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  • il y a 11 heures
Au soir de la cérémonie de clôture, le bilan des Jeux de Paris 2024 semblait faire l’unanimité, qu’en est-il un an après ? L’héritage promis est-il à la hauteur des attentes ? L’investissement d’argent public a-t-il profité à chacun d’entre nous ? Et quels enseignements tirer pour l’organisation des Jeux d’hiver, Alpes 2030 ? Des Pyrénées-Orientales, au département du Nord, en passant par Paris et Rouen, Quentin Calmet invite des Français de tout le territoire à témoigner sur le plateau de Dialogue Citoyen. Professeur d’EPS, athlète handisport, président de clubs. Ils évoquent la baignade dans la Seine, l’accès aux équipements pour les personnes en situation de handicap ou le manque d'infrastructures comme les piscines dans de nombreuses villes. Dans cette dernière émission de la saison, ils interpellent les sénateurs et soulèvent cette question : les JO de Paris 2024 étaient-ils réellement les jeux de tout le territoire ? Année de Production :

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Transcription
00:09Bonjour à tous, c'était il y a un an, les commentateurs, la presse nationale et internationale
00:15qui saluaient des Jeux Olympiques parisiens réussis.
00:17Merci, titrait tout simplement Le Parisien, quand Le Monde écrivait un si bel été.
00:23The Guardian en Grande-Bretagne qui parlait des Jeux les plus beaux, les plus sereins de tous.
00:28Des réactions unanimes pour un événement bien organisé, qu'il s'agisse de la sécurité, des transports et des compétitions
00:35sportives.
00:36Des Olympiques dont on connaît maintenant le coût pour la collectivité.
00:406 milliards d'euros, a dit la semaine dernière la Cour des comptes, quand le budget initial prévoyait 1,47
00:46milliard d'argent public en 2018.
00:49Alors un an après, que reste-t-il de cette grande fête ?
00:52Infrastructure de transport, grands sites sportifs, baignabilité de la Seine ou de la Marne,
00:57que dire aussi de la pratique sportive pour les fédérations et pour le grand public ?
01:02Enfin, comment bien préparer les Jeux Olympiques d'hiver que la France organise en février 2030 ?
01:08Dans ce nouveau numéro de Dialogue Citoyens, 5 Français vont témoigner de leur expérience.
01:13Ils ont été acteurs des Jeux ou témoins de leur organisation.
01:16Bonjour à tous les 5, merci d'avoir accepté de participer à cette émission.
01:19Vous êtes professeur de PS, athlète, dirigeant de classe sportive ou simple pratiquant.
01:25Avec vous, nous allons faire un tour de France car les Jeux n'étaient pas que parisiens.
01:29Nous parlerons aussi de l'importance de l'éducation au sport.
01:33Et pour commencer, nous allons donner la parole à un athlète ayant participé aux Jeux.
01:37Nous allons à Paris retrouver Sofiane.
01:39Bonjour Sofiane, vous avez 41 ans, vous pratiquez le basket fauteuil.
01:43Vous avez représenté la France lors des Jeux paralympiques.
01:46Pour vous, l'un des héritages des Jeux, c'est d'abord un nouveau lieu accessible.
01:51Avant de vous entendre, on va regarder quelques images que vous avez tournées pour nous.
01:55Voilà, le premier héritage des Jeux, c'est de s'entraîner tous les mercredis à l'Adidas Arena
01:59avec mon club, le Paris-Basket fauteuil.
02:03Bonjour Sofiane, donc l'Adidas Arena a été construit dans la capitale pour les Jeux olympiques et paralympiques.
02:09Parlez-nous de ce lieu, qu'est-ce qu'il a changé pour vous, qu'est-ce qu'il représente
02:12?
02:13Bonjour, ce lieu est juste magnifique.
02:15Il est tout neuf, tout beau, totalement accessible.
02:19C'est vraiment une chance.
02:21Et aussi, on est très fiers de pouvoir s'y entraîner
02:25parce qu'on avait peur que les infrastructures après les Jeux
02:28allaient être réservées à une certaine élite.
02:31Et de pouvoir, nous, personnes en situation de handicap, athlètes,
02:36pouvoir en bénéficier, c'est juste génial.
02:38parce que c'est un lieu qui est fait vraiment pour faire du sport,
02:43pour les associations, pour le Paris-Basketball aussi,
02:46le club de professionnels qui a été champion de France il n'y a pas longtemps.
02:50Donc, pour les associations et pour les clubs, c'est vraiment très bien.
02:54Et aussi pour les concerts.
02:54Donc, c'est une chance.
02:56Il y a bien un autre lieu qui existe en Ile-de-France.
02:59C'est le Prisme.
02:59C'est à Bobigny.
03:00Un lieu multisport livré après les Jeux
03:03qui se veut inclusif, mais très mal desservi
03:06pour les personnes en situation de handicap.
03:08C'est ça aussi ?
03:09Oui, c'est vrai que malheureusement, le Prisme est un peu mal desservi
03:12alors que c'est une superbe idée.
03:15Vous savez, on parle beaucoup d'inclusion au sport, au travail, à l'école,
03:18mais si on ne nous donne pas la possibilité de nous déplacer facilement
03:21pour accéder à ces lieux, l'inclusion ne fonctionne pas.
03:26Et le sport en est un bon exemple.
03:28Du coup, c'est vrai que le Prisme est un lieu superbe,
03:30mais malheureusement, pour y accéder, c'est un peu plus compliqué.
03:32Alors qu'à l'Adidas Arena, on y accède facilement par le tramway,
03:36par le RERE.
03:37Et bien sûr, les bus, qui grâce aux Jeux, ont été tous mis à norme.
03:43Et surtout, les trottoirs ont été relevés
03:45pour qu'on puisse monter dans les bus
03:48sans qu'il y ait trop de pente,
03:50sans que la pente soit assez tendue.
03:53Le nerf de la guerre, vous le disiez à Sofiane, c'est les transports.
03:56Quel est le constat un an après les Jeux ?
03:59Le comité d'organisation qui avait promis d'avoir 100% des 25 sites
04:03accueillant des épreuves qui soient accessibles.
04:05Quel est votre constat ?
04:08Je constate qu'il y a vraiment une évolution positive.
04:12Les choses changent.
04:13Et moi, ce qui me rend très content, c'est qu'on en parle.
04:17On parle de ces choses-là, parce qu'avant, on n'en parlait pas du tout.
04:20On parle de l'accessibilité.
04:21Ça fait partie des dossiers qui sont importants, comme l'ont été les Jeux.
04:28Les équipements, aujourd'hui, sont presque tous accessibles.
04:31Et ça, c'est un vrai plus.
04:33Bien sûr, on est conscient que les métros ne seront jamais à 100% accessibles.
04:36Mais il y a une vraie volonté de rendre peut-être certains métros accessibles
04:41pour qu'on puisse se déplacer plus facilement.
04:44et d'éviter de prendre le bus pour traverser tout Paris.
04:47Parce que le bus reste un très bon moyen de se déplacer.
04:49Mais ça reste quand même compliqué de pouvoir traverser Paris en bus.
04:52Il nous faudrait une heure, une heure et demie.
04:54Donc, c'est pour ça qu'il ne faut pas quand même se dire
04:58que les bus sont accessibles et se dire que les métros, on n'y touchera pas.
05:01Non, il faut quand même y toucher.
05:02Bien sûr, toutes les lignes, toutes les stations ne seront pas accessibles.
05:05Mais peut-être, des points stratégiques,
05:08ce serait important de rendre certains points stratégiques accessibles
05:11pour qu'on puisse se déplacer plus rapidement.
05:13Oui. Merci, Sofiane, pour ce premier témoignage.
05:16Vous restez avec nous.
05:17On va vous écouter un peu plus tard dans l'émission.
05:19Je vous présente les sénateurs qui vont réagir à ces témoignages
05:22tout au long de cette émission.
05:23Bonjour à tous les trois.
05:25Vous allez donc pouvoir dialoguer avec nos citoyens.
05:28Martine Berthet, bonjour à vous.
05:30Vous êtes sénatrice à l'heure de la Savoie.
05:32Vous avez été maire d'Alberville,
05:34une autre ville olympique française, en 1992.
05:37Nous verrons si nous pouvons faire des parallèles avec cette expérience.
05:41Également avec nous, Adèle Zian, bonjour.
05:43Vous êtes sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis,
05:45membre de la commission culture, éducation et des sports du Sénat.
05:48Et enfin, nous accueillons Michel Savin, bonjour.
05:50Sénateur LR de l'ISER, grand spécialiste du sport à droite au Sénat.
05:54Une réaction à ce qu'on vient d'entendre, Mme Berthet.
05:57On voit plutôt un motif de satisfaction un an plus tard de la part de Sofiane.
06:01Qu'est-ce que vous retenez ? Qu'est-ce que vous avez dû répondre ?
06:03Oui, alors moi je suis tout à fait ravie qu'effectivement il y ait ce constat
06:08d'une meilleure accessibilité au site, d'une meilleure pratique sportive
06:12dans ces différents sites.
06:14Et vraiment ce que nous allons viser pour les Jeux de 2030,
06:17c'est aussi cela, avoir une accessibilité à la montagne.
06:20Je pense que toutes les stations, alors celles qui seront concernées par les Jeux,
06:24mais aussi les autres par l'exemple que cela va donner.
06:29Oui, tout ce discours sur le handisport qui vient de dire qu'il est très important
06:33qu'on parle autant, qu'on en mette autant en avant,
06:35ça aussi c'est quelque chose que vous voulez aussi avoir en 2030 ?
06:38Ah oui, complètement.
06:39Et à la fois, bon, à la montagne de façon générale, pas que l'hiver,
06:42on voit bien qu'il y a encore beaucoup de progrès à faire.
06:46Mais je pense à cet accès par le train qui pourrait être possible jusqu'à M-La Plagne,
06:50avec l'ascenseur Valais 1 qui partira directement de la gare
06:54pour aller à la station de La Plagne, par exemple.
06:57Ça, ce sera vraiment un plus.
07:00Adelziane, en matière de transport, plusieurs lignes de métro d'erreur ont été prolongées.
