:06que l'on peut trouver
34:06en restant dans le droit
34:07et c'est pour ça
34:08que nous sommes
34:09dans un état de droit
34:10elles sont bien bien
34:11en deçà
34:12de l'adversaire
34:13qui est en face
34:14qui méprise tout le monde
34:15et qui a une force
34:16militaire
34:17très importante
34:18et des moyens
34:19illimités
34:20donc à partir
34:21de ce moment là
34:22notre droit
34:23qui est nécessaire
34:24bien évidemment
34:25mais c'est une question
34:27sociétale
34:27qu'est-ce qu'on fait
34:29c'est une question
34:30sociétale
34:30je ne veux pas
34:32moi je suis avocat
34:33donc c'est compliqué
34:34mais je suis également
34:35citoyen
34:36pour un citoyen
34:37aujourd'hui
34:38il est dans une situation
34:39de se dire
34:40qu'à tout moment
34:40lorsqu'il est dans une zone
34:42qui est une zone à risque
34:43il peut mourir
34:44il peut être kidnappé
34:46ses proches
34:47également
34:48il peut être victime
34:49d'un dommage collatéral
34:50donc c'est grave
34:52c'est grave
34:54l'information
34:55ce soir
34:56c'est également
34:56Paris Saint-Germain
34:57en cas de victoire
34:57du PSG
34:58en finale de la Ligue des Champions
34:59les joueurs parisiens
34:59ne pourront pas défiler
35:00vous le savez
35:01sur les Champs-Elysées
35:02c'est quand même
35:03dingue
35:04ben oui mais c'est comme ça
35:05qu'est-ce que vous voulez
35:05on a vu des images formidables
35:07on en a beaucoup parlé ce matin
35:08on ne va pas en reparler
35:09mais lance
35:10pas un tir de mortier
35:12pas une voiture brûlée
35:13pas un magasin pillé
35:15pas un débordement
35:17pas une plainte
35:18j'ai vu que
35:19ça met de l'eau à votre moulin du coup
35:20c'est-à-dire
35:22qu'il n'y a pas de rapport
35:23avec le football
35:23il n'y en a pas
35:25vraiment
35:26quand j'entends
35:27qu'on fait le procès
35:28du football
35:29c'est comme si on faisait
35:29le procès du 1er janvier
35:31ça n'a pas de sens
35:31ou le procès du 31 décembre
35:34oui ça n'a pas de sens
35:35c'est-à-dire qu'à chaque fois
35:36c'est des prétextes
35:37là vous avez vu
35:38des gens
35:38on l'a dit tout à l'heure
35:39donc c'est des clubs
35:40ou des sociologies
35:40ou des cultures
35:43ce sont deux France différentes
35:44ce sont deux France
35:45très différentes
35:46l'ancienne France
35:47c'est la nouvelle France
35:48manifestement
35:48c'est des enracinés
35:49d'un côté
35:50vous savez
35:51ils ont chanté
35:51au Stade de France
35:53Michel Sardou
35:54et Michel Delpech
35:56donc c'est
35:57oui
35:58j'étais allé voir
35:59un match de Coupe de France
36:00Lance Bastia
36:02contre le Sporting
36:03mais c'était exceptionnel
36:05l'ambiance
36:06elle était exceptionnelle
36:08et vraiment
36:08bon enfant
36:08nous on était avec
36:09les tenues du Sporting
36:11donc bleu
36:12on n'a jamais eu
36:13de difficulté
36:14si j'écoute mes parents
36:15qui racontent
36:16leur époque
36:17quand ils étaient jeunes
36:18qu'ils allaient voir
36:19des matchs de foot
36:19c'était comme ça partout
36:20il y a 30 ou 40 ans
36:22c'était comme ça
36:23dans tous les stades de foot
36:23non ?
36:24bon ben voilà
36:25donc qu'est-ce qui a changé
36:26depuis 30 ou 40 ans ?
36:28vous voulez que je le dise ?
