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  • il y a 2 jours
Du 13 au 15 mai, Donald Trump s’est rendu à Pékin pour une rencontre très attendue avec Xi Jinping, dans un contexte de tensions commerciales, de rivalité technologique et de guerre en Iran, qui pèse désormais sur l’équilibre mondial.
Derrière ce face-à-face, une question centrale : la confrontation entre finance américaine et puissance industrielle chinoise redessine-t-elle l’ordre mondial ?
Hervé Juvin, essayiste et ancien député européen, est l’invité de "Politique & Eco" pour analyser ce basculement.
- Les États-Unis restent-ils dominants par la finance malgré une dette sous tension ?
- La Chine est-elle devenue la nouvelle puissance industrielle mondiale ?
- La guerre en Iran et la crise du détroit d’Ormuz peuvent-elles reconfigurer les équilibres mondiaux ?
- Le face-à-face Trump–Xi marque-t-il un simple ajustement ou un changement d’époque ?
Une analyse sans détour pour comprendre qui, aujourd’hui, prend réellement l’avantage dans le duel entre Washington et Pékin.

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Transcription
00:18Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour Politique & Éco.
00:23Alors, au programme, Donald Trump et Xi Jinping se sont bel et bien retrouvés à Pékin pour une rencontre très
00:30attendue,
00:31sur fond de guerre au Moyen-Orient, tensions commerciales, affrontements technologiques derrière cette séquence.
00:38Une question, assiste-t-on au basculement du rapport de force mondiale au profit de Pékin, des dollarisations,
00:46BRICS, dette américaine, intelligence artificielle, Taïwan, les lignes bougent à grande vitesse, pour en parler notre invité du jour, Hervé
00:55Juvin.
00:55Bonjour, monsieur.
00:56Bonjour.
00:57Hervé Juvin, vous êtes essayiste, ancien député européen.
01:01Avant de commencer cet entretien, je vous rappelle qu'il est essentiel pour TV Liberté de liker un maximum nos
01:08vidéos,
01:08de vous abonner à la chaîne et de commenter et partager un maximum pour un meilleur référencement de TV Liberté
01:15sur Internet.
01:17Hervé Juvin, alors, Donald Trump s'est bien rendu à Pékin, le premier déplacement d'un président américain depuis 2017.
01:25C'était d'ailleurs lui, la dernière fois qu'il s'y était rendu.
01:28Au cœur des discussions, la guerre en Iran et les différents commerciaux entre les États-Unis et la Chine.
01:34D'abord, sur le conflit au Moyen-Orient, vous distinguez une approche différente entre pays libéraux et non libéraux,
01:44avec ce que vous appelez l'épreuve du réel.
01:47Alors, qu'est-ce que vous entendez par là ?
01:49Par l'épreuve du réel, j'entends le fait que la guerre confronte non pas à l'argent,
01:57mais confronte à l'industrie, aux capacités de production, aux ressources naturelles et aux hommes.
02:03Et dans le conflit qui se déroule actuellement au Moyen-Orient, dans d'autres conflits,
02:10on voit bien que la vérité de cette parole de deux officiers supérieurs chinois,
02:16c'est l'industrie qui gagne les batailles.
02:19Pourquoi insister là-dessus ?
02:21Parce que je crois qu'il faut déchirer le voile de la finance sur les économies occidentales.
02:27Je vais prendre un simple exemple chiffré.
02:29Je ne vais pas multiplier les chiffres, mais celui-là me paraît important.
02:34Vous savez que le grand débat consiste à savoir si les États-Unis restent la première puissance économique mondiale
02:39ou si la Chine est passée devant les États-Unis.
02:42Alors, on peut calculer en parité de pouvoir d'achat,
02:45on peut calculer dans les monnaies le dollar et le yuan ou le renminbi pour la Chine.
02:50On peut aussi essayer de calculer en économie réelle.
02:53L'économie réelle, c'est quoi ?
02:54C'est compter le nombre d'automobiles produites, le nombre de kilomètres de chemin de fer et de voies ferrées
02:58à débit rapide,
02:59la capacité de production d'électricité, etc., etc., etc., etc.
03:04Tout ce qui sort des usines, tout ce qui sort des fermes, tout ce qui permet de se nourrir,
03:09de se déplacer, de vivre et aussi de se battre.
03:13Si je compare en termes financiers,
03:16on dit souvent que les États-Unis sont encore un peu devant la Chine.
03:20Le FMI nous dit en parité de pouvoir d'achat, c'est fait, la Chine est devant les États-Unis.
03:25Mais si je compte en économie réelle, je le répète,
03:28production d'électricité, de voitures, de chemin de fer, etc.,
03:32la Chine, c'est plus que les États-Unis et l'Union européenne réunies.
03:36Depuis quand ?
03:38La Chine est probablement passée en économie réelle
03:41devant l'Union européenne et les États-Unis réunies depuis 3 à 4 ans.
03:45Je peux simplement donner 2 ou 3 chiffres complémentaires.
03:48La Chine, c'est 3 fois la production d'électricité des États-Unis.
03:52Les voies ferrées rapides, l'équivalent du TGV en Chine,
03:55c'est plus de 50 000 km, c'est plus que la totalité du reste de la planète.
04:00Je pourrais continuer et multiplier les chiffres.
04:03Ce qui me paraît très important, c'est que la capacité industrielle de la Chine
04:08dépasse dorénavant très largement celle des États-Unis.
04:10Et c'est probablement le piège dans lequel, et les forces de l'OTAN et les États-Unis
04:16se retrouvent pris et englués, aussi bien dans le conflit en Ukraine contre la Russie
04:21et que dans le conflit contre l'Iran, les capacités industrielles ne suivent pas.
04:26Le retour à l'économie du réel, c'est un retour à l'économie
04:30où la capacité de production industrielle compte et le temps compte.
04:35L'autre grande illusion, c'est qu'à partir du moment où on a les dollars,
04:40et vous savez que les États-Unis ne manquent pas de dollars,
04:43avec un déficit public abyssal,
04:47le problème est que les dollars ne suffisent pas à construire un nouvel avion de chasse.
04:51Les dollars ne vous donnent pas un nouveau tank dans l'année qui vient.
04:54Un nouvel avion de chasse, entre sa conception et le fait qu'il soit apte à aller sur le terrain,
04:59c'est probablement 15 ans.
05:00Entre la conception d'un tank et le moment où le tank peut être opérationnel, c'est 3 à 5
05:03ans.
05:04Il y a la construction des usines et il y a l'obtention des savoir-faire.
05:07On sait qu'un grand problème pour la France,
05:09qui a à peu près délocalisé la totalité de ses fournitures militaires,
05:12des chaussures, aux uniformes, en passant par les munitions,
05:16et évidemment la fabrication des armes,
05:18le problème c'est de récupérer les compétences,
05:20et les compétences c'est encore beaucoup plus long à récupérer.
05:24Je pense donc, et pour terminer là-dessus,
05:26je crois que le grand affrontement que nous voyons aujourd'hui,
05:29c'est entre des économies qui sont détruites par la puissance de la finance,
05:34la finance exige des rendements annuels qui sont insupportables par des PME industrielles.
05:39Il faut savoir que les PME industrielles qui ont fait la puissance de l'Allemagne,
05:43qui avaient fait la puissance de la France,
05:45elles se construisent sur des rentabilités pour la famille propriétaire
05:48ou pour les actionnaires propriétaires de 3 à 5% par an.
05:51Quand j'entends des fonds qui disent promouvoir l'indépendance et la souveraineté de la France,
05:57quand j'entends des fonds qui disent promouvoir les valeurs nationales et souverainistes,
06:02et qui exigent des rendements de 25%,
06:04laissez-moi rire.
06:05On ne peut pas faire vivre des PME industrielles en exigeant des rendements supérieurs à 10 ou 15%.
06:12Et à cet égard, le monde occidental tout entier,
06:15les États-Unis d'abord,
06:18ensuite la France dans les années 80,
06:20dorénavant l'Allemagne,
06:21depuis les années 2000 et l'application de BAL3 aux caisses d'épargne et aux banques locales allemandes,
06:27est prise au piège de la finance.
06:29Les activités industrielles et notamment les activités de production d'armement
06:33ne peuvent pas dans la durée dégager des rendements supérieurs à 8 ou 10%.
06:38Dire le contraire, c'est d'abord épandre une illusion
06:41ou c'est faire ce que j'ai vu dans trop d'entreprises françaises
06:45qui après un rachat par un fonds d'investissement
06:47qui exigeait des rentabilités élevées pour revendre à un fonds d'investissement
06:51et quelquefois à un troisième fonds d'investissement,
06:53au troisième fonds d'investissement, l'entreprise est morte.
06:55Parce qu'on a exigé d'elle des rendements que son activité ne peut pas soutenir.
06:59Je pense que c'est le grand piège des économies occidentales aujourd'hui.
07:02C'est ce qui explique que nous ne savons plus gagner des guerres.
07:05C'est ce qui explique que nous sommes en grave pénurie de munitions, etc.
07:10sur le champ de bataille.
07:11C'est ce qui explique qu'aujourd'hui,
07:14oui, les États-Unis, comme l'OTAN, sont en danger.
07:17Parce que nous avons perdu la puissance industrielle
07:20qui, à la fin des fins, décide du sort des batailles.
07:23Donc une finance toute puissante aux États-Unis.
07:26Dites-vous, est-ce que cette finance n'existe pas en Chine, par exemple ?
07:31La Chine, évidemment, est construite sur un modèle différent.
