- il y a 7 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va partir justement, vous y ferez référence à Washington pour vous retrouver Laurent Saïm.
00:05C'est là que vous êtes avec Doreen Jarnias et on l'a appris l'armée américaine.
00:08Le CENCOM annonce le début du blocus iranien demain à partir de 14h française.
00:14Vous allez tout nous dire puisque Donald Trump parlait de blocus total.
00:16Il s'avère que vous allez nous donner des précisions.
00:18Il ne s'agit pas d'un blocus total de ce détroit d'Hormuz, Laurent Saïm.
00:24Écoutez, c'est un communiqué qu'on a reçu du CENCOM.
00:27Alors pour vous qui êtes en France, le CENCOM, il n'est pas basé à Washington.
00:31Il est basé à Tampa en Floride.
00:32Et ils sont responsables de toutes les opérations qui se passent à la fois dans les Caraïbes,
00:38à la fois en Amérique centrale et latine comme le Venezuela et aussi au Proche-Orient.
00:43Et donc dans un communiqué qui nous est parvenu il y a moins d'une heure,
00:47le CENCOM affirme que le blocus de tout le trafic maritime entrant et sortant des ports iraniens
00:54demain à partir de 16h or française sera appliqué de manière impartiale
01:00à l'encontre des navires de toutes les nations qui entrent dans les ports
01:05mais aussi les zones côtières iraniennes et c'est une information importante
01:08ou qui sortent de ces ports et de ces zones côtières iraniennes
01:13y compris tous les ports iraniens du golfe Persique et du golfe d'Omane.
01:19Alors les forces du CENCOM affirment qu'elles n'entraveront pas la liberté de navigation des navires
01:24qui transitent déjà par le détroit d'Ormouz à destination et en provenance de ports non iraniens.
01:31Des informations supplémentaires seront par ailleurs fournies aux marins commerciaux
01:36par le biais dit le CENCOM d'une mise en demeure avant le début du blocus.
01:40Et il est conseillé à tous les navires qui transitent par le détroit d'Ormouz
01:45et bien de surveiller les informations de la marine américaine, de l'armée américaine
01:49et de les tenir au courant avec un canal spécial qui s'appelle le canal 16
01:58lorsqu'ils opèrent dans le golfe d'Omane et dans le détroit d'Ormouz.
02:03Voilà, vous voyez ce sont des précisions importantes.
02:05Donc le bolocus qui avait été annoncé par Donald Trump ce matin à notre consoeur de Fox News
02:12et bien va commencer à partir de 16h demain lundi heure française.
02:17On n'a pas vu Donald Trump aujourd'hui.
02:20On l'a entendu par téléphone dans cette longue interview de 30 minutes
02:23qu'on a décrypté sur BFM TV toute la journée.
02:27Et puis on attendait aussi de voir si Vance, le vice-président,
02:31allait parler dans l'avion qui le ramenait du Pakistan à Washington.
02:38Il y a une heure, G.D. Vance s'est posé à Washington
02:41et selon mes confrères qui se trouvaient à bord de Air Force 2,
02:45il n'a absolument pas parlé lors de son voyage de retour des négociations qui ont échoué.
02:50Merci Laurence Haïm avec Doreen Jarnias à Washington.
02:53Vous le savez, c'est le Pakistan qui a joué hier.
02:56On en parlait, les intermédiaires pendant les trois rounds de négociations à Islamabad au Pakistan
03:00qui auront duré donc 21h.
03:01Alors, pouvons-nous imaginer ce soir qu'il y ait un autre intermédiaire ?
03:05Un homme, en tout cas ce dimanche, a proposé ses services.
03:08Cet homme, c'est Vladimir Poutine.
03:10Oui, alors pour être très précis, il l'a formulé à son homologue iranien,
03:14le président Pezeskian.
03:15Il a indiqué qu'il était prêt à continuer de faciliter la recherche d'un règlement politique
03:19et à servir de médiateur dans les efforts en vue de parvenir à une paix juste et durable au Moyen
03:24-Orient.
03:25Poutine, comme homme de paix, effectivement, ça peut paraître assez surprenant.
03:29Comment Ulysse Gosset ? Est-ce que Trump, tout imprévisible est-il, pourrait l'accepter ?
03:36Alors, c'est difficile parce qu'effectivement, Trump et Poutine, ils se parlent d'abord de l'Ukraine.
03:41Mais on a vu que Trump avait fait quelques concessions récemment.
03:45Il avait notamment annulé ou en tout cas supprimé provisoirement les taxes pesant sur le pétrole russe.
03:52Donc, le canal n'est pas rompu, si j'ose dire.
03:55Les deux chefs d'État se parlent, ils se respectent.
03:58Et donc, Poutine peut faire passer des messages.
04:02De là à être le médiateur, ça paraît difficile parce que Poutine est engagé aux côtés de la Russie.
04:09C'est un allié de la Russie.
04:10Le Pakistan n'est pas un allié de l'Iran ou des États-Unis.
04:14C'est un médiateur relativement neutre.
04:16Il est proche de la Chine.
04:17Ou dire, Poutine est engagé aux côtés de l'Iran.
04:20Vous avez dit Poutine aux côtés de la Russie.
04:22Pardon.
04:22Mais on avait rectifié.
04:2349 jours de guerre.
04:26Vous avez quelques excuses.
04:27Non, mais c'est ça.
04:28En fait, c'est un allié de l'Iran qui a fourni l'Iran en matériel de guerre.
04:34Il y a des accords de défense.
04:36Il y a des accords sur le nucléaire.
04:37Ce sont les Russes qui ont construit la...
04:39Et l'Iranien donne les drones Shahed pour la guerre en Ukraine.
04:41Et les drones Shahed ont été extrêmement utiles en Ukraine.
04:44Donc, si vous voulez, ça serait un médiateur engagé.
04:48Ou en tout cas, qui pourrait être accusé d'être, comment dire, pro-Iranien.
04:54Donc, l'idée, c'est que...
04:56Ce qui est intéressant, en fait, c'est que Poutine propose ses services.
04:59Qu'il ait ce culot-là, on pourrait le dire.
05:02Alors que la guerre en Ukraine se poursuit.
05:05Eh bien, il a déjà tiré avantage de la guerre, puisque le pétrole est remonté.
05:10Donc, c'est bon pour les caisses de la Russie.
05:13Et puis, il n'a pas caché aussi qu'il pourrait aider l'Iran dans la guerre.
05:17Donc, ça en fait un médiateur contestable.
05:20Ulrich Gouna, pourquoi Vladimir Poutine le propose ?
05:22Est-ce que c'est pour se donner le beau rôle ?
05:23Est-ce que c'est parce qu'il n'a plus l'attention mondiale en ce moment ?
05:26Est-ce que c'est par pur égo, votre avis ?
05:28Je pense qu'il y a plusieurs choses.
05:29Déjà, en fait, Vladimir Poutine, c'est quelqu'un d'extrêmement opportuniste
05:31au niveau des relations internationales.
05:32Donc là, il sent qu'il y a un coup à jouer.
05:34Et donc, effectivement, s'il pouvait positionner son pays en tant qu'intermédiaire,
05:37ce serait extrêmement bénéfique pour lui.
05:39Déjà, parce que ça permettrait d'améliorer encore plus la relation qu'il a avec Donald Trump.
05:43Ça lui permettrait sans doute d'obtenir des concessions sur le dossier ukrainien
05:46si jamais il arrivait à obtenir quelque chose de la part des Iraniens.
