- il y a 11 heures
Le 9 juillet, la commission des affaires sociales du Sénat organisait une table-ronde sur les enjeux philosophiques de la fin de vie. Deux propositions de loi, relatives aux soins palliatifs et à l’aide active à mourir, ont été adoptées par l’Assemblée nationale et seront examinées par le Sénat à l’automne 2025. Les sénateurs préparent donc leurs travaux en entendant des experts sur le sujet. A ce titre, Jacques Ricot, philosophe, agrégé et docteur en philosophie, Francis Wolff, philosophe, professeur à l’ENS et Bernard-Marie Dupont médecin, juriste et professeur d’éthique médicale, sont venu exposer leur point de vue sur la question au Palais du Luxembourg. Si deux d’entre eux sont plutôt réservés sur l’opportunité de légaliser l’aide active à mourir, Francis Wolff y voit la continuité de la liberté de conscience individuelle consacrée par la laïcité. Jacques Ricot, lui, recommande d’abord de bien appliquer la loi sur les soins palliatifs. Revivez les débats. Année de Production :
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00:00:00Comme vous le savez, notre actualité agricole est particulièrement riche ces dernières semaines,
00:00:06puisque le Parlement vient de débattre d'un projet de loi agricole, qui vient d'être adopté d'ailleurs,
00:00:14et nous entrons dans une phase de préparation de la prochaine politique agricole commune, la prochaine PAC.
00:00:20C'est-à-dire que nous avons besoin de faire un point en amont, et c'est tout le rôle
00:00:24de l'OPEX,
00:00:24sur les avancées scientifiques, car l'agriculture est confrontée à de nombreux défis,
00:00:31notamment, bien évidemment, en matière environnementale.
00:00:34Si elle contribue pour partie au réchauffement climatique, en étant le deuxième émetteur de gaz à effet de serre en
00:00:41France,
00:00:41derrière les transports et devant l'industrie, l'agriculture est aussi l'une des victimes,
00:00:46en subissant les conséquences des inondations, des vagues de chaleur, des sécheresses et de la perte de biodiversité,
00:00:53avec ce déclin qui est annoncé, qui affecte la qualité des sols, de l'air, de l'eau.
00:01:00Et donc l'agriculture est également pénalisée par la disparition d'espèces,
00:01:05qui sont indispensables à la stabilité des écosystèmes et à la vie, finalement, de la matière première pour l'agriculture.
00:01:14Donc face à cette situation, il nous a semblé pertinent,
00:01:17et nous comptons beaucoup sur cette audition pour, avec nos invités du jour,
00:01:21pour nous éclairer sur ce que la science peut apporter,
00:01:24c'est bien le rôle de l'OPEX, de faire un focus sur les apports scientifiques, technologiques,
00:01:30donc ce que la science peut apporter comme élément de réponse au défi que je viens de décrire,
00:01:36et que doivent affronter les agriculteurs, mais aussi les politiques que nous sommes.
00:01:41Avant d'entrer dans le vif du sujet, je vous rappelle que cette audition est enregistrée,
00:01:46comme toute audition publique, enregistrée, diffusée en direct sur le site du Sénat
00:01:51et sur certains réseaux sociaux.
00:01:53Elle sera disponible ensuite, pour les nostalgiques,
00:01:57en vidéo à la demande sur les pages de l'Office des deux sites de l'Assemblée nationale et du
00:02:03Sénat.
00:02:05Je vais dès à présent laisser la parole à nos deux co-rapporteurs,
00:02:09donc Pierre-Henriet d'abord, puis Daniel Salmon, qui animera la deuxième table ronde.
00:02:14Merci.
00:02:16Merci, M. le Président, chers collègues, mesdames, messieurs et chercheurs.
00:02:20La première table ronde a pour objet de mettre en avant des initiatives scientifiques prometteuses,
00:02:26qui devraient permettre des avancées significatives en matière de développement,
00:02:29de nouvelles pratiques, en facilitant la résilience de l'agriculture face aux changements climatiques,
00:02:36tout en respectant les limites planétaires.
00:02:39Avant de laisser M. Higge pour une introduction en général sur cette problématique,
00:02:47je me permets simplement de présenter également les personnes qui interviendront.
00:02:54Je me permettrai aussi de demander à chacun dix minutes maximum de présentation
00:03:00pour qu'on puisse aussi avoir le temps d'avoir une interaction sur le débat.
00:03:07Ensuite, nous aurons donc aîné le PIC, qui est fondatrice et directrice scientifique CTO d'Agri-Odor.
00:03:17Puis, Corinne Vaché, qui est directrice de recherche à l'INRIA et directrice adjointe de l'UMR Santé et Agroécologie
00:03:26du Vignoble,
00:03:27spécialiste du microbiote des plantes.
00:03:29Puis, Jacques Saint-Marie, directeur de recherche à l'INRIA,
00:03:34responsable du programme numérique et environnemental d'INRIA,
00:03:37copilote du PEPR Agroécologie et numérique.
00:03:41Et enfin, Didier Boichard, directeur de recherche INRAE, spécialiste de génétique bovine.
00:03:49Voilà, M. Higge, je vous cède la parole pour cette introduction générale.
00:03:54Merci beaucoup.
00:03:56Merci à tous les élus qui sont présents dans la salle et à tous les responsables de l'OPEX
00:04:03de nous donner la possibilité de débattre du sujet qui est sur la table aujourd'hui.
00:04:06Et puis, merci à tous les collègues qui ont accepté d'enrichir et de venir contribuer à vos réflexions et
00:04:14à vos rapports.
00:04:15Effectivement, comme vous venez de le dire en quelques mots,
00:04:18l'agriculture, elle est face au changement climatique, face à l'obligation de restauration de la biodiversité.
00:04:24Et quand on le formule comme ça, même si dans le titre qui est présent à l'écran, il y
00:04:30a des virgules pour ne pas mettre face à,
00:04:33on a souvent le sentiment qu'on a des enjeux de production qui sont en opposition avec les enjeux environnementaux.
00:04:42Et comme vous le disiez en quelques mots, l'agriculture a été maîtrise de gaz à effet de serre et
00:04:47elle est impactée par.
00:04:48Et donc, on dit que c'est déjà une confrontation.
00:04:52Il y a un impact sur la qualité de l'eau et de l'air.
00:04:54Il y a un impact sur la biodiversité.
00:04:57Le chiffre qu'on cite souvent et qui malheureusement est dépassé, c'est qu'en l'espace de 25 ans,
00:05:03on avait perdu, c'est des rapports allemands, mais qui ont été confirmés par des rapports français,
00:05:07on a perdu 75% de la biomasse d'insectes dans nos territoires protégés
00:05:13et de l'ordre de 95% dans les surfaces agricoles.
00:05:18Et donc, quand on l'exprime comme ça, on a le sentiment d'une relation négative extrêmement forte,
00:05:22ce qui se traduit par une forme de tension entre des biens privés et des biens communs.
00:05:27Et quand on dit qu'il y a une tension, on pourrait en arriver à ce que l'arbitrage, c
00:05:30'est chercher un compromis.
00:05:32Et donc, on ne peut être bon sur un côté qu'en acceptant de perdre sur l'autre et donc
00:05:37des trade-offs.
00:05:38Et en fait, les trade-offs conduisent globalement à lâcher le manche et à ne pas explorer des ruptures plus
00:05:45fortes.
00:05:45Et donc, c'est tout l'objectif, je pense, de ces deux tables rondes,
00:05:50mais plus largement de toute la recherche qui est conduite aujourd'hui autour de l'agriculture
00:05:56et des systèmes agricoles et alimentaires en France et aussi en Europe.
00:06:01Alors, comment on peut sortir de cette tension ?
00:06:05On peut en sortir avec trois grands cadres.
00:06:10Le premier, c'est en ayant la bonne métrique et la bonne focale.
00:06:14Alors, en préparant cette matinée et dans les échanges que j'ai pu avoir,
00:06:21je disais, mais en fait, si on prend la question des limites planétaires,
00:06:24ça change sacrément la donne par rapport à simplement de dire on a perdu de la biodiversité ou on a
00:06:29un impact sur l'eau.
00:06:31Alors, pourquoi ça change la donne ?
00:06:34Ça change la donne pour deux grandes raisons.
00:06:37Le premier, c'est que ça permet d'avoir une vision assez synoptique,
00:06:39même si on peut débattre des limites planétaires,
00:06:41mais ça donne une vision assez synoptique de ce qui est à la base de la durabilité.
00:06:44Si on s'éloigne des limites planétaires,
00:06:47globalement, la durabilité, pour nous et pour la génération d'après,
00:06:52elle n'est pas vraiment assurée, enfin, elle n'est pas assurée du tout.
00:06:55Ça permet aussi de montrer à quelle vitesse un système se dégrade.
00:06:58Et dans l'autre sens, ça permet d'avoir une métrique qui nous ramène
00:07:02et donc une métrique qui nous montre le chemin à parcourir.
00:07:06L'exemple le plus facile, parce qu'on fait assez simple,
00:07:11c'est la question, une des limites planétaires,
00:07:13c'est la question des nutriments,
00:07:15donc du boucage des cycles,
00:07:16où on a, dans les représentations qui sont souvent données
00:07:19par le Stockholm Resinance Center,
00:07:23le phosphore et l'azote.
00:07:25Par exemple, sur l'azote,
00:07:27les éléments issus par provenance de l'écologie
00:07:30montrent qu'on peut aller jusqu'à 15 kg d'azote
00:07:33en excès par hectare et par an
00:07:35sur les surfaces, ramenés aux surfaces cultivées.
00:07:37Et aujourd'hui, à l'échelle mondiale, on est à 48.
00:07:39Donc on a l'ampleur du chemin à parcourir
00:07:42et donc ce n'est pas un jugement,
00:07:45on ne sait pas bien, en fait,
00:07:46ça donne juste une métrique,
00:07:47comme vous avez un compteur sur une voiture.
00:07:49Ça, c'est le premier point.
00:07:50Et donc, le fait de passer de logique,
00:07:55d'un chiffrage à une logique de chiffrage,
00:07:58de limites planétaires,
00:07:59donne une vision plus globale.
00:08:01Le deuxième, c'est avoir le bon périmètre.
00:08:03Le titre de la séquence, c'est « Agriculture ».
00:08:07Mais en fait, il n'y a pas d'agriculture,
00:08:08sans parler des systèmes alimentaires
00:08:10et sans parler de nos besoins en énergie.
00:08:12L'agriculture étant, normalement,
00:08:14le lieu où les énergies renouvelables sont disponibles.
00:08:17La seule énergie réellement renouvelable
00:08:19étant l'énergie solaire.
00:08:20Et sur les surfaces anthropisées,
00:08:22c'est essentiellement de l'agriculture.
00:08:24Donc si on parle d'agriculture et d'alimentation,
00:08:26ou agriculture, alimentation et énergie renouvelable,
00:08:28on a un périmètre qui conduit, en fait,
00:08:31à repenser aussi l'ensemble de l'équation
00:08:35que l'on doit résoudre.
00:08:37Troisième point, c'est qu'il faut obligatoirement
00:08:40avoir des approches systémiques,
00:08:43d'où le fait de ne pas regarder l'agriculture
00:08:45sans regarder le reste.
00:08:47Donc d'avoir des approches systémiques
00:08:49et explorer tout ce qui peut bouger.
00:08:51C'est une des grandes forces des approches de prospective.
00:08:54Une prospective, ce n'est pas une prévision,
00:08:56c'est autour d'un système de dire
00:08:58mais qu'est-ce qui peut bouger ?
00:09:00Comment tout peut bouger ?
00:09:01Et comment tout doit bouger ensemble ?
00:09:04Et donc si on regarde ce qui peut bouger
00:09:05dans ce qui nous intéresse aujourd'hui,
00:09:07c'est d'abord l'évolution des systèmes alimentaires
00:09:11et des usages non alimentaires.
00:09:12Ils bougent très fortement.
00:09:14Ils ont bougé très fortement en France,
00:09:16en Europe et dans le monde.
00:09:17Et ils vont encore bouger beaucoup,
00:09:18en particulier sur les équilimes des systèmes alimentaires
00:09:22entre les produits d'origine animale
00:09:24et les produits d'origine végétale.
00:09:26Mais aussi beaucoup sur les usages non alimentaires.
00:09:29C'est tout ce qui est caché en France
00:09:30derrière le terme de bioéconomie.
00:09:32La France a fait le choix que la bioéconomie
00:09:33était plutôt les usages non alimentaires de la biomasse.
00:09:35Mais on voit qu'il se passe beaucoup de choses autour de ça.
00:09:39Le deuxième élément sur lequel,
00:09:41qui ne sera pas abordé aujourd'hui,
00:09:43mais qui est un enjeu absolument majeur
00:09:45pour l'équilibre global,
00:09:46c'est la réduction des pertes et gaspillages.
00:09:48On oublie de le dire,
00:09:51et donc je vais le répéter.
00:09:53Là, en France comme en Europe,
00:09:55on est au-delà de 30% de pertes et gaspillages,
00:09:58c'est-à-dire de choses qui sortent
00:10:00des exploitations agricoles en bon état
00:10:02et qui ne sont jamais consommées.
00:10:0430%, c'est absolument considérable.
00:10:07La pomme consommée en France,
00:10:09c'est un IFT de 40.
00:10:10Si vous dites qu'il y a un tiers qui est perdu,
00:10:12ça veut dire que vous avez 13 applications
00:10:13de phytosanitaires qui n'ont jamais servi à rien.
00:10:15C'est donc un impact sur le milieu qui est inutile.
00:10:18Et donc comment ?
00:10:18On ne va pas passer de 33% à zéro.
00:10:23Mais si on prend ça comme étant un élément
00:10:27sur lequel on peut jouer,
00:10:28on voit bien que l'ensemble du système
00:10:31peut être visité.
00:10:32Puis le troisième,
00:10:33et c'est l'objectif des deux tables rondes
00:10:35que nous avons aujourd'hui,
00:10:36c'est de mobiliser absolument toutes les innovations.
00:10:39et elles sont rendues possibles
00:10:41parce que les frontières de la connaissance
00:10:44sont repoussées ou elles bougent.
00:10:46En tout cas, elles bougent.
00:10:48Et elles bougent de façon absolument considérable.
00:10:50Et vous allez voir dans les présentations
00:10:53qui seront faites aujourd'hui, ce matin,
00:10:56à quel point elles ont bougé beaucoup,
00:10:59en particulier parce qu'on prend conscience
00:11:01de la complexité du vivant
00:11:03et qu'on peut l'utiliser beaucoup, beaucoup plus
00:11:05que ce qu'on en a fait aujourd'hui.
00:11:09Dans la première table ronde,
00:11:10ce seront plutôt des innovations biotechniques.
00:11:12Donc vous verrez, elles sont nombreuses.
00:11:14Elles sont dans des horizons.
00:11:15Quand on en parle, on a le sentiment
00:11:17qu'on n'a jamais entendu parler de ça.
00:11:18Aené va nous parler des paysages olfactifs,
00:11:21comprendre pourquoi un insecte se déplace.
00:11:22Et donc plutôt que de le tuer,
00:11:23on pèse sur sa volonté de se déplacer.
00:11:26Et s'il ne peut plus manger,
00:11:27il se reproduira moins.
00:11:28Et s'il ne rencontre pas de partenaires sexuels,
00:11:30ça se passe moins bien pour la reproduction.
00:11:33La compréhension des microbiotes.
00:11:35Et donc Corinne va nous parler
00:11:38des microbiotes des plantes.
00:11:40Ils sont tous des grands spécialistes
00:11:41du microbiote humain,
00:11:42mais le microbiote du sol,
00:11:43le microbiote des plantes,
00:11:45c'est un champ totalement nouveau.
00:11:47Et vous allez voir dans la présentation de Corinne
00:11:49à quel point il est passionnant
00:11:50et à quel point il permet de repenser
00:11:52la protection des cultures demain.
00:11:54C'est la génétique.
00:11:57Ce sera Didier Boichard qui va illustrer
00:11:58toutes les avancées qu'il y a eu dans le champ de la génétique
00:12:01dans l'exemple de l'animal.
00:12:04Et puis le numérique qui occupe la pensée de tout le monde.
00:12:08L'intelligence, elle est dite artificielle,
00:12:12l'intelligence de Jacques Sainte-Marie
00:12:14n'est absolument pas artificielle.
00:12:16Et en fait, ça fait bouger absolument la totalité.
00:12:20Et puis la deuxième table ronde va porter sur les innovations
00:12:25organisationnelles et j'irais même jusqu'à dire
00:12:27les innovations politiques.
00:12:29C'est comment on fait pour sortir des logiques de verrouillage
00:12:32qui seront présentées par Marie-Benoît et Mireille.
00:12:38Nos systèmes sont en état d'équilibre
00:12:39et si on les déforme,
00:12:40qu'est-ce qui détermine le fait qu'ils se déforment
00:12:44pour aller vers d'autres points d'équilibre ?
00:12:45Quel est le rôle des politiques publiques
00:12:47et comment on peut les penser autour de ça ?
00:12:48Et puis, il n'y a pas de transition sans formation,
00:12:51sans accompagnement des acteurs.
00:12:53Encore une fois, c'est tout le système qui doit bouger.
00:12:55Donc, nous aurons le droit,
00:12:57vous aurez le droit à ça ce matin.
00:12:58Pour finir, et pour ne pas être plus long,
00:13:01trois points.
00:13:02Le premier, c'est des remerciements.
00:13:05Remerciements pour votre présence.
00:13:07Remerciements à tous ceux qui ont accepté d'intervenir.
00:13:09Et j'espère que vous l'apprécierez à leur juste valeur.
00:13:14Le deuxième, c'est un message sous-jacent
00:13:17à ce qui va être dit ce matin,
00:13:18et qui est peut-être un message politique,
00:13:19et ne le prenez pas mal.
