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01:59Un souffle, un rien, le parfum d'un bouquet de violettes.
02:04Rien de tel qu'un aveugle poursuivre une odeur à la trace.
02:08Nous allons dépusquer le Salvador.
02:10Où ça ?
02:11Au bout des violettes.
02:13Le dame oiseau, amant de l'actrice, fait à l'occasion les commissions l'autre.
02:19Sont-ils deux à partager ses chances ?
02:21Pourquoi pas ?
02:22La vie d'artiste est pleine d'après-midi.
02:26Mais alors, chef, en suivant celui-ci, on arrivera forcément à celui-là.
02:33La maioche.
02:34Hein ?
02:36Il y a des moments où je me demande si tu n'es pas moins bête que tu n'en
02:40as l'air.
02:41L'homme ne vaut que par son mystère.
02:45C'est vous qui l'avez dit un jour.
02:47Vous voyez, j'ai au moins de la mémoire.
02:50Comme les ânes, hein ?
02:54Oh, mes bougres d'imbécile !
02:56Je me tue à te dire que c'est un sujet admirable !
03:01Il y en a un rôle en or pour Julie !
03:03Elle trouvera dix auteurs, mais elle ne trouvera pas un personnage pareil avant 15 ans !
03:06Tu n'auras que pour des jours de travail !
03:08Mais elle a déjà un auteur, cette pièce admirable. Demandez-lui de la changer !
03:11Mais non, ce n'est pas un auteur !
03:12Oui, c'est un essai de Sainte-Beuve !
03:14Sainte-Beuve !
03:16C'est un bon critique, mais il n'a aucun talent dramatique !
03:18Non, non, Marie Stuart a besoin de ce dialogue à l'emporte-pièce que tu sais si bien nous torcher
03:22!
03:23Allons, Patrice !
03:25Pour me faire plaisir !
03:26Allez !
03:28Je n'ai pas un rabondeur de pièces demandé à Dumas !
03:30Il n'est pas là, il n'est pas là, il est en voyage, il est en Suisse !
03:33Alors, à d'autres, il y a plein d'auteurs à Paris !
03:34Il y a plein d'auteurs, mais les bons auteurs ne courent pas les rues !
03:38Moi, si !
03:40Mais oui, au fait !
03:42Qu'est-ce que tu as dans la tête en ce moment ?
03:44C'est vrai, je ne te vois que de loin en loin, et quand je te vois, tu fais une
03:47tête longue !
03:48Il est comme ça !
03:49Très longue !
03:50C'est vrai, ce n'est pas un amant que j'aie, c'est un quartier de lune !
03:55J'ai des problèmes !
03:56Oh, qu'il a des problèmes !
03:57Des problèmes personnels !
04:01Ce sont les miens, puisque tu m'aimes !
04:05Pas forcément !
04:07Alors, tu penses à une autre !
04:09Oh, mes enfants, mes enfants, des problèmes, chacun en a sa part, croyez-moi !
04:14Et dans un théâtre, c'est le directeur qui en a encore le plus !
04:19Mon petit Patrice !
04:21N'oublie pas que c'est moi qui t'ai fait !
04:24Et tu me laisserais tomber au moment où je n'ai plus besoin de toi ?
04:27Hein ?
04:28Non, ce n'est pas possible !
04:29Tu me le dirais, je ne le croirais pas !
04:31La grande famille des artistes serait donc un vain mot !
04:36Alors, je vais t'enfermer chez moi sans pantalon ni chaussures !
04:40Et tu n'en ressortiras qu'à part avoir écrit la pièce !
04:44Hein ?
04:44Tu seras comme un coq en pâte !
04:47Ma femme te préparera tes petits plats préférés !
04:51Hein ?
04:52Et je viendrai te rejoindre toutes les nuits !
05:00Avec un régime pareil, Sainte-Beuve lui-même aura du génie !
05:04Jamais !
05:04Jamais !
05:05Je n'habiterai cet individu dans mes foyers !
05:07Pourquoi ?
05:08Il a coquillé Victor Hugo !
05:09Encore où, on n'aurait pas !
05:11Victor Hugo est un grand homme !
05:13Alors moi, vous pensez !
05:14Ça serait fait ça !
05:14Mon cher directeur !
05:15Moi aussi, je peux tomber sous le charme de Madame Harrell !
05:19Ah !
05:20Tu me ferais sable en bec ?
05:22Hein ?
05:25Je ne veux pas réfléchir à la question !
05:31Écris d'abord la pièce !
05:37Merci, mon chéri, d'avoir pensé à ma fête !
05:42Ah ! Tu remercieras Roland aussi pour ces violettes !
05:46Je ne sais pas à toi qui les envoie ces violettes !
05:48Alors, vous t'en se prévalent !
05:49Ah ! Je retrouve mon hôtelot !
05:57Il faut que je parte !
06:00Encore ?
06:01Mais où vas-tu ?
06:04J'ai rendez-vous avec des amis !
06:07Je ne te crois pas !
06:09Toi, tu en as une autre !
06:12C'est ce que j'ai de plus sacré !
06:14Je te jure qu'il n'y a pas d'autre femme que toi !
06:17Qu'est-ce qui peut t'intéresser de plus que moi ?
06:22Je ne peux pas te le dire !