05:49Et puis après, en fait, elle n'est pas complètement hors-sol, cette proposition de Vladimir Poutine.
05:54Ah, pourquoi ?
05:54En 2015, en fait, c'était les Russes qui avaient servi d'intermédiaire de confiance
05:57pour récupérer l'uranium enrichi des Iraniens et le diluer derrière.
06:01Les choses ont changé depuis 2015 aussi.
06:02Les choses ont changé.
06:03Mais en tous les cas, le fait est que s'il y a un jour, il faut récupérer,
06:06enfin, s'il y a un accord et qu'il faut récupérer une partie de l'uranium enrichi iranien,
06:11il est possible que les Russes faisaient un rôle à jouer là-dedans.
06:14Les Russes ont été candidats pour ça, mais ça a été refusé par les Américains.
06:17Tout à fait, pour l'instant.
06:18Mais on verra ce que ça donnera.
06:19Et puis, ils sont quand même encore positionnés à la centrale de Boucher, etc.
06:22Donc, les Russes ne sont pas complètement hors-sol dans cette histoire.
06:24En revanche, effectivement, ce serait un signal relativement désastreux pour les Européens
06:28si Donald Trump décidait, dans un prochain round de négociations, d'aller négocier à Moscou.
06:32Adèle Bakawan, ce n'est pas l'intermédiaire qui pose problème, c'est plutôt les deux parties.
06:35Parce que le Pakistan, il a déjà œuvré dans le passé aussi.
06:38Le rôle du Pakistan n'est pas négligeable.
06:39Il avait notamment fait ce rapprochement entre les Américains et Pékin à l'époque de Nixon, si je ne me
06:43trompe pas.
06:44Oui, absolument. Mais vous avez absolument raison.
06:47L'importance du Pakistan, déjà, il n'est pas seul.
06:49Il est soutenu par les trois poids lourds du Moyen-Orient, à savoir la Turquie, l'Égypte et l'Arabie
06:56saoudite.
06:57L'Arabie saoudite, on pensait qu'il n'était pas présent.
06:59Mais en réalité, il était dans l'autel.
07:01Et donc, oui, ce n'est absolument pas comparable.
07:03Vous avez une Russie qui est déjà engagée auprès de la République islamique d'Iran.
07:08La Russie ne peut pas être crédible.
07:10La Russie ne peut pas être un intermédiaire.
07:12Mais le Pakistan, oui, bien évidemment, tout à fait crédible.
07:16Ce soir, l'Iran dit avoir été à deux doigts.
07:18Pardon, à deux doigts.
07:19Non, c'est important.
07:20L'Iran, à l'instant, dit avoir été à deux doigts d'un accord.
07:23C'est le ministre.
07:24Alors, je ne sais pas si ça veut dire à deux doigts.
07:25Ça veut dire quoi, à deux doigts ?
07:26Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Arashi, on était très, très proche à signer des compromis.
07:36Donc, quand nous étions sur ce plateau hier soir, à cette heure-là, et que ça discutait à Islamabad...
07:40Des compromis avec les Américains.
07:41Mais bon, comme ça, à un moment donné, ils ont radicalisé leur position par rapport à nous.
07:47Et on n'a pas compris pourquoi.
07:49On était vraiment, il dit, à deux doigts à signer des compromis avec les Américains.
07:52Moi, je pense que deux indices, déjà, le fait que les Iraniens le disent,
07:56ça renvoie encore la balle de la responsabilité du non-aboutissement à une sortie de crise
08:00du côté de la coalition américano-istraïenne.
08:02C'est la faute des Américains.
08:03– Voilà. Ensuite, on l'a dit tout à l'heure, la séquence de négociations s'est faite avec des
08:09appels récurrents
08:09de la part de Donald Trump et J.D. Evans, mais aussi de Benyamin Netanyahou.
08:14Je crois que la partie israélienne a fait en sorte, on va dire, d'augmenter les conditions radicales,
08:21à tort ou à raison, mais en l'occurrence, il faut le comprendre.
08:24Peut-être pour revenir aussi sur le rôle du Pakistan sur la suite.
08:28Franchement, le Pakistan, je les imagine mal venir dire,
08:31« Ah, on est prêts, nous, à diluer l'Iranium en Russie. »
08:34Pardon, excusez-moi, c'était la blague du jour.
08:38Des Iraniens, alors que nous-mêmes, sur les conditions même de notre statut de puissance possesseur,
08:44pour nos téléspectateurs, me paraît un peu incongru.
08:48Peut-être sur la partie russe, effectivement, qu'est-ce qu'ils pourraient faire, ça a été dit.
08:51Mais je rappelle que ça va dépendre de la manière dont cet accord,
08:54plutôt cette dilution, si on est sur, effectivement, cette sortie de ces kilos d'Iranium enrichis,
08:59soit perçue.
09:00Si c'est perçu comme une défaite iranienne, on imagine mal,
09:04il faut rappeler que sur le plan juridique, cet uranium appartient à l'Iran.
09:08Donc ça voudrait dire qu'on a volé de l'Iranium enrichi,
09:13et que ce serait son partenaire qui le...
09:16Il y a quelque chose, et c'est pour ça qu'en fait, les choses sont compliquées.
09:19Il faut rappeler encore une fois qu'il y a des réalités diplô,
09:22et il y a des choses aussi sur lesquelles chaque pays doit maintenir une forme de...
09:26Je dois garder la tête haute.
09:27Et quand on est sur des postures maximalistes,
09:31je crois que ça nous envoie quand même à quelque chose d'assez sain,
09:35c'est que la diplomatie, elle est dure, elle est complexe,
09:38mais ça reste la seule voie.
09:40Parce que les bombes, en fait, elles nous ont marqué quelque chose,
09:42c'est que sur ces questions-là, ça n'est pas, on va dire, l'alpha et l'oméga d
09:46'une sortie de crise.
09:48Et à mon avis, la question, moi, de la quantité d'uranium enrichi sera clé,
09:54parce qu'en fait, chacun va raconter des histoires,
09:57mais il n'est pas issu que peut-être, effectivement, ce que je disais tout à l'heure,
10:0050 kilos, 100 kilos, enfin quelque chose d'acceptable sera mis sur la table,
10:04si derrière ils obtiennent le maintien d'une capacité d'enrichissement
10:07sur du nucléaire civil, et avec des inspections légères.
10:12Mais parce que, eux, les Iraniens, maintiennent le fait,
10:17en tout cas aujourd'hui, ils veulent sortir du TNP.
10:19Donc il va falloir...
10:20Du traité de non-prolifération.
10:21Voilà.
10:22Donc il va falloir ça, leur dire, vous restez dans le traité,
10:24mais on allège, on est moins concluant,
10:27donc ce serait un JCPOA, moins, moins, moins,
10:30c'est mieux que rien du tout.
10:33Laurence Haïm, on vous retrouve du côté de Washington,
10:34parce qu'on voulait parler aussi de la position de J.D. Vance,
10:37le vice-président dans ses négociations,
10:39position peut-être pas forcément facile.
10:41D'ailleurs, on se souvient que le 1er avril,
10:43Donald Trump a eu cette petite phrase,
10:45le regardant en conférence de presse,
10:46« J.D. Vance, il ne parvient pas à un accord, ce sera de sa faute.
10:49Si moi, je parviens à un accord, ce sera grâce à moi. »
10:51C'est vrai qu'il est embarqué dans quelque chose
10:53qui peut tout à fait le nuire,
10:55lui qui a des visées présidentielles, Laurence.