07:33La Chine est construite sur un modèle où, in fine,
07:37c'est la décision politique qui l'emporte.
07:39Le dirigez.
07:40Vous l'avez vu très clairement.
07:41Quand Jack Ma, un des hommes les plus riches du monde,
07:44qui a construit une incroyable entreprise avec un succès salué partout dans le monde
07:48et apprécié par les consommateurs chinois,
07:50a voulu se mêler de politique.
07:52Il a très vite été appelé, pendant quelques mois,
07:54à réfléchir à l'ombre du cachot
07:56au fait que les milliards ne donnent pas le droit de se mêler de politique.
08:01Ça me paraît très important parce que, probablement,
08:04et ce que nous avons dans nos pays, et notamment en France,
08:06nous avons abandonné beaucoup trop de notre pouvoir
08:10et notamment de notre capacité à garder nos entreprises,
08:13à faire grandir nos entreprises dans la durée,
08:15en sécurisant un actionnariat familial ou un actionnariat stable.
08:19On a sacrifié tout ça à la recherche de rendements illusoires.
08:22Ça veut dire qu'on a sacrifié notre industrie
08:24et qu'on a sacrifié une partie de nos souverainetés.
08:26Ce n'est pas ce que fait la Chine.
08:27En Chine, le pouvoir politique,
08:29qui, dans un dialogue constant avec les entreprises,
08:32petites, moyennes et grandes entreprises,
08:34le pouvoir garde la main.
08:36Et tout milliardaire chinois sait très bien
08:39que s'il se mêle de politique
08:41ou s'il entre sur le terrain de la gouvernance du pays,
08:44il aura des problèmes.
08:46Les affaires ne décident pas de la politique
08:48et je dirais plus encore,
08:50contrairement à ce qui se passe probablement aux États-Unis,
08:52le monde des affaires ne décide pas de la paix ou de la guerre.
08:55Donald Trump et Xi Jinping ont donc évoqué
08:59cette guerre des États-Unis en Iran.
09:03Est-ce que vous pouvez nous expliquer
09:05comment la Chine vit économiquement ce conflit ?
09:09Avec le blocage du détroit d'or.
09:11Alors, j'étais en Chine il y a trois semaines
09:13et je serai à Pékin dimanche prochain.
09:16Je n'ai pas vu les signes d'inquiétude
09:20et je n'ai pas vu les signes concrets
09:21de difficulté d'approvisionnement
09:23auxquels j'ai pu assister, par exemple, en Thaïlande.
09:26En Thaïlande, qui dépend beaucoup de la pêche,
09:28vous avez des bateaux de pêche qui ne sortent pas
09:29parce que c'est devenu trop cher.
09:31Le prix des transports en commun a singulièrement augmenté.
09:34Dans certaines villes en Inde,
09:36notamment la partie de la population la plus pauvre
09:38qui n'a pas accès à un branchement sur les tuyaux du gaz,
09:42achètent des bonbonnes de gaz au jour le jour
09:43pour faire cuire les repas.
09:45C'est vrai aussi dans des coins un peu reculés,
09:47des restaurants.
09:48Il y a des endroits en Inde
09:49où, faute d'approvisionnement en bonbonnes de gaz,
09:51on ne pouvait plus faire chauffer les repas.
09:53Ce qui pose très vite un grave problème
09:55que je connais bien pour passer du temps
09:57dans des pays à forte chaleur,
09:59quand il n'y a pas d'énergie,
10:01il n'y a pas la chaîne du froid.
10:02Et donc, quand il n'y a pas d'énergie, très vite,
10:04vous ne pouvez plus manger ni poisson, ni viande,
10:06ni aucun aliment qui ne peut pas se conserver
10:08au-delà de quelques jours.
10:09Donc, vous êtes très vite confronté
10:11à des problèmes qui touchent la vie quotidienne
10:13et qui touchent votre santé.
10:14Ça n'est absolument pas le cas de la Chine
10:16pour plusieurs raisons.
10:17D'abord, la Chine a des réserves stratégiques
10:19absolument considérables.
10:20On parle de plus d'une année d'indépendance totale
10:23en matière d'énergie.
10:24On parle de plusieurs années en termes d'engrais.
10:27Et d'ailleurs, un sénateur américain
10:29vient d'engager la Chine
10:30à réouvrir ses exportations d'engrais
10:32parce que l'engrais, c'est du gaz ou du pétrole.
10:36La Chine a bloqué les exportations d'engrais,
10:38ce qui pose un problème grave
10:40à d'autres pays
10:41qui pourraient se trouver en pénurie alimentaire
10:42si le blocage du détroit d'Hormuz se poursuit.
10:45Donc, je n'ai pas vu de signe d'inquiétude
10:47et je n'ai pas vu encore plus
10:49de signe de fébrilité en Chine.
10:51Pour une raison bien simple,
10:53la capacité de production d'énergie renouvelable en Chine
10:56est de très loin la première du monde.
10:59La capacité nucléaire de la Chine
11:01est absolument considérable
11:02et ils sont en train de se doter
11:04de plusieurs dizaines de nouvelles centrales nucléaires.
11:07La fourniture de gaz et de pétrole
11:09par la Russie continue à plein.
11:12Probablement, est-ce que la fourniture de gaz et de pétrole
11:15par d'autres biais,
11:16notamment par le biais du Pakistan, etc.,
11:18bien sûr, beaucoup moins que par le détroit d'Hormuz,
11:20mais continue.
11:21Donc, je ne sens pas la Chine
11:23ni en danger de pénurie,
11:25ni même en danger tout court
11:27de cessation d'approvisionnement.
11:29Donc, Donald Trump est allé faire cette guerre en Iran,
11:32on l'imagine pour bloquer la Chine,
11:35d'une certaine manière,
11:36s'est-il trompé complètement sur toute la ligne ?
11:39Je pense que la grande erreur de Donald Trump,
11:42probablement sous la dictée israélienne,
11:44c'est d'avoir cru que,
11:46un peu comme ça a été le cas au Venezuela,
11:48le régime iranien allait s'effondrer tout seul.
11:51Probablement aussi,
11:51est-ce que Donald Trump a sous-estimé
11:55un élément culturel qui me paraît essentiel,
11:57la religion chiite
11:59est une religion du sacrifice et de la souffrance.
12:02Et la capacité,
12:03on appellerait ça la résilience,
12:05on pourrait appeler ça en termes financiers,
12:07la capacité antifragile du régime iranien,
12:10dépasse probablement
12:11tout ce que l'on est capable d'imaginer en Occident.
12:14L'Iran est capable de supporter
12:16des épreuves extrêmes.
12:17Il faut quand même savoir que l'Iran,
12:19comme d'ailleurs la Russie,
12:20supporte depuis plusieurs décennies
12:21des dispositions de boycott et d'embargo
12:25absolument extraordinaires.
12:27Et l'Iran a su faire face
12:29et l'Iran a su s'adapter
12:30et a su vivre
12:31contre tous ces embargos
12:32et contre cette tentative
12:34d'étouffer et d'asphyxier
12:36l'Iran
12:37par la suppression
12:38de toute fourniture d'avions,
12:39de toute fourniture de médicaments,
12:41etc.
12:42Ce qui, dans certains cas,
12:43à mon avis,
12:44n'est pas loin de constituer
12:44un crime contre l'humanité.
12:45Mais c'est un autre sujet.
12:47L'Iran a su survivre.
12:49Et l'Iran, probablement,
12:50s'apprête à survivre,
12:51peut-être,
12:52à un nouvel essor,
12:53à un nouvel essaim
12:54de frappe américaine.
12:55Ils ont cette capacité de résilience
12:57que, naturellement,
12:58la plupart des pays occidentaux n'ont pas
13:00et qu'en tout cas,
13:00les États-Unis n'ont plus.
13:02C'est probablement
13:03une grande différence
13:04qui explique l'erreur
13:05de Donald Trump
13:06à laquelle vous faisiez allusion.
13:08– Vous avez récemment déjeuné
13:10avec l'ambassadeur de Chine
13:12à Paris.
13:13On y reviendra par la suite.
13:14Est-ce que vous pouvez nous dire,
13:16d'ores et déjà,
13:17comment la Chine supporte économiquement
13:19l'Iran dans sa guerre ?
13:21– La Chine est très discrète
13:23sur le support à l'Iran,
13:24de la même manière que la Russie.
13:26Ce qui me paraît important de souligner,
13:28et vous le disiez,
13:29j'ai effectivement eu l'occasion
13:31d'entendre l'ambassadeur de Chine
13:33en France exprimer à ce sujet
13:35et converser avec nous.
13:37Ce qui m'apparaît très important
13:39de comprendre,
13:40c'est que la Chine se positionne
13:42en acteur de stabilité
13:45et en acteur de progrès global
13:49pour le monde.
13:51Pourquoi ?
13:52C'est un positionnement stratégique
13:54qui vient du fond de l'histoire de la Chine.
13:56Donc vous savez que l'histoire de la Chine
13:57n'a jamais été une histoire de conquête.
13:59Ça a d'ailleurs plutôt été
14:00une histoire d'invasion digérée par la Chine.
14:03– Le siècle d'immigration.
14:04– Qui a en quelque sorte cynisé
14:05ce qui entrait en Chine.
14:08Aujourd'hui, l'application de cela,
14:10c'est que la Chine considère
14:12que les États-Unis sont devenus
14:13l'empire du chaos.
14:15Regardez les guerres initiées
14:17par les États-Unis,
14:18quelquefois malheureusement
14:19avec le concours de la France.
