- il y a 17 heures
Humoriste, chroniqueuse sur Paris Première et Rires & Chansons, Karine Dubernet est l’une des rares artistes françaises à mêler humour politique, satire sociale et critique médiatique sans filtre.
Dans cette émission d’Alerte Générale, elle revient sur la folie anxiogène qui traverse la société française : communication de crise permanente, hantavirus, peur médiatique, campagnes électorales transformées en spectacles, caste politique hors-sol, Macron, Brigitte Macron, Aurore Bergé, Jean-François Copé à Cannes, dérives sanitaires et disparition progressive du rire libre.
- Pourquoi l’humour dérange-t-il autant le pouvoir ?
- La démocratie française est-elle devenue une immense “carabistouille” ?
- Peut-on encore rire de tout sans être immédiatement catalogué ?
- Les Français cherchent-ils désormais chez les humoristes une parole plus libre que dans les médias ?
Entre satire féroce, analyse politique et éclats de rire, Karine Dubernet livre un entretien mordant sur une époque où l’angoisse semble devenue un mode de gouvernement.
Dans cette émission d’Alerte Générale, elle revient sur la folie anxiogène qui traverse la société française : communication de crise permanente, hantavirus, peur médiatique, campagnes électorales transformées en spectacles, caste politique hors-sol, Macron, Brigitte Macron, Aurore Bergé, Jean-François Copé à Cannes, dérives sanitaires et disparition progressive du rire libre.
- Pourquoi l’humour dérange-t-il autant le pouvoir ?
- La démocratie française est-elle devenue une immense “carabistouille” ?
- Peut-on encore rire de tout sans être immédiatement catalogué ?
- Les Français cherchent-ils désormais chez les humoristes une parole plus libre que dans les médias ?
Entre satire féroce, analyse politique et éclats de rire, Karine Dubernet livre un entretien mordant sur une époque où l’angoisse semble devenue un mode de gouvernement.
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00:07Musique
00:22Bonsoir, bonsoir, bonsoir chers amis !
00:25Il y a du monde ce soir !
00:28Est-ce que ça va ?
00:29Et vous, j'espère que ça va derrière l'écran ce soir.
00:33On va parler très sérieusement d'humour.
00:36Oui, parce que l'humour, c'est quelque chose
00:37qui est devenu presque hors-la-loi en France.
00:39Il ne faut pas déconner avec ça.
00:41Surtout qu'on peut rire de tout,
00:43sauf du zizi de Netanyahou, par exemple.
00:45Mais on va voir justement si on peut rire de tout
00:47avec Karine Dubernet, qui est notre invitée.
00:50Merci, Karine !
00:55Que vous avez forcément vu,
00:57parce que, évidemment, ces petits extraits vidéo
00:59font le tour de l'Internet.
01:01Elle a su nous faire rire avec des choses plutôt tristes,
01:03comme le virus, le confinement, Emmanuel Macron.
01:08Des choses vraiment terribles.
01:10On va parler de tout ça, évidemment.
01:12La morale, le droit à l'humour, la surveillance,
01:15la démocratie aussi, puisque la soupape de l'humour
01:17dans une démocratie, c'est important.
01:19Et puis, à côté de Karine, on a Alban Darguin.
01:22Oui !
01:25Au cœur de ce livre,
01:26Le réchauffement climatique,
01:27enquête sur une manipulation mondiale
01:29aux éditions Pardes.
01:31Donc, en plus d'être un honteux climato-sceptique,
01:34vous avez de l'humour.
01:35On va en parler ce soir, évidemment.
01:38On commence tout de suite avec l'édito de Nicolas.
01:40J'espère que tu es chaud.
01:41Bien sûr.
01:41Tu as bien bossé, parce qu'on est une pro, là.
01:43Oui, je sais.
01:43J'ai un peu la pression, je dois dire.
01:45Ah ben voilà, Karine Dubermé, quand même,
01:47ça met les miquettes.
01:47Allez, édito.
01:48On donnera des notes.
01:54Chers amis, merci d'être sur l'air général.
01:57En tout cas, ce soir, on va parler du festival de Cannes,
01:59vous le savez, qui a déroulé son tapis rouge
02:01de starlettes et de célébrités maquillées
02:03comme des voitures volées.
02:04Et quelques zozos de politique française
02:06s'y ruent comme des moules sur un gros pot de miel.
02:09Alors, bienvenue au grand bal des resquilleurs,
02:12sans peur et sans reproche,
02:13de la croisette où certains destructeurs du pays
02:16se poussent du col face à une nuée de photographes.
02:19Commençons par notre cher Najat Vallaud-Belkacem,
02:22promu commissaire à la Cour des comptes,
02:24cette vénérable institution de recasé
02:26qui pond des rapports pour contrôler
02:28les dépenses d'argent public
02:29et qui certifie les comptes de l'État.
02:31Résultat, 3 500 milliards d'euros de dettes.
02:34Ce n'est plus une Cour des comptes, les amis,
02:36c'est le pichopingo de la vaseline.
02:38Alors, Najat, elle fait donc les comptes
02:41de ses tenues sur la croisette.
02:42Najat additionne ses copines en robe d'or,
02:45en parure Chanel,
02:46certifie les neurones indisponibles
02:48de ce cartel de la bêtise
02:49et ampule les bulles dans sa coupe de champagne.
02:52Et c'est la même qui promeut la diversité
02:55partout et tout le temps,
02:56n'est manifestement pas dérangée
02:58par la non-diversité populaire du Festival de Cannes
03:00où la populace est tenue à distance
03:02comme une vilaine grippe très contagieuse.
03:05Eh oui, en fait, parce que le peuple,
03:07en fait, c'est sale, forcément,
03:08mais qui règle l'addition de la villégiature
03:11azuréenne de Mme Najat en goguette.
03:14Alors, le contribuable français,
03:15il a sa petite idée quand même.
03:16Lui qui boucle ses fins de mois
03:18avec des salades de cailloux,
03:19des gâteaux à la terre
03:20et des camomilles aux orties.
03:22Aurore Berger, quant à elle,
03:23la ministre à l'égalité
03:25entre les hommes et les femmes
03:26est aussi sur la croisette.
03:28Alors, à Cannes, Aurore vit pleinement
03:30sa dolce brita.
03:31Vous savez, la brita,
03:33c'est une cruche qui filtre l'eau du robinet.
03:35Sauf qu'Aurore, elle,
03:36elle filtre mieux que personne de l'intelligence.
03:38Et c'est franchement, c'est impeccable.
03:40Rien ne filtre même pas une demi-neurone.
03:42Alors, même question que nous nous posons ce soir.
03:45Et on la pose au ministère,
03:46s'il l'écoute.
03:47Qui a réglé la piole d'Aurore au Martinez
03:50et tous les frais de séjour ?
03:52Et pour quelle mission ?
03:53Surtout, car le bar de l'hôtel Martinez
03:55n'est pas franchement le cœur vivant
03:57de la lutte contre la discrimination.
03:58Quand tu vois les bénis de l'angoustine
04:00à 47 euros
04:01et le cocktail l'a franchi à 40 balles,
04:04niveau sobriété,
04:05ça attendra le retour d'Aurore,
04:06la starlette à Paris.
04:07Mais il y avait aussi Jean-François Copé,
04:10l'inénarrable...
04:11Et oui, Jean-François était là aussi,
04:13il s'est régalé.
04:14L'inénarrable Coco Bigmalion,
04:16le politicard inoxydable de la droite française
04:18qui a participé à faire de l'UMP
04:20une blanchisserie de losers depuis 30 ans.
04:23Souvenez-vous,
04:24il nous a expliqué avec gravité
04:26la rigueur budgétaire
04:27et le prix du pain au chocolat.
04:28Le voilà aujourd'hui en costume
04:30de pingouin de luxe
04:31sur la moquette rouge
04:32avec cette air du benet,
04:34satisfait parce qu'il est content
04:35de lui-même.
04:36Jean-François, d'ailleurs,
04:37il est bien le seul.
04:38Ces gens-là, en fait,
04:39sont nés avant la honte
04:40car ils n'ont honte de rien.
04:41Ils s'affichent,
04:42ils se pavannent,
04:43ils paradent.
04:43Et ce sont les mêmes
04:44qui viennent nous jouer
04:45les matères de Lorosa
04:46sur le fait que les Français
04:47doivent faire des efforts
04:49et que la situation est catastrophique.
04:51Et pendant ce temps,
04:52il se secoue la pastèque
04:53et se dort la noix
04:54sur le tapis rouge
04:55avec ce petit air narquois.
04:57En réalité,
04:58cela traduit le puissant mépris
04:59pour les Français
05:00de cette caste
05:01qui font faronne
05:01et qui ne peut s'empêcher
05:03de la ramener
05:03et dont la discrétion
05:05est une notion
05:06trop difficile à appréhender
05:07pour leur intelligence étriquée.
05:10Mais Odiard disait,
05:11Michel Odiard disait,
05:12l'été,
05:12les vieux cons sont à Deauville,
05:14les putes à Saint-Tropez
05:15et les autres sont en voiture
05:16un peu partout.
05:17Alors,
05:17jusqu'à quand les Français
05:18vont-ils supporter
05:19ce formidable foutage de gueule
05:21de ces gens
05:21qui les insultent
05:22depuis le tapis rouge de Cannes ?
05:24Réponse prochainement
05:25dans vos stations essence
05:26et vos supermarchés préférés,
05:28les amis.
05:35Eh oui,
05:36c'est Cannes,
05:37c'est fou ça.
05:37Et nous,
05:38on est là,
05:38merde,
05:39alors qu'on pourrait se taper
05:40des putes de la coke
05:41comme d'habitude.
05:42Tu sais que j'ai fait Cannes
05:42une année ?
05:43Ah ouais ?
05:43Je finis sur un yacht
05:45d'Emirati,
05:45c'était formidable.
05:47C'est vrai.
05:49C'est pas formidable.
05:50Mais on va parler
05:51de l'humour,
05:52justement,
05:53avec vous,
05:54Karine Dubernet.
05:55Vous avez encore le droit
05:57de faire des blagues ?
05:58Oui,
05:58bien sûr,
05:59tire sur mon doigt.
06:00Non !
06:02On peut encore,
06:03bien sûr,
06:03la preuve,
06:04regardez,
06:04on est là,
06:05on peut faire des blagues.
06:06Mais est-ce que ça devient
06:06de plus en plus compliqué ?
06:08Est-ce que vous sentez
06:08une pression ?
06:09On a vu l'affaire,
06:11évidemment,
06:12alors déjà,
06:12Dieudonné qui a été censuré
06:13il y a très longtemps de ça,
06:15maintenant,
06:15c'est les humoristes de Nova
06:16qui sont aussi sous la férule
06:19et eux ont été virés
06:20de France Inter.
06:21Il n'y a que Sophia Aram
06:22qui a le droit
06:22de faire des blagues ici,
06:23en fait,
06:23en France.
06:24Alors,
06:24je ne veux pas dire
06:24de mal de camarades,
06:26mais non,
06:27mais oui,
06:28évidemment,
06:28il faut faire attention.
06:29Il faut faire attention,
06:30il y a une manière
06:31de dire les choses aussi,
06:32c'est vrai que quand on…
06:34le prisme du clown est très…
06:36En tout cas,
06:37c'est ma méthode à moi,
06:38je suis un clown,
06:39donc le clown peut tout dire
06:40normalement.
06:40C'est plus facile.
06:41C'est plus facile,
06:42oui,
06:42oui,
06:43voilà.
