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  • il y a 10 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Allez, on va réécouter le président Emmanuel Macron qui s'est exprimé depuis Nairobi au Kenya et réagissait aux menaces
00:05de la République islamique à l'encontre de la France en cas de déploiement français près du détroit d'Hormuz.
00:10La réponse de l'Iran sera immédiate. Voilà ce que disait l'Iran cet après-midi. Écoutons Emmanuel Macron.
00:15Il n'a jamais été question d'un déploiement français ou franco-britannique.
00:20J'ai pris la décision il y a quelques jours de basculer le Charles de Gaulle et les frégates qui
00:26l'accompagnent ainsi que l'ensemble de ce qui fait notre groupe aéronaval vers au-delà du détroit de Babel
00:33-Mandeb et donc de passer de Méditerranée orientale à la proximité.
00:36Il n'a jamais été question d'un déploiement mais on se tient prêt.
00:40Donc je ne sais pas qui commande quoi mais enfin ce qu'on commande ce n'est pas ce que
00:44la France propose.
00:45Donc nous nous continuons de nous tenir dans cette position. J'appelle chacun au calme et à la responsabilité.
00:50Je pense qu'il y a beaucoup trop d'escalades langagières qui conduisent toujours aux escalades physiques.
00:54Et les plus vulnérables de la planète en sont les premières victimes mais nous sommes aujourd'hui tous les victimes
00:59de ce qui est en train de se passer.
01:01Il n'a jamais été question d'un déploiement mais on se tient prêt, explique Emmanuel Macron.
01:06Et donc mardi, on l'a appris il y a quelques minutes, mardi, Paris et Londres co-présideront une réunion
01:12de ministres de la Défense.
01:14L'information principale de cette soirée c'est aussi la réponse, la réponse de Donald Trump.
01:19Elle tient en quelques mots cette réponse à la proposition iranienne.
01:23Axel Monnier on vous retrouve à Washington.
01:27Totalement inacceptable le point de vue des Iraniens.
01:30Ce soir qu'a dit exactement le président américain ?
01:36Il dit qu'il a étudié cette contre-proposition iranienne et qu'il ne l'aime pas.
01:42Effectivement le mot principal c'est totalement inacceptable écrit en majuscule.
01:46Il a eu en fait la même réaction qu'il y a deux semaines lorsque les Iraniens avaient déjà fait
01:50une contre-offre à la proposition américaine.
01:53Alors la grande question évidemment maintenant c'est de savoir ce que vont faire les Américains.
01:57Ce qui peut être fait Donald Trump a appelé Benjamin Netanyahou tout à l'heure.
02:03Un appel qui s'est bien passé d'après le président américain lui-même qui s'est confié au site
02:06américain Axios.
02:08Donald Trump qui estime toutefois que les négociations entre Washington et Téhéran ne reviennent pas du ressort d'Israël.
02:16Alors la prochaine étape est-elle militaire ? Donald Trump peut-il relancer le conflit et les frappes ?
02:24Benjamin Netanyahou semble en tout cas lui le vouloir puisque dans un entretien avec la chaîne CBS il a estimé
02:30que cette guerre n'était pas terminée
02:32et que les ressources militaires sur place étaient faites pour être utilisées.
02:37Oui mais les Américains et notamment l'administration Trump ont-ils réellement envie de cela ?
02:42Alors que ce conflit coûte déjà très cher politiquement et économiquement à l'administration.
02:48D'ailleurs le ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'ONU, Mike Waltz, a été très clair.
02:53Pour le moment la solution diplomatique est celle qui est privilégiée par le président Trump.
02:59Axel Mounier en direct de Washington pour BFM TV. Merci à vous lieutenant-colonel Guillaume Ancel.
03:05On rappelle d'ailleurs ce qu'a proposé et c'est le Wall Street Journal qui nous le dit.
03:08L'Iran, les questions nucléaires seraient négociées au cours des 30 prochains jours.
03:11Voilà ce qu'ils auraient déclaré. L'Iran propose de faire diluer une partie de son uranium hautement enrichi
03:16et de le transférer le reste vers un pays tiers.
03:19Et puis si les négociations échouent, cet uranium reviendrait justement à l'Iran.
03:25Est-ce que vous vous dites, sachant cela, Donald Trump peut passer à l'action et si oui, comment ?
03:30En fait, Trump a réagi assez rapidement en disant mais en fait ils nous font perdre du temps,
03:34ils nous font perdre du temps, ils nous font perdre du temps.
03:35Ça, je pense qu'il le comprend. Alors d'un côté, il comprend qu'on est seulement à un mois
03:40de négociations.
03:41Je rappelle que tout ça a commencé les négociations seulement le 8 avril dernier.
03:45Mais en même temps, Trump, dont l'impatience est légendaire et qui surtout a absolument besoin de sortir de cette
03:50guerre
03:50avant que commence la campagne électorale des mi-termes, des élections de mi-mandat aux États-Unis,
03:55est pris par le temps. Et par conséquent, le coup des Iraniens qui disent
04:00« Tiens, on pourrait négocier pendant 47 ans la suite de notre programme », ça fait 47 ans en réalité
04:05qu'on négocie cette question avec le pouvoir iranien, est inacceptable pour Trump.