14:21Ce sont des guerres qui apportaient
14:22le chaos, la destruction
14:23et la désolation
14:24partout où elles ont eu lieu.
14:26Et ce n'est pas un jugement
14:28que je porte sur le régime israélien,
14:29mais il est très clair
14:30que la plupart des guerres,
14:31conduites pour certaines
14:32avec des motifs légitimes
14:34de sécurité intérieure,
14:36mais ont conduit la désolation,
14:37la destruction et le chaos
14:38tout autour d'Israël.
14:41La Chine a bien compris cela
14:42et prend le contre-pied.
14:44La Chine se positionne
14:45partout dans le monde,
14:46par exemple en Afrique,
14:47en attribuant des droits de douane
14:49égales à zéro
14:50à toutes les exportations
14:51de 53 pays en Chine,
14:53en disant
14:54que c'est notre manière
14:54d'aider votre développement.
14:56Et c'est notre manière
14:57qui n'a rien d'impérialiste,
14:58de vous aider
14:59à faire grandir vos entreprises,
15:01de vous aider à innover,
15:02de vous aider à aller
15:03sur la voie d'une croissance
15:05qui bénéficie
15:06à votre population
15:07chez vous.
15:08Donc, dans les propos
15:09récents de l'ambassadeur de Chine,
15:10insistant sur la coopération positive,
15:13insistant beaucoup
15:14sur l'environnement
15:14et sur les engagements
15:15environnementaux de la Chine,
15:17donc vous savez que c'est maintenant
15:18le principal leader
15:19qui reste attaché
15:20à l'accord de Paris.
15:21L'ambassadeur de Chine
15:22a pris précaution
15:23de bien citer
15:24les dérèglements climatiques
15:25comme un des grands sujets
15:27de l'action de la Chine
15:28dans toute l'Asie du Sud-Est,
15:30en Afrique et ailleurs.
15:31La Chine veut apparaître
15:33face aux Etats-Unis
15:34comme un acteur
15:35de prospérité collective,
15:37un acteur de coopération
15:39et un acteur d'ouverture.
15:41Ça me paraît très important
15:43dans le dialogue
15:44qui a eu lieu
15:45entre le président Xi Jinping
15:46et le président Donald Trump
15:48puisque maintenant,
15:49aux yeux d'un nombre
15:50croissant de pays
15:51et toutes les enquêtes
15:52d'opinion le montrent,
15:53de manière assez décisive
15:56pour le futur,
15:57les Etats-Unis apparaissent
15:59comme une puissance du chaos
16:00et une puissance
16:01qui essaye de garder
16:02sa suprématie
16:03en semant le chaos
16:04et la destruction
16:04autour d'elle.
16:05Là où la Chine,
16:06prenant le contre-pied
16:08et cherche à passer
16:09pour une puissance
16:11bienveillante,
16:12je pense que le mot
16:13est très important.
16:14Les Etats-Unis,
16:15je les ai beaucoup rencontrés
16:16en Afrique
16:17avec USAID, etc.,
16:18il y a quelques décennies,
16:20les Etats-Unis
16:21étaient une puissance
16:21bienveillante.
16:22Et les Etats-Unis
16:23ont aidé nombre de pays
16:24même s'ils ne partageaient
16:26pas leurs options politiques,
16:27même s'ils n'étaient pas
16:28très ouverts au libéralisme
16:30etc.
16:30Les Etats-Unis
16:31étaient une puissance
16:32bienveillante.
16:33– Jusqu'à quand ?
16:34– Le grand changement
16:35qui m'apparaît,
16:36je pense que le premier
16:38grand changement,
16:39c'était la guerre injuste
16:40contre la Serbie,
16:4199,
16:42malheureusement soutenue
16:42par la France
16:43et l'Union Européenne
16:43et l'OTAN.
16:44Et je pense qu'ensuite,
16:45ce sont des guerres
16:46désastreuses
16:47contre l'Irak,
16:48contre l'Afghanistan,
16:49contre la Libye,
16:50contre le Soudan,
16:50etc.
16:51Si l'on fait la liste,
16:53elle est dramatique.
16:54Qui pense vraiment
16:55qu'en Irak,
16:56au Liban,
16:57au Soudan,
16:58en Afghanistan,
16:59on vit mieux
16:59qu'avant les interventions
17:00américaines.
17:01On sait bien
17:02que ces interventions
17:02n'ont jamais réussi,
17:04contrairement à ce que
17:04disaient les idéologues
17:05américains,
17:07les Khagan,
17:08etc.
17:08On n'a jamais réussi
17:09à mettre en place
17:10un État libéral
17:11ou un État démocratique.
17:12Au contraire,
17:14on est,
17:14si je puis le dire,
17:16revenu au temps
17:16des guerres tribales,
17:17revenu au temps
17:18des guerres religieuses
17:19et c'est une régression
17:20civilisationnelle extraordinaire.
17:22Il faut quand même
17:22se rappeler que le régime
17:23de Saddam Hussein,
17:24haïssable à bien des égards,
17:26était un régime laïque
17:27et ce qui se réclamait
17:28du socialisme,
17:29que c'est un chrétien
17:30qui était le ministre
17:31des Affaires étrangères
17:32de Saddam Hussein.
17:32C'est proprement
17:33impossible aujourd'hui.
17:35Et regardez l'État
17:36de la Syrie,
17:37on a probablement
17:38remplacé un régime
17:39détestable
17:39par un régime dirigé
17:41par un ancien terroriste.
17:42Où est le progrès ?
17:43Où est la coopération ?
17:45Où est la voie
17:46vers un progrès
17:46de la civilisation ?
17:47C'est la voie
17:48que cherche à représenter
17:49la Chine partout
17:50dans le monde.
17:51Et je dois le dire,
17:52pour avoir assisté
17:53à la création
17:54de l'Académie
17:56des sciences sociales
17:57chinoises
17:58à Dakar
17:58pour tout l'ouest
17:59de l'Afrique,
18:00pour avoir participé
18:02à des réunions
18:02avec les pays africains
18:04réunis dans le FOCAC
18:05à Pékin.
18:06Je suis très conscient
18:08que dans nombreux
18:10pays d'Afrique,
18:11d'Amérique latine
18:12et d'Asie du Sud-Est,
18:13la Chine apparaît
18:14donne rénavant
18:15comme un partenaire
18:16bienveillant
18:16et comme le partenaire
18:18préféré
18:19d'un développement
18:20harmonieux.
18:21Ce qu'étaient
18:21les États-Unis,
18:22vous m'avez posé
18:23la question
18:23il y a probablement
18:2420 ou 30 ans,
18:25ce que pour l'instant
18:26en tout cas
18:27les États-Unis
18:27ne sont plus.
18:29À l'heure
18:29où nous parlons
18:30aucune des deux parties,
18:32que ce soit
18:33États-Unis
18:34ou Iran
18:34ne semble vouloir
18:36céder,
18:37est-ce qu'on se dirige
18:39Hervé Juvin
18:40vers un enlisement
18:41de la situation
18:42de la guerre
18:43et s'il y a enlisement
18:44quelles seront
18:45les conséquences économiques
18:46pour la France ?
18:48La guerre a beaucoup
18:49de raisons,
18:49j'en ai cité quelques-unes.
18:51Probablement est-ce que
18:52c'est aussi très facile
18:53pour faire oublier
18:54l'affaire Epstein ?
18:54Probablement est-ce que
18:55c'est très facile
18:57pour différer
18:57les problèmes de la dette ?
18:59Je rappelle quand même
18:59la dette américaine
19:00à 40 000 milliards de dollars,
19:02ça ne s'est jamais vu.
19:02La dette française,
19:03on va vers les 3 500 milliards,
19:05on les a quand même
19:06augmentées de 50%
19:08depuis la présidence
19:08d'Emmanuel Macron.
19:10Est-ce que cette guerre
19:10est favorable
19:11à la résorption
19:12de la dette ?
19:13En tout cas,
19:14ça fait fuir l'idée
19:15que la dette
19:16est le premier sujet
19:17d'actualité.
19:18Aujourd'hui ou hier,
19:20les taux d'intérêt américains
19:21à 20 ans
19:21ont dépassé les 5%.
19:23Certains commentateurs
19:24avisés disent
19:25que les marchés
19:26obligataires occidentaux
19:27commencent à trembler
19:28sur leur base.
19:29Et on sait que
19:30les chiffres
19:30de la croissance allemande
19:31et les chiffres
19:32de l'industrie allemande
19:33sont mauvais
19:33et sont même très mauvais.
19:35Les piliers traditionnels,
19:36le fameux Mittelstand
19:37de l'industrie allemande,
19:38c'est en train
19:39de s'écrouler.
19:39Et c'est en train
19:40de s'écrouler
19:41notamment parce que
19:42ces entreprises,
19:44grosses entreprises
19:45de taille moyenne
19:45ou de taille intermédiaire,
19:47plusieurs centaines
19:48à quelques milliers
19:49de salariés,
19:49ne trouvent plus
19:50dans les banques locales
19:51contraintes par BAL3
19:53et par les réglementations
19:54européennes
19:54les moyens
19:55de financer l'activité
19:56de manière durable
19:57pour des actionnaires
19:59familiaux
20:00ou régionaux
20:01qui se contentent
20:02de rendements limités.
20:03Ce pilier
20:04de la croissance
20:05industrielle allemande
20:06est en train
20:06de disparaître.
20:07Ça veut dire
20:08tout simplement
20:08que la capacité
20:09de faire face
20:10aux dettes publiques
20:11est en train
20:12de se réduire.
20:13L'avantage d'une guerre,
20:14c'est qu'on ne parle
20:15plus que de la guerre.