10:59Oui, vous avez raison de le souligner, Anne,
11:01parce que J.D. Vance, au cas où il arrive quoi que ce soit à Donald Trump,
11:05il faut encore et toujours le rappeler,
11:06il n'y aura pas d'élection,
11:07c'est lui qui sera au pouvoir à la Maison-Blanche jusqu'en 2028.
11:11Et ici, à Washington, lorsque vous parlez aux gens,
11:13avec Doreen Jarnéas, on s'est rendu compte
11:15à quel point J.D. Vance devenait un personnage
11:18essentiel dans l'administration Trump.
11:20Alors, on le sait, on l'a appris en début de semaine
11:22par nos confrères du New York Times,
11:23parce que J.D. Vance, il était aussi en Hongrie
11:26à un moment donné pour soutenir Viktor Orban,
11:29qui, visiblement, n'est pas passé, n'a pas été réélu.
11:33Et ensuite, eh bien, J.D. Vance a mené ses négociations,
11:36plus de 21 heures dans une salle avec les Iraniens.
11:39Il faut encore et toujours rappeler les origines de J.D. Vance.
11:42Lorsqu'il a été nommé vice-président de Donald Trump,
11:45J.D. Vance a rappelé qu'il venait de l'Ohio,
11:48qu'il était quelqu'un qui n'avait pas beaucoup voyagé
11:51et qu'il était, il le disait lui-même,
11:54ravi d'aller à la découverte du monde.
11:56Donc, vous imaginez bien, dans le moment sensible
11:58dans lequel on est tous,
12:00c'est quelqu'un qui n'a pas beaucoup d'expérience
12:02en politique étrangère,
12:03qui a été, au Pakistan, négocié avec les Iraniens
12:06pour le président Trump.
12:08Merci, Laurent Saïm, avec Doreen Jarnias,
12:09Ulysse Gosset, c'est aussi une guerre qui se joue
12:12de succession aux Etats-Unis,
12:14entre Marco Rubio et J.D. Vance.
12:16Cette guerre en Iran ?
12:18On y pense toujours et on n'en parle jamais.
12:20Mais évidemment, à chaque fois que J.D. Vance
12:23dit quelque chose, tout le monde pense à la future élection
12:25où il sera le candidat naturel.
12:28C'est l'histoire des Etats-Unis qui veut ça.
12:31Le vice-président est désigné comme le successeur
12:34quasiment automatiquement.
12:35Mais la vie politique réserve bien des surprises.
12:38Et il reste deux ans.
12:40Et au passage, il y a les élections de novembre
12:42qui vont arriver à grands pas,
12:44qui peuvent remettre en cause
12:46toute la fin du mandat de Donald Trump.
12:48Donc, c'est un peu tôt pour se déclarer.
12:51Et qui pourrait embarquer J.D. Vance avec lui aussi ?
12:53Parce qu'on sait que souvent,
12:55le vice-président ne peut pas tirer aussi.
12:57Exactement.
12:58Alors, au profit des démocrates,
12:59mais ce qui est important,
13:00c'est la lutte à l'intérieur même
13:02du camp Trump, du camp républicain.
13:04Parce qu'il y a les héritiers.
13:06Il y a le fils, Eric Trump,
13:08qui pourrait être un candidat.
13:09Il y a Marco Rubio qui est clairement
13:12un potentiel candidat aussi.
13:13Et il y a des sénateurs de Floride aussi
13:15qui le sont.
13:16Donc, la bataille est loin d'être entamée
13:19publiquement.
13:19Mais évidemment, chacun se prépare.
13:22Sauf qu'avec Trump, si vous voulez,
13:23c'est très difficile.
13:24Parce que là, personne ne peut contester
13:26sa suprématie et son pouvoir absolu.
13:29Il peut, entre guillemets,
13:32remercier n'importe lequel de ses ministres,
13:33de ses collaborateurs.
13:34Et il peut faire beaucoup d'ombre à J.D. Vance
13:36s'il se fâchait avec lui.
13:37Donc, c'est un jeu dangereux.
13:39Ce sera très intéressant de savoir,
13:42quand on lira les mémoires des historiens,
13:45pourquoi Trump a décidé de l'envoyer à Islamabad.
13:47Est-ce que c'est pour le confronter
13:48à la réalité de l'Iran ?
13:49Est-ce que parce qu'il était persuadé
13:51qu'il ne pouvait pas gagner ?
13:52Oui, est-ce que c'est pour le saboter ?
13:53Voilà.
13:54Est-ce que c'était...
13:56Mais il y avait aussi l'enjeu,
13:59comment dire, pour J.D. Vance lui-même.
14:03C'est-à-dire, est-ce qu'il est capable,
14:04justement, d'afficher cette capacité
14:07à résoudre un dossier impossible ?
14:10C'est d'autant plus vrai quand même
14:11que le secrétaire d'État américain,
14:13Marco Rubio, lui, était à un match d'UFC,
14:16alors que son homologue iranien
14:18était à Islamabad.
14:19Avec Donald Trumpière.
14:20Oui, voilà.
14:21Donc, il y avait quand même, effectivement,
14:22une personnalisation à l'extrême
14:24de cette négociation côté américain
14:26avec un seul homme,
14:28Wittkopf et Kirchner étant un petit peu
14:29les fervoirs dans cette histoire-là.
14:31Et c'est assez spectaculaire de voir
14:32qu'effectivement, c'est J.D. Vance,
14:34sans doute l'homme qui était
14:35l'un des plus circonspects sur cette guerre,
14:37qui se retrouve en première ligne
14:39et a devoir livrer un résultat
14:40pour quelque chose
14:41qu'il n'avait lui-même pas souhaité.
14:43L'autre point de tension ce soir,
14:45c'est le sud-Liban.
14:45On en a commencé à en parler.
14:47On va continuer.
14:48Israël, plus que jamais déterminé,
14:49à poursuivre sa guerre,
14:50on l'a dit, contre le Hezbollah,
14:51alors que les pourparlers
14:52entre l'État hébreu et le Liban
14:54doivent débuter à Washington.
14:55Ce sera mardi.
14:55Ce soir, Benyamin Netanyahou
14:57publie une vidéo dans laquelle,
14:59vous allez la voir,
14:59il affirme avoir éliminé
15:00la menace d'une invasion,
15:02le Premier ministre israélien
15:04qui s'est rendu vêtu d'un gilet pare-balles
15:06dans le sud-Liban,
15:07au milieu de ses troupes.
15:10C'est la première fois
15:11depuis le début de la guerre
15:12qu'il se rend sur place.
15:14C'est quoi le message ce soir
15:16qu'il veut envoyer, Benyamin Netanyahou ?
15:18La guerre continue.
15:19Il y a peut-être un cessez-le-feu en Iran.
15:21Mais d'abord, sur l'Iran,
15:22on est prêt à y retourner, a-t-il dit.
15:24Mais surtout au Liban,
15:26la mission n'est pas terminée.
15:27Ils veulent absolument frapper
15:30le Hezbollah jusqu'à la racine.
15:32Donc, ça veut dire que
15:33la volonté d'occupation,
15:36d'incursion se poursuit au sud-Liban.
15:38Les combats sont difficiles.
15:40Il y a eu aujourd'hui
15:41un incident assez grave
15:43avec la finule,
15:44les soldats,
15:45les casques bleus de l'ONU.