07:04Une demi-douzaine de grandes gares ont été rénovées en profondeur,
07:06gare du Nord, gare de la Défense.
07:08Seulement 65 gares ont été mises en conformité pour les handicapés.
07:12Quand on parle de plus de 300 stations de métro,
07:14est-ce que le bilan est à la hauteur pour l'accessibilité en Ile-de-France ?
07:18Moi, je remercie Sofiane pour son témoignage.
07:20En tant qu'élu de la Seine-Saint-Denis, ce qu'on voit, par exemple, dans mon département,
07:24c'est que notre territoire a été conçu d'abord pour permettre d'approvisionner Paris.
07:28On a l'impression que la Seine-Saint-Denis, c'est d'abord des autoroutes de grande nationale,
07:31et puis on a mis des habitations autour pour le défi pour nous demain.
07:36Et c'est ce que les Jeux olympiques et paralympiques,
07:38et je remercie Sofiane, ont permis d'enclencher.
07:40C'est dans le cadre du développement du super métro, dans le Grand Paris Express,
07:43toutes ces gares, les six nouvelles gares qui vont être développées,
07:46sont toutes accessibles aux personnes portées de handicap.
07:49Tout ce qui nous permet aussi de développer les passerelles
07:53qui permettent de connecter à travers des chemins ferroviaires.
07:56Tout ce qui nous permet aussi, à travers les Jeux olympiques,
07:58c'était vraiment un accélérateur de ce point de vue-là.
08:01150 kilomètres de trottoirs ont été rénovés justement pour permettre
08:04ces Jeux olympiques et paralympiques, pour la Seine-Saint-Denis en tout cas.
08:06Et en termes d'accessibilité et d'inclusivité,
08:09ça a été un véritable accélérateur de ce point de vue.
08:10Je vous donne la parole tout de suite à Michel Savin,
08:12mais d'abord, Sofiane, racontez-nous ce qui s'est passé au niveau des sponsors qui vous accompagnaient.
08:16Un an plus tard, quel bilan faites-vous ?
08:18Certains vous ont lâché.
08:20Est-ce qu'il y a eu une espèce d'effet d'aubaine pour les entreprises qui se sont retirées
08:24ensuite
08:24et qui ont pu communiquer sur le fait qu'elles vous ont sponsorisé l'année dernière ?
08:30Alors c'est vrai que pendant les Jeux, j'ai eu la chance d'être accompagné par des différents partenaires,
08:36différents sponsors comme Visa, Danone, Salesforce, le Coq Sportif.
08:41Et c'est vrai, malheureusement, après les Jeux, seulement Danone et ITS ont continué à me sponsoriser.
08:49Et c'est vrai que ce n'est pas forcément évident, c'est un peu dur,
08:52parce que de se dire que cette aide était juste pendant les Jeux
08:56et qu'après, il n'y a plus rien, comme si on ne faisait plus de sport,
08:58comme si on avait arrêté les entraînements, comme si on avait arrêté notre carrière.
09:02Et que souvent, on ne se rend pas compte que le fait qu'en France, on ne soit pas professionnel,
09:07si on ne peut pas gagner notre vie, forcément, on est obligé de moins s'entraîner.
09:12Et forcément, les résultats vont être forcément plus difficiles.
09:16C'est un retour à votre budget ? C'est un manque à gagner de combien ?
09:20Je ne sais pas, mais c'est quand même 50 000 euros de manque à gagner.
09:23Et moi, j'habite Paris, donc quand on habite Paris et que forcément, il faut payer son loyer,
09:27il faut forcément travailler.
09:29On ne peut pas juste se consacrer à son allocation adulte handicapé et s'entraîner.
09:34Donc, il faut vraiment équilibrer.
09:37J'ai une vie de famille aussi, donc il faut que je fasse mes choix.
09:39Du coup, Los Angeles, c'est loin, mais en même temps, je me dis que c'est proche.
09:42Donc, il faut que le travail commence maintenant.
09:45Michel Savard, une réaction à ce témoignage, s'il vous plaît.
09:48Deux choses.
09:49D'abord, sur les équipements, je trouve que Sofiane a bien précisé les choses.
09:53Ce qui a été fait sur les Jeux olympiques et paralympiques a été bénéfique pour l'ensemble du territoire.
09:58Je pense qu'aujourd'hui, il y a eu aussi, avec ces Jeux olympiques, une rupture culturelle par rapport au
10:03handicap avec une vraie adhésion du public.
10:05Je crois qu'il y a plus de 2 millions de spectateurs qui sont venus assister aux épreuves.
10:10Et ça a été quelque chose de formidable.
10:12Par contre, ce qu'il vient de dire sur le deuxième sujet, sur le soutien, on voit bien que la
10:17difficulté, et je pense que ça, ça devait faire partie de l'héritage des Jeux olympiques et paralympiques.
10:22Comment continuer à accompagner nos sportifs, notamment les paralympiques, parce qu'on voit bien qu'il y a un coup
10:29de projecteur tous les 4 ans lorsqu'il y a des grandes compétitions.
10:32Puis après, voilà, il y a un petit peu un oubli, on en parle beaucoup moins, on va en reparler
10:38pour Los Angeles, mais entre-temps, il faut que les athlètes puissent continuer à vivre.
10:42Là, c'est 50 000 euros, en l'occurrence.
10:44Oui, donc ça aurait dû faire partie aussi d'un travail sur l'héritage, comment accompagner nos athlètes, notamment les
10:50paralympiques, jusqu'aux prochaines Olympiades.
10:52Sofiane, c'est une habitude dans cette émission, nos citoyens qui préparent à l'avance des questions à soumettre aux
10:58sénateurs.
10:59Est-ce que vous pouvez nous poser la vôtre, s'il vous plaît ?
11:02Oui, bien sûr, je suis content que vous me le demandiez.
11:05Vous savez, on parle beaucoup d'inclusion, comme j'ai dit, au travail, à l'école, au sport, ce qui
11:09est normal et c'est super,
11:11parce que du coup, les jeunes, quand on en parle de handicap, de sport, ils sont vraiment, ils savent de
11:15quoi on parle.
11:16Par contre, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi, après les Jeux, pourquoi il y a certaines disciplines,
11:21comme le basket-fauteuil,
11:22qui restent encore dans les fédérations handisport et ne sont pas récupérées par les propres fédérations.
11:29Pourquoi il y a des fédérations distinctes pour le basket et le basket-fauteuil ?
11:34Michel Savin, vous venez de faire voter un texte sur l'organisation, la gestion, le financement du sport professionnel.
11:39Il a été adopté au Sénat le 10 juin dernier.
11:42Est-ce qu'il y avait cette réflexion sur la fusion des fédérations ?
11:45Non, il n'y avait pas ce débat sur la fusion des fédérations, mais c'est un sujet dont on
11:51connaît, qu'on a déjà parlé,
11:52parce que, dans le même temps, on a aussi le sport handicapé, le sport dans lequel certaines disciplines sont attachées,
12:02ne veulent pas aller non plus vers les fédérations.
12:04Ah, donc ça ne fait pas consensus ?
12:05Non, ça ne fait pas consensus, parce qu'on voit bien qu'il y a un travail qui est fait
12:08par certaines disciplines,
12:09par certaines disciplines, notamment le basket, mais aussi d'autres disciplines,
12:13et la crainte que s'ils soient intégrés dans une fédération de sport valide,
12:19ils n'aient pas les mêmes moyens et les mêmes suivis.
12:21Donc, on voit bien que c'est un débat qui a lieu, certaines fédérations l'ont fait,
12:26ce n'est pas toujours un succès, il faut le reconnaître,
12:28donc je pense que c'est un vrai débat à avoir, fédération par la fédération,
12:31et la crainte de l'e-sport, c'est qu'ils soient un peu noyés,
12:34qu'il n'ait pas les mêmes moyens pour continuer à progresser.
12:37Votre avis sur le sujet d'Alziane ?
12:38Je partage l'avis du sénateur Savin, je crois qu'il y a à peu près 100 000 licenciés en
12:42e-sport en France,
12:43et quand on regarde les problématiques liées à la fois au sport professionnel
12:47ou au sport amateur dans le domaine du handicap,
12:49on voit que des fois, ces problématiques, dans une enceinte plus large de pratiquants,
12:55ne vont pas répondre très souvent aux enjeux qui sont portés par la question de la casualité.
12:59Je sais que ce n'est pas forcément la question que vous attendez,
13:01parce que je pense que pour le sport basket, tout ce qui touche au basket,
13:04il y a une avancée qui a été faite dans ce domaine,
13:06il y a des relations qui sont fortes, qui sont développées,
13:08mais on le voit bien, ça a été rappelé par le sénateur Savin,
13:10on n'arrive pas toujours à trouver, et ce n'est pas toujours, entre fédérations,
13:13un dialogue qui est très consensuel et qui aboutit sur des solutions propices.
13:17Eh bien, merci pour cette précision.
13:20Je voudrais remercier Sofiane d'avoir témoigné dans cette émission.
13:23Nous, on va aller voir un deuxième témoin dans cette émission,
13:26direction les Périnées-Orientales, pour écouter le témoignage de Karine.
13:30Bonjour Karine, vous êtes professeure d'EPS, éducation physique et sportive,
13:35vous enseignez dans un collège à Argelès-sur-Mer.
13:38Parmi les héritages des Jeux olympiques, il devait y avoir le programme Savoir nager,
13:42lancé dès 2021 dans la foulée de la préparation des JO.
13:46L'idée était de permettre à plusieurs milliers d'élèves chaque année d'apprendre à nager.
13:51Vous êtes un peu sceptique Karine.
13:53Un an plus tard, on regarde quelques images que vous avez tournées pour nous.
13:57On en parle juste après avec vous dans cette émission.
14:00Bonjour, je m'appelle Karine Pagé, je suis professeure d'EPS dans les Périnées-Orientales,
14:04dans une belle région, comme vous pouvez le voir.
14:06On a la chance d'avoir la mer.
14:07Simplement, nous manquons cruellement de créneaux piscines
14:09pour que les apprentissages soient efficaces pour nos élèves.
14:13Aujourd'hui, plus de 60% des élèves qui rentrent au 6ème ne savent pas nager.
14:16C'est donc une priorité et une obligation pour notre territoire.