04:09Mais en réalité, tout en disant que c'est inacceptable, il va être obligé d'accepter de laisser du temps.
04:15Et d'ailleurs, ça va commencer par la prochaine étape, jeudi et vendredi prochain,
04:19quand il va rencontrer le président chinois.
04:21Et c'est probablement là qu'il va se passer quelque chose, puisque les Iraniens se vendent déjà
04:26que ce seraient les Chinois qui apporteraient leurs garanties de sécurité à un accord.
04:31Et on se retrouve dans une situation assez parallèle à celle de l'Ukraine,
04:35où vous vous souvenez que les Européens ont été obligés de mettre sur la table des garanties de sécurité
04:40puisque personne n'a confiance, évidemment, en Vladimir Poutine.
04:43Et d'ailleurs, c'est peut-être Poutine qui fait aussi pression sur l'Iran pour qu'on trouve un
04:48accord,
04:48à condition qu'on trouve un accord sur l'Ukraine.
04:51Dans lequel il est, lui aussi, dans une impasse militaire.
04:54Thierry Arnaud, le président américain, tout le week-end, nous a dit qu'il attendait cette réponse des Iraniens.
04:58Marco Rubio, déjà, dès vendredi soir.
05:00Il nous disait qu'elle arrivait le jour même.
05:02Qu'elle arrivait le jour même. On est dimanche soir, cette réponse, elle vient d'arriver.
05:05Le président répond qu'elle est totalement inacceptable.
05:08Il y a une forme d'humiliation, aussi, de Donald Trump.
05:11Qu'est-ce qui se passe dans la tête du président ?
05:13Alors, il y a un jeu qui, d'abord, se présente sous la forme de ces échanges de propositions qu
05:21'on nous dit.
05:21Et il y a parallèlement, c'est important de le dire, des dialogues qui ont lieu en permanence.
05:26Et des échanges qui se font entre les diplomates, entre les négociateurs, notamment via le Pakistan.
05:32Mais on se parle tout le temps, on se parle tout au long de ce processus.
05:36Il n'y a pas simplement, et c'est important d'avoir ça en tête, quelqu'un qui envoie un
05:40document, quelqu'un qui lit, qui répond et qui renvoie.
05:43Pendant ce temps-là, il y a beaucoup de gens qui travaillent et qui échangent et qui se jaugent et
05:47qui voient comment les choses fonctionnent.
05:49Pour l'instant, les choses sont assez claires à résumer.
05:55Mais l'Iran ne lâche rien sur aucun plan.
05:59Et Donald Trump répond, comme vous ne lâchez rien sur aucun plan, je ne peux évidemment pas accepter votre proposition.
06:05Donc on est dans une forme d'impasse.
06:09Et la question, c'est comment, effectivement, on en sort dans un contexte où l'Iran considère qu'ils n
06:17'ont pas perdu cette guerre militairement,
06:19qu'ils ne l'ont pas perdu politiquement parce que le régime est toujours là,
06:22et que non seulement ils ne l'ont pas perdu politiquement et militairement, mais qu'en plus ils ont un
06:26atout supplémentaire dans leur jeu,
06:28puisqu'ils ont ce blocus de l'étroi d'en mousse qu'ils n'avaient pas avant que la guerre
06:32fonctionne.
06:33Donc Donald Trump, il est confronté à la nécessité de trouver quelque chose pour faire plier, reculer, céder, bouger le
06:41régime iranien
06:42de manière suffisamment significative pour qu'il puisse revendiquer une victoire.
06:46Et la question qui lui est posée de manière de plus en plus aiguë, de manière de plus en plus
06:51urgente,
06:52c'est est-ce que cette capacité à pousser le régime à céder, elle existe par la voie diplomatique,
06:58elle existe dans les négociations, ou elle va nécessiter, pour ne pas dire imposer,
07:04parce qu'on a bien compris que ce n'était pas son choix prioritaire,
07:07mais imposer à nouveau le recours à la force armée, dans ce cas-là avec tous les risques que ça
07:12présente,
07:12en particulier les risques d'une réponse iranienne, pas seulement face à l'attaque américaine,
07:16mais pour l'ensemble de la région.
07:18Donc plus on avance dans le temps, plus cette équation se complique pour le président américain,
07:23mais plus elle lui impose de trouver une forme de réaction.
07:26Et ce qui est intéressant dans le très court message qu'il dit ce soir,
07:29c'est que d'une certaine manière, on peut considérer qu'il ouvre un peu les deux portes.
07:34C'est-à-dire que d'un côté il dit, le message que me fait passer l'Iran est totalement
07:39inacceptable,
07:40mais de l'autre, il dit ce message qui nous est fait passer par les soi-disant représentants de l
07:46'Iran.
07:46Ça veut dire qu'il y a une forme d'appel du pied pour dire,
07:49mettez-nous les bons interlocuteurs en face pour qu'on puisse faire un deal.