15:47On va voir le communiqué.
15:48La force de l'ONU présente sur place
15:49déclare que ces véhicules
15:50ont été percutés à deux reprises
15:52ce dimanche,
15:53par des chars israéliens.
15:54Oui, c'est clairement une volonté
15:56d'intimider les casques bleus de l'ONU.
15:58Je rappelle qu'il y a 700 Français
15:59dans cette force de la finule.
16:01Les Israéliens accusent la finule
16:04de ne pas réaliser ce qu'elle doit faire,
16:07c'est-à-dire désarmer le Hezbollah.
16:08Et là, si vous voulez,
16:09il y a eu des incidents très sérieux
16:11puisque les hommes de la finule
16:15contrôlaient une route
16:16où les Israéliens voulaient passer.
16:18Et donc, c'est ça qui a provoqué l'incident,
16:20c'est-à-dire que c'est un char israélien
16:22qui a endommagé un véhicule de la finule.
16:25Mais il y a eu aussi,
16:26contre le camp de la finule,
16:27des actes vraiment destinés
16:30à intimider les soldats à l'intérieur,
16:33par exemple en badigeonnant
16:34les fenêtres de peinture
16:36pour les empêcher de voir
16:37ce qui se passait à l'extérieur,
16:38dans un territoire qui est occupé
16:42en partie par le Hezbollah.
16:43Donc, vous voyez,
16:44c'est extrêmement tendu,
16:45c'est dangereux.
16:45Et là, Netanyahou est présent
16:47pour réaffirmer sa volonté absolue
16:50de continuer la guerre.
16:51Général Philippe Sidot,
16:52vous êtes ancien chef
16:53du bureau de liaison de la finule, justement.
16:55J'aimerais vous entendre
16:56sur ces incidents provoqués aujourd'hui.
16:58Mais je vous propose d'abord
16:59d'écouter, justement,
17:00Benyamin Netanyahou
17:01avec son gilet par balle
17:03au milieu de ses troupes
17:03pour la première fois
17:04depuis le début de la guerre
17:05dans le sud Liban.
17:06Écoutons-le.
17:09Je suis ici avec le ministre de la Défense,
17:12le chef d'État-major,
17:13le commandant-chef,
17:14le commandant de division
17:16et nos réservistes.
17:17Il règne ici
17:18un formidable esprit
17:19de combativité
17:20et nos soldats
17:20se battent avec bravoure.
17:22La guerre se poursuit,
17:23y compris à l'intérieur
17:24de la zone de sécurité au Liban
17:26où je me trouvais il y a peu.
17:28Nous constatons
17:28que nous avons écarté
17:29la menace d'invasion
17:30depuis le Liban,
17:32neutraliser cette zone
17:33de sécurité,
17:33le danger que représentaient
17:35les tirs du Net
17:36et que nous gérons
17:37la situation
17:37à mesure qu'elle s'estompe.
17:39Mais il reste encore du travail.
17:41Nous avons accompli
17:41un travail considérable,
17:43obtenu des résultats remarquables.
17:45Il reste encore
17:46beaucoup à faire
17:47et nous y travaillons.
17:49Nous constatons ici
17:50que nous avons fondamentalement
17:51changé le visage
17:52du Moyen-Orient.
17:53Nos ennemis sont l'Iran,
17:54membres de l'Axe du Mal.
17:56Ils sont venus
17:56pour nous détruire
17:57et maintenant,
17:57ils se battent
17:58pour simplement
17:59sauver leur vie.
18:00Nous le constatons
18:02sur tous les fronts
18:02et c'est un formidable succès
18:04pour l'État d'Israël,
18:05pour les forces
18:06de défense israéliennes,
18:07pour nos soldats réguliers
18:08et pour nos excellents réservistes.
18:11Merci à vous tous.
18:12Le peuple d'Israël
18:13vous salue.
18:14Merci, merci beaucoup.
18:15Merci à vous aussi.
18:16Merci.
18:18Juste un petit mot
18:19pour dire une chose.
18:21C'est intéressant
18:21de voir qu'il est sur le front
18:23alors qu'aujourd'hui,
18:24il aurait dû être au tribunal.
18:25Il était convoqué.
18:27C'est important.
18:28Et les services
18:29de renseignement israéliens
18:31ont fait passer un message
18:32à la Cour suprême
18:33en disant
18:33qu'il ne peut pas témoigner,
18:35le Premier ministre,
18:35parce que sa vie est en danger
18:36et il ne peut pas rester
18:37dans un tribunal
18:38quelques heures
18:39parce qu'il serait
18:40une cible trop facile
18:41si on cherchait
18:42à porter atteinte
18:43à son existence.
18:45Et donc là,
18:45il démontre
18:46qu'il est sur le terrain
18:47et qu'effectivement,
18:48il ne peut pas témoigner.
18:49Et l'autre chose,
18:50c'est qu'il dit
18:50je suis entouré
18:51de soldats réguliers
18:52mais surtout à deux reprises,
18:54il dit je suis
18:55avec les réservistes.
18:56Or, vous savez
18:56qu'il y a eu une campagne
18:57de mobilisation
18:58qui est très importante
18:59en ce moment en Israël.
19:00Général Philippe Sidos,
19:01je voulais avoir votre avis
19:02sur ces événements.
19:03Le communiqué d'ailleurs
19:04de la finule
19:04qui précise par ailleurs
19:05qu'un tir avait atterri
19:06à un mètre d'un casque bleu
19:07qui était descendu
19:08de son véhicule.
19:09Alors, les Israéliens
19:10n'aiment pas beaucoup
19:11la finule
19:12d'une manière générale.
19:14Sa mission qui prend fin
19:15à la fin de l'année,
19:15c'est ça ?
19:15Oui, le mandat se termine
19:17à la fin de l'année.
19:17Elle a commencé en 1978
19:18avec des hauts et des bas.
19:19Là, elle est sur le mandat
19:20qui a commencé en 2006
19:21où elle était à 15 000.
19:22Elle est descendue.
19:23On a très peu
19:24d'effectifs français
19:24dans les médias.
19:25Pas trop par rapport à avant.
19:28On est dans la moyenne
19:28des autres bataillons.
19:31Les intimidations
19:32de l'armée israélienne
19:33vis-à-vis de la finule,
19:34maintenant qu'ils sont
19:34au sud de Liban,
19:36présents,
19:37c'est du constant.
19:38Ça pourrait être pire,
19:39en fait.
19:39Ça pourrait être largement pire.
19:41Là, c'est sur un axe.
19:43Il y a une incompréhension.
19:44Le pilote de char
19:45ou le chef de char israélien
19:47avec l'agressivité,
19:48la nervosité
19:49qui caractérise
19:50le soldat israélien
19:50en opération,
19:51il n'a pas envie
19:52de se faire embêter
19:53par un véhicule en blanc
19:55piloté par un Irlandais.
19:56Je ne sais pas le secteur.
19:57C'est vraiment le secteur
19:58à l'ouest,
19:59peut-être italien.
20:01Donc voilà.
20:02Alors j'ai envie de dire,
20:04en même temps,
20:04il faut dramatiser
20:05et pas dramatiser.
20:06Il faut dramatiser
20:07parce qu'ils n'ont pas
20:08à toucher au véhicule
20:09de l'ONU,
20:09mais enfin l'ONU
20:10est largement habituée
20:11à se faire intimider
20:12que ce soit par le Hezbollah
20:14voire par l'armée libanaise
20:15et par les Israéliens
20:16quand ils étaient au sud.