00:13:21C'est que ce que vous allez voir,
00:13:23à la fois sur les enjeux, mais aussi sur les leviers,
00:13:26conduit à dire que l'immobilisme n'est pas une option
00:13:30en matière d'agriculture et d'alimentation,
00:13:33ce qui ne manque pas de sel au moment
00:13:35où la PLOA est en discussion à l'Assemblée.
00:13:39Pourquoi ?
00:13:40Parce qu'il ne peut pas y avoir de refus d'obstacle
00:13:43face à la question climatique,
00:13:44et l'immobilisme est clairement le chemin le plus court
00:13:47vers la catastrophe.
00:13:51Et en fait, pour le contraire de ça,
00:13:53c'est qu'il existe des futurs désirables,
00:13:55et les futurs désirables, c'est à nous de les dessiner,
00:13:58et les leviers pour y arriver,
00:14:00et les instruments disponibles pour y arriver,
00:14:03ils sont nombreux, et vous le verrez,
00:14:06nous le devons à notre société,
00:14:08à nos agriculteurs d'aujourd'hui,
00:14:10mais aussi à la génération future.
00:14:11Et puis le dernier point, il est beaucoup plus court,
00:14:13il est très personnel,
00:14:14c'est que malheureusement, je devrais vous quitter
00:14:15à 10h25, parce que j'avais pris un autre engagement avant,
00:14:18et donc j'ai essayé de faire vivre à peu près tout en même temps.
00:14:20Voilà ce que je voulais vous dire, et merci beaucoup.
00:14:24Écoutez, je cède donc la parole à Aine Elépic,
00:14:28je le disais, fondatrice et directrice,
00:14:30d'Agriodor, donc une start-up issue de la recherche Inrae,
00:14:34qui développe des solutions innovantes,
00:14:36basées sur l'identification et l'application des odeurs de plantes,
00:14:39pour modifier l'environnement olfactif,
00:14:41ça a été dit, des insectes ravageurs,
00:14:44et pour ainsi protéger les cultures.
00:14:46On va être passionnés par cette activité.
00:14:50Merci à vous.
00:14:51Très bien, donc bonjour à tout le monde,
00:14:54et déjà, je suis Aine Elépic, je suis estonienne,
00:14:58donc veuillez m'excuser pour toutes les fautes qui vont venir à tous les sens,
00:15:03les féminins, masculins, que je vais mélanger.
00:15:07Mais, donc, j'ai un doctorat en écologie chimique,
00:15:11et une expérience de travailler en écologie chimique,
00:15:14appliquée à l'agriculture, maintenant, presque 20 ans.
00:15:19Et, donc, je suis très honorée d'être aujourd'hui ici avec vous,
00:15:23pour vous présenter comment on peut utiliser les odeurs,
00:15:27parce que, clairement, le paysage olfactif,
00:15:32les sémiochimiques, les signaux chimiques,
00:15:34en fait, c'est des odeurs.
00:15:35Quand on ramène un langage de tous les jours,
00:15:40c'est...
00:15:41Attendez, j'allais trop vite.
00:15:44Alors, les insectes, ça va être très court.
00:15:49Les insectes, en fait, eux, ils utilisent des odeurs,
00:15:52signaux, des odeurs, qui sont des signaux chimiques pour communiquer.
00:15:57Comme Christian a dit tout à l'heure,
00:16:00pour eux, les signaux chimiques, les odeurs sont essentielles.
00:16:04Pour trouver leur partenaire sexuel,
00:16:06ils ont besoin des phéromones.
00:16:08Pour trouver leur plantote, c'est-à-dire quoi manger,
00:16:12ils utilisent les odeurs.
00:16:14Pour trouver le site d'oviposition,
00:16:17où mettre les oeufs, ils utilisent les odeurs.
00:16:20Et ainsi, en fait, à peu près 60% des insectes ravageurs,
00:16:25ils utilisent des odeurs pour se déplacer.
00:16:28Nous, on est beaucoup dans le visuel.
00:16:31Eux, c'est dans les odeurs.
00:16:34Et...
00:16:36Hop, pardon.
00:16:40Et donc, le nez des insectes, c'est les antennes.
00:16:43Donc, si vous ouvrez des livres de biologie,
00:16:46les premières pages, vous allez avoir
00:16:49toutes ces structures magnifiques des antennes.
00:16:54Il y a une diversité.
00:16:55Parce que c'est vraiment...
00:16:57Leurs antennes sont des détecteurs des signaux chimiques.
00:17:02Et jusque dans les années 2020,
00:17:06donc assez récemment,
00:17:07les antennes des insectes étaient les meilleurs détecteurs au monde
00:17:11pour des molécules chimiques.
00:17:14Pour des molécules, tout court.
00:17:16Il n'y avait pas une machine au monde
00:17:18qui détectait mieux les odeurs que les antennes.
00:17:25Alors...
00:17:26Et donc, on parle des paysages olfactifs.
00:17:29On peut demander qu'est-ce que c'est,
00:17:30des paysages olfactifs.
00:17:32Et n'ayez pas peur.
00:17:34Ça, c'est le slide le plus complexe que je vous montre.
00:17:38On passe très vite.
00:17:39C'est juste pour dire que le paysage olfactif,
00:17:42en fait, c'est une espèce de soupe odorante
00:17:45dans laquelle les insectes vivent.
00:17:48Et cette soupe odorante,
00:17:49ça change du matin au soir,
00:17:51pendant la nuit,
00:17:53pendant...
00:17:53En fonction de variétés, espèces,
00:17:57états physiologiques,
00:17:59est-ce qu'il y a des insectes,
00:18:00est-ce qu'il y a des bactéries.
00:18:02Donc, c'est très changeant.
00:18:03C'est dynamique.
00:18:04Et c'est pour cela que les insectes,
00:18:08ils sont très sensibles à des changements d'odeur
00:18:12et des signaux sémiochimiques.
00:18:17Et chez Agriodor,
00:18:19donc, Agriodor, c'est une société qui a été créée en 2019
00:18:22et c'est issue de la recherche fondamentale
00:18:26qui a été faite à INRA,
00:18:27INRA de Versailles,
00:18:28où on a travaillé sur tout ce qui est relations plantes-insectes.
00:18:32Et c'est une recherche qui a été faite depuis plus de 40 ans.
00:18:38Donc, c'est une recherche qui n'a pas abouti,
00:18:41qui n'est pas allé au champ
00:18:43depuis pendant des années 90, 2000,
00:18:47parce qu'en fait, il y avait les insecticides.
00:18:49Il n'y avait pas vraiment personne demandé
00:18:51ce type d'innovation d'aller jusqu'au bout.
00:18:55Et aussi, il y avait les machines
00:18:58qui n'étaient pas assez performantes.
00:18:59Tout à l'heure, je vous ai dit,
00:19:00c'est les antennes qui étaient les plus puissantes
00:19:04pour détecter les odeurs,
00:19:05parce que les plantes émettent très peu, finalement,
00:19:08des odeurs,
00:19:09et nos machines n'étaient pas capables de les détecter
00:19:12comme détectaient les insectes.
00:19:14Mais depuis les années 2000,
00:19:16il y avait une évolution dans les machines.
00:19:19Sensibilité de ces machines est venue,
00:19:22presque rattraper,
00:19:24le niveau sensibilité des insectes.
00:19:27Et aussi, une autre chose,
00:19:29les machines sont devenues beaucoup moins chères.
00:19:31Par exemple, chez Acryodor,
00:19:33maintenant, on a une machine qui s'appelle GCMS,
00:19:36peu importe ce que ça s'appelle,
00:19:37ça coûte maintenant 60 000.
00:19:39Mais à l'époque,
00:19:41c'était, par exemple, à INRA,
00:19:42c'était la région qui a contribué,
00:19:45c'est l'État qui a contribué,
00:19:47et ça a été des millions.
00:19:49C'est un grand pompe qui a été ouvert,
00:19:51l'ouverture d'une machine que nous,
00:19:53maintenant, on a,
00:19:54et on peut acheter le mois prochain aussi.
00:19:56Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
00:19:58Chez Acryodor,
00:20:00on travaille ces odeurs de plantes
00:20:03qui ont un effet sur le comportement d'insectes.
00:20:06Et on a des attractifs,
00:20:08et on a des répulsifs.
00:20:10Donc, quand on parle,
00:20:11entre les scientifiques,
00:20:12on parle des allomones,
00:20:14quand on parle des répulsifs,
00:20:15et des kéromones,
00:20:17quand on parle des attractifs.
00:20:19Et on peut utiliser ces odeurs
00:20:21pour protéger les cultures.
00:20:22Par exemple,
00:20:28on peut utiliser ces odeurs
00:20:31pour protéger les cultures.
00:20:34Par exemple, en 2021,
00:20:36il y a eu le cas de Petrave,
00:20:39l'interdiction des néonicotinides.
00:20:42Je pense qu'on n'a pas besoin
00:20:44de revenir dessus.
00:20:45Et en soi,
00:20:49en 2021,
00:20:51on ne savait rien sur le puceron.
00:20:54C'est concrètement...
00:20:55Je vais vous faire une chose incroyable.
00:20:58On ne savait rien sur le puceron,
00:21:01et il n'y avait pas de solution
00:21:03à la base des sémiochimiques,
00:21:04des phéromones,
00:21:05des odeurs,
00:21:07pour contrôler ces insectes.
00:21:09INRA a lancé avec l'État
00:21:12le projet PNRI.
00:21:14Et on avait trois ans,
00:21:16avec l'obligation de réussite,
00:21:19à mettre au point des solutions
00:21:20à partir d'une page blanche
00:21:23contre ces insectes.
00:21:25Et on a pris le défi
00:21:27avec l'équipe INRA,
00:21:28en collaboration,
00:21:29et ensemble,
00:21:31je vous dis,
00:21:32en trois ans,
00:21:33on a identifié les odeurs
00:21:35qui ont un effet répulsif
00:21:38sur les pucerons.
00:21:40C'est une solution préventive.
00:21:42Donc, il a un effet répulsif
00:21:44sur les colonisateurs.
00:21:46Ça réduit l'alimentation.
00:21:48Ça a un effet
00:21:48sur le comportement alimentaire
00:21:50des insectes,
00:21:51des pucerons.
00:21:52Et ça réduit
00:21:54leur reproduction.
00:21:55Donc, il y a moins d'insectes,
00:21:57déjà à la base,
00:21:59et puis, le peu qui reste,
00:22:01ils reproduisent moins.
00:22:02Et donc, il y a un impact positif
00:22:04sur l'absence de...
00:22:06On a moins de jaunisse.
00:22:08C'est ça qui est, finalement,
00:22:10le problème.
00:22:11Mais ce que je veux vraiment dire,
00:22:13c'est que dans le monde
00:22:15d'insecticides,
00:22:17ça prend à peu près dix ans
00:22:18de mettre au point
00:22:20un insecticide,
00:22:21une molécule,
00:22:22et ensuite,
00:22:23ça part en réglementaire,
00:22:25donc, comme nous aussi.
00:22:27Mais ça prend dix ans
00:22:28et ça prend à peu près
00:22:30130 millions d'euros
00:22:31de mettre au point
00:22:33une solution.
00:22:34Mais là,
00:22:35avec cette innovation,
00:22:37on peut mettre au point
00:22:39une solution
00:22:39en trois ans
00:22:42qui...
00:22:44Attendez.
00:22:46Donc,
00:22:48peut-être,
00:22:49je vais revenir
00:22:49sur ce slide-là,
00:22:51mais c'est général.
00:22:53Les insectes,
00:22:53c'est un impact,
00:22:54et puis,
00:22:54gérer ces insectes,
00:22:56c'est pas simple
00:22:59côté l'environnement.
00:23:02Je suis pas bon
00:23:02avec cela.
00:23:03OK.
00:23:05Donc,
00:23:05cette solution
00:23:06qu'on a mis en point
00:23:07avec INRA en trois ans,
00:23:08c'est vraiment spécifique.
00:23:10Ça n'a pas un impact
00:23:11sur les pollinisateurs
00:23:13parce qu'on travaille
00:23:14vraiment
00:23:15sur les antennes
00:23:17d'insectes,
00:23:17sur les récepteurs
00:23:19que cet insecte
00:23:19peut sentir.
00:23:21l'autre chose,
00:23:22c'est préventif.
00:23:24C'est pas...
00:23:24On n'est pas
00:23:25un curatif,
00:23:25on ne tue pas
00:23:26les insectes.
00:23:28On les déplace,
00:23:29on les dissuade
00:23:30de venir coloniser
00:23:32la pétrave
00:23:33pendant trois semaines,
00:23:36six semaines,
00:23:37pendant la période
00:23:38de sensibilité
00:23:39de la culture.
00:23:40Parce qu'après
00:23:41cette période
00:23:42de sensibilité,
00:23:43les insectes
00:23:43peuvent revenir.
00:23:44Donc c'est une gestion
00:23:45de population
00:23:47et c'est des solutions
00:23:48qui ne créent pas
00:23:50de résistance
00:23:51parce que le gros problème
00:23:52avec les insecticides,
00:23:53en réalité,
00:23:54c'est la santé publique,
00:23:56l'environnement
00:23:57qui est pollué,
00:23:58mais aussi les insectes
00:23:59deviennent résistants.
00:24:01Ça, c'est la réalité.
00:24:02Et ce type
00:24:03d'innovation
00:24:04où on ne tue pas
00:24:05l'insecte,
00:24:06ça ne crée pas
00:24:06de résistance
00:24:07parce que finalement,
00:24:08on ne crée pas
00:24:09de sélection
00:24:13évolutive dessus.
00:24:14Et ce type
00:24:17de solution,
00:24:17ce n'est pas
00:24:18uniquement spécifique
00:24:19pour le puceron.
00:24:20On peut l'utiliser
00:24:22sur, on a estimé
00:24:23à peu près
00:24:24sur 70%
00:24:25des insectes ravageurs.
00:24:27Tous les insectes
00:24:28ravageurs
00:24:29ne sont pas sensibles
00:24:30aux odeurs
00:24:31parce qu'il y a
00:24:31des insectes ravageurs
00:24:32qui sont très visuels
00:24:34ou utilisent
00:24:35des signaux acoustiques,
00:24:36mais à peu près
00:24:3770% des insectes
00:24:39ravageurs
00:24:39sont sensibles
00:24:40aux odeurs
00:24:41et on peut
00:24:41manipuler
00:24:42leur comportement
00:24:43avec ce type
00:24:45d'innovation.
00:24:48Et donc,
00:24:49je vais vous faire
00:24:50un petit état
00:24:51de lieu
00:24:52où on est.
00:24:54Donc,
00:24:54c'est une innovation
00:24:55qui est vraiment
00:24:57étudiée
00:24:58partout
00:24:59dans le monde.
00:25:00C'est étudiée
00:25:00en Chine,
00:25:02au Brésil,
00:25:03aux États-Unis.
00:25:05Et ce n'est pas
00:25:06étudiée
00:25:06comme
00:25:07« nice to have »,
00:25:08c'est que
00:25:09c'est pour
00:25:11les scientifiques,
00:25:12mais c'est dans
00:25:12le plan stratégique
00:25:14d'État,
00:25:15vraiment,
00:25:16pour réduire,
00:25:18pour trouver
00:25:18des alternatives
00:25:19aux insecticides.
00:25:20Parce qu'en France,
00:25:22ce qui pousse
00:25:23ou ce qui tire,
00:25:25comment on regarde,
00:25:26c'est les interdictions.
00:25:27C'est l'interdiction,
00:25:28on n'a pas de molécules,
00:25:29etc.
00:25:30Dans les zones
00:25:31tropicaux,
00:25:32ce n'est pas
00:25:32les interdictions
00:25:33qui tirent.
00:25:34Ils n'ont pas
00:25:36tout ce qu'il y a,
00:25:38mais ils n'ont
00:25:39pas d'interdiction,
00:25:40ils ont les molécules
00:25:41qu'il y a ici
00:25:42en Europe,
00:25:42c'est les résistances.
00:25:44Tout bêtement,
00:25:45les insectes
00:25:46sont devenus
00:25:47résistants,
00:25:48même les OGM
00:25:51qui sont commercialisés,
00:25:5399%
00:25:54de soja
00:25:55au Brésil,
00:25:56c'est OGM,
00:25:57mais aujourd'hui,
00:25:59c'est résistant.
00:26:00Un des plus grands ravageurs,
00:26:02Spodoptera frugiperda,
00:26:03c'est un papillon ravageur,
00:26:06c'est résistant.
00:26:07Donc,
00:26:07les agriculteurs,
00:26:08qu'est-ce qu'ils utilisent ?
00:26:09Ils ont les OGM
00:26:10qui devraient être résistants
00:26:12et en plus,
00:26:14ils mettent
00:26:14tous traitements
00:26:15d'insecticides dessus,
00:26:17tous traitements
00:26:17par saison,
00:26:18de sorte qu'il y a
00:26:19carrément
00:26:21phytotoxicité
00:26:21et peste de rendement.
00:26:23Donc,
00:26:24eux,
00:26:24c'est une demande,
00:26:25c'est une demande
00:26:26de ces sociétés
00:26:28de trouver nous,
00:26:29de solutions alternatives,
00:26:31complémentaires
00:26:32aux insecticides,
00:26:33parce que je vous ai dit,
00:26:34ça prend 10 ans
00:26:35de mettre au point
00:26:37un insecticide,
00:26:38molécule,
00:26:39et 130 millions,
00:26:40et les insectes
00:26:41au Brésil,
00:26:42par exemple,
00:26:42ils brûlent
00:26:43une mode action
00:26:44en 4 ans.
00:26:46Deux à 4 ans,
00:26:47ils brûlent
00:26:47une mode action.