06:43Justement,
06:44le rôle de l'humour,
06:45le buffon du roi,
06:46le fait d'être la soupape,
06:47on a l'impression
06:48que c'est de plus en plus
06:49sous pression.
06:50Oui,
06:50bien sûr,
06:52évidemment,
06:52et à un an des présidentielles,
06:54on sent qu'il y a quelque chose
06:55qui se tend,
06:56là,
06:56les gens se rendent,
06:57on se sentent,
06:58tu dis,
06:58ah !
06:59Donc,
06:59oui,
07:00et puis on en demande
07:00de plus en plus
07:01sous-humoristes aussi,
07:02c'est-à-dire que là
07:02où les politiques
07:03n'ont pas le courage,
07:04où les personnalités
07:05n'ont plus le courage,
07:06les humoristes en ont
07:07pour les autres.
07:08C'est vrai qu'il y en a
07:08certains qui,
07:09comme les humoristes de Nova,
07:11qui osent dire des choses
07:12que d'autres ne disent pas,
07:14et bien voilà,
07:15ils finissent par faire
07:16plus de politique
07:16que les hommes politiques
07:17eux-mêmes.
07:18C'est assez terrible.
07:18Et donc voilà,
07:19et c'est vrai que parfois,
07:21on peut se prendre
07:22des sauts de merde
07:23parce qu'on a osé
07:23prendre position
07:24pour quelque chose
07:26à travers nos sketchs.
07:27Mais tout est politique
07:28de toute manière.
07:28Oui, mais c'est ça justement
07:30de voir que l'humour
07:31est politique.
07:32Vous, vous n'avez pas
07:33vraiment de problèmes
07:36et de limites
07:37parce que vous balancez
07:38quand même.
07:38J'ai une très bonne conseillère
07:39fiscale,
07:41qui je pense sera là
07:42dans les bons moments.
07:45Encore une fois,
07:45j'ai la chance
07:46d'être sur,
07:47je peux citer
07:48les crèmeries.
07:49J'ai Rire et Chanson
07:50qui me laisse carte blanche
07:52sur la radio,
07:52formidable,
07:53et Paris Première
07:54qui me,
07:54carte blanche totale
07:55avec aussi des punks,
07:57de l'humour,
07:58en mabille,
08:00Chevalier,
08:01Giraud et Stott.
08:02Enfin voilà,
08:02c'est des gens qui,
08:03pour les vieux chansonniers
08:05que vous devez connaître,
08:06évidemment.
08:07Eh ouais,
08:08le fan club,
08:09le fan club.
08:10Ils ont commencé,
08:12eux,
08:12il y a longtemps
08:12à faire ça.
08:13Les deux ânes,
08:15c'était un haut lieu
08:16justement de la critique.
08:17et on voit quand même
08:19que la satire,
08:20on est passé quand même
08:21du tribunal
08:21des flagrants délires
08:22en prime time
08:23sur France Inter
08:24à Sofia Aram.
08:27Voilà,
08:28c'est…
08:32Il y a une certaine liberté
08:37et une place prépondérante
08:39de l'humour quand même,
08:40Coluche qui était sur Europe.
08:42Tout ça,
08:43c'est fini.
08:44C'est fini.
08:44Après,
08:45j'ai envie de dire,
08:45il y a d'autres médias,
08:46il faut aller peut-être
08:47développer d'autres médias.
08:49Nova s'est créée
08:50tout d'un coup,
08:50en un an,
08:51ils ont récupéré
08:53une place
08:54qui n'existait plus.
08:55Bon,
08:55il y a d'autres médias,
08:56c'est aussi à nous.
08:57Et puis,
08:58les réseaux sociaux
08:59sont un espace
09:01où on peut justement…
09:02D'ailleurs,
09:02c'est peut-être pour ça aussi
09:03qu'on essaie de…
09:04C'est intéressant
09:05parce qu'on te connaît
09:06énormément par les réseaux sociaux.
09:07Il y a beaucoup de gens
09:07qui te rencontrent
09:08par les réseaux sociaux.
09:11Ils te voient sur les réseaux
09:12et puis ensuite…
09:13Vous étiez où
09:13quand j'avais besoin de vous
09:14dans la salle ?
09:16C'est vrai que t'as attiré
09:19un public
09:20que tu n'aurais pas eu
09:20si on était resté
09:21dans un truc…
09:23Alors voilà,
09:23moi,
09:23dès que j'ai compris
09:24comment je pouvais m'exprimer
09:26à travers les réseaux sociaux,
09:27parce qu'il faut savoir
09:27comment s'en servir
09:28correctement aussi,
09:30ça a intéressé un public
09:32et qui a ramené le public
09:33dans mes salles.
09:34Et c'est vrai
09:35qu'il faut être cohérent
09:35aussi avec ce qu'on dit.
09:36Bien sûr.
09:37Donc voilà,
09:37mes spectacles sont cohérents
09:38avec ce que je propose aussi
09:39sur les réseaux sociaux
09:40qui ne font que traduire
09:41ce que je pense profondément
09:42de la société
09:43et de ce monde
09:44dans lequel on vit.
09:45Donc voilà.
09:46Donc tout ça,
09:46c'est bien raccordé,
09:47vous voyez.
09:48Donc oui,
09:48peut-être que certaines
09:50chaînes télé ne nous…
09:51Excusez-moi,
09:51c'est bon,
09:51c'est peut-être.
09:53Personne ne me touche
09:54en dessous.
09:55Mais tu veux le mettre ?
09:57Ah voilà.
09:58C'est formidable.
09:58Ah voilà.
10:00Les chaînes aujourd'hui
10:02sur lesquelles on pouvait
10:03s'exprimer à une époque
10:05ne nous accueillent plus,
10:06les radios ne vous réclament.
10:07Mais regardez,
10:08on se sert d'autres moyens
10:09et tant mieux.
10:10Parce que tu vois,
10:11ça me fait penser un peu
10:11à Laurent Firod notamment.
10:13Oui, c'est bien.
10:13Laurent Firod,
10:13il a acquis une notoriété
10:14de dingue.
10:16Il est venu,
10:16on le connaît
10:17et il me dit
10:17je suis dans la rue,
10:19je suis souvent reconnu.
10:19Oui.
10:20Souvent reconnu,
10:20ce qui n'était pas le cas.
10:21Oui, oui.
10:22Et c'est pareil pour toi,
10:23Karine.
10:24Oui.
10:24Et c'est pareil pour toi.
10:25Je veux dire,
10:25tu as une notoriété aujourd'hui.
10:27Oui, oui, bien sûr.
10:28Mais moi,
10:29je ne cherche pas
10:30une notoriété,
10:31je cherche à…
10:34Moi, le théâtre,
10:35ce que je fais,
10:35mon travail,
10:36sert à rencontrer des gens,
10:38à faire en sorte
10:38que les gens aillent mieux.
10:39Parce que moi,
10:40je ne suis pas ni docteur,
10:41ni intellectuel,
10:42ni politique,
10:43je ne peux pas faire
10:43plus que ça.
10:44Donc, mon travail
10:45sert à aider les gens
10:46à aller mieux
10:46dans la vie de tous les jours.
10:47Voilà.
10:48Et moi,
10:48je me fais du bien aussi
10:50en exprimant
10:51ce qui peut me faire du mal,
10:52mais d'une manière
10:52sous un pris,
10:53c'est m'amusant.
10:54Voilà.
10:54Donc, si tout ça
10:55peut être vertueux,
10:56c'est bien.
10:56Et justement,
10:57il y a ce côté vertueux,
10:59l'humour,
10:59le fait que ça fait du bien
11:00aux gens de se dire
11:01en fait,
11:02il ne faut pas prendre ça
11:02au sérieux,
11:03parce qu'ils sont tellement
11:03ridicules.
11:04Depuis qu'il n'y a plus
11:05les guignols de l'info,
11:06les politiques sont devenues
11:07leurs vraies marionnettes.
11:08C'est vrai.
11:08Non mais c'est vrai.
11:09Et donc,
11:10on n'a plus le droit
11:11de dire du mal
11:11parce qu'ils s'effondrent.
11:12Dès que tu fais une blague
11:13sur eux,
11:13c'est compliqué de réagir.
11:16Et on sent que la gestion,
11:19parce qu'on ne peut pas parler
11:20de gouvernance
11:20ou de gouvernement,
11:21la gestion des populations
11:22se fait par la peur.
11:23Oui.
11:24Et le rire,
11:25je pense que c'est
11:25l'ennemi premier de la peur.
11:26Quelqu'un qui est en train
11:27de décéder.
11:28Ça va ?
11:30Ah !
11:30Venez lui ce verre d'eau !
11:31C'est avec vous.
11:34Oui, oui,
11:35par la peur,
11:35t'as raison.
11:36Oh mon Dieu, non !
11:37Non, je vais en demander
11:38la vie du sec,
11:39ou alors je vais faire
11:40comme ça.
11:41Ça va mieux ?
11:42Ne le dis pas.
11:43Ça devrait aller mieux.
11:45Sérieux,
11:45c'est du gel hydroalcoolique.
11:47C'est que de l'eau.
11:48C'est que de l'eau.
11:49Non.
11:50C'est de l'eau,
11:51on ne boit que de l'eau ici.
11:53Donc oui,
11:53la peur,
11:53t'as raison,
11:54c'est ça.
11:55Et moi,
11:55ça a été flagrant,
11:56je m'en suis rendu compte
11:57pendant la période Covid.
11:58Je me suis dit,
11:59ah, c'est tous les jours,
12:00c'est très triste tout ce qu'on…
12:01Toute la journée,
12:02c'était en boucle,
12:03l'horreur,
12:03le truc.
12:04Et en fait,
12:05c'est vrai que c'est une mécanique.
12:06Le prisme,
12:06c'est-à-dire colère,
12:07peur, tristesse.
12:08C'est un prisme dans un triangle
12:09et on maintient les masses
12:11comme ça là-dedans.
12:12C'est bien comme ça,
12:13les gens,
12:14ils ne peuvent plus réfléchir
12:14sans avoir cette peur.
12:15Moi,
12:16mon rôle à moi,
12:17c'est de faire
12:17hey, regardez,
12:18ça va finalement.
12:19Il faut rire,
12:20c'est une bonne manière
12:21de sortir de ce piège.
12:23Mais quand on rit de ça,
12:24notamment des virus,
12:25il y a eu la tentative antavirus
12:27pour recommencer le prisme.
12:29Ah là là,
12:29c'est sûr.
12:30Oui,
12:30maintenant,
12:31c'était…
12:31Après le pangolin,
12:32c'était le rap humé
12:33à long queue de Papouasie.
12:36Mais du coup,
12:38immédiatement,
12:40les chaînes d'infos mainstream,
12:42les scientifiques,
12:43ont qualifié
12:44ce qui était des sketchs
12:45et juste des blagues
12:46sur arrêtez de nous faire chier
12:47avec vos conneries.
12:48Pardon,
12:48je parle mal.
12:50de complotisme.
12:52Complotiste.
12:52Oui, oui.
12:53Complotiste.
12:53Ah là là.
12:54Mais là,
12:55vous êtes tous complotistes
12:55aujourd'hui.
12:57Mais niveau…
12:58Oui, oui, oui,
12:59bien sûr.
12:59C'est ça,
13:00c'est la carte.
13:01Il y a la carte complotiste,
13:02il y a la carte antisémite,
13:04il y a la carte islamophobe,
13:05il y a la carte…
13:06Voilà,
13:06il y a toujours une carte.