07:53Maneli Mirkan, pourquoi l'Iran a-t-elle tardé ?
07:56Est-ce que c'est dans la culture perse ?
07:57Est-ce que c'est justement parce qu'il y a ces dissensions au sein du régime ?
07:59Hier par exemple, on parlait avec Antoine Basbouz des pays d'Ari.
08:02C'est super révolutionnaire au sein des plus durs,
08:04qui est une petite cellule justement, qui est vraiment arc-boutée sur cette volonté
08:10de garder le détroit d'Hormuz fermé, de bloquer, de garder cet uranium enrichi ?
08:15Alors c'est les deux.
08:17D'une part, les Iraniens ont toujours eu le temps long, c'est très culturel,
08:22de ne pas jouer dans le tempo de Trump.
08:26C'est aussi un signe de confrontation en fait.
08:29On ne respecte pas les délais qui nous sont imposés,
08:32c'est nous qui allons donner le rythme.
08:34Et puis d'autre part, les divisions, évidemment.
08:38Moi j'ai toujours dit, la question autour des négociations
08:42et une diplomatie par la force que veut Trump
08:47ne se trouve pas dans les pourparlers,
08:49mais se trouve à Téhéran dans les interactions au sein du régime.
08:54Et qui va finalement, quelle partie de ce régime ?
08:56D'ailleurs, il n'y en a pas seulement deux.
08:58C'est un régime qui aujourd'hui est atomisé.
09:00Il y a différentes voies, avec différents centres de pouvoir
09:06qui sont très tiraillés.
09:09D'ailleurs, c'est pour ça aussi que sur les deux, trois derniers jours,
09:12on a eu une démultiplication des soi-disant réunions avec Mosh Taba Khamenei.
09:18Tout le monde dit de les rencontrer.
09:20De Abbas Arabi à Ahmad Baidi, tout le monde dit y aller.
09:23Pour justement donner...
09:24Il faut toujours interpréter ce qu'on voit du côté iranien
09:28par rapport au jeu qu'ils veulent jouer.
09:31Ces appels, nous avons vu Mosh Taba,
09:34c'est pour dire finalement qu'il y a un arbitre dans ce jeu.
09:36Mais ce jeu est très, très complexe côté iranien.
09:39Mais c'est lui qui donnera, qui tranchera en finalité ?
09:41Oui, mais non.
09:42Parce qu'on sait qu'aujourd'hui, ce n'est pas lui qui tient les ficelles.
09:45Mais c'est lui qui formera peut-être le...
09:48Ceux qui écrivent de sa part ces tweets, oui.
09:50C'est eux qui donneront peut-être le go final.
09:54En revanche, effectivement, sur le détroit d'Hormuz,
09:58ce qui est important, je pense, de ne pas oublier,
10:00c'est ce contre-blocus américain qui pèse aujourd'hui sur les Iraniens.
10:04Autant dans les dernières négociations, autour des 20 dernières années,
10:07les Iraniens ont toujours cherché à gagner du temps.
10:09C'était le tweet de Trump avant son dernier tweet,
10:13qui disait, on l'a donné 47 ans, de temps, de temps, de temps.
10:17Effectivement, les Iraniens ont toujours joué le temps.
10:19Mais aujourd'hui, ce sont bien les Iraniens et les Chinois
10:22qui n'ont plus le temps à cause de ce blocus américain.
10:26Et je pense que c'est là-dessus où les Américains tiendront.
10:30Et c'est pour ça que peut-être l'attaque n'est pas imminente,
10:32ou en tout cas, même s'il y a des frappes symboliques,
10:35ça n'enlèvera pas le blocus, ça n'enlèvera pas les interactions
10:39qui sont posées aujourd'hui.
10:40Gérald Siddos, hier soir, on a un Donald Trump
10:43qui postait sur son réseau social une photo qu'on va peut-être revoir.
10:47Il est en train de regarder au Jumet le détroit d'Hormuz.
10:49Le commander-in-chief, la stature du commander-in-chief.
10:53Ce soir, on a des Iraniens qui lui disent finalement
10:56on répond ce qu'on veut et vous ne nous imposez rien du tout.
10:59On a 66% des Américains, rappelons-le, qui sont contre cette guerre.
11:03Je vais peut-être me faire l'avocat du diable,
11:04mais c'est dur pour Donald Trump aussi.
11:06Jusqu'où cette forme d'humiliation ?
11:08Exactement.
11:09Là, il se prend soit pour MacArthur, soit pour Miral Dimitz.
11:13Bon, il essaie peut-être de communiquer sur les grands mythes américains.
11:17Ça, c'est une chose.
11:18Mais néanmoins, avec toutes les réflexions qu'il y a,
11:20c'est une question que je pourrais lancer.
11:23Qui a intérêt à ce que les Américains sortent du bourbier ?
11:27Pas les Russes, je ne pense pas.
11:29Je ne pense pas que les Chinois non plus, ils font durer le plaisir.