00:26:48Donc,
00:26:48les insecticides,
00:26:49ils brûlent
00:26:50des mots d'action,
00:26:50des insecticides
00:26:51plus rapidement
00:26:52que les sociétés privées
00:26:55sont capables
00:26:56de mettre au point.
00:26:57Donc,
00:26:58c'est pour cela
00:26:59qu'au Brésil,
00:27:00tout ce qui est
00:27:00biocontrôle,
00:27:01tout ce qui est
00:27:02laissé mieux chimique,
00:27:03donc les odeurs
00:27:03comme je vous ai présenté,
00:27:05c'est vraiment
00:27:07au top niveau.
00:27:08C'est pareil
00:27:09en Chine
00:27:10et aux Etats-Unis.
00:27:12Donc,
00:27:12c'est une solution
00:27:13qui peut être combinée
00:27:14avec les autres solutions
00:27:16de biocontrôle.
00:27:17C'est tout à fait
00:27:18compatible
00:27:19et c'est ça
00:27:19la force
00:27:20d'innovation.
00:27:22Mais actuellement,
00:27:24en Europe,
00:27:25donc je vous dis
00:27:26quel est l'état,
00:27:28c'est que
00:27:28ce type de mode action
00:27:30et innovation
00:27:31où on ne tue pas
00:27:32l'insecte,
00:27:33c'est une manipulation
00:27:34de comportement,
00:27:35on déplace
00:27:36l'insecte,
00:27:37on crée
00:27:38une répulsion,
00:27:39c'est considéré
00:27:40comme produit
00:27:41phytosanitaire
00:27:42et il passe
00:27:43dans l'exactement
00:27:44même
00:27:45case
00:27:46réglementaire
00:27:47que les insecticides.
00:27:49Donc,
00:27:49très bien,
00:27:49il nous faut
00:27:50les réglementations,
00:27:52on n'est pas contre
00:27:53les réglementations,
00:27:53il nous faut,
00:27:54mais
00:27:55de passer
00:27:57des études
00:27:58écotoxicaux
00:27:59qui n'ont aucun sens
00:28:01par rapport
00:28:01au mode action
00:28:02des innovations,
00:28:04c'est
00:28:05perte du temps
00:28:06et c'est
00:28:07perte
00:28:08de ressources.
00:28:10Par exemple,
00:28:113 millions
00:28:12pour un dossier,
00:28:14c'est même
00:28:14pas en développement,
00:28:15c'est simplement
00:28:16un dossier
00:28:16administratif
00:28:17pour un dossier
00:28:19homologation
00:28:20et ce qui est
00:28:21encore pire,
00:28:21c'est 10 à 12 ans.
00:28:25Homologation.
00:28:2610 à 12 ans,
00:28:27tandis qu'au Présil,
00:28:29on ne parle pas
00:28:30d'années,
00:28:31là,
00:28:31j'ai dit 10 à 12 ans,
00:28:32là,
00:28:33c'est des mois.
00:28:34Au Présil,
00:28:35pour mettre au marché
00:28:37ce type d'innovation,
00:28:39on parle
00:28:4010 à 12 mois.
00:28:43Donc,
00:28:44c'est...
00:28:46Voilà.
00:28:48Et,
00:28:49en plus,
00:28:50donc,
00:28:51ça fait que,
00:28:51si vous regardez
00:28:52ces innovations,
00:28:54comme Christian
00:28:55dit,
00:28:56ils existent
00:28:57dans l'académie,
00:28:59dans les labos,
00:29:00on arrive
00:29:01très bien
00:29:01à faire des sociétés,
00:29:04les développer
00:29:04en France,
00:29:05en Europe,
00:29:06mais on ne peut pas
00:29:10développer
00:29:11la société
00:29:11en France,
00:29:12ni en Europe,
00:29:14parce que,
00:29:14déjà,
00:29:15tous ces coûts
00:29:16réglementaires,
00:29:17tous ces coûts
00:29:19réglementaires
00:29:20et une visibilité
00:29:21très floue
00:29:23entre 10 et 12 ans,
00:29:24la société a 6 ans
00:29:26aujourd'hui.
00:29:28Et,
00:29:29en plus,
00:29:29on a un marché
00:29:30fragmenté,
00:29:31c'est-à-dire
00:29:31le marché de 27,
00:29:33c'est qu'il faut
00:29:34accéder à chaque marché
00:29:36présenter
00:29:36le dossier
00:29:37séparément.
00:29:39Donc,
00:29:39vous voyez,
00:29:40c'est pour cela,
00:29:41juste pour vous dire,
00:29:42les sociétés jeunes,
00:29:44plein d'innovation,
00:29:46ils partent au Brésil.
00:29:47Clairement,
00:29:49si vous allez
00:29:50près de Sao Paulo,
00:29:51il y a une ville
00:29:52qui s'appelle
00:29:52Piracicaba,
00:29:54il y a
00:29:55un Silicon Valley
00:29:56de Acrytech,
00:29:57il y a plein
00:29:58de sociétés françaises
00:30:00qui s'installent
00:30:02là-bas,
00:30:02parce que
00:30:03la réglementation
00:30:04est facile,
00:30:04le marché
00:30:05est là,
00:30:06et
00:30:08le marché
00:30:08de Brésil,
00:30:09c'est plus grand
00:30:11que le 27
00:30:12combiné.
00:30:14Donc,
00:30:15ce n'est pas pour
00:30:16blomber morale
00:30:17de qui que ce soit,
00:30:18c'est pour vous dire
00:30:19qu'il y a
00:30:20les innovations,
00:30:21il y a
00:30:22les solutions,
00:30:23le monde,
00:30:24donc vraiment,
00:30:26les États-Unis,
00:30:27la Chine,
00:30:27le Brésil,
00:30:28le travail,
00:30:29je les ai visités,
00:30:30je les ai vus,
00:30:32comment ils vont
00:30:33en avant,
00:30:34et que la France
00:30:35aussi a la possibilité,
00:30:37parce que c'est
00:30:38né ici,
00:30:40ce type d'innovation,
00:30:41et les Français
00:30:42sont très très forts
00:30:43pour le développement.
00:30:46Voilà,
00:30:47merci à vous.
00:30:50Merci pour cette présentation,
00:30:53on poursuit avec
00:30:54Corinne Vaché,
00:30:56donc ses travaux,
00:30:57je le disais,
00:30:57portent sur le rôle
00:30:59du microbiote
00:30:59dans la santé
00:31:00des plantes,
00:31:01vous menez notamment
00:31:02des projets de recherche
00:31:03sur la gestion du microbiote
00:31:05pour lutter contre
00:31:05le milieu de la vigne,
00:31:07et donc vous allez
00:31:07nous expliquer
00:31:08dans quelle mesure
00:31:10le microbiote
00:31:10peut être utilisé
00:31:12pour une agriculture
00:31:12durable.
00:31:13Je laisse la parole.
00:31:16Bonjour à toutes
00:31:17et tous,
00:31:19donc avant de commencer,
00:31:20je voudrais vous remercier
00:31:21vivement pour votre invitation,
00:31:22donc je suis très honorée
00:31:23d'avoir l'occasion
00:31:24de vous présenter
00:31:25ma thématique de recherche
00:31:26aujourd'hui.
00:31:27Donc je vais vous parler
00:31:29du microbiote végétal,
00:31:31et je vais d'abord
00:31:32vous présenter
00:31:32l'état des connaissances
00:31:33scientifiques,
00:31:34puis je vous présenterai
00:31:37comment ces connaissances
00:31:38peuvent être utilisées
00:31:38pour aller vers
00:31:39une agriculture
00:31:40plus durable.
00:31:42Les diapositives
00:31:43sont un peu floues.
00:31:48C'est bizarre.
00:31:50C'est bien.
00:31:53Ok.
00:31:54Donc les plantes
00:31:55vivent en association
00:31:56avec de très nombreux
00:31:57micro-organismes
00:31:57qui forment leurs microbiotes.
00:31:59Donc ces micro-organismes
00:32:01se trouvent autour des racines,
00:32:03sur les racines,
00:32:03à l'intérieur.
00:32:04On trouve des micro-organismes
00:32:06à l'intérieur des feuilles,
00:32:07à la surface des feuilles,
00:32:08sur les graines,
00:32:09dans les tiges.
00:32:09Donc sur l'image de gauche,
00:32:11par exemple,
00:32:12vous voyez des bactéries
00:32:12qui colonisent une racine.
00:32:14Chaque petit point vert
00:32:15est une cellule bactérienne.
00:32:17Et l'ensemble
00:32:18de ces micro-organismes
00:32:20confère de nouvelles capacités
00:32:22à la plante.
00:32:23Et donc c'est pour cette raison
00:32:24que nous étudions
00:32:25ces micro-organismes.
00:32:36Donc l'existence
00:32:38de ces micro-organismes
00:32:39est connue
00:32:39depuis assez longtemps.
00:32:41Mais en fait,
00:32:41les connaissances
00:32:42ont vraiment fortement progressé
00:32:44à partir des années 2010.
00:32:46Donc les premières observations
00:32:48de bactéries
00:32:48dans des échantillons environnementaux
00:32:50ont été réalisées
00:32:51dans les années 1670
00:32:52avec les premiers microscopes.
00:32:54Les premières cultures microbiennes
00:32:56ont été réalisées
00:32:57en laboratoire
00:32:58dans les années 1850.
00:33:00A partir de 1950,
00:33:01avec la découverte de l'ADN,
00:33:03nous avons pu appréhender
00:33:04la diversité microbienne
00:33:06dans notre environnement.
00:33:07Et c'est en 1988
00:33:08que le mot microbiote
00:33:10a été utilisé
00:33:10pour la première fois
00:33:11dans un article scientifique.
00:33:13Et en 2010,
00:33:14il y a eu une révolution technologique
00:33:16qui s'appelle
00:33:17le séquençage au débit.
00:33:18Donc ces méthodes
00:33:19de séquençage
00:33:20nous permettent
00:33:21d'avoir accès
00:33:22à de décrire
00:33:23tous les micro-organismes
00:33:25qui sont présents
00:33:25dans un échantillon,
00:33:26même si ceux-ci
00:33:27ne sont pas cultivables.
00:33:29Et donc aujourd'hui,
00:33:30nous travaillons
00:33:30sur de très gros jeux
00:33:31de données
00:33:31qui nous permettent
00:33:32de dire
00:33:33quels micro-organismes
00:33:34sont présents
00:33:35et aussi
00:33:35comment est-ce qu'ils
00:33:36interagissent entre eux.
00:33:40Donc grâce à ces avancées,
00:33:42nous avons pu décrire
00:33:43les microbiotes
00:33:44de l'homme,
00:33:45des plantes,
00:33:45des animaux
00:33:46et des sols.
00:33:47Et ces recherches
00:33:48ont montré
00:33:48que ces microbiotes
00:33:49sont interconnectés.
00:33:50C'est-à-dire
00:33:51qu'il y a des micro-organismes
00:33:52pathogènes
00:33:53ou bénéfiques
00:33:54qui peuvent passer
00:33:55d'un compartiment
00:33:56à l'autre.
00:33:57Et c'est pour cette raison
00:33:58que nous mettons en avant
00:33:59le concept
00:33:59d'une seule santé.
00:34:01Donc pour rappeler
00:34:02que la santé des hommes,
00:34:03des plantes
00:34:04et des animaux
00:34:04sont interdépendantes.
00:34:10Donc le microbiote
00:34:11joue un rôle clé
00:34:11dans la santé
00:34:12parce que le microbiote
00:34:13fait barrière
00:34:14aux agents pathogènes.
00:34:15Donc c'est le cas
00:34:16chez l'homme.
00:34:16Sur l'image de gauche,
00:34:18vous avez l'intestin
00:34:19avec son microbiote
00:34:20commensal
00:34:21qui est représenté
00:34:22en bleu vert
00:34:22et les recherches
00:34:23ont montré
00:34:24que ce microbiote
00:34:24commensal
00:34:25fait barrière
00:34:26aux bactéries pathogènes.
00:34:27Ici,
00:34:28clostridioïdes
00:34:28difficilés.
00:34:29Mais lorsque
00:34:30ce microbiote
00:34:31est perturbé
00:34:32par des traitements
00:34:33antibiotiques notamment,
00:34:34eh bien,
00:34:35il perd son rôle
00:34:35d'effet protecteur.
00:34:37Et dans ce cas,
00:34:38donc les médecins
00:34:38ont mis au point
00:34:39des probiotiques
00:34:40ou bien des méthodes
00:34:42de transplantation
00:34:43du microbiote intestinal
00:34:44pour restaurer
00:34:45la fonction protectrice
00:34:46du microbiote.
00:34:47C'est la même chose
00:34:48chez les plantes.
00:34:50À droite,
00:34:50vous avez le microbiote
00:34:51commensal racinaire
00:34:52d'une tomate
00:34:53qui fait barrière
00:34:54à une bactérie pathogène
00:34:56qui est responsable
00:34:57du flétrissement
00:34:57de la tomate.
00:34:58Et là,
00:34:59dans cette étude,
00:35:00les scientifiques
00:35:00ont mis au point
00:35:01un cocktail prébiotique
00:35:02pour stimuler
00:35:03l'effet barrière
00:35:04de ce microbiote.
00:35:08Le microbiote
00:35:09des plantes
00:35:10ne joue pas seulement
00:35:10un rôle
00:35:11dans la protection
00:35:11contre les maladies.
00:35:12Il protège aussi
00:35:14la plante
00:35:14contre certains
00:35:15insectes ravageurs.
00:35:16Il augmente
00:35:17sa tolérance
00:35:17à des stress
00:35:18abiotiques
00:35:19comme la sécheresse,
00:35:20la température,
00:35:21la salinité.
00:35:21Et puis,
00:35:22il améliore
00:35:22la nutrition
00:35:23de la plante.
00:35:24Les connaissances
00:35:25sur les microbiotes
00:35:26peuvent donc contribuer
00:35:27à une agriculture
00:35:28plus durable
00:35:28qui serait moins dépendante
00:35:30aux pesticides,
00:35:31plus résiliente
00:35:31au changement climatique
00:35:32et tout en étant
00:35:33productive.
00:35:36Donc,
00:35:37au cours des 20 dernières années,
00:35:38les connaissances
00:35:38sur les microbiotes
00:35:39des plantes
00:35:39ont beaucoup augmenté
00:35:40et les questions
00:35:41sur lesquelles
00:35:42nous travaillons maintenant,
00:35:43c'est comment intégrer
00:35:44les connaissances
00:35:44sur les microbiotes
00:35:45à l'agriculture de demain ?
00:35:47Et je vais essayer
00:35:47de répondre à cette question
00:35:48au travers de 5 défis.
00:35:52Donc,
00:35:52le premier défi,
00:35:53c'est de concevoir
00:35:54des biosolutions microbiennes
00:35:55pour restaurer
00:35:56et renforcer
00:35:57les microbiotes
00:35:58qui protègent les plantes.
00:36:00À l'heure actuelle,
00:36:01il existe de nombreuses
00:36:02biosolutions pour protéger
00:36:03les plantes
00:36:03contre les maladies
00:36:04et pour augmenter
00:36:05leur croissance
00:36:05et leur tolérance
00:36:06au stress rabiotique,
00:36:07notamment en sécheresse.
00:36:09Donc,
00:36:09ces produits
00:36:10sont des produits
00:36:11qu'on appelle
00:36:11produits de biocontrôle
00:36:12ou biostimulants.
00:36:14Lorsqu'ils sont à base
00:36:15de micro-organismes vivants,
00:36:17ces produits sont souvent
00:36:17à base d'une seule
00:36:18souche microbienne.
00:36:19et il s'avère
00:36:20et il s'avère que leur efficacité
00:36:21est modérée
00:36:22et variable,
00:36:23ce qui entraîne
00:36:23actuellement
00:36:23une perte de confiance
00:36:24des agriculteurs
00:36:26par rapport
00:36:26à ces produits.
00:36:27Donc,
00:36:28les défis
00:36:29que nous devons relever,
00:36:29c'est d'améliorer
00:36:30l'efficacité
00:36:31des biosolutions existantes
00:36:32en travaillant notamment
00:36:33sur les modalités
00:36:35d'application.
00:36:36Un défi très important,
00:36:37c'est de concevoir
00:36:37des biosolutions
00:36:38multisouches
00:36:39qui seraient à la fois
00:36:40plus efficaces
00:36:41et plus résilientes
00:36:42aux variations environnementales
00:36:43que les produits
00:36:44monosouches.
00:36:45Ensuite,
00:36:45les optimiser
00:36:46pour chaque condition,
00:36:47c'est-à-dire chaque variété,
00:36:48chaque type de sol,
00:36:49chaque climat.
00:36:51Une étape importante
00:36:52sera de faire évoluer
00:36:53la réglementation
00:36:54pour faciliter
00:36:54leur homologation,
00:36:55donc ma collègue
00:36:56vient d'en parler.
00:36:57Et puis,
00:36:58il faudra repenser
00:36:59les systèmes de culture
00:37:00en intégrant plus
00:37:00de mesures prophylactiques
00:37:01pour favoriser
00:37:02l'efficacité
00:37:03de ces biosolutions.
00:37:07Un deuxième défi,
00:37:08c'est de gérer
00:37:09la biodiversité végétale
00:37:10dans les parcelles
00:37:11et les paysages
00:37:11pour favoriser
00:37:12la présence
00:37:13de micro-organismes bénéfiques.
00:37:15Donc,
00:37:15on sait que la diversification
00:37:16végétale a des effets positifs.
00:37:18Elle tente à réduire
00:37:19les dommages causés
00:37:20par les insectes ravageurs
00:37:21et les maladies.
00:37:22Et on sait aussi
00:37:23qu'elle est capable
00:37:24de modifier le microbiote
00:37:25des plantes cultivées
00:37:26par des effets de voisinage.