06:26Alors ?
06:27C'est que tu ne m'aimes plus ?
06:28Si, je t'aime !
06:29Je t'aime !
06:33Je t'aime !
06:35Je t'aime !
06:49Je t'aime !
06:59Je t'aime !
07:23Je t'aime !
07:25Je t'aime !
07:27Je t'aime !
07:29Oui !
07:29J'ai failli crever, moi, dans ce coin-là !
07:32Je parie qu'il y a encore des conspirateurs là-dedans !
07:35C'est impossible, c'est déjà là qu'on les a dénichés !
07:38Justement, peut-être qu'ils se sont dit qu'on n'aurait pas l'idée de revenir deux fois au
07:40même endroit !
07:44Pas si bête, hein ?
07:45Ah, ils sont malins !
07:47Ah, c'est de toi que je parle pas si bête ! Tu commences à m'inquiéter, toi !
07:52Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait ?
07:55Tu vas descendre là-dedans et tâcher de renifler ce qui s'y passe !
07:58Et pourquoi pas vous ?
07:59Ah, mais moi, moi, je ne renifle pas !
08:01D'abord, si on rencontre un aveugle dans un endroit pari, ça va paraître bizarre, non ?
08:05J'en ai marre, moi, d'être toujours le subalterne !
08:08Ne discute pas !
08:09Tu as peut-être une bonne chance de refaire sur face !
08:11En attendant, c'est moi qui plonge !
08:12Allez, allez, allez, allez, allez !
08:23Salvatore a raison, on te dit !
08:24Non, Salvatore est à... il est à Tienne !
08:26T'es à Tienne !
08:27Mais non, T'es à Tienne !
08:28Salvatore est à Tienne !
08:28Salvatore est à Tienne !
08:30Ça arrive de la grande armée ?
08:31Jamais !
08:32Jamais !
08:33T'es à Tienne !
08:34Et moi, je vous dis que Salvatore a raison !
08:36Non ! T'es à Tienne !
08:37Salvatore est à Tienne !
08:38T'es à Tienne !
08:39T'es à Tienne !
08:51Ils sont là-dedans ! Il y en a toute une bande !
08:53J'ai entendu crier plusieurs fois le nom de Salvatore !
08:56Maioche, au même endroit !
08:57Ha ha ha !
08:59Ouh, quel cul !
09:00Ha ha !
09:02Ah, cette fois-là, je vais le coincer !
09:04Maioche, tu vas courir au commissariat le plus proche !
09:08Mais nous ne sommes plus dans la police !
09:10Alors, c'est pas une raison pour pas lui rendre service, non ?
09:12La police, c'est...
09:13J'aime pas une fille avec les indicateurs !
09:16La roue tourne, la maioche, la roue tourne !
09:19Allez, fouette Cochet !
09:19Allez, allez !
09:20Allez, fouette !
09:21Ha ha ha !
09:22Allez !
09:23Fouette !
09:43Madame Roussoil, je vous prie d'attendre !
09:44Bien, bien, bien, bien, bien, bien !
09:51Dites-moi, ma chère Adele, est-ce que vos gages sont suffisants ?
09:55Non, parce que, sans nuire le moins du monde à votre maîtresse,
09:59vous pourriez de temps en temps me souffler un petit renseignement.
10:03Vous êtes bien placé pour le faire et je sais me montrer généreux.
10:08Monsieur, je ne mange pas de ce pain-là.
10:10Oh, monsieur, monsieur, monsieur, monsieur !
10:12Mais non !
10:18Farouche !
10:20Et moi, j'estime que votre cousin d'Orval dépasse les bornes de la biasséance.
10:24Je ne veux ni de ses fleurs, ni de ses bijoux, et encore moins de sa présence.
10:27Mais pour qui me prend-il ?
10:29Madame, je crois que vous vous trompez complètement.
10:31Le chevalier est un homme sincère.
10:34Un homme prêt à déposer à vos pieds son cœur et sa fortune.
10:37Mais ne sait-il pas que je suis fiancée ?
10:39Ah oui ?
10:40Oui, avec une ombre qui ne vous donne aucun signe de vie.
10:43Ceci n'est pas votre affaire !
10:46Vous ne lui laissez aucun espoir.
10:53Aucun !
10:55Et mon cher voudrait, puisque vous vous chargez si bien à des missions indélicates,
11:00dites à votre cousin que le meilleur moyen ne me plait à de ne plus jamais m'importuner.
11:08Adieu, colonel.
11:20Madame.
11:23Adieu, colonel.
11:34Ah, monsieur Pochard.
11:36J'attendais impatiemment votre visite. Venez.
11:39Je n'aurais jamais osé me présenter devant vous, madame la comtesse, sans un motif important, mais en
11:44facilement, c'est des rapidités.
11:46Oh, mon Dieu, qu'allez-vous m'apprendre ?
11:48Quand on fait appel à nous, ce n'est jamais comme porteur de bonnes nouvelles.
11:51Que fait monsieur de Valjeuneuse ?
11:54Beaucoup de choses, madame, et qui le conduiront sûrement à sa perte.
11:58Mais encore.
11:59Outre qu'il fait le siège d'une actrice du boulevard du crime, il a,
12:04avec les milieux anarchistes et républicains, les relations les plus douteuses.