36:28moi j'ai la réponse
36:30mais William va le dire
36:31c'est la peine
36:31que je parle de l'immigration
36:32ou pas ?
36:33voilà
36:34il y a
36:35sur le foot
36:36il y a eu aussi
36:37sur le foot
36:38il y a eu aussi
36:38la vague ultra
36:39c'est vrai
36:41la vague ultra
36:42qui a
36:43c'est vrai
36:43qui a donné au football
36:47ça a été
36:49une violence nouvelle
36:50et puis il y avait des
36:51oligades en Angleterre
36:53ils ne se caractérisaient pas
36:54soyons honnêtes
36:55par la gauche
36:56la vague ultra
36:57c'était l'extrême droite
37:00c'était des voyous
37:02c'était des casseurs
37:04mais ce qui est certain
37:06c'est que
37:08la confiance sociale
37:10à Paris
37:10elle n'existe pas
37:11la confiance sociale
37:12c'est sortir
37:12et savoir qu'il ne se passera rien
37:13et que tu es en
37:16en sécurité
37:17en sécurité
37:17à l'Anse
37:18ça s'est produit
37:19ils ont fait la fête
37:20tout le week-end
37:20il n'y a pas eu un souci
37:22alors on parle du champ de Mars
37:23pour le Paris Saint-Germain
37:24on parle du champ de Mars
37:25donc parce qu'il serait immobile
37:27au champ de Mars
37:28oui, statique
37:29mais
37:29il peut y avoir des incidents
37:31sur le champ de Mars
37:31ah bah il peut y avoir
37:33des incidents partout
37:34il peut y avoir des incidents partout
37:36puisque
37:37vendredi soir
37:38non c'est samedi soir
37:39samedi soir
37:40samedi soir
37:41Paris ne sera pas fermé
37:42il y avait le choix
37:43d'empêcher
37:45pour
37:46rassemblement
37:46c'est pas le choix
37:47qui a été fait
37:48donc vous allez envoyer
37:49les policiers en première ligne
37:50il va y avoir des incidents
37:52forcément
37:52hélas
37:55on a deux avocats
37:56sur le plateau
37:56et ça tombe bien
37:57parce qu'on va parler
37:58de Patrick Bruel
38:00avec beaucoup
38:01d'interventions
38:02hier
38:02qui ont été très intéressantes
38:04d'Alain Finkielkraut
38:05et d'ailleurs
38:05on peut peut-être
38:06commencer par
38:07l'intervention
38:08d'Alain Finkielkraut
38:09hier
38:10je vous dis quand même
38:11que le Paléo Festival
38:12n'invitera plus
38:13Patrick Bruel
38:14après le signalement
38:15d'une bénévole
38:16le Paléo Festival
38:17de Nyon
38:18grand festival
38:19de musique en plein air
38:20a rapporté ce lundi
38:21qu'un comportement inadmissible
38:22avait bien été signalé
38:23par une masseuse bénévole
38:24lors de la venue du chanteur
38:26en 2019
38:26et qu'une procédure judiciaire
38:28s'était ensuite conclue
38:29par un accord
38:30entre les partis
38:31mais je vous propose
38:32d'écouter
38:32le premier passage
38:34d'Alain Finkielkraut
38:35qui incite
38:36qui invite tout le monde
38:37à se taire
38:38et qui est un peu
38:38sur la position
38:39que vous avez défendu
38:40l'un et l'autre
38:43je voudrais nous inviter
38:45tous
38:46intellectuels
38:48journalistes
38:49politiques
38:49à nous taire
38:50c'est ça
38:51parce qu'il y a un temps
38:53judiciaire à rester
38:53voilà
38:54c'est à dire
38:55des plaintes
38:56ont été déposées
38:58à la justice
38:59il revient maintenant
39:00de faire son travail
39:02ça prendra le temps
39:03qu'il faudra
39:04mais ce qui me fait
39:06très peur
39:06c'est de voir
39:08le tribunal populaire
39:12par médias interposés
39:14préempter
39:15et remplacer
39:16le tribunal judiciaire
39:18c'est déjà arrivé