00:37:28Donc,
00:37:28dans ce domaine,
00:37:29les défis que nous devons relever,
00:37:30c'est d'identifier
00:37:30les espèces végétales
00:37:31qui sont des réservoirs
00:37:32de micro-organismes bénéfiques
00:37:34pour les plantes cultivées
00:37:35et puis déterminer
00:37:36comment les intégrer
00:37:37dans les parcelles
00:37:37pour favoriser
00:37:38les flux de micro-organismes.
00:37:39Donc,
00:37:40il s'agit de mettre en place
00:37:41des bandes enherbées,
00:37:42des haies,
00:37:43et des arbres,
00:37:44comme c'est illustré
00:37:45sur l'image présentée ici.
00:37:48Et cela reviendra
00:37:49à étendre les principes
00:37:50de la lutte biologique
00:37:50par conservation
00:37:51aux micro-organismes.
00:37:56Donc,
00:37:56un troisième défi,
00:37:57c'est de sélectionner
00:37:58des variétés de plantes
00:37:58capables de mieux
00:37:59s'associer aux micro-organismes bénéfiques.
00:38:01Donc,
00:38:02actuellement,
00:38:02on connaît de mieux en mieux
00:38:03les mécanismes génétiques
00:38:04qui permettent à la plante
00:38:06de recruter son microbiote.
00:38:08Et on sait aussi
00:38:09que la capacité des plantes
00:38:10à interagir
00:38:11avec les micro-organismes
00:38:12a été modifiée
00:38:12au cours du processus
00:38:13de domestication
00:38:14des plantes cultivées.
00:38:16Donc là,
00:38:16l'enjeu dans ce domaine,
00:38:17c'est de restaurer
00:38:18et renforcer
00:38:18les interactions
00:38:19plantes-microbiotes
00:38:20par les programmes
00:38:21d'amélioration variétale.
00:38:25Et enfin,
00:38:26le quatrième défi
00:38:27est celui
00:38:27de l'agriculture numérique.
00:38:29Donc là,
00:38:29il s'agit de développer
00:38:30des capteurs
00:38:31et des outils numériques
00:38:32pour surveiller
00:38:33les microbiotes
00:38:33des plantes et des sols.
00:38:35Donc,
00:38:35actuellement,
00:38:36nous disposons
00:38:36de diagnostics de microbiotes
00:38:38qui vont donner
00:38:39une image ponctuelle
00:38:40de la santé des sols
00:38:41et puis aussi
00:38:41de la sensibilité
00:38:42des plantes
00:38:42à certaines maladies.
00:38:44Et indépendamment,
00:38:45il y a des réseaux
00:38:45d'épidémie de surveillance
00:38:46qui sont basés
00:38:47sur des capteurs de sport
00:38:48qui évaluent quotidiennement
00:38:50le risque de maladie
00:38:51et qui permettent
00:38:52aux agriculteurs
00:38:52d'anticiper
00:38:53et de choisir
00:38:54les traitements.
00:38:55Donc,
00:38:55l'enjeu,
00:38:56c'est de fusionner
00:38:57un peu les deux approches,
00:38:58c'est-à-dire suivre
00:38:59en temps réel
00:39:00les microbiotes
00:39:01en développant
00:39:02de nouveaux outils
00:39:02comme des bio-capteurs
00:39:04couplés à des méthodes
00:39:05d'intelligence artificielle
00:39:06pour identifier
00:39:07les bio-indicateurs
00:39:08de la sensibilité
00:39:09aux maladies.
00:39:11Et intégrer ces suivis
00:39:12temporels de microbiote
00:39:13au programme
00:39:13d'épidémie de surveillance
00:39:14pour mieux prédire les risques.
00:39:19Et enfin,
00:39:20pour finir,
00:39:20il convient d'intégrer
00:39:21ces nouvelles solutions
00:39:22basées sur le microbiote
00:39:24avec tous les autres leviers
00:39:25de la transition agroécologique.
00:39:26Donc là,
00:39:27je vais prendre l'exemple
00:39:28de la viticulture.
00:39:29Comme vous le savez,
00:39:30la vigne est une culture
00:39:31très traitée.
00:39:32C'est la quatrième culture
00:39:33la plus traitée en France
00:39:34après la pomme,
00:39:35la pomme de terre
00:39:36et la pêche
00:39:36si on considère
00:39:37l'indice de fréquence
00:39:38de traitement moyen.
00:39:39Et puis en viticulture,
00:39:4180% des traitements
00:39:42qui sont utilisés
00:39:43actuellement
00:39:43sont des fongicides
00:39:44pour lutter
00:39:45contre deux maladies aériennes,
00:39:46le mildiou
00:39:47et l'oïdium.
00:39:49Donc un enjeu majeur
00:39:50en viticulture,
00:39:50c'est de trouver
00:39:51des alternatives
00:39:51à ces pesticides
00:39:52de synthèse
00:39:53afin de lutter
00:39:54contre les maladies aériennes.
00:39:57Donc dans le programme
00:39:59de recherche Vitae
00:40:00qui vise à développer
00:40:02des innovations
00:40:03pour cultiver
00:40:04la vigne sans pesticides,
00:40:05nous avons travaillé
00:40:06sur différents leviers
00:40:07pour sortir
00:40:08des pesticides
00:40:09en viticulture.
00:40:09Donc le premier levier,
00:40:11c'est la prophylaxie
00:40:12à la conduite
00:40:12de la vigne
00:40:13qui vise à diminuer
00:40:14la pression de maladies,
00:40:15à créer un microclimat
00:40:17défavorable
00:40:17à ces maladies aériennes.
00:40:19Le deuxième levier,
00:40:20c'est donc nous cherchons
00:40:22à développer des outils
00:40:23d'épidémiosurveillance
00:40:24pour mieux prédire
00:40:25le risque épidémique
00:40:26et optimiser
00:40:27les pratiques viticoles.
00:40:28Donc nous travaillons
00:40:29bien sûr sur le biocontrôle
00:40:31pour protéger la plante,
00:40:32la vigne,
00:40:33donc contre les maladies aériennes
00:40:34par des régulations naturelles.
00:40:36Et là,
00:40:36dans le terme biocontrôle,
00:40:37donc j'inclus la lutte biologique
00:40:39par conservation
00:40:39qui vise à aménager
00:40:42la biodiversité
00:40:42dans les parcelles
00:40:43et les paysages
00:40:44pour favoriser
00:40:45ces régulations naturelles.
00:40:47Et puis le dernier levier,
00:40:48c'est l'amélioration variétale
00:40:49pour sélectionner
00:40:50des plantes
00:40:51qui sont plus résistantes
00:40:51aux maladies.
00:40:52Et sur tous ces leviers,
00:40:54il y en a trois
00:40:55pour lesquels
00:40:55les connaissances
00:40:56sur les microbiotes
00:40:56peuvent vraiment
00:40:57renforcer l'efficacité.
00:40:59Donc c'est le biocontrôle
00:41:00des maladies en priorité,
00:41:01mais aussi l'épidémiosurveillance
00:41:02et puis l'amélioration variétale.
00:41:07Donc en conclusion,
00:41:09les plantes sont associées
00:41:10à une multitude
00:41:10de micro-organismes
00:41:11qui améliorent
00:41:12leur croissance
00:41:12et leur santé.
00:41:14Cette biodiversité microbienne
00:41:15est une ressource clé
00:41:16pour l'agriculture durable,
00:41:17notamment pour le biocontrôle
00:41:19des maladies.
00:41:20L'avenir de l'agriculture
00:41:21passe par une meilleure gestion
00:41:22du microbiote
00:41:23dans des systèmes agricoles
00:41:24reconçus
00:41:25avec plus de prophylaxie,
00:41:27plus d'épidémiosurveillance
00:41:28et de nouvelles variétés
00:41:29de plantes.
00:41:32Donc je vous remercie
00:41:33pour votre attention
00:41:34et je voudrais remercier
00:41:35aussi les soutiens financiers,
00:41:38les grands programmes
00:41:39de recherche nationaux
00:41:40qui financent nos recherches
00:41:41sur cette thématique,
00:41:42notamment le programme
00:41:43Cultiver et protéger autrement,
00:41:45Agroécologie numérique,
00:41:46le plan Parsada
00:41:47et puis le grand défi
00:41:48biocontrôle et biostimulation
00:41:49pour l'agroécologie.
00:41:51Merci.
00:41:53Merci à vous
00:41:54pour cette présentation.
00:41:57On va poursuivre toujours
00:41:59dans notre innovation scientifique
00:42:04avec Jacques Saint-Marie
00:42:06qui va donc nous expliquer
00:42:08comment le numérique
00:42:09peut transformer l'agriculture
00:42:10au bénéfice des agriculteurs
00:42:12et de l'environnement.
00:42:14Je lui cède la parole.
00:42:16Merci beaucoup,
00:42:17monsieur le sénateur.
00:42:18Mesdames et messieurs les élus,
00:42:20bonjour.
00:42:20Je suis ravi d'être ici.
00:42:21Voilà, je vais parler
00:42:22d'agriculture et de numérique.
00:42:24Je vais essayer de montrer
00:42:25justement ce que le numérique
00:42:26peut faire
00:42:27en bien pour l'agriculture
00:42:29et pour l'environnement.
00:42:30Je vais commencer par des choses,
00:42:32disons, un petit peu générales
00:42:33et je vous donnerai vraiment
00:42:34des exemples très concrets
00:42:35à la fin.
00:42:36Christian Huig a parlé de chiffres.
00:42:38Je commence par quelques chiffres.
00:42:39Passer de 10 tonnes de CO2 par an
00:42:41à 2 tonnes de CO2 par an
00:42:43et par personne.
00:42:44Diviser par 5,
00:42:45c'est ça la neutralité carbone.
00:42:47de l'agriculture,
00:42:47ça représente 20%
00:42:48actuellement de ce bilan carbone
00:42:50et le numérique,
00:42:52c'est 4%.
00:42:52En forte augmentation d'ailleurs,
00:42:55mais 4%.
00:42:55C'est le numérique global,
00:42:57les 4%.
00:42:57Le numérique pour l'agriculture,
00:42:59c'est une fraction de ces 4%.
00:43:00C'est 0,1 ou 0,2%.
00:43:01Je vous donne juste
00:43:02ces chiffres-là
00:43:03pour qu'on ait le bon ordre
00:43:04de grandeur.
00:43:0420% pour l'agriculture,
00:43:060,1 ou 0,2% peut-être
00:43:07pour le numérique.
00:43:10J'ai mis des choses en bleu
00:43:11et c'est là-dessus
00:43:11que je vais insister.
00:43:13Optimiser ou transformer.
00:43:14Le numérique,
00:43:15on le voit souvent
00:43:16comme un outil d'optimisation.
00:43:18On va faire de l'agriculture
00:43:19de précision,
00:43:20on va aller un petit peu...
00:43:21Oui,
00:43:22mais ce que vous allez voir après,
00:43:23je pense que ça va plus loin.
00:43:24C'est vraiment une transformation.
00:43:25Je vous donne juste un exemple
00:43:26lié à générative.
00:43:28Je montrerai des exemples
00:43:29liés à générative à l'agriculture,
00:43:30mais vous avez l'enseignement.
00:43:31Aujourd'hui,
00:43:32avec l'IA,
00:43:34demander des devoirs
00:43:34à la maison à un élève,
00:43:35ça va en même sens
00:43:36qu'il y a 2 ou 3 ans.
00:43:37Donc c'est vraiment
00:43:38sur cette notion de transformation.
00:43:40Passer du véhicule thermique
00:43:41aux véhicules électriques,
00:43:42c'est une optimisation.
00:43:43Mais c'est une optimisation
00:43:44qui renforce le modèle
00:43:45de mobilité individuelle,
00:43:47qui sans doute
00:43:48n'est pas exceptionnel.
00:43:48Donc moi,
00:43:49je pense que le numérique
00:43:49peut vraiment aider
00:43:50à transformer.
00:43:51Et bien sûr,
00:43:51je les évoque dès maintenant,
00:43:53le numérique et l'agriculture,
00:43:54il y a des risques.
00:43:55Il y a l'empreinte environnementale,
00:43:56le technosolutionnisme,
00:43:57que je ne défends pas du tout,
00:43:58des choses les opèrent
00:43:59d'autonomie,
00:44:00l'accaparement des données,
00:44:01le poids important
00:44:02qu'on va avoir
00:44:04les données
00:44:05dans les travaux
00:44:06et le développement
00:44:07du numérique
00:44:08en agriculture
00:44:08et des filières.
00:44:12Comment le numérique
00:44:12peut contribuer en agriculture ?
00:44:14Il y a trois grands axes
00:44:14pour moi.
00:44:15Le premier,
00:44:16connaître, prédire,
00:44:17modéliser.
00:44:18Ça a été cité tout à l'heure,
00:44:19les défis environnementaux,
00:44:21le changement climatique,
00:44:22les risques naturels.
00:44:23Donc voilà,
00:44:24modéliser les écosystèmes,
00:44:26comprendre,
00:44:26être capable de prédire.
00:44:27Ça, c'est la première chose.
00:44:28Le second,
00:44:28c'est bien sûr être sobre.
00:44:30On vit dans un monde contraint.
00:44:32Christian Huigle a rappelé,
00:44:33on vit dans un monde contraint
00:44:33également pour les ressources
00:44:35qui servent
00:44:35à construire des outils numériques.
00:44:37Par exemple,
00:44:37les terres rares.
00:44:38Et bien entendu,
00:44:38le contexte géopolitique
00:44:40qui ne peut pas nous assurer
00:44:41d'avoir une disponibilité
00:44:43sûre et fiable
00:44:44de tous ces composants,
00:44:45y compris des composants numériques,
00:44:47dans un avenir,
00:44:48disons,
00:44:48à moyen terme.
00:44:49Et le troisième volet,
00:44:49c'est s'adapter.
00:44:51Numérique,
00:44:51il sert aussi à ça,
00:44:52à s'adapter.
00:44:53C'est-à-dire
00:44:53à développer des numériques
00:44:54pour que d'autres secteurs,
00:44:56l'industrie,
00:44:57la mobilité,
00:44:57mais aussi l'agriculture,
00:44:59puissent,
00:45:00disons,
00:45:01avoir des impacts
00:45:02environnementaux réduits
00:45:03et aller vers
00:45:03la transition écologique.
00:45:05Le numérique,
00:45:06il pose aussi
00:45:06beaucoup de questions,
00:45:07pas uniquement techniques.
00:45:08Ma phrase que j'ai mise en bas,
00:45:09le numérique est sorti
00:45:10de l'ordinateur.
00:45:11À l'INRIA,
00:45:12là où je suis,
00:45:13entre mes collègues
00:45:14et les équipes d'INRAE,
00:45:15par exemple,
00:45:16tous les sujets qu'on regarde,
00:45:17c'est aussi des sujets
00:45:17où le numérique,
00:45:18c'est des questions
00:45:19de sociologie,
00:45:20c'est des questions
00:45:21d'économie,
00:45:22c'est des questions
00:45:23d'enseignement.
00:45:24Voilà,
00:45:24c'est pas uniquement
00:45:25des choses,
00:45:26entre guillemets,
00:45:27pour l'ingénieur.
00:45:28Ça reste quand même
00:45:28un sujet de controverse.
00:45:30Développer du numérique
00:45:31pour aller dans le sens
00:45:32de la préservation
00:45:33de l'environnement.
00:45:35Voilà.
00:45:35Et mon dernier,
00:45:36ma dernière phrase,
00:45:37oui,
00:45:38l'environnement est une priorité.
00:45:39Quand je fais des exposés,
00:45:40quand je discute
00:45:40avec un nombre de gens,
00:45:41oui,
00:45:41tout le monde me dit
00:45:41oui,
00:45:42l'environnement,
00:45:42c'est une priorité.
00:45:43Mais c'est une priorité basse.
00:45:45Basse au sens
00:45:46où elle arrive
00:45:47loin derrière
00:45:48beaucoup,
00:45:49beaucoup,
00:45:50beaucoup d'autres.
00:45:52Il y a un PEPR,
00:45:53agroécologie et numérique,
00:45:54Corinne Vaché
00:45:54vient d'en parler.
00:45:55Elle fait partie
00:45:56des projets
00:45:57qu'on est ravis
00:45:57de soutenir
00:45:58dans le cadre de ce PEPR
00:45:59qui est copiloté
00:45:59par INRA et INRIA.
00:46:00Alors,
00:46:01je vous ai donné
00:46:01une définition
00:46:02d'un ingénieur agronome,
00:46:04Basile Benzine,
00:46:051928,
00:46:05de l'agroécologie.
00:46:06Produire mieux
00:46:07en respectant la nature
00:46:08et les écosystèmes.
00:46:09On peut trouver mieux.
00:46:10Des définitions plus complexes.
00:46:11Je n'ai pas voulu
00:46:11alourdir la présentation.
00:46:13Je prends cette phrase-là.
00:46:14Elle est simple,
00:46:14mais elle me donne,
00:46:15à mon avis,
00:46:16un bon cas.
00:46:16Un autre objectif,
00:46:18le copilote ce PEPR
00:46:19avec Claire-Rogel Gaillard,
00:46:20d'INRAE,
00:46:21voilà,
00:46:21penser et favoriser
00:46:22le développement
00:46:22de l'agroécologie
00:46:24en 2030,
00:46:25et même au-delà.
00:46:26C'est ça.
00:46:26Et donc,
00:46:26on a quatre grandes thématiques.
00:46:27Je n'insisterai pas trop
00:46:28parce que je donnerai
00:46:29des exemples après,
00:46:30mais je les rappelle.
00:46:30Quatre grands piliers.
00:46:31Le premier,
00:46:34aspect sociotechnique,
00:46:34et je le dis comme ça,
00:46:35quel numérique,
00:46:36pourquoi faire ?