11:32Parce que là, on a quand même une décrédibilisation, je répète,
11:35de la puissance militaire américaine quand même.
11:37Et le jeu n'a peut-être pas encore assez duré.
11:40Il faut encore faire durer le plaisir.
11:42Alors, bien sûr, les Iraniens souffrent.
11:44Bien sûr, les Chinois souffrent économiquement.
11:46Mais là, il y en a un qui s'est mis dans un beau piège.
11:50Il est bien embourbé.
11:51Il ne sait pas comment sortir.
11:53Honnêtement, on est en train de se dire, et SNCOM, le commandement américain,
11:57de se dire, effectivement, deux semaines de frappe, déblocage en force du D3,
12:02actions ciblées, récupérer avec des forces spéciales l'uranium, on ne sait pas où il est,
12:06avec prise de risque énorme.
12:08Là, il cherche, et tout est risqué.
12:11Et tout sera encore plus risqué que ce qu'il y a eu pendant les 40 jours.
12:15Le général Cholet, qui était hier à votre place, disait quelque chose d'intéressant.
12:19Il disait, si les États-Unis perdent cette guerre, c'est la fin de l'Empire américain.
12:23Alors, ça, c'est encore autre chose.
12:24Parce qu'ils ont perdu la guerre du Vietnam, mais l'Empire américain s'est réveillé.
12:28Je me méfie toujours de la renaissance de l'Empire américain.
12:30Mais effectivement, il y a toujours un intérêt à faire saigner l'adversaire.
12:36Les Américains ont fait saigner l'armée soviétique en Afghanistan.
12:41Donc, il y a toujours un intérêt à faire saigner.
12:43Ben Laden a attiré les Américains en Afghanistan pour les faire saigner.
12:47Mais ils se sont relevés.
12:48Ils se relèvent toujours.
12:49Attention.
12:50Ce sont des victoires tactiques.
12:52Alors, après, la grande stratégie du monde, elle dure et elle dure.
12:54Donc, on ne fera pas tomber l'Empire américain avec ça.
12:57Mais, on va le calmer un peu.
12:59Jean-Claude Bourgeois, vous êtes d'accord avec ça ?
13:01On va le calmer un peu ?
13:02Mais, il ne sera pas à Chess ?
13:03Vous dites qu'effectivement, les Chinois et les Russes, par exemple, ont intérêt à que cela dure.
13:08Je suis complètement d'accord qu'ils ont, dans une certaine mesure, intérêt à ce que les États-Unis soient
13:13affaiblis.
13:14Mais les Chinois n'ont pas non plus intérêt à voir l'économie internationale s'effondrer.
13:19Parce que là, pour le coup, c'est leur consommateur.
13:22C'est leur consommateur.
13:22C'est la vie politique interne.
13:24Et Xi Jinping, il faut garder à l'esprit que lui-même regarde comme le feu sur le lait sa
13:30population interne.
13:31Comment est-ce que les Chinois arrivent à accepter tout ce qui se passe ?
13:35Donc, ça n'est pas aussi...
13:36Pour moi, les Chinois n'ont pas intérêt à ce que le monde, sur le plan économique, aille à ce
13:43point mal.
13:44En revanche, oui, il est vrai que le concurrent, puisque là encore, la Chine a pour objectif de passer, de
13:51devenir première puissance du monde,
13:53il est évident que le fait d'avoir les États-Unis qui trébuchent, ils ne le voient pas de mauvais
13:58oeil.
13:58Et donc, ça, c'est dans l'ordre des choses.
14:01J'en terminerai en disant que sur la notion d'humiliation, je pense qu'il y ait comme ça des
14:07négociations en yo-yo.
14:10Quand il y a un conflit international, surtout d'une grande complexité, il y a souvent ces allers-retours, on
14:15trébuche, on repart, on essaie, on avance.
14:17Ça, c'est l'ordre naturel des choses.
14:20Ce qui peut donner le sentiment d'humiliation pour le président Trump, c'est qu'au fond, il annonce des
14:26choses qu'il n'est pas en mesure de tenir.
14:29C'est ce discours parfois excessif et on reconnaît qu'il a une forme de dextérité en matière de communication.
14:36Mais précisément, à un moment donné, on est rattrapé et il est rattrapé par la réalité.
14:41À force, avec son secrétaire à la Défense, de nous avoir dit on va écraser les Perses en deux temps
14:47trois mouvements, tout ça va être réglé.
14:49On va les réduire à l'âge de pierre.
14:50À l'âge de pierre.
14:51Et puis d'être obligé de donner des ultimatums que l'on renvoie, d'être obligé de dire.
14:56Donc, c'est cela qui, en réalité, peut donner ce sentiment d'humiliation.
15:02Mais je ne pense pas que sur le processus lui-même, il y ait de l'humiliation, mais plutôt un
15:06ordre normal de négociation qui sont compliqués.
15:08Manélie, d'accord avec la Chine qui n'a pas intérêt à ce que ça se poursuive.
15:12Je regardais les chiffres, 109 milliards de dollars de produits en ce genre exportés vers les pays du Golfe.