13:07Dès qu'on ne veut plus parler…
13:08Il ne veut plus parler
13:09de quelqu'un.
13:10Quand on veut tuer son chien,
13:11on l'accuse de la rage.
13:12Bon,
13:12ben voilà,
13:13c'est une nouvelle carte.
13:14Mais je crois qu'au fur et à mesure,
13:19il faut revendiquer
13:20d'être complotiste finalement.
13:21Ça prouve que quelque part,
13:23on dérange un peu
13:24et qu'on ne suit pas le courant.
13:26Donc c'est bien.
13:27Donc ouais,
13:28au début,
13:29ça me dérange un peu.
13:29Je me disais,
13:29mais non,
13:30je ne suis pas…
13:31Et je m'en fous.
13:33Ok,
13:34je suis complètement…
13:39J'ai surpassé
13:40des obstacles bien…
13:41On a tous…
13:42Je pense aussi,
13:42on s'en cogne un peu.
13:44Là,
13:44on est passé à autre chose.
13:45Ouais.
13:45Et comment tu fais…
13:46Toi,
13:46tu fais la bascule
13:47pendant le Covid,
13:48Karine ?
13:49Mais c'est parce que…
13:50Mais moi,
13:50j'étais…
13:50Je suivais,
13:52machin…
13:52Moi,
13:52j'étais totalement…
13:53Mais j'étais madame…
13:55Voilà,
13:55j'étais vraiment…
13:56Je croyais vraiment
13:56tout ce qu'on me disait.
13:58J'étais une très bonne élève.
13:59Quand on me disait
13:59vote là,
14:00je votais là.
14:01Quand on me disait
14:01il faut faire comme ci…
14:02Oui !
14:03J'étais très,
14:04très,
14:04très docile
14:05et très bien éduquée.
14:06On m'a bien mentalisée.
14:08Et puis,
14:09je ne sais pas
14:09ce qui s'est passé.
14:10C'est vraiment…
14:11Je pense que je m'ennuyais
14:13chez moi,
14:13enfermée.
14:15et j'ai dû tomber
14:17sur une émission
14:17de TVL.
14:19J'ai dû voir un truc…
14:20Qu'est-ce que c'est que ce soir ?
14:22Et peut-être…
14:23Voilà,
14:23l'ennui.
14:24Peut-être qu'ils nous ont
14:25trop enfermée
14:25trop longtemps.
14:26Au bout d'un moment,
14:27mon regard s'est penché
14:28vers autre chose
14:28que Jérôme Salomon
14:29et le comptage des morts
14:30le soir à 19h30.
14:31Le croque-mort,
14:31ouais.
14:32C'était bien ça.
14:33C'était bien.
14:34Depuis,
14:35on n'a rien inventé
14:36de mieux pour endormir
14:36les gens.
14:37C'est-à-dire que…
14:38Comme le suppôt
14:38à la camomille,
14:39il y avait Jérôme Salomon
14:40le soir,
14:40tu as tout coupé les morts.
14:42Hop,
14:42et voilà.
14:43Et ben,
14:44je ne sais pas ce qu'il s'est…
14:45Je ne pouvais pas te dire,
14:45c'est comme s'il…
14:46Il s'était passé ça.
14:47Je fais « Oh ! »
14:48Et voilà.
14:48Et j'ai tiré le truc
14:49et puis au final,
14:50je me dis « Oh, ça aussi ! »
14:51Agnès Buzyn !
14:52Buzyn !
14:52Ouais !
14:52Tu vas en guerre !
14:53Véran !
14:54Véran !
14:54Jean Castex !
14:55Mon Dieu !
14:56Alors, attends,
14:57tu parlais du clown tout à l'heure,
14:58je pense qu'il y avait
14:59un duo de clowns quand même,
15:00Castex-Véran.
15:01Moi, il me faisait péter de rire
15:02à chaque fois.
15:03Ah mais Jean Castex
15:03qui t'annonce
15:04comme bon,
15:05il va y avoir un confinement.
15:06Et Véran qui parlait
15:07très très vite
15:07pour dire n'importe quoi.
15:08Bien sûr.
15:09Tout ça avec le petit ceveu
15:10serpentard, tu sais.
15:11Tu as vu ?
15:12Ils ont tous beaucoup
15:13un cheveu sur la langue.
15:15Je les appelle
15:15les os-auteurs, ouais.
15:16C'est ça, c'est ça.
15:16Ils ont tous un…
15:17Ils ont tous un…
15:18Et confiance.
15:22Voilà.
15:23Voilà, ils sont intéressants.
15:24Donc voilà,
15:24non, ouais,
15:25il faut rire,
15:25oh là là,
15:26de tout.
15:29Il y a eu des trucs,
15:29des sketchs,
15:30il y a eu des vidéos aussi,
15:31la brigade anti-Covid,
15:32je me souviens.
15:32Oui, et je pense
15:32que ça a inspiré…
15:33Avec les masques,
15:34c'était formidable.
15:34Cette brigade anti-Covid
15:35était incroyable.
15:36Moi, j'avais fait un sketch
15:37sur les passes dans les restos
15:39avant que ça devienne obligatoire.
15:41Et là, je me suis inquiétée,
15:42je me suis dit,
15:42ça se trouve,
15:43ils regardent mes sketchs.
15:47Ils s'inspirent.
15:49Ah messieurs.
15:50Je ne sais pas.
15:51Non, mais vous avez fait ça
15:52en me disant,
15:52non, quand même.
15:53Et j'ai dit,
15:54il y a des gens qui disent,
15:54tu vas loin,
15:55six mois plus tard.
15:56Oh merde !
15:57On a un passe
15:58pour rentrer dans les restaurants.
15:59Je te jure.
16:00Et ce n'est pas perdu.
16:01Peut-être que dans un ou deux ans,
16:02ça sera ministère de la Santé.
16:04Oui.
16:05À défaut de la santé toute seule.
16:06Ou le carbone.
16:07Le carbone,
16:08puisque l'Alban,
16:08on parle de ce livre,
16:10mais l'idée derrière ce livre,
16:11c'est de dire que le Covid
16:13est d'inspiration,
16:14de contrôle…
16:15Absolument.
16:15pour ce qui est
16:17de contrôle des populations.
16:18Absolument.
16:18Avec le narratif carbone,
16:19en l'occurrence.
16:20Oui.
16:22C'est une question ?
16:23C'est un peu une perche
16:25comme ça,
16:25c'est un plateau.
16:26Vous la verrez à Georges Marchais.
16:27Ben, c'est ma réponse.
16:30Plus sérieusement,
16:31oui,
16:31mais tout ça est un montage.
16:33Alors,
16:34si vous voulez un scoop,
16:36si vous ne l'avez pas vu
16:36dans la presse,
16:37je ne sais pas
16:38si vous avez écouté
16:40les rapports de l'ONU
16:42de ces derniers jours.
16:44Ah, il me semble avoir entendu
16:45ben, il y a un problème.
16:46Oui.
16:47Ils sont en train
16:48de faire un rétro-pédalage
16:49phénoménal
16:49sur le réchauffement climatique.
16:51Ah bon ?
16:51Oui, oui.
16:53Donc, j'en ai déduit
16:54qu'ils avaient tous lu
16:55mon livre au GIEC.
16:57C'est incroyable.
16:58Alors, voilà.
17:00Comme quoi,
17:01toujours semé,
17:02semant, semant.
17:03Voilà.
17:04Donc, vous allez prendre
17:05la présidence du GIEC.
17:07Alors…
17:07Non, il ne faut pas suer
17:08quand c'est comme ça.
17:09Non, ça,
17:10il était convenu entre nous
17:11qu'on ne le disait pas aujourd'hui.
17:12Oui, ben bon,
17:14on le dit maintenant.
17:15Tout le temps se dit
17:15tout sur les élèves.
17:16On dit tout sur les élèves.
17:18Donc, sur l'humour,
17:19Alban Darguin,
17:20sur l'humour,
17:20le positionnement de Karine,
17:21notamment,
17:22vous, comment vous voyez ça ?
17:23Ah ben, moi, je me marre.
17:25Ah, rassure.
17:26C'est de la merde,
17:27je serais parti.
17:28Je cherche beaucoup
17:29ce type d'humour décalé.
17:32Alors, c'est vrai qu'à une époque,
17:33j'aimais beaucoup
17:34la quenelle de Dieudonné.
17:35Je suis désolé,
17:35ce sera peut-être censuré,
17:36mais c'est comme ça.
17:38Il y avait du deuxième degré,
17:40du troisième degré,
17:41extraordinaire.
17:41Et l'humour,
17:43de façon générale,
17:45quand il est décalé,
17:46moi, j'aime bien.
17:47Eh ben, merci, merci.
17:48Mais oui, moi aussi,
17:49j'aime bien.
17:49C'est plus du deuxième degré,
17:50c'est du troisième
17:51ou du quatrième degré.
17:52Alors, quelquefois,
17:53j'ai l'impression
17:54qu'en face de nous,
17:55nous avons des gens
17:56qui n'ont pas un gramme d'humour.
17:57Oui.
17:58Pas un gramme d'humour.
17:59C'est flippant.
17:59Ça veut dire quoi ?
18:00C'est flippant,
18:00parce que ça veut dire deux choses.
18:01Ça veut dire, un,
18:02qu'ils sont bêtes.
18:03Et s'ils ne sont pas bêtes,
18:04ça veut dire vraiment,
18:05ils sont dans leur cocon,
18:07ou plutôt dans leur bulle,
18:09et ils ne sont même plus capables
18:10de voir le monde,
18:11tel qu'il est.
18:13Ni d'ailleurs de se regarder
18:14dans un miroir
18:14et de se dire,
18:16ah ouais, c'est peut-être moi
18:16qui ai un problème.
18:18Pas de remise en question, c'est vrai.
18:20Eh ben, on va en parler justement,
18:21chers amis,
18:21c'est l'heure du grand déballage.
18:30Chers amis,
18:31merci d'être sur Alerte Générale,
18:34l'émission.
18:35Pour les gens qui en ont gros,
18:37notamment,
18:37n'hésitez pas à partager,
18:38à liker,
18:39à parler de cette émission
18:40autour de vous.
18:41Vous le savez,
18:41c'est extrêmement important
18:42parce que c'est une place forte
18:43aussi ici
18:45du libre-pensée,
18:46de l'humour.
18:47Donc, continuez à nous soutenir,
18:48c'est important.
18:48Ma chère Karine,
18:50merci d'être là.
18:50Déjà, on a beaucoup rigolé,
18:52mais c'est monté en puissance,
18:53je le sens.
18:54Bien sûr,
18:54on va discuter du gaz hilarant
18:56dans deux fois.
18:56C'est exactement ça,
18:57c'est formidable.
18:59Est-ce que la démocratie française
19:01est-elle devenue
19:01une carabistouille ?
19:03Et tu comprends rapidement
19:03le clin d'œil,
19:04t'as vu ?
19:05Il y en a qui bossent en fiche.
19:06Ça change de l'audiovisuel public,
19:08il y en a qui bossent en fiche.
19:09Allez, une petite balle perdue.
19:11Allez, bam, bip, bam !
19:12T'as vu Delphine Ernaut
19:13avec son sac à le bas
19:14version parachute ?
19:16On peut le dire ou pas ?
19:17Oui, bien sûr.
19:18Bravo.
19:19Non, oui, bien sûr,
19:20carabistouille.
19:21Carabistouille, démocratie,
19:22tout ça,
19:22parce que je fais un spectacle.