00:46:37Il ne s'agit pas
00:46:37de développer du numérique
00:46:38juste pour les plaisants
00:46:39de développer.
00:46:39Il faut partir
00:46:40des besoins des agriculteurs
00:46:41et en même temps
00:46:42des solutions numériques,
00:46:43des avancées scientifiques
00:46:44qui sont disponibles
00:46:45dans les laboratoires.
00:46:46Il faut faire les deux
00:46:46se rencontrer.
00:46:47Quel numérique,
00:46:47pourquoi faire ?
00:46:48Des choses via la génétique.
00:46:49On a beaucoup fait
00:46:50de la sélection génétique.
00:46:51Il faut maintenant,
00:46:52je pense plus,
00:46:53tenir compte de la diversité
00:46:54pour s'adapter
00:46:55au changement climatique
00:46:56et au contexte environnemental.
00:47:00Beaucoup de choses
00:47:00autour des données.
00:47:01Beaucoup de mon exposé
00:47:02après parlera des données
00:47:03et de la modélisation
00:47:04et de la modélisation
00:47:04à partir des données.
00:47:06Un agriculteur,
00:47:06je viens d'une famille
00:47:07d'agriculteurs,
00:47:08c'est quelqu'un
00:47:08qui prend des décisions.
00:47:10Irriguer, traiter,
00:47:11tailler de telle façon,
00:47:12planter telle espèce,
00:47:13vendanger tel jour
00:47:14ou tel autre.
00:47:14Voilà.
00:47:15Et ces décisions,
00:47:15elles doivent être informées
00:47:16et le numérique peut aider.
00:47:17Et dernier volet,
00:47:18bien sûr,
00:47:18les agroéquipements,
00:47:19la robotique agricole,
00:47:20il y a des tâches pénibles,
00:47:21il y a de l'élevage,
00:47:22il y a du bien-être animal.
00:47:23Voilà ce genre de choses
00:47:24sur lesquelles on travaille.
00:47:28Je voudrais maintenant
00:47:29donner juste
00:47:29quelques exemples concrets
00:47:31de ce que le numérique
00:47:32peut faire.
00:47:32On a parlé de biodiversité.
00:47:33Alors, je ne sais pas
00:47:34si vous connaissez
00:47:34un outil PlantNet
00:47:35qui est co-développé
00:47:36par INRIA et l'INRAE
00:47:38et d'autres.
00:47:38Un outil que beaucoup de gens ont.
00:47:39Il y a une trentaine
00:47:40de millions de personnes
00:47:40qui l'utilisent
00:47:41pour reconnaître les plantes.
00:47:42Mais on peut aller
00:47:43beaucoup plus loin.
00:47:44Reconnaître les plantes
00:47:45ou reconnaître un pisseron
00:47:46d'un pisseron lit,
00:47:47pardon, un liseron
00:47:48d'un pisseron lit
00:47:49et l'agriculteur,
00:47:50on ne va pas lui apprendre
00:47:50grand-chose en faisant ça.
00:47:51Mais les associations de plantes,
00:47:53détecter très tôt les maladies.
00:47:55Et là, vous voyez,
00:47:55je parlais de géoplante nette,
00:47:57c'est un outil vraiment
00:47:57pour faire des cartographies
00:47:59de biodiversité
00:48:00à une échelle très fine.
00:48:01Quelles sont les espèces présentes,
00:48:02celles qui sont protégées ?
00:48:03Et bien entendu,
00:48:04en ligne de mire,
00:48:04il y a des choses autour du ZAN,
00:48:06du zéro artificialisation nette.
00:48:08Modéliser les écosystèmes,
00:48:09les prévisions météorologiques.
00:48:11Là, je pense qu'il y a
00:48:11vraiment quelque chose
00:48:12d'important.
00:48:13J'ai mis en gras
00:48:14le mot souverain.
00:48:16Les prévisions météo,
00:48:17c'était des modèles
00:48:19que je connais bien,
00:48:19des équations odéries et partielles.
00:48:21On va beaucoup plus maintenant
00:48:21sur des outils basés sur les données.
00:48:23Il y a des grands acteurs étrangers
00:48:24qui proposent un certain nombre
00:48:25de solutions.
00:48:26Voilà.
00:48:27À nous de voir
00:48:28quelle place,
00:48:29quel rôle on veut avoir.
00:48:30Je pense qu'il y a sans doute
00:48:31une révolution à faire
00:48:32dans les outils de modélisation
00:48:33qui étaient beaucoup basés
00:48:34sur des outils
00:48:35ou des lois physiques,
00:48:37chimiques, biologiques.
00:48:38Et on va maintenant
00:48:38sur des approches basées
00:48:39sur les données.
00:48:40Voilà.
00:48:40La place de l'IA
00:48:41me semble vraiment importante.
00:48:43agroéquipement et robotique,
00:48:45je l'ai dit,
00:48:46la robotique,
00:48:46c'est aussi pour aller
00:48:47vers la réduction
00:48:47de la pénimité du travail.
00:48:49C'est quand même
00:48:49quelque chose d'important
00:48:50dans la motivation
00:48:50des agriculteurs
00:48:51et dans leur travail
00:48:51à beaucoup d'endroits.
00:48:54Il me semble qu'une façon
00:48:54d'y aller aussi,
00:48:55c'est de faire des lieux
00:48:56de rencontres,
00:48:56je l'ai dit tout à l'heure,
00:48:57des lieux de rencontres
00:48:58entre agriculteurs,
00:49:00industriels et scientifiques.
00:49:01Les uns arrivent
00:49:02avec des pistes,
00:49:02peut-être des idées
00:49:03de solutions,
00:49:03les autres arrivent
00:49:04avec des problèmes.
00:49:04L'agriculteur,
00:49:05il a des problèmes
00:49:05et le scientifique,
00:49:06qui peut peut-être
00:49:06essayer d'avoir des pistes.
00:49:07Et je pense qu'il y a
00:49:08des rencontres comme ça
00:49:08et des challenges.
00:49:09Je pense que c'est important
00:49:10d'arriver avec des objets.
00:49:12Le monde du numérique
00:49:13en ce moment,
00:49:16il est quand même
00:49:16beaucoup transformé
00:49:17par des objets.
00:49:18Je vais en citer,
00:49:19j'aime pas bien le citer,
00:49:20mais je vais en tchat GPT.
00:49:21Il n'existait pas
00:49:21il y a un peu plus de deux ans.
00:49:23Voilà, beaucoup de gens
00:49:24ont ce mot à la bouche-là.
00:49:24Et effectivement,
00:49:25c'est un objet à la fin.
00:49:26Voilà, et je pense que
00:49:27c'est aussi une façon d'avancer.
00:49:29On peut définir
00:49:29des grandes thématiques
00:49:30de recherche,
00:49:30mais il faut que ça s'incarne,
00:49:31je pense,
00:49:32dans des objets.
00:49:33L'IA générative,
00:49:34pour le conseil des agriculteurs.
00:49:36Je donnerai un exemple,
00:49:36c'est ma dernière planche
00:49:38là-dessus,
00:49:39et vous verrez à quel point
00:49:40je pense que c'est transformant.
00:49:41Et je pense aussi
00:49:42à des outils d'évaluation.
00:49:44Le numérique,
00:49:44c'est quelque chose
00:49:45qui fait de l'empowerment,
00:49:47qui fait du verrouillage aussi,
00:49:50empowerment et locking en anglais,
00:49:52donc l'encapacitement
00:49:53et du verrouillage.
00:49:54Il y a beaucoup d'outils numériques
00:49:55qui sont, disons,
00:49:57disponibles ou accessibles
00:49:58via des plateformes.
00:49:59Et ces plateformes,
00:49:59elles ont un fonctionnement,
00:50:01des fois basé sur l'IA,
00:50:02un fondement qui n'est pas
00:50:03forcément complètement transparent.
00:50:04Et pour le régulateur,
00:50:06pour la stabilité des marchés,
00:50:08je pense qu'il y a besoin
00:50:09d'évaluation comme ça.
00:50:11Et les outils numériques
00:50:12ont quand même à permettre
00:50:12d'évaluer le fonctionnement
00:50:14d'un certain nombre de plateformes,
00:50:15notamment, par exemple,
00:50:16dans le domaine de l'agroalimentaire.
00:50:20Quelques leviers d'action.
00:50:22J'en discutais avec ma collègue,
00:50:23Né, qui est assis
00:50:24juste à côté de moi.
00:50:26Continuum entre recherche
00:50:27et innovation.
00:50:29Ça, c'est quelque chose
00:50:30qui est capital.
00:50:30On vit, on est sans doute
00:50:31trop cloisonné à l'INRIA,
00:50:33bien entendu,
00:50:33à l'INRIA aussi.
00:50:34On essaye de développer ça.
00:50:35Il y a beaucoup d'outils,
00:50:36il y a beaucoup de jeunes
00:50:37qui cherchent à s'impliquer
00:50:38sur cette thématique-là,
00:50:39de jeunes scientifiques.
00:50:40Il faut qu'il y ait
00:50:41une beaucoup plus grande continuité
00:50:42entre la recherche
00:50:44et l'innovation.
00:50:45Et je remets ce mot objet,
00:50:46je l'ai dit tout à l'heure,
00:50:46ça, beaucoup de choses
00:50:47s'incarne malgré tout
00:50:48dans les objets.
00:50:49Les métiers sont transformés.
00:50:51Il faut former des gens.
00:50:52Je pense qu'il y a
00:50:53un appétit de beaucoup de gens
00:50:54à des formations
00:50:55autour de l'agroécologie,
00:50:56autour de l'environnement.
00:50:57Bien sûr que le numérique
00:50:58a beaucoup d'impact
00:51:00sur les métiers.
00:51:01Je ne vais pas faire un exposé
00:51:02sur l'impact du numérique
00:51:03sur le travail
00:51:03ou de l'IA sur le travail.
00:51:04Mais à terme,
00:51:05on peut aussi penser
00:51:06que ça va réhumaniser
00:51:08beaucoup de tâches
00:51:08un peu fastidieuses,
00:51:11solitaires.
00:51:11Je pense à mon métier
00:51:12de chercheur.
00:51:13Moi, je pense qu'il est
00:51:13très largement perturbé
00:51:14ou disons remis en question
00:51:15parce que c'est fait un IA.
00:51:16Je pense qu'on va aller après.
00:51:18L'étape, ça va être
00:51:18une réhumanisation
00:51:20d'un certain nombre
00:51:20d'activités
00:51:21et le rôle des outils
00:51:22participatifs.
00:51:23Plante nette en est un,
00:51:24je l'ai cité tout à l'heure,
00:51:25mais il y en a bien d'autres.
00:51:26Et ça, je pense qu'en termes
00:51:27de fonctionnement
00:51:29et de lien social,
00:51:30ces outils participatifs-là
00:51:32ont un rôle.
00:51:33Les données.
00:51:34Dans le numérique,
00:51:35beaucoup de choses
00:51:36sont basées sur les données.
00:51:38Avec la modification
00:51:38de la chaîne de valeur,
00:51:39qu'est-ce que ça veut dire
00:51:40pour moi ?
00:51:40On a longtemps dit
00:51:41qu'on vit dans une économie
00:51:43de la donnée.
00:51:44Oui, c'est vrai,
00:51:44mais je pense que c'est
00:51:45un tout petit peu différent.
00:51:46On vit dans une économie
00:51:47de ceux qui savent
00:51:48transformer la donnée.
00:51:49Ce n'est pas la même chose.
00:51:50Si vous avez la donnée
00:51:50et que vous n'en faites rien,
00:51:52vous n'avez pas grand-chose.
00:51:53Si vous avez de la donnée
00:51:53et que vous voulez donner
00:51:55à quelqu'un
00:51:55qui, lui, sait les transformer
00:51:57pour extraire
00:51:57l'information signifiante,
00:51:58c'est lui qui a capté
00:52:00la chaîne de valeur.
00:52:01Et donc, c'est pour ça
00:52:01que je pense qu'on est
00:52:02dans la maîtrise
00:52:03des infrastructures.
00:52:04C'est ça qui est vraiment
00:52:05quelque chose d'important
00:52:05et en termes de souveraineté.
00:52:06Et puis, Christian l'a dit
00:52:08tout à l'heure,
00:52:16pourquoi l'alimentation ?
00:52:17Parce qu'elle croise
00:52:18deux choses importantes pour moi.
00:52:19La santé et l'agriculture.
00:52:22Si on arrive à faire changer
00:52:23les pratiques,
00:52:24si on arrive à faire
00:52:25les goûts,
00:52:26les façons d'achat,
00:52:27les façons de se nourrir
00:52:28des gens,
00:52:29c'est une contrainte
00:52:29que j'appelle plus douce.
00:52:30En mathématiques,
00:52:31on n'a pas des contraintes
00:52:31fortes sur les systèmes,
00:52:32mais des contraintes plus douces.
00:52:34Vous comprenez tous
00:52:34ce que ça veut dire
00:52:35une contrainte plus douce
00:52:36qui s'appliquerait
00:52:36sur l'agriculture.
00:52:37Et je pense que là,
00:52:38typiquement, aller vers des outils,
00:52:39quelque chose de simple,
00:52:40discuter avec des gens
00:52:40d'Inrae, par exemple,
00:52:41des outils numériques
00:52:42pour guider le choix
00:52:43des consommateurs,
00:52:44mais aussi des patients.
00:52:45Il y a des gens
00:52:45qui souffrent de pathologies,
00:52:46de polypathologies,
00:52:47et pour qui,
00:52:48savoir s'ils ont le droit
00:52:49de manger tel produit
00:52:51en association avec tel autre,
00:52:52ce n'est pas évident.
00:52:53Je pense qu'il y a besoin
00:52:54d'aller faire ce genre de choses.
00:52:56C'est quelque chose
00:52:57auquel je crois beaucoup
00:52:59et que j'aimerais beaucoup
00:53:00développer.
00:53:00De toute façon,
00:53:01il y a des géants du numérique
00:53:02qui, de toute façon,
00:53:03je pense,
00:53:04cherchent à faire ce genre de choses.
00:53:05Je conclue ma présentation
00:53:06juste par cet exemple-là.
00:53:08C'est quelque chose
00:53:08qui a été faite par Misra Léaï,
00:53:10alors que j'ai participé
00:53:11à pas mal de choses
00:53:11concernant le sommet mondial
00:53:12pour l'IA la semaine dernière.
00:53:14Cette entreprise a été
00:53:14longuement citée,
00:53:15donc je pense que vous la connaissez.
00:53:16La Ferme Digitale,
00:53:17une association d'entreprises
00:53:18innovantes dans le monde
00:53:19du numérique.
00:53:21Alors, ils ont fait quoi ?
00:53:22Ils ont pris un LLM,
00:53:23un Large Language Model,
00:53:24et ils l'ont defined-tuné,
00:53:25donc ils l'ont particularisé
00:53:26sur des données agricoles,
00:53:29scientifiques.
00:53:30Et puis, ils ont posé
00:53:31la question en rouge
00:53:32qui est au-dessus.
00:53:33Je suis conseiller agricole
00:53:36et je m'adresse
00:53:36à des agriculteurs en Vendée.
00:53:37Il faudrait des réponses
00:53:39détaillées sous forme
00:53:40d'un tableau.
00:53:40Quelles sont les caractéristiques
00:53:41chiffrées de la directive
00:53:42NITRAT adaptée à la région
00:53:44en faisant la différence
00:53:45entre les zones vulnérables
00:53:46et les zones d'activité,
00:53:47d'action renforcée ?
00:53:48Et la réponse,
00:53:49elle arrive telle qu'elle,
00:53:50comme ça, en deux secondes.
00:53:52Voilà.
00:53:53Et donc, j'insiste là-dessus,
00:53:55c'est transformant
00:53:56pour deux raisons pour moi.
00:53:57C'est transformant
00:53:57pour l'agriculteur,
00:53:58parce qu'il va avoir ça
00:53:58sur son téléphone.
00:54:00Et c'est transformant
00:54:01aussi pour le métier
00:54:02de conseiller agricole.
00:54:03Et ça ne veut pas dire
00:54:03qu'il disparaît.
00:54:07Il marche bien,
00:54:08mais il faudra qu'on doute
00:54:08qu'il marche mieux.
00:54:09Il faudra d'autres données,
00:54:11sans doute plus signifiantes,
00:54:12pour aller vers des choses
00:54:13plus riches.
00:54:14Et il va falloir faire
00:54:14de la médiation après.
00:54:16Cette chose-là,
00:54:17dite comme ça,
00:54:17il y a sans doute,
00:54:18comme chez le médecin,
00:54:18il utilise le numérique,
00:54:20mais il y a comme toute
00:54:20une étape de médiation
00:54:21en faire le patient.
00:54:22Et là, il y aura
00:54:23une étape de médiation aussi.
00:54:24Voilà.
00:54:25Et je m'arrête
00:54:25sur cet exemple.
00:54:29Merci à vous
00:54:29pour cette présentation.
00:54:33Ne voyez pas de connivence,
00:54:34chers collègues,
00:54:35sur l'exemple
00:54:37vendéen.
00:54:39Je salue au passage
00:54:40Hervé Pillot,
00:54:41qui est président
00:54:41de la ferme digitale
00:54:43et qui est aussi
00:54:44un acteur important
00:54:45et de passerelle
00:54:47entre le monde agricole
00:54:48et le monde numérique.
00:54:50Je cède maintenant
00:54:52la parole
00:54:52à Didier Boichard
00:54:54pour qu'on puisse
00:54:55compléter
00:54:56ce tableau
00:54:58de l'innovation
00:54:59et des avancées scientifiques
00:55:00pour avoir une approche
00:55:01assez holistique
00:55:03sur la génétique bovine.
