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Les Vraies Voix avec Virginie Calmens, Sébastien Ménard et Philippe Bilger
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2026-05-13##
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00:00:00Et on vous souhaite la bienvenue, on espère que tout va bien.
00:00:02Vous avez passé un bon mercredi avec Philippe David, bonjour !
00:00:06Bonjour Cécile !
00:00:07Bonjour Philippe !
00:00:09Vous allez bien ?
00:00:09Oui très bien et vous ?
00:00:10En pleine forme, toujours heureux d'être là en plus, comme toujours un trio de choc en notre compagnie, donc
00:00:15c'est parfait.
00:00:15Oui je pense que ce trio va me plaire encore aujourd'hui, je dis ça tous les jours, mais on
00:00:20les choisit bien et je crois que les débats...
00:00:21Et on y croit tous les jours !
00:00:22Et on y croit tous les jours et à la fin de l'émission on se dit bah finalement on
00:00:24avait raison !
00:00:25Et vous l'avez entendu, Philippe Bujade avec nous, bonsoir cher Philippe !
00:00:29Bonsoir !
00:00:29Et il a sa petite chérie à côté de lui, Virginie Calmel, qui est avec nous, présidente fondatrice de Fonds
00:00:34de Futurail, l'école supérieure des technologies de demain.
00:00:37Je m'aime beaucoup, même quand même contredit !
00:00:39Oui bah c'est ça aussi, présidente de Croissance Plus, bonsoir Virginie, bienvenue !
00:00:43Bonsoir, ravie de vous retrouver !
00:00:44Et Sébastien Menard, qu'on aime beaucoup aussi, éditorialiste, entrepreneur dans la foutette, président de cette belle entreprise du bien
00:00:51manger !
00:00:52C'est ça, exactement !
00:00:53Vous allez bien Sébastien ?
00:00:54Quand je vous vois, toujours mieux !
00:00:55Oh bah voilà, il sait me parler lui !
00:00:58Il va avoir deux minutes de plus de parole !
00:01:00C'est normal, il faut bien que la flagornerie rapporte !
00:01:04Ah bah il a fait de la politique, ça se voit, c'est tout de suite !
00:01:07Avec le sommaire de cette émission, la France qui passe à l'action sur la scène internationale, Emmanuel Macron l
00:01:13'a annoncé depuis Nairobi, en clôture de ce sommet franco-africain, Paris va saisir les Nations Unies pour proposer une
00:01:20mission de sécurisation du détroit d'Ormose, une mission que le chef de l'État veut totalement neutre et totalement
00:01:26pacifique !
00:01:26Et on vous pose cette question, Moyen-Orient, la France doit-elle choisir un camp entre l'Iran et Trump
00:01:31?
00:01:32Eh bien vous dites non, à 69%, pourquoi cette neutralité ? La France est devenue un pays neutre ? Ou
00:01:38alors vous dites, on s'en occupe pas comme en Irak en 2003, ou il faut y aller ?
00:01:43Venez nous donner votre avis au 0826 300 300, pour moi oui, il faut choisir un camp, et c'est
00:01:47celui des Etats-Unis !
00:01:48Et Philippe Bilger ?
00:01:49Oui !
00:01:49Etats-Unis ?
00:01:50Oui !
00:01:50Oui !
00:01:51Virginie Kahn-Mels ?
00:01:52Oui !
00:01:53Etats-Unis, on est d'accord ?
00:01:54Oui !
00:01:55Absolument pas, on a 60 millions d'automobilistes et il faut penser à eux !
00:01:59Et la question du soir, après André et Sainte-Maréna, c'est au tour de Minelli de Disparterne, de nos
00:02:05centres-villes, le chausseur marseillais ferme définitivement ses portes après 50 ans d'activité, l'entreprise avait été placée au
00:02:12redressement judiciaire en avril dernier, deux ans et demi après une première procédure, un nom de plus sur cette liste
00:02:18des marques françaises de chausseurs emportées par la crise du commerce des centres-villes.
00:02:21Et on vous pose cette question, le commerce en ligne va-t-il tuer le commerce physique ? Eh bien
00:02:25vous dites oui à 79% ! Venez nous expliquer vos modes de consommation au 0,826, 300, 300 !
00:02:33Moi je crois que non, mais qu'il faut changer beaucoup de choses, notamment dans l'urbanisme !
00:02:38Vous en pensez quoi Philippe Bilger ?
00:02:39Je pense que c'est malheureusement inéluctable !
00:02:43Et Virginie Kahn-Mels ?
00:02:44Je crains aussi que ce soit la pente sur laquelle les commerçants sont engagés !
00:02:49Oui, Sébastien Maïna !
00:02:50Ce n'est pas inéluctable, en fait, le premier responsable c'est l'État, ce n'est pas le e
00:02:54-commerce !
00:02:54Et peut-être les personnalités aussi, peut-être que les commerçants...
00:02:58C'est l'État, le poids du travail, la charge du travail, le coût du travail !
00:03:02Eh bien très bien, 17h50, le bon Flavio, aujourd'hui encore une belle arnaque qu'on découvre !
00:03:09Oui bonjour, je vous appelle pour le vélo épileptique, sur le Boncoin, toujours disponible ?
00:03:13Oui oui, toujours disponible !
00:03:14Je voulais savoir, il est à quel stade au niveau de la maladie ?
00:03:17Il ne trompe pas beaucoup, enfin normalement, mais je ne comprends pas les crises de quoi !
00:03:22D'épilepsie, en fait, épileptique !
00:03:25Ça me paraît logique, mais bon, voilà, pas pour tout le monde !
00:03:28Ce sera à 17h50, bien entendu !
00:03:30Et Olivier est avec nous, 0826 300 300, qui nous appelle de Maine !
00:03:34Bonjour Olivier !
00:03:35Bonjour Cécile !
00:03:37Avec cette question, la France doit-elle choisir son camp entre l'Iran et Trump ?
00:03:41Vous en pensez quoi ? Dites-moi oui ou non ?
00:03:44Non, la France n'est pas capable !
00:03:47Et la France n'est pas capable ! On en parle dans un instant, soyez les bienvenus !
00:03:5117h20, les vraies voix Sud Radio !
00:03:54Sud Radio !
00:03:56Autour de cette table aujourd'hui, Philippe Bilger, Virginie Calmel, c'est Sébastien Ménard et vous !
00:04:000826 300 300, sur cette information du jour, la France qui va proposer à l'ONU une mission neutre et
00:04:06pacifique pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
00:04:08Avec cette question du soir, la France doit-elle choisir un camp entre l'Iran et Trump ?
00:04:13Eh bien, vous dites non à 69%, vous voulez réagir le 0826 300 300, beaucoup de commentaires, la France doit
00:04:20rester neutre et voir ses intérêts à long terme.
00:04:23On a plein de messages, je ne sais pas, Trump, mais il ne faut pas oublier que les agresseurs, vous
00:04:28voyez, c'est Israël et les Etats-Unis, il y a des commentaires dans tous les sens, avec tous les
00:04:34points de vue possibles et imaginables.
00:04:35Olivier, déjà avec nous 0826 300 300, le grand débat du jour, c'est tout de suite.
00:04:40L'agence France Presse nous dit qu'Emmanuel Macron, notre président de la République, dit que la France va prendre
00:04:45une initiative, c'est comme ça que c'est formulé, initiative à l'ONU sur sa proposition de mission neutre.
00:04:50Il n'y a jamais eu, il n'a jamais été question d'un déploiement français ou franco-britannique, mais
00:04:54on se tient prêt.
00:04:55On continue sur ce qu'on fait depuis le départ, c'est dire liberté de navigation, respect des droits internationaux,
00:05:01coalition, sans faire la guerre.
00:05:03Depuis le début, nous nous disons une chose très simple, liberté de navigation, mettre fin à tout blocus d'où
00:05:10qu'il vienne et quel qu'il soit.
00:05:11Utiliser le fait que ça soit un peu calmé, qu'il y ait un cessez-le-feu, même si la
00:05:15guerre n'est pas arrêtée, pour relancer les initiatives diplomatiques collectives.
00:05:19C'est le seul moyen d'éviter de retomber dans une reprise des offensives.
00:05:28Olivier 0826 300 300 est avec nous. La France doit-elle choisir un camp entre l'Iran et Trump ?
00:05:32Qu'en pensez-vous Olivier ?
00:05:34Moi j'en pense que la France, qu'elle reste tranquille, elle n'a pas les moyens.
00:05:38Et quoi qu'il arrive, c'est très mauvais pour nous. On est plus proche de l'Iran que les
00:05:44Etats-Unis de l'Iran.
00:05:47Trump est bien, il vous amerde.
00:05:48Excusez-moi, vous voulez dire plus proche géographiquement que politiquement ?
00:05:52Oui, parce que je posais la question, c'est pour ça.