15:16Oui, ce n'est pas si blanc et noir.
15:19Effectivement, les Chinois sont impactés.
15:22Effectivement, ils ne veulent pas que leurs consommateurs soient impactés par rapport aux enjeux économiques.
15:27Les Russes, finalement, oui, ils ont intérêt à ce que l'attention américaine soit détournée.
15:31Et puis, ils s'en sortent très bien sur leur exportation de pétrole.
15:36Et puis, sur les Américains, moi, je pense que ce n'est pas si catastrophique non plus pour Donald Trump.
15:41Leur exportation pétrolière explose.
15:44Explose.
15:44Et puis, ils ont aussi sécurisé.
15:47Alors, évidemment que le prix du pétrole pèse sur l'opinion publique.
15:51Ça, c'est évident.
15:52Mais de part et d'autre, on voit bien, en fait, ce n'est pas si clair qui est le
15:57gagnant, qui est le perdant,
15:58qui est humilié ou qui a vraiment intérêt à ce que ça continue.
16:03Cet impasse qu'on voit dans le détroit d'Hormeuse, même impasse s'oppose au niveau plus global et plus
16:09international.
16:10On vous donne la parole à tous.
16:11Guillaume Ancel, vous vouliez réagir.
16:13Peut-être un mot sur Donald Trump et son entourage aussi.
16:17Est-ce que quelqu'un aujourd'hui, personne ne peut être dans la tête du président, mais est-ce que
16:20quelqu'un aujourd'hui peut forcer le président, je pense à des membres de l'administration américaine, peut-être à
16:26lui dire, il faut faire quelque chose.
16:28Cette situation ne peut plus durer.
16:30On sait que Donald Trump n'écoute absolument pas ses conseillers.
16:34Même pas Suzy Wiles ?
16:35Ah non, personne.
16:36Plutôt, il les écoute, mais il ne les entend pas.
16:38Souvenez-vous qu'on nous a dit, pendant l'opération, on est allé chercher le soldat, on l'a fait
16:42sortir de la pièce.
16:42Absolument.
16:43Pour pouvoir être plus tranquille.
16:44Après, c'était une situation critique.
16:45Parce qu'il est assez incontrôlable.
16:48Et d'ailleurs, son entourage dit qu'il regarde ses décisions sur son réseau social, ce qui est quand même
16:53assez angoissant pour déconseiller.
16:55Ce qui est caractéristique quand même dans cette guerre, c'est qu'il n'y a pas de perte américaine.
17:00Absolument.
17:01Contrairement au Vietnam.
17:02On parlait du Vietnam, il y a des dizaines de milliers de morts.
17:0413 soldats américains.
17:05Oui, oui, je sais.
17:06Ce n'est pas zéro.
17:06Un jour de combat, 25 000 frappes.
17:08Pardon, mais c'est moins que dans un entraînement.
17:11Donc, il n'y a pas de perte américaine.
17:13Ce qui est en jeu, en réalité, c'est leur crédibilité.
17:15Et c'est ça qui peut faire craindre une réaction assez forte.
17:18Tout à l'heure, votre titre était très intéressant.
17:21Proposition inacceptable.
17:22C'est la réaction de Donald Trump.
17:24Et vous disiez, frappe américaine inévitable.
17:27Moi, je dirais, quelles interventions...
17:28Avec un point d'interrogation.
17:29Quelles interventions des États-Unis ?
17:31Avec un point d'interrogation.
17:33C'est-à-dire, justement, qu'est-ce que Trump peut faire dans ce cadre-là ?
17:35Si on pouvait revoir l'image où Trump s'imagine au milieu de la bataille,
17:40ça montre surtout qu'il n'a aucune culture militaire.
17:42Absolument aucune.
17:43Qu'il a quand même déclenché une guerre et qu'il joue au golf.
17:47Ce week-end, il a joué au golf un perturbant.
17:48Moi, je suis désolé, je ne connais pas de chef de guerre
17:50quand on est surtout dans une situation un peu compliquée
17:52qui se tire tous les week-ends ou pratiquement pour aller jouer au golf.
17:56Et maintenant, la question pour Donald Trump, en fait, c'est
17:59comment il sort de la guerre qu'il a lui-même déclenchée ?
18:03Vous savez, Trump, en fait, il a dit dans cette interview,
18:08dans son interview aujourd'hui, mais en réalité, je m'en fous,
18:11ce n'est pas moi qui est concerné par Detroit-Dormuz.
18:14Ce ne sont pas les États-Unis.
18:16Bon, il y a les prix d'essence à l'intérieur des États-Unis
18:20qui sont montés.
18:21Mais à part ça, il n'y a rien du tout sur les États-Unis.
18:24Vous savez, on a parlé d'engrais.
18:27Le moral des ménages qui a son plus bas critique depuis des années.
18:30Oui, mais ça, c'est...
18:32Trump, lui, il est là, il est élu, il restera jusqu'à la fin de son mandat,
18:40même si, sauf s'il décède naturellement.