00:55:07Je vous informe
00:55:10qu'il a été récompensé
00:55:11pour ses travaux
00:55:12par l'Académie des sciences
00:55:13en novembre dernier
00:55:14en recevant le prix
00:55:16du jaric de la rivière.
00:55:18Félicitations à vous.
00:55:21Et donc,
00:55:22vous allez nous expliquer
00:55:23dans quelle mesure
00:55:23la génétique
00:55:24est un levier essentiel
00:55:25pour adapter les bovins
00:55:26aux enjeux de demain
00:55:27et assurer une production durable.
00:55:30Je vous cède la parole.
00:55:35Merci beaucoup.
00:55:36Merci beaucoup
00:55:37pour cette invitation
00:55:38et toutes mes excuses
00:55:40pour cette présentation
00:55:42à distance.
00:55:42J'espère que la qualité
00:55:44sera correcte.
00:55:47Dépositive suivante,
00:55:48s'il vous plaît.
00:55:50Alors,
00:55:52je vais vous parler
00:55:52de génétique
00:55:53et la génétique
00:55:54replacée dans son contexte
00:55:56de production
00:55:56qui va beaucoup évoluer.
00:55:58Et la génétique,
00:55:59ce n'est pas quelque chose
00:56:00en général pour aujourd'hui.
00:56:02C'est on prépare
00:56:03les animaux de demain.
00:56:05On choisit des reproducteurs
00:56:07qui vont avoir
00:56:07des descendants
00:56:08différents des animaux actuels,
00:56:10mais lorsqu'ils seront nés
00:56:11en production
00:56:12et dans la génération suivante.
00:56:14Je suis agriculteur.
00:56:15Enfin,
00:56:15je l'étais tout au moins.
00:56:17Ce que je voulais dire,
00:56:18c'est que le monde agricole
00:56:19que je connais bien
00:56:22est beaucoup plus performant
00:56:24qu'il l'a été
00:56:24il y a un siècle
00:56:25ou il y a 50 ans.
00:56:27Si vous voulez,
00:56:28il y a un siècle
00:56:28ou 50 ans,
00:56:29tout au moins chez moi,
00:56:30dans une famille
00:56:31d'agriculteurs,
00:56:32quand ils étaient bons,
00:56:33ils allaient à la poste
00:56:34ou chez EDF,
00:56:35etc.
00:56:36Et le plus mauvais
00:56:37restait agriculteur.
00:56:38Donc,
00:56:38ils faisaient
00:56:38de la sélection inverse.
00:56:39C'est fini.
00:56:41C'est fini.
00:56:43Et je ne sais pas
00:56:44quelle est la profession
00:56:45où il y a des gens
00:56:47qui sont aussi formés
00:56:48que les agriculteurs.
00:56:49Peut-être pas
00:56:50Bac plus 5
00:56:51ou plus 10,
00:56:52mais ils ont tous
00:56:53un BTS aujourd'hui.
00:56:54À peu près tous.
00:56:56D'ailleurs,
00:56:56pour s'installer,
00:56:57c'est nécessaire.
00:56:59Et par conséquent,
00:57:00la seule chose
00:57:01que je veux dire,
00:57:01c'est que les agriculteurs
00:57:02sont très à l'écoute
00:57:03de tout ce que vous dites.
00:57:06Et ils ont des revues,
00:57:07nous avons des revues,
00:57:10qui veillent
00:57:11et qui sont lues
00:57:12par les agriculteurs.
00:57:14Et les agriculteurs
00:57:16sont toujours
00:57:16à la recherche
00:57:18du meilleur.
00:57:19Je n'en veux que pour preuve.
00:57:20des choses qui se voient.
00:57:21Mais regardez bien
00:57:22les champs aujourd'hui.
00:57:24Même s'ils ne sont pas plats,
00:57:26ils sont semés
00:57:26parfaitement droits.
00:57:28Pourquoi ?
00:57:29Parce qu'ils ont tous
00:57:30maintenant le GPS
00:57:30avec la précision
00:57:32de 3 ou 4 cm.
00:57:33Ils y sont tous semés.
00:57:35Je suis le dernier
00:57:35à ne pas mieux mettre mis
00:57:36et on reconnaît mes champs
00:57:37parce que c'est un peu...
00:57:39Ce que je veux dire,
00:57:41c'est que continuer,
00:57:43comme ça,
00:57:43c'est très intéressant.
00:57:44Moi, je vous aurais posé
00:57:45une question
00:57:46sur la grosse altise
00:57:48du colza,
00:57:49qui est un vrai problème.
00:57:51Chez nous,
00:57:52dans l'Est de la France,
00:57:52on ne peut plus faire
00:57:53de colza
00:57:54parce qu'on nous interdit
00:57:55les insecticides
00:57:56qui marchent encore,
00:57:57mais ils sont interdits.
00:57:58Mais à vrai dire,
00:58:00les agriculteurs,
00:58:00ils se moquent bien
00:58:01de savoir
00:58:01si c'est un insecticide
00:58:03ou si c'est un produit
00:58:04dont vous parlez
00:58:04qui repousse les animaux
00:58:06ou qui les font.
00:58:07Pourvu que ça marche.
00:58:09Idem pour le puceron
00:58:11de la betterave sucrière.
00:58:13Nous, ce que nous cherchons,
00:58:15nous, agriculteurs,
00:58:16c'est finalement des produits
00:58:19qui fonctionnent bien,
00:58:21qui marchent
00:58:21et qui ne sont pas trop chers.
00:58:23Je voudrais quand même
00:58:24arriver à ce point-là.
00:58:26Les insecticides,
00:58:27ils avaient au moins cet intérêt
00:58:29que quand ils étaient efficaces,
00:58:31ils n'étaient pas chers.
00:58:32Pas chers du tout.
00:58:33Peut-être pas assez chers,
00:58:34me diront certains.
00:58:36Mais vos produits,
00:58:39à quel prix vous réussirez
00:58:40quand ils seront prêts
00:58:43à les vendre
00:58:44et en faire la promotion ?
00:58:45Je suis sûr que les agriculteurs
00:58:46tomberont immédiatement
00:58:47sur ces produits-là.
00:58:49Il n'y a aucune crainte.
00:58:50Encore faut-il
00:58:51que ce soit compétitif.
00:58:53Exactement.
00:58:54Donc la question de coût
00:58:56et quand on est
00:58:58au côté industriel,
00:58:59on parle des COGS,
00:59:01donc les coûts
00:59:03de matières premières,
00:59:04c'est très important
00:59:06et donc vous avez dit
00:59:08les insecticides
00:59:09ne coûtent pas cher
00:59:10et ça c'est le référentiel
00:59:12parce que le mot d'action
00:59:14des insecticides,
00:59:15c'est spectre large,
00:59:16ça tue tous les insectes.
00:59:18Donc à la base,
00:59:19une société qui produit
00:59:22une néurotoxine
00:59:23qui a un effet
00:59:24sur l'arche spectre
00:59:26des insectes,
00:59:27il peut le homologuer,
00:59:29les commercialiser
00:59:30sur beaucoup de cultures,
00:59:32sur beaucoup d'insectes.
00:59:34En face,
00:59:36c'est le gros problème
00:59:37que vous pointez,
00:59:38les innovations
00:59:38ne sont pas
00:59:39de spectre large.
00:59:41Ce que je vous ai présenté,
00:59:44on peut manipuler
00:59:45le comportement
00:59:45des insectes,
00:59:46c'est très spécifique
00:59:47pour l'espèce donnée.
00:59:49C'est-à-dire,
00:59:51directement,
00:59:52tous mes coûts
00:59:53de développement
00:59:54de ce produit
00:59:55et les coûts
00:59:56d'homologation,
00:59:58c'est sur une culture,
01:00:00sur une espèce
01:00:01d'insecte
01:00:02qui est normalement
01:00:03diluée
01:00:04sur,
01:00:05en cas d'insecticide,
01:00:07sur beaucoup d'insectes.
01:00:09Et en plus de cela,
01:00:11il y a tous les coûts
01:00:11d'homologation.
01:00:12Alors,
01:00:13ça c'est un sujet
01:00:14très très important
01:00:16parce que nous,
01:00:17on a travaillé
01:00:18sur colza,
01:00:19c'est crossaltise,
01:00:21il y a,
01:00:22on a terminé,
01:00:24il y a une thèse,
01:00:25cifre qui a terminé
01:00:26justement
01:00:27sur ce sujet-là
01:00:28et en fait,
01:00:31on est en constat,
01:00:33un constat
01:00:34d'échec économique
01:00:36sur la question
01:00:37de colza.
01:00:38Je vous explique
01:00:39très bien,
01:00:40c'est que scientifiquement,
01:00:42on a mis au point,
01:00:43on a les candidats
01:00:45qui peuvent,
01:00:46parce que colza,
01:00:47l'insecte,
01:00:47c'est un peu particulier,
01:00:48c'est un oligophage.
01:00:50Il adore colza
01:00:52et il n'y a pas vraiment
01:00:53de plantes alternatives
01:00:54pour cet insecte-là
01:00:56parce que colza,
01:00:57c'est une hybride
01:00:58et compagnie.
01:00:59Il y a d'autres plantes
01:01:00mais par défaut,
01:01:02comme il y a tellement colza,
01:01:04il va aller sur le colza
01:01:05et il a besoin
01:01:06d'aller sur le colza
01:01:07pour faire son cycle de vie.
01:01:09Donc,
01:01:09on doit repousser
01:01:11et l'attirer en même temps.
01:01:13Donc,
01:01:14il y a,
01:01:14mais on a la solution
01:01:16côté scientifique qu'on a
01:01:18et là où on est
01:01:19en échec,
01:01:20c'est que,
01:01:22premièrement,
01:01:23au colza,
01:01:23les agriculteurs
01:01:24sont prêts à payer
01:01:25à peu près 35 euros
01:01:27l'hectare
01:01:28pour une protection totale.
01:01:30C'est ça.
01:01:31Donc,
01:01:32et c'est bien entendu
01:01:33parce qu'en soi,
01:01:34colza,
01:01:34ce n'est pas une culture
01:01:37à haute valeur ajoutée.
01:01:39Ça part après
01:01:40pour l'huile
01:01:41et biofuel
01:01:42et compagnie.
01:01:44Donc,
01:01:45ok,
01:01:4535 euros
01:01:46en Europe,
01:01:47mais disons
01:01:48qu'on va conquérir
01:01:50le marché mondial,
01:01:53le marché européen.
01:01:54En fait,
01:01:55il n'y a pas
01:01:55de marché européen
01:01:56de colza.
01:01:57Colza,
01:01:58c'est tellement spécifique
01:01:59pour la France
01:02:00et le colza
01:02:01qui est aux Etats-Unis,
01:02:02c'est canola.
01:02:03C'est une autre,
01:02:04c'est le colza de printemps.
01:02:06Il y a une autre espèce
01:02:07de altise.
01:02:10Donc,
01:02:10en soi,
01:02:11si on fait
01:02:13notre feuille d'Excel,
01:02:15on regarde,
01:02:16on dépense plus
01:02:17au développement
01:02:18d'un produit
01:02:20en plus 10 ans
01:02:21d'homologation
01:02:22derrière
01:02:24pour un marché
01:02:26tout petit
01:02:27en France
01:02:28que peut-être,
01:02:30ok,
01:02:30on est fou,
01:02:31on a les poches
01:02:32très profondes,
01:02:33je ne sais pas d'où,
01:02:33mais on y va.
01:02:35Et ça se peut
01:02:35que dans 10 ans,
01:02:36il n'y a plus
01:02:37de filière de colza
01:02:37parce que ça a disparu,
01:02:39parce qu'il n'y a plus
01:02:40de molécules non plus
01:02:41et les agriculteurs
01:02:43ont passé
01:02:43à une autre chose,
01:02:45à une autre culture.
01:02:46Donc,
01:02:47c'est le cox,
01:02:48le coût,
01:02:49c'est crucial
01:02:50et c'est ça
01:02:51qui est,
01:02:53malheureusement,
01:02:54il y a les innovations,
01:02:55mais la réalité actuelle,
01:02:57c'est trop cher
01:02:57pour l'agriculture.
01:02:59C'est très bien
01:03:00pour la santé,
01:03:01cosmétiques,
01:03:02compagnie,
01:03:03l'agriculture,
01:03:04c'est l'enfant pauvre
01:03:04qui n'a pas assez
01:03:06un prêt à payer
01:03:08parce que
01:03:08les consommateurs
01:03:10ne payent pas non plus.
01:03:11Donc,
01:03:12tout le monde aime bio
01:03:13mais personne n'est prêt
01:03:14à payer.
01:03:15Ce que je vous propose,
01:03:16c'est de prendre
01:03:17quelques questions.
01:03:19Il y avait David Ross,
01:03:20Anne-Catherine Loisier,
01:03:22Daniel Salmon
01:03:22et Martine Berthet
01:03:24qui voulaient poser
01:03:25les questions
01:03:26et Florence Sassara.
01:03:27Donc,
01:03:27on prend les questions
01:03:28et puis on aura
01:03:29des réponses globales
01:03:30pour essayer
01:03:30de ne pas trop déborder
01:03:31sur le timing.
01:03:33Merci,
01:03:34Monsieur le Président.
01:03:34Je vais essayer
01:03:35de faire court.
01:03:36Effectivement,
01:03:36merci à tous les
01:03:40présentateurs,
01:03:40entre guillemets.
01:03:41Alors,
01:03:41moi,
01:03:41je ne suis pas agriculteur
01:03:42mais j'avoue,
01:03:43j'aime les beaux vins
01:03:44et les bons vins.
01:03:45Donc,
01:03:45il y a quand même
01:03:46des choses intéressantes
01:03:47sur ce qui a été dit
01:03:48ce matin
01:03:49et j'ai aussi
01:03:50une appétence particulière
01:03:51pour tout ce qui est
01:03:51le numérique
01:03:52et la recherche.
01:03:52Donc,
01:03:52j'aurais deux questions.
01:03:53Une pour vous
01:03:55et Nélépic.
01:03:56D'abord,
01:03:57bravo pour ce que vous avez créé
01:03:58et pour rester en France
01:03:59en tant qu'Estonienne.
01:04:01Donc,
01:04:01vous avez pointé
01:04:02les difficultés
01:04:02de manière globale
01:04:03qui est un mal français
01:04:05sur lequel nous,
01:04:06législateurs,
01:04:07on réfléchit
01:04:07comment faciliter
01:04:08l'implantation d'entreprises
01:04:10suite à l'innovation
01:04:11et le parcours d'entreprise.
01:04:13En revanche,
01:04:13j'avais une question
01:04:14à vous poser
01:04:14puisque vous avez dit
01:04:15que c'était le fruit
01:04:16de travaux de l'INRA
01:04:17de Versailles.
01:04:18Est-ce que vous continuez
01:04:19à avoir des relations
01:04:20avec l'INRA
01:04:21dans les deux sens ?
01:04:22C'est-à-dire bénéficier
01:04:22de travaux de l'INRA
01:04:23qui viendraient alimenter
01:04:24ce que vous êtes en train
01:04:25de développer
01:04:26et aussi des choses
01:04:28que vous,
01:04:28vous découvriez
01:04:29et qui nécessiteraient
01:04:29des travaux complémentaires
01:04:30et donc en informer l'INRA.
01:04:32Ça,
01:04:32c'est la première question.
01:04:33Et la deuxième question,
01:04:35c'est plus pour Jacques Sainte-Marie,
01:04:37c'est ce numérique.
01:04:38On a vu un exemple
01:04:39très parlant
01:04:39de comment ça pouvait être utile
01:04:41mais à travers ce qu'a dit
01:04:43Bruno Sido,
01:04:44il y a évidemment
01:04:44l'aspect financier du coût
01:04:46mais il y a aussi
01:04:46l'aspect de la culture.
01:04:48Comment est-ce qu'on peut
01:04:49sensibiliser
01:04:49les agriculteurs
01:04:51qui ont déjà un métier
01:04:51très lourd et très chargé
01:04:52à intégrer eux-mêmes,
01:04:53à avoir l'intérêt pour eux
01:04:54et à intégrer dans leur pratique
01:04:57toute l'avancée
01:04:58liée au numérique
01:04:58et aux sciences en général.
01:05:03Martine Huerté.
01:05:05Oui, merci.
01:05:06Merci beaucoup.
01:05:08Moi, j'aimerais poser
01:05:10tout d'abord une question
01:05:11à M. Boichard.
01:05:12Dans mon département
01:05:13de la Savoie,
01:05:14nous avons des races
01:05:15de vaches
01:05:15qui sont très petites,
01:05:17adaptées à la montagne,
01:05:18entre les tarines
01:05:19et les abondances
01:05:20mais s'ouvre
01:05:22en fin de semaine
01:05:23le Salon international
01:05:24de l'agriculture
01:05:25où on a l'habitude
01:05:27de voir
01:05:29de très gros éléments
01:05:30très grosses vaches
01:05:33qui ont un rapport
01:05:36économique
01:05:37important, intéressant
01:05:39pour les agriculteurs.
01:05:40Est-ce que,
01:05:41puisque vous préconisez
01:05:43d'être plutôt sur
01:05:44des petits animaux,
01:05:45est-ce que vous avez
01:05:46un dialogue déjà
01:05:47qui s'instaure
01:05:48envers ces éleveurs
01:05:52qui ont des races
01:05:53très très grosses ?
01:05:55Voilà, ça c'était ma question.
01:05:56Comment, quel est le retour,
01:05:57quel est le ressenti
01:05:58de ces éleveurs ?
01:06:01Et puis donc,
01:06:02pour Anne-Catherine Noisier
01:06:03qui a dû nous quitter,
01:06:05elle voulait donc poser
01:06:07une question à Madame Vaché
01:06:09sur, voilà,
01:06:11vous avez parlé du microbiote
01:06:13alors je vous prie
01:06:13de m'excuser,
01:06:14j'étais en retard
01:06:15et ça devait être
01:06:16très intéressant
01:06:16mais je prendrai connaissance
01:06:18bien sûr du compte rendu
01:06:19avec beaucoup d'intérêt.