00:05:54C'est vrai qu'on est beaucoup plus proche géographiquement, ça c'est sûr.
00:05:57Oui, voilà, donc on est plus à portée de ce qui pourrait se passer, parce qu'on ne sait pas
00:06:05tout dans l'Iran.
00:06:06À portée de barres, vous voulez dire, c'est ça que vous voulez dire.
00:06:10Oui, moi j'ai peur, et j'ai peur que ça réveille des cellules dormantes en France qui créent des
00:06:14attentats.
00:06:16Donc il y a beaucoup de choses qu'il faut rester neutre, mais il ne faut pas intervenir du tout.
00:06:21Parce que qui est le responsable de ça ? Pourquoi le détroit d'Ormuz, on ne passe plus ?
00:06:26Si Trump était resté chez lui, c'était bien, on circulait normalement.
00:06:30Je ne vois pas pourquoi nous, on va se mettre au milieu et prendre des risques.
00:06:34Parce que c'est bloqué ?
00:06:35Oui, non, mais ce n'est pas à nous, c'est Trump qui a fait bloquer, c'est à lui
00:06:39de faire débloquer.
00:06:39Ce n'est pas à nous.
00:06:41Nous, si on intervient, on risque de prendre des secousses.
00:06:44On n'est pas à la hauteur militairement, déjà, donc on n'a pas à intervenir là-dessus.
00:06:50Après, je ne sais que savoir qui vend des armes à l'Iran et à l'Israël.
00:06:58On m'a dit que le premier vendeur au monde, c'est les Etats-Unis, et le deuxième, c'est
00:07:01la France.
00:07:02Ah non, mais pas à l'Iran, parce qu'il y a un embargo américain.
00:07:06Il y a un embargo américain.
00:07:07Quand il y a eu la guerre au Koweït, les armes étaient vendues à d'autres pays,
00:07:12qu'ils l'ont remplacé ou quoi, à... comment il s'appelle, l'autre là qui est mort ?
00:07:16C'est la Luceyne.
00:07:17Et ils nous tiraient dessus avec nos propres armes.
00:07:19Donc, je me méfie, je ne crois pas tous ces gens-là,
00:07:23parce que les armes, ça rapporte beaucoup, beaucoup.
00:07:26D'ailleurs, c'est l'espoir de survivre aux Etats-Unis,
00:07:31c'est qu'il y ait des guerres de partout, parce qu'ils ne vivent qu'avec ça, qu'avec
00:07:33les guerres.
00:07:34Parce que les factures...
00:07:36C'est un peu plus.
00:07:38Olivier !
00:07:39La dette de 1940 ?
00:07:41Ah non, non, non, non !
00:07:43Olivier, Olivier, bougez pas !
00:07:44Je vous dirai que ça date des années 60,
00:07:47c'est Valéry Giscardet, c'est un ministre des Finances,
00:07:49qui avait été donné le dernier chèque français du plan Marshall,
00:07:52donc ça date de 60 ans.
00:07:54Olivier, bougez pas ! 0826 365, file des pubs.
00:07:57Il est clair qu'Emmanuel Macron va cultiver jusqu'au bout
00:08:02le rôle qui est le sien aujourd'hui,
00:08:05et qui lui demeure, c'est-à-dire sur le plan international,
00:08:09là où il est le moins mauvais, il faut être clair.
00:08:11Il est même très bon.
00:08:12Et donc, il est, vous le direz tout à l'heure,
00:08:16mais il reste qu'il se corrige, notamment sur le plan africain,
00:08:22puisqu'il cherche à renouer des liens avec l'Afrique.
00:08:26Et deuxièmement, là, à l'égard de Trump, du président Trump,
00:08:31je considère que même si la France n'a pas les moyens,
00:08:35évidemment, les moyens d'une grande puissance pour intervenir,
00:08:40elle doit apporter un soutien aux États-Unis,
00:08:43mais un soutien critique.
00:08:45C'est ce qu'il fait, d'une certaine manière,
00:08:47en proposant une voie qui est très originale.
00:08:51Certes, c'est la voie française,
00:08:52elle n'est peut-être pas vouée à devenir très effective,
00:08:57concrète et puissante dans le jeu international,
00:09:00mais grâce à lui, elle existe.
00:09:02Virginie ?
00:09:03Mes propos n'engagent que moi, là.
00:09:06J'en tiens à le préciser,
00:09:07parce que c'est un sujet assez complexe.
00:09:11Je pense que ce qu'est en train d'essayer de tenter Emmanuel Matrecron,
00:09:15c'est une forme de troisième voie,
00:09:17c'est-à-dire pas d'allégeance réelle à Washington
00:09:20et en même temps, ni de complaisance avec Téhéran.
00:09:24Alors, c'est osé, c'est même ambitieux,
00:09:27on peut dire quelque part même courageux d'une certaine façon,
00:09:30c'est difficile, je ne suis pas sûre que ça tienne,
00:09:33mais moi, ça me semble très complexe que la France reste neutre.
00:09:37Je pense que c'est une fausse neutralité, quoi qu'il arrive.
00:09:41D'abord, on a des alliés, heureusement,
00:09:44qui restent, malgré ce qui se passe aux États-Unis,
00:09:48ça reste nos alliés.
00:09:49Et pour le coup, on peut quand même difficilement soutenir
00:09:52le régime de Téhéran et des Molas, bien évidemment.
00:09:56Donc, je pense que c'est une fausse neutralité.
00:09:59Je pense que le fait, évidemment, de déplacer le Charles de Gaulle,
00:10:03c'est des signaux,
00:10:04mais on en a déjà parlé à cette antenne.
00:10:07On a aussi des savoir-faire.
00:10:08On peut dire que la France n'a pas les moyens,
00:10:10mais c'est faux.
00:10:11Elle a aussi tout un arsenal
00:10:13avec des grands savoir-faire qui peuvent être utiles,
00:10:17notamment, je pense, au déminage du Détroit d'Ormouz.
00:10:21On a des capacités.
00:10:22Et ne pas forcément exploiter ces capacités,
00:10:27ça pourrait nous être reproché.
00:10:29Donc, moi, j'ai le sentiment, en tout cas,
00:10:33que la France doit peser,
00:10:35et l'Europe, plus généralement,
00:10:37coincée entre deux puissances majeures
00:10:39que sont les États-Unis et la Chine.
00:10:41l'Europe, elle doit se réveiller.
00:10:43On ne les entend pas beaucoup.
00:10:43Et c'est très compliqué de se laver les mains
00:10:45de ce qui est en train de se passer
00:10:47parce que ça a des conséquences
00:10:49et des conséquences aussi
00:10:50pour tous les Français et les Européens.
00:10:52Sébastien Maïda ?
00:10:53Moi, je suis d'accord avec Virginie Calmes.
00:10:55Évidemment, il s'agit d'une fausse neutralité.
00:10:57Mais une fausse neutralité,
00:10:58c'est une forme de neutralité, quelque part.
00:11:01Notre auditeur Olivier disait
00:11:02la France n'a pas les moyens.
00:11:04Non, moi, je m'inscris en faux.
00:11:05La France, par rapport...
00:11:06Elle n'a pas les moyens de rayer de la carte.
00:11:08Enfin, quoique, on pourrait dire que si.
00:11:10Elle a les moyens de rayer de la carte.
00:11:11Mais là, c'est l'économique nucléaire.
00:11:13Mais elle a les moyens,
00:11:14comme le disait...
00:11:15Avant le nucléaire.
00:11:16Voilà.
00:11:16Mais elle a les moyens, très clairement,
00:11:18de désenclaver le Détroit.
00:11:19Aujourd'hui, elle a des aéronefs,
00:11:21notamment, je parle à un spécialiste
00:11:22à ma droite, Philippe David,
00:11:23elle a des hélicoptères tigres
00:11:25qui permettent, en fait,
00:11:26d'éclater tous les drones.
00:11:28Tous les drones.
00:11:29Très efficaces.
00:11:30De manière très, très, très efficace.
00:11:32Et on est l'un des seuls pays au monde
00:11:33à pouvoir le faire dans une économie.
00:11:35Dans une économie,
00:11:36parce que ça coûte cher.
00:11:37Aujourd'hui, la raison pour laquelle
00:11:40ou la raison pour laquelle
00:11:41les Ukrainiens le font à bas prix,
00:11:43c'est qu'aujourd'hui,
00:11:45abattre des espèces de dessins de drones,
00:11:49ça coûte des dizaines de millions de dollars
00:11:51par jour.
00:11:52Par jour.
00:11:53Donc, la France,
00:11:54elle a évidemment les moyens
00:11:55et diplomatiques,
00:11:56et politiques,
00:11:57et militaires d'intervenir.
00:11:59Après, voilà,
00:11:59c'est la voie de la France.