12:10Je vois qu'il a repris d'anciennes habitudes.
12:15Est-il l'amant de cette Julie Armand ?
12:21Tout porte à le croire. Hier encore, il lui a fait parvenir un bouquet de violettes.
12:27La demoiselle, d'ailleurs, semble partager ses faveurs avec un autre galant.
12:31Tout cela est écœurant.
12:33Je dois, c'est la vérité de dire que je n'ai pas vu Julie Armand et monsieur de Valjeuneuse
12:37ensemble, n'est-ce pas ?
12:39S'il laisserait tout de même planer un petit doute sur leur relation.
12:43Arrangez-vous pour qu'il n'y en ait plus.
12:45Bien, madame.
12:46C'est bien pourquoi je vous paye, n'est-ce pas ?
12:49À ce propos, justement, je me permettrais de vous demander une nouvelle provision.
12:53J'utilise de nombreux collaborateurs et les frais qui m'incombent ont dépassé largement l'avance minime, tout à fait
13:00minime, que vous m'avez consenti.
13:02Bref, combien vous faut-il ?
13:04Deux mille francs.
13:05En calculant tout plus juste.
13:08Soit, mais à coup d'avance tout à fait minime, monsieur Beauchard, vous finirez par me coûter une fortune.
13:13La vérité n'a pas de prise.
13:18C'est payé bien cher son propre malin.
13:21Enfin, puisque j'ai mis le doigt dans l'engrenage.
13:29Monsieur le chevalier, j'ai d'excellentes nouvelles pour le projet qui vous échelle.
13:33Curieux, car on vient de m'en apprendre de bien mauvaises.
13:36Le colonel Vaudrin n'était peut-être pas le messager idéal auprès d'une personne aussi altière que la comtesse.
13:41Et vous prétendez l'être, vous ?
13:43Il ne suffit pas toujours de supplier pour obtenir ce qu'on désire.
13:46On peut atteindre son but par des chemins détournés.
13:49Je ne prends jamais ces chemins-là, de peur de me salir.
13:51Enfin, monsieur étant à votre service, c'est moi qui me chargerai de tout.
13:55Écoutez, allons, carte sur table.
13:57Qu'avez-vous à me proposer ?
13:58Je me fais fort de vous l'amener ici, chez vous.
14:01Si j'y arrive, aurai-je ma récompense ?
14:03Eh bien sûr, toute peine mérite salaire.
14:05Il ne s'agit pas de peine parce que j'éprouve à vous servir un plaisir plus grand que vous
14:09ne pensez,
14:10ni de salaire, parce que je travaille en artiste.
14:12Mettons émolument, gratification, honoraire.
14:14Ou témoignage de reconnaissance.
14:16Si vous voulez. Et combien ?
14:1750 000 francs.
14:1850 000 francs, monsieur.
14:19Je te prie.
14:21Seriez-vous moins riche que je ne le croyais, ou moins amoureux que vous ne le pensez ?
14:28Soit.
14:29Vous désorez.
14:31À condition naturellement que soient tenues toutes les promesses que vous me faites.
14:36Vous en aurez pour votre argent.
14:48Et dire que je fais ça par amour.
15:07Colomban m'a fait savoir que la réunion d'aujourd'hui était importante.
15:11Merci d'être venu, mon colonel.
15:13Nous allons avoir des ennuis avec la jeunesse.
15:16Si une nouvelle révolution a éclaté aujourd'hui, la grande différence avec celle de 89, c'est qu'elle commencerait
15:22par la terreur.
15:23Nos robes espiraux semblent fin prêts.
15:27Il y a tout de même des républicains moins sanguinaires.
15:29C'est pourquoi Blanqui demande qu'on élimine les énergumènes.
15:33Il ne veut pas que quelques trubillons portent atteinte à la grande idée qu'il défend.
15:38Ils en sont là, vos jeunes gens ?
15:40J'en connais qu'ils fabriquent des bombes dans leur chambre, et ce n'est pas pour fêter le 14
15:44juillet.
15:44Une action prématurée risque de nous nuire à tous, républicains ou bonapartistes.
15:50Je partage assez l'avis de Blanqui. Quand un doigt est malade, on le coupe.
15:54Nous nous rallierons à votre proposition, je vous l'assure.
15:58Ce jeune Parizeau a des dents de loup qui pourraient bien n'être que des dents de renard.
16:04Quelle heure est-il ?
16:07Quatre heures.
16:09Patrice m'avait pourtant promis de venir.
16:12Mais il est trop tôt pour s'inquiéter.
16:13Parlez-vous du jeune Patrice Desforges, dont j'ai beaucoup applaudi la Charlotte Corday récemment ?
16:18Vous étiez sans doute à la première, car il n'y a pas eu de seconde représentation.
16:22Ah, c'est juste, oui.
16:23Attends-là ! Personne ne bouge ! Attends-là ! Attends-là !
16:26Attends-là, vous lisez !
16:30Au nom du Roi, je vous arrête.
16:32Inutile de me montrer le chemin. J'ai l'habitude.
16:36Gendarmes, emmenez-les.
16:43Ah, cette fois-ci, Monsieur le Ministre, il faut faire un exemple.
16:47Je veux qu'une justice impartiale les envoie tous à l'échafaud.