01:06:21Elle voulait vous demander
01:06:22si vous preniez en compte
01:06:23le facteur sol
01:06:25dans vos recherches.
01:06:27Merci.
01:06:29Daniel Salon.
01:06:33Merci.
01:06:34Bon déjà,
01:06:35merci pour vos présentations.
01:06:38On entre dans un autre monde,
01:06:39c'est ça qui est fantastique,
01:06:40c'est qu'avec la connaissance,
01:06:42on entre dans des paysages.
01:06:44Je vous ai parlé
01:06:44des paysages olfactifs,
01:06:45on a le microbiote aussi
01:06:46qui est un monde
01:06:47à découvrir
01:06:48et donc c'est là aussi
01:06:50où la science
01:06:51et la connaissance
01:06:53sont essentielles
01:06:53dans un moment
01:06:54où c'est souvent l'émotion
01:06:56qui pilote
01:06:57nos politiques publiques.
01:06:59Donc voilà,
01:07:00c'est tout l'intérêt aussi
01:07:01de cette rencontre,
01:07:03de ces échanges
01:07:04de ce matin.
01:07:05Bon,
01:07:06j'ai de nombreuses interrogations
01:07:07mais je ne vais pas
01:07:08toutes les poser.
01:07:11Concernant
01:07:11les modes
01:07:12que vous avez exposés
01:07:15pour éloigner
01:07:16les ravageurs
01:07:18des cultures.
01:07:20Vous avez parlé du coût.
01:07:23D'abord,
01:07:24est-ce que vous pensez
01:07:25que c'est accessible
01:07:28pour une agriculture
01:07:28qu'on veut conserver
01:07:30familiale,
01:07:31paysanne
01:07:32en France ?
01:07:33Est-ce que
01:07:34ces nouvelles molécules
01:07:39ne seraient pas
01:07:41plus adaptées
01:07:42à une agriculture
01:07:44plus massive,
01:07:46plus agro-industrielle ?
01:07:48C'est peut-être
01:07:48une de mes inquiétudes.
01:07:51Et dans ces produits,
01:07:53vous avez regretté
01:07:55le fait qu'en France,
01:07:56nous soyons assez lents
01:07:58par rapport au Brésil
01:08:00pour homologuer
01:08:01une nouvelle lutte
01:08:02contre les ravageurs.
01:08:05Mais comment sont produits
01:08:07ces répulsifs ?
01:08:11À partir de quelles molécules
01:08:14est-ce que vous faites
01:08:15toutes les études
01:08:15d'impact aussi ?
01:08:16Parce que, moi,
01:08:17mon inquiétude,
01:08:17c'est toujours de changer,
01:08:19de passer d'un pesticide
01:08:20où on a vu
01:08:21les dégâts
01:08:22qui sont colossaux
01:08:23aujourd'hui
01:08:23à un répulsif
01:08:25qui, a priori,
01:08:26semble beaucoup plus
01:08:27anodin
01:08:28pour l'environnement.
01:08:29Mais je pense
01:08:30qu'à chaque fois,
01:08:30il faut se poser
01:08:31les questions,
01:08:32aller jusqu'au bout
01:08:33pour savoir
01:08:35quels sont
01:08:35les impacts réels.
01:08:38d'une autre question
01:08:40plus précisément
01:08:41sur la génétique.
01:08:43Effectivement,
01:08:44on a sélectionné
01:08:45des espèces,
01:08:47qu'elles soient végétales
01:08:47ou animales,
01:08:48aujourd'hui,
01:08:48pour avoir
01:08:49les meilleurs rendements.
01:08:50Mais en sélectionnant
01:08:51sur un critère,
01:08:53eh bien,
01:08:53on a affaibli
01:08:54sans doute
01:08:54d'autres critères.
01:08:56Comment arriver,
01:08:57vous l'avez un peu exposé,
01:08:58en allant vers des...
01:09:00en parlant des bovins,
01:09:01en allant vers des bêtes
01:09:03plus petites
01:09:04et sans doute
01:09:05plus équilibrées,
01:09:06ce qui avait réussi
01:09:06à faire un peu
01:09:07la sélection naturelle.
01:09:08Est-ce qu'on ne revient pas
01:09:09un petit peu
01:09:09à cette sélection naturelle
01:09:10avec des bêtes
01:09:11plus équilibrées ?
01:09:12Parce qu'on sait bien
01:09:13qu'en ayant eu des vaches
01:09:14qui font plutôt
01:09:1530 litres par jour,
01:09:17eh bien,
01:09:17on a aussi,
01:09:19par cette hyper-sélection,
01:09:20amené des vaches
01:09:22qui sont beaucoup plus
01:09:23sensibles aux maladies,
01:09:24qui ont une longévité,
01:09:26vous en avez parlé,
01:09:27qui est très courte
01:09:28puisqu'on parle aujourd'hui
01:09:28de 2,5,
01:09:303 lactations par vache.
01:09:32Donc, quelque part,
01:09:32là aussi,
01:09:34c'est des moyennes,
01:09:35je les ai trouvées,
01:09:36voilà,
01:09:37sur de nombreux écrits
01:09:39de la Grimère,
01:09:41entre autres.
01:09:42Donc,
01:09:43voilà,
01:09:44où est-ce que l'on va
01:09:46dans les équilibres
01:09:47et est-ce que
01:09:48cette science
01:09:49qui a été exposée
01:09:50ce matin
01:09:51et qui est très,
01:09:52très intéressante,
01:09:52est-ce qu'elle est compatible
01:09:53donc avec une agriculture
01:09:55qui ne serait pas
01:09:56une agriculture
01:09:56de société ?
01:10:01Bon, ça s'arrête.
01:10:03Oui,
01:10:04merci parce que
01:10:04je dois m'en aller,
01:10:05je ne suis pas sûre
01:10:06d'avoir le temps
01:10:06d'écouter la réponse.
01:10:09J'étais très intéressée
01:10:10par les paroles
01:10:12de Corinne Vaché
01:10:13à propos du microbiote,
01:10:15d'autant que
01:10:15je suis pédiatre
01:10:16et il y a longtemps
01:10:16que chez le nourrisson,
01:10:18on se préoccupe du microbiote,
01:10:19c'est quelque chose
01:10:20qu'on connaît bien
01:10:21et mon pédiatre,
01:10:22on utilise très peu
01:10:23d'antibiotiques
01:10:26parce que de toute façon,
01:10:28dans la santé humaine,
01:10:29c'est ce qui nous préoccupe
01:10:31maintenant,
01:10:31les résistances.
01:10:33Ma question est simple,
01:10:36faire pousser une vigne,
01:10:37c'est long,
01:10:38il y a le temps long,
01:10:40c'est 10 à 15 ans
01:10:41pour qu'un pied,
01:10:43donc l'excès
01:10:44page résistant,
01:10:47il y a un décalage
01:10:48entre ce dont on aurait besoin,
01:10:50le goût du vin
01:10:51que l'on recherche
01:10:52et puis la durée
01:10:55de plantation.
01:10:57Pour ce qui est
01:11:00du microbiote
01:11:01de la vigne,
01:11:03est-ce que vous avez
01:11:05vraiment des discussions
01:11:07avec les viticulteurs,
01:11:10les syndicats ?
01:11:12Est-ce que c'est vraiment
01:11:13quelque chose
01:11:14qui se construit
01:11:15de façon étroite ?
01:11:16Ou est-ce que vous êtes
01:11:18sur du théorique
01:11:19avec parallèlement
01:11:22une viticulture
01:11:22qui souffre tellement
01:11:23qu'ils n'ont même plus
01:11:25l'argent pour arracher,
01:11:27ne serait-ce que
01:11:28sur le plan sanitaire ?
01:11:29Or, quand il y a
01:11:29une parcelle
01:11:31envahie de milieu,
01:11:33celle qui est à côté
01:11:34va être traitée
01:11:35beaucoup plus souvent
01:11:36justement parce qu'il y a
01:11:38cette pression
01:11:39ne serait-ce que
01:11:40de voisinage.
01:11:42Voilà, donc comment
01:11:43vous envisagez
01:11:43le partenariat,
01:11:44je rappelle,
01:11:45je suis sénatrice
01:11:46de la Gironde,
01:11:47le partenariat
01:11:47entre la viticulture
01:11:49qui est quand même
01:11:53la principale activité
01:11:54de mon département
01:11:55et l'INRA
01:11:57où il y a un temps long
01:11:58et ensuite,
01:11:59il y a le temps
01:11:59comme disait
01:12:02Mme Lepic,
01:12:04d'homologation.
01:12:06Et bon,
01:12:07il y a une urgence
01:12:08et puis on a l'impression
01:12:09que rien n'est fait
01:12:12pour faciliter
01:12:13la fluidité
01:12:14entre
01:12:14les différents opérateurs
01:12:17de la vigne.
01:12:25Bonjour à toutes
01:12:26et à tous
01:12:26et merci
01:12:27pour ces exposés
01:12:28passionnants
01:12:29qui nous montrent
01:12:30à quel point
01:12:30finalement on ne connaît
01:12:31pas si bien que ça
01:12:32le fonctionnement
01:12:33de la nature
01:12:33quand même.
01:12:35Et moi,
01:12:36j'avais une question
01:12:36concernant notamment
01:12:37l'approche génomique
01:12:38en matière
01:12:38d'optimisation,
01:12:42enfin je ne sais pas
01:12:43comment le dire,
01:12:43en tout cas
01:12:44de processus
01:12:45de sélection
01:12:46des races bovines
01:12:47en particulier
01:12:48en fonction
01:12:50des critères
01:12:51qui sont recherchés
01:12:52aujourd'hui
01:12:52notamment justement
01:12:53pour mieux respecter
01:12:54les grands équilibres
01:12:56naturels
01:12:57ou environnementaux.
01:12:59Et donc,
01:12:59ma question
01:13:00est la suivante
01:13:01c'est,
01:13:01vous n'avez pas abordé
01:13:03ou alors j'ai été
01:13:04peut-être un peu distrait
01:13:04parce que je répondais
01:13:05à quelques messages
01:13:06en même temps
01:13:06mais de manière
01:13:08aussi approfondie
01:13:09que pour les races
01:13:11animales
01:13:11si je puis dire,
01:13:13le sujet
01:13:14concernant
01:13:15la sélection
01:13:16des plantes.
01:13:17Alors est-ce que c'est
01:13:18pour éviter de tomber
01:13:18dans le fameux débat
01:13:20sur les OGM
01:13:21ou est-ce que
01:13:22vous pensez
01:13:23qu'il y a moins
01:13:24de possibilités
01:13:24par exemple
01:13:25de sélectionner
01:13:26des variétés
01:13:27de céréales
01:13:27qui résisteraient mieux
01:13:28à telle ou telle maladie,
01:13:29qui résisteraient mieux
01:13:32aux évolutions climatiques,
01:13:33qui s'adapteraient mieux
01:13:34en particulier
01:13:35au stress hydrique
01:13:36au moment
01:13:37de l'épiaison ?
01:13:39Est-ce que,
01:13:40voilà,
01:13:40est-ce qu'en gros
01:13:41on peut quand même
01:13:43espérer
01:13:44que cette recherche
01:13:45basée sur le génome
01:13:47permette
01:13:48de désavancer
01:13:49dans ce domaine
01:13:49sans pour autant
01:13:51être contraint
01:13:53à la sélection,
01:13:55enfin,
01:13:56à la pratique
01:13:58des OGM
01:13:59qui pose
01:13:59objectivement
01:14:00aussi d'autres problèmes
01:14:01même si,
01:14:02effectivement,
01:14:03la vie en société
01:14:04c'est souvent
01:14:05choisir entre plusieurs problèmes
01:14:06et sélectionner
01:14:07le moins important.
01:14:08mais bon.
01:14:11Alors simplement
01:14:11pour information
01:14:12auprès des membres
01:14:13de l'OPEX
01:14:13avec Martine Mertet
01:14:15donc nous
01:14:16co-rédigeons actuellement
01:14:17donc un rapport
01:14:18sur les nouvelles
01:14:19techniques génomiques
01:14:20pour essayer
01:14:21de brasser
01:14:22justement aussi
01:14:22la sélection
01:14:23végétale
01:14:24et on en fera
01:14:24une présentation
01:14:25normalement
01:14:26d'ici
01:14:27la fin
01:14:28du deuxième
01:14:30trimestre
01:14:31de l'année
01:14:33avant les vacances.
01:14:35Qui souhaite
01:14:36le premier
01:14:37s'exprimer ?
01:14:38Madame Lupic
01:14:39peut-être ?
01:14:40Donc
01:14:41il y a eu
01:14:42une question
01:14:42est-ce qu'il y a
01:14:43des innovations
01:14:44ou des projets
01:14:45en collaboration
01:14:45avec INRA ?