20:17Et là,
20:17comme ils sont au sud de Liban
20:18et qu'ils font la guerre,
20:19ils n'ont pas envie
20:20d'être dérangés par la finule.
20:21Ça, c'est le premier point.
20:23Ils auraient pu tirer
20:24sur le véhicule.
20:25La spécialité des Israéliens
20:27dans les années passées,
20:27c'est carrément
20:28de tirer sur le véhicule
20:29et puis voilà,
20:30le problème est réglé.
20:31Ce qui est très gênant.
20:32Là, ils font un peu attention.
20:33Donc on peut s'estimer heureux.
20:35Oui, on peut s'estimer heureux
20:36très sincèrement
20:38parce que l'armée israélienne
20:40en opération,
20:41il ne faut pas la déranger.
20:43Il y a eu des années,
20:44il y a quelques années,
20:44il y avait un officier français,
20:46mais un exemple parmi d'autres,
20:47qui était sur un sommet,
20:49il l'observait,
20:50il s'est fait tirer
20:51par un char israélien
20:52qui tirait d'Israël.
20:54Volontairement pour le tuer.
20:55Donc vous voyez,
20:56on a quand même atteint
20:56un niveau, je dirais,
20:57de satisfaction.
20:59Bon, il faut savoir
21:01qu'il y a quand même
21:01une liaison permanente.
21:03Satisfaction,
21:03je ne sais pas si le mot est...
21:04Oui, oui, oui.
21:05Non, mais bon,
21:05je suis habitué à ce truc-là,
21:06donc c'est pour ça
21:07que je ne dramatise pas.
21:08Il y a une liaison permanente.
21:09Les Israéliens vont s'excuser,
21:11il y aura une protestation,
21:12ils diront
21:12on ne recommencera plus,
21:13on n'a pas compris,
21:14c'est le chef de char
21:15qui a fait une erreur.
21:16Voilà, c'est comme ça
21:16que ça va se passer.
21:17Adèle Bakawan,
21:18je voudrais avoir votre avis
21:19sur cette dernière information
21:20que nous apprend à l'instant
21:22le Wall Street Journal.
21:23On parlait tout à l'heure
21:24des options
21:24qui s'offraient à Donald Trump
21:25pour la suite de cette guerre,
21:27négociations ou pas.
21:28En plus du blocus
21:30du détroit d'Hormuz,
21:31le Wall Street Journal
21:32nous dit que Trump envisage
21:33des frappes limitées
21:34contre l'Iran
21:35après l'échec
21:36des négociations.
21:37Il pourrait également
21:38reprendre une campagne
21:39de bombardement d'envergure,
21:41bien que cette perspective
21:42soit jugée moins probable.
21:43Mais en tout cas,
21:44on parle bien
21:44selon des responsables
21:45et des personnes
21:46au fait de la situation.
21:47C'est conseiller
21:48et Donald Trump
21:49envisage de reprendre
21:50des frappes militaires
21:51contre l'Iran.
21:52Cela est pour moi
21:54peu probable.
21:54C'est une option
21:55tout à fait...
21:56Vous n'y croyez pas ?
21:57Non, mais là,
21:58dans le contexte
22:00dans lequel on se retrouve
22:02les Iraniens,
22:03les Américains,
22:04les Israéliens,
22:04je pense qu'il est
22:05peu probable
22:06que Donald Trump
22:07tout de suite,
22:08maintenant,
22:09ou dans les 12 semaines
22:10à venir,
22:12fait appel à la force encore.
22:13Une fois,
22:14cela veut dire quoi ?
22:15S'engager
22:16dans une guerre
22:18indéfinie.
22:18Et une nouvelle escalade,
22:19finalement.
22:19Exactement.
22:20Il ne cesse de le dire
22:21depuis 48 heures.
22:22Il l'a dit à Fox News,
22:23il l'a écrit,
22:24c'est peut-être une façon
22:25aussi d'intimider
22:26en attendant
22:26les prochaines négociations.
22:28Exactement.
22:28L'option la plus envisageable,
22:30c'est le retour
22:30à la table de négociation.
22:32Et pour cela,
22:33il va monter en puissance
22:35en termes de communication
22:38pour faire plier
22:39les passes d'Alan.
22:40Sur le moment,
22:40les passes d'Alan,
22:40ils ont parfaitement saisi
22:41la logique du fonctionnement
22:43du système Trump.
22:45Donc,
22:45ils ne vont pas plier.
22:46Ils vont répondre
22:48peut-être comme lui.
22:49En fait,
22:50Ulysse Gosset,
22:50vous voyez que l'ultimatum
22:52va aller jusqu'à la fin
22:52ou pas ?
22:54Écoutez,
22:54il faut le souhaiter
22:55d'abord parce que
22:56c'est un répit
22:57pour les populations iraniennes
22:59dont on n'a pas parlé
23:00ce soir,
23:01mais qui sont quand même
23:03désespérées par la situation.
23:04Souvenez-vous quand même
23:06des formules de Donald Trump
23:07lorsqu'il avait dit
23:08nous allons les aider.
23:10Or,
23:11elles n'ont pas été aidées.
23:12Le pays est maintenant bombardé.
23:14La répression s'est durcie.
23:16Les exécutions recommencent.
23:18Et donc,
23:19on comprend le désespoir
23:21des Iraniens
23:22qui attendaient autre chose.
23:23Cela dit,
23:25il y a eu le Wall Street Journal
23:26qui fait état
23:27de cette information.
23:29On peut le constater,
23:30Donald Trump a déjà
23:31donné l'ordre à l'armée
23:32de rester mobilisé
23:34et de poursuivre
23:34son déploiement,
23:35d'une part.
23:36Mais d'autre part,
23:37un autre journal,
23:37le Washington Post,
23:38donne également
23:39l'information
23:40qui n'est pas exclue
23:42que des négociations reprennent.
23:43Après,
23:44un sérieux coup de pression
23:45avec le blocus
23:46des ports
23:47et peut-être
23:49la menace
23:49de nouvelles frappes.
23:50Si on arrivait,
23:53si Donald Trump
23:54et les Américains
23:54arrivaient à
23:56prendre en étau
23:58les Iraniens,
23:59est-ce que ça pourrait
24:00les amener à dire
24:00finalement,
24:01on va de nouveau
24:02revenir à la table
24:03des négociations ?
24:04C'est une hypothèse
24:05qui n'est pas exclue
24:06d'ici la fin du cessez-le-feu
24:07le 21 avril.
24:08Deux informations
24:09ce soir à vous donner.
24:11Donald Trump
24:12envisage de nouvelles
24:12frappes en Iran.
24:13C'est ce que nous donne
24:14ce soir
24:15et ce que nous dit
24:15le Wall Street Journal
24:16et puis le prix du baril
24:19qui repart à la hausse.
24:21Évidemment,
24:21après les dernières déclarations.
24:22À combien ?
24:23À 104 dollars
24:24pour l'instant.
24:25C'est en train d'évoluer
24:26mais 8% de hausse
24:27à l'ouverture
24:28et ce n'est sans doute
24:29pas terminé.
24:30On va repartir
24:31à Washington
24:32retrouver Laurence Haïm ?
24:33Exactement, Laurence.
24:34Vous allez tout nous dire
24:34sur ces dernières précisions
24:36et notamment
24:36ce communiqué du CENCOM,
24:38le commandement central
24:39au Moyen-Orient.