18:43Et en fait, lui, il s'en fiche de tout ça.
18:45Parce qu'il y a les engrais, par exemple, qui étaient fournis par l'Arabie saoudite.
18:48Et bien, la semaine dernière, ils ont enlevé les sanctions sur les engrais de Venezuela.
18:54Et donc, les États-Unis vont se servir de leur propre continent
18:59pour compenser tout ce qu'ils ont perdu.
19:01En fait, les États-Unis, dans cette histoire,
19:03perdent le moins parmi tous les autres acteurs.
19:06Et à la limite, les acteurs qui ne sont pas concernés,
19:09c'est pour ça Emmanuel Macron a dit,
19:11nous n'avons pas déclenché cette guerre,
19:12mais nous sommes les victimes de cette guerre.
19:14En fait, c'est l'Europe et c'est l'Asie, l'Asie du Sud-Est,
19:17même pas la Chine.
19:18La Chine est productrice de pétrole
19:19et elle a la possibilité de trouver le pétrole.
19:21Pétrole, ce n'est pas une denrée.
19:23On n'est pas en 1973 où le pétrole manquait.
19:26Le pétrole ne manque pas.
19:27Le pétrole, on peut le trouver ailleurs.
19:29C'est pour ça d'ailleurs que les Émirats sont sortis de l'OPEP
19:32pour pouvoir produire autant qu'ils veulent.
19:35Et il y a d'autres pays qui peuvent produire aussi plus de pétrole.
19:38Thierry Arnaud, moi je voulais vous entendre sur tout ce qu'on s'est dit.
19:41Est-ce que déjà Donald Trump n'écoute personne ?
19:42On parlait de Ice Maiden, Suzy Wiles, sa chef de cabinet.
19:45Mais je lisais dans certains papiers qu'il l'écoutait tout de même
19:48à des moments opportuns.
19:49Déjà cette question.
19:50Mais il n'en sentait pas, comme disait la...
19:51Oui, c'est pour ça que je demande aussi à Thierry.
19:54Et puis sur ses pertes américaines aussi, Thierry.
19:55Oui, c'est vrai qu'il y a une très grande différence
20:00entre Trump premier mandat et Trump deuxième mandat de ce point de vue.
20:04Il y a vraiment un grand ménage qui a été fait autour de lui.
20:06Et il a autour de lui beaucoup moins de ceux que l'on appelait écartés.
20:10Et il n'a essentiellement autour de lui que des gens qui acquiescent à tout ce qu'il dit
20:17et à tout ce qu'il fait.
20:18Donc ces garde-fous ont été très largement écartés et n'existent plus aujourd'hui.
20:24Alors c'est vrai que Suzy Wiles, elle est là autour de lui.
20:28Elle joue un rôle très important.
20:29Sa chef de cabinet, on rappelle.
20:30Qui n'a pas vraiment d'équivalent en France.
20:32C'est presque une première ministre en fait.
20:34Vraiment, c'est de manière opérationnelle la numéro 2 du gouvernement
20:39et celle qui fait tourner la machine de la Maison-Blanche
20:41et qui fait effectivement attention à essayer autant qu'elle peut
20:46de discipliner le président américain.
20:48Mais encore une fois, je pense que l'essentiel,
20:49c'est de retenir la différence entre un mandat et l'autre.
20:55Sur les blessés américains, moi ce que j'y vois surtout,
20:58c'est l'habileté pour le coup du gouvernement américain
21:02en matière de communication pour avoir tué et mis de côté
21:07ces 13 morts américains, ces 400 blessés parmi lesquels
21:11il y en a quand même certains qui sont gravement touchés.
21:14Les dégâts sur les bases américaines,
21:17beaucoup plus importants que ce que la Pentagone a bien voulu admettre,
21:22nous ont dit plusieurs enquêtes sérieuses de médias américains
21:24comme NBC et CNN.
21:29230 cibles américaines touchées par les Iraniens dans la région
21:34depuis le début de cette guerre, nous disait notamment l'enquête de CNN
21:37avec des dégâts qui se chiffrent en milliards de dollars
21:39et peut-être potentiellement jusqu'à la dizaine de milliards de dollars.
21:43Et ça c'est évidemment quelque chose qui compte dans l'esprit du président.
21:50Ensuite, je ne suis pas sur la ligne de Sergeï sur le thème
21:53le Détroit d'Hormuz, il s'en fout, je pense qu'il ne s'en fout pas du tout.
21:56C'est vrai qu'il a un peu dit tout et son contraire sur le sujet.
22:00C'est vrai que grâce, si l'on peut dire, à ce qui se passe dans le Détroit d'Hormuz,
22:04les États-Unis exportent davantage de pétrole.