39:20des vies ont été brisées
39:22c'est une terrible
39:23régression
39:25et surtout quand on voit
39:26des animateurs
39:27après des débats
39:29ou après des reportages
39:31nous rappeler
39:31la bouche en coeur
39:32que Patrick Bruel
39:35est présumé innocent
39:36il a été piétiné
39:38il a été accablé
39:39pendant une demi-heure
39:41mais il est présumé
39:42innocent
39:42s'il est présumé innocent
39:44la ferme
39:47Maître
39:48je ne peux pas dire mieux
39:51aujourd'hui
39:52il y a deux tribunaux
39:53il y a le tribunal judiciaire
39:55et le tribunal médiatique
39:58et celui de l'opinion
39:59voilà
39:59donc le tribunal judiciaire
40:01il prend son temps
40:02le tribunal médiatique
40:04il vous condamne
40:05et même lorsque
40:06le tribunal judiciaire
40:07vous a innocenté
40:09il continue à vous condamner
40:10c'est-à-dire que la peine
40:11elle se poursuit
40:13je ne vais pas citer d'exemple
40:14parce que justement
40:15je trouve que ça
40:15réveillerait
40:16mais on connaît tous
40:17d'exemples
40:18d'artistes
40:19qui ont été innocentés
40:20et qui aujourd'hui
40:21continuent à ne pas
40:23pouvoir se produire
40:24sans qu'il y ait
40:24des incidents
40:25donc ça c'est inadmissible
40:27et moi j'ajoute
40:28également
40:29encore une fois
40:30que
40:32toutes ces personnes
40:35qui veulent se donner
40:36bonne conscience
40:39en emboîtant le pas
40:40des plaignantes
40:42et je fais exprès
40:44de dire des plaignantes
40:45parce que c'est le mot juste
40:46aujourd'hui
40:46mais en revanche
40:47le mot bonne conscience
40:48ce sont des gens
40:49peut-être qui ont souffert
40:50et qui veulent témoigner
40:51mais là encore
40:52mais j'entends
40:53mais encore une fois
40:55vous dites qu'elles veulent
40:55se faire bonne conscience
40:56ça peut choquer
40:57non mais bonne conscience
40:58ce n'est pas les plaignantes
40:58ce sont les personnes
41:00qui veulent emboîter le pas
41:02des plaignantes
41:03des plaignantes
41:04en disant
41:05bien évidemment
41:06je vais
41:07dans le sens
41:08dans le sens
41:09de ces gens
41:10ils ne connaissent pas le dossier
41:11ils ne connaissent pas le dossier
41:13et encore une fois
41:13moi ce qui me dérange aussi
41:14c'est qu'il y a beaucoup
41:15de personnes
41:16qui disent avoir subi
41:20des agressions
41:22mais qui ne déposent pas plainte
41:23et qui préfèrent aller
41:24chez Mediapart
41:25pour révéler des faits
41:28si demain quelque chose
41:30t'arrive
41:30le premier pas
41:31il n'est pas d'aller
41:32chez Mediapart
41:32il est d'aller
41:34dans un commissariat
41:36une gendarmerie
41:37ou un procureur
41:38bon est-ce qu'il faut
41:39changer la loi
41:39est-ce qu'il faut changer
41:40quelque chose
41:41sur la couverture
41:41vous le dites régulièrement
41:43ça fait des années
41:44que je dis
41:45qu'il faut une loi
41:45qui interdise
41:47de rendre publiques
41:49les affaires
41:50jusqu'à la mise en examen
41:51oui mais
41:52moi je vous ai répondu
41:53à ça
41:53c'est-à-dire que
41:54c'est uniquement
41:54pour ces affaires sexuelles
41:56ou du harcèlement
41:57oui uniquement
41:58et oui mais ça c'est quasiment
41:59impossible
41:59c'est même pas
42:00au nom de quoi
42:05je suis désolé de vous dire
42:07la présomption d'innocence
42:09c'est la base du droit
42:11sans présomption d'innocence
42:12il n'y a plus droit