14:24Voilà, une très belle région des Périnées-Orientales.
14:27Karine, vous avez beaucoup de chance, même si vous devez avoir chaud.
14:30Le problème le plus important pour vous, Karine,
14:32c'est donc le manque d'équipement en héritage.
14:35Car pour apprendre à nager, il faut des piscines.
14:38Et vous en manquez dans votre territoire, c'est bien ça.
14:41Merci de m'avoir invitée.
14:42Je suis donc Karine Pagé, effectivement.
14:44J'ai plusieurs casquettes.
14:46Je suis professeure des PS, comme j'ai pu vous le dire.
14:48Et j'ai également été volontaire et j'ai porté la flamme.
14:51Je trouve que l'héritage des Jeux Olympiques, pour moi,
14:55en tout cas, ça a été l'entraide, le partage, la cohésion, la diversité.
15:00Et tout ça, les valeurs d'égalité, de respect, de cohésion et d'inclusion
15:05sont des valeurs que l'école partage et véhicule complètement.
15:07Et le PS, notamment, y participe complètement.
15:11Et on a une mention particulière sur le savoir nager, effectivement,
15:15puisque les élèves doivent acquérir cette compétence avant la fin de la troisième.
15:20Simplement, on partage nos infrastructures avec beaucoup d'établissements,
15:23des écoles, des collèges, des clubs, des associations, des lycées.
15:27Et du coup, on n'a pas beaucoup de créneaux pour que ces apprentissages soient efficaces.
15:31Par exemple, nous, dans notre collège, on ne peut exercer la piscine que sur un seul trimestre en sixième,
15:36ce qui est peu, avec beaucoup d'élèves en plus.
15:39Donc, effectivement, les apprentissages sont limités.
15:42On fait le maximum parce qu'avant la fin de la troisième, il faut qu'ils aient ce savoir nager,
15:46surtout dans notre région.
15:47C'est primordial.
15:48Et donc, quand vous entendez...
15:49C'est obligatoire.
15:49Quand vous entendez qu'on a construit à Paris, par exemple, une piscine olympique en Seine-Saint-Denis,
15:54est-ce que vous vous dites que vous avez été laissée au bord du chemin,
15:57qu'on aurait dû aussi équiper d'autres départements ?
16:01Alors, en plus, moi, j'ai eu la chance d'être dans ce bassin aquatique à Seine-Denis
16:07puisque j'étais volontaire à la natation synchro.
16:09Donc, je sais de quoi je parle sur cette infrastructure qui est juste sublime.
16:14Et effectivement, dans notre territoire, je pense qu'il en manque cruellement.
16:20En tout cas, on est trop d'écoles sur une même installation.
16:24Comme je vous le disais, on ne peut pas multiplier les apprentissages.
16:28Oui. Et puis, un trimestre pour apprendre à nager, c'est court.
16:31Globalement, sur la pratique...
16:33C'est très court, c'est 10 séances.
16:33Oui.
16:34Globalement, sur la pratique du sport à l'école, le président de la République
16:37qui avait décrété la promotion de l'activité physique et sportive
16:40comme grande cause nationale en 2024,
16:43avec une demi-heure quotidienne de sport en primaire,
16:46deux heures de plus au collège.
16:48Concrètement, est-ce qu'on fait plus de sport à l'école depuis les JO ?
16:54Alors, est-ce qu'on fait plus de sport à l'école depuis les JO ?
16:57Je ne suis pas convaincue.
16:59Donc, les 30 minutes APQ, c'est quelque chose...
17:01En fait, c'est devenu une routine pour le premier degré,
17:04ce qui est plutôt bien parce qu'au moins, ça met en avant des routines pour les élèves.
17:09Et ensuite, les deux heures, ça a été essentiellement pour les élèves
17:13dans des zones prioritaires qui sont loin des installations sportives
17:18ou qui n'ont pas accès facilement à l'activité sportive.
17:21Donc, ça n'a pas été généralisé à tous les établissements.
17:24Seulement 700 établissements sur le territoire français
17:27ont pu accéder à ces deux heures supplémentaires.
17:30Donc, ensuite, nous, nous avons quatre heures sur la sixième
17:32et trois heures sur les autres niveaux.
17:34Et ça, c'est en tout cas pour l'école, c'est toujours la même chose.
17:38Par contre, dans les associations sportives,
17:39on ressent une nette augmentation du nombre de licenciés.
17:42À l'UNSS également, on a pu ressentir une petite hausse aussi.
17:48Si on devait faire un comparatif…
17:49C'est une activité sportive qu'on organise au sein de l'établissement,
17:52en dehors des cours.
17:53Voilà, tout à fait.
17:53Voilà.
17:55Et donc, qu'est-ce que ça vous fait ressentir ?
17:57Quel est votre sentiment général ?
17:58C'est à la hauteur ? Vous êtes déçus ?
18:00Globalement, qu'est-ce que vous ressentez sur cette pratique du sport ?
18:04Moi, je suis un peu déçue, étant fervente de la pratique du sport.
18:10Voilà, on pratique comme avant, dans les établissements, en tout cas.
18:14Alors, beaucoup de sujets, là encore, dans ce témoignage.
18:17Qu'est-ce qu'on peut dire, déjà, sur le manque de structure
18:20pour l'apprentissage de la natation ?
18:21Qui veut répondre là-dessus, Michel Savin ?
18:22On voit un trimestre pour apprendre aux jeunes sixièmes à nager, c'est court.
18:26Non, mais vous touchez du doigt, Karine touche du doigt,
18:29à un sujet qui est primordial, sur lequel, au Sénat,
18:32nous essayons de militer depuis des années.
18:35Nous avons même sollicité la ministre de l'époque
18:38pour inscrire dans l'héristage des Jeux olympiques
18:40un vrai plan piscine au niveau national.
18:42Aujourd'hui, 70% des piscines de notre territoire national
18:46datent des années 70.
18:48On sait qu'aujourd'hui, les collectivités, malheureusement,
18:51ferment plus de piscines qu'elles en ouvrent.
18:53Donc, c'est un vrai enjeu de société.
18:55Et vous avez tout à fait raison.
18:56Lorsqu'on veut, on prône le savoir-nager au niveau national,
18:59c'est une politique d'État,
19:01il faut qu'on mette en place les moyens nécessaires.
19:03L'État ne pourra pas tout financer.
19:04Oui, mais sauf qu'il avait fait des promesses.
19:06L'État avait présenté un plan 5 000 équipements.
19:10On devait avoir, comme ça, des constructions sur tout le territoire.
19:13L'Agence nationale du sport, qui communique sur près de 3 000 équipements
19:17effectivement réalisés, avec une enveloppe de 33 millions d'euros.
19:20C'est un peu court, non ?
19:22Non, mais il y a les équipements de proximité qui ont été faits,
19:24les CISTA, les opérations, qui sont aussi bénéfiques au territoire,
19:29parce que ça permet, dans les communes, dans les quartiers,
19:31pour les écoles, de pouvoir bénéficier de ces petits équipements,
19:34mais ce que parle Karine, c'est un équipement structurant.
19:38C'est une piscine, c'est un espace où les enfants peuvent aller apprendre à nager.
19:42Et quand on voit le nombre de noyades, c'est 1 200 noyades par an.
19:46C'est plus de 300 décès par an.
19:48Donc c'est un vrai en juste société.
19:50Un territoire où on est au bord de mer, en plus.
19:51Martine Berthet, qu'est-ce que vous en pensez ?
19:53Là, il y a aussi une difficulté budgétaire, on le comprend,
19:56même pour les collectivités locales.
19:57Ouvrir une piscine, ça demande aussi ensuite des personnels pour l'entretenir, pour l'occuper.
20:01Vous voyez, il y a un sujet budgétaire derrière.
20:03C'est à la hauteur ?
20:04Alors, tout à fait.
20:05Pour commencer, tout d'abord, je suis complètement d'accord sur le fait
20:08qu'il faille mettre la natation comme priorité parmi les apprentissages sportifs à l'école.
20:14Mais c'est vrai qu'il y a ce coût.
20:16Alors à la fois le coût des transports, que ce soit pour les écoles ou les collèges,
20:21vers des équipements, parce que des piscines, effectivement,
20:23il n'y en a pas dans toutes les communes.
20:26Construire des piscines dans toutes les communes, c'est ensuite assurer,
20:30devoir assurer des frais de fonctionnement.
20:31On sait que les piscines sont plus déficitaires.
20:33Donc là, on n'a pas loupé le coche.
20:34On avait l'occasion.
20:35Ah oui, bien sûr.
20:36Je pense qu'il faut vraiment profiter des Jeux olympiques d'été.
20:42Je pense qu'il y a très longtemps que nous n'en avions pas eu.
20:45C'était une priorité, il me semble aussi.
20:47Alors, sujet aussi majeur pour la Seine-Saint-Denis.
20:50Beaucoup d'élèves à 60% qui ne savent pas nager dans 93.
20:53Tout à fait, c'est un sujet majeur.
20:54Et effectivement, vous avez pu aller à la piscine au centre aquatique olympique de Seine-Denis.
20:59On parlait d'inégalité territoriale.
21:01Nous, en Seine-Saint-Denis, nous avons 48 équipements sportifs pour 10 000 habitants
21:05quand la moyenne à Paris s'établit environ 110-115.
21:08Effectivement, on partait de très bas.
21:10Et les Jeux olympiques ne nous ont pas permis de rattraper ce retard.
21:13Par contre, et ça, c'est un des enjeux entre les Jeux olympiques et Paralympiques de 2024,
21:17les Jeux olympiques d'hiver en 2030,
21:21c'est de poursuivre cette dynamique qui a été enclenchée
21:23et ne pas laisser le souffleur retomber.
21:25On l'a vu quand on discutait de la problématique de l'inclusivité et des sports handi.
21:32Comment est-ce qu'on est en capacité de poursuivre cet enchaînement ?
21:34Par contre, là où je rejoins, c'est que l'effort au niveau national
21:37n'est pas à la hauteur de ce qui avait été prévu en termes d'engagement.
21:40L'ANS, effectivement, avait prévu 5 000 équipements sportifs.
21:42Mais comme vous le disiez, Sénateur Savin,
21:44on est sur des city-stades, sur des agrès locaux.