16:50Si, ils sont presque 20.
16:53Raison de plus pour me défendre. C'est une véritable coalition.
16:55Les plus grands ont échappé à la RAF.
16:57La sévérité du châtiment les fera réfléchir.
17:00Quand un général de Prémont et un marquis de Valjeuneuse passeront sous le coup près,
17:04ils hésiteront à fomenter des troubles.
17:08Croyez-vous.
17:09Valjeuneuse, il fallait encore qu'ils me sautent au nez ce Salvator comme un diable sortant d'une boîte.
17:14Ces gens-là ne meurdons jamais.
17:18Les héros ont la vie dure.
17:21Des héros ?
17:22Vous me la mariez belle.
17:23Ils mériteraient d'être marqués de la fleur de lys.
17:26Malheureusement, je ne dispose plus de la fleur de lys.
17:29Mais j'ai hérité la guillotine.
17:31Oui.
17:33Et...
17:35Une constitution.
17:37Je crains fort que la Chambre des Pères ne vous accorde pas un verdict aussi dur.
17:41J'exige au moins la déportation à vie.
17:44Ou vingt ans de galère.
17:46Ou dix ans de prison.
17:48Ou cinq ans de privation de droits civiques.
17:50Enfin, j'ai tout le même droit à quelque chose.
17:53Certes, le flagrant délit de conspiration tombe sur le coup de la loi.
17:57Mais...
17:58Il ne s'agit là qu'à une réunion interdite.
18:00Parlons-en de votre réunion.
18:02Des gens le fou ont avoué qu'ils préparaient des attentats contre moi.
18:05Vous me l'avez dit vous-même.
18:07Ceux qui les font vraiment ne se laissent pas prendre avec autant de facilité.
18:10J'ai des ennemis partout.
18:12À droite, à gauche, au-dessus, au-dessous.
18:15Voilà mon trône.
18:17Je suis assis sur un volcan.
18:19J'ai un furongle à la fesse.
18:31Hélas, madame, ce que j'avais prévu est arrivé.
18:34Les inconséquences de votre fiancé l'ont fait jeter dans les prisons du roi.
18:39Le pauvre fou.
18:40Non, vous le plaignez encore.
18:43Je ne puis faire autrement.
18:46Il est vrai que son sort n'est guère enviable.
18:49Conspiration contre le trône, association de malfaiteurs dans le but d'attenter à la personne du roi.
18:55Son cas est si grave qu'il sera très certainement condamné à mort.
19:01D'autant plus que Sa Majesté Louis-Philippe est en ce moment très monté contre les factieux, qu'ils soient
19:05bonapartistes ou républicains.
19:08Une demande de grâce serait à coup sûr rejetée.
19:15Monsieur Pochard, conseillez-moi.
19:20Dans ces sortes d'affaires, madame la comtesse, il faut laisser parler son cœur.
19:25Si j'écoutais le mien...
19:27Que feriez-vous ?
19:29Vous aimez votre fiancée, malgré tout.
19:36Hélas, oui.
19:37Dans ce cas, vous ne négligeriez aucune chance.
19:41Vous seriez prête à tous les sacrifices pour lui sauver la vie en face à ce que mon cœur, à
19:45moi, me dicterait.
19:46Évidemment.
19:49Alors, le nom...
19:52Le nom que je vais prononcer va certainement vous irriter, mais...
19:56Il faut dominer votre humeur contre un homme qui, après tout, n'a que le tort de vous aimer.
20:01Vous voulez parler du chevalier d'Orval ?
20:03Sous-secrétaire à l'intérieur.
20:06Ce qui veut dire que le sort des conspirateurs est plus ou moins entre ses mains.
20:12Roland est perdu.
20:14Pas forcément.
20:16Le chevalier d'Orval est un homme influent, un compliment ici, une promesse là.
20:21Et on s'aperçoit que les juges ont un cœur, comme tout le monde.
20:27Mais pourquoi le chevalier d'Orval ferait-il le moindre geste ?
20:33Lui seul peut vous répondre.
20:36Demandez-le lui.
20:38C'est à vous de le faire.
20:41Mais il se croirait autorisé à toutes les privautés.
20:46Madame la chevalier d'Orval est un gentilhomme.
20:48Il ne se permettra que ce que vous lui permettrez.
20:52Le bonheur de plaire à celle qu'on aime lui suffira peut-être.
20:58Ah, j'en doute.
21:00N'oublions pas l'alternative principale qui est de faire en sorte que votre fiancé vive ou meurt.
21:08Vous avez raison.
21:12Je vais écrire au ministère de l'Intérieur pour demander audience au secrétaire d'Etat.
21:17C'est choisir la difficulté et l'homme dans son intimité sera plus accessible que le fonctionnaire dans ses rapports
21:24officiels.
21:25Soit, j'irai chez lui.
21:31C'est une démarche pénible.
21:34Celle du marquis de Valjeuneuse à l'antel échafaud ne le sera pas moins.
21:39Voulez-vous que, pour vous éviter une correspondance délicate, je me charge de lui annoncer moi-même votre visite ?
21:46Oui, allez, vous me rendrez service.
22:45Celle du marquis de Valjeuneuse à l'anteliers à l'anteliers à l'anteliers à l'anteliers à l'anteliers
22:46à l'anteliers.