20:16L'avantage d'une épidémie
20:18comme le Covid
20:18et peut-être du antavirus,
20:20on voit bien
20:21qu'on cherche
20:21par tous les moyens
20:22à nous vendre
20:23une possible épidémie,
20:24à nous faire peur,
20:25c'est que quand tout le monde
20:26porte des masques
20:26et est confiné chez soi,
20:27on ne parle plus
20:28de la dette publique
20:29ou on oublie
20:29la dette publique.
20:31Probablement,
20:31est-ce que nous sommes
20:33sur des opérations
20:35qu'il ne faut pas
20:36considérer simplement
20:37dans le cas
20:38de la guerre
20:38contre l'Iran
20:39comme une opération
20:40militaire
20:41faisant face
20:42à la menace
20:43supposée
20:43d'un Iran nucléaire ?
20:45Probablement,
20:45est-ce qu'il faut
20:46regarder les choses
20:46de manière
20:47beaucoup plus vaste ?
20:48Qu'est-ce qui va passer
20:49au premier plan
20:49de l'actualité ?
20:51Qu'est-ce qui va
20:52déterminer le domaine
20:53du pensable
20:54et du croyable ?
20:55Or, aujourd'hui,
20:56dans la tête
20:57de la majorité
20:58de nos concitoyens,
20:58dans la tête
20:59de beaucoup d'Occidentaux,
21:00le premier sujet
21:01c'est cette guerre
21:02en Iran ?
21:03Peut-être est-ce
21:04qu'on va réussir
21:04et les médias
21:06officiels y concourent.
21:07Ça a été extraordinaire
21:08il y a deux ou trois jours.
21:10La quasi-totalité
21:11des unes
21:12des journaux officiels,
21:13des télévisions officielles,
21:14des radios,
21:15etc.
21:16étaient consacrées
21:16à Antavirus
21:17qui, objectivement,
21:18pour l'instant,
21:19ne représente rien.
21:20Pourquoi, Hervé Jules ?
21:21On voit bien
21:21que la politique
21:22de la peur
21:23permet d'oublier
21:24les réels problèmes
21:25structurels
21:26de nos économies occidentales.
21:27Pourquoi la question
21:28de la dette française
21:29serait-elle
21:30la première préoccupation
21:32si on enlevait
21:33l'antavirus,
21:34la guerre
21:35au Moyen-Orient ?
21:36Vous avez un livre
21:38qui vient d'être publié
21:38par M. Hering
21:39en Allemagne
21:40qui s'appelle
21:41Le complexe de la vérité.
21:42Et ce livre,
21:44publié par un célèbre
21:44journaliste allemand,
21:45est une enquête
21:46de plusieurs années
21:47sur qu'est-ce qui fabrique
21:48le domaine du pensable
21:50et du croyable.
21:50L'épargnant français,
21:52le petit actionnaire,
21:54il y a des choses
21:55qui sont dans le domaine
21:56du pensable
21:56et du croyable
21:57et puis il y a des choses
21:58qui en sortent
21:59tout simplement
22:00parce qu'on ne les voit
22:00nulle part dans les journaux,
22:01personne n'en parle.
22:02L'objet du complexe
22:04de vérité,
22:04c'est de fabriquer
22:06ce que vous allez penser
22:07et ce que vous allez croire
22:08à un moment donné
22:10parce que deux ou trois sujets
22:11chassent tous les autres.
22:13Et pour moi,
22:14il est très clair aujourd'hui
22:15qu'une des fonctions
22:16de la guerre contre l'Iran,
22:18une des fonctions
22:19des préoccupations
22:20vendues par l'Organisation mondiale
22:22de la santé,
22:22Bill Gates,
22:23sur les possibles pandémies,
22:25avec une chronologie
22:26que je ne vais pas détailler ici
22:27mais qui est absolument fabuleuse.
22:29On a Moderna
22:29qui a déposé un brevet
22:30sur les antivirus
22:31il y a quelques mois.
22:32On a eu un exercice
22:33de l'OMS,
22:34que se passerait-il
22:34si on avait une nouvelle pandémie ?
22:36Et on a des messages
22:37des grandes compagnies pharmaceutiques,
22:38il faut absolument trouver
22:39un autre vaccin
22:40pour succéder au vaccin
22:41contre le Covid.
22:43Ça veut dire
22:43qu'on a une fabrique
22:44de la vérité,
22:45soutenue par des moyens
22:46financiers absolument considérables,
22:48qui va installer
22:49une préoccupation
22:50dans la tête des Français.
22:51Et à ce moment-là,
22:52vous n'allez plus penser
22:52au cours de l'air liquide
22:53d'ENGIE ou de Schneider.
22:55Vous n'allez plus penser
22:56est-ce que la France
22:57est en train de réussir
22:58la transition
22:58vers l'intelligence artificielle ?
23:00Vous allez penser
23:01peut-être que je n'aurai plus
23:02de pétrole
23:03ou d'essence
23:04à mettre dans ma voiture
23:04et le diesel
23:05va passer à 2,50 euros
23:06ou à 3 euros.
23:07Ça va être trop cher
23:08de me déplacer
23:09ou de partir en week-end.
23:10Et vous allez penser
23:11est-ce que bientôt
23:11on va être confiné ?
23:12Est-ce que je dois acheter des masques ?
23:14Et d'ailleurs,
23:14j'observe autour de moi à Paris
23:15que des gens ont commencé
23:16à acheter des masques.
23:17On en voit dans le métro.
23:22On installe les préoccupations
23:24dans la tête des gens
23:25qui en évacuent d'autres.
23:26Tout ça,
23:27c'est un excellent moyen
23:28pour ne pas se poser
23:29les questions politiques
23:30qui se posent.
23:30Et tout ça,
23:31c'est un excellent moyen
23:32d'oublier
23:32les grandes questions économiques
23:34qui sont quand même
23:35et notamment
23:36la soutenabilité
23:37des dettes publiques.
23:38Vous évoquez à l'instant,
23:40Hervé Juvin,
23:40l'affaire Epstein
23:41comme potentiel écran de fumée
23:46utilisé par les politiques
23:47pour cacher
23:48la réalité économique du pays.
23:51Justement,
23:51l'affaire Epstein
23:52en France,
23:53quelles seraient
23:55leurs conséquences économiques,
23:57le volet économique
23:59de l'affaire Epstein
23:59en France ?
24:01D'abord,
24:02la France a peut-être
24:03une place plus importante
24:04qu'on ne l'a dit d'abord
24:05dans l'affaire Epstein.
24:07Quand on regarde
24:08les noms qui sont cités
24:09dans les documents
24:10rendus publics,
24:11on s'aperçoit
24:12qu'il y a un certain nombre
24:13de noms français
24:14qui apparaissent.
24:16La presse est quand même
24:17extraordinairement discrète
24:18sur ce sujet.
24:20De la même manière
24:21qu'elle a été très discrète
24:21sur la mort en prison
24:23d'un des principaux complices,
24:25un des principaux fournisseurs
24:26de jeunes modèles
24:28et de jeunes femmes
24:28soi-disant complaisantes
24:32auprès d'Epstein.
24:33Mais pour aller,
24:34pour répondre à votre question
24:35sur le fond,
24:36l'affaire Epstein
24:37a vraiment ébranlé
24:38un système de pouvoir
24:40et pourrait-on dire
24:41un système à peu près
24:42mafieux de collusion
24:43entre l'argent,
24:45le sexe,
24:46le pouvoir politique
24:47et le renseignement.
24:48La banque Rothschild
24:49au milieu de cette affaire.
24:52Il y a eu beaucoup
24:52de noms cités.
24:53Les flux financiers
24:54sont extraordinairement importants.
24:57On vient d'avoir
24:57un document extrêmement intéressant
24:59dans lequel Epstein
25:00dit en toutes lettres
25:01qu'il faut financer
25:02des fondations,
25:03il faut financer
25:03des ONG,
25:04c'est le moyen
25:05de défiscaliser,
25:06c'est le moyen
25:06la main sur le cœur
25:07d'être très généreux
25:08et c'est le moyen
25:09de contrôler les médias
25:10et c'est le moyen
25:10de contrôler l'opinion publique.
25:13Epstein est quelqu'un
25:14qui a participé
25:14au contrôle
25:15par un petit groupe
25:16de puissance
25:17de l'opinion publique.
25:20Probablement,
25:20est-ce que pour des puissances
25:21qui comptent,
25:22c'est très important
25:23que tout ceci
25:24soit enterré et oublié.
25:25Et comment est-ce
25:25qu'on enterre et oublie ?
25:26Ce n'est pas un allumant
25:27des contrefeux.
25:28Ce n'est pas en disant
25:29finalement il ne s'est rien passé,
25:31ça concerne très peu de gens,
25:31etc.
25:32C'est tout simplement
25:33en faisant qu'un sujet
25:34chasse l'autre.
25:35Et aujourd'hui,
25:36je le répète,
25:37je pense que
25:37la fonction
25:38d'une grande peur
25:40de nouvelles pandémies,
25:41la fonction
25:42de la grande peur
25:43d'une pénurie de carburant,
25:44etc.
25:45Ça sert aussi à cela.
25:47Je n'ai pas dit
25:48que la guerre d'Iran
25:49était provoquée par,
25:50mais je dis
25:50qu'elle est instrumentalisée.
25:52Ça sert merveilleusement
25:53à faire oublier
25:53d'autres sujets.