21:47Pas du tout structurants.
21:48Là, on parle d'équipements structurants, une piscine,
21:51qui doit ensuite, à mon sens, ne plus être pensée à l'échelle d'une municipalité,
21:54mais des intercommunalités pour mutualiser ces besoins
21:57qui sont essentiels à l'échelle du territoire.
22:00Karine, vous le disiez à l'instant entre les lignes,
22:03mais on peut le dire aussi, l'héritage de ces JO,
22:05c'est dans la tête de vos élèves, c'est ça aussi important.
22:10Ah oui, complètement.
22:12En plus, c'est vrai que moi, dans mon établissement,
22:15dans la région, dans le département, et même dans toute notre académie,
22:19on a été un grand nombre de professeurs qui se sont investis
22:22pour faire véhiculer toutes ces valeurs, pour partager avec nos élèves.
22:27J'ai eu la chance de pouvoir les emmener aux Jeux paralympiques en septembre également.
22:30Donc, on a balayé un petit peu tous les Jeux olympiques,
22:33et il faut que ça reste, en fait.
22:35Et c'est ça qui est important.
22:38Et pour que ça reste, il faut aussi être accompagné,
22:40il faut garder nos partenaires, les comités olympiques qui sont très présents,
22:44l'UNSS à l'éducation nationale, bien sûr,
22:47les clubs, les associations et tout ça.
22:49Il faut que ce soit une bonne alliance, tous ensemble,
22:54pour qu'on continue à faire rêver nos élèves, nos enfants,
22:59et dans l'établissement et en dehors.
23:01Qui veut réagir ? Michel Sabin ?
23:03On partage tout à fait les objectifs de Carie.
23:05Il y a l'étage immatériel.
23:06Sauf que, concrètement, aujourd'hui,
23:08l'ANS a quand même voté des budgets à la baisse sur les équipements structurants.
23:12C'est un vrai choix qui a été fait, qu'on conteste au niveau politique.
23:16Mais qui est un...
23:17Voilà, qui est la présidente du Comité olympique.
23:19Qui est liée à la situation budgétaire du pays.
23:20Oui, mais on a voté déjà un budget à la baisse au niveau du sport.
23:23On a pris nos responsabilités, je pense.
23:25Au niveau de la commission, on a pris, on savait bien qu'il fallait qu'il y ait un effort
23:29partagé
23:29par l'ensemble des politiques nationales.
23:32Le budget du sport était à la baisse, mais c'est en cours d'année qu'il baisse.
23:35C'est pas le budget qu'on a voté, le budget qui a été voté était déjà à la baisse.
23:38Aujourd'hui, il y a quelques jours, la ministre a annoncé au niveau de la NS
23:42parce qu'elle baissait encore des crédits au niveau des équipements structurants
23:44et sur le passeport, même qu'il y a un dispositif qui va en direction des jeunes
23:49pour les aider, aider les familles à prendre une licence dans les clubs.
23:52C'est pas des bons signaux qui sont envoyés.
23:54Allez, autre promesse, rendre baignable deux cours d'eau en France, la Seine et la Marne.
24:00Rien que pour les franciliens, la promesse était d'ouvrir dès 2025
24:04une trentaine de sites de baignade sur la Seine et la Marne.
24:08C'est ce qu'on voit ces jours-ci avec des spots de baignade
24:11qui ouvrent partout en Ile-de-France.
24:13Si la promesse était en passe d'être tenue autour de la capitale,
24:16on est loin de la voir ouverte sur tout le cours d'eau.
24:20Bonjour Isabelle, vous êtes retraitée de la fonction publique
24:23et vous habitez, vous, à Rouen.
24:25Vous êtes membre du collectif Seine Vivante 76 en Seine-Maritime.
24:30La Seine n'y est pas baignable actuellement dans votre département.
24:33Il y a trop de pollution bactérienne.
24:34Certains se baignent malgré tout, surtout avec les fortes chaleurs du moment.
24:38On voit que vous avez d'ailleurs chaud en ce moment même.
24:40Avant de vous entendre, on va regarder quelques emails que vous avez tournés pour nous.
24:46Bonjour, je m'appelle Isabelle-Rémi-Mogé.
24:49Je suis membre du collectif Seine Vivante 76.
24:52Ce collectif n'y lie pour la baignade en Seine
24:55et dans ses affluents, dans l'agglomération Durmont.
25:00Alors Karine, rebonjour.
25:01En préparant cette émission, vous vous avez dit que les JO ont changé la donne,
25:04mais pas autant qu'à Paris.
25:06Vous regrettez qu'on ait arrêté la promesse de la baignabilité de ces cours d'eau à l'île de
25:13France ?
25:18Disons que c'est une réalité.
25:19Il y a des institutions qui font qu'il y a l'île de France d'un côté et la
25:23région normande de l'autre.
25:25Et je pense que la question de la baignade en Seine, en aval de l'île de France,
25:30c'est vraiment une question locale, une question que nous posons à la métropole de Rouen.
25:38Avec le collectif, nous avons rencontré la métropole cet en mars dernier
25:44pour leur poser la question de la nécessité de penser à rendre certains points baignables.
25:54Alors pourquoi ?
25:55Déjà, je pense que l'héritage des JO nous a beaucoup aidés
25:59parce qu'on se rend compte qu'avec beaucoup de volonté, de moyens,
26:03un plan baignade et un alignement de tous les désirs,
26:09on arrive quand même à surmonter la pollution.
26:12Est-ce que justement, Isabelle, le principal problème à Rouen,
26:15c'est que l'eau est trop polluée, c'est ça en fait ?
26:18Alors, ce n'est pas…
26:20Actuellement, on a un scientifique qui travaille au GIP CENAVAL,
26:24qui est un organisme de recherche scientifique,
26:28qui a fait des analyses entre Pauze et Côte-Bec-en-Caux
26:32et qui montre que la pollution au niveau des deux bactéries,
26:36esthérichia coli et entérocoque, n'est pas si catastrophique que ça.
26:40En fait, on n'est pas très loin d'atteindre un seuil
26:43qui permettrait de rendre la Seine baignable.
26:46Oui, et pourquoi est-ce que c'est un enjeu important ?
26:48C'est parce que vous manquez, vous aussi, de structures, de piscines,
26:51on y revient, et que ce bignet dans la Seine,
26:54ce serait un moyen populaire et gratuit d'aller faire du sport et de se rafraîchir.
26:59Oui, très clairement, par rapport au débat et à l'intervention précédente,
27:05un des enjeux pour nous, c'est de pouvoir avoir accès à l'eau,
27:10déjà pour la qualité de vie, par rapport aux îlots de fraîcheur,
27:13et puis également pour permettre de développer les apprentissages à natation
27:18comme ça existait jusqu'aux années 50-60.
27:23Oui, et alors vous, vous avez fait pression, du coup, sur vos politiques locaux
27:29pour que ça avance et maintenant, on va vers une baignabilité de la Seine
27:33dans un bassin rive gauche de Rouen, c'est bien ça ?
27:37Oui, oui, le bassin Camille-Claudienne.
27:39Alors, on ne peut pas dire qu'en effet, pression, disons, on les a rencontrés.
27:42La réponse était que oui, pour des activités nautiques
27:46et qu'ils allaient réfléchir pour la baignade.
27:48Le lendemain de l'inauguration, beaucoup de gens se sont baignés
27:52et du coup, le bassin est devenu baignable à vos risques et périls.
27:56D'accord.
27:56Voilà.
27:56Et vous comprenez qu'on ait dépensé 1,4 milliard pour rendre la Seine et la Marne
28:01baignable en Ile-de-France.
28:03Quand vous voyez ces chiffres, qu'est-ce que vous en pensez ?
28:07Alors, je pense qu'il y a beaucoup de choses qui sont amalgamées dans ce chiffre.
28:12Il y a les aménagements, mais je crois qu'ils sont estimés à 200 millions,
28:16les trois à Paris plus ceux qui sont sur la Marne.
28:19Par ailleurs, tous les coûts sont des coûts de rattrapage, de l'assainissement
28:24qui, à Paris et en amont de Paris, étaient quand même extrêmement vétustes et déficients.
28:30Oui, j'ai une dernière question.
28:31Et je pense qu'à France, c'est exactement la même chose, c'est-à-dire qu'il va falloir
28:34mettre à plat là où on en est, repérer des lieux, repérer la qualité de l'eau
28:39sur des endroits précis, quelles sont les sources de pollution et comment avancer.
28:45Et je pense qu'au niveau des représentations d'une Seine qui sera un égout,
28:49ça évolue beaucoup, y compris pour nos élus.
28:52Et donc, pour conclure, est-ce que vous diriez qu'il y a eu un effet GIO
28:57qui a accéléré peut-être les choses ?
29:00Ah oui, très clairement.
29:01Le fait que le bassin Camille-Claudel soit baignable au risque et péril,
29:06je pense que c'est réellement une ouverture sur des pratiques
29:10qui nous laissent espérer qu'à terme, alors on a vu à Paris, ça prend extrêmement de temps,
29:15qu'à terme, on puisse se baigner en Seine et dans les affluents de la Seine,
29:20puisqu'on a plusieurs vallées.
29:22Alors, Adel Zienne, vous avez la Seine à l'ouest du département,
29:25vous avez la Marne au sud, avec Néi-sur-Marne, Noisy-le-Grand-Gourne, Néi-sur-Marne.
29:30Est-ce que les cours d'eau, ils seront un jour baignables librement,
29:34et non pas juste sur des spots, avec des horaires, avec des gens qui vous surveillent, etc.
29:40Vous voyez, la baignabilité réelle.
29:42La baignabilité complète.
29:43Bon, il faut dire à Paris, cette histoire de Seine baignable, c'est un vieux sujet.
29:48On a eu Jacques Chirac qui l'avait promise dans les années 90, il n'y a pas arrivé.
29:52Anne Hidalgo l'avait promise aussi dans la perspective des Jeux Olympiques.
29:55Moi, ce que je veux redire, et elle y est, on va avoir trois spots de baignabilité à Paris.
29:59En Seine-Saint-Denis, on va ouvrir à Néi-sur-Marne, notre premier Néi-sur-Marne.