22:50Celle du marquis de Valjeune
22:51Qui êtes-vous ?
22:52Antoine Mordu.
22:56Les bénistes.
22:58Un incarcéré pour un girodrapeau sous Charles X.
23:03Le drapeau blanc est devenu très connard.
23:06Les drapeaux pinces.
23:08Les condamnations restent.
23:17Il voulait continuer tout droit.
23:19Sans nous, il passait à côté.
23:22Sept ans de travail pour en arriver là.
23:24Et nous, trois jours pour le même résultat.
23:26Combien de temps faut-il encore creuser pour sortir de là ?
23:29Trois jours.
23:30Venez, Roland.
23:31Ou bien, sept ans.
23:33Le nord-froidi s'en va.
23:36Richard, j'espère que vous êtes sûr de ce que vous venez de m'apprendre.
23:39Je ne vous pardonnerai pas une fausse joie.
23:41Je précède la comtesse de quelques minutes.
23:44C'est du moins ce qu'elle m'a affirmé.
23:46Mais souvent, femme varie.
23:48Ne méestimez pas votre pouvoir de séduction.
23:51On vous a bien servi auprès d'elle et dans le désarroi où elle se trouve, c'est vers vous.
23:58Tout naturellement qu'elle a cours.
24:01Je ne puis arriver à le croire.
24:03Moi, je vous parie qu'elle viendra.
24:06On voit bien à votre assurance que vous n'êtes pas amoureux.
24:10Pas amoureux, mais tout de même impatient.
24:16Impatient ? Pourquoi ?
24:18Car le moment arrive où vous devez me témoigner votre reconnaissance.
24:23Ah oui, vos 50 000 francs.
24:25Je vous en prie, je n'ai pas la tête à faire des comptes en ce moment.
24:29Je ne vous ferai pas l'injure de douter de votre parole.
24:33Et puis votre contrat n'est pas rempli.
24:36Il se peut fort bien que la personne en question revienne sur sa décision.
24:40Non.
24:43Pourquoi ?
24:44Elle a un petit service à vous demander.
24:48Ah oui ?
24:50Et lequel ?
24:52Je l'ignore.
24:54Je crois qu'il est d'ordre intime.
24:57Moi, je n'ai pas eu la discrétion de lui demander.
25:02Enfin, j'imagine que rien n'est plus agréable que d'obliger la femme qu'on aime.
25:07Certainement, certainement.
25:10Qu'est-ce que c'est ?
25:14Madame la Comtesse de Rion.
25:16J'ai gagné.
25:19Félicitations.
25:20Et mes 50 000 francs...
25:21Bien, revenez demain.
25:22Ah, écoutez.
25:22Puis filez par le Pâques, je ne veux pas qu'on le voit ensemble.
25:26Faites entrer à la Comtesse de Rion.
25:48C'est presque une intrusion, Monsieur. Veuillez me pardonner.
25:52Vous savez bien que ma porte vous est toujours ouverte.
25:56Je vous remercie de votre bon accueil, il me réconforte.
26:00Il y a des moments où Paris se fait désert, les amis se font fuyants,
26:04et où la peur entre par toutes les fenêtres.
26:08Alors, venez.
26:11Venez.
26:13Asseyez-vous.
26:15Mettez-vous à votre aise.
26:17Je n'ai même pas pris le temps de vous prévenir moi-même de ma visite,
26:21tant j'avais hâte de vous voir.
26:22Mais vous avez bien fait.
26:25Votre empressement me va droit au cœur.
26:28Mais les usages ne sont qu'une barrière pour nous protéger
26:31des importuns...
26:33ou des indifférents.
26:37Accepteriez-vous une...
26:39une tasse de thé ou un verre de Bordeaux?
26:42Du thé, s'il vous plaît.
26:58Tu fais confiance à l'homme du monde.
27:19Ah...
27:20de... de côté.
27:30Dites-moi à ceux qui vous tourmentent.
27:34Il s'agit de...
27:37Roland.
27:39J'aurais dû m'en douter.
27:40Que penseriez-vous d'une femme qui, sachant son fiancé en danger,
27:44ne tenterait rien pour l'aider?
27:47Pour moi, cela dépendrait du fiancé
27:49et de sa façon de vivre.
27:51Oh, je sais. La conduite de Roland appelle bien les critiques.
27:55Mais le ressentiment est la marque d'un esprit bas.
27:59Puisque vous me demandez mon avis,
28:01je vous dirai, madame, que M. de Valjeuneuse
28:03ne paiera jamais assez cher les inquiétudes qu'il vous cause.
28:06Il n'est pas question de moi.
28:10Et pourquoi êtes-vous là, alors?
28:13Parce que je pensais pouvoir m'appuyer sur votre sympathie.
28:18Et par sympathie pour vous,
28:20je devrais sauver l'homme pour lequel je n'ai que du ressentiment.
28:24Soyez grand seigneur.
28:27J'essaie constamment de l'être.
28:32Cela ne va pas sans quelques efforts.
28:36Encore un.
28:42M. le ministre,
28:44je vous en serai éternellement reconnaissante.
28:48Oh, l'éternité,
28:50c'est peut-être un peu long.
28:54Admettons que je fasse de mon mieux
28:56pour le sortir de la mauvaise passe
28:57où il s'est bêtement jeté lui-même.