25:54Et puis,
25:55on a également
25:56la publication
25:57par le Pentagone
25:58de ces images
25:59concernant des ovnis
26:01qui vient encore plus
26:02accréditer
26:03ce que vous racontez,
26:05Réjouvin.
26:05Oui,
26:05la grande peur
26:06des extraterrestres,
26:07bien entendu.
26:09Revenons
26:10à ce déplacement
26:11du président américain
26:12à Pékin
26:13sur leurs différents
26:14commerciaux.
26:15Washington a annoncé
26:16avant la rencontre
26:18des deux chefs
26:19d'État
26:20qu'il s'agissait
26:21de rééquilibrer
26:22la relation
26:23avec la Chine.
26:24Où en sont
26:25aujourd'hui
26:25les relations
26:26commerciales
26:27sino-américaines ?
26:29Alors,
26:30les relations
26:30commerciales
26:31sino-américaines,
26:32contrairement à ce que
26:32l'on croit
26:33un peu facilement
26:33après l'augmentation
26:34des tarifs douaniers
26:36par Donald Trump
26:37allant jusqu'en 140%,
26:39le blocage
26:40non seulement
26:41des semi-conducteurs
26:42des puces
26:43de très haut niveau,
26:44mais le blocage
26:45de tous les équipements
26:46qui servent
26:47à les fabriquer
26:47pour que la Chine
26:48ne puisse pas
26:49se développer
26:49dans le domaine
26:50de l'intelligence artificielle
26:51pour bloquer
26:52le développement
26:52d'entreprises
26:53comme Huawei,
26:54etc.
26:55Tout ceci fait croire
26:56que les relations
26:57commerciales
26:57sont au point mort.
26:58C'est absolument faux.
27:00Le déficit commercial
27:01des États-Unis
27:02avec la Chine
27:02demeure absolument considérable.
27:04La Chine a réalisé
27:06des bénéfices commerciaux
27:08jamais vus
27:08l'an dernier
27:09et les premiers chiffres
27:10disponibles pour février-mars
27:12de l'année 2026
27:13sont encore supérieurs.
27:15Ça veut dire
27:15que la Chine
27:16a réussi le découplage.
27:17La Chine n'est plus seulement
27:18dépendante du commerce
27:19avec les États-Unis
27:20puisque pendant très longtemps
27:21c'était son premier partenaire.
27:22La Chine se développe
27:23sur tous les fronts,
27:24je l'ai dit avec l'Afrique,
27:25mais aussi avec l'Inde,
27:26mais aussi avec toute l'Asie
27:27du Sud-Est,
27:28avec des économies
27:29dont on parle peu
27:30mais qui commencent
27:30à peser d'un poids singulier
27:31comme l'Indonésie,
27:33le pays musulman
27:34le plus peuplé au monde,
27:35un pays de 400 millions
27:36d'habitants bientôt
27:37qui probablement
27:38à échelle
27:39de la fin des années 30
27:40sera la quatrième
27:41ou la cinquième puissance mondiale.
27:42Oui, la Chine
27:43se sert de l'Indonésie
27:44pour éviter
27:45les droits de douane américains.
27:46Bien entendu,
27:47bien entendu.
27:48Donc la Chine
27:48a une stratégie
27:49de connectivité
27:50dans toute l'Asie centrale,
27:52la Chine a une stratégie
27:53de fourniture
27:54de matières premières
27:55à bas prix
27:55avec la Russie,
27:57les sanctions
27:58ont bien aidé
27:59puisqu'il y a des sanctions
28:01américaines
28:01et je dois le dire
28:02les sanctions stupides
28:03de l'Union européenne
28:04à l'égard de la Russie,
28:05ça garantit à la Chine
28:07un approvisionnement
28:07à très bas prix
28:09pratiquement illimité.
28:11Et jeter
28:12la Russie
28:13dans les bras
28:13de la Chine,
28:14si c'est un calcul
28:15stratégique
28:16de l'Union européenne,
28:17je ne dirais certainement
28:18pas que c'est un calcul
28:19stratégique
28:20qui porte beaucoup
28:21de fruits
28:21pour l'Union européenne.
28:23Bref,
28:23pour revenir
28:23à votre question,
28:25le bénéfice commercial
28:27de la Chine
28:27continue d'augmenter.
28:29Le grand sujet,
28:31il est commercial
28:32sur les droits de douane,
28:33il est commercial
28:34sur l'insistance
28:35de Donald Trump
28:36pour revenir
28:37avec quelques succès
28:38dans sa besace,
28:39on parle de la vente
28:40de 500 Boeing,
28:42on parle d'achats massifs
28:44de soja
28:44par la Chine
28:45pour ses élevages
28:46qui est très vraisemblable,
28:47on parle aussi
28:48de certains accords
28:49pour que la Chine
28:50achète de l'énergie
28:51aux Etats-Unis,
28:52tout ça est très possible.
28:53Le vrai sujet,
28:55me semble-t-il,
28:55en fond de cours,
28:57c'est le sujet
28:58des monnaies.
28:59Est-ce que la Chine
29:00va appuyer
29:01sur l'accélérateur
29:02de la dédollarisation ?
29:04Est-ce que la Chine
29:05va poursuivre
29:06ce qui a été entrepris
29:07par l'organisation
29:08de Shanghai,
29:10confirmé lors du sommet
29:11de Tianjin
29:11en septembre dernier
29:13avec le Premier ministre
29:15Narendra Modi,
29:16avec le président Poutine,
29:17etc.
29:18Ou est-ce que la Chine
29:21va mettre
29:22le ralentisseur
29:24sur l'avènement
29:26de transactions
29:27hors de portée
29:28des sanctions américaines
29:29et du dollar
29:29et sur la substitution
29:31d'autres monnaies
29:32et notamment du yuan
29:33ou du renminbi,
29:34monnaie chinoise,
29:35aux transactions,
29:36par exemple en pétrole
29:37et en gaz,
29:38par exemple en matière
29:39première agricole,
29:40par exemple en terres rares
29:41et en minerais ?
29:41Vous êtes en train
29:42de nous dire
29:42que c'est le président
29:43Xi Jinping
29:44qui a la main
29:45sur l'avenir
29:46des relations
29:48sino-américaines économiques ?
29:49Je pense que
29:50le président Xi Jinping
29:51a largement le pied
29:52sur l'accélérateur,
29:53sur le frein
29:54de la dédollarisation.
29:56Avec une conscience
29:57qui je crois
29:59est très forte en Chine,
30:01ce sont des calculs
30:02tout à fait personnels.
30:04Mais le bénéfice du dollar
30:05au cours des décennies
30:07écoulées,
30:07pour moi,
30:09c'est de l'ordre
30:09de 30%
30:10de la richesse américaine.
30:11Aujourd'hui,
30:12si on avait
30:13une dédollarisation massive,
30:14c'est très clair
30:15que les États-Unis
30:16ne peuvent plus faire face
30:18aux échéances
30:19de leurs dettes.
30:19On commence d'ailleurs
30:20à parler d'une baisse
30:21des coupons aux États-Unis.
30:22Le marché obligataire
30:23tremble sur ses bases.
30:24Mais clairement,
30:25les États-Unis seront incapables
30:26de faire face à leurs dettes.
30:28Très clairement,
30:28les États-Unis seront incapables
30:29de faire face
30:30aux investissements souhaités,
30:31etc.
30:32Ça veut dire tout simplement
30:34la guerre mondiale.
30:35Aucun pays,
30:36aucune puissance
30:37ne peut accepter
30:38qu'on lui enlève
30:3830% de son pouvoir d'achat
30:39ou de sa richesse
30:40sans aller à la guerre
30:41pour cela.
30:42Les Chinois en sont très conscients.
30:44Donc je pense que les Chinois,
30:46c'est une banalité de le dire,
30:47qui jouent le temps long,
30:50souhaitent diminuer
30:51très progressivement
30:52la part du dollar
30:53dans les échanges mondiaux.
30:55Mais la Chine n'est absolument
30:57pas désireuse
30:58de provoquer des conflits
30:58ou de provoquer une guerre.
31:00On sait bien que dans l'histoire,
31:01beaucoup de conflits
31:02ont été provoqués
31:03par l'ambition
31:03de mettre la main sur l'or
31:04ou sur les ressources
31:05d'un État voisin.
31:06Les États,
31:07faillis
31:08avec de puissantes armées,
31:10ont toujours eu recours
31:11à la guerre
31:12pour rétablir leurs finances
31:14et pour faire face
31:15à leur endettement public.
31:15Je pense que les stratèges chinois
31:18sont extraordinairement conscients
31:21du fait que les États-Unis
31:22ne peuvent pas accepter
31:24un processus
31:24de dédollarisation rapide.
31:26Il leur faut le temps s'il y avait.
31:27Les Américains n'accepteront pas
31:28la vassalisation chinoise ?
31:30Il ne s'agit pas
31:31d'une vassalisation chinoise.
31:33Le discours chinois
31:34serait probablement
31:35chacun chez soi,
31:36nous sommes prêts à coopérer,
31:38mais ne prétendez pas
31:39nous donner des ordres
31:40et nous ne céderons
31:40jamais au chantage.
31:41Mais de quel type de guerre mondiale
31:43vous évoquiez à l'instant ?
31:45Pour les Chinois,
31:45les tarifs douaniers
31:47décidés par Donald Trump
31:48ont ressemblé
31:49à des décisions de guerre.
31:50Pour les Chinois,
31:53les contrats massifs
31:54d'armement donnés à Taïwan
31:56ressemblent
31:56à des dispositifs de guerre.