30:01Une trentaine de sites sur l'île de France.
30:03Ce qu'il faut se dire, c'est que la baignabilité, les Jeux Olympiques étaient un moyen,
30:06un outil justement, comme plein de sujets qu'on vient d'aborder,
30:09pour permettre justement d'enclencher ces opérations
30:12qui vont permettre de créer de la baignabilité en aval, en amont.
30:15Et effectivement, quand on parle du 1,4 milliard d'euros qui a été dépensé,
30:20c'est tout ce travail qu'il faut faire sur les usines de retraitement.
30:23Il y a toutes les usines de stockage qui ont été organisées à Austerlis
30:26pour permettre la retention des eaux de pluie, pour qu'elles ne soient pas déversées.
30:29On l'a vu pendant les Jeux Olympiques, qui polluaient très rapidement,
30:32avec les bactéries en particulier.
30:34Et donc, tout ce travail-là, moi, je pense qu'à terme,
30:36si on reste dans la dynamique enclenchée par les Jeux Olympiques,
30:39en amont comme en aval, à Rouen demain, j'espère, madame,
30:42on pourra justement aboutir à ce rêve de Seine-Béniap,
30:46surtout avec les chaleurs que nous connaissons actuellement
30:48et à l'aune de ce que nous avons vu en termes de problèmes d'équipement et de piscine.
30:52– Michel Savin, est-ce qu'on a oublié les habitants hors Île-de-France,
30:55comme c'est le cas ici ?
30:58– Je pense que…
31:00– Gio de Paris, Gio de la France, vous voyez ?
31:02– On a oublié les autres territoires sur les équipements structurants.
31:06Je pense que le travail qui est fait sur les Jeux de la Seine
31:10comme sur les autres rivières qui entourent Paris et les alentours,
31:17ça fait partie de l'héritage, de ce qui doit être fait,
31:20ce qui fait dans les autres territoires sur comment on peut profiter
31:23des Jeux Olympiques et Paralympiques pour enclencher une vraie dynamique
31:26sur des sujets sur lesquels on discute depuis longtemps,
31:29mais on n'arrive pas à avancer.
31:30– Oui, mettre tout le monde autour de l'œuvre du bureau,
31:32tout le monde autour de la table.
31:33– Chez nous, c'est le logement, c'est les transports et autres.
31:35Là, c'est un sujet d'environnement qui a été pris en compte
31:38et qui permet de répondre à cette problématique, c'est très bien.
31:41Par contre, à répondre à votre question, oui, je crois qu'aujourd'hui,
31:46autant pendant la période des Jeux Olympiques et Paralympiques,
31:48toute la France était concernée, c'était une superbe fête,
31:51mais par contre, les retombées, elles ne seront pas à l'échelle
31:54de tous les territoires.
31:55– Madame Bertel, je vous donne la parole tout de suite,
31:57mais il y a Isabelle qui voudrait poser une question.
31:58On vous écoute, Isabelle.
32:01– En fait, non, ce n'était pas vraiment une question.
32:04Je voulais juste insister à la suite de M. Zian
32:07sur le fait que la baignade en nous vive,
32:10c'est une baignade qui est ouverte à tous
32:11et qu'effectivement, la question de l'accessibilité aux piscines vétustes
32:16ou déléguées aux services publics avec des coûts d'accès
32:19pour les clubs sportifs et les écoles, ça pose problème.
32:23Voilà, je ne dis que ça, c'est vraiment une question
32:25d'accessibilité territoriale partagée un peu partout.
32:29– Alors, en revanche, vous aviez préparé une question pour nous à l'avance.
32:31C'est peut-être ça, là, que vous pouvez poser, s'il vous plaît.
32:33– Ah ben voilà.
32:34Alors, ma question, c'est effectivement,
32:39bon, sachant que l'apprentissage de la baignade
32:43et les besoins de baignade sont importants,
32:47est-il envisageable de modifier la réglementation
32:50liée aux autorisations de baignade ?
32:52Actuellement, la métropole se retrouve face à une situation
32:56où elle autorise aux risques et périls,
32:58mais s'il y a une fréquentation qui se pérennise
33:01et qui est importante, ce qui est le cas actuellement,
33:06elle devra certainement passer vers des équipements très lourds
33:10et qui ne sont pas forcément proportionnés à la réalité du danger ou autre.
33:15Et on a, comme exemple, ce qui se passe en Suisse, à Zurich ou en Allemagne,
33:20où, sauf là, c'est dangereux, on peut se baigner.
33:24– Oui, Martine Berthet, vous avez vu ces exemples en Suisse
33:27de gens qui, pour rentrer chez eux au travail,
33:30mettent leurs vêtements dans un baluchon hermétique
33:32et prennent ensuite le cours d'eau pour faire une demi-heure de baignade
33:35pour rentrer au point B.
33:37Il y a cette question, vous voyez, de la responsabilité individuelle,
33:39de la responsabilité collective, de la collectivité,
33:41la France qui a peut-être peur de laisser autant de baignabilité que cela.
33:44Vous voyez l'enjeu ou pas ?
33:45– Bien sûr, parce qu'il y a à la fois l'enjeu sanitaire
33:48et l'enjeu de sécurité.
33:49– Bien sûr, les élus locaux qui ont très peur.
33:52– Voilà, s'il y a un problème, qui va être responsable ?
33:55Ça va être l'élu local, le maire, le président de l'intercommunalité.
33:59– Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
34:00Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
34:01Laissez plus de baignabilité, plus de liberté individuelle,
34:05de responsabilité personnelle ?
34:07– Je suis un peu mitigée sur l'aspect de laisser plus de liberté
34:12parce qu'effectivement, il faudrait vraiment changer
34:16toute la législation et que les élus ne soient plus responsables
34:20sur ces sujets-là.
34:22L'aspect sanitaire est tout de même important,
34:24avec des possibilités peut-être, de contagiosité, etc.
34:28Donc, il y a quand même des risques qu'il ne faut pas prendre.
34:32– Oui, je suis d'accord, c'est qu'à un moment,
34:33il faut mesurer ce risque et ensuite, la chaîne de responsabilité.
34:36Si demain, on se retrouve à autoriser, comme cette expression utilisée,
34:40aux risques et périls de l'utilisateur ou de l'usager,
34:44s'il y a un problème, une infection, des problématiques de santé,
34:47une maladie qui se déclare, on aura forcément une conséquence
34:50qui va mener à la recherche de responsabilité.
34:53– Eh bien, merci, merci Isabelle.
34:55Après avoir entendu ces témoignages et tous ces questionnements
34:58sur l'ampleur véritable de l'héritage des Jeux olympiques et paralympiques,
35:02vous allez entendre maintenant des témoignages plus positifs.
35:06Bonjour Romain, vous avez 38 ans,
35:08vous êtes président bénévole du club de ping-pong,
35:11de tennis de table, comme on dit à Marc-en-Barreuil, dans le Nord.
35:15Votre club a profité à plein de l'effet Lebrun,
35:18du nom d'Alexis, Félix, Lebrun, deux frères venus de Montpellier
35:22qui ont fait rêver de nombreux Français l'été dernier.
35:24Avant d'en parler ensemble, on va voir quelques images
35:27que vous avez tournées pour nous.
35:28– Bonjour et bienvenue au club de tennis de table de Marc-en-Barreuil,
35:31commune située dans le nord de la France, dans la métropole lilloise.
35:34Vous pouvez assister derrière moi à un entraînement
35:37comme quasiment tous les soirs.
35:39Le club de tennis de table de Marc-en-Barreuil,
35:41c'est un club fondé dans les années 70, il y a 50 ans,
35:45qui comptait à peine 100 adhérents il y a 5 ans,
35:48au sorti de Covid,
35:49et qui compte aujourd'hui 270 adhérents,
35:52de 5 à 85 ans,
35:54puisqu'on sait accueillir les jeunes et les moins jeunes
35:57dans le développement et la pratique de ce magnifique sport.
36:01– Alors Romain, comment se porte votre club ?
36:04On a commencé à entendre un bout de la réponse.
36:06Il y a eu un effet JO incontestable, vous le dites vous aujourd'hui.
36:11– Oui, tout à fait, il y a eu un effet lebrun en 2022-2023,
36:18puisque si on regarde ne serait-ce qu'à notre échelle,
36:21on est passé de 100 adhérents entre 2017 et 2021
36:25à 170 adhérents en 2023-2024,
36:29et sur la période 2024-2025, 270 adhérents,
36:33donc une augmentation exponentielle de notre nombre d'adhérents,
36:39avec un véritable effet lebrun et un effet JO qui ne se dément pas,
36:44puisqu'on a déjà réouvert les inscriptions,
36:46et c'est tous les jours, tous les jours, des mails, des appels,
36:50des gens qui viennent pousser la porte pour s'inscrire,
36:55et on le voit, que ce soit des très jeunes, des moins jeunes,
36:57ou des seniors, puisque notre plus âgé a aujourd'hui 87 ans.
37:03– Donc on peut le dire, vous êtes un président de club heureux aujourd'hui.
37:07– Oui, très très heureux, je discutais avec le président
37:11de la Fédération française de tennis de table, Gilles Herbe,
37:14la semaine dernière, qui nous disait que la Fédération française
37:17de tennis de table était la fédération sportive
37:20qui avait eu la plus forte hausse entre l'année précédente et cette année,
37:24avec plus de 23% de licenciés,
37:27alors avec un véritable enjeu d'accueil au niveau des infrastructures,
37:31au niveau des adhérents, au niveau des bénévoles,
37:34au niveau des entraîneurs, mais on a un véritable dynamisme,
37:38et puis il n'y a pas que l'effet Lebrun,
37:40alors certes, on les voit partout, on les voit dans la presse,
37:42on les voit dans les médias, mais il n'y a pas que.
37:45On a aujourd'hui 8 Français dans le top 100,
37:48donc on va se rapprocher presque de ce qu'on peut voir au niveau du tennis.
37:52– Est-ce que vous avez pu suivre en matière d'équipement ?
37:54– L'endroit où vous accueillez tous ces adhérents ?
