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  • il y a 6 heures


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00:00Dans la guerre, on a deux mouvements inverses du point de vue des finances publiques.
00:04On a évidemment une augmentation des prix, et donc ça crée notamment pour la TVA des augmentations de recettes de
00:11TVA.
00:11Mais de l'autre, on a une baisse de la consommation de carburant, et donc ça fait baisser à la
00:16fois la TVA elle-même sur les recettes de carburant,
00:18et ça fait baisser aussi l'excise, qui est l'autre impôt perçu sur les recettes de carburant,
00:24et qui, elle, ne dépend que des volumes, et donc qui ne fait que baisser, puisque la hausse des prix
00:28n'augmente pas les recettes de l'excise.
00:30Alors où est-ce qu'on en est quand on prend tout cela ensemble ?
00:33On fait le point, vous le savez, tous les dix jours depuis le début de cette guerre,
00:38parce qu'on ne peut pas laisser prospérer ça et là de fausses idées ou de mauvaises rumeurs.
00:44Aujourd'hui, quand on compare entre 1er mars et le 20 mai, c'est-à-dire les dernières remontées dont
00:50nous disposons en 2026
00:51par rapport à la même période sur l'année 2025, on a une augmentation de 10 millions d'euros des
00:58recettes liées au carburant.
01:0110 millions d'euros. Et cela varie de semaine en semaine, parce que le message essentiel,
01:07c'est que l'effet d'augmentation sur les prix est compensé par la baisse des volumes.
01:11Et vous savez, on a entendu des propositions parfois qui venaient nous dire,
01:15« il y a une manne cachée, il faut la restituer aux Français », c'est ça la réponse à
01:21la crise.
01:22Eh bien, heureusement, heureusement qu'on s'est organisé autrement.
01:25Parce que si on avait compté dessus pour pouvoir financer les aides d'ores et déjà engagées aux Français,
01:30comme beaucoup dans l'opposition nous y appelaient, il n'y aurait pas grand-chose aujourd'hui
01:34qu'on pourrait faire pour aider les entreprises et les travailleurs des classes populaires et des classes moyennes,
01:38puisque d'ores et déjà, et sans préjuger des annonces qui seront faites dans un instant,
01:42mais d'ores et déjà, les aides qui ont déjà été apportées s'élèvent à 470 millions d'euros.
01:48Et depuis le début, le gouvernement s'est organisé pour pouvoir les financer.
01:52Donc vous le voyez, nous avons des recettes de carburant qui se comptent en quelques millions d'euros,
01:59là où nous avons un coût de la guerre qui se compte en milliards.
02:03Pourquoi en milliards ? Parce qu'il y a évidemment le coût des aides et des soutiens supplémentaires
02:08pour, je disais, les travailleurs des classes populaires et des classes moyennes,
02:11c'est l'indemnité aux grands rouleurs, et les aides pour les entreprises,
02:14c'est l'ensemble des aides qui sont apportées aux secteurs les plus exposés.
02:19Les ministres auront l'occasion de revenir sur le détail des dispositifs,
02:22mais pour fixer les grands chiffres, nous allons aujourd'hui apporter un soutien
02:27à hauteur d'un milliard 200 millions d'euros pour les travailleurs et les entreprises
02:33qui en ont le plus besoin. 470 millions d'euros d'aides qui ont d'ores et déjà été annoncées
02:39et 710 millions d'euros d'aides nouvelles qui seront à l'instant détaillées par les ministres.
02:44A tout cela s'ajoutera évidemment le coût de la guerre pour nos finances publiques,
02:48l'impact sur l'économie. Roland Lescure a évoqué l'impact sur la croissance,
02:53l'impact sur l'inflation, l'impact aussi sur les taux d'intérêt qui n'est pas propre à la
02:57France.
02:57J'insiste dessus parce qu'on a une hausse des taux d'intérêt qu'on observe dans l'ensemble du
03:01monde.
03:02On l'observe d'ailleurs aux Etats-Unis, on l'observe au Royaume-Uni, on l'observe en Allemagne,
03:06on l'observe dans l'ensemble des pays européens. Évidemment, tout cela a un effet sur notre charge de la
03:10dette
03:10dans un contexte où l'argent public est non seulement rare, mais il est cher.
03:15Et c'est la raison pour laquelle nous avons cette approche d'aide ciblée, d'aide financée
03:21pour ne pas nous retrouver un jour dépourvus de marge de manœuvre.
03:26Parce que certes ceux qui, aujourd'hui, appellent à déverser des milliards et des milliards d'euros,
03:30à faire des chèques sans provision pour alimenter telle ou telle campagne électorale,
03:36mettraient notre pays en grand danger dans cet environnement aussi incertain.
03:40On avait eu l'occasion de faire la transparence également sur l'impact macroéconomique au mois d'avril dernier,
03:46chiffrant déjà le coût de cette guerre à hauteur de 6 milliards d'euros pour les finances publiques,
03:52dans un contexte où, je le rappelle, à l'époque, beaucoup disaient que le gouvernement exagérait l'impact de la
03:59guerre
04:00et qu'il y avait cette fameuse cagnotte.
04:04Selon les différents scénarios, le coût de la guerre sera évidemment supérieur à ces 6 milliards d'euros,
04:10puisque le Premier ministre a eu l'occasion de le dire.
04:13On voit l'évolution de la situation dans le détroit d'Hormuz.
04:16Et donc,
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