42:13et puis moi j'étais marqué
42:14par l'affaire Dominique Baudis
42:16parce qu'il me parle
42:17de Mediapart
42:17l'affaire de Dominique Baudis
42:19ça commence
42:22par un criminel
42:24qui s'appelle Allègre
42:25qui l'accuse
42:26des pires péchés
42:27et qui soit
42:28plus trois prostituées
42:30c'est pas une
42:30trois prostituées
42:31qui l'accusent
42:33et puis
42:34Edwin Plenel
42:35et Le Monde
42:36qui s'en prennent
42:37à cœur joie
42:39contre lui
42:40mais le pauvre
42:41mais d'une certaine manière
42:43il en est mort
42:44Dominique Baudis
42:45de ça
42:45moi je pardonnerai jamais
42:46je pardonnerai jamais ça
42:48alors qu'ensuite
42:49il a été innocenté
42:51personne ne le rappelle
42:52d'ailleurs
42:52Edwin Plenel
42:53personne n'en parle
42:54lorsqu'il est reçu
42:55en majesté
42:56alors que
42:57ce qu'il a fait
42:57le disqualifie
42:59à jamais
42:59de la profession
43:00mais ensuite
43:01et ensuite
43:02comment vous faites
43:02pour remonter le courant
43:03c'est-à-dire que
43:04lorsque la présomption
43:06d'innocence
43:07elle a été
43:08balayée
43:09d'un revers de main
43:10quand tu es avocat
43:11en défense
43:12comment tu fais
43:13pour être crédible
43:14bon deuxième passage
43:15que je vous propose
43:16parce que les juges
43:16en tiennent compte
43:17ils sont influencés
43:18les juges
43:19par la campagne
43:22si cette loi passe
43:23elle est vraie
43:23pour tous les sujets
43:24c'est ce que je veux dire
43:25ça me paraît impossible
43:26d'ailleurs
43:26ça ne serait pas constitutionnel
43:28j'imagine
43:28ça ne serait pas constitutionnel
43:29je suis désolé
43:30de vous dire
43:30qu'il y a une spécificité
43:32j'entends
43:33une spécificité
43:35particulière
43:35des affaires sexuelles
43:37où vous avez
43:37des multiples
43:39plaignantes
43:40qui se manifestent avant
43:41dans les autres affaires
43:42ça ne se passe pas comme ça
43:43je suis désolé
43:44à 20h55
43:45Gauthier Lebré
43:46va nous rejoindre
43:47je voulais vous proposer
43:48le deuxième passage
43:50d'Alan Finkielkraut
43:51qui a été assez courageux
43:52même très courageux
43:52hier
43:53de monter au créneau
43:54sur des sujets
43:54comme ceux-là
43:55celui-là
43:56parce qu'il n'y a que des coups
43:56à prendre
43:57quand tu prends la position
43:58qu'il prend
43:58il en a déjà pris
43:59je vous signale
44:00dans une autre affaire
44:01quand j'entends
44:05le maire de Paris
44:07tout d'un coup
44:07le nom m'échappe
44:08Emmanuel Grégoire
44:09Emmanuel Grégoire
44:10invité
44:12Patrick Bruel
44:13à mettre sa carrière
44:15entre parenthèses
44:16je voudrais demander
44:17lui
44:17de mettre sa carrière
44:19entre parenthèses
44:21tant que la lumière
44:22ne sera pas faite
44:23sur les conditions
44:25de recrutement
44:26par la mairie de Paris
44:27des animateurs
44:29du périscolaire
44:29voilà
44:30on pourrait dire ça aussi
44:32donc
44:32c'est
44:34toutes ces
44:35j'ai même entendu
44:36Marine Le Pen
44:37s'exprimer
44:38sur l'affaire Bruel
44:40ça va de
44:41Yael Brown privé
44:41à Marine Le Pen
44:42en passant par
44:43un certain nombre
44:44de maires
44:44donc
44:45ça suffit comme ça
44:46et puis le dernier passage
44:48c'est lorsqu'il a parlé
44:50des plaignantes
44:51vous assistez beaucoup
44:52entre la différence
44:53entre les victimes
44:54et les plaignantes
44:54puisque tant que