37:58– Oui, alors on n'a pas eu de gymnase dédié,
38:01c'est un grand chantier, Marc en parle,
38:04c'est quand même une commune de 40 000 habitants,
38:05et aujourd'hui on n'a pas de gymnase dédié à la pratique du tennis de table,
38:10mais la mairie s'est engagée à changer cela à l'horizon 2 à 3 ans.
38:16Par contre, effectivement, on a eu une dotation plus importante cette année
38:20par rapport aux autres années avec la prise en charge de 4 tables de tennis de table,
38:25ce qui nous a fait un grand bien, que ce soit dans l'accueil ou financièrement.
38:28– Oui, vous êtes très dépendant des subventions, des collectivités locales,
38:32vous le disiez, la mairie a joué le jeu, le département, la région,
38:35en revanche vous ne les avez pas vus du tout vous accompagner depuis un an ?
38:40– Alors, si, si, je ne cracherai pas dans la souple,
38:45aujourd'hui si on regarde un petit peu un compte de résultat d'un club
38:48qui fait à peu près 300 adhérents, c'est 50 000 euros de budget,
38:5135 000 euros issus des cotisations et 15 000 euros issus des subventions,
38:56et à la fin de l'année on arrive à un jeu à somme nulle,
38:59quand on paye notre entraîneur, le matériel, les cotisations,
39:03les redevances auprès du comité ou de la Ligue.
39:05Donc, aujourd'hui on est très dépendant des subventions,
39:09on en reparlera un petit peu tout à l'heure,
39:11mais la région nous a quand même accompagnés comme elle peut le faire
39:15depuis quelques années et également, il y a plein de dispositifs,
39:21l'Agence nationale du sport et autres qu'on pourra aborder,
39:24mais qui nous ont accompagnés, ça n'a pas eu une pause significative,
39:27mais on a quand même eu un accompagnement au niveau du club.
39:30– Et vous le disiez, il y a un enjeu important,
39:32c'est le concours des bénévoles dans votre association,
39:35vous manquez de gens pour encadrer tous vos adhérents, tous les jeunes ?
39:38– Oui, ça c'est un vrai point faible,
39:44qu'on n'observe pas dans tous les sports et dans tous les clubs, bien sûr,
39:47là aussi c'est très hétérogène.
39:49Notre club a grandi très vite, on est passé de 100 à 300,
39:52donc quasiment triplé en termes de nombre d'adhérents,
39:56et effectivement les bénévoles n'ont pas triplé,
39:59et avec un ou deux bénévoles, je pense que c'est très compliqué d'accompagner
40:04et d'absorber le flux de jeunes et de moins jeunes, à notre échelle en tout cas.
40:09– Madame Berthet, ça fait du bien de voir ce témoignage ?
40:12– Ah oui, tout à fait, mais dans mon département,
40:15pourtant loin de Paris, en Savoie,
40:17il y a eu aussi un engouement pour le tennis de table et d'autres sports,
40:22mais la limite, c'est effectivement l'accueil que les clubs peuvent faire,
40:27et certains enfants n'ont pas pu être accueillis dans certains sports.
40:31– Michel Savin, on est dans l'exemple typique d'une association
40:33qui a bénéficié à plein de l'effet JO, avec en plus, on le disait,
40:36les Frères Lebrun, des figures comme ça,
40:38dans lesquelles les jeunes peuvent se reconnaître directement.
40:40On sait si ça s'est passé comme ça dans beaucoup de départements en France,
40:43comme disait Madame Berthet ?
40:45– Alors, je sais qu'au niveau de certaines fédérations,
40:48alors le tennis de table c'est plus 23,
40:51le basket, je crois que c'est plus de 10%,
40:53mais ce n'est pas égalitaire sur tout l'ensemble du territoire.
40:56J'ai participé à quelques assemblées générales,
40:59c'est la fin de saison, c'est bien d'aller aussi sur le terrain
41:02pour voir un petit peu entre le discours qu'on entend à Paris
41:05au moment des auditions et puis la réalité des clubs.
41:08J'ai fait quelques clubs ce week-end, j'ai fait deux assemblées générales,
41:10il n'y a pas eu une augmentation très importante du nombre de licenciés,
41:14c'est le basket et le football.
41:16Moi, la question que j'aurais voulu poser au président,
41:18si je peux me permettre une question…
41:20Est-ce que ces nouveaux inscrits,
41:23est-ce que c'est des jeunes qui viennent pratiquer
41:26pour la première fois un sport, donc le tennis de table,
41:28ou est-ce que c'est des enfants qui étaient licenciés
41:31dans un autre sport et qui, du fait de la médiatisation
41:34de le tennis de table, ont changé de sport ?
41:36Parce que l'enjeu, c'est qu'il y ait plus de sportifs,
41:39est-ce que c'est un transfert ou est-ce que c'est des nouveaux ?
41:42Réponse, en direct.
41:45Alors, je dirais qu'il y a quatre nouveaux publics.
41:48Il y a les jeunes qui ont découvert les frères Lebrun
41:53et à force de les voir à la télé, ils se sont dit
41:56« j'ai envie moi-même de jouer au tennis de table ».
41:58On a également des moins jeunes,
42:03on va dire matrange d'âge,
42:05qui ont pratiqué le tennis de table le plus jeune
42:08et puis qui ont redécouvert le tennis de table
42:10avec les Jeux olympiques
42:12et qui reviennent soit en accompagnement de leurs enfants,
42:15soit seuls.
42:17On a également les seniors.
42:20On a beaucoup de seniors
42:22parce que le tennis de table, c'est accessible.
42:24Et puis, on a également un quatrième public
42:27que sont les enfants
42:29qui n'ont pas pu trouver effectivement de place
42:32dans d'autres sports
42:33et qui sont venus nous rejoindre.
42:36On retient aussi dans le témoignage de Romain
42:38la dépendance aux collectivités locales,
42:41à leur subvention.
42:42Ça, là-dessus, qu'est-ce qu'on peut dire aujourd'hui ?
42:44Ça, je voulais intervenir là-dessus.
42:45Effectivement, on se retrouve dans un cas de figure
42:48où le rôle des communes en particulier
42:50va être vital pour permettre justement
42:52à ces activités sportives
42:53de pouvoir perdurer et se pérenniser.
42:56On en parlait tout à l'heure.
42:57Sauf qu'elles sont aussi pressurisées.
42:58Elles sont également pressurisées.
42:59Moi, il y a un point qu'on a abordé,
43:01le sénateur Savin l'évoquait
43:02au moment du budget du PLF 2025
43:04sur le budget sport.
43:06Le sport, c'est le petit budget de France.
43:08C'est à peu près un milliard d'euros.
43:10Effectivement, on nous avait évoqué à l'époque
43:12une baisse de 180 millions d'euros.
43:13On s'était battu finalement à 100 millions d'euros.
43:15Mais ça a un rôle tellement important
43:17en termes de construction de liens sociaux.
43:20Je le vois, là, vous parlez de ce club
43:22de télise de table.
43:23Quand on voit toutes les générations
43:25qui sont rassemblées au sein d'un même établissement,
43:27d'une même institution,
43:28ce rôle-là est éminemment essentiel
43:30pour la ville du territoire.
43:31Et les communes sont essentielles justement
43:32pour maintenir ce lien.
43:34Allez, on va écouter la question.
43:35Romain, la question que vous aviez préparée
43:37pour nos sénateurs, s'il vous plaît.
43:39Oui, bien sûr.
43:40Il existe plein de subventions.
43:42On ne va pas les lister.
43:43Mais aujourd'hui, l'enjeu majeur
43:45pour une association,
43:47c'est effectivement l'accessibilité
43:48à ces subventions.
43:49Et donc, ma question est assez simple.
43:50C'est comment rendre ces subventions
43:53plus lisibles et plus pérennes.
43:55Quand on a une entreprise,
43:56pour faire des investissements,
43:57on a besoin de visibilité,
43:59de pérennité dans les flous de trésorerie.
44:02Et aujourd'hui, chaque année,
44:03on doit repartir au combat,
44:05remonter des dossiers,
44:06espérer avoir des subventions.
44:09Et derrière, on doit maintenir un club,
44:12maintenir un entraîneur.
44:14Donc, voilà.
44:15C'est toute cette question-là
44:17de la pérennité, de la lisibilité
44:19et d'accessibilité des subventions.
44:20Michel Savard, est-ce que ce n'est pas
44:21le rôle de l'Agence nationale du sport,
44:23normalement, ça ?
44:24C'est le rôle de l'État.
44:26C'est le rôle de l'État.
44:27Et les collectivités, aujourd'hui,
44:29lorsqu'elles créent,
44:30elles veulent construire
44:31ou rénover un équipement sportif,
44:33peuvent solliciter l'État
44:34soit par la DETR,
44:36la DECIL, le Fonds Vert,
44:37mais aussi par l'Agence nationale du sport.
44:38Et je pense qu'il y a besoin
44:39de ramener à la proximité.
44:42Aujourd'hui, j'entends,
44:43et vous avez tout à fait raison,
44:44et nous qui sommes sénateurs,
44:45nous avons un contact régulier
44:47avec des maires qui nous disent,
44:48aujourd'hui, la complexité,
44:50même pour les maires,
44:51de pouvoir déposer des dossiers
44:52auprès de l'Agence nationale du sport.
44:54On milite, on est plusieurs à militer
44:56pour ramener...
44:57De la simplification.
44:59La simplification de la proximité
45:00qu'on donne aux préfets du département
45:03l'ensemble des dotations
45:04et qu'ils puissent, avec ces services,
45:06avoir cette possibilité
45:08de répartir les crédits,
45:09parce que c'est lui
45:10qui connaît le mieux
45:13son territoire,
45:14où sont les priorités
45:15et l'effort que font aussi
45:16les autres collectivités,
45:17que sont les communes,
45:19les intercommunautés
45:20et le département,
45:21qui sont des partenaires essentiels
45:22aussi au financement
45:23de ces équipements.
45:24Donc, oui,
45:25il faut qu'on rationalise ça
45:27et qu'on ramène
45:27à la proximité du terrain.
45:29Eh bien, merci Romain,
45:31merci d'avoir témoigné aujourd'hui.
45:33Nous, on va quitter
45:34le terrain sportif
45:35pour rencontrer
45:36notre dernier témoin
45:37dans cette émission.