01:14:46On a beaucoup
01:14:47ça continue
01:14:48et je dois dire
01:14:49que
01:14:50depuis au moins
01:14:51dix ans
01:14:52il y a eu
01:14:53un changement
01:14:53de mentalité
01:14:54chez INRA
01:14:55et
01:14:56il y a
01:14:59des marches
01:15:00proactives
01:15:01côté INRA
01:15:02pour
01:15:03impliquer
01:15:04les sociétés
01:15:05privées
01:15:05et transférer
01:15:07l'innovation
01:15:08donc là
01:15:09il n'y a
01:15:10rien à
01:15:10à reprocher
01:15:11et ça
01:15:12en fonction
01:15:13de
01:15:14d'unité
01:15:15de centres
01:15:16ça marche
01:15:17vraiment
01:15:17très très bien
01:15:19donc nous
01:15:19concrètement
01:15:20on a au moins
01:15:21six différents
01:15:22projets
01:15:22des projets
01:15:23européens
01:15:23des projets
01:15:24par SADA
01:15:25projet
01:15:25français
01:15:26grimaire
01:15:27donc
01:15:28ça marche
01:15:29très très bien
01:15:30par contre
01:15:31j'ai occasion
01:15:33donc je vais
01:15:33vous alerter
01:15:34en fonction
01:15:36publique
01:15:36il y a un gros
01:15:37gros problème
01:15:38de financement
01:15:41financement
01:15:41ça passe
01:15:42par des projets
01:15:43de recherche
01:15:43donc
01:15:44ils ont
01:15:45pourrées
01:15:46de machines
01:15:47dans les labos
01:15:48ils ont des machines
01:15:50beaucoup de machines
01:15:51parce qu'ils arrivent
01:15:52à faire financer
01:15:53achat de matériel
01:15:54mais ils n'ont pas
01:15:55de personnes
01:15:56pour le faire tourner
01:15:57donc ça fait que
01:15:59dans les universités
01:16:01où moi je suis allée
01:16:02chercher
01:16:03d'aide
01:16:04pour certaines
01:16:05expertises
01:16:06sur certains projets
01:16:07ils ont carrément
01:16:09des machines
01:16:09qui sont
01:16:10même pas déballées
01:16:12depuis deux ans
01:16:13qu'elles portent
01:16:15parce que
01:16:16ils n'ont pas
01:16:17de techniciens
01:16:18ils n'arrivent pas
01:16:19à récruter
01:16:19il n'y a pas
01:16:20d'ouverture de poste
01:16:21de techniciens
01:16:22ni d'ingénieurs
01:16:23donc ils ont
01:16:24plein de machines
01:16:25des directeurs
01:16:26de recherche
01:16:26de chargés
01:16:28de recherche
01:16:28qui écrivent
01:16:30des projets
01:16:30qui ont des désarts
01:16:32et des master 2
01:16:33qui passent
01:16:34mais ce ne sont pas
01:16:35des gens
01:16:35qui peuvent piloter
01:16:37des machines
01:16:38qui coûtent cher
01:16:40et donc il n'y a pas
01:16:41une continuité
01:16:41et c'est un trou énorme
01:16:44dans la raquette
01:16:45d'innovation
01:16:46et de recherche publique
01:16:47donc je ferme
01:16:49cette parenthèse
01:16:49et on a plein de projets
01:16:53avec INRA
01:16:54et ce qu'on a justement
01:16:55besoin
01:16:56c'est comme
01:16:57ça a été évoqué
01:16:58on a des innovations
01:17:00est-ce que
01:17:01c'est quoi
01:17:02les résistances
01:17:05quels peuvent être
01:17:06les impacts
01:17:08pour l'environnement
01:17:10pas prévus
01:17:11jusqu'à maintenant
01:17:12si on les utilise
01:17:13à grande échelle
01:17:14c'est ça que
01:17:15INRA
01:17:17travaille
01:17:17et c'est là
01:17:19où on collabore
01:17:20beaucoup
01:17:20où ils peuvent
01:17:21nous aider
01:17:22parce que les sociétés
01:17:22privées
01:17:23ne peuvent pas faire
01:17:24toutes ces études
01:17:26à large échelle
01:17:27à long terme
01:17:28et sinon
01:17:30la solution
01:17:31c'est une solution
01:17:33de biomimétisme
01:17:34c'est exactement
01:17:35la même molécule
01:17:36que les molécules
01:17:36de plantes
01:17:37et ils peuvent
01:17:38être utilisés
01:17:39sans problème
01:17:40accessibles
01:17:41à des jardins
01:17:45et pour les particuliers
01:17:48aussi bien
01:17:48que pour les agriculteurs
01:17:50niveau au Présil
01:17:51voilà
01:17:52donc je laisse la parole
01:17:54merci
01:17:55donc j'avais une question
01:17:56sur le numérique
01:17:57et sur son aspect
01:17:59de coût financier
01:18:00de formation
01:18:01et de diffusion
01:18:02la même chose
01:18:03que j'ai envie
01:18:03c'est que c'est pas cher
01:18:04le numérique
01:18:04alors moi je suis mathématicien
01:18:06mais je suis fils
01:18:07de viticulteur aussi
01:18:08et je suis toujours
01:18:08voulu être viticulteur
01:18:09donc il y a eu une erreur
01:18:10d'aiguillage
01:18:10comme vous le voyez
01:18:10à un moment donné
01:18:11parce que j'ai pas fini
01:18:12viticulteur
01:18:12mais j'aurais toujours
01:18:13voulu l'être
01:18:14et bon je connais
01:18:15assez bien
01:18:15mais c'est pas cher
01:18:16vous prenez le prix
01:18:17d'une machine
01:18:18avant danger
01:18:18et vous prenez le prix
01:18:19d'un téléphone
01:18:19ou d'un capteur
01:18:20mais il y a un rapport
01:18:21de 1 à 100
01:18:22entre
01:18:22donc le numérique
01:18:23quelque part
01:18:24c'est pas très cher
01:18:25il y a des choses
01:18:26qui sont assez chères
01:18:27mais qui sont vraiment
01:18:27très spécifiques
01:18:28le numérique
01:18:29que chacun utilise
01:18:30c'est quelque chose
01:18:31qui est pas très très cher
01:18:32vous voyez
01:18:32je sais pas
01:18:33une station météo
01:18:33c'est pas très cher
01:18:34l'exemple que je vous ai donné
01:18:35du LLM
01:18:37fine-tuné
01:18:38sur les données agricoles
01:18:39honnêtement
01:18:40c'est epsilon
01:18:41comme coup
01:18:42c'est vraiment pas très cher
01:18:44voilà
01:18:44la construction
01:18:45le savoir-faire
01:18:46de l'entreprise
01:18:47de Mistraliaï
01:18:48ou de gros acteurs du numérique
01:18:49oui il est cher
01:18:50mais après
01:18:50l'utilisation
01:18:51et la particularisation
01:18:53on peut faire des données agricoles
01:18:54alors là
01:18:54par contre
01:18:55c'est quelque chose
01:18:55qui n'est pas très cher
01:18:56l'adoption
01:18:57il y a quelques années
01:18:58j'étais en Allemagne
01:19:00alors c'était il y a
01:19:01déjà 2-3 ans
01:19:01donc ça a dû encore bouger depuis
01:19:03on m'a dit
01:19:04enfin
01:19:05la question qu'on m'a posée
01:19:06c'est est-ce que vous connaissez
01:19:07l'outil numérique
01:19:07le plus utilisé
01:19:08par les agriculteurs
01:19:09en Allemagne
01:19:09il y a 3 ans
01:19:10c'était WhatsApp
01:19:13voilà
01:19:13et donc
01:19:14c'est diffusé
01:19:15enfin alors
01:19:16le numérique
01:19:17va très très vite
01:19:18moi je suis dans un village
01:19:19de 100 habitants
01:19:19où le téléphone est arrivé
01:19:20en 1983
01:19:21et en 1983
01:19:22la 5ème chaîne
01:19:23on ne l'a même pas eu
01:19:24parce que le jour
01:19:24où elle a cessé des mètres
01:19:25elle n'était même pas encore
01:19:26arrivée
01:19:26le numérique
01:19:27et la 4G
01:19:28elle est arrivée bien plus vite
01:19:29et donc en fait
01:19:30il y a une diffusion
01:19:30qui est quand même
01:19:31beaucoup plus rapide
01:19:32une appropriation
01:19:33qui est bien plus grande
01:19:34le numérique
01:19:35a réussi cette chose
01:19:36que de faire des choses
01:19:37très sophistiquées
01:19:38et très simples à utiliser
01:19:40vous n'est passé de
01:19:40vous voyez
01:19:41souvent quand on complexifie
01:19:42quelque chose
01:19:43ça devient compliqué à utiliser
01:19:44le cockpit d'un avion
01:19:45je pense qu'en 50 ans
01:19:47il s'est beaucoup
01:19:47beaucoup complexifié
01:19:48mais le numérique
01:19:49le téléphone que chacun
01:19:51aime
01:19:51il est d'utilisation
01:19:52assez naturelle
01:19:53et donc là
01:19:53il y a quand même
01:19:54une diffusion
01:19:55qui à mon avis
01:19:55est assez grande
01:19:57dernière chose
01:19:57donc formation
01:19:58alors là je pense
01:19:59c'est capital
01:19:59la formation
01:20:00et surtout la formation
01:20:00continue
01:20:01la formation des jeunes
01:20:02bien entendu au démarrage
01:20:03mais la formation continue
01:20:04avec ces nouveaux outils là
01:20:06et aussi une formation
01:20:08j'ai commencé mon exposé
01:20:09en parlant ça
01:20:09au risque
01:20:10tous les risques
01:20:11pour l'agriculteur
01:20:12j'ai envie de dire
01:20:13c'est un petit peu
01:20:14les mêmes
01:20:15que pour
01:20:15dans la société
01:20:17les jeunes
01:20:17et les moins jeunes
01:20:18eu égard au numérique
01:20:21décerner la bonne information
01:20:22de la fausse
01:20:23aujourd'hui
01:20:24c'est quelque chose
01:20:24d'assez compliqué
01:20:25il faut effectivement
01:20:25une forme de culture
01:20:28assez grande
01:20:29et donc j'ai envie de dire
01:20:30que tous les risques
01:20:31inhérents au numérique
01:20:32dans la société
01:20:33encore une fois
01:20:34chez les jeunes
01:20:34et chez les moins jeunes
01:20:35on peut bien entendu
01:20:36les transposer
01:20:39aux agriculteurs
01:20:39mais il y a quand même
01:20:41une espèce d'optimisme
01:20:42en tout cas de ma part
01:20:42encore là sur le prix
01:20:43sur la diffusion
01:20:44et surtout
01:20:45sur les potentialités
01:20:46transformantes
01:20:47je m'arrête ici
01:20:47dans ma réponse
01:20:48mais il y a vraiment
01:20:49des choses
01:20:49qui me semblent vraiment
01:20:51vraiment nécessaires
01:20:52et qui seront en cours
01:20:53faites par des acteurs français
01:20:54je l'espère
01:20:55et sinon malheureusement
01:20:56peut-être par d'autres
01:21:02acteurs
01:21:02bonjour
01:21:03donc vous m'avez posé
01:21:04la question
01:21:04de la prise en compte
01:21:05du facteur sol
01:21:07donc oui effectivement
01:21:08le sol
01:21:09c'est un compartiment
01:21:10que nous prenons en compte
01:21:12c'est le principal réservoir
01:21:13de biodiversité microbienne
01:21:15j'aurais dû le préciser
01:21:16mais en fait
01:21:17la plante est colonisée
01:21:19par des micro-organismes
01:21:20à partir du sol
01:21:21donc ces micro-organismes
01:21:23soit ils passent
01:21:24par les racines
01:21:25soit ils peuvent remonter
01:21:26par des gouttelettes d'eau
01:21:27ou le vent
01:21:28être emmenés
01:21:29ensuite sur les parties
01:21:29aériennes de la plante
01:21:30donc il est indispensable
01:21:32en fait de maîtriser
01:21:33le microbiote du sol
01:21:34pour contrôler
01:21:34celui de la plante
01:21:37ce microbiote du sol
01:21:38est d'autant plus important
01:21:39que par exemple
01:21:40dans le sol
01:21:40il y a des mycorhizes
01:21:42des champignons mycorhizes
01:21:43c'est un arbuscule notamment
01:21:43qui confère une tolérance
01:21:45à la sécheresse
01:21:46donc c'est très important
01:21:48de maîtriser cette mycorhizes
01:21:50dans un cadre de réponse
01:21:52au changement climatique
01:21:53et enfin nous
01:21:55le microbiote du sol
01:21:55donc il nous intéresse
01:21:56on a pu montrer par exemple
01:21:57que c'est un très bon prédicteur
01:21:59de la sensibilité de la vigne
01:22:00au milieu
01:22:01pourtant le milieu
01:22:02est une maladie aérienne
01:22:03mais si on utilise
01:22:04toutes les données
01:22:04qui sont dans le sol
01:22:05on arrive à prédire
01:22:07la sensibilité d'une parcelle
01:22:08au milieu
01:22:08de manière très performante
01:22:10voilà donc c'est pour cette raison
01:22:13que je pense que
01:22:13ces bio-indicateurs
01:22:14basés sur le microbiote des sols
01:22:16pourraient être introduits
01:22:17dans les programmes
01:22:17d'épidémie de surveillance
01:22:20donc vous m'avez aussi
01:22:22posé la question
01:22:23du temps des innovations
01:22:24et puis là
01:22:25on pourra revenir au sol
01:22:26à nouveau
01:22:26donc madame Lassarade
01:22:29disait que
01:22:30il y a certaines innovations
01:22:32qui mettent beaucoup de temps
01:22:33à aller jusqu'au viticulteur
01:22:35donc par exemple
01:22:36la création de nouvelles
01:22:37variétés résistantes
01:22:38où j'ai parlé
01:22:40tout à l'heure
01:22:40des biosolutions microbiennes
01:22:42et pourquoi est-ce que
01:22:43ces innovations
01:22:44prennent du temps
01:22:44et bien parce qu'il y a
01:22:45des problèmes
01:22:47réglementaires
01:22:48qui ont été évoqués
01:22:49par Ené Lepic
01:22:50et des coûts financiers aussi
01:22:52mais il y a quand même
01:22:53un certain nombre
01:22:54d'innovations
01:22:54qui peuvent être mises en place
01:22:55dès maintenant
01:22:56et notamment
01:22:57pour préserver
01:22:58la biodiversité microbienne
01:22:59dans les sols
01:23:00on peut très facilement
01:23:01mettre en place
01:23:01des couverts végétaux
01:23:03qui vont renforcer
01:23:04la biomasse microbienne
01:23:06et puis la diversité microbienne
01:23:07ça c'est une innovation
01:23:08qui est accessible
01:23:09tout de suite
01:23:12et enfin
01:23:13vous m'avez posé
01:23:13la question
01:23:14de nos liens
01:23:15avec les viticulteurs
01:23:16avec les syndicats
01:23:17alors
01:23:18bah oui
01:23:19nous travaillons en fait
01:23:20main dans la main
01:23:21avec les instituts techniques
01:23:22nous hébergeons
01:23:23un institut technique
01:23:23dans notre unité de recherche
01:23:24l'institut français
01:23:26de la vigne et du vin
01:23:28nous
01:23:28enfin
01:23:29une partie
01:23:30de cet institut
01:23:30et nous travaillons
01:23:31en étroite collaboration
01:23:32avec eux
01:23:33au quotidien
01:23:33donc nous travaillons
01:23:35avec la chambre
01:23:35d'agriculture
01:23:36de Gironde
01:23:36avec des châteaux aussi
01:23:38puisque ce sont eux
01:23:39qui sont aussi
01:23:39à la source de l'innovation
01:23:41ils ont des parcelles
01:23:42en agroforesterie
01:23:43et on va étudier
01:23:45avec eux
01:23:45le microbiote
01:23:46dans ces parcelles
01:23:48voilà
01:23:48et puis on fait des ateliers
01:23:50aussi de co-conception
01:23:51de nouveaux systèmes viticoles
01:23:57M. Boichard
01:23:58si vous souhaitiez conclure
01:24:00oui
01:24:01merci
01:24:03alors
01:24:04d'abord
01:24:04je voudrais insister
01:24:06effectivement
01:24:06sur le fait
01:24:07qu'en génétique bovine
01:24:09on est aussi
01:24:10extrêmement connecté
01:24:11avec la filière
01:24:12d'ailleurs
01:24:13je suis maintenant
01:24:14un peu proche
01:24:15de la retraite
01:24:16mais pendant
01:24:17mon près de 15 ans
01:24:18j'ai animé
01:24:19une UMT
01:24:22donc une TMIX
01:24:23technologique
01:24:24qui associe
01:24:24INRA et UDEL
01:24:26l'Institut Technique
01:24:28des Ruminants
01:24:28et Alliance
01:24:29donc la fédération
01:24:30des entreprises
01:24:32de services
01:24:34pour les éleveurs
01:24:34et tous ceux
01:24:36qui connaissent
01:24:37la sélection bovine
01:24:38savent que l'INRA
01:24:39a joué un rôle central
01:24:41depuis la loi
01:24:42sur l'élevage
01:24:44ça a évolué
01:24:45évidemment
01:24:45au cours du temps
01:24:46et si je vous ai parlé
01:24:47de la sélection
01:24:48de l'éleveur
01:24:48c'est vraiment
01:24:49parce que c'est vraiment
01:24:50je dirais
01:24:52l'UMT
01:24:53et l'INRA
01:24:54qui a fait en sorte
01:24:57que ça se mette en place
01:24:58et nous avons été
01:25:00réellement
01:25:00précurseurs
01:25:01dans le domaine
01:25:03alors
01:25:03est-ce que c'est utilisé
01:25:05dans d'autres espèces
01:25:06oui
01:25:06les bovins
01:25:07ont été précurseurs
01:25:09en sélection génomique
01:25:11mais c'est largement
01:25:12utilisé
01:25:13aussi bien
01:25:13en animal
01:25:14qu'en végétal
01:25:15alors à des degrés
01:25:16divers
01:25:18tout dépend
01:25:18des contraintes
01:25:20économiques
01:25:21si le génotypage
01:25:23coûte cher
01:25:23par rapport
01:25:24à la valeur
01:25:24de l'animal
01:25:25ou par rapport
01:25:26au coût
01:25:27du phénotypage
01:25:28et bien
01:25:29on va plutôt
01:25:30favoriser
01:25:31le phénotypage
01:25:32mais chaque fois
01:25:33que c'est possible
01:25:35c'est la sélection
01:25:37génomique
01:25:38qui est mise en oeuvre
01:25:38et les
01:25:40les grands semenciers
01:25:41sont tous
01:25:42comment dire
01:25:44je pense que
01:25:45la moitié
01:25:46de nos thésars
01:25:46formés
01:25:47en génétique
01:25:48animale
01:25:49sont recrutés
01:25:50par des semenciers
01:25:50végétaux
01:25:51par exemple
01:25:52ça c'est un bon indicateur
01:25:55en termes
01:25:56d'objectifs
01:25:57de sélection
01:25:57on dit toujours
01:25:58la sélection
01:25:59elle est productiviste
01:26:00etc
01:26:01je pense que
01:26:02c'est quand même
01:26:02une vision
01:26:03largement
01:26:03du passé
01:26:07l'objectif
01:26:08de sélection
01:26:09actuel
01:26:09il comprend
01:26:10au moins
01:26:1120 ou 25
01:26:12caractères
01:26:13suivant les races
01:26:14parfois plus
01:26:14et la production
01:26:17en tant que telle
01:26:18joue pour
01:26:19un quart
01:26:20ou un tiers
01:26:20de cet objectif
01:26:22total
01:26:23et grâce
01:26:24à la
01:26:27sélection
01:26:27génomique
01:26:28qui est très efficace
01:26:29on arrive à faire
01:26:29du progrès
01:26:30sur tous les caractères
01:26:31qui sont sélectionnés
01:26:32et on a restauré
01:26:34des niveaux de fertilité
01:26:35ou des niveaux
01:26:35de résistance
01:26:36au mammy
01:26:36par exemple
01:26:37en bovin-létier
01:26:38qu'on avait perdu
01:26:39effectivement
01:26:40du temps
01:26:40de la sélection
01:26:41d'avant
01:26:41qui était beaucoup
01:26:42plus
01:26:43contrainte
01:26:44et donc
01:26:44beaucoup plus
01:26:45unidirectionnelle
01:26:46je pense que
01:26:47la sélection
01:26:48actuelle
01:26:48est beaucoup
01:26:49plus
01:26:51vertueuse
01:26:51qu'elle ne
01:26:53pouvait être
01:26:54auparavant
01:26:59alors
01:27:00on est en contact
01:27:01effectivement
01:27:02régulier
01:27:02avec beaucoup
01:27:03de partenaires
01:27:04ça ne veut pas dire
01:27:05qu'on est toujours
01:27:05d'accord
01:27:06avec eux
01:27:07alors c'est eux
01:27:07qui pratiquent
01:27:08la sélection
01:27:09c'est pas nous
01:27:09nous on donne
01:27:11des recommandations
01:27:12on fournit
01:27:13des outils
01:27:13et après
01:27:14ils mettent
01:27:15en oeuvre
01:27:15et des fois
01:27:17on n'est pas
01:27:18forcément d'accord
01:27:20sur le format
01:27:21par exemple
01:27:21nous on constate
01:27:22que aussi bien
01:27:23en allaitant
01:27:24que dans les
01:27:25races litières
01:27:26les plus
01:27:27nombreuses
01:27:27le format
01:27:28n'arrête pas
01:27:29d'augmenter
01:27:29ce qui est
01:27:30du point de vue
01:27:31une certaine
01:27:32erreur
01:27:32stratégique
01:27:34nous n'avons pas
01:27:35changé nos recommandations
01:27:36depuis au moins
01:27:3720 ans
01:27:38en préconisant
01:27:39plutôt dans l'autre sens
01:27:41en préconisant
01:27:43il n'y a pas
01:27:46que le format
01:27:46sur lequel
01:27:47il y a des différences
01:27:48de point de vue
01:27:48mais
01:27:50après nous
01:27:51on continuera
01:27:55à émettre
01:27:56des recommandations
01:27:57à aider
01:28:00et à essayer
01:28:01de convaincre
01:28:02et puis ensuite
01:28:03comment dire
01:28:04les sélectionneurs
01:28:05sont bien entendu
01:28:06maîtres
01:28:07de la sélection
01:28:07qu'ils pratiquent
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