44:55la justice n'a pas condamné
44:57elles sont des plaignantes
44:58et non point des victimes
45:01j'entends la voix des plaignantes
45:03nous saurons
45:05après enquête
45:06si elles sont des victimes
45:07j'entends leur voix
45:08et je ne veux pas
45:10la sous-estimer
45:11voilà pourquoi
45:12je ne prends pas
45:13partie
45:14pour Patrick Bruel
45:15ça n'aurait strictement
45:17aucun sens
45:18d'autant plus
45:19que je l'ai peut-être
45:20croisé une ou deux fois
45:20mais je ne le connais pas
45:22donc je ne
45:23il serait absurde
45:24de faire cela
45:25mais l'idée
45:26que les plaignantes
45:28sont des victimes
45:30parce que
45:31on vous croit
45:32non
45:32la justice
45:33ce n'est pas cela
45:35cette position
45:36de nuance
45:37aujourd'hui
45:38est sans doute
45:39interprétée
45:40comme une défense
45:41de Patrick Bruel
45:42c'est ça
45:43comme un soutien
45:45au tribunal
45:46parfois
45:47dans ces affaires-là
45:48ça arrive
45:49au juge
45:50de dire
45:51il faut écouter
45:53la victime
45:53combien de fois
45:54on l'a entendu ça
45:55bien sûr
45:56alors ce sont des plaignants
45:57et puis de dire
45:58là c'est pareil
45:59monsieur Bruel
46:01oui alors
46:01je me retire
46:02de la pièce de théâtre
46:03que je suis en train
46:04de jouer
46:04j'abandonne
46:05les concerts
46:06c'est un aveu de culpabilité
46:07bien sûr
46:07comment voulez-vous
46:09en sortir ensuite
46:10parce que
46:11parce que
46:11ensuite
46:12lorsqu'on passe
46:12devant le tribunal
46:13tout est épluché
46:14dans votre comportement
46:16et dans votre défense
46:17comment vous allez expliquer
46:18cette défense-là
46:19qui a été de se mettre
46:20en retrait
46:21mais un retrait
46:22c'est un aveu
46:23alors moi aussi
46:24on est pareil
46:25on n'est pas en train
46:26de minimiser
46:27les paroles
46:28des plaignantes
46:29pas du tout
46:29pas du tout
46:30mais il y a un jeu judiciaire
46:32un jeu dans le sens
46:33des règles judiciaires
46:35donc à partir de ce moment-là
46:36on les respecte
46:36c'est pour ça que le débat
46:38qu'on a
46:38c'est un débat
46:38en théorie
46:40il faudrait presque
46:41oublier
46:42Patrick Bruel
46:43bien sûr
46:43c'est vraiment un débat
46:45théorique
46:46et les uns et les autres
46:47ne le comprennent pas
46:48forcément
46:48et d'ailleurs
46:50il y a quelqu'un
46:51qui m'a envoyé
46:51un petit texto
46:52qui me dit
46:53ne me cite pas
46:53donc je ne le citerai pas
46:55qui dit
46:55oui il y aura
46:56des dommages collatéraux
46:58mais un film
46:58par rapport à ce qu'ont vécu
46:59un très grand nombre de femmes
47:00déposer plainte
47:01point d'interrogation
47:025 plaintes
47:03contre Bruel
47:04classées sans suite
47:05il a fallu la plainte
47:06de Flavie Flamand
47:07pour que la justice
47:07décide d'ouvrir une enquête
47:08et c'est parce que
47:09cette personne répondait
47:11à ce que vous disiez
47:12mais ça n'est pas
47:13que les gens
47:14aillent déposer plainte
47:15mais ça n'est pas
47:16il y avait des enquêtes
47:17d'ouvert
47:17c'est pas parce que
47:19on dépose plainte
47:20mais c'est
47:21le chemin
47:23normal
47:24donc on dépose plainte
47:25ensuite le parquet
47:26décide de classer sans suite
47:28mais après le classement sans suite
47:30il y a la plainte
47:31à la constitution de partie civile
47:32est-ce qu'elles ont été faites ?