24:40Que nous dit-il
24:40ce soir, Laurence ?
24:44Oui, vous avez raison
24:45de le souligner.
24:46Donald Trump
24:46a choisi de communiquer
24:47à sa chaîne préférée
24:48et sa journaliste favorite
24:49Maria Bartorimo.
24:51Il s'est entretenu
24:52pendant une demi-heure
24:53en direct
24:53par téléphone
24:54avec elle
24:55pour affirmer
24:56que les Etats-Unis,
24:58quoi que disent
24:59les Iraniens
25:00dans une communication
25:00que Donald Trump
25:02a qualifiée
25:02de très bonne.
25:03Les Etats-Unis
25:04ont déjà gagné
25:05selon Donald Trump.
25:06Pour le président américain,
25:08la marine iranienne
25:09est au fond de l'océan.
25:11Les avions iraniens
25:13ont été abattus
25:14à 90%.
25:15Donald Trump
25:16ne cesse de dire
25:17que les journalistes
25:17du New York Times,
25:18ce prestigieux quotidien,
25:20racontent n'importe quoi
25:21et Donald Trump
25:22a décidé,
25:23encore une fois,
25:25de dire
25:25que les Iraniens
25:26doivent céder
25:27sur le nucléaire.
25:28C'est absolument impératif.
25:30Moi, je ne céderai pas.
25:31C'est pour parler
25:33qui ont duré
25:34avec le vice-président
25:35Vance envoyé
25:36pour l'occasion
25:36plus de 21 heures,
25:38n'ont donc abouti à rien.
25:39Vance, en ce moment,
25:40est dans son avion
25:41pour revenir ici
25:42à Washington.
25:43Donald Trump,
25:43lui, est toujours en Floride.
25:45On l'attend de retour
25:46ce soir,
25:47ici,
25:47à la Maison-Blanche.
25:48Et comme on est sur le terrain
25:50avec Doreen Jarnias,
25:51on voulait vous faire vivre
25:52ce qui se passe
25:53en ce moment même
25:53devant la Maison-Blanche.
25:55Petite manifestation.
25:56Attention,
25:57c'est toujours le cas
25:58le dimanche.
25:59Mais le plus intéressant,
26:00c'est de vous montrer aussi
26:01à côté de la Maison-Blanche
26:03cette église.
26:04Joe Biden et Barack Obama
26:05allaient toujours prier
26:06dans cette église
26:07au moment de crise importante.
26:09Eh bien,
26:09depuis le début
26:10de son deuxième mandat,
26:12malgré toutes les crises
26:13que Donald Trump traverse,
26:14le président américain
26:15n'est jamais venu
26:16prier dans cette église
26:17en face de la Maison-Blanche.
26:19Merci Laurent Saïm.
26:20Il y mettra peut-être
26:21les pieds de Donald Trump
26:22dans les jours,
26:23peut-être dans les heures
26:24qui viennent.
26:24En tout cas,
26:25on va le réécouter.
26:25Le président américain,
26:26il s'est montré ferme aujourd'hui,
26:28d'abord sur ses réseaux sociaux
26:30ce matin,
26:31True Social,
26:31et puis,
26:32vous le disiez
26:33dans une interview
26:33qu'il a ce midi
26:35accordée
26:35à la chaîne conservatrice
26:37Fox News.
26:38On l'écoute.
26:40Bon,
26:41on va mettre en place
26:41un blocus.
26:42Ça va prendre un peu de temps,
26:43mais ça portera ses fruits
26:44assez rapidement.
26:45Et on a eu des réunions hier.
26:47Comme tu l'as dit,
26:47elles ont duré 21 heures.
26:49C'était une longue réunion.
26:52Antoine Bassebouz,
26:53c'est un coup de force.
26:54Je bloque le bloqueur.
26:56Est-ce que la guerre
26:57peut reprendre
26:57via ce détroit-là ?
27:00Écoutez,
27:01quand on regarde
27:02ce qui s'est passé
27:03depuis quelques mois,
27:04on se rend compte
27:04que nous avons affaire
27:06à un président erratique
27:07qui est très bavard,
27:10qui émet 10 messages par jour.
27:14Il appelle lui-même
27:15les journalistes
27:16sans que les journalistes
27:18ne le sollicitent.
27:19Et il se contredit
27:20matin,
27:20midi et soir.
27:21Donc,
27:21je n'arrive pas vraiment
27:22à trouver le bon décodeur
27:24pour comprendre.
27:25Alors,
27:27c'est vrai,
27:28les États-Unis
27:29sont la première puissance mondiale.
27:31Mais,
27:32qu'est-ce qu'il a fait
27:33de cette puissance ?
27:35Au bout de 40 jours de combat,
27:36il n'a pas
27:37plié l'Iran.
27:39à l'issue des combats,
27:41le détroit d'Hormuz,
27:42par lequel transite 20%
27:43de l'énergie internationale,
27:46il est bloqué.
27:46Et maintenant,
27:47il revient à la charge
27:48pour trouver une solution.
27:50Il bloque les bloqueurs.
27:51Ça veut dire quoi ?
27:52Où est la puissance américaine ?
27:54Et ce qui est intéressant,
27:54c'est comment ça s'est fait.
27:55Il a retweeté
27:56un article d'un journaliste
27:58qui évoquait
27:58cette possibilité-là
27:59en disant
28:00« Finalement,
28:00je vais faire ça ».
28:01Il donne une interview
28:01à près de 30 minutes
28:02à Fox News.
28:04Intéressant comme procédé.
28:04Oui, mais c'est ça.
28:05C'est un président
28:07extrêmement bavard
28:08qui se contredit
28:09tous les jours,
28:10matin, midi et soir.
28:11Je ne vois pas
28:12la ligne stratégique
28:15de ce président.
28:17Il aurait pu faire peur
28:18aux Iraniens
28:19s'il avait envoyé
28:2150 000 hommes de plus
28:22dédiés à l'ouverture
28:23du Détroit
28:24avec les deux
28:26ou trois porte-avions,
28:27avec toute l'armada.
28:29Mais les Iraniens
28:30ont bien compris
28:31qu'il veut
28:31que l'Amérique
28:33veut les bombarder,
28:34mais sans jamais
28:35risquer de prendre pied
28:36sur le Détroit
28:38ou sur l'une
28:38ou l'autre des îles,
28:40notamment l'île de Khark
28:41par laquelle transite
28:4290% du pétrole iranien.
28:45Donc, voilà.
28:46Je reconnais
28:47que je suis
28:48dans l'incompréhension
28:49totale
28:50de ce président erratique
28:51qui est trop bavard.
28:52Alors, si vous êtes
28:52déboussolé, vous, alors ?
28:54Vous n'êtes certainement
28:55pas le seul.
28:56L'Iran, en tout cas,
28:57parle ce soir
28:58d'une menace ridicule
29:00tout en menaçant
29:01de son côté
29:02les Américains
29:04et leurs alliés.
29:04Regardez, sur X2,
29:06le trafic est entièrement
29:07sous le contrôle
29:07des forces armées.
29:08L'ennemi se retrouvera
29:10piégé dans un tourbillon
29:11mortel dans le Détroit
29:12s'il fait un faux pas.
29:14Et comme si cela
29:15ne suffisait pas,
29:15le régime accompagne
29:16son message
29:17d'une vidéo.
29:18On va la voir,
29:19cette vidéo.