19:23Et voilà, c'est ça.
19:24Je fais un petit peu
19:24de placement de produits
19:25pour mon mec.
19:26Il faut, il faut.
19:27Oui, je parle de ça
19:28dans mon spectacle.
19:29C'est ça,
19:30parce que moi,
19:30la démocratie,
19:30c'est un mot qui revient souvent
19:32sur « sommes en démocratie »,
19:33« la France est une démocratie »,
19:34on peut tout dire,
19:35mais en fait,
19:35bon, bref, d'accord ?
19:36Au bout d'un moment,
19:37je me suis demandé,
19:37vraiment,
19:37je me suis posé la question
19:38« qu'est-ce que c'était
19:39que cette démocratie,
19:40ce mythe de la démocratie ? »
19:41Et ça m'a permis,
19:42au gré de mes lectures,
19:43de découvrir un « oh, incroyable ! »
19:46Pareil, c'est un peu
19:47le Père Noël, quoi.
19:48C'est un peu une méchant.
19:48Il y a plein de choses.
19:50Ça construit un truc comme ça,
19:52tu fais « waouh, c'est bête,
19:53tout ça, c'est bien monté, quoi. »
19:56C'est un beau système bien huilé,
19:58qui a été conçu à la base,
19:59comme ça.
20:00Voilà, donc je fais un spectacle
20:01autour de ça,
20:01où j'essaie de trouver
20:02la genèse de ce concept,
20:04et pour tout ça,
20:04arriver au final,
20:06je pense qu'on n'y est pas encore.
20:07Elle n'est pas encore…
20:08On n'y est pas encore.
20:09C'est pas au point.
20:10C'est pas…
20:10C'est pas au point.
20:11Voilà, c'est…
20:12On va y arriver,
20:13mais on n'y est pas encore.
20:14Voilà, c'est…
20:15Il faut…
20:16Voilà, c'est…
20:16Et le spectacle sur cette question
20:18de démocratie aussi,
20:19comment tu appréhendes,
20:19parce que c'est quand même
20:20beaucoup de thèmes,
20:21il faut le passer
20:22dans la moulinette de l'humour,
20:23et ça, c'est pas toujours évident.
20:24Comment tu appréhendes tout ça,
20:25là-dessus,
20:26pour arriver à sortir un spectacle
20:27sur des sujets,
20:28quand même,
20:28qui est aujourd'hui…
20:29Oui, qui peut m'être chiant,
20:30j'en doute pas.
20:31Si, les élections,
20:33merci.
20:35Non, c'est…
20:35Moi, je…
20:36D'abord, je travaille avec une co-auteur
20:37qui s'appelle co-autrice,
20:39auteuresse,
20:40enfin, bref, ce que vous voulez,
20:40une femme qui écrit,
20:41qui s'appelle Carole Grepp,
20:43qui est une camarade
20:45avec laquelle on s'entend bien,
20:46on a la même vision du monde,
20:47c'est-à-dire,
20:48on est un peu à nard,
20:50foutra,
20:50on a envie de rire de tout,
20:52et on ne se prive de rien.
20:54Donc, on a pris ce sujet,
20:55et ma foi,
20:57on s'est dit,
20:57il y a quand même des choses à faire
20:58sur la Grèce antique,
21:01on crée des personnages,
21:03ça nous inspire des choses…
21:05Bon, là-bas,
21:05je suis comédienne de théâtre,
21:06donc j'aime bien créer des univers.
21:08J'ai une très belle chanson
21:09qui fait la liste
21:10de tous les présidents corrompus
21:11de la cinquième,
21:12qui s'appelle Chantal Bouillave,
21:14c'est Chantal Bouillave
21:15qui arrive et fait
21:15« Coucou ! »
21:17Elle dure 22 minutes,
21:18la chanson.
21:19Oui, oui, oui.
21:19C'est quand même très très lent.
21:20J'en ai enlevé !
21:21Non, non, j'ai tenu
21:22d'en enlever.
21:24On parle de Giscard
21:25qui beau casser les couilles.
21:27Ça, on s'amuse bien
21:30sur l'air de guignol,
21:31et on fait une Chantal Goya
21:32qui vient nous faire,
21:33nous égrener tous les présidents
21:34et toutes les casseroles
21:36qu'ils ont eues.
21:36Et on se rend compte
21:36qu'il y en a eu beaucoup
21:37et que tous,
21:38ils ont un peu…
21:40Un brun.
21:41Un brun.
21:43Et c'est pas fini !
21:45Il y en a encore !
21:47Ils ont croqué, là, Dido.
21:48Oui, 2027 va être
21:50un terreau fertile.
21:51Bien sûr !
21:52Imagine, ils sont déjà
21:53une trentaine.
21:54Juste les candidats, déjà.
21:55Oui, juste les candidats, voilà.
21:56Et puis, vous avez quand même
21:57de la concurrence
21:58parce que Marine Tondelier,
22:00stand-up…
22:01C'est pas mal, hein ?
22:03Là, à mon avis,
22:04elle risque de prendre ta place
22:05sur les chansons.
22:05C'est merde !
22:06C'est garçon.
22:07Bon, c'est pas grave.
22:08Mais, ouais,
22:09les écoulots, quoi.
22:10Bon.
22:11Oui, mais ça,
22:12c'est ton truc, à toi.
22:13Oui, mais c'est pas gentil du tout, ça.
22:14Moi, je défends Marine Tondelier.
22:16Bien sûr.
22:16Et Sandrine Rousseau.
22:17Quand même.
22:18Et Sardine Rousseau.
22:19Et que je dis,
22:19en cas de canicule,
22:20De Gourdes-Valmiocune.
22:21Et que ?
22:22En cas de canicule,
22:23De Gourdes-Valmiocune,
22:23donc Rousseau-Tondelier,
22:25pourquoi choisir ?
22:25Et au Sahara, en plus.
22:27Bien sûr.
22:27Oui, tout à fait,
22:28avec le réchauffement climatique.
22:29Non, non, mais...
22:29Non, ça, c'est à toi,
22:30c'est à ta partie.
22:31Mais par contre,
22:32Marine Tondelier,
22:33c'est, comment dire...
22:35Moi, je pense à...
22:36À chaque fois que je la vois,
22:37je pense à sa prédécessrice.
22:39Oh, c'est bien, ça.
22:40C'est joli, ça.
22:41C'est pas mal.
22:41On le garde.
22:41On va le garder avant ça.
22:42Ça fait décesserie.
22:43On garde, allez hop.
22:44Est-ce que vous vous en souvenez
22:45de ça, décesserie ?
22:46C'était pas avoiné ?
22:48Non.
22:49Oh, non.
22:50Elle a appelé sa fille
22:51Cécile Duflo.
22:53Oui, Cécile Duflo.
22:54Cécile Duflo,
22:55qui se fait agresser sexuellement
22:57par l'ami Beaupin
22:59dans l'ascenseur.
23:01What, what ?
23:02Voilà.
23:03Vous vous souvenez pas
23:03de cette affaire-là ?
23:04Elle en a pleuré, etc.,
23:06Cécile Duflo,
23:06qui faisait la morale.
23:08Mais je crois que Cécile Duflo aussi,
23:10on ne sait plus,
23:11mais il y a eu la morale
23:12à toute la terre.
23:13Mais maintenant,
23:13les chansons s'en font.
23:14Une gestion d'abominable.
23:15Cécile Duflo ?
23:16Non.
23:16Elle est sur BFM.
23:17BFM.
23:18De gauche sur BFM.
23:19Il y a le lundi,
23:20c'est le fils de Sarkozy.
23:22Oui.
23:22Et le mardi, c'est…
23:23Il n'est pas tous les jours
23:24le fils de Sarkozy ?
23:24En fait, c'est les cases-humours
23:25de BFM.
23:26Exactement.
23:28Oui, d'accord.
23:29C'est ça.
23:31Louis Sarkozy.
23:32Justement, le principe
23:33de la crédibilité encore
23:35du langage politique,
23:37de l'incarnation politique,
23:39on a du mal quand même
23:40à les prendre au sérieux.
23:41C'est toujours difficile.
23:42Je n'y arrive pas du tout.
23:43Mais qui les prend au sérieux
23:44encore ?
23:45Eux déjà.
23:45Eux déjà.
23:47Les médias mainstream
23:47qui font semblant,
23:48mais ils le font bien.
23:49Oui, oui.
23:50Genre, quand même,
23:51Gabriel Attal,
23:52candidat,
23:52c'est un sensibilité,
23:53tout ça.
23:54Ce n'est pas sérieux.
23:56Personne ne le croit.
23:56Je ne crois pas.
23:57Je rencontre de plus en plus
23:59de gens
24:01qui ne croient pas
24:03à cette parole politique
24:04et qui est totalement
24:04Moi, je n'ai jamais croisé
24:05un électeur de Macron.
24:06Et moi non plus.
24:08Voici une fois
24:09dans une voiture.
24:11C'est très mal passé.
24:12Un blablacar.
24:13Un blablacar.
24:14J'ai claqué la porte.
24:16Je suis parlait.
24:16En roulant.
24:18Non, non,
24:18c'était un monsieur
24:19d'un certain âge
24:21qui croyait encore,
24:22il y a encore de ça,
24:22il y a six mois.
24:23Ah ouais ?
24:23Oui, il y a six mois.
24:25Il y a six mois.
24:26Je suis très étonnée.
24:27Il était à jour
24:27de son schéma vaccinale.
24:28Oui, il a l'étouffé.
24:29C'est peut-être pour ça, d'ailleurs.
24:30Et voilà.
24:31Et donc,
24:31il était encore convaincu.
24:33Il me disait
24:33mais qui d'autre
24:34aurait pu faire tout ce que j'ai fait ?
24:35Mais qui d'autre ?
24:36Mais qui d'autre ?
24:37Oui, oui.
24:38Donc il y en a un.
24:39Il y en a un.
24:40Il se reconnaîtra.
24:42On le salue.
24:43On le salue, d'ailleurs.
24:44D'ailleurs,
24:45il est le bienvenu.
24:46Il ne faut pas hésiter
24:47à parler de sa passion.
24:48On fait un dîner
24:48tous les mercredis.
24:49Voilà.
24:50Un dîner de con,
24:52c'est ça ?
24:53Pas du tout.
24:53Pas du tout.
24:55Promis,
24:56il y a trois, quand même.
24:57Mais ça,
24:58c'est officiel.
24:59Oui, d'accord.
25:00Non, mais effectivement,
25:00on le voit,
25:01on a parlé,
25:02énorme,
25:0230 candidats.
25:03C'est incroyable.
25:04D'ailleurs,
25:04il y a les plus atypiques.
25:06Il y a Bernard Cazeneuve,
25:06Elisabeth Borne aussi,
25:08qui a silancé.
25:09C'est elle qui a fait
25:10du 49-3
25:10une politique nationale.
25:11C'est quand même
25:12assez formidable
25:12et qui nous dit
25:12qu'aujourd'hui,
25:13il faut donner la parole
25:13aux citoyens.
25:15Mais franchement,
25:15ces gens sont nés
25:16avant la honte.
25:17Ces gens sont nés
25:18avant la honte.
25:18Mais elle ne veut pas
25:18gagner,
25:19elle veut faire 49-3%.
25:20D'accord.
25:21C'est énorme.
25:23C'est pas mal.