47:36Sur Emmanuel Grégoire
47:37c'est extrêmement intéressant
47:37parce qu'en effet
47:38il y a une indignation
47:39à géométrie variable
47:40il va souvent voir
47:41depuis qu'il est maire de Paris
47:42les matchs du Paris Saint-Germain
47:43il s'avère que
47:44le défenseur droit
47:45du Paris Saint-Germain
47:46Achraf Hakimi
47:47est renvoyé en correctionnel
47:48pour viol
47:49est-ce qu'en attendant
47:51le procès
47:51il doit se mettre en retrait
47:52est-ce qu'il doit
47:53samedi ne pas jouer
47:54la finale de Ligue des Champions
47:56Emmanuel Grégoire
47:57là-dessus il ne dit rien
47:58il est blessé
47:59il ne sera pas titulaire
48:00me dit Benjamin Aneau
48:02je vous propose
48:03d'écouter Jean-Louis Aubert
48:04qui a pris la parole
48:04il a été interrogé
48:05par Marc-Olivier Frugiel
48:11quand vous avez vu
48:13apparaître tout ce débat
48:13d'abord sur Netou
48:14et aujourd'hui
48:15qui vise un de vos collègues
48:16confrères
48:17peut-être amis
48:17je ne sais pas
48:18ça vous touche
48:19ce débat-là
48:19ou vous essayez
48:20de vous en éloigner
48:21Jean-Louis Aubert ?
48:22Je n'essaye pas
48:23de m'en éloigner
48:24ni de m'en approcher
48:25c'est quand même
48:27très compliqué
48:28pour les victimes
48:29et des fois
48:31les hommes sont
48:31très cons
48:33ou cucus
48:33et ils l'ont
48:34été longtemps
48:35et donc
48:37je ne sais pas
48:38par quelle chance
48:39il me semble
48:39que j'ai en partie
48:41échappé à ça
48:42peut-être des choses
48:43aussi qui m'ont
48:44j'aurais pu être
48:45très con aussi
48:46malheureusement
48:47j'ai été très excessif
48:48mais de manière
48:49indépendante
48:50bien avant
48:50que ce milieu
48:51le soit en groupe
48:52ou s'il l'est
48:54maintenant
48:54l'époque change
48:55et il y a vraiment
48:57des bons côtés
48:58aussi à ça
48:58c'est bien que
48:59j'aime même pas
49:00le mot égalité
49:01mais qu'on soit
49:02respectueux
49:03envers tout être humain
49:04même tout être
49:05je dirais
49:05c'est intéressant
49:07la parole de Jean-Louis Aubert
49:07parce qu'il faut rappeler
49:08et ce qu'il le dit bien
49:09c'est que
49:10je ne parle pas
49:10du cas Bruel
49:11et évidemment
49:12je ne veux pas juger
49:13ce cas-là
49:14mais les hommes
49:15ont souvent été très cons
49:17et il le dit
49:18et vous le savez bien
49:19je ne sais pas
49:19de quoi vous parlez
49:20je veux dire
49:21en plus vous mélangez tout
49:22il y a les conduites
49:23il y a les réflexions
49:24il y a les prises
49:25il y a les conduites
49:26il n'est pas privées
49:27et on mélange ça
49:28avec les viols
49:29le débat
49:30non mais le débat
49:31est complètement faussé
49:32pardonnez-moi
49:33mais il y a parfois
49:33des différences de degrés
49:35mais pas de nature
49:36oui d'accord
49:36enfin écoutez
49:37en ce qui me concerne
49:38je ne suis pas
49:40pour le
49:40l'ontocritique
49:43sexiste des hommes
49:44ben pourquoi
49:45pourquoi ?