00:12:00Moi, je n'ai pas le sentiment,
00:12:01même si j'aime la sortie
00:12:02de Virginie Calmes
00:12:03sur le en même temps,
00:12:04je le remarque, bravo.
00:12:06Mais la réalité,
00:12:08la réalité,
00:12:08c'est qu'on est dans une vision,
00:12:10dans une posture shirakienne,
00:12:12très clairement.
00:12:13C'est-à-dire qu'on ne s'inféote pas
00:12:15aux Etats-Unis,
00:12:16même si ça reste,
00:12:17quelque part,
00:12:18l'un de nos premiers alliés,
00:12:20si ce n'est le premier allié historique
00:12:21du vieux continent
00:12:23et du vieux pays
00:12:23sur ce vieux continent,
00:12:24comme dirait Villepin la France.
00:12:25Mais en même temps,
00:12:26ça permet aussi
00:12:27de réaffirmer,
00:12:29quelque part,
00:12:30nos désapprobations
00:12:31de tout ce qui peut se faire
00:12:33en matière de droit de l'homme,
00:12:34en matière de liberté des femmes,
00:12:36en Iran.
00:12:37La position shirakienne
00:12:39était plus facile.
00:12:40Non, mais alors,
00:12:40déjà,
00:12:42je suis d'accord
00:12:42avec ce qu'il y a dit Virginie,
00:12:43je vais faire un cordu
00:12:44en même temps,
00:12:45vous voyez Philippe Billard.
00:12:46Continuez, mon cher Philippe.
00:12:47Qu'est-ce qui vous arrive
00:12:48en ce moment, Philippe ?
00:12:49Continuez de la modération.
00:12:51Je ne comprends pas
00:12:51la comparaison avec l'Irak
00:12:53parce que l'Irak
00:12:54n'avait jamais attaqué
00:12:56la France
00:12:57alors que l'Iran
00:12:58a tué des dizaines de Français
00:12:59que ce soit l'Iran,
00:13:01que ce soit les attentats,
00:13:02etc.
00:13:03Donc l'Irak,
00:13:03c'était un allié stratégique
00:13:05de la France et la guerre en Irak
00:13:06qui a été menée
00:13:07sur des mensonges,
00:13:08celui des armes
00:13:09de destruction massive.
00:13:10Mais moi,
00:13:10j'ai un certain problème.
00:13:12Moi,
00:13:13comme le disait très justement
00:13:14Virginie,
00:13:15et Sébastien était d'accord,
00:13:15On a...
00:13:18On a commencé par vous.
00:13:19C'est un rapport
00:13:19avec les moyens.
00:13:20Allez-y, développez.
00:13:24La France ne peut pas
00:13:25être neutre.
00:13:26Mais,
00:13:26parce qu'entre
00:13:27le régime de Trump
00:13:28et le régime des Mollas,
00:13:30moi,
00:13:30je ne mets pas
00:13:31un quart de seconde
00:13:32à dire que je choisis
00:13:32les Etats-Unis.
00:13:33D'accord ?
00:13:34Et ça ne fait pas de moi.
00:13:35Mais nous aussi.
00:13:36Je sais si Philippe Bilger
00:13:38m'a traité d'anti-américain
00:13:39primaire à de nombreuses reprises.
00:13:42Mais nous aussi,
00:13:42Philippe,
00:13:43rassurez-vous.
00:13:43Mais il y a une chose
00:13:44qui me pose problème,
00:13:44c'est que moi,
00:13:45si c'est le régime des Mollas,
00:13:46je serais totalement pour.
00:13:48J'ai un seul problème,
00:13:49je suis du côté des Américains,
00:13:50mais je trouve que Trump
00:13:51est erratique,
00:13:52qu'il n'a pas de stratégie.
00:13:53Il est fou.
00:13:54Ça,
00:13:54je ne dirais pas jusque là.
00:13:55Il est fou.
00:13:56Je psychiatrise pas de gens,
00:13:57mais il n'a pas de stratégie,
00:13:59il est erratique,
00:14:00et donc c'est-il lui-même
00:14:01où il va.
00:14:02Et c'est ça mon problème.
00:14:04C'est que je suis prêt
00:14:05à soutenir les Américains,
00:14:06je suis prêt à envoyer
00:14:07le porte-avions Charles de Gaulle
00:14:08pour déboucher le détroit d'Hormuz,
00:14:09pour débloquer le détroit d'Hormuz.
00:14:11Mais je ne sais pas
00:14:12ce que veulent les Américains.
00:14:13Et quand on va faire une guerre
00:14:15aux côtés de quelqu'un,
00:14:16c'est quand même bien
00:14:16d'être sur la même longueur
00:14:17de l'ordre de force.
00:14:17Est-ce que vous ne croyez pas,
00:14:19comme l'a dit un jour
00:14:20Marie-Laure Buisson ici,
00:14:22que cette apparente démarche
00:14:25permanente,
00:14:25erratique de Trump,
00:14:26c'est aussi une stratégie
00:14:28qui laisse l'adversaire
00:14:30dans une totale imprévisibilité ?
00:14:32C'est une question que je pose.
00:14:34Je suis assez d'accord
00:14:35que ça peut être une technique
00:14:36quand même qui l'éprouve.
00:14:38Alors on ne sait plus très bien
00:14:39si c'est totalement sous contrôle ou pas.
00:14:42Mais on peut se dire
00:14:44que quand même,
00:14:44cette imprévisibilité,
00:14:46ou en tout cas ce côté inflexible
00:14:48qu'il a démontré à certains moments,
00:14:50a pu faire plier peut-être
00:14:51certaines personnes se disant
00:14:53n'est-il pas assez dingue
00:14:55pour réellement mettre
00:14:56en application
00:14:58ces menaces ?
00:14:59Et je pense que ça peut faire partie
00:15:01d'une tactique.
00:15:02Ça, c'est vrai.
00:15:03Après, je rejoins Philippe.
00:15:05Par moment,
00:15:06on se demande où ça va.
00:15:08Ah ben ça, oui.
00:15:09Les changements dans la même journée,
00:15:11on ne peut pas dire
00:15:12que c'est forcément
00:15:13dans la même heure.
00:15:14Et celui sait où il va, en fait.
00:15:16Mais ça dépend.
00:15:18D'après eux...
00:15:19Ça dépend de ses résultats
00:15:20au golf du week-end, en fait.
00:15:22C'est un point qui sait où il va.
00:15:24Je ne présente qu'à moitié.
00:15:27Un birdie, deux eagles et hop là !
00:15:29Ça dépend de l'humeur du chef.
00:15:32Ça dépend de l'humeur du chef.
00:15:33Ça dépend de ses rencontres.
00:15:34Ça dépend de beaucoup de choses.
00:15:35Et c'est là où on peut dire,
00:15:37finalement, au départ,
00:15:38moi j'étais l'un de ceux
00:15:39qui, même sur cette antenne,
00:15:40disaient finalement
00:15:40il y a une signature Trump,
00:15:42il y a une stratégie, etc.
00:15:43En fait, pas du tout.
00:15:44En fait, on se rend compte
00:15:45que sur les grands sujets,
00:15:47le mec a peut-être un peu de nez.
00:15:48Voilà.
00:15:49Il en a toujours eu.
00:15:50Il a peut-être un peu de nez.
00:15:52Mais après, dans l'exécution,
00:15:53c'est du grand n'importe quoi.
00:15:54Il a du bol d'être à la tête
00:15:56de la première puissance du monde.
00:15:57Ah bah oui, c'est sûr.
00:15:58Si c'était le Bangladesh,
00:15:59ce ne serait pas pareil.
00:16:00Voilà, ça passe à chaque fois.
00:16:01Mais à quel prix ?
00:16:02Je ne crois pas qu'on puisse dire ça.
00:16:04Non.
00:16:05Parce que, bien sûr,
00:16:06la mode,
00:16:07c'est tourner en dérision
00:16:08à un président des Etats-Unis.
00:16:10Parce que,
00:16:10comme vous l'avez dit,
00:16:12il peut apparaître
00:16:14comme parfois incohérent,
00:16:16erratif,
00:16:16comme il a l'un de lui.
00:16:17Mais il n'empêche
00:16:19que lorsqu'il a mis en œuvre
00:16:20un certain processus,
00:16:22sur le Vénégé,
00:16:24là,
00:16:24on l'a beaucoup riquet.
00:16:25Mais en définitive,
00:16:27ça s'est stabilisé.
00:16:28Et selon les modalités
00:16:30qu'il souhaitait...
00:16:31Désolé,
00:16:31le régime est toujours en place
00:16:32au Vénégé, là.
00:16:33Oui, mais en tout cas,
00:16:34il n'a plus rien à voir
00:16:35avec ce qu'il était auparavant.