25:25Mais à quel moment
25:26ces gens vont se lasser,
25:28vont prendre conscience
25:29du désarroi à la population
25:31et de cette espèce
25:32pour certains,
25:33plus que du désarroi,
25:34une certaine forme de haine
25:35malheureusement aussi.
25:36Oui,
25:36c'est ça qui est dangereux.
25:37C'est la haine.
25:39Il faut surtout aussi
25:40ne pas être dans la haine
25:41parce que c'est encore
25:42alimenter autre chose
25:44qui ne va pas nous servir
25:45non plus.
25:46Je pense qu'il faut éviter,
25:48il faut sortir
25:48de ces émotions-là.
25:49Mais quand est-ce
25:51qu'ils vont arrêter ?
25:52Mais je pense qu'ils ne peuvent
25:53pas s'arrêter.
25:53C'est dans leur ADN
25:55et puis c'est leur fonds de commerce
25:56aussi.
25:58Ils s'arrêteront.
25:59C'est à nous
26:00de les arrêter
26:01d'une certaine manière.
26:02Je n'ai pas encore la formule
26:03sinon je vous la donnerai
26:04mais en trouvant nous
26:08une unité.
26:09La convergence des luttes,
26:10moi j'y crois beaucoup.
26:11Chaque fois qu'il y a
26:11un petit feu qui prend
26:13comme ça quelque part,
26:14que ce soit les agriculteurs,
26:15les gilets jaunes,
26:17les soignants,
26:18je me disais
26:18c'est formidable
26:18si on se mettait tous
26:19en ça.
26:20Et malheureusement,
26:20entre-temps,
26:21il faut qu'on paille
26:21des factures et des machins.
26:22Il faut que j'aille bosser.
26:23C'est con.
26:23Si on s'arrêtait bien
26:24une bonne fois pour toutes
26:25puisque finalement
26:26on est plus nombreux qu'eux.
26:27Bien sûr.
26:28Parce qu'on sent
26:29qu'il y a plus d'apathie
26:30aujourd'hui.
26:30C'est une question
26:30qui revient en permanence.
26:31Notamment,
26:32on le dit en permanence,
26:32les gilets jaunes.
26:33Apathie Jean-Michel ?
26:34Oui, apathie d'ailleurs.
26:37Mais 2018,
26:38le carburant 1,45.
26:40Aujourd'hui,
26:40il était chez moi
26:41à 2,29.
26:42Et on se dit
26:43à quel moment,
26:44pourquoi les gens
26:45sont sortis à 1,45
26:46et qu'aujourd'hui
26:47à 2,28, 2,29, 2,30.
26:48Et ça risque d'augmenter
26:49parce que le conflit
26:50en Iran,
26:50ils ont arrêté d'en parler.
26:53Ils ont arrêté d'en parler
26:54mais ça continue.
26:55Aujourd'hui,
26:56comment ça peut se passer
26:57selon toi ?
26:57Comment tu vois ça ?
26:58Ce matin,
27:00j'ai vu,
27:00très drôle aussi,
27:01enfin très drôle,
27:02c'est cynique,
27:02dans les,
27:03je ne sais plus quelle chaîne,
27:04un média qui disait
27:05où trouver l'essence pas cher ?
27:07Et pas cher,
27:07pour eux,
27:07c'était 1,95.
27:08C'est clair.
27:10C'est cher,
27:10déjà,
27:11c'est cher,
27:11moins cher.
27:12J'ai fou,
27:13donc ils ont…
27:14C'est normal.
27:14Eh oui.
27:15Tout ce qui est rare est cher.
27:16Oui.
27:16Un cheval bon marché est rare.
27:18Le quoi ?
27:19Un cheval bon marché est rare.
27:20C'est vrai.
27:20Donc un cheval bon marché est cher.
27:22C'est vrai.
27:22Mais est-ce qu'il faut rouler au cheval,
27:23du coup ?
27:23C'est Macron qui me l'a appris.
27:24C'est vrai ?
27:25Oui.
27:26C'est assez vrai,
27:27en fait,
27:27Donald Trump a fait plus pour le climat
27:30que le GIEC,
27:30puisque là,
27:31on consomme moins d'essence en France
27:34pendant la crise Covid.
27:35Exactement.
27:36Donc on peut dire merci Donald Trump
27:37pour le bilan carbone des Français,
27:39parce que là,
27:39on n'a jamais aussi peu
27:41mis d'essence dans les voitures.
27:43Ah !
27:43Et le…
27:44Ah !
27:47Je crois que je vais prendre l'idée
27:48pour mon prochain bouquin.
27:49Ah bah voilà.
27:50Commencez comme ça.
27:51En fait,
27:52le mec est une taupe du GIEC.
27:55C'est pas impossible.
27:56Mais comment,
27:57qu'est-ce que…
27:58Bah je…
27:59Qui ?
28:00La question…
28:00Comment faire ?
28:01Bah comment faire ?
28:02Et surtout,
28:02comment tu vas prendre le fait
28:04que cette classe politique,
28:05cette classe politique,
28:05on l'a vu,
28:06notamment,
28:06j'avais parlé d'abord
28:07sur Cannes,
28:08ils n'ont absolument rien compris
28:09et puis ils sont en déconnexion totale.
28:10Ils s'en foutent.
28:11Vraiment.
28:12Mais on se dit,
28:12mais à quel moment
28:13ces gens vont comprendre,
28:14au moins se rendre compte.
28:15Je ne dis pas de servir
28:16l'intérêt national,
28:17je dis au moins se rendre compte.
28:18Mais non,
28:18mais c'est pas leur…
28:19Ce n'est pas leur projet !
28:21C'est pas leur projet,
28:22c'est leur projet,
28:22c'est pas de bien.
28:23Je ne crois pas,
28:24sinon ils auraient changé
28:25les choses depuis…
28:26Moi,
28:26j'aimerais bien savoir
28:27les blagues qui font rire
28:28Laurent Nunez,
28:29Gérald Darmanin et tout.
28:30Parce que la conférence de presse
28:32de Laurent Nunez
28:32sur les free parties
28:34où il était là,
28:35genre,
28:35c'est vraiment des gens
28:36très dangereux,
28:37attention,
28:37faire la fête,
28:37c'est mal.
28:38Tu sens que les mecs,
28:39quand même,
28:39ce n'est pas des rois de la fête.
28:41Et pourtant,
28:42et pourtant,
28:42il paraît que dans certains…
28:42Ça dépend,
28:43il y en a,
28:43ils sont en 3 MMC,
28:44ils font des soirées
28:44qu'hémsexe et tout.
28:45Oui, voilà.
28:45Les autres,
28:47tu ne sais pas trop quoi.
28:48Mais il y a des…
28:49Oui, Darmanin, oui.
28:50Ah oui !
28:51C'est vrai.
28:52Je crois,
28:52c'est ce qu'on m'a dit.
28:54Il le revendiquait,
28:55il le revendiquait.
28:57C'est vrai,
28:57en plus,
28:58il y a un monsieur
28:58qui le connaît bien.
28:59Oui, bien sûr.
29:01C'est un ami de Moussa ?
29:02Oui.
29:03Un ami de Moussa ?
29:04Non,
29:05mais qu'est-ce qu'il s'en fout ?
29:06Tu sais bien,
29:07il ne s'en fout rien à foutre de nous,
29:09nous,
29:09on est juste là pour leur…
29:10Il y en a qui vous écrivent,
29:11des fois,
29:12ils voient un sketch,
29:12ils disent…
29:13Alors,
29:14attention,
29:14j'ai eu l'occasion,
29:15au gré de mes sketchs,
29:16d'embrasser Fabien Roussel,
29:18qui est très sympa.
29:20Non,
29:20sur la revue de presse,
29:21je côtoie parfois,
29:22de temps en temps,
29:23au gré d'un sketch,
29:24un invité politique.
29:25Ils n'ont pas tous…
29:26Je t'en vais,
29:27ils me disent « soutiens-toi,
29:28les… »
29:32et c'est très agréable
29:33de voir qu'ils ont
29:34beaucoup de second degrés,
29:35genre la salle,
29:37surtout le PCF,
29:38ils rigolent beaucoup,
29:38ils ont beaucoup d'humour,
29:41Roussel,
29:42Chassaigne,
29:43ils se marrent,
29:44ils se marrent.
29:45Voilà,
29:45après,
29:45on en a d'autres,
29:46c'est un peu plus…
29:47Voilà,
29:47on a un bon balai,
29:49parce que c'est l'image,
29:50tout ça,
29:50cette image qu'il faut garder,
29:51faire attention,
29:53à la fois,
29:54parfois,
29:54on dit des choses affreuses,
29:55ils ne peuvent pas rire,
29:56parce que sinon,
29:57ils se casseraient cette image.
29:58Voilà,
29:59donc,
29:59tout ça,
29:59d'une hypocrisie,
30:00évidemment.
30:01C'est vrai que le politique
30:02est devenu en fait
30:03un produit marketing.
30:04Oui,
30:04c'est des influenceurs.
30:05Ça manque beaucoup
30:06d'authenticité.
30:07Eh oui.
30:07On se dit,
30:08à une époque,
30:08moi je le cite tout le temps,
30:10mais le tribunal des flagrants délires
30:11avec Jean-Marie Le Pen,
30:12c'est une masterclass.
30:14Ils se foutent de sa gueule
30:15d'une violence,
30:16mais inouïe,
30:17et le père Le Pen est mort du rire.
30:18Il se marre,
30:19C'est impossible ça,
30:20aujourd'hui.
30:21Ça,
30:22oui,
30:22ou alors ils ne viendront plus,
30:24ils vont le faire une fois.
30:24Nous,
30:25parfois,
30:25à la revue de presse,
30:26on a des gens
30:26qui ne veulent pas venir.
30:27Ah oui,
30:27carrément.
30:28Ils ne veulent pas,
30:28ils ne veulent pas
30:28parce que,
30:30justement ce que tu dis,
30:31ils n'ont pas envie de...
30:31Je ne peux pas donner de noms
30:32parce qu'on ne les aime pas.
30:35Je ne peux pas donner de noms,
30:36appelez-moi.
30:38Mais c'est vrai
30:38qu'ils ne veulent pas venir
30:39parce qu'ils n'ont pas envie
30:40d'être au milieu
30:42de cette foire à Guignol.
30:44Ils n'ont pas envie
30:45de participer à ça
30:45parce qu'ils veulent rester
30:47dans leur costume
30:49de dignité,
30:50de probité.
30:51Faut se foutre.
30:52Alors que tout le monde
30:52sait que ça pue la merde
30:53et qu'ils ont des casseroles.
30:57Oui,
30:58c'est un jeu de jupe.
31:00Mais les dindons,
31:01c'est nous.
31:02Oui,
31:02bien sûr.
31:04Mais tant que les...
31:05Encore une fois,
31:06les médias,
31:07c'est les médias
31:07qui leur font la part belle.
31:10Mais les médias
31:10appartenant eux-mêmes,
31:11on sait,
31:13à des gens très influents
31:14qui placent leur pion aussi,
31:15donc c'est compliqué.
31:17Voilà.
31:17Mais c'est pour ça
31:18que vous servez à...
31:19Nous,
31:19on sert à être un peu
31:20le coin dans la porte.
31:21Le coin à gratter.
31:22Comme toi,
31:23on essaie.
31:23Eh oui,
31:24il faut le faire.
31:25Et puis ça marche.
31:25C'est la preuve.
31:26La preuve,
31:27chez toi,
31:28on rappelle,
31:29tu as une chronique
31:30sur Ré-Chanson,
31:32sur Paris 1ère,
31:33et puis tes spectacles,
31:34on va en parler.