29:03Qu'en tirerai-je,
29:05moi qui vous aime?
29:09Vous serez le meilleur de mes amis.
29:13Et vous viendrez ici
29:16autant que je le souhaiterais?
29:18Me suis-je pas venue aujourd'hui?
29:23C'est bon.
29:25Je tenterai tout ce qui est en mon pouvoir.
29:29En espérant n'être pas dupe
29:31à la fin du compte.
29:32Pourriez-vous regretter une bonne action?
29:34Non seulement la regretter, madame,
29:37mais m'en mordre les doigts.
29:39Enfin,
29:41puisque nous devons le voir,
29:44ne soyons pas trop sceptiques.
29:46et buvons
29:48à notre prochaine rencontre.
30:07Bon, vu que ça marche.
30:09Oui, je pourrais bien savoir
30:11ce que fait Patrice.
30:12Je me méfie de Parizeau
30:13et de son influence.
30:32venez,
30:33nous avons dépassé l'enceinte.
30:34Nous devons être sous la rue.
30:36Venez.
30:36Ça marche.
30:54education,
30:55c'est bon.
30:57Au revoir.
31:05Me d'être.
31:05Il a aussi.
31:14Je ne pense pas.
31:15Oh, merde !
32:05Evadés ?
32:07Ils s'étaient évadés.
32:10Oh, mon Dieu ! Quelle bonne nouvelle vous m'apportez là !
32:13Faut-il vraiment s'en réjouir, madame la comtesse ?
32:16Bien sûr, puisqu'il échappe à la mort, vous l'avez dit vous-même.
32:19Certes, certes, encore qu'une grâce de dernière heure eût toujours été possible, tandis que maintenant...
32:23Quoi maintenant ?
32:24En échappant à la justice du roi, il échappe aussi à sa faimance.
32:29Ce n'est plus désormais qu'un proscrit...
32:30Merci, Annelle.
32:40Oui, ce n'est plus désormais qu'un proscrit, n'est-ce pas ?
32:42Un homme traqué qui ne peut même plus compter sur les efforts de ses amis.
32:47Ah, ce geste de désespoir, il peut bien voir sa nature.
32:50Je le trouve admirable.
32:52Peut-être qu'enfin ça n'arrange pas nos affaires.
32:56Il y a un temps pour la peur, un autre pour l'espérance.
33:01Si je vous comprends bien, il était inutile de déranger le chevalier d'Orval.
33:04Très utile, au contraire. Sans ma démarche, je n'aurais jamais pu m'apercevoir de sa délicatesse.
33:09Ah oui, c'est vrai, je peux le dire, elle est très délicable.
33:13Vous me l'aviez dit, mes craintes étaient veines, le chevalier d'Orval est un gentilhomme.
33:17J'ai pu m'en apercevoir grâce à vous.
33:20Combien vous dois-je ?
33:22Oh, madame, le tarif le plus minime.
33:27Avance déduite, la note est de 5 000 francs.
33:315 000 francs ?
33:34Monsieur Pochard, vous êtes un escroc.
33:39Évidemment, madame la comtesse, un gentilhomme ne vous demanderait rien.
33:43Surtout un millionnaire.
33:45Mais moi qui suis un pauvre bourg, j'ai beaucoup de faux frais.
33:49Remarquez en passant les subtilités de la langue française.
33:52Elle ne fait pas dire que ce sont de vrais frais.
33:55Bon, vous les aurez pour m'avoir sciemment torturée.
33:58Car enfin, rien ne prouve que mon fiancé m'ait été infidèle, n'est-ce pas ?
34:01Prétendez-vous le connaître mieux que moi ?
34:04Mon mérite serait grand.
34:08Monsieur de Valjeuneuse n'est pas un homme de plaisir.
34:11Je le regrette pour vous.
34:17Et mon remords est de l'avoir un instant soupçonné.
34:23Voilà une façon de me dire que vous n'avez plus besoin de mes services.
34:28J'en prends note, madame.
34:31Et quand nos comptes seront faits, j'irai me fondre, avec votre permission, dans un anonymat ration.
34:40Mais comme je mets plus haut que tous les devoirs de ma profession, je me permettrai de vous avertir de
34:44toute nouvelle fâcheuse, naturellement, que j'aurai à connaître.
34:49Je vous le défends bien.
34:50Et gratuitement.
34:52Selon les traditions de la maison Pochard et compagnie, silence et rapidité, une enquête n'est vraiment terminée qu'autant
34:57qu'il n'y a plus rien à dire.
34:59Ma porte vous sera fermée.
35:00Je trouverai toujours une fenêtre ouverte.
35:04C'est la soupape de la curiosité.
35:07Moi qui ai envie, je peux vous l'affirmer, la curiosité ne connaît pas de barrières.
35:11Allez-vous-en.
35:12Non, non, madame, non.
35:15Pas avant d'avoir reçu le prix de mes bons et loyaux services.
35:19Allez-vous-en.
35:23Attends !
35:25Papa, attends !
35:29À table, sinon tu vas te faire engueuler !
35:33À table !
35:34Est-ce qu'on te fout de la paix un jour dans une barrique ?
35:37Oui !
35:38Je suis occupé, entendu, occupé.
