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  • il y a 6 heures
Tous les matins à 5h44, Virginie Phulpin dresse le portrait du Morning.

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Transcription
00:00Le thème du jour, c'est Maxime Bossis, l'ancienne légende du FC Nantes et de l'équipe de France,
00:04qui vend aux enchères Virginie Fulpin demain à Drouot toute sa collection de souvenirs de football.
00:09C'est un peu de notre mémoire collective.
00:11Il y a des maillots, des médailles, des fagnons, ce sont des petits morceaux de l'histoire du football qui
00:17vont être vendus aux enchères demain.
00:19Chaque pièce raconte un souvenir du grand max, du magique au tragique.
00:23Ce sont aussi nos souvenirs à nous, ceux d'une silhouette longiligne et élégante
00:28qui a illuminé notre football avec le FC Nantes et avec l'équipe de France du début des années 70
00:34au début des années 90.
00:35Maxime Bossis, un arrière dont on reparlera, il symbolise lui aussi cette nouvelle vague du football français.
00:44Maxime Bossis, c'est un défenseur aussi discret en dehors du terrain comme ni présent sur le terrain.
00:50Un petit bout de football d'avant qui garde un regard acéré et émerveillé en même temps sur le football
00:54d'aujourd'hui.
00:55Maxime Bossis dit que son épouse aime garder beaucoup de choses dans ses tiroirs, mais pas lui.
00:59Il n'imagine pas que ses enfants ou ses petits-enfants soient si attachés que ça à ses souvenirs de
01:04joueurs.
01:04Donc il préfère partager avec les passionnés.
01:06Le partage, ça caractérise assez bien aussi l'ancien joueur qu'il était.
01:10Alors, par contre, il y a une pièce qui sera vendue demain.
01:14Vous allez dire si c'est la pièce maîtresse de cette vente.
01:16C'est le maillot du gardien allemand Harald Schumacher.
01:20Incroyable, je ne savais pas que Bossis l'avait.
01:22Oui, voilà, ils l'avaient parce qu'ils ont quand même fait des échanges après le match.
01:25On en parlait, rien que d'entendre le nom de Schumacher.
01:28L'attentat, vous voulez dire ?
01:29Voilà, exactement.
01:31On va refaire à l'histoire pour les plus jeunes quand même.
01:32On est à la Coupe du Monde 82 en Espagne.
01:35Demi-finale, France-Allemagne à Séville.
01:37Oui, les Bleus mènent.
01:39Puis le gardien allemand commet un attentat, comme on l'a appelé, contre Patrick Battiston.
01:44Que Schumacher sauve son but, oui.
01:46Qu'il agresse le français, non.
01:49Et pas le moindre carton.
01:51Alors, Battiston, KO.
01:53L'équipe de France groguit après ça.
01:55On va jusqu'au tir au but.
01:56Et finalement, Maxime Bossis rate le sien.
01:59Et la Coupe du Monde s'arrête là pour l'équipe de France.
02:01Quand je parle de mémoire collective,
02:03aujourd'hui encore, 44 ans après,
02:05on parle de Séville 82 tout le temps à Maxime Bossis dans la rue.
02:09Quand je croise des gens
02:10et qu'on rencontre des supporters de l'équipe de France
02:13de la génération 80,
02:14qui faisait 10 ans ou 30 ans à l'époque,
02:17eh bien, au bout de 30 secondes,
02:19ils nous abordent gentiment
02:20et ils nous parlent du France-Allemagne, de Séville.
02:22Évidemment, jusqu'au bout, forcément,
02:25les tirs au but, malheureusement, pour moi.
02:26Voilà, puisqu'il avait raté son tir au but.
02:30Maxime Bossis interviewé dans l'Afterfoot d'RMC.
02:32Ça aurait pu le détruire, ce tir au but raté.
02:35Mais en fait, le grand Max était tellement aimé
02:37par tous les Français que personne ne lui en a jamais voulu.
02:39Bon, surtout qu'il fait partie aussi de cette équipe de France
02:42qui a remporté l'Euro 1984,
02:44première compétition internationale emportée par les Bleus.
02:47Alors, ce qui est marrant, c'est qu'au départ,
02:48Maxime Bossis ne pensait pas forcément faire carrière dans le foot.
02:51Non, il a aimé le football très vite.
02:53À 4 ans, il jouait déjà dans la cour de la ferme de ses parents.
02:56En Vendée, il jonglait pendant des heures.
02:58Il voyait bien qu'il attirait le regard des spectateurs
03:01dans son petit club amateur,
03:02mais il n'avait aucune conscience d'être particulièrement doué.
03:05Et puis, dans la famille Bossis, on aime le sport,
03:08oui, mais les parents tiennent à ce que Maxime s'occupe d'abord de l'école.
03:11Voilà pourquoi, quand il a été appelé en équipe de France Junior la première fois,
03:15repéré par Michel Hidalgo,
03:17il a refusé cette première sélection
03:19parce qu'il passait le bac à ce moment-là.
03:20Et c'était ça, sa priorité.
03:23Ça ne l'a pas empêché d'apparaître 76 fois sous le maillot de l'équipe de France.
03:27Ensuite, de disputer trois Coupes du Monde,
03:29de 1978 à 1986.
03:32Mais il le dit encore aujourd'hui,
03:33il aurait pu vivre autrement que par le football.
03:35Sa deuxième passion, c'est la nature.
03:37Il se serait bien vu s'occuper d'une réserve naturelle.
03:40Par exemple, aujourd'hui, il vit à la campagne,
03:42pas loin de Nantes,
03:43et il ne se sépare jamais de ses jumelles autour du cou.
03:46C'est pas pour vérifier s'il y a un pénalty ou pas,
03:48mais c'est pour observer les oiseaux.
03:50Alors, Maxime, voici, c'est aussi une certaine idée du jeu.
03:52Le jeu à la Nantes, évidemment, c'est au FC Nantes
03:55que le grand Max a fait quasiment toute sa carrière.
03:58On ne peut l'imaginer qu'avec ce maillot jaune des Canaries,
04:01en plus du bleu,
04:02le jeu à la Nantes, porté vers l'attaque
04:04où toute l'équipe avance ensemble,
04:06c'était lui qui en parle le mieux.
04:08C'était surtout le plaisir de démarquer le partenaire,
04:12de penser d'abord aux autres,
04:14aux coéquipiers, avant de penser à soi.
04:16Ce qui n'empêchait pas quelques actions individuelles.
04:18La pensée aux autres avant de penser à soi,
04:21mais briller quand même.
04:22Je trouve que ça résume assez bien, Maxime Bossy.
04:24Une certaine idée du jeu et de la moustache.
04:26Quand même.
04:28C'est quand même aussi une époque.
04:30Et moi, je pense que je suis la seule
04:32à être assez âgée autour de cette table
04:33pour l'avoir vu jouer en vrai.
04:35J'ai vu des documentaires.
04:37Ah oui, mais non, non, comme moi.
04:38Moi, je l'ai vu jouer en vrai, en live.
04:41Merci beaucoup, Vingélie.
04:42Je suis le bac.
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