31:35Mais franchement,
31:36tu vas très loin.
31:36Moi,
31:36j'invite à tous les téléspectateurs
31:38qui ont encore regardé.
31:39Non,
31:39mais vraiment,
31:39tu vas très loin.
31:40C'est comme en Bretagne.
31:41Ce qui peut se considérer
31:42aujourd'hui très loin
31:43et ce qui nous,
31:44aujourd'hui,
31:44on considère que c'est
31:45l'humour qui est permis.
31:46Oui.
31:46Qui est permis.
31:47Et qui est même plébiscité.
31:49Enfin,
31:50dans des dimensions raisonnables.
31:52C'est-à-dire,
31:54les salles,
31:55les directeurs de salles,
31:56ils sont très contents
31:57de m'accueillir
31:58et ils sont très contents
31:59qu'il y ait une parole libre.
32:00Et on est plusieurs comme ça.
32:02Il y en a d'autres.
32:03Il y a Labajon,
32:03Franjo,
32:05il y a d'autres humoristes,
32:06Naïm,
32:07qui remplit des salles,
32:10des élites.
32:11Donc il y en a plein.
32:12Donc voilà,
32:12il faut continuer.
32:13C'est assez drôle de voir
32:14que ces humoristes
32:15qui remplissent des salles
32:16n'ont pas accès
32:18aux médias mainstream,
32:19comme s'il fallait mettre
32:21une vie en fait
32:22pour éviter
32:22que ça ne fasse rire
32:23trop de gens.
32:24Oui,
32:25mais voilà,
32:26ils n'ont pas compris.
32:26Encore une fois,
32:27on revient aux réseaux sociaux
32:28et la volonté
32:28d'éteindre tout ça bientôt
32:30grâce à des identifications
32:32et tout ça.
32:34Les réseaux sociaux
32:35sont une vraie liberté
32:35pour l'instant.
32:36Pour l'instant.
32:37Est-ce que tu penses
32:39qu'il y aura peut-être
32:40à un moment donné
32:40un basculement ?
32:41On le voit,
32:42je rappelle Laurent Fierot
32:43parce qu'il vient quand même
32:44du stérail du cinéma.
32:45Bien sûr.
32:46Moi, j'ai fait des avant-premières
32:47notamment au cinéma de Saint-Michel.
32:49C'est noir de monde.
32:50Oui.
32:50C'est noir de monde.
32:51Il y a des gens
32:52qui attendent pendant une heure.
32:53Je pense dans le public
32:53qu'il y en a qui sont allés,
32:54j'en suis sûre d'ailleurs.
32:56Et Laurent n'a jamais
32:57eu autant de succès.
32:58Et toi, c'est pareil.
32:59Je veux dire,
33:00est-ce que là,
33:01on va avoir un basculement
33:02de ceux qui sont restés
33:04au milieu du guet,
33:05ils seront balayés
33:06et ceux qui sont restés
33:06de l'autre côté-là,
33:07ils seront balayés
33:07et des gens comme vous,
33:09des gens comme toi, Karine,
33:10à un moment donné,
33:10vous remporterez la timbale
33:12parce que c'est…
33:13On s'est affranchis.
33:14Après, on peut avoir
33:15des prods de temps en temps,
33:16des gens qui nous soutiennent,
33:17mais on est affranchis de ça.
33:18Je pense que Laurent aussi,
33:20tu vois.
33:21Naïm aussi s'est affranchis.
33:23Voilà.
33:23Donc nous,
33:24on fait notre chemin.
33:26On est comme on a
33:27des têtes de locomotive.
33:29Si les gens veulent monter
33:30dans le wagon avec nous,
33:31ils viennent.
33:31C'est super, on y va.
33:32Et puis ceux qui veulent descendre,
33:33ils descendent.
33:34Voilà.
33:35Quand j'ai compris
33:35que je n'étais pas essentielle,
33:36ça m'a libérée quelque part.
33:38Tu vois ?
33:38Je me suis dit,
33:39ah bon, ok.
33:40Du coup, je vais être libre.
33:43Du coup, je me suis libérée.
33:45Et dans ton réseau de comédiens,
33:47des gens connus,
33:49est-ce que tu as des gens
33:49qui sous le manteau te disent
33:51c'est super ce que tu fais,
33:52moi je vais la faire,
33:52je continue à la fermer,
33:53mais par contre,
33:54ce que tu fais, c'est génial
33:55et franchement, tu as raison.
33:56Est-ce qu'il y a des choses comme ça ?
33:57On nous en a raconté pas mal
33:59de choses comme ça.
33:59Oui, oui.
34:00J'ai des camarades
34:01qui ne sont pas forcément
34:04dans leur geste de l'humour
34:05et du stand-up,
34:06tout ça,
34:06qui me disent qu'ils adorent
34:07et qui sont très…
34:08ils regardent mes vidéos
34:09et qui me soutiennent
34:10et qui sont contents
34:12qu'il y ait cette voix-là
34:13qui s'exprime.
34:19Après, voilà,
34:19les humoristes,
34:20on est très nombreux en ce moment.
34:21On est très, très, très nombreux.
34:22Oui, il y a une vraie demande,
34:23c'est clair.
34:23Il y a énormément,
34:24on est de plus en plus nombreux.
34:25Plus nombreux.
34:25Ah oui, oui,
34:26à l'époque,
34:27les années Bigard,
34:28tout ça, c'était bien,
34:28ils étaient dix.
34:31On est tellement nombreux.
34:32Là, il y a beaucoup de scènes
34:33parce qu'il y a le stand-up,
34:34il y a le côté
34:35on rigole du nombril.
34:36Enfin, l'humour politique,
34:38ça reste quand même marginal.
34:40Exactement,
34:40c'est assez marginal.
34:42Sur ce registre-là,
34:43on est moins nombreux,
34:44c'est vrai.
34:47Mais il y a de la place
34:48pour tout le monde.
34:50C'est l'école des fans,
34:51c'est génial.
34:52C'est formidable.
34:53Et est-ce que,
34:54comme beaucoup d'humoristes,
34:55parfois, quand même,
34:56il y a le côté un peu déprime
34:57qui arrive,
34:58on le cache,
34:58mais à se confronter
34:59au réel quotidiennement,
35:01de sortir un joker.
35:02Non, non,
35:03mais j'en parle,
35:03d'expérience.
35:05On a quand même
35:05des coups de mou de temps en temps.
35:06Oui,
35:07il y a des moments,
35:07on a envie que...
35:08Moi, parfois,
35:09oui,
35:09des petits moments.
35:10En fait,
35:10bizarrement,
35:10c'est plus je sors de ça,
35:12je prends une semaine de vacances.
35:14C'est comme la piscine,
35:16tu fais,
35:16oh,
35:16elle est froide.
35:17C'est ça,
35:18je retourne.
35:18Ah,
35:19je ne sais pas.
35:19Après,
35:19une fois qu'on est dedans,
35:20on baille dans ce truc,
35:21tu fais,
35:21c'est cool,
35:22c'est n'importe quoi,
35:23c'est tout,
35:23c'est connard.
35:25Mais,
35:25spontanément,
35:25quand il faut rentrer,
35:26tu fais,
35:26ah,
35:26vous.
35:28Oui,
35:28il ne pourrait pas me faire pause,
35:30un petit peu,
35:31parce qu'il nous donne beaucoup,
35:32beaucoup de matière,
35:33beaucoup tous les jours.
35:34Donc,
35:34voilà,
35:35trop,
35:35peut-être,
35:36parfois,
35:36un petit peu de...
35:36Ça s'est enchaîné.
35:38Là,
35:38c'est industriel,
35:40après,
35:41il y a des fabriques entières,
35:42des fermes à conneries,
35:43tu vois,
35:44c'est tout le temps.
35:45Alors,
35:45pour l'instant,
35:45il ne nous demande pas de droit d'auteur,
35:47je crois,
35:47mais...
35:47Non,
35:48non,
35:48mais ça va venir,
35:48tu vois.
35:49Il va peut-être pas tarder.
35:50Et l'ARCOM,
35:50l'ARCOM,
35:50qui ne s'intéresse pas à...
35:59C'est la phrase magique,
36:00je saisis l'ARCOM.
36:01Il n'y en a pas.
36:01Il n'y en a pas.
36:01Il n'y en a pas.
36:02Il n'y en a pas.
36:02Non.
36:03Non,
36:03écoute,
36:04pour l'instant,
36:04je pense que c'est comme si c'était une radio un peu alternative,
36:10un peu...
36:10Voilà,
36:11on n'est pas une grosse,
36:12grosse radio,
36:12même si on est une radio qui est très écoutée,
36:14qui est depuis très connue,
36:16mais voilà.
36:16T'as pu faire des blagues sur Bogite,
36:18sur les chansons ?
36:18Chut !
36:19Oui,
36:19non !
36:20Non !
36:21Jamais je ne m'attaquerai à ce sujet.
36:24Oui,
36:24bien sûr,
36:25bien sûr.
36:25Mais ce qui est très étonnant,
36:27c'est que Jérôme Deverdière,
36:28qui anime Paris 1ère,
36:28lui dit que Brigitte regardait souvent la revue de presse.
36:32Ça veut dire qu'elle a forcément dû voir
36:33quelques petites choses,
36:35je ne sais pas.
36:36Écoutez,
36:36peut-être que ça l'a fait rire.
36:38Je ne sais pas.
36:38Peut-être que ça l'a fait rire.
36:39Oui,
36:40Je ne sais pas.
36:41Je ne sais pas,
36:42je n'en sais pas plus.
36:43Je ne sais pas.
36:44Voilà.
36:44Clown,
36:45clown,
36:45nez de clown.
36:46Né de clown !
36:47Joker,
36:47Joker,
36:48nez de clown.
36:48Non,
36:49c'est vrai que c'est assez terrible.
36:50Parlons de tes spectacles.
36:52Ah,
36:52j'ai eu peur.
36:52Oui,
36:53oui,
36:53j'ai eu peur,
36:54j'étais venue pour ça.
36:56On ne parle que de mes spectacles,
36:57je te préviens.
36:58Et on va parler de ton livre aussi.
36:59Il y a un terrain.
37:00Il y a des trois qui viennent.
37:01Bien sûr.
37:03Où nos téléspectateurs peuvent te retrouver ?
37:05Ils peuvent me retrouver en spectacle
37:07tout le mois de juillet au Festival d'Avignon,
37:09dans Carabistouille,
37:11qui se joue à 15h10 au Cinevox.
37:14Et ensuite,
37:14t'entourner partout dans toute la France.
37:16Je continue à jouer Perlin, Pimpin et Carabistouille en même temps.
37:19Il faut aller sur mon site internet,
37:22karinedubernet.com.
37:22Il y a toutes mes dates
37:23et je les remplis au fur et à mesure.
37:25Tac, tac, tac.
37:26Y'a compris la Vendée ?
37:27Je vais en Vendée.
37:28La Salle de l'Homme ?
37:29Non ?
37:29Eh bien,
37:30je vais...
37:30Appelez-moi.
37:31La tournée des plages de Karine Dubernet.
37:36Les plages dynamiques de Karine Dubernet.
37:38Les plages dynamiques de Karine Dubernet
37:40en masque FFP2.
37:41J'adore.
37:42Allez,
37:42on se met en place ça pour la rentrée.
37:45Très bien.
37:45J'aimerais.
37:46Donc voilà.
37:47Tout est sur ton site.
37:48Tout est sur mon site.