45:38Bonjour, Olivier Meyer,
45:39vous êtes le directeur
45:40de l'agence du tourisme
45:41de Seine-Saint-Denis,
45:42le département
45:43le plus pauvre
45:44de la métropole,
45:45souvent associé
45:45à des paysages urbains,
45:47des tours, etc.
45:48Mais vous organisez
45:49des visites justement
45:50liées à l'héritage
45:51des Jeux olympiques
45:52pour valoriser
45:53l'image du 93.
45:55Avant de vous entendre,
45:57on regarde une vidéo
45:57que vous avez tournée
45:58pour nous.
45:59Bonjour,
46:00je me trouve ici
46:01dans le 19e arrondissement
46:02de Paris,
46:02de là par le canal
46:04Saint-Denis
46:04qui dessert
46:05le centre aquatique olympique
46:07de la métropole
46:07du Grand Paris
46:08et le Stade de France
46:09qui sont deux des équipements
46:11qui ont accueilli
46:11des épreuves majeures
46:12pendant les Jeux de Paris
46:13et qui désormais
46:15constituent des bâtiments
46:16du patrimoine
46:17de l'héritage olympique
46:18à partir de quel
46:19on renouvelle
46:20l'offre touristique
46:21dans le département.
46:22Et puis vous avez ici
46:23le canal de Lourdes
46:24qui continue jusqu'à Pantin.
46:26Il dessert le parc
46:27de la Villette
46:27où on avait la Grande Halle
46:29qui accueillait
46:29le Club France,
46:30le parc des Nations
46:31où 15 nations olympiques
46:32avaient installé
46:33leur pavillon
46:34pendant les Jeux
46:35et un peu plus loin,
46:36vous avez tout un quartier
46:37extrêmement vivant,
46:38le quartier de Lourdes
46:40qui est aujourd'hui
46:41à l'image
46:41des nouveaux quartiers
46:42du Grand Paris
46:43où se renouvelle
46:43l'offre touristique.
46:45Alors expliquez-nous
46:46le concept Olivier,
46:46vous organisez donc
46:47des visites
46:48pour attirer les touristes
46:49en Seine-Saint-Denis
46:50en revivant
46:51l'émotion des Jeux,
46:52c'est bien ça ?
46:54Oui, il s'agit de revivre
46:56l'émotion des Jeux
46:57ou en tout état de cause
46:58aller au contact direct
47:00des lieux
47:01qui ont vu
47:02les Jeux se dérouler.
47:04Autant d'ailleurs
47:05les lieux
47:06qui incarnent
47:06les épreuves olympiques,
47:08le Centre aquatique olympique
47:09comme j'en parlais
47:10dans la vidéo,
47:12le Stade de France
47:13évidemment
47:13qui a retrouvé
47:14sa dimension iconique
47:15à la faveur
47:17de ces Jeux
47:17après l'avoir acquis
47:19une première fois
47:19en 1998
47:20pour la Coupe du monde
47:21de football
47:21mais également
47:22le village des athlètes
47:24et puis beaucoup
47:24d'autres lieux
47:25qui n'ont pas nécessairement
47:26accueilli des épreuves
47:27mais qui ont été
47:28des lieux de ferveur
47:29et qui sont
47:30des éléments importants
47:31de l'héritage immatériel
47:33des Jeux.
47:33C'est-à-dire que
47:34c'est un peu une question
47:35qu'on pouvait avoir
47:36d'ailleurs légitimement
47:37est-ce que le public
47:39allait jouer le jeu
47:40allait y trouver son compte
47:41allait profiter pleinement
47:43de l'ambiance des Jeux
47:43et c'est vrai
47:44que ça s'est produit
47:46et le parc Georges Valbon
47:48par exemple
47:48a été un lieu
47:49de ferveur incroyable
47:50tout comme le parc
47:51de la Villette.
47:52Olivier,
47:53est-ce qu'on peut dire
47:53un mot du public
47:54que vous accueillez
47:55et des retours
47:56des visiteurs ?
47:58Les visiteurs
47:59sont enchantés.
48:01On a différentes formes
48:02de balades
48:03qu'on leur propose.
48:03Ça peut être
48:04des balades à pied,
48:05ça peut être
48:05des visites guidées
48:06de ces lieux.
48:08Quel est votre public
48:09exactement ?
48:10Notre public,
48:11alors ce sont
48:11beaucoup des franciliens
48:12qui ont envie de revenir
48:13et puis des visiteurs
48:14nationaux et internationaux
48:15qui profitent
48:16de leur séjour à Paris
48:17pour s'offrir
48:18une escapade
48:18sur le territoire
48:20des Jeux.
48:21Alors vous avez
48:22des individuels,
48:23des groupes,
48:24vous avez
48:24des visites guidées,
48:27des balades urbaines,
48:28des balades en vélo
48:29et même des croisières
48:30qui permettent,
48:31vous savez,
48:31vous avez par exemple
48:32sur l'île Saint-Denis
48:33un site qui accueille
48:34à la fois
48:35le village des athlètes,
48:37l'éco-quartier,
48:38la grande nef
48:39de l'île des Vannes
48:42et à travers une croisière
48:44d'un coup,
48:45tous les lieux
48:45qui ont marqué les Jeux
48:47sont à portée de main
48:48ou à portée de regard
48:49et c'est très important.
48:50Alors qu'est-ce qu'on peut dire
48:51un an plus tard
48:52en termes de bilan ?
48:53Est-ce qu'on peut dire
48:54que l'image de la scène Saint-Denis
48:55a changé,
48:56a évolué en bien ?
48:58Alors je suis convaincu
48:59qu'en tout cas
49:00on a semé les germes
49:01pour que cette image
49:02se transforme
49:03et tous ceux
49:04qui du coup
49:05attiraient par une curiosité
49:07liée au jeu
49:09découvrent qu'en effet
49:10les choses se sont
49:11profondément transformées
49:12ou qu'en tout cas
49:13je dirais les choses autrement
49:14parce que l'image
49:16qu'on se fait
49:17de la scène Saint-Denis
49:18de loin
49:19correspond rarement
49:20à ce qu'est la scène Saint-Denis.
49:21La scène Saint-Denis
49:21c'est un territoire
49:22extrêmement vivant,
49:23dynamique,
49:23il y a des acteurs
49:24culturels incroyables
49:25et les gens ont permis
49:26de draquer la lumière.
49:28On avait vu des reportages
49:29notamment dans les médias
49:29anglo-saxons
49:30qui parlaient de no-go-zone.
49:31Rappelez-vous,
49:32est-ce qu'on a réussi
49:33à faire mentir
49:34ces reportages ?
49:35On disait
49:35il y a des endroits
49:36il ne fallait pas aller
49:36c'était des coupes-gorges.
49:37On a réussi à faire mentir
49:39ces reportages-là,
49:40on peut le dire.
49:40Oui, la scène Saint-Denis
49:41fait mentir
49:42ce type de reportage.
49:43Moi je suis assez satisfait
49:44du fait qu'il y a eu
49:45au contraire d'autres reportages
49:46qui en amont des Jeux
49:48sont venus valoriser
49:49l'ambition qu'avait
49:50la scène Saint-Denis
49:50pour son image
49:52au national
49:53et à l'international
49:53et moi je crois
49:54que ce pari est gagné
49:55ou en tout cas
49:56on a rassemblé
49:57les éléments pour le gagner.
49:58Mais voilà,
49:59l'énergie elle existe
50:00dans ce territoire
50:00peut-être précisément
50:01parce qu'il est souvent
50:03stigmatisé.
50:06mobilise pour faire vivre
50:07des nouveaux quartiers,
50:08des lieux de convivialité
50:09et une singularité.
50:11La scène Saint-Denis
50:11reste un territoire singulier
50:12avec des tiers-lieux
50:14dans les anciennes
50:15emprises industrielles.
50:17Est-ce que vous avez réussi
50:17à attirer des touristes
50:18internationaux ?
50:19Est-ce que des Américains
50:20viennent visiter
50:20la scène Saint-Denis ?
50:21Oui, de plus en plus.
50:23Vous allez aujourd'hui
50:24au métro Mérite-Saint-Ouen,
50:26vous êtes stupéfait
50:27par le nombre de gens
50:27qui parlent anglais
50:28parce qu'ils viennent
50:29à la fois découvrir les Jeux
50:31mais aussi découvrir
50:31ces nouveaux quartiers,
50:32c'est très important.
50:34Alors on va faire agir
50:35en plateau.
50:35Adelziane, la publicité
50:37a déjà été faite
50:37pour votre département.
50:38Merci Olivier.
50:39Vous avez parlé
50:40de la mairie de Saint-Ouen
50:40où il y a beaucoup d'Américains.
50:42Non mais plus sérieusement,
50:44est-ce qu'on pouvait
50:45vraiment attendre
50:46un avant-après ?
50:47Est-ce qu'on y est
50:47un an plus tard ?
50:48Un an plus tard,
50:50c'est tout le défi
50:50qui vient d'être évoqué.
50:52Évidemment que la scène Saint-Denis,
50:53vous l'avez dit
50:53dans votre introduction,
50:55département le plus pauvre
50:55de France effectivement
50:56mais le plus jeune de France,
50:58le plus dynamique culturellement
50:59et le département
50:59qui recueille le plus
51:01d'investissements
51:01des entreprises
51:02et qui cotise le plus
51:04donc il y a une vraie volonté,
51:06un département très jeune.
51:07Effectivement l'enjeu
51:08des Jeux olympiques
51:08c'est ce qu'on a réussi
51:09à faire de 2018 à 2024.
51:11En 6 ans,
51:12on a pu faire
51:12ce qu'on aurait dû faire
51:13en 30-35 ans.
51:14Donc il y a bien
51:15un avant-après grâce aux JO.
51:16Il y a un avant-après
51:17qu'il faut entretenir.
51:18Vous parliez de nos gozones
51:19effectivement,
51:19les journaux étrangers
51:20aiment bien aussi
51:21faire un peu de...
51:22Moi je vous emmène.
51:23Sensationalisme.
51:23Il n'y a que des gozones.
51:24On peut aller sur le territoire.
51:26C'est un territoire
51:26qui est riche de son histoire,
51:27de ses friches industrielles
51:28qui sont en reconversion,
51:29de son patrimoine
51:31dans le passé.