00:16:37Et la suite,
00:16:39je pourrais la dire,
00:16:40Gaza,
00:16:40c'est pareil.
00:16:42Et là,
00:16:42on va attendre
00:16:43parce que,
00:16:44pardon de faire référence
00:16:46à Marie-Laure Buisson,
00:16:47c'est elle qui nous a montré
00:16:49que l'Iran
00:16:50était une obsession
00:16:53pour Trump
00:16:53depuis des années.
00:16:55Oui, c'est ça.
00:16:56Absolument.
00:16:56Ce qu'il faut...
00:16:57Juste, je me permets,
00:16:58Philippe,
00:16:59au Venezuela,
00:17:00rien n'est réglé,
00:17:00à Gaza,
00:17:01rien n'est réglé.
00:17:02Si,
00:17:02vénézuéla,
00:17:02c'est absolument...
00:17:03C'est pas si j'ai...
00:17:04Les gens continuent
00:17:05à crever de faim
00:17:06comme à Gaza.
00:17:07Cittature a été chassée.
00:17:10Les gens continuent
00:17:11à crever de faim.
00:17:12Comment vous le dites ?
00:17:13C'est une réalité.
00:17:15Philippe, au Venezuela,
00:17:15le régime est toujours en place.
00:17:16Il n'y a plus Maduro
00:17:17parce qu'il est en prison,
00:17:18mais c'est toujours les mêmes.
00:17:19Mais pas du tout.
00:17:21C'est juste les Etats-Unis
00:17:22qui ont pris la main
00:17:22sur le métro.
00:17:23Le régime a changé
00:17:23de tonalité.
00:17:25J'ai l'impression...
00:17:26Un petit mot
00:17:26d'Olivier,
00:17:27pardon les amis.
00:17:29Olivier,
00:17:29il nous reste 20 secondes,
00:17:30pardon,
00:17:30parce qu'ils ont été
00:17:31très loquaces.
00:17:32Pardon.
00:17:32À vous entendre,
00:17:34on dirait que c'est un jeu,
00:17:35la guerre.
00:17:36Ah non,
00:17:36c'est pas un jeu.
00:17:37Il attend la riposte
00:17:39pour savoir
00:17:40ce qui va se passer
00:17:40pour pouvoir réattaquer.
00:17:42Il y a un truc
00:17:43qui m'étonne
00:17:44parce que,
00:17:44comme tout à l'heure,
00:17:45vous m'avez dit
00:17:45que c'est la Chine
00:17:46qui fournit les armes
00:17:47à l'Iran.
00:17:49C'est l'Iran
00:17:50qui fournit le pétrole
00:17:51à la Chine,
00:17:51mais si le Détroit
00:17:52est bloqué,
00:17:53ils n'ont plus rien,
00:17:54les Chinois.
00:17:55Je me pose la question.
00:17:57Ils vont fournir
00:17:58des armes
00:17:58à quelqu'un
00:17:59qui va les faire mourir
00:18:00de pétrole
00:18:02dont on fait rien.
00:18:03Ça me paraît bizarre.
00:18:05Il y a beaucoup de choses
00:18:06que je ne comprends pas.
00:18:08Je n'arriverai jamais
00:18:09à les comprendre
00:18:09parce que moi,
00:18:10je ne suis pas un guerrier.
00:18:12Malheureusement,
00:18:12on apprend tous
00:18:13un peu au fur et à mesure
00:18:14des informations
00:18:14qui nous arrivent
00:18:15et qui sont parfois
00:18:16contradictoires,
00:18:17donc c'est toujours
00:18:17un peu compliqué.
00:18:18Mais vous avez raison,
00:18:19Olivier,
00:18:20il faut quand même
00:18:21faire très attention
00:18:21aux informations.
00:18:23Et permettez-moi
00:18:23de vous dire
00:18:24que parler du Venezuela,
00:18:25ce n'était pas
00:18:25Caracas noisettes.
00:18:27Super.
00:18:27Allez,
00:18:29merci Philippe,
00:18:29David.
00:18:30C'était absolument
00:18:31les choses.
00:18:31Non,
00:18:32ce n'était pas du tout
00:18:32nécessaire.
00:18:33Comme vous avez
00:18:33l'opéra,
00:18:34j'ai fait exprès.
00:18:35C'est une façon
00:18:36de clouter ce débat.
00:18:38Casse les noisettes.
00:18:41Merci beaucoup,
00:18:42Olivier,
00:18:42d'avoir participé
00:18:43à ce débat.
00:18:45Comme Olivier,
00:18:46vous voulez participer,
00:18:47c'est facile.
00:18:47Zach est avec nous
00:18:48au 0826 300 300
00:18:49dans un instant.
00:18:50Le seul contre tous.
00:18:51Philippe Bilger,
00:18:52vous dites,
00:18:52il faut mettre le peuple
00:18:53dans les jurys professionnels.
00:18:55Justice,
00:18:55cinéma,
00:18:56culture,
00:18:57bonne ou mauvaise idée,
00:18:58on verra en retour
00:18:59de cette table.
00:18:59Et puis Philippe,
00:19:00David,
00:19:00vous dites que la vie privée
00:19:01d'un chef d'État
00:19:02ne fait pas partie
00:19:03de la vie publique.
00:19:03On en parle dans un instant.
00:19:04Soyez les bienvenus.
00:19:0617h20,
00:19:07les vraies voix Sud Radio.
00:19:0920h,
00:19:10Philippe David,
00:19:11Cécile de Ménibus.
00:19:12Les vraies voix,
00:19:13c'est tous les jours
00:19:14l'occasion de débattre avec nous,
00:19:16de parler d'actu,
00:19:17Parlons Vrai,
00:19:18Sud Radio,
00:19:18vous pouvez vous abonner
00:19:20à notre chaîne YouTube,
00:19:21vous pouvez réagir,
00:19:22bien entendu,
00:19:23sur YouTube aussi
00:19:23aux questions du jour
00:19:25avec Zach au 0826-300-300
00:19:27autour de cette table.
00:19:28Philippe Bilger,
00:19:29bien entendu,
00:19:29Virginie Calmelz,
00:19:31présidente fondatrice
00:19:31de Futurae
00:19:32et présidente de Croissance Plus
00:19:34et Sébastien Ménard,
00:19:36président de...
00:19:36De tout.
00:19:38De tout.
00:19:38Tout le reste.
00:19:39Tout ce qui n'est pas
00:19:40Philippe Bilger
00:19:40et Virginie Calmelz,
00:19:42c'est Sébastien Ménard.
00:19:43Et tu sais qui
00:19:43qu'il a dit surtout.
00:19:44Ouais,
00:19:45plus maintenant,
00:19:46plus maintenant.
00:19:46Je vais me méfier,
00:19:47il est à côté de moi aujourd'hui.
00:19:48Vous êtes un paria.
00:19:49Et tout de suite,
00:19:50Seul contre tous.
00:19:55Vous voulez,
00:19:56cher Philippe,
00:19:57des gens normaux,
00:19:58entre parenthèses,
00:19:59entre guillemets,
00:19:59dans les jurys,
00:20:00finalement,
00:20:01professionnels,
00:20:01justice,
00:20:02cinéma,
00:20:02culture.
00:20:03En effet,
00:20:04ma chère Cécile,
00:20:05ça n'est pas d'aujourd'hui
00:20:06que j'ai ce désir
00:20:07depuis toujours.
00:20:09Et j'ai bien conscience
00:20:10que cette position
00:20:11peut apparaître
00:20:12très populiste.
00:20:15Moi,
00:20:16je la conserve
00:20:17comme démocratique,
00:20:18mais j'accepte
00:20:20la critique
00:20:21du populisme.
00:20:22Mais ça ne me gêne pas.
00:20:23J'ai toujours détesté
00:20:25dans toutes les instances,
00:20:27les institutions,
00:20:28qu'elles soient
00:20:30culturelles,
00:20:31judiciaires,
00:20:32politiques.
00:20:33J'ai toujours
00:20:34détesté,
00:20:35médiatique,
00:20:36bien sûr,
00:20:37l'entre-soi.
00:20:38C'est-à-dire que
00:20:39je n'ai jamais considéré
00:20:41que mettre ensemble
00:20:42des professionnels
00:20:44d'un secteur
00:20:45dans les domaines
00:20:46que je viens d'évoquer
00:20:47allait aboutir
00:20:49forcément
00:20:49à une vérité supérieure
00:20:52que celle
00:20:53qui pourrait
00:20:53advenir
00:20:54si on introduisait
00:20:56dans ces instances,
00:20:57et je pense,
00:20:58vous avez raison,
00:20:59ma chère Cécile,
00:21:00de l'avoir dit,
00:21:01pour le Festival de Cannes,
00:21:03je suis démenti
00:21:04en permanence.