29:19Et on aperçoit,
29:20regardez,
29:21un navire
29:22directement
29:22dans le viseur.
29:24sous-entendu,
29:25nous avons les moyens
29:27de tirer.
29:28Général Sido,
29:28c'est ce que la situation
29:29ce soir peut dégénérer
29:31à tout moment.
29:32On a l'impression,
29:32en tout cas,
29:33que le cessez-le-feu
29:33n'a jamais été
29:34aussi fragile.
29:36Dégénérer ?
29:38Pas dans l'immédiat.
29:39Pas dans l'immédiat.
29:40D'abord,
29:41vous savez qu'il y a
29:41quelques semaines
29:42ou quelques jours,
29:45il y avait une offensive
29:46de missiles
29:47qui avait été lancée
29:47sur le porte-avions.
29:48Et tous les missiles
29:49ont été interceptés.
29:50Donc il y a quand même
29:51là aussi une démonstration
29:52de compétence des Américains
29:53pour intercepter les missiles.
29:55Bon,
29:55là,
29:56on n'a pas à porter
29:57de missiles iraniens
29:58de bâtiments de guerre
29:59américains.
30:00La situation,
30:00elle est quand même
30:01un peu différente.
30:03Pour le blocus,
30:05l'image que j'en ai,
30:07il faudrait qu'on l'explique
30:08effectivement sur une carte
30:09pour voir que...
30:10On le prend
30:10dans quelques minutes.
30:11Voilà.
30:12En fait,
30:13les bâtiments militaires américains
30:15ou le matériel
30:16militaire américain
30:17qui sera utilisé
30:17pour mettre en œuvre
30:18ce blocus
30:19pourraient,
30:20rester hors de portée
30:22même
30:23des missiles
30:23ou d'un système
30:24de défense iranien.
30:26Ça,
30:26c'est une chose.
30:27Ensuite,
30:28si les Iraniens
30:28voulaient effectivement
30:29utiliser leurs armes
30:30contre les bâtiments américains,
30:32ce sont quand même
30:33des bâtiments
30:33qui sont suréquipés
30:34en moyens de défense.
30:36Donc ça,
30:36ça reste à prouver.
30:37Alors là,
30:37on aurait un engagement
30:38arme contre arme
30:39qui serait effectivement
30:41là sur le plan naval.
30:42Et une reprise
30:43de la guerre.
30:45Dans ce cas-là,
30:45oui,
30:45il y aurait une reprise
30:46des hostilités.
30:47Effectivement.
30:48Mais il y aurait un objectif,
30:49il y aurait un bateau
30:50qui serait visé,
30:50peut-être un hélicoptère,
30:51peut-être un avion,
30:52etc.
30:52Comme ce qu'on a connu
30:53pendant 4-5 semaines.
30:54Mais on n'en est pas vraiment là.
30:55Et là,
30:56l'idée du blocus
30:58pourrait...
30:58Alors,
30:59le terme normal,
31:00la définition,
31:01c'est un acte de guerre,
31:01mais c'est un acte de guerre
31:02normalement.
31:03Mais c'est ce que disaient
31:03les experts
31:04tout au long de la journée.
31:05Attention,
31:05on est entre l'embargo
31:06et l'acte de guerre.
31:07C'est ça,
31:07mais potentiellement,
31:08sans besoin d'avoir utilisé
31:09les armes.
31:10Rien que le fait
31:11de menacer
31:12d'un blocus,
31:13les quelques bateaux
31:14qui passent
31:15pourraient se dire
31:15que ce n'est même plus
31:16la peine d'essayer.
31:17Donc après,
31:17on peut envisager
31:18un scénario,
31:19effectivement,
31:20avec un bateau
31:21qui se dit,
31:21tiens,
31:21j'ai passé le péage
31:22iranien
31:23et je vais maintenant
31:25passer par le golfe
31:26d'Oma
31:26et puis essayer de passer
31:27entre les bâtiments
31:28et la surveillance américaine.
31:29Ce qui me paraît
31:30quand même
31:31impossible à faire.
31:33totalement impossible.
31:34Adèle Bakawan,
31:34quand la marine iranienne
31:35qualifie justement
31:36ses déclarations
31:37de Donald Trump
31:37de ridicule,
31:39ça veut dire que
31:39ça ne fait ni chaud ni foi
31:40ça à ces Iraniens,
31:42ils n'ont pas peur du tout,
31:43c'est la communication officielle.
31:45Est-ce qu'il y en a une
31:45qui est officieuse
31:46en disant,
31:46ah mince,
31:46un blocus total,
31:47ça peut nous faire mal quand même ?
31:48Écoutez,
31:49la donnée la plus importante,
31:51la donnée factuelle,
31:52je ne parle pas des communications,
31:54c'est que ni les Iraniens
31:55ni les Américains
31:56ne souhaitent absolument pas
31:57revenir à cette guerre.
31:58Sinon,
31:59ils ont toutes les excuses
32:00pour se réengager
32:01dans cette guerre-là,
32:02à la fois du côté des Iraniens
32:04et du côté des Américains.
32:05Ils ne le souhaitent pas,
32:05mais est-ce qu'ils ne vont pas
32:06y être forcés ?
32:07Voilà,
32:07donc ça c'est la première donnée
32:09à observer.
32:09La deuxième donnée à observer,
32:11c'est que désormais,
32:11Donald Trump n'a pas compris
32:12qu'il ne peut pas
32:14changer le régime
32:16uniquement par les bombardements
32:18et que le peuple iranien
32:19n'est pas au rendez-vous
32:20dans la rue.
32:21Et lorsqu'il menace
32:23par exemple l'Iran
32:24de dire
32:24je vais rayer votre civilisation,
32:27non pas la République islamique d'Iran,
32:28mais la civilisation iranienne
32:30sur Terre,
32:32c'est qu'il fidèle
32:33en quelque sorte
32:33l'ensemble des catégories
32:35sociales, politiques,
32:37y compris l'opposition
32:38à l'intérieur
32:38et à l'extérieur du pays.
32:40Et donc maintenant,
32:41ce qui est le plus important,
32:43c'est que Donald Trump
32:44joue le jeu des passes d'Alan.
32:45Ça veut dire quoi ?
32:46Ça veut dire
32:46vous bloquez
32:48le détroit d'Hormoz,
32:49je bloque votre blocus.
32:51C'est-à-dire quoi ?
32:52C'est-à-dire
32:52nous sommes dans les marges,
32:54nous ne nous sommes pas.
32:55Je pense que
32:56le blocus
32:57du détroit d'Hormoz
32:58n'amène ni les Iraniens
32:59ni les Américains
33:01vers une guerre.
33:02Autrement dit,
33:03aujourd'hui,
33:03vous avez 90%
33:04du pétrole iranien
33:06qui compose
33:07l'économie iranienne.
33:0990%.
33:1090% du pétrole iranien
33:11passe par le détroit d'Hormoz.
33:13Si jamais Donald Trump
33:14bloque le détroit d'Hormoz,
33:16c'est que c'est
33:17toute l'économie iranienne
33:18qui tombe.
33:19Justement,
33:20Manély Mirkan,
33:20est-ce que bloquer le détroit,
33:22ce n'est pas la meilleure façon
33:23d'asphyxier finalement Téhéran ?
33:25Combien de temps
33:25l'Iran peut tenir
33:27sans pouvoir exporter,
33:28on le disait,
33:29son pétrole ?
33:30Justement,
33:30vous avez évoqué
33:31le mot temps.