37:49Il y a toutes mes oeuvres,
37:51toutes mes créations,
37:53toutes mes créatures.
37:54Est-ce qu'il y a plus de liberté de parole
37:56justement dans les salles de spectacle
37:57que sur les médias ?
38:00Bien sûr.
38:01La parole est totalement...
38:02Et ce qui est formidable,
38:02c'est que c'est pas filmé,
38:03donc on dit ce qu'on veut.
38:05Et c'est one shot.
38:06Et puis voilà,
38:06il y a des échanges.
38:07Parfois, il y a des pépites aussi
38:08parce que moi,
38:09c'est du spectacle vivant.
38:10Donc parfois,
38:10il y a des gens qui s'expriment
38:11et qui disent des choses.
38:12Ça permet aussi...
38:13Moi, c'est pour ça que j'aime jouer...
38:15Le spectacle peut durer
38:16une heure minimum,
38:17une heure vingt
38:18comme il peut durer deux heures
38:19parce que ça dépend
38:20de ce qui va se passer.
38:21Oui, bien sûr.
38:22Voilà.
38:22Ça dépend de l'impro
38:23qu'on va vivre avec le public.
38:26Donc voilà,
38:26il y a des choses...
38:27Et puis parfois,
38:27les pépites du public,
38:30je m'en sers,
38:30je les garde après.
38:31Je les garde,
38:32ce qu'ils me disent.
38:33C'est inspirant aussi.
38:34Il n'y a rien de mieux.
38:35C'est un vivier,
38:36le public.
38:37qui est...
38:37C'est la source.
38:39Donc c'est très...
38:40Vraiment.
38:41– Applaudissements.
38:46– Ah !
38:48– Mais ça alors !
38:49Mais ça alors !
38:50C'est incroyable !
38:51– C'est bizarre !
38:52– Allô !
38:54– Applaudissements.
39:00– Ce soir, il y a du monde.
39:04Oui, c'est Karine Dubernet.
39:06Oui, mais vous me l'avez dit.
39:07Mais c'est vrai.
39:08Je savais que Madame
39:09aimait beaucoup Karine.
39:10Elle voudrait un autographe.
39:12C'est incroyable.
39:13Alors on se demandait
39:14justement ce qui la faisait rire.
39:16Les blagues de Toto.
39:18Écoutez, on verra ça,
39:20mais on va en parler à Karine.
39:22Oui ?
39:24D'accord.
39:29Écoutez, oui, oui.
39:31Très bien.
39:32Écoutez, merci beaucoup.
39:33Bonne soirée.
39:34Et mes amitiés à madame.
39:35Au revoir.
39:37Bon, alors,
39:38comme d'habitude,
39:41le conseiller me disait
39:42que les Français
39:42n'avaient pas beaucoup d'humour.
39:44– Ouais.
39:45– Mais c'était qui ?
39:46– C'est le conseiller de l'Élysée.
39:48Il nous appelle à chaque émission.
39:50– Oui, à chaque émission,
39:50il nous appelle.
39:51– En fait, comme c'est vous ce soir,
39:52il faudrait faire une...
39:52– Eh oui, vraiment.
39:53– Mais Bribri,
39:54on regarde aussi la générale.
39:56Il n'y a pas que toi
39:56qui le regardent.
39:57C'est bon, quoi.
39:58– Ah ah ah !
40:00– Nous, il nous appelle.
40:01Comme Pascal Pro.
40:02– Oh, tu sais, Pascal Pro,
40:03il reçoit des SMS de Brigitte.
40:04– Bien sûr.
40:05– Vous ne pouvez pas dire ça,
40:06ce n'est pas vrai.
40:07– Tu me fais bien.
40:09– Attendez, parce que non,
40:10mais il faut parler des arabes.
40:12– C'est plus vrai que nature, j'adore.
40:15Donc, il disait que ça...
40:16Qu'est-ce qu'il a fait rire ?
40:17– Que les Français n'ont pas d'humour.
40:18– Ah bon ?
40:20– Non.
40:22– Il disait qu'il y a des blagues
40:22qu'on ne peut pas faire non plus.
40:23– Ah bon ?
40:24– Oui.
40:25– Moi, si.
40:26– On ne peut pas rire de tout.
40:27– Oui.
40:28– Oui, on peut parler de tout, bien sûr.
40:30– Toi, tu es d'accord,
40:30on ne peut pas rire de tout.
40:31– Oui.
40:31– On ne rit pas de quoi ?
40:33– On ne rit pas de...
40:35J'ai l'impression de...
40:36– Ah ben, c'est le grand oral,
40:37c'est le grand oral.
40:38– Hop, hop, hop, hop, hop.
40:41– Ah, ça ne rigole plus.
40:42– Ça ne rigole plus.
40:42– Fais-moi la maline.
40:43– Ça fait le clown.
40:44– Non, on peut rire de tout,
40:46mais c'est quoi la citation ?
40:48– Non, bien sûr qu'on peut rire.
40:50Hier, j'ai fait une très bonne vanne
40:51sur Brigitte Macron.
40:51J'ai dit oui.
40:52Dites-lui de faire le test,
40:53le testicule.
40:54– Voilà.
40:56– Très bonne vanne !
40:57– Ça, je la garde.
40:59– Ça, c'est cool.
40:59– Bien sûr, je la garde.
41:01– Efficace.
41:01– Efficace.
41:02– Droite au but.
41:03– Droite au but.
41:04– OK.
41:05Ça court connaît un professionnel.
41:06– Non, bien sûr.
41:07Toujours une petite vanne
41:08en dessous de la ceinture,
41:09ça marchera très bien.
41:10– Et quel est le film
41:10que préfère Emmanuel Macron ?
41:14– Va, vas-y.
41:14– La gifle.
41:15– Ah, très bonne vanne !
41:16– Oh ouais, oh ouais !
41:17– Très bien, très bien.
41:18– Eh, vous avez appris !
41:20Pourquoi, cette gifle ?
41:21– Ah oui.
41:22– C'est une macro-chexte-très
41:23avec une actrice…
41:25– Avec Golshifter Farhani.
41:26– Absolument.
41:26– Si vous voulez.
41:27– Donnerait, elle a 40 ans.
41:29– C'est pas son genre.
41:30– C'est pas son genre.
41:32– On aurait dit Lynn Renaud, d'accord.
41:34– Ouais, non.
41:35– Oh, Lynn, Lynn Renaud !
41:37– Comment elle va, Lynn ?
41:38– C'est pas de nouvelles.
41:39– C'est vrai que ça fait longtemps
41:40qu'on appelle de nouvelles.
41:41– Ouais, oh non, non.
41:42– Non, non, non, non, non.
41:44Il ne faut pas écouter
41:45ce qu'on nous dit en régie.
41:46– Non, avant, sinon !
41:47– Il nous dit des horreurs.
41:49– On est obligé de filtrer
41:50parce qu'ici, on ne peut pas tout dire.
41:52– Est-ce que vous avez des réactions
41:52parfois ?
41:54– Est-ce qu'on pourrait dire
41:55du climat, par exemple ?
41:56– Du climat ?
41:56– Oui.
41:57– Ah, mais ça dépend
41:58justement du climat.
41:58– Mais là, il est bon.
41:59– Vous avez sorti.
42:00– On ne va pas brûler ?
42:02– Quoi ?
42:02– Est-ce qu'on peut arrêter
42:03d'écouter Marion Cotillon ?
42:04C'est le climat.
42:05La terre va brûler.
42:06Marion Cotillon.
42:07– Cotillon.
42:08– Ah oui, Cotillon.
42:09– On enlève les Cotillon
42:09et après, on écoute Marion.
42:11– Eh bien, voilà, ça va, non ?
42:12– Donc, on peut être tranquille.
42:14On peut passer un été serein.
42:16– Ah oui, l'ONU l'a dit.
42:18– Ah oui, l'ONU l'a dit.
42:18– Ah, ça va.
42:19– Oui, et puis surtout,
42:21en plus, tout le monde sait,
42:22c'est bien connu,
42:23tous les médias le répètent à Faison
42:25que le réchauffement climatique
42:27est provoqué par la destruction du CO2
42:31à cause des paies des vaches
42:33et de plein d'autres choses,
42:34dont nos voitures, etc.
42:36Et que depuis 50 ans,
42:38le CO2, depuis qu'on mesure,
42:39le CO2 n'a pas bougé d'un iota.
42:41Il est à 0,003% de l'atmosphère.
42:45Voilà.
42:46Mais on en rajoute, hein ?
42:48– Oui, le mieux, c'est le moins.
42:49– Et tout le monde y croit.
42:50– D'ailleurs, Ursula von der Leyen a dit
42:51la meilleure énergie,
42:52c'est celle qu'on n'utilise pas.
42:54– Qui a dit ça ?
42:56– Ursula von der Leyen !
42:58– Je ne peux pas croire ça.
42:59– Mais bien sûr, il y a…
43:02– J'en profite aussi parce que sur le plateau,
43:04dans le public, on a le talentue Ignace,
43:07que vous connaissez.
43:08Bien sûr !
43:09– Officier du livre,
43:10Officier de Liberté,
43:12dernier livre aux éditions Synthèse,
43:14voilà, un peu d'auto-promo.
43:17Voilà.
43:18– C'est très, très bien.
43:18– J'adore, Ignace.
43:19– Je veux soutenir tous les humoristes.
43:20– Et bien voilà.
43:21– Et bien c'est l'heure des comptes, bien entendu.
43:23On va parler climat et carbone,
43:25mais on va surtout parler Cannes, surtout.
43:26Allez, l'heure des comptes.
43:27– Merci beaucoup, c'est l'heure des comptes, la séquence.
43:37Bien entendu, on vous a sélectionné
43:39deux séquences trouvées sur les réseaux sociaux,
43:41sur X notamment,
43:42et on va les commenter, bien sûr,
43:44avec notre invité Karine Dubernet et Alban Darguin.
43:46Première séquence, vous allez vous régaler,
43:48vous allez voir, on en a un peu parlé tout à l'heure.
43:49– Voilà, Jean-François Copé.
44:03Il est à Beau, Jean-François, à Cannes.
44:05– Il est magnifique.
44:06– Ah là là !
44:06– Quelle allure, quel homme !
44:08– Alors maintenant, le jeu, c'est de trouver le titre du film.
44:11– Oui, oui, oui, oui, oui.
44:14– Chocolatine…
44:15– Le Sein ?
44:15– Le Sein, ah !
44:17– D'ailleurs, en public, si vous avez un titre,
44:18pour nous proposer, on est prôneur.
44:20– Non, le Sein Copé.
44:21– Ah, je suis un raté, très intéressant,
44:23et en plus en trois tomes, c'est en trois violets.
44:24– Do you, do you, Sein Copé ?
44:26– Oh, très bien !
44:28– On regarde, on regarde !
44:30– Bravo, bravo, bravo.
44:32– Un film d'espionnage, un peu inspiré de James Bond.
44:35– Non, mais ça ne le va même pas.
44:37– Non, très bien, très bien.
44:39Autre séquence à Cannes aussi, attention, ça fait à nos yeux.
44:42– Oui.
44:51– Voilà, Najat Ballon, qui est notamment commissaire à la Cour des Comptes.
44:57– À la Cour des Comptes ?
44:57– Eh, voilà, eh oui.
44:58– C'est d'accord.
44:59– Elle a été ministre émérie de l'Education Nationale.
45:01D'ailleurs, à ce moment-là, le classement PISA est remonté.
45:04– Oui.