00:21:05personne ne considère
00:21:07comme sérieuse
00:21:08mon affirmation,
00:21:09si on mettait
00:21:10au sein du Festival de Cannes
00:21:12dans le jury
00:21:13dont celui d'aujourd'hui
00:21:15montre à quel point
00:21:16on s'approche
00:21:17de plus en plus
00:21:18de l'hermétisme,
00:21:19si on mettait
00:21:20des citoyens
00:21:21dans les jurys d'assises,
00:21:24évidemment,
00:21:25les manifestations culturelles,
00:21:28tout ce qui peut ou prou,
00:21:29les grandes décisions,
00:21:30les grandes décisions.
00:21:32Vous avez raison,
00:21:33et dans les délibérations,
00:21:35il faut introduire
00:21:37le citoyen,
00:21:38parce que je ne dis pas
00:21:39qu'il aura forcément
00:21:41lui-même
00:21:42un savoir supérieur,
00:21:43mais il apportera
00:21:45quelque chose
00:21:46qui est fondamental,
00:21:47la part de l'universel,
00:21:49contre la portion technique,
00:21:52et ça,
00:21:52c'est capital.
00:21:53Et de la fraîcheur,
00:21:54parfois.
00:21:54Alors moi,
00:21:55je suis partiellement
00:21:56d'accord avec Philippe
00:21:57et partiellement
00:21:58pas d'accord.
00:21:59Sur le cinéma,
00:22:01sur ce qui est culturel,
00:22:03je trouve que
00:22:04les conséquences
00:22:06ne sont pas du même ordre
00:22:07que quand on parle
00:22:08de la justice.
00:22:09Donc pour moi,
00:22:10j'aurais vraiment
00:22:10dissocié les deux.
00:22:11Quand vous me parlez
00:22:12de festival de Cannes,
00:22:14moi je vous rejoins
00:22:15parce que
00:22:16sur pas mal de films,
00:22:18j'ai souvent trouvé
00:22:19des critiques
00:22:20faites par
00:22:21des professionnels
00:22:23terrifiantes,
00:22:23mais vraiment parfois
00:22:25assassinant
00:22:25des succès populaires
00:22:27incroyables.
00:22:28Et je pense que
00:22:29les choix
00:22:30des téléspectateurs
00:22:31ou des personnes
00:22:34qui vont visionner
00:22:36le jury populaire
00:22:37pour moi
00:22:39n'est pas inférieur
00:22:40ou de second rang
00:22:41par rapport
00:22:42à ce type d'oeuvre.
00:22:44En revanche,
00:22:46quand il s'agit
00:22:46de justice
00:22:47avec des décisions
00:22:49qui,
00:22:49de mon point de vue,
00:22:50engagent quand même
00:22:51un peu différemment
00:22:52que d'avoir une pâle,
00:22:53même si c'est toujours bien
00:22:54d'avoir une palme
00:22:55au festival de Cannes,
00:22:56mais on peut parler
00:22:57de la vie des gens,
00:22:58d'incarcération,
00:23:00de peine de prison,
00:23:01de sanctions
00:23:02qui sont quand même
00:23:04lourdes,
00:23:04de conséquences
00:23:05pour les êtres humains
00:23:07concernés,
00:23:07il me semble
00:23:09qu'il peut
00:23:12falloir avoir
00:23:13quand même
00:23:14un certain nombre
00:23:14de connaissances
00:23:15à la fois du droit,
00:23:16à la fois
00:23:19du cadre judiciaire
00:23:21et que l'influence
00:23:23des jurés
00:23:25ou introduire
00:23:26une dose,
00:23:27mais en tout cas,
00:23:28moi je ne serais pas
00:23:28pour remplacer
00:23:29de la justice
00:23:32professionnelle
00:23:32par la vox populi.
00:23:35Voilà.
00:23:37Moi je suis un peu,
00:23:38je suis très étonné
00:23:39par votre sol contre tous,
00:23:41Philippe Bilger,
00:23:41très très étonné.
00:23:42Je l'ai tout repensé.
00:23:43Vous l'avez fait exprès surtout.
00:23:47On vit une époque formidable
00:23:50où finalement
00:23:52on a conspué les sachants,
00:23:55on a conjuré les experts
00:23:57et que toutes celles
00:23:59et tous ceux
00:23:59qui étaient jusqu'alors
00:24:00susceptibles d'amener
00:24:01un petit peu
00:24:02de leur expérience,
00:24:04de leur expertise,
00:24:05de leur apprentissage
00:24:06ou de leur talent
00:24:07finalement
00:24:08viennent se confondre
00:24:09avec
00:24:10les dernières bêtises
00:24:13qui peuvent être échangées
00:24:14au café du commerce
00:24:14et moi c'est ça
00:24:15qui me gêne en fait.
00:24:16Et je pense que la raison
00:24:17pour laquelle
00:24:19le pays
00:24:20aujourd'hui
00:24:21est en train de jouer
00:24:22son futur,
00:24:22son devenir
00:24:23entre deux pitres
00:24:25médiatiques,
00:24:26Bardella et Mélenchon,
00:24:27c'est justement
00:24:27à cause de ça.
00:24:29Et donc il ne faut pas
00:24:30sombrer.
00:24:30Il y a des experts
00:24:31pour parler de justice,
00:24:32il y a des experts
00:24:33pour parler de littérature,
00:24:34pour parler de culture.
00:24:35Ça ne veut pas dire
00:24:35que ces jurys-là
00:24:36ne peuvent pas s'ouvrir,
00:24:37ouvrir le jeu.
00:24:38Il y a toujours
00:24:39un prix du public,
00:24:39etc.
00:24:40Dans toutes les organisations
00:24:43culturelles de France
00:24:44et d'ailleurs,
00:24:44de grâce,
00:24:45ne sombrons pas
00:24:46dans le populisme
00:24:47et surtout pas vous.
00:24:48Surtout pas vous.
00:24:49Mais il y aurait
00:24:50temps de répondre.
00:24:52Et d'abord,
00:24:53ni Bardella
00:24:54ni Mélenchon
00:24:55ne font des pitres,
00:24:56déjà.
00:24:57Mais médiatique,
00:24:58si.
00:24:58Non, je suis d'accord
00:24:59avec Philippe Bilger.
00:25:00Ils rassemblent
00:25:01des millions de Français
00:25:02donc ce n'est pas des pitres.
00:25:03Ça ne veut rien dire ça ?
00:25:04Allez, allez, allez.
00:25:04Je vous la réponds
00:25:05en dix secondes.
00:25:06Alors moi,
00:25:07je suis pour
00:25:07qu'il y ait des jurés populaires.
00:25:10Pour moi,
00:25:10le vrai juré dans la culture,
00:25:12c'est le public.
00:25:12Parce que les intellos
00:25:14cassent toute la culture populaire
00:25:16parce que c'est sale,
00:25:17parce que...
00:25:17Pas toujours.
00:25:18Oh bah si,
00:25:19il lisait Libé,
00:25:20etc.
00:25:20Alors là,
00:25:21les deux stars de la chanson
00:25:23et du cinéma
00:25:24les plus vilipendés
00:25:25dans les années 60-70,
00:25:27c'était Louis de Funès
00:25:27et Claude François
00:25:28qui étaient
00:25:29les plus populaires.
00:25:30Oh bah ça n'a pas
00:25:31beaucoup changé.
00:25:32Et alors donc,
00:25:33une chose,
00:25:33le vrai jury,
00:25:34c'est le public.
00:25:35Et c'est ça.
00:25:35Je ne sais pas,
00:25:35quand vous regardez
00:25:36les artistes aujourd'hui,
00:25:37les musicals,
00:25:38les plus populaires,
00:25:40ils ne sont pas portés
00:25:41par la critique.
00:25:41Vous prenez Ayana Kamoura,
00:25:43prenez Gims,
00:25:43vous en prenez d'autres.
00:25:44Je suis désolé,
00:25:45ils ne sont pas dans les pages
00:25:46de Libé et de Télérama.
00:25:47Donc il y a plein...
00:25:48C'est encore une fois,
00:25:49encore une fois,
00:25:50vous êtes sur des raccourcis
00:25:52de l'esprit
00:25:52qui sont dangereux.
00:25:54Dangereux.
00:25:55Merci beaucoup,
00:25:56Philippe David.
00:25:57La vie privée
00:25:57d'un chef d'État
00:25:58ne fait pas partie
00:25:59de la vie publique.
00:26:00Oui, alors c'est sorti aujourd'hui
00:26:01au détour d'un livre,
00:26:03c'est-à-dire
00:26:04que la gifle
00:26:05qu'a reçu Emmanuel Macron
00:26:08à Hanoï
00:26:08sur le tarmac
00:26:09de l'aéroport
00:26:10avait été assénée
00:26:11par Brigitte Macron,
00:26:12donc sa femme...