35:40Qu'on garde la souponchon en attendant que j'arrive, voilà.
35:43Non, mais...
35:44Maman ! Maman, il est devenu fou !
35:47Les conquêtes des femmes ne se font que par l'indulgence des hommes.
35:51Ah, euh... Maxime de la Rochefoucauld.
35:55Non, non, non. De moi, tout simplement.
35:56Il est admirable.
35:58Bon, euh...
35:58Venons-en aux fêtes, M. Dobfert.
36:00Pensez-vous que votre machine sera bientôt prête ?
36:03Ah, mais...
36:04Elle est déjà, mon cher Campbell, mais elle est...
36:06Je vous ai prévenu d'un maniement délicat.
36:10Alors...
36:11Qui se changera de l'opération ?
36:14Eh bien...
36:15Vous étiez sur les ronds, avec plusieurs de nos camarades, et...
36:19On a joué au sort le plus intelligent, et c'est tombé sur nous.
36:23C'est-à-dire sur le plus capable ?
36:25C'est moi, naturellement. Je bénis le hasard qui fait si bien les choses.
36:30Donc, le personnage se rend tous les vendredis soirs des Tuileries à son domicile de Neuilly.
36:37Il emprunte toujours le même chemin, par le bois de Boulogne.
36:41C'est sur ce parcours que nous l'attendrons.
36:43Alors, quand pensez-vous être prêts ?
36:45Ah, sage...
36:47Je dois encore procéder à des essais.
36:51Il faudrait un adjoint.
36:53Voulez-vous de moi ?
36:55Crovel !
36:56Oh, c'est trop d'honneur !
37:00Vous verrez, oui !
37:01Feu, feu, feu, feu, feu, feu, feu, feu !
37:04Enfin, ils vont se rendre compte tous, autant qu'ils sont, de quelle trente je suis !
37:07Ma femme, mes fournisseurs et mes clients !
37:10Oui, messieurs !
37:11On a voulu voir à moi qu'un être débile et plus inalible !
37:15Il aura suffi de notre rencontre pour faire de moi un homme prédestiné !
37:20Oh, messieurs, laissez-moi vous témoigner toute ma reconnaissance !
37:23Bon, alors, surtout, le secret !
37:26Un bœuf sur la langue !
37:27Je me sens comme un taureau !
37:29Tu aurais un bœuf sur la langue !
37:31Bon, si maintenant, mes frères, vous voulez partager mon modeste repas,
37:36ma famille, toute ma petite famille, se serrera pour faire de la place !
37:40Venez !
37:50Rien de nouveau ?
37:51Euh, non !
37:53Ah, vers la caissière du théâtre, qui croit qu'elle a une touche !
38:01Non, ben, il faut pas se décourager !
38:03On l'a déjà agrafé une fois en partant d'ici !
38:06Y a pas de raison que ça soit de nouvelles formes !
38:08Il faudrait une sacrée chance !
38:10La chance du fusil !
38:12C'est la malchance du lièvre !
38:14As-tu remarqué combien notre... notre gibier à nous ?
38:18est toujours surpris quand on le débusque !
38:20C'est parce que sa vie est trop pleine pour penser à nous,
38:23alors que nous passons la nôtre à penser à lui !
38:27Où que soit Salvator, il y a un lien invisible qui le relie à ce théâtre !
38:33Ce fil, un instant cassé, sera renoué aujourd'hui, demain ou dans huit jours, comme par une heure !
38:44Une araignée obstinée qui veut toujours tiser sa toile au même endroit !
38:50Malgré les coups de balai !
38:52Oh, chef !
38:56Causant comme vous causez, vous auriez dû être curé !
39:04J'ai bien déçu ma pauvre mère quand j'ai jeté la soutane aux orties !
39:12Vous ne me l'aviez jamais dit !
39:15C'est... c'est mon jardin secret !
39:24À votre bon cœur, Fionna !
39:27Est-ce que vous avez un jardin secret ?
39:30Un ouvre les yeux au lieu de poser des questions idiotes !
39:33Regarde qui s'amène là !
39:41Je ne voudrais pas me tromper, mais je crois que c'est un des évadés de Sainte-Pélagie !
40:01Eh bien, tu vois ! Tu vois ! Le fil sort un loup de lui-même !
40:08Ce serait trop beau !
40:10Je te parie que ce type-là va nous ramener un Salvator !
40:13Et que le Salvator retournera en tôle pour arranger vos affaires !
40:19Parce que la maioche en garde comme le monde est bienfait !
40:24Le bonhomme en tôle, sa bonne femme tombe dans les bras d'un autre !
40:29Et, en plus du plaisir, ça me rapporte 50 000 francs !
40:34Ça nous rapporte 50 000 francs !
40:38Ça nous rapporte 50 000 francs !
40:44Ouais !
40:46Ne vendons pas la peau de l'ourche !
40:50Mais il est fou ! Mais il est complètement fou !
40:53N'était-il pas heureux avec moi ? N'était-il pas tranquille ?
40:56Peut-être même qu'il l'était trop !
40:59Et vous dites que Salvator croit pouvoir le retrouver ?
41:01Oui, mademoiselle, mais pour cela, il a besoin de votre aide !
41:03Oh, Patrice, tu vas m'entendre !