49:46pourquoi parce que
49:47je ne mélange pas
49:47tous les hommes
49:48je suis désolé
49:48il y a des hommes
49:50qui sont dus très bien
49:51non mais on peut considérer
49:52qu'il y a eu
49:54un comportement
49:56masculin
49:56général
49:57pendant des années
49:58quand même
49:58on peut
49:59non mais est-ce qu'on peut
50:00considérer
50:01mais pourquoi ?
50:02oui vous
50:03mais je crois
50:04au contraire
50:04on peut généraliser
50:06il y a beaucoup de sujets
50:06on n'a pas le droit
50:07de généraliser
50:09parce que
50:10comme par hasard
50:12le mot masculinisme
50:13c'est un défaut
50:15et le mot féminisme
50:16c'est une qualité
50:17je n'accepte pas ça
50:18que vous acceptiez
50:20ou pas
50:20vous pouvez considérer
50:26vous pouvez considérer
50:29qu'il y a eu
50:30dans la société
50:33notamment dans la vie professionnelle
50:35parce que dans la vie personnelle
50:36ça pouvait se rééquilibrer
50:37curieusement
50:38parce que les femmes
50:39avaient beaucoup de pouvoir
50:40parfois dans la vie personnelle
50:42et notamment celui
50:43d'élever les enfants
50:43ce qui n'était pas
50:44et de les influencer
50:46croyez-moi
50:47et notamment
50:48dans les milieux
50:49populaires
50:50les femmes avaient
50:50beaucoup
50:51elles prenaient le pouvoir
50:52dans les milieux populaires
50:53et c'est souvent les femmes
50:54qui étaient
50:55la ministre des finances
50:56dans les milieux populaires
50:58c'était la femme
50:59qui faisait
50:59croyez-moi
51:00mais
51:01donc on peut considérer
51:02que l'homme
51:03les hommes
51:04pendant des années
51:05ont eu un comportement
51:07qui n'était pas
51:09respectueux
51:09ou adéquat
51:10ou
51:11qui était macho
51:12comme on disait
51:13d'un terme
51:15d'un adjectif
51:16un peu vulgaire
51:17voilà
51:17on disait
51:17c'est un macho
51:18c'est une chimie particulière
51:20de l'époque
51:20entre les hommes
51:21et les femmes
51:22il arrivait
51:23il arrivait
51:24j'entends bien
51:24mais
51:25la chimie particulière
51:26quand vous étiez une femme
51:28la chimie particulière
51:29vous la subissiez
51:29je me suis assur
51:30qu'il arrivait
51:31que des femmes
51:31apprécient les machos
51:33oui
51:34c'est comme ça
51:35que ça se passait
51:36oui
51:36c'est le syndrome
51:37de Stockholm
51:38me dit
51:39Benjamin
51:41c'est la vision
51:42d'aujourd'hui
51:43d'un jeune
51:44comme Benjamin
51:45il faut
51:46prendre un peu
51:47de recul
51:48par rapport
51:48à tout ça
51:50vous savez
51:50parfois
51:50j'aime bien
51:51citer les films
51:52ou les divertissements
51:53ou les chansons
51:54parce qu'ils en disent
51:54beaucoup sur une époque
51:55il y a un sketch
51:56très célèbre
51:57de Guy Bedos
51:58qui s'appelle
51:58la drague
51:59formidable
52:01il lui mord
52:02il lui mord
52:03l'oreille
52:05il lui fait
52:06des cicatrices
52:07dans le dos
52:07mine de rien
52:08je suis en train
52:08d'emballer
52:09il la force
52:10il la harcèle
52:11et il finit
52:11par l'embrasser
52:12c'est une image
52:13qui est donnée
52:14à l'époque
52:14en 72
52:15du rapport
52:16homme-femme
52:16qui n'est pas
52:17très convenable
52:18j'avais cru comprendre
52:19que c'était
52:19un sketch
52:21non ?
52:22c'est un sketch
52:23non ?