31:58Pour les Chinois,
32:00le soutien semble-t-il
32:01accordé par les États-Unis
32:04à un gouvernement nationaliste
32:09que l'on pourrait qualifier
32:10de revanchard au Japon
32:11et notamment l'idée
32:13que le Japon pourrait avoir
32:14accès à l'arme nucléaire
32:15comme l'Allemagne
32:16pourrait avoir accès
32:17à l'arme nucléaire.
32:18Je crois que pour les Chinois,
32:20ce sont des fins de non recevoir.
32:21Jamais le Japon
32:22ne doit avoir accès
32:23à l'arme nucléaire
32:24et j'avoue que je suis assez d'accord
32:25avec eux sur ce point-là.
32:27Je pense que ce sont
32:28de véritables sujets
32:29qui ont été sur la table
32:31des discussions
32:31entre le président Donald Trump
32:33et le président Xi Jinping.
32:35La peur d'une guerre mondiale,
32:36le fait que tout doit être évité
32:38pour éviter une guerre mondiale
32:39dont on voit les prémices.
32:41On voit bien
32:42que les deux à trois
32:43grandes puissances mondiales
32:45sont en train
32:45de tâter le terrain.
32:46Je pense que les Chinois
32:47sont prêts à faire beaucoup
32:48pour calmer les inquiétudes américaines.
32:51Les Chinois n'en veulent pas.
32:52Ils sont prêts
32:53à beaucoup de choses
32:54pour calmer.
32:54En sont-ils capables ?
32:55En ont-ils les moyens ?
32:57La grande inquiétude stratégique
32:59aujourd'hui,
32:59c'est que la seule chose
33:00qui reste aux États-Unis
33:02aujourd'hui,
33:04si j'accepte le high-tech
33:07et une suprématie
33:09que je demande à vérifier
33:10dans le domaine
33:10de l'intelligence artificielle
33:12et du contrôle des grands réseaux,
33:13c'est la suprématie militaire
33:14au moins sur le papier.
33:16Et donc la grande peur
33:17de nombre de stratèges
33:18dans différents pays dans le monde,
33:20pas seulement en Chine,
33:21c'est que, in fine,
33:23des États-Unis
33:24qui sont face à la perte
33:25de leur suprématie mondiale,
33:28face à la perte
33:29d'une domination mondiale,
33:30notamment du dollar,
33:32qui a constitué
33:32une énorme partie
33:33de leur richesse,
33:34aient recours
33:35à la dernière ressource
33:36qui leur reste,
33:36qui est la guerre.
33:37Ça, c'est une inquiétude
33:38partagée par beaucoup de stratèges
33:39et par beaucoup de ministres
33:40des Affaires extérieures
33:41dans le monde.
33:42Je crois que les Chinois
33:44en sont extrêmement conscients
33:45et donc je crois
33:46que tout sera fait
33:47par la Chine
33:48pour calmer le jeu,
33:50pour ne pas agiter
33:51la menace
33:51d'une dédollarisation rapide
33:52et en gros,
33:54pour ne pas faire chauffer
33:55l'inquiétude,
33:57voire la panique
33:58de certains milieux américains
33:59devant la suprématie chinoise
34:01qui est actée
34:02dans un certain nombre
34:03de domaines.
34:03Vous l'évoquiez un petit peu
34:04tout à l'heure,
34:05Hervé Juvin,
34:06c'est le marché obligataire
34:07des États-Unis
34:08qui est plus que jamais
34:09sous pression
34:09avec une confiance en baisse.
34:11L'obligation à 10 ans,
34:13je regardais cela hier,
34:14tourne autour de 4,40%.
34:16C'est bien ce taux
34:18qui est aujourd'hui
34:20en capacité
34:20de mettre
34:21l'économie américaine
34:22à terre ?
34:23La question des taux
34:24d'intérêt public
34:24est très simple.
34:25Si vous avez des taux
34:26publics inférieurs
34:27à votre croissance,
34:28vous n'avez pas de problème.
34:29À partir du moment
34:30où vous avez des taux
34:31d'intérêt par exemple
34:32avec 5% avec une croissance
34:33de 2 à 3%,
34:34là vous avez un vrai problème.
34:36Et on aura bientôt
34:37ce problème en France
34:38puisque si les taux
34:39commencent à monter
34:40en France,
34:41la charge de la dette
34:42chaque année
34:43sera de loin
34:43le premier budget de l'État,
34:44supérieur au budget
34:45de la défense,
34:46supérieur au budget
34:46de l'éducation nationale,
34:48supérieur au budget
34:48de la santé.
34:49Et donc nous allons
34:50nous trouver pris en tenaille
34:51et bon courage
34:52au prochain gouvernement
34:53et bon courage,
34:54je dis ça avec un grand sourire,
34:55bon courage au prochain ministre
34:56de l'économie et des finances
34:57en France.
34:59Cette situation-là
35:00n'est absolument pas celle
35:01entre parenthèses de la Russie,
35:02moins de 30%
35:03d'endettement public
35:03et absolument pas celle
35:04de la Chine.
35:06Ça veut dire que la Chine
35:07peut aborder des négociations
35:08avec le président Trump
35:10ou avec nombre de pays
35:11dans le monde
35:12avec un grand calme,
35:14une grande sérénité
35:15et avec le sentiment
35:16que le temps long
35:17joue en leur faveur.
35:19Je crois que c'est
35:20un élément très important.
35:21Mais vous avez,
35:22je voudrais revenir
35:23sur les marchés obligataires,
35:25je pense qu'aujourd'hui
35:26il faut se poser la question
35:27de détenir des fonds obligataires
35:29à moyen ou long terme
35:30américain ou européen.
35:31Et c'est notamment le cas
35:33d'un certain nombre
35:33de portefeuilles,
35:34de l'assurance-vie.
35:36Je pense qu'il faut y réfléchir
35:37à deux fois,
35:38probablement diversifier
35:39en allant vers des unités
35:40de compte,
35:41c'est-à-dire des actions.
35:42Pour ceux de nos spectateurs
35:44qui sont actionnaires
35:46ou qui sont investisseurs,
35:48la question aujourd'hui,
35:49et là je rejoindrai
35:50par exemple Gafka,
35:52Charles Gave
35:53ou Louis-Charles Gave,
35:54la question c'est évidemment
35:55faut-il investir en Asie
35:57et faut-il investir en Chine ?
35:59Et très clairement,
36:00je dirais deux choses
36:01à ce sujet,
36:02le renminbi
36:03est largement sous-évalué,
36:04le yuan
36:05probablement va s'apprécier
36:07de 20%
36:08dans les mois
36:09ou dans l'année qui vient,
36:10ça veut dire
36:11que des placements en yuan
36:12sont une bonne affaire
36:13et à l'évidence pour moi
36:15sur les marchés financiers,
36:16nombre de sociétés chinoises
36:18sont sous-cotées.
36:19Ce qui veut dire
36:20qu'une partie significative
36:22de la croissance industrielle réelle
36:25mais aussi de la croissance
36:26de l'activité financière
36:27dans les années à venir
36:29va se jouer en Chine
36:30comme elle va se jouer
36:31dans l'ensemble
36:32disons des pays asiatiques
36:33de l'Asie du Sud-Est
36:34et peut-être également de l'Inde.
36:36Rappelons que l'Inde
36:36a le plus fort taux de croissance
36:37des grands pays
36:38avec depuis plusieurs années
36:39un taux de croissance
36:40de l'ordre de 7%.
36:41J'aimerais qu'on vienne
36:42sur cet aspect
36:43et vous l'évoquiez aussi
36:45les voies qui se dessinent
36:46pour l'avenir
36:47entre dédollarisation
36:48et l'essor des BRICS
36:50avec cette menace
36:51de guerre mondiale
36:52que vous évoquiez à l'instant.
36:54La menace de guerre mondiale
36:56elle est bien réelle.
36:56On peut considérer
36:57à certains égards
36:58que les puissances mondiales
36:59sont en train de se tâter
37:00sur des terrains tiers.
37:03La réalité de cette confrontation
37:05je l'ai dit
37:05elle est très largement économique.
37:08Elle se déroule
37:09avec ces nouveaux venus
37:10sur la scène mondiale
37:11que sont l'organisation
37:12de coopération de Shanghai
37:14et les BRICS.
37:16À cet égard
37:17j'ai une interrogation.
37:18Il se trouve que j'ai eu
37:20le plaisir ou l'honneur
37:21d'être associé à une ou deux réunions
37:22de l'organisation de Shanghai.
37:23Il se trouve que j'ai côtoyé
37:24les dirigeants des BRICS
37:25dans différents sommets
37:26notamment avec la présence
37:27du Brésil
37:28avec la présence
37:29de Sergei Lavrov
37:29le ministre des Affaires étrangères
37:32russe
37:32avec la présence
37:33des ministres
37:34ou de représentants
37:34de la Chine.
37:36J'ai une interrogation
37:38qui est très peu convenable
37:39mais que je livre
37:40telle qu'elle.
37:42Quand j'ai eu l'occasion
37:43de participer
37:44à des sommets
37:45ou à des réunions
37:45entre des Britanniques
37:47des Français
37:48des Américains
37:49des Allemands
37:50il y a quelque chose
37:51de très fort
37:52malgré les dissensions
37:53malgré les désaccords
37:55aujourd'hui on a
37:56des désaccords énormes
37:56le vocabulaire
37:58de Donald Trump
37:58les postures de Donald Trump
38:00n'ont rien à voir
38:00avec les postures
38:01de la diplomatie européenne
38:02et on sent bien
38:03que le fossé
38:04est très grand.