45:05– Et puis, il est redescendu.
45:06– Eh oui.
45:06– Et donc, je pense que là, elle vient fêter ses très bons résultats.
45:09– À propos de PISA, elle a fait le bon choix.
45:11– Exactement, et elle est là.
45:12– En choix PISA.
45:13– En choix PISA.
45:13– J'ai compris !
45:14– C'est bon.
45:14– Je ne l'avais pas, je ne l'avais pas.
45:17– Il y a peut-être un duo qui va se mettre en place.
45:18Avant d'Arguin, Karine Duvernier, on va se régaler, ça ne va être que du bonheur.
45:21Non, mais plus sérieusement, Najat Vallaud-Belkacem, là où Jean-François Copé,
45:26il y a eu aussi Rohr Berger, qui fait carrément des selfies, elle, et qui se filme comme une fois.
45:32C'est incroyable.
45:33Franchement, ça nous dit quoi, Karine ?
45:34– Ce sont des acteurs, peut-être.
45:38Ce sont des acteurs, tu vois.
45:39Il y a des mauvais acteurs, j'ai entendu.
45:41J'ai entendu derrière, mais c'est vrai.
45:43Ce sont des acteurs.
45:44– Ou ils se croient des acteurs.
45:46– Oui, ou alors, ils ont envie de cette notoriété, de cette orage.
45:50– Gabriel Attal voulait être comédien ou acteur.
45:52– C'est vrai ? Lui aussi ?
45:53– Comme Emmanuel Macron.
45:54– Emmanuel Macron, oui.
45:55– Pareil, pareil.
45:56Il y a quand même un truc.
45:58Et puis, on ne va pas parler, bien sûr, du président ukrainien,
46:00qui était lui-même un humoriste à succès.
46:02– Jouer très bien du bien, un grand méloman.
46:05– Et Donald Trump, qui était quand même un showman aussi.
46:07– Je rappelle que Reagan était acteur à la base.
46:10– Il était acteur, un vrai cow-boy.
46:11– Donc quoi, voilà.
46:13– Mais c'est dingue, c'est de voir ces gens, en fait, concrètement,
46:17en train de poser devant les caméras.
46:18On a vu Orberger faire un premier tournicotis, avancer 3 mètres,
46:22refaire un tournicotis, revenir le soir d'après.
46:25– Oui, je ne savais pas qu'il s'est fait.
46:26– Et ces gens, à aucun moment, ne se rendent compte de ce qu'ils ont fait,
46:32de ce qu'ils n'ont pas fait, ou de ce qu'ils ont trop bien fait,
46:35participer à la destruction du pays.
46:36C'est incroyable, à un moment donné.
46:37Moi, je serais caché dans une grange, dans le Morvan, sous une botte de foin.
46:41Mais non, eux, ils sont à Cannes, tranquillement, en train de se faire prendre en photo.
46:45– Ça dit quoi, à un moment donné, de cette capacité à cracher au visage des Français ?
46:51Parce que moi, je trouve que c'est un cracheur au visage des Français, concrètement.
46:53– Oui.
46:53– C'est exhibé comme ça.
46:54– Il a beaucoup de colère, il a beaucoup de colère.
46:56– Oui, j'ai beaucoup de colère, oui.
46:58Et là, c'est rien du tout, par rapport à ce que je dis.
47:00– Calme-toi, calme-toi.
47:01André, il faut qu'on lui fasse une blague.
47:03– Il faut qu'on aille à Cannes.
47:05– Pourquoi tu ne vas pas à Cannes ?
47:06– Voilà, viens.
47:07– Moi, c'est pour ça, j'aurais dû, j'aurais dû envoyer un texto.
47:09– C'est le baignard à Langoustine, c'est ça ?
47:11– C'est ça, c'est le baignard à Langoustine de l'hôtel Martinez.
47:14– Martinez.
47:14– Ah, oh, Martinez.
47:15– 47 euros.
47:16– 40 euros.
47:17– Voilà.
47:17– C'est pas cher.
47:18– C'est quoi ?
47:18– Mais d'ailleurs, je ne suis pas le seul, puisqu'on voit que ça fait une énorme polémique
47:22et que Gabriel de Varennes, sur X, a demandé notamment…
47:26– Qui c'était qui payait ?
47:28– Oui, pour horberger au secrétaire général du gouvernement.
47:31Donc, on espère bien avoir ces informations très rapidement,
47:33parce qu'on est quand même un contribuable associé de savoir où vendre les deniers publics, concrètement.
47:40– Mais voilà, tu le sauras, et bientôt.
47:43– Ou pas.
47:43– Dans 10 ans.
47:44– Ou pas, puisque…
47:45– Téléphone à le maire.
47:46– Oui.
47:47Bruno, c'est le renouveau.
47:48– Bruno.
47:48– Ah, il a tout arrêté, lui.
47:49D'ailleurs, il a dit qu'il ne se présentait pas en 2027.
47:51– Ah, ça, je suis déçu.
47:52– Ah, c'est vrai ?
47:52– Moi aussi.
47:53– Ah, ça, je suis déçu.
47:53– Moi, j'ai mis une petite pièce 7.
47:55– Ça ne veut pas dire qu'il ne le fait pas, en fait, parce que c'est des blagues.
47:57– Il va écrire en bouquin, quand même.
47:58– Il va réécrire en bouquin.
47:59– Mais pas que.
48:00– Quoi ?
48:01– Il est en train de se réinscrire.
48:02– C'est le remplombrant de la dette, en fait.
48:03– De s'inscrire en médecine.
48:04– Pour dilater.
48:04– Ah oui ?
48:05– Oui, c'est vrai ?
48:05– Il est en train de s'inscrire en médecine, il veut suivre des cours,
48:07parce qu'il veut avoir une formation de proctologue.
48:09– D'accord, ok, intéressant, intéressant.
48:11– Il est chaud ?
48:12– Oui, il est chaud, il est chaud.
48:14– On est verrant aussi, qui a fait des implants mammaires pendant deux jours.
48:17– Oui, il est là.
48:18– Parce que Nicolas Zaner n'a pas super marché.
48:20– Mais c'est quand même assez effrayant, tout de même.
48:24– Oui, oui, c'est…
48:25– Il y a tout, et puis est-ce que…
48:27Dernière question, après il y aura Amine Mincerie,
48:30mais également Cannes, on peut dire ce qu'on veut,
48:32mais notamment, vous avez vu Jacques Le Gros,
48:35la séquence sur RMC de Jacques Le Gros,
48:37qui a dit que c'était un rassemblement de trous du cul.
48:38Il l'a dit sur RMC, on l'a publié dans son compte X,
48:42et il a dit que finalement, c'était des films qui étaient portés au pinacle,
48:45mais que personne ne regardait.
48:46Je suis un peu d'accord avec lui d'ailleurs, pour une fois,
48:48de ce que dit Jacques Le Gros.
48:49– Je savoure que je, oui, je…
48:52– Parce que la palme d'or du Festival du Cannes
48:562024, 2025.
48:57– Les palme d'or, elles sont quand même pas mal vues, pour de vrai.
49:00– En tout cas, Jacques Le Gros, j'ai bien aimé cette récourie
49:02de quelqu'un qui était quand même, finalement,
49:04la délicatesse incarnée, la…
49:07– La critique.
49:08– La critique non acerbe du trésor,
49:11et qui vient de dire quand même qu'il a fait un peu ce qu'on pense.
49:12– C'est ce qu'il a dit, d'accord.
49:13– Oui, sur RMC, oui.
49:14– Bravo, ben on peut le féliciter.
49:15– Jacques Le Gros, il est sorti de ses gonds.
49:17– C'est bien.
49:18– Il s'est énervé un peu comme moi.
49:19– Il était toutou, tout, sa poing.
49:21– L'international des coléries, quoi.
49:23– Voilà, exactement.
49:23Eh ben voilà, on s'est régalé, que du bonheur.
49:25En tout cas, on leur souhaite un bon Cannes.
49:26– Oui.
49:27– On leur souhaite un bon Festival de Cannes.
49:29– Allez, on va peut-être faire la Minute Mency.
49:31– Ah ben on y va, c'est parti.
49:39– Merci.
49:43– Nicolas, Nicolas, j'ai un vrai problème.
49:45– Moi aussi, d'ailleurs.
49:46– Vous savez, nous avons un risque sanitaire immédiat.
49:50Le antivirus est venu parmi nous.
49:53Ebola peut, à tout moment, devenir une épidémie mondiale.
49:56Et des gens osent faire des blagues.
49:58– Oui, il y a des gens qui osent faire des blagues.
49:59D'ailleurs, il y a des gens comme Karine Guibernet, effectivement,
50:02qui s'amusent sur des radios, bien sûr, à dédramatiser le problème.
50:05– Ah non.
50:06– Finalement, à déresponsabiliser les gens, en leur disant que ce n'est rien,
50:09et qu'à un moment donné, on peut faire n'importe quoi,
50:11puisque tout ça n'est passé.
50:12– Alors, sous couvert d'humour, en réalité,
50:15des gens font passer des messages pour défaire le socle commun, national,
50:21attaquer au cœur les valeurs de la République.
50:23– Ah ben oui, oui, oui.
50:23– Tout ça, bien sûr, en jouant au clown.
50:26– Jouant au clown, c'est ça.
50:28Et en faisant le clown, finalement,
50:30on laisse libre accès à tous les tests complotistes,
50:34antivastes qu'on a vus pendant le Covid,
50:35et qui ont perduré, Alexis.
50:37Qui ont perduré.
50:38– Qui ont fait ça.
50:39– Ce sont les cendres sous la braise.
50:41Ou les braises sous la cendre.
50:42Voilà ce que c'est.
50:43– Bravo !
50:46– Moi, je pense, écoutez, Nicolas,
50:48pour finir cette chronique en fanfare,
50:51qu'il serait temps qu'on ait des lois
50:53et que le législateur s'intéresse de près aux humoristes,
50:56parce que non, on ne peut parir de tout,
50:58et particulièrement pas de nos valeurs et du socle commun,
51:01qui est d'ailleurs la politique d'Emmanuel Macron,
51:03que nous saluons ici, bien bas, notre maître.
51:06– Toujours, toujours, surtout,
51:07donc je serais assez partisan d'une loi FFP2,
51:11pour qu'ils ferment leur gun, en fait.
51:13Ça serait bien.
51:14– Un masque de fer.
51:15– Un masque de fer.
51:15– Vous la fermez, on verrouille derrière,
51:17et comme ça, les antivax et complotistes,
51:19allez, au cachot, à Cayenne !
51:21– Allez, il n'est pas unis, le cher ami d'Emmanuel Macron.
51:24– À Portrolles.
51:24– Merci beaucoup, à Portrolles.
51:27Merci à tous.
51:29Merci, Carine.
51:30Merci, Alban.
51:33Merci, Ignace, dans le public.
51:34Merci à vous d'avoir regardé l'émission.
51:36C'est déjà fini, mais on se retrouve dans 15 jours.
51:38Et puis, vous allez retrouver les spectacles
51:40de Carine Dubernet, Perlimpinpin, Carabistouille.
51:43Elle est au Festival d'Avignon au Cinévox.
51:46– Cinévox.
51:47– Cinévox, voilà.
51:48Et puis, nous, on se retrouve pour une prochaine émission
51:51dans 15 jours.
51:52D'ici là, mettez des pouces, abonnez-vous,
51:53et rigolez surtout.
51:55– Oui.
51:56– Sous-titrage ST' 501
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