22:08Mais il y a une réalité qui s'impose aussi aux États-Unis
22:11qui est que du Détroit d'Hormuz passe par de l'hélium
22:15qui serve à fabriquer des microprocesseurs,
22:17que par ailleurs, pétrole, certes, États-Unis autosuffisant,
22:22mais le marché mondial du pétrole fonctionne de telle sorte
22:25que les prix à la pompe aux États-Unis ont gagné entre 30 et 40%
22:29et que c'est un vrai problème pour le président américain
22:33et que par ailleurs, ce Détroit d'Hormuz,
22:36tant qu'il ne l'aura pas débloqué,
22:38il sera en situation d'échec d'une part
22:41et il ne peut pas se permettre que cet échec s'éternise
22:44parce que le Détroit d'Hormuz compte en lui-même
22:47et parce que c'est aussi ouvrir la porte
22:50à une attention qui pourrait se porter
22:55sur tous les autres points de vulnérabilité
22:57comparables au Détroit d'Hormuz,
22:59un peu partout dans la planète,
23:01du canal de Panama, pas très loin de chez Donald Trump,
23:04jusqu'au Détroit de Malacca, beaucoup plus loin en Asie,
23:06mais par lequel transite 20 à 30% du commerce mondial,
23:11donc se joue dans le Détroit d'Hormuz
23:12une partie qui concerne les États-Unis
23:15et qui concerne le président américain,
23:17je pense, de manière quand même assez importante.
23:20– Jean-Claude Beaujour, c'est la politique de l'autruche
23:22à laquelle joue Donald Trump
23:24quand il dit qu'effectivement, ce que dit Sergueï,
23:26que le Détroit d'Hormuz, c'est pas son problème.
23:29– Je reprenais les propos de Donald Trump
23:31sur le fait que finalement, le Détroit d'Hormuz,
23:33ça le concerne pas, alors que Thierry vient de le dire,
23:35le galon aux États-Unis bat des records.
23:38– Je suis complètement d'accord avec ce que vient de dire Thierry
23:42parce que nous, on a tendance à regarder les choses
23:45de manière purement comptable.
23:46On se dit, bon ben, ça rapporte ou ça coûte tant.
23:49Mais il n'y a pas que cela.
23:50Il y a effectivement, prenez, imaginez que l'opinion américaine,
23:53ce qu'elle va retenir, c'est qu'on est plus ou moins en conflit,
23:56on est franchement en conflit, un conflit qu'elle n'a pas souhaité.
23:58Donc elle va vous scruter, ce qui pourrait apparaître
24:01comme étant une semi-réussite devient un échec.
24:05On parle de l'inflation, on parle de la situation domestique
24:09aux États-Unis qui n'est pas réglée alors même
24:11qu'on est en période de conflit.
24:13Alors même si l'industrie de l'armement américaine
24:16en profite, ici ou là.
24:18Mais le monsieur tout le monde américain, il vous dit,
24:20ben moi, mon assurance me coûte tant, mon assurance santé,
24:24mes sujets sont ceux-là et c'est cela qu'il va voir.
24:27Nous, on est intellectuellement, on est en train de faire des calculs
24:29en se disant, avec une règle et puis une équerre,
24:33en se disant, ben là il gagne, là il perd.
24:35Et puis finalement, cette rationalité,
24:37l'électeur américain ne la vit pas.
24:40En tout cas, quand on est dans son quotidien,
24:42on ne fait pas ce calcul.
24:43Deuxième élément, il a une promesse politique.
24:47Et imaginez qu'il perde la majorité au Congrès.
24:50Vous savez ce que c'est que perdre la majorité
24:51pour un président américain, c'est qu'il va devoir négocier
24:55en permanence sur la dernière partie de son mandat.
24:57Et il vient de nous être dit, il y a eu Trump 1, Trump 2.
25:01Il nous a annoncé, et je ne vais pas me répéter,
25:04mais il nous a annoncé que ça allait être le plus beau septembre,
25:06le plus beau quinquennat.
25:07Quinquennat.
25:08En fait, on dit quinquennat.
25:09C'est le plus beau mandat qu'on allait voir.
25:12Et s'il faut qu'on ait des conflits déclenchés,
25:14des conflits qu'il n'a pas résolu,
25:15des conflits déclenchés et une situation interne
25:18qui n'est pas merveilleuse, vous imaginez ce que ça sera
25:21pour Donald Trump, à commencer par les Américains,
25:23mais aussi pour Donald Trump.
25:24Donc je crois qu'il faut aussi se dire que la question de...
25:27Il fait de la communication, et c'est normal, il est dans ce rôle,
25:30mais quand on analyse objectivement les choses,
25:33on ne reste pas simplement un bilan comptable,
25:35on regarde la chose de manière plus globale.
25:38En fait, ce qu'on peut observer ce soir,
25:40c'est que le détroit d'Hormuz en particulier,
25:42mais la guerre contre l'Iran,
25:43c'est une impasse militaire.
25:45Comme l'a très bien décrit Thierry tout à l'heure,
25:47c'est surtout un piège économique et politique
25:49pour Donald Trump,
25:51mais aussi pour les gardiens de la Révolution.
25:53Du coup, normalement, logiquement,
25:55ça devrait nous emmener sur un accord,
25:57parce qu'il faut absolument que les deux parties en sortent.