00:26:13Ce n'est pas une gifle ?
00:26:13Si, c'est quand même une gifle.
00:26:14C'est plutôt un uppercut, non ?
00:26:16Oui, un uppercut,
00:26:18ça fait un peu
00:26:19boxeur professionnel.
00:26:20Pardon,
00:26:20mais c'était un peu
00:26:22au sous-menton.
00:26:23On est bien d'accord
00:26:24que c'est une sorte de
00:26:24du uppercut.
00:26:25Une chicnode.
00:26:27Donc, je voulais dire
00:26:29que, suite à un SMS
00:26:32arrivant d'une actrice
00:26:33franco-iranienne,
00:26:35Golshifte Farahani,
00:26:36et moi, je suis assez mal à l'aise
00:26:39qu'on déballe la vie privée.
00:26:41Alors, que ce soit
00:26:42un président de la République
00:26:43ou que ce soit
00:26:44quelqu'un d'un peu connu
00:26:46dans les médias.
00:26:47Moi, j'estime que
00:26:48la vie privée,
00:26:49c'est la vie privée.
00:26:50La vie publique,
00:26:51c'est la vie publique.
00:26:52Et je veux qu'il y ait
00:26:53une frontière étanche
00:26:54entre les deux,
00:26:55qu'un président ait une maîtresse.
00:26:57Alors, Dieu sait,
00:26:57si on a eu des présidents
00:26:58qui ont eu des maîtresses
00:26:59en grande quantité,
00:27:00qu'il veuille avoir
00:27:01des amants,
00:27:01c'est son problème.
00:27:02Mais moi, je ne veux pas
00:27:03créer une brigade
00:27:05des braguettes
00:27:06au siège de la police nationale
00:27:07ou de la gendarmerie.
00:27:09J'estime que la vie privée
00:27:10relève de la vie privée,
00:27:11qu'on soit président
00:27:12de la République
00:27:13ou ouvrier à la chaîne.
00:27:15Voilà.
00:27:15Mais mon cher Philippe,
00:27:16j'oublie un élément
00:27:18et votre sujet
00:27:19est passionnant
00:27:20parce que longtemps,
00:27:21on était totalement
00:27:23accordé avec votre point
00:27:24de vue.
00:27:25Ce qui a changé
00:27:26à mon sens,
00:27:28c'est qu'à partir
00:27:29de 2007,
00:27:30on a considéré
00:27:32qu'une part,
00:27:33que la personnalité
00:27:35présidentielle
00:27:36devait être appréhendée
00:27:37de manière globale.
00:27:38Et ça a commencé
00:27:39avec Nicolas Sarkozy.
00:27:41Et il est tout à fait
00:27:42normal
00:27:43de considérer
00:27:44que certains éléments
00:27:46de vie privée
00:27:47sont éclairants
00:27:49sur la manière
00:27:50d'exercer
00:27:51la vie publique.
00:27:52je pourrais développer
00:27:53et j'aurais peut-être tort
00:27:55à propos d'Emmanuel Macron
00:27:57un certain nombre
00:27:58d'éléments
00:27:58qui pourraient
00:27:59contredire
00:28:00votre point de vue.
00:28:01Moi, je crois
00:28:02qu'aujourd'hui,
00:28:03on a besoin
00:28:03en tant que citoyen
00:28:06d'appréhender
00:28:06la plénitude
00:28:07d'une personnalité.
00:28:08Je suis plutôt d'accord
00:28:09avec Philippe Bilger
00:28:10aussi parce que
00:28:12Emmanuel Macron
00:28:13lui-même
00:28:13a mis en scène
00:28:15son couple
00:28:15et ça...
00:28:16Il y a des personnes...
00:28:18Ce qui est une erreur
00:28:18à mon avis.
00:28:19Non mais ça,
00:28:19c'est son choix.
00:28:20En attendant,
00:28:20je ne porte pas
00:28:21de jugement là-dessus.
00:28:21Je dis juste
00:28:22que quand vous dites
00:28:23étanchéité sur sa vie privée,
00:28:25c'est très compliqué
00:28:25quand vous avez joué
00:28:26Brigitte et Emmanuel
00:28:28à la plage,
00:28:28Brigitte et Emmanuel
00:28:29à la montagne,
00:28:30Brigitte et Emmanuel
00:28:31avec les agriculteurs,
00:28:32Brigitte et Emmanuel
00:28:33en vacances,
00:28:34Brigitte...
00:28:34Voilà.
00:28:34Et puis avec Mimi Marchand,
00:28:36avec la presse People,
00:28:37un grand soutien
00:28:38de presse People.
00:28:40Donc, la réalité,
00:28:41c'est que j'aurais tendance
00:28:42à dire que lui,
00:28:44moins que d'autres,
00:28:45pourrait se plaindre
00:28:46au fond
00:28:47que sa vie privée
00:28:50soit scénarisée.
00:28:51Alors après,
00:28:51moi, je me méfie aussi
00:28:52de ces informations
00:28:53qui sortent dans un bouquin.
00:28:54C'est vrai, c'est faux.
00:28:56Est-ce qu'on ne fait pas...
00:28:57Il y a des contre-feux.
00:28:58On nous raconte
00:28:59tellement de choses.
00:29:00Est-ce que c'est téléguidé ou pas ?
00:29:00Est-ce que c'est vrai ?
00:29:01Est-ce que c'est téléguidé ?
00:29:02Exactement.
00:29:03Mais en tout cas,
00:29:04pour répondre à Philippe David,
00:29:05moi, je pense qu'aujourd'hui,
00:29:06quand on est un personnage public,
00:29:07sa vie privée
00:29:08ne vous appartient plus.
00:29:10Sébastien ?
00:29:10Alors, moi, j'ai envie
00:29:11d'être complètement d'accord
00:29:12avec vous
00:29:13pour que vous soyez
00:29:14un petit peu moins seul.
00:29:16Mais la réalité,
00:29:17c'est que même si,
00:29:18effectivement,
00:29:19j'ai un lien d'amitié
00:29:19avec le président Macron,
00:29:21il n'en demeure pas moins
00:29:22que Virginie Calmes
00:29:26et Philippe Bilger
00:29:26ont totalement raison.
00:29:28La vie publique
00:29:29du président de la République
00:29:30se confond
00:29:31avec sa vie privée.
00:29:32Donc, sa vie privée
00:29:32ne lui appartient
00:29:33quasi plus.
00:29:34Oui, mais je vais vous prendre
00:29:35deux exemples.
00:29:36Vous permettez ?
00:29:38Mazarine,
00:29:39tout le monde savait
00:29:40que...
00:29:40C'est une autre époque.
00:29:41Pardon, mais c'est une autre époque.
00:29:42Et puis, François Mitterrand
00:29:43était dans la presse.
00:29:44Et c'est scandaleux.
00:29:47Mazarine,
00:29:47Mazarine,
00:29:48sa maman,
00:29:50abritée
00:29:50aux frais du contribuable
00:29:51pendant des décennies,
00:29:53c'est inacceptable.
00:29:54C'est une honte.
00:29:55Mais permettez-moi
00:29:55de vous rappeler...
00:29:56Je suis bien d'accord,
00:29:56mais permettez-moi
00:29:57de vous dire une chose,
00:29:58c'est que qui a organisé
00:29:59la fuite des photos
00:30:00dans Paris Match
00:30:01à côté des Invalides ?
00:30:02Eh bien,
00:30:03c'est François Mitterrand
00:30:04en personne.
00:30:05Mais très tard.
00:30:06Très tard.
00:30:07Oui, très tard.
00:30:07Au crépuscule de sa vie.
00:30:10Au crépuscule de sa vie.
00:30:11Donc, ça veut dire
00:30:12que la pipolisation,
00:30:13ça ne date pas d'aujourd'hui.
00:30:14Mais je trouve que balancer...
00:30:16Alors,
00:30:17la personne qui vit...
00:30:20Le kidam moyen
00:30:21ne savait peut-être pas
00:30:22ses rumeurs
00:30:23entre cette actrice
00:30:24et Emmanuel Macron.
00:30:25Mais là, balancer...
00:30:26Alors, évidemment,
00:30:27aujourd'hui,
00:30:27je pense que tout le monde
00:30:28va chercher
00:30:29qui est cette actrice
00:30:30pour en savoir plus,
00:30:31etc.,
00:30:32sur les réseaux sociaux
00:30:33et sur Internet.
00:30:34Mais je trouve ça pas sain
00:30:36que la vie privée des gens
00:30:38soit dévoilée
00:30:39tout le temps.
00:30:40Je vais dire un petit mot
00:30:41inhabituel.
00:30:42Il y a un problème
00:30:43de stabilité aussi.
00:30:44On a besoin de savoir
00:30:44si son président
00:30:45ou sa présidente est stable.