41:07Mais ces huit jours sans nouvelles, c'est vraiment trop de méchanceté !
41:09Son idée fixe, c'est de tuer le roi !
41:11Quoi ?
41:11Peut-être qu'en vous voyant, il retrouvera sa raison !
41:13Du moins, Salvator le souhaite !
41:16Je viens avec vous !
41:18Nous sommes en répétition, il faut que je demande la permission !
41:21Mais, mon cher Hallet, à la fin du conte, notre bonne reine Elisabeth est tout de même une femme !
41:27Je n'ai jamais pu la déshabiller tout à fait complètement pour m'en apercevoir !
41:31Oui, on est sûr au moins qu'elle n'a pas de barbe !
41:34Ou qu'elle a un très bon rasoir !
41:38Mais si elle, j'entends son bas, que faire ?
41:40Cachez-vous sous le lit !
41:45Cachez-vous sous le lit !
41:50Seulement, mon vieux, dites-moi, vous me direz ça bien au public, hein, face au public, pour bien marquer les
41:55faits comiques !
41:56Regardez ça !
41:58Cachez-vous sous le lit !
42:02Vous pensez que ça fera rire ?
42:04Ben, c'est écrit pour !
42:06En principe, le jeune scribe est un spécialiste de la farce !
42:11Oh, dites-donc !
42:12Et ces auteurs, quels étranges animaux !
42:14Vous leur donnez une tragédie à retoucher et ils vous rapportent un vaut de ville !
42:19Par contre, donnez à Monsieur Hugo une bouffonnerie !
42:24Il vous en fait un drame en verre en cinq actes !
42:28Julie ! Julie !
42:31Excusez-moi, patron, je dois partir !
42:34Mais ce n'est pas ta réplique !
42:35Deux petites heures, ça m'arrangerait vraiment !
42:38Tu crois que je peux travailler dans des conditions pareilles ?
42:40Julie ! Bon, elle s'en va !
42:43Bon, dites-moi !
42:44Régisseur !
42:45Vous me collerez dix francs d'amande à Mademoiselle Armand !
42:49Hein ? Dix francs d'amande !
42:51Ça fait cent petits sous l'heure !
42:56Allez, enchaînons !
42:57Allez, sous le lit !
42:58Sous le lit !
42:58Il y a un truc du lit !
43:02Tiens, vous pouvez rentrer !
43:04Hé !
43:08Rue du pot de fer à minuit longtemps !
43:14Hé !
43:15Allez !
43:42Tiens !
43:48Tu vois, l'avantage d'avoir étudié la chimie,
43:51c'est qu'on peut fabriquer soi-même
43:54ces engins explosifs.
43:56Tu vois que les études ont du bon.
44:01Et à qui sont destinées cette marmite et ces bonnes bouteilles ?
44:04En principe, à des gens qui ont déjà des caves bien garnies.
44:08Que veux-tu ? On est près de couriches.
44:11Bon.
44:14Que tu t'amuses à jouer les terroristes, c'est ton affaire.
44:18Mais je ne veux pas que Patrice soit mêlé à tout cela.
44:22Compris ?
44:23Alors tu vas me dire où je peux le joindre.
44:29Comment tu l'ignores ?
44:31C'est surprenant, moi, mes amis savent toujours où me trouver.
44:35Où est-il ?
44:37Je pense que s'il avait voulu que tu le saches,
44:39tu n'aurais pas besoin de me le demander.
44:41Alors ne me demande pas d'être indiscret.
44:45Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il est très occupé.
44:51À préparer l'attentat contre Louis-Philippe, je suppose.
45:02C'est très possible, en effet.
45:05Et toi, tu restes ici pendant que les autres vont risquer leur peau.
45:08Moi, je commande la manœuvre.
45:10De loin, c'est plus prudent.
45:14Je te montrerai, ainsi qu'à beaucoup d'autres,
45:16qu'à la mort n'y ferait aucun d'entre nous.
45:19Ça, mon petit, il faut être face à elle pour en être sûr.
45:31Le jour viendra.
45:35Peut-être plus tôt que tu ne le penses.
46:24L'adresse où je peux joindre, Patrice.
46:25L'adresse où je peux joindre, Patrice.
46:30L'adresse où je peux joindre, Patrice.
46:38Pourquoi bon vouloir empêcher quelque chose qui est maintenant inéductable ?
46:45L'adresse.
47:00C'est idiot.
47:02Nous allons mourir pour rien.
47:16L'adresse.
47:20L'adresse.
47:23L'adresse.
47:34J'ai de me faire le ferrailleur.
47:36D'ailleurs, le bretet de maison.
47:39Parfait.
47:45Je te laisse le soin d'éteindre la mèche.
48:03J'ai l'adresse.
48:21Sous-titrage Société Radio-Canada
48:46Sous-titrage Société Radio-Canada
49:36Sous-titrage Société Radio-Canada
50:04Sous-titrage Société Radio-Canada
50:32Sous-titrage Société Radio-Canada
51:00Sous-titrage Société Radio-Canada
51:54Sous-titrage Société Radio-Canada
52:40Sous-titrage Société Radio-Canada
53:00Sous-titrage Société Radio-Canada
53:03Sous-titrage Société Radio-Canada
53:47Sous-titrage Société Radio-Canada
54:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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