51:32Vous avez parlé
51:32du parc Georges Valpont.
51:34Et oui,
51:34on parlait de touristes étrangers.
51:36Moi je le disais régulièrement,
51:37j'étais vice-président
51:38à l'aménagement
51:38du territoire de Pleine-Commune
51:40et maire adjoint
51:40à l'aménagement à Saint-Ouen.
51:42Premier point
51:43qu'il faut avoir à l'esprit,
51:44de Roissy,
51:45aujourd'hui on a 80 millions
51:45de personnes,
51:46elles viennent à Paris
51:47et elles passent
51:47par le territoire
51:48de Pleine-Commune.
51:49Donc tout l'enjeu pour nous
51:50ça a été le développement
51:50des nuités touristiques,
51:51donc le développement
51:52de l'hôtellerie
51:52parce que ça permet aussi
51:54d'enrichir l'offre
51:55de développement
51:56autour du territoire
51:57et d'aller chercher
51:58et de créer
51:58de nouveaux emplois
51:59qui sont vraiment localisés.
52:00Madame Berthet,
52:01c'est un enjeu aussi
52:01pour l'EGO de 2030
52:03qu'on ne s'arrête pas
52:04à un territoire identifié,
52:06que ce soit bien
52:06les quatre départements
52:07qui organisent l'EGO,
52:09les deux régions
52:10qui puissent aussi bénéficier
52:11d'une revalorisation
52:13de leur image.
52:13Bien sûr.
52:15Pas seulement Nice
52:15et sa patinoire.
52:16Oui, oui, c'est ça.
52:18L'ensemble des élus,
52:19l'ensemble des départements
52:20concernés par ces jeux
52:21de 2030,
52:23misent vraiment
52:24sur le fait
52:24de donner
52:25un nouveau boost touristique,
52:27peut-être de faire
52:28découvrir certains.
52:29Bon, en Savoie
52:30et en Haute-Savoie,
52:31les stations sont connues,
52:32Nice un peu plus,
52:34mais je pense,
52:34enfin,
52:35sans trop m'avancer
52:36que les Hautes-Alpes
52:37misent beaucoup
52:38pour avoir
52:39une meilleure connaissance
52:40de leurs stations,
52:41infrastructures.
52:42Je pense que c'est
52:44absolument essentiel.
52:46Encore plus de 30 ans
52:47après les Jeux de 1992,
52:48des personnes
52:48viennent visiter
52:49le site olympique
52:51d'Alberville,
52:52le mât,
52:53la patinoire,
52:53la vasque de la flamme.
52:56Donc, on peut capitaliser
52:56même sur 30 ans,
52:58vous le dites,
52:58à la Seine-Saint-Denis,
52:59sur un héritage
53:00des JO de 30 ans.
53:02Michel Savin,
53:03une réaction à ce témoignage ?
53:04Moi, j'ai une réaction
53:06un peu contrastée.
53:07Ah, allez-y.
53:09parce que je suis dans un département
53:11qui a étudié
53:11les Jeux olympiques
53:12en 1968 à Grenoble,
53:14où là, par contre,
53:15l'héritage
53:17n'a pas été entretenu
53:18et aujourd'hui,
53:20malheureusement,
53:20qu'est-ce qui reste
53:21des Jeux olympiques
53:22de 1968 ?
53:23C'est un anneau de vitesse
53:25qui est abandonné,
53:26un paille des sports
53:28qui ne fonctionne pas,
53:29un tremplin olympique
53:30à Saint-Isier
53:30qui est en très mauvais état.
53:32Donc, c'est vrai,
53:33comme tu l'as rappelé,
53:34les JO de Jeux olympiques
53:36sont un accélérateur
53:37pour un territoire.
53:38Et ce que vient de dire
53:39Martine,
53:40je le partage,
53:41et je vais même l'élargir
53:42parce que nous,
53:43ce qu'on espère
53:43pour 2030,
53:45c'est que les Jeux olympiques
53:46de 2030
53:46soient un accélérateur
53:47pour l'ensemble
53:48des Alpes françaises.
53:49Bien sûr,
53:50pour les quatre départements
53:51qui vont accueillir
53:52des épreuves.
53:53Moi, je fais partie
53:54d'un département de l'Isère
53:55qui a des stations de ski
53:56et autres.
53:56On n'accueillera pas
53:57en tant que telle
53:58une épreuve sportive.
53:59Il n'y a pas d'épreuve.
54:00On espère qu'on aura
54:04profité à l'ensemble
54:05des Alpes françaises.
54:06Ça doit être un accélérateur
54:08en termes économiques,
54:09en termes de logements,
54:10en termes de transports.
54:11On doit avoir cette réflexion
54:12sur la globalité
54:13de ce territoire.
54:14Allez-y, allez-y.
54:15Pour rebondir
54:15sur ce que disait
54:16le sénateur Savin,
54:17en hémicycle et en commission,
54:18on a eu beaucoup ce débat
54:18sur quels enseignements
54:19de ces Jeux olympiques
54:20et pré-alympiques
54:21faits en France.
54:22On avait eu les exemples
54:23de ce qui s'était passé
54:23au Brésil,
54:24Sydney, Athènes, etc.
54:26L'objectif de ces JO,
54:27c'était d'avoir
54:27des équipements pérennes
54:29utilisés par les populations.
54:30Vous avez parlé,
54:31monsieur,
54:31de la nef de l'île des Vannes.
54:32On l'a inauguré ce week-end
54:33avec le maire de Saint-Ouen
54:34et le président du département.
54:36Le village olympique
54:36a été construit
54:37sur une friche industrielle.
54:38Demain,
54:39les premiers habitants
54:40vont arriver
54:40pour y habiter
54:41à la place des athlètes
54:42à partir de novembre.
54:43C'est le centre aquatique
54:44qui est justement
54:45un outil
54:46qui va servir
54:46à tous les habitants.
54:47Je parle de ces aspects-là.
54:49C'est un vrai enseignement
54:49qui a été mis en avant
54:51par le comité international olympique
54:52en disant
54:52que ces Jeux olympiques
54:53ont changé
54:54la manière de préparer
54:55les JO.
54:55Je pense que cet héritage-là,
54:57il faut l'avoir en train.
54:57On arrive à la fin
54:58de cette émission.
54:58Peut-être un mot de conclusion
54:59à Martine Bertha.
55:00Il faut vraiment avoir
55:01cette vision avant.
55:03C'est pour cela
55:04qu'il y a ce permis
55:05à double état
55:05qui est possible.
55:07D'ores et déjà,
55:07je ne veux pas non plus
55:08parler pour Nice,
55:09mais il est déjà prévu
55:10un permis à double état
55:11pour la patinoire,
55:12pour sa reconversion
55:13et sur d'autres...
55:14C'est un des lieux
55:16qui vont coûter
55:17le plus cher à construire.
55:18C'est ça, exactement.
55:19Et il faut prévoir...
55:20L'anneau olympique
55:21à Albertville
55:21avait été transformé
55:22en piste d'athlétisme
55:23et en stade, par exemple.
55:25Mais il y a aussi
55:25le village olympique.
55:27Et ça, c'est important.
55:28Quand on voit
55:28la reconstruction
55:29en logement,
55:30la transformation
55:31en logement
55:31qu'il y a eu
55:33très rapidement,
55:34c'est presque fini
55:35un an après.
55:35C'est vraiment formidable.
55:37Le mot de la fin
55:37pour vous, Michel Salin.
55:386 milliards,
55:39ça les valait ?
55:39Écoutez, moi,
55:40le mot de la fin,
55:41c'est qu'il ne faudrait pas
55:42qu'on reproduise l'erreur
55:43qu'on a faite
55:43pour Paris 2024
55:44où on a manqué
55:45l'héritage sur le sport
55:46pour tous
55:47sur l'ensemble du territoire.
55:48C'est bien
55:49le territoire parisien
55:50de la Seine-Saint-Denis
55:51en profiter
55:51et tant mieux
55:52parce que c'était
55:53attendu ou tout,
55:54mais l'héritage
55:55aurait dû être préparé
55:56bien en amont
55:57des Jeux olympiques
55:58et j'espère que pour 2030,
55:59il y aura ce travail
56:00pour que ça profite
56:01à l'ensemble du territoire
56:02et que,
56:03notamment pour le sport
56:04pour tous,
56:05inciter les jeunes
56:06à pratiquer
56:06une activité physique
56:07et sportive.
56:08Et voilà,
56:08c'est aussi pour ça
56:09qu'on fait cette émission.
56:10Vous avez très bien compris,
56:11c'est de tirer le bilan
56:12et de faire mieux
56:13la prochaine fois.
56:14Merci à vous
56:15d'avoir participé
56:16à cette émission
56:16ici en plateau.
56:17Merci à nos 5 citoyens
56:19qui ont témoigné
56:20lors de cette nouvelle émission
56:22Dialogue citoyen.
56:23Notre émission
56:24qui est à retrouver
56:24en replay
56:25sur publicsena.fr
56:27et c'est une nouveauté.
56:28Vous pouvez également
56:29l'écouter en podcast
56:31sur toutes les plateformes.
56:33À très vite
56:33pour un nouveau numéro
56:34Dialogue citoyen.
56:35L'émission est très intéressante.
56:37dans tous ces témoignages
56:39donnait une bonne lecture
56:42rapide
56:43de la question
56:45de l'héritage des JO.
56:46J'ai trouvé le débat intéressant
56:48notamment parce qu'on a croisé
56:50des regards
56:51et c'est toujours enrichissant.
56:52La sénatrice
56:53et les deux sénateurs
56:54présents en plateau
56:55ont très bien accueilli,
56:56ont été très bienveillants
56:57et ont répondu
56:58de manière positive
56:59à l'ensemble
57:01de nos demandes.
57:03L'héritage c'est ça aussi,
57:03c'est que les médias
57:04doivent continuer
57:05à parler
57:07des jeux
57:08olympiques
57:08et paralympiques,
57:09parler du parasport.
57:11C'est très important
57:12ce que vous faites.
57:13de l'héritage c'est ça.
57:15Sous-titrage Société Radio-Canada
57:18de l'Héritage
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