00:30:47Souvenez-vous
00:30:48avec Hollande.
00:30:49Est-ce que les secrets d'État
00:30:50sont partagés
00:30:52avec une maîtresse
00:30:52ou pas ?
00:30:53Alors là, c'est vrai
00:30:54que si elle est amène...
00:30:55Oui, mais ça pose
00:30:56un petit sujet.
00:30:57Bien entendu.
00:30:58C'est un sujet perso.
00:30:59J'avais même pas vu comme ça.
00:31:00J'adore les couvertures
00:31:02de Paris Match.
00:31:03On voit un couple,
00:31:04le fabuleux bonheur
00:31:05et un an plus tard,
00:31:08on a quelqu'un d'autre.
00:31:10Il y a beaucoup de manipulations
00:31:12aussi, je tiens quand même
00:31:13à le souligner.
00:31:14Beaucoup de manipulations
00:31:15de contre-feu,
00:31:16de feu, de contre-feu.
00:31:18Il y a eu d'autres rumeurs
00:31:19qu'on ne véhiculera pas ici,
00:31:22mais on a parfois l'impression
00:31:24quand même
00:31:24qu'on nous fait du storytelling.
00:31:26Je pense que les gens
00:31:27sont plus trop dupes aussi de ça.
00:31:29Hélène, donc combien
00:31:29de fausses paparazzades ?
00:31:31Et moi, j'ai quitté
00:31:32Justine Trudeau,
00:31:33comme ça, vous le savez.
00:31:36Ah, c'était toi ?
00:31:38Avant...
00:31:38Avant...
00:31:41Elle a quitté Justine Trudeau,
00:31:43moi, je n'ai jamais quitté
00:31:44Justine Brideau.
00:31:45Et ça se voit !
00:31:47Et ça se voit !
00:31:48Mon Dieu !
00:31:52Les amis,
00:31:53dans quelques instants,
00:31:55on parlait du Festival de Cannes.
00:31:56On va y aller à Cannes
00:31:57avec notre ami René Chiche
00:32:00qui va nous parler de ce film
00:32:02incroyable L'Abandon
00:32:03qui est sorti en salle
00:32:05et qui était en ouverture,
00:32:07bien entendu,
00:32:07du Festival de Cannes.
00:32:08Aujourd'hui,
00:32:09on en parle dans quelques instants.
00:32:11Soyez les bienvenus.
00:32:1217h-20h,
00:32:14Les Vraies Voix Sud Radio.
00:32:15Sud Radio.
00:32:17S'il de Minibus.
00:32:19Et aujourd'hui,
00:32:19Les Voix à très locasse
00:32:20autour de cette table.
00:32:21Philippe Bilger,
00:32:22Virginie Calmel,
00:32:22Sébastien Ménard
00:32:23avec Philippe David,
00:32:24bien entendu.
00:32:25Et on va vous parler
00:32:26du Festival de Cannes
00:32:27forcément,
00:32:28forcément,
00:32:29aujourd'hui,
00:32:30avec René Chiche.
00:32:31Et c'est l'info du jour.
00:32:33Les Vraies Voix Sud Radio.
00:32:37Présenté donc ce mercredi
00:32:38au Festival de Cannes
00:32:39et en salle dès ce soir,
00:32:40le film L'Abandon
00:32:41revient donc sur
00:32:42Les Onze Derniers Jours
00:32:42de Samuel Paty.
00:32:43Ce professeur assassiné
00:32:45le 16 octobre 2020
00:32:46par un jeune radicalisé.
00:32:48René Chiche est avec nous.
00:32:49Bonsoir René.
00:32:50Bonsoir à tous.
00:32:52On avait bien entendu
00:32:53ce film,
00:32:54vous l'avez vu vous,
00:32:55déjà depuis longtemps.
00:32:57D'abord,
00:32:58on a envie de...
00:33:00Est-ce que c'est très réaliste ?
00:33:02Est-ce que c'est romancé ?
00:33:03Comment ça a été mis en place ?
00:33:05Alors, écoutez,
00:33:06moi j'ai vu ce film
00:33:07il y a déjà trois semaines.
00:33:08Parce qu'il montre souvent
00:33:09les films de Cannes
00:33:10avant à Paris.
00:33:11Et franchement,
00:33:12c'est une vraie réussite.
00:33:14Bon, d'abord,
00:33:14le film a été fait
00:33:15en collaboration
00:33:16avec la sœur
00:33:18de Samuel Paty,
00:33:19Mickaël Paty.
00:33:20Voilà.
00:33:21Et à la fois,
00:33:21le réalisateur,
00:33:22Vincent Garin,
00:33:23qui est le co-scénariste
00:33:24Alexis Kébaf,
00:33:24se sont fortement documenté,
00:33:26ont même assisté
00:33:27au procès des accusés
00:33:29dans cette triste affaire.
00:33:30Et le film est à la fois
00:33:31dense,
00:33:33poignant,
00:33:34mais en plus,
00:33:35très réaliste.
00:33:36On voit vraiment
00:33:37la terrible descente
00:33:39aux enfers,
00:33:40c'est le cas de le dire,
00:33:40de Samuel Paty.
00:33:41Et on voit comment il a été,
00:33:43c'est le cas de le dire,
00:33:44abandonné
00:33:44par la plupart
00:33:45de ses collègues.
00:33:47Et qu'on voit
00:33:48la solitude finale
00:33:49de Samuel Paty.
00:33:50c'est vraiment
00:33:50très très fort.
00:33:51Et dans le rôle
00:33:52de Samuel Paty,
00:33:53vous avez l'excellent
00:33:54Antoine Reynard,
00:33:54qui jouait entre autres
00:33:55le procureur
00:33:56dans l'Atomie d'une chute,
00:33:57et qui est vraiment
00:33:57extrêmement convaincant,
00:33:59tout comme Emmanuel Berco,
00:34:01qui jouait le rôle
00:34:02de l'approviseur du collège.
00:34:03C'est vraiment un film
00:34:04à la fois instructif,
00:34:05qui est aussi,
00:34:06c'est malheureux de le dire,
00:34:08mais c'est le cas,
00:34:08c'est aussi un film
00:34:09grand public,
00:34:09ça se regarde un peu
00:34:11comme une sorte de thriller
00:34:13dans les méandres
00:34:14de cet islamisme fou
00:34:16qui a malheureusement
00:34:18coûté la vie
00:34:19à Samuel Paty.
00:34:20Et en plus,
00:34:21c'est un film qui sort
00:34:21aujourd'hui,
00:34:22dont parfois les films
00:34:23de Cannes sortent
00:34:23le même jour.
00:34:24Et c'est ça qui est bien.
00:34:25Alors,
00:34:25il fallait bien entendu
00:34:26que les procès soient
00:34:27terminés pour ce film.
00:34:28Et j'ai récupéré
00:34:30une déclaration
00:34:31d'Antoine Reynard,
00:34:33qui joue donc le rôle.
00:34:34Il dit,
00:34:35j'étais un peu bluffée,
00:34:36ma propre ignorance
00:34:37et de mon niveau zéro
00:34:38sur le sujet,
00:34:39je me suis dit,
00:34:40mais comment se fait-il
00:34:42que je sois passée
00:34:43à côté ?
00:34:44Est-ce que,
00:34:45en fait,
00:34:47malgré toutes les informations
00:34:48qu'on a eues
00:34:50avec les journaux,
00:34:51avec l'actualité,
00:34:52est-ce que vous avez
00:34:53quand même appris des choses ?
00:34:55Ah oui,
00:34:56complètement.
00:34:56Franchement,
00:34:57moi-même,
00:34:57qui m'étais un petit peu
00:34:58déjà informé comme vous
00:34:59depuis 2020,
00:35:00depuis la mort de Samuel Paty,
00:35:01c'est vrai qu'on apprend
00:35:03des choses
00:35:03à la fois
00:35:04sur certains élèves
00:35:06du collège,
00:35:07qui se sont montrés
00:35:08de manière quand même
00:35:08assez indigne,
00:35:10mais aussi,
00:35:11surtout,
00:35:11ça,
00:35:11ça a été quand même
00:35:12incroyable,
00:35:12de nombreux professeurs
00:35:14qui ont lâchement
00:35:16abandonné,
00:35:16vous voyez,
00:35:17Samuel Paty,
00:35:18qui l'ont même
00:35:19quasiment pointé du doigt,
00:35:20qui l'ont même rendu
00:35:21un petit peu responsable
00:35:22du malaise
00:35:23qui pouvait exister
00:35:24entre,
00:35:24vous savez,
00:35:25les parents
00:35:25de l'élève
00:35:27qui a créé
00:35:28cette vis-à-midi terrible,
00:35:29et franchement,
00:35:30on apprend vraiment
00:35:31beaucoup,
00:35:32beaucoup de choses.