52:23je ne sais pas
52:24j'ai vu ça
52:25comme un sketch
52:26oui
52:26c'est Guy Bedos
52:27qui mordait
52:29au premier degré
52:30Sophie Demier
52:31vous pensez ?
52:32je ne l'ai pas vu
52:32comme ça
52:33il faut que je le revoie
52:33parce que je n'ai pas compris
52:35moi je pense
52:36qu'il se foutait
52:36de la gueule du mec
52:37mais bon
52:38aussi
52:39mais aussi
52:39bien sûr
52:40aussi
52:41aussi
52:42vous avez raison
52:43aussi
52:43mais c'était parce
52:45qu'il y en avait aussi
52:46pas mal
52:46qui se conduisaient
52:47comme ça peut-être
52:48c'est bien de se moquer
52:49on va parler d'immigration
52:50dans un instant
52:51avec Nicolas Pouvromonti
52:52qui est vraiment
52:52l'expert en la matière
52:53avec les déclarations
52:54ce week-end
52:55du ministre de la justice
52:56qui veut en finir
52:57avec l'immigration légale
52:58oui
53:00c'est important
53:00mais est-ce que vous parlerez
53:02de l'accident
53:03qu'a évité
53:05notre ami
53:06Jules Thores
53:07qui a été obligé
53:08d'escalader
53:09c'est Jean Marais
53:11dans le Capitan
53:11voilà
53:12il a failli se tuer
53:14parce que
53:14c'est le réclat de Jean Marais
53:15non mais sérieusement
53:16bravo à lui
53:16vous dites quelque chose
53:18les téléspectateurs
53:18ne comprennent pas
53:19mais là c'est un peu private
53:20si vous voulez
53:21on vous la fait en 5 minutes
53:21ça nous est arrivé cette nuit
53:23c'est très private joke
53:23comment ?
53:24c'est très private joke
53:25oui c'est private joke
53:27mais on était enfermés
53:28à l'extérieur
53:28et pour nous libérer de là
53:29parce que ma femme
53:30avait oublié les clés
53:31nous étions à la fériane
53:31Nîmes
53:32elle arrive devant l'appartement
53:33et elle dit
53:33vous allez rire
53:34j'ai pas les clés
53:34Jules a dû escalader
53:36jusqu'au premier étage
53:37rentrer par la fenêtre
53:38et pouvoir nous ouvrir
53:40de l'intérieur
53:40un héros
53:41un héros des temps modernes
53:42un héros des temps modernes
53:44bravo Jules
53:45surtout moi je l'ai engueulé
53:49d'escalader
53:51inconsidéré tout ça
53:52c'était au premier étage
53:52on était en dessous
53:53on était là
53:54au premier étage
53:54il y avait 4 mètres
53:56il y aura pas
53:56il faut penser en politique
53:57ce soir sinon
53:58bah oui franchement
53:59bon en tout cas
54:01merci d'avoir été avec nous
54:03ce lundi de la Pentecôte
54:05ce lundi férié
54:06et avant de nous quitter
54:08je vais vous dire que
54:10Tanguy Quinquennel
54:11était à la réalisation
54:12Robin Dubois
54:13était à la vision
54:14Thomas était au son
54:15merci donc à Benjamin Nau
54:16à Lucas Consalves
54:18à Tesla Fetter
54:19et le camarade Gauthier
54:21dans une seconde
54:22bonne soirée
54:23à demain
54:24on est à la réalisation
54:27on est à la réalisation
Commentaires
1
poubnetquel dommage de ne pas pouvoir commenter en direct 1) sur l'IA, j'en ai testé 3 a) grok sur X d'elon musk = un quid numérique pas plus b) Chatgpt = idéologie gauchiste tant sur la forme que sur le fond c) Gemini = pour moi la meilleure, bien que je me sois amusé à l'amener à chaque fois sur ma position sur 15 thèmes sur 15, j'ai traité avec elle le sujet de l'origine de la vie, j'aurais vu publier l'introduction et la conclusion
il y a 3 mois

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