38:05Néanmoins
38:06nous sommes
38:08représentants
38:08d'une civilisation
38:09commune
38:10et nous restons
38:11les représentants
38:12d'une unité
38:13de civilisation.
38:14Je suis
38:16plein de questions
38:18sur la capacité
38:20à long terme
38:20à des pays
38:21aussi différents
38:22que le Brésil
38:23que la Russie
38:24que la Chine
38:26que l'Inde
38:27de s'entendre
38:28et de construire
38:28durablement
38:29des ententes.
38:30Je vais prendre
38:31un exemple
38:31qui est d'actualité.
38:33J'entends
38:33certains de vos confrères
38:35développer
38:36beaucoup l'idée
38:36qu'il y a
38:37une alliance
38:37indépassable
38:38insurpassable
38:39incontestable
38:40entre la Russie
38:41la Chine
38:42et l'Iran.
38:43Mais enfin
38:44est-ce que vos confrères
38:46se sont interrogés
38:46sur la nature
38:47du régime iranien ?
38:49Le régime iranien
38:51c'est un régime
38:51qui se veut
38:52un régime
38:52d'islam
38:54révolutionnaire.
38:55Il n'y a rien
38:56qui soit plus ennemi
38:57de la Russie
38:58et de la Chine.
38:59On l'a vu
39:00en Tchétchénie
39:00et on le voit
39:01encore aujourd'hui
39:03avec des possibles
39:04troubles
39:04avec certaines
39:05populations musulmanes
39:06en Russie.
39:07Et on connaît
39:08l'attitude
39:09et les problèmes
39:09que la Chine
39:10a eu au Xinjiang
39:11avec les déclarations
39:12extraordinairement
39:14malencontreuses
39:14d'un diplomat américain
39:15disant que le Xinjiang
39:16serait à la Chine
39:17ce que l'Algérie
39:17avait été à la France.
39:18S'ils voulaient faire
39:19le malheur des habitants
39:20du Xinjiang
39:20ils ne se seraient pas
39:21pris mieux.
39:21Mais je veux dire
39:23simplement que
39:23et la Chine
39:24et la Russie
39:26n'ont strictement
39:28pas de sympathie
39:29civilisationnelle
39:30et pas de grande
39:31sympathie politique
39:32pour l'islam
39:32révolutionnaire
39:33incarné par l'Iran.
39:34Surtout depuis
39:34la prise de pouvoir
39:35par les gardiens
39:36de la révolution.
39:37Il faut donc faire
39:38très attention
39:39quand on parle
39:39d'alliance
39:40et quand on regarde
39:40le long terme.
39:42Il y a malgré
39:43toutes les dissensions
39:44et malgré
39:44les désaccords
39:45actuels
39:46extraordinairement
39:47profonds
39:47entre les Etats-Unis
39:48et l'Europe
39:49notamment avec
39:50l'Espagne
39:50et l'Italie
39:50mais aussi
39:51en fait
39:51avec la France
39:52et sa reconnaissance
39:53par exemple
39:54de l'État de Palestine
39:55malgré ces désaccords
39:57il y a une unité
39:57très profonde
39:58de civilisation
39:59qui laisse à penser
40:00qu'en situation
40:01de conflit
40:02assez naturellement
40:03ces pays
40:03se retrouveront
40:04du même côté.
40:05Je doute beaucoup
40:06des liens
40:07civilisationnels
40:08entre des pays
40:09aussi divers
40:09venus d'horizons
40:10religieux
40:12ethniques
40:14civilisationnels
40:14aussi différents
40:15que le Brésil
40:16la Russie
40:16la Chine
40:17et quelques autres
40:18membres des BRICS.
40:19Je pense que c'est un sujet
40:20qu'il faut regarder
40:21avec attention.
40:23Il est clair
40:23qu'aujourd'hui
40:24par exemple
40:24entre l'Inde
40:25et la Chine
40:26les deux géants
40:27qui s'ils s'entendaient
40:28changeraient la face
40:29du monde
40:30imaginez un moment
40:31que les surcapacités
40:32industrielles
40:33chinoises
40:33puissent se déverser
40:34sur l'absence
40:36de capacité
40:37de production
40:37industrielle
40:38de l'Inde
40:39imaginez une Inde
40:40qui aurait très vite
40:4110 000 ou 20 000 km
40:42de chemin de fer
40:42genre TGV
40:44une Inde
40:45qui aurait des autoroutes
40:46signonnant
40:46tout le pays
40:47etc.
40:48une Inde
40:48qui répondrait
40:49à tous les besoins
40:50de consommation
40:51primaire
40:51de la population
40:52parce qu'il y aurait
40:53des usines
40:53qui s'élèveraient
40:54partout
40:54construites
40:55par des acteurs
40:55chinois
40:56la Chine
40:57on a les capacités
40:57industrielles
40:58et on a les capacités
40:59de financement
40:59et bien tout simplement
41:01on a des problèmes
41:02politiques
41:02liés aux questions
41:03de frontières
41:04liés aux questions
41:04du maintien de l'eau
41:05dans le bassin du Tibet
41:06puisque la Chine
41:07contrôle les grands fleuves
41:09qui abreuvent
41:09et conditionnent
41:11la vie quotidienne
41:12de centaines
41:13de millions d'Indiens
41:14ça veut dire tout simplement
41:16que c'est une voie
41:16très compliquée
41:18extraordinairement fragile
41:19que celle de la voie
41:20de la coopération
41:21entre l'Inde et la Chine
41:21je prends cet exemple
41:23simplement pour illustrer
41:24le fait que quand il n'y a pas
41:25dignité de civilisation
41:26c'est quand même
41:27très compliqué
41:28de construire
41:29des alliances
41:30substantielles
41:31qui résistent
41:32dans la durée
41:33je le disais
41:34en début d'émission
41:35vous avez donc rencontré
41:36l'ambassadeur de Chine
41:38à Paris
41:39c'était le 13 mai dernier
41:41qu'est-ce que vous pouvez
41:42nous dire
41:43des échanges
41:44que vous avez eu
41:44avec lui
41:45j'ai déjà dit
41:46quelques mots
41:47sur notamment
41:48les phrases
41:49qu'il a employées
41:50j'ai été frappé
41:51il faut le rappeler
41:52en Europe
41:53il faut le rappeler
41:54en France aujourd'hui
41:54où on a tendance
41:55à jeter le bébé
41:56avec l'eau du bain
41:56les verts ont tué
41:58l'écologie
41:59il y a eu beaucoup
42:00d'excès
42:00je pense aux fameuses
42:01zones d'exclusion
42:03des centres-villes
42:04des voitures
42:04etc
42:05c'est pas pour ça
42:06que le souci
42:08de vivre dans un environnement
42:09bienveillant
42:10et sain
42:12doit cesser
42:13c'est pas pour ça
42:14qu'on en a fini
42:14avec les problèmes
42:15de dérèglement climatique
42:16j'ai été impressionné
42:17par l'insistance
42:18de l'ambassadeur de Chine
42:19sur les sujets
42:19d'écologie
42:20à un moment
42:21où l'Union Européenne
42:22et je me permets de le dire
42:23est en train
42:24de sacrifier
42:25un des grands atouts
42:27de l'Europe
42:28sous notamment
42:29l'influence française
42:29l'Union Européenne
42:31est le seul parti
42:32du monde
42:32où l'essentiel
42:33de la nourriture
42:34est garanti
42:35sans OGM
42:35c'est un atout
42:36considérable
42:37qui devrait nous permettre
42:38de vendre plus cher
42:39sur les marchés mondiaux
42:40parce qu'il y a
42:40beaucoup de marchés mondiaux
42:41et notamment une partie
42:42du marché chinois
42:43qui sont très soucieux
42:44d'avoir des produits
42:45garantis sans OGM
42:46et l'Union Européenne
42:48avec la stupide réglementation
42:50sur les NGT
42:51les nouvelles techniques
42:51génomiques
42:52mais qui contribuent
42:54à changer le génome
42:55donc ils sont producteurs
42:56d'OGM
42:57on est en train
42:57de sacrifier cet atout
42:59on avait quand même
43:00un atout
43:02auquel il faut être prudent
43:03mais qui est l'atout
43:04de la diversification énergétique
43:06la France doit
43:07de ne pas être trop touchée
43:08par le blocage
43:09du détroit d'Ormuse
43:10à sa capacité
43:10de production nucléaire
43:12tout cela
43:13je suis frappé
43:14par l'insistance
43:15de l'ambassadeur de Chine
43:16à rappeler l'importance
43:17des enjeux écologiques
43:18l'importance
43:19d'une alimentation saine
43:20d'un environnement bienveillant
43:21de la biodiversité
43:22etc.
43:23avec des mots
43:24qu'on n'entendait pas
43:24il y a quelques mots
43:25il y a quelques mois
43:26et qui rappellent
43:27la fameuse parole
43:28du président Xi Jinping
43:30un lac d'eau pure
43:32et une forêt
43:33en bon état
43:34ça vaut plus cher
43:34que l'or ou le diamant
43:35c'est une phrase maintenant
43:36qui est dans le discours
43:37de tous les diplomates chinois
43:38et qu'on entend partout
43:39le second point
43:40c'est le rappel chinois
43:42de
43:42dans les paroles
43:43de l'ambassadeur
43:44nous sommes maintenant
43:45une puissance bienveillante
43:46nous sommes une puissance
43:48qui sait
43:49que la prospérité
43:50de la population chinoise
43:52elle est aussi liée
43:52à la prospérité
43:53de l'ensemble du monde
43:54et nous sommes prêts
43:55de cette classe moyenne chinoise
43:56exactement
43:57nous sommes prêts
43:58à travailler avec vous
43:58classe moyenne chinoise
44:00c'est officiel
44:01qui devrait représenter
44:02300 à 400 millions
44:03de citoyens
44:04avec l'objectif
44:05avant 1949
44:06et le centenaire
44:07de la révolution
44:08d'avoir
44:09une population
44:10de 800 millions
44:11de chinois
44:12qui atteignent
44:13la moyenne aisance
44:14la moyenne aisance
44:15qu'est-ce que ça veut dire
44:15c'est très concret
44:16la moyenne aisance
44:17c'est qu'on a son domicile
44:18on a une voiture électrique
44:19on commence à faire du tourisme
44:20en Chine
44:21on sait payer
44:22des études correctes
44:23aux enfants
44:24et on
44:25j'ai envie de dire
44:26les chinois
44:26aiment bien manger
44:27ils aiment bien manger
44:28les produits de leur terroir
44:29en ce sens
44:30ils sont très proches
44:30des français
44:31et bien on sait faire la fête
44:33au moins une fois par semaine
44:34inviter les amis
44:35inviter la famille
44:36et faire la fête ensemble
44:37c'est très concret
44:38la moyenne aisance
44:39c'est qu'on ne se préoccupe plus
44:41d'avoir à manger le lendemain
44:42ça c'était la misère passée
44:44on ne se préoccupe pas
44:46non plus
44:46d'épargner
44:47parce que l'avenir
44:48on peut manquer de tout
44:49on est confiant dans l'avenir
44:52si j'avais à le dire
44:53de manière peut-être
44:54un peu violente
44:55ce qui me frappe beaucoup
44:56puisque j'ai la chance
44:57de passer du temps en Inde
44:58comme j'ai la chance
44:59de passer du temps en Chine
45:01et dans d'autres pays
45:02d'Asie du Sud-Est
45:03ces pays sont habités
45:05par l'espoir
45:06dans la majorité
45:06de leur population
45:08malheureusement
45:09je ne rencontre pas en France
45:10les élus politiques
45:11ou les dirigeants politiques
45:12qui donnent l'espoir
45:13d'une vie meilleure
45:14à toute leur population
45:15dans la décennie à venir
45:16c'est pour moi
45:17le grand manque
45:18ou le grand déficit
45:19c'est l'espoir politique
45:21quels dirigeants
45:22aujourd'hui en France
45:24quels dirigeants
45:25aujourd'hui aux Etats-Unis
45:26donnent espoir
45:27à la population
45:28parce que
45:29j'ai consacré
45:30et j'ai produit
45:30avec les localistes
45:31un film sur heureux
45:32comme des Chinois en Chine
45:33il y a réellement
45:34une classe moyenne
45:35de plusieurs centaines
45:36de millions d'habitants
45:36qui est heureuse
45:37de bien vivre en Chine
45:38qui est confiante
45:39dans un avenir
45:40qui va être meilleur
45:40et qui est surtout consciente
45:43et je rappelle ce chiffre
45:45depuis les années 80
45:46le niveau de vie moyen
45:48en Chine
45:48a été multiplié
45:49par 25
45:50à propos d'espoir
45:51et on va terminer
45:52avec cette question
45:53s'il y a espoir
45:55l'élection présidentielle française
45:57se tiendra maintenant
45:58dans moins d'un an
45:59quels sont les enjeux
46:01de ce scrutin ?
46:02je vous avais un peu répondu
46:04je crois que le premier enjeu
46:05ce sera de rendre
46:07l'espoir aux français
46:09j'ai connu
46:09c'est l'avantage
46:10de beaucoup de décennies
46:11j'ai connu des moments
46:12où les français
46:13étaient en plein d'espoir
46:14ça va être mieux
46:15l'an prochain
46:15ça va être mieux
46:16dans 5 ans
46:17je dois avouer
46:17que c'est ce qui me plaît
46:19beaucoup quand je suis
46:20à Delhi
46:20ou quand je suis à Pékin
46:21on voit des présidents
46:22à chaque changement d'année
46:23nous dire
46:24l'année a été très difficile
46:25l'année prochaine
46:27sera encore plus difficile
46:28probablement
46:29parce qu'ils l'ont trop dit
46:30je ne sens pas
46:31beaucoup d'espoir
46:31dans la population française
46:32je sens une forme
46:34de repli sur soi
46:35je sens une forme
46:36de résination
46:37essayons de garder
46:38ce qu'on a
46:39je l'entends beaucoup
46:40dans les familles
46:41essayons de transmettre
46:42ce qu'on a
46:42à nos enfants
46:43et nos petits-enfants
46:44parce que le pire
46:45pourrait bien arriver
46:46ça ça me paraît
46:47extraordinairement dangereux
46:48et je pense
46:49qu'une des clés
46:49de la prochaine élection
46:50présidentielle
46:51c'est la clé
46:52que détient
46:53celle ou celui
46:54qui saura rendre
46:56l'espoir aux français
46:57mais pas sur des promesses
46:58creuses
46:59et pas sur des promesses
47:00dont on sait
47:01qu'elles ne seront jamais tenues
47:02sur des annonces
47:03et sur des engagements
47:04qui donnent confiance
47:06aux français
47:06parce que second élément
47:07majeur pour moi
47:08de la campagne présidentielle
47:10ça sera la confiance
47:11on a vu un supposé
47:12Mozart de la finance
47:13on a vu des supposés
47:15génies de la banque d'affaires
47:17génies de la finance
47:18et de l'investissement
47:19qui allaient rétablir
47:20les finances publiques
47:21qui allaient permettre
47:22à tous les français
47:23de bénéficier d'une aisance
47:24peut-être bien méritée
47:25on voit les résultats
47:27sous les deux présidences
47:28d'Emmanuel Macron
47:28la dette publique
47:29a augmenté de plus de 50%
47:31j'entends bien
47:32il y a une part du Covid
47:33j'entends bien
47:34il y a une part
47:34de ratage européen
47:36le marché de l'énergie
47:37a été une catastrophe
47:37le sabotage de Nord Stream
47:39a été une catastrophe
47:40les positions de l'Union Européenne
47:41à la suite
47:42de l'opération spéciale
47:43de la Russie
47:44dans l'est de l'Ukraine
47:45ont été une catastrophe
47:46etc
47:46mais voyons l'Italie
47:47et l'Espagne
47:48pas question de mettre
47:49tout sous la responsabilité
47:50des présidents français
47:51il n'empêche
47:52dans un contexte
47:53qui est générateur d'angoisse
47:55à un moment
47:55où les fabricants de vérité
47:57sont en train
47:57de nous refabriquer
47:58des grandes peurs
47:59avec la menace du confinement
48:00et du port des masques
48:01avec la menace
48:02d'être entraîné malgré tout
48:03dans des guerres
48:04qui ne sont pas les nôtres
48:05et de subir les conséquences
48:06de guerres
48:07qui ne sont pas les nôtres
48:07notamment en Iran
48:09et bien je pense
48:09qu'une des clés
48:10de l'élection présidentielle
48:11ça sera là
48:12où le candidat
48:14qui soit porteur de confiance
48:16parce que si elle
48:17ou s'il est porteur de confiance
48:18il redonnera l'espoir
48:20aux français
48:20dans une vie meilleure
48:21et je pense que
48:22c'est le principal capital
48:24dont nous manquons actuellement
48:25la confiance
48:26dans une vie meilleure
48:27La confiance d'un candidat
48:29du système
48:30des partis
48:32Le jeu est extraordinairement ouvert
48:34vous savez qu'un certain nombre
48:36de sondages disent
48:37le candidat préféré
48:38des français
48:38c'est le candidat
48:39qu'on ne connaît pas
48:40et qui n'appartient aujourd'hui
48:41à aucun parti
48:42donc les jeux sont
48:43formidablement ouverts
48:45inutile de dire
48:45qu'il va se passer
48:46beaucoup de choses
48:46vous avez vu les yo-yo
48:48sur les marchés boursiers
48:49au cours de ces dernières semaines
48:51vous voyez la formidable incertitude
48:53sur ce qui va suivre
48:54dans le conflit iranien
48:55nouveau bombardement
48:57espoir de paix
48:58Trump disant
48:58on a gagné
48:59le conflit est fini
49:02problème israélien
49:03qui continue
49:04de redouter l'Iran
49:05et qui probablement
49:06souhaite continuer
49:06des opérations
49:07qu'on peut qualifier
49:08d'extraordinairement agressives
49:09au sud Liban
49:10et maintenant
49:11qui s'étendent
49:12au Liban tout entier
49:13tout ceci fait planer
49:14énormément d'incertitudes
49:16sur la situation
49:16qui va être celle
49:17de l'an prochain
49:17certains vont même
49:19jusqu'à évoquer
49:19un état d'urgence
49:20qui suspendrait
49:22l'élection présidentielle
49:23les jeux sont formidablement
49:24ouverts
49:25mais je le répète
49:26s'il y a deux choses
49:27qui ne changeront pas
49:28la nécessité
49:29de justifier
49:31de légitimer
49:31la confiance des français
49:33parce que c'est la confiance
49:34qui est la clé de l'espoir
49:35vous semblez confiant
49:36vous semblez optimiste
49:38je suis certainement optimiste
49:40à long terme
49:40je pense que
49:41nous allons passer
49:42des années en France
49:44qui ne vont pas être simples
49:45merci de votre fidélité
49:46à bientôt
49:47salut
49:47merci d'avoir regardé cette vidéo
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