00:35:32Il faut encore reconnaître
00:35:33que le talent
00:35:34de Vincent Garin,
00:35:35que ce réalisateur,
00:35:36qui s'est illustré
00:35:37avec ses films précédents
00:35:38sur des grandes affaires,
00:35:39sur l'affaire Outreau,
00:35:40sur l'affaire Kronbach,
00:35:42sur l'affaire Clif Stream,
00:35:43il réussit toujours
00:35:44à faire des films
00:35:45hyper instructifs,
00:35:46hyper denses,
00:35:47hyper intéressants
00:35:48sur des sujets
00:35:49quand même d'actualité,
00:35:50on croit tout savoir,
00:35:51mais finalement,
00:35:52on est toujours surpris.
00:35:53Non,
00:35:54vraiment,
00:35:54c'est un excellent film
00:35:55que je conseille
00:35:55aux auditeurs du Sud Radio.
00:35:56Philippe,
00:35:57mon cher René,
00:35:58certaines critiques
00:36:00très discutables
00:36:02ont relevé
00:36:03le caractère
00:36:04manichéen
00:36:04du film.
00:36:05Est-ce qu'il était possible
00:36:07dans ce film
00:36:09de ne pas
00:36:10clairement identifié
00:36:11les bons
00:36:12au détriment
00:36:13des mauvais ?
00:36:14Non,
00:36:15non,
00:36:15franchement,
00:36:15je trouve que le film
00:36:17se montre
00:36:20objectif,
00:36:20réaliste,
00:36:21il montre des faits
00:36:21tout simplement,
00:36:22il montre des faits,
00:36:23il montre la solitude
00:36:25d'un professeur
00:36:25qui croyait bien faire
00:36:27à juste titre,
00:36:28vous voyez,
00:36:28franchement,
00:36:29qui n'a absolument pas
00:36:31outrepassé sa fonction,
00:36:33ses droits,
00:36:34n'a fait preuve
00:36:34d'aucun militantisme,
00:36:36et effectivement,
00:36:37en plus,
00:36:38ça rentre dans notre époque,
00:36:39c'est toute la manipulation
00:36:40aujourd'hui
00:36:41à cause de ces affreux
00:36:43réseaux sociaux,
00:36:44à cause de ce numérique
00:36:45qui amplifie tout,
00:36:46qui raconte tout,
00:36:47et donc franchement,
00:36:49c'est un film,
00:36:49non,
00:36:49franchement,
00:36:50je crois que ça sera
00:36:51une belle surprise
00:36:51de ce film,
00:36:52même s'il est hors compétition,
00:36:53mais c'est quand même
00:36:54une belle surprise,
00:36:55et d'ailleurs,
00:36:55beaucoup de gens,
00:36:56que ce soit non seulement
00:36:57des critiques de cinéma
00:36:59un peu intellectuel,
00:37:00mais aussi des critiques
00:37:00de grand public,
00:37:01mais aussi même des spectateurs
00:37:02qui avaient eu l'occasion
00:37:03de le voir un petit peu
00:37:03en avant-première,
00:37:04ils sont tous sortis
00:37:06à la fois émus
00:37:07et aussi totalement remplis
00:37:11d'informations
00:37:11qu'ils ne connaissaient pas.
00:37:12Franchement,
00:37:13c'est un très très bon film.
00:37:13Sébastien Maynard ?
00:37:14C'est évidemment un très bon film,
00:37:16et moi,
00:37:17je vais pousser le curseur
00:37:19en disant que,
00:37:21évidemment,
00:37:21après son exploitation commerciale,
00:37:25puisqu'il s'agit d'exploitation commerciale
00:37:26à ce stade,
00:37:27je pense que ce film
00:37:28mériterait d'être diffusé partout.
00:37:30Voilà,
00:37:31je ne sais pas si en milieu scolaire,
00:37:32ça tourne à être.
00:37:33Mais pour moi,
00:37:35on ne peut pas d'une manière
00:37:37ou d'une autre dire
00:37:38qu'il n'y a pas deux côtés
00:37:40de la manivelle,
00:37:41il n'y a qu'un seul côté
00:37:42de la manivelle,
00:37:42et c'est ce que ce film
00:37:44retranscrit parfaitement.
00:37:45Et malheureusement,
00:37:46il ne reste pas assez de temps
00:37:46parce que j'aurais voulu
00:37:47en parler beaucoup plus.
00:37:48Je voulais juste vous dire
00:37:49ce qu'a dit Vincent Garanc,
00:37:52mais je n'ai pas voulu
00:37:52faire un hommage,
00:37:53j'ai voulu raconter son histoire,
00:37:55faire un film,
00:37:55et puis finalement,
00:37:57ça devient un hommage
00:37:58parce que cette histoire
00:37:59est très forte,
00:38:00c'est ce qui fait qu'à la fin,
00:38:01il y a une émotion aussi forte,
00:38:02son histoire est universelle.
00:38:04Voilà.
00:38:05En tout cas,
00:38:06ça donne envie
00:38:07d'aller le voir
00:38:08rien que pour l'hommage
00:38:09et puis la façon
00:38:10dont on est traité le sujet.
00:38:12Merci beaucoup,
00:38:13René Riche.
00:38:14René Riche.
00:38:15Je n'arrête pas de dire
00:38:17qu'il a de l'argent.
00:38:18En tous les cas,
00:38:19ce fut court,
00:38:20mais ce fut bon.
00:38:21Et un clin d'œil,
00:38:22il y a un des producteurs
00:38:23qui est une des boîtes Sud Radio,
00:38:24qui est Stéphane Simon,
00:38:25que vous retrouvez
00:38:26tous les dimanches matin
00:38:27de 11h à midi.
00:38:28Avec Jean-Marie Vordry.
00:38:29Un des producteurs.
00:38:30Un grand talent,
00:38:31Stéphane Simon,
00:38:31qu'on aime beaucoup.
00:38:32Merci beaucoup, René Riche.
00:38:34Vous revenez quand d'ailleurs,
00:38:35René Riche ?
00:38:36Je reviens demain matin.
00:38:38Ah, ça c'est pour moi.
00:38:39Non, mais dans les vrais voix.
00:38:42Vous m'envoyez un message,
00:38:45vous m'envoyez une autre recommandée,
00:38:45vous m'envoyez ce que vous voulez.
00:38:47La lettre recommandée,
00:38:48c'est pour que vous ne veniez plus.
00:38:51Je voulais dire un petit coucou
00:38:53à Virginie,
00:38:55parce que tout à l'heure,
00:38:55j'étais dans le taxi
00:38:57en super retard
00:38:58pour aller à l'aéroport,
00:38:59parce que je suis arrivée à Cannes
00:39:00tellement il y a 20 minutes,
00:39:01et je l'ai croisée.
00:39:02Qu'est-ce qu'elle est belle en vrai ?
00:39:04Oh, mes chers René !
00:39:05Il faut revenir dans les vrais voix.
00:39:10René, prenez soin de vous
00:39:11et vous reviendrez bien entendu
00:39:13nous raconter ce qui se passe à Cannes.
00:39:15Allez tout de suite,
00:39:15le bon Flavio.
00:39:18Toujours disponible ?
00:39:19Arnaques, grosses annonces,
00:39:21pièges en ligne.
00:39:22Je rappelle si jamais ça m'intéresse alors.
00:39:23Le bon Flavio se moque des escrocs
00:39:26sur Sud Radio.
00:39:26Mon gars, c'est de la fraude,
00:39:27mais si tu fermes ta gorge,
00:39:28il n'y aura pas de fraude.
00:39:29On le sait, on a bien compris.
00:39:31Flavio, comment ça va ?
00:39:33Ça va bien et vous ?
00:39:34Très bien,
00:39:35mais moi j'ai envie de découvrir encore
00:39:37cette nouvelle tentative,
00:39:39si je puis dire.
00:39:41Nouvelle tentative, nouvelle annonce.
00:39:42J'avais besoin d'un vélo.
00:39:44Oui.
00:39:45Un vélo d'appartement.
00:39:46Simplement, si je vous indique
00:39:48vélo épileptique,
00:39:49vous pensez un peu à vous ?
00:39:51Je me dis qu'il n'est pas très en forme.
00:39:53Pareil, je me suis dit
00:39:54qu'il avait peut-être une maladie
00:39:55ou autre.
00:39:56Je pose la question.
00:39:58Pour ceux qui ont dit
00:39:59elliptique,
00:40:00bien entendu.
00:40:01Allez, on écoute.
00:40:03Oui ?
00:40:04Allô ?
00:40:04Oui ?
00:40:05Oui, bonjour.
00:40:06Je vous appelle pour le vélo épileptique
00:40:07à vendre sur le bon coin.
00:40:08Toujours disponible ?
00:40:09Oui, oui, toujours.
00:