26:00La question, c'est que quand on a emmené
26:01un tel armada militaire sur place,
26:03le risque, c'est qu'évidemment,
26:05il y a un dérapage à un moment,
26:06c'est-à-dire que l'un ou l'autre voit comme une seule voie de sortie
26:09une espèce de course.
26:12Et là, on voit par exemple l'île de Cargne,
26:14l'île de Cargne qui prendrait feu à cause des uns ou des autres,
26:17ce serait un drame pour les années à venir,
26:19pas pour la guerre.
26:19Pour la guerre, ça ne changerait pas grand-chose.
26:21Mais par contre...
26:22Une poudrière pour les années à venir, c'est ça.
26:24Et c'est en ça que cette guerre n'est pas qu'une impasse militaire.
26:28Pour moi, c'est aujourd'hui devenu véritablement un piège,
26:31en fait, pour les deux protagonistes.
26:32Et un piège qui entraîne une recomposition aussi géopolitique
26:35au sein du pays du Golfe.
26:36On parlait des Émirats arabes unis, notamment,
26:38qui se sont rapprochés d'Israël.
26:40Et ça, l'Iran l'a bien en tête.
26:41Et les Émirats arabes qui ont été aussi les plus touchés
26:44au cours de ce conflit.
26:45Effectivement, chaque pays ou chaque groupe de pays
26:49commence à se désengager par rapport au protectorat américain,
26:53quelque part, en montrant des signes d'une manque de confiance
26:58dans les Américains.
27:00Et développe ses propres partenariats.
27:02Il y a le partenariat avec le Pakistan pour les Saoudiens.
27:07Il y a pour les Émiratis ce partenariat défensif
27:10avec les Israéliens, mais aussi avec les Égyptiens.
27:13Les Égyptiens qui sont une nouveauté, en fait,
27:16dans ce contexte-là.
27:17On a vu le président al-Sisi rendre visite aux Émirats arabes unis
27:19pour aussi voir ce qui était déployé sur le débat.
27:22Effectivement.
27:22Ça, c'est les deux pays majeurs.
27:24Les Qataris qui jouent un jeu complètement en dehors
27:28de ces considérations.
27:32On entend même en Iran des promesses Qataris aux Iraniens
27:36contre une immunité des frappes,
27:39des promesses de déblocage de fonds, etc.
27:42Donc, les Qataris, ils sont complètement...
27:44Voilà.
27:45Ils aimeraient être dans les négociations.
27:49Ils aimeraient aussi être du côté des Iraniens
27:52pour être épargnés.
27:54Et c'est quand même un partenaire, quelque part,
27:57de gisement avec les Iraniens.
27:58Donc, ils ne veulent surtout pas les fâcher
28:00sur le gisement gazier.
28:02Et puis, après, il y a tous ces petits pays
28:04qui, chacun, est très impacté.
28:07Bahreïn est très impacté.
28:08Koweït est très impacté.
28:10Et ils ne savent finalement pas vers qui se tourner
28:13parce que le protectorat américain ne les a pas protégés.
28:16Et effectivement, l'enjeu des Américains dans le Détroit,
28:19au-delà de cette guerre avec le régime iranien,
28:23au-delà de la guerre économique plus globale,
28:26c'est aussi l'avenir géopolitique de leur base
28:30et de leur alliance au Moyen-Orient qui est en jeu.
28:33Et on se pose parfois la question de savoir
28:35pourquoi on commente chaque mot du président américain
28:37parce qu'ils ont évidemment des conséquences.
28:39Ce soir, Donald Trump juge inacceptable,
28:41totalement inacceptable la proposition des Iraniens.
28:44Conséquences immédiates, puisque nous sommes lundi matin
28:46et que les marchés asiatiques ont rouvert,
28:47le cours du pétrole bondit de 5%.
28:49Plus 5%, c'est-à-dire, c'est dire si cette situation,
28:53pardon Thierry Arnault, elle doit être réglée et en urgence.
28:57Parce qu'il le paye Donald Trump.
28:58Oui, oui, vous savez cette théorie des 3 M
29:01dont on parle depuis le début des conflits.
29:04C'est-à-dire ce qui compte pour le président,
29:05ce sont les munitions, ce sont les marchés,
29:07ce sont les midterms, c'est-à-dire le contexte électoral américain.
29:11La manière dont évoluent les marchés financiers,
29:13c'est un baromètre sur lequel Donald Trump a l'œil en permanence.
29:18Vous le voyez à chaque fois, et c'était le cas il y a quelques heures encore,
29:21mettre un message sur son réseau social
29:23quand Wall Street est dans le vert
29:24et quand l'indice Dow Jones s'approche à nouveau des 50 000 points.
29:28Parce que le principe, comme toujours chez Donald Trump,
29:31c'est que quand ça monte, c'est grâce à lui,
29:34et quand ça descend, c'est de la faute des autres.
29:36Et donc, il est effectivement très attentif à ça.
29:41Et le cours du pétrole, c'est un sujet majeur aussi
29:45pour le président américain, bien sûr.
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