33:32Je pense que la clé
33:33là aujourd'hui
33:34est sur le temps.
33:36On dit depuis le début
33:36de cette guerre
33:37que l'Iran a le temps
33:38justement de tenir.
33:39Oui,
33:39mais justement,
33:39l'Iran vient de nous donner
33:40confirmation.
33:41L'ambassadeur d'Iran
33:42à Islamabad
33:43tweet ce soir
33:44que les pourparlers
33:46à Islamabad
33:47n'étaient pas un événement,
33:48c'était un processus,
33:50c'était les fondations
33:52d'un processus
33:53de pourparlers.
33:54Donc,
33:54ils montrent en fait
33:55qu'ils sont engagés
33:56pour gagner du temps.
33:57Je pense que l'acte de Trump
33:58est justement
33:59pour enlever ce temps
34:01à l'Iran.
34:01Parce que lui,
34:02il n'a pas le temps.
34:02Voilà,
34:03parce qu'il n'a pas le temps
34:04et il veut asphyxier
34:05comme vous le dites.
34:06Là,
34:06il y a aussi
34:07un autre impact,
34:08c'est sur la Chine.
34:10La Chine,
34:11qui va être aussi
34:12le grand perdant
34:14potentiellement
34:14de ce blocus,
34:15peut mettre la pression
34:17sur l'Iran
34:18pour accélérer
34:21la négociation
34:21sur le dossier.
34:22Je reviens
34:23sur votre question.
34:25Du point de vue
34:26de l'Iran,
34:27effectivement,
34:27la faillite économique,
34:28elle l'a.
34:29Là,
34:30les activités économiques
34:31après la guerre,
34:34la phase de guerre
34:35a repris.
34:36Et c'est là
34:36où on commence
34:37à avoir des informations
34:39sur l'état de santé
34:40de cette économie
34:42qui n'est plus
34:43dans un état de tenir.
34:44Les banques
34:45sont au bord de faillite.
34:46On a des rapports
34:48sur le nombre
34:48de chèques
34:50sans provision
34:52qui commencent
34:53à s'accumuler.
34:54Il y a énormément
34:55de personnes
34:56sans emploi
34:56par rapport
34:57à tous les sites
34:58qui ont été frappés,
34:59les sites de sidérurgie,
35:00les sites de fabrication,
35:02d'infrastructures primaires.
35:04Et donc,
35:05c'est dans cet état,
35:07un autre chiffre,
35:08l'inflation
35:10sur le mois de mars
35:11officielle
35:12est de 74%.
35:1474%, oui.
35:15C'est effectivement
35:17un état
35:18qui est au bord
35:18de faillite économique.
35:19Donc,
35:20ce temps
35:20qui va lui être enlevé
35:22peut contribuer
35:23à faire accélérer
35:24le processus
35:25dans lequel
35:25ils se sont engagés.
35:26Manéi Mirkan,
35:27quand Trump dit
35:28qu'ils n'ont pas du tout
35:28envie de céder sur le nucléaire,
35:30est-ce qu'au sein du régime,
35:31il y a différents courants
35:32ou est-ce qu'ils sont tous
35:33vraiment
35:34arc-boutés
35:35sur non,
35:35on garde ces 440 kg
35:37d'uranium enrichi
35:38ou il y a divers voies ?
35:39Non,
35:39il y a différentes voies.
35:41Là,
35:41au niveau
35:42de l'ensemble,
35:44j'allais dire,
35:45du régime,
35:46pour l'instant,
35:46la voie dominante,
35:47on ne cède pas.
35:48En revanche,
35:48on sait que
35:49quand on fouille un peu,
35:50quand on regarde
35:51en détail,
35:53les durs,
35:54donc les gardiens
35:54de la révolution,
35:55ceux qui sont vraiment
35:56liés à ce camp-là,
35:57tiennent beaucoup
35:58au dossier nucléaire
36:00sur les deux sujets,
36:01les stocks
36:02et l'enrichissement.
36:03Là où d'autres
36:05sont prêts à faire un pas
36:06sur, par exemple,
36:07les stocks
36:08et pas l'enrichissement.
36:09Mais la dominance globale,
36:11c'est quand même
36:12que l'Iran
36:12veut garder la carte
36:13du nucléaire
36:14parce que,
36:15depuis plusieurs jours,
36:16ils voient que
36:17sur le détroit d'Hormoz,
36:18ça commence
36:19à se fragiliser.
36:20pourquoi ces deux passages
36:22de navires
36:23de guerre américains
36:23d'une part
36:24et d'autre part
36:25l'Arabie saoudite
36:26qui commence
36:27à détourner son pétrole
36:29et à augmenter
36:30ses exportations
36:31ailleurs.
36:32Et donc,
36:33ça commence
36:34à donner des signaux
36:34à l'Iran
36:35que peut-être
36:35sur la carte
36:36du détroit d'Hormoz,
36:37ils ne pourront pas
36:37avoir autant
36:38de pression
36:39sur la communauté internationale.
36:41Oui,
36:42peut-être sur la partie nucléaire,
36:43on avait beaucoup discuté
36:44du poids
36:45de la dissuasion
36:46entre guillemets
36:46économique et nucléaire.
36:47J'avais maintenu
36:48que pour moi,
36:48effectivement,
36:49la question de la dissuasion
36:50nucléaire était quelque chose
36:51quasiment d'intime
36:52et d'existentiel
36:53pour le régime.
36:54Ce qu'il faut comprendre,
36:55c'est qu'au-delà de
36:56est-ce que je donne
36:58mes barils
36:59d'uranium enrichi,
37:01est-ce que je stoppe
37:02effectivement ce que j'annonce
37:03de stopper l'enrichissement,
37:05l'Iran a démontré
37:06quelque chose
37:06de stratégiquement
37:07quand même
37:08grosse fracture,
37:09c'est sa capacité
37:10d'être maintenant
37:10d'assumer
37:11une dissuasion implicite.
37:13Elle est capable
37:13désormais,
37:14avec cette atteinte
37:15à 60%,
37:16d'être
37:17autrement
37:18qu'un État
37:19qui était en cours
37:20de prolifération.
37:21Et c'est effectivement
37:21sur ce point-là
37:22qu'il faut quand même dire
37:23qu'il y a un point
37:24pour l'Iran.
37:25Néanmoins,
37:25sur les négociations,
37:26il faut rappeler
37:27que ce n'était pas
37:27juste une négociation
37:28avec deux belligérants
37:31dans un contexte
37:33normal.
37:33Les deux
37:34devaient
37:35effectivement
37:35aussi être capables
37:36de poser sur la table
37:38en revenant
37:38chez eux
37:40des éléments
37:40qui pouvaient dire
37:41regardez,
37:41nous n'avons pas cédé.
37:42J'ai l'intime conviction
37:44que céder sur les 440 kg
37:45d'uranium,
37:45je vous le dis,
37:46ça ne changerait rien
37:47la capacité iranienne
37:48parce qu'ils sont capables
37:49d'enrichir.
37:49Mais le fait de dire
37:51qu'on cède 440 kg
37:52d'uranium,
37:53ça enverrait à leur base
37:55une rupture.
37:56Vous,
37:56on a perdu.
37:57On a perdu
37:57face aux Américains.
37:58Et donc ça,
37:58il faut comprendre aussi
37:59que parfois
38:00des signalements
38:01ne sont pas
38:01la réalité
38:02d'une incapacité
38:03ou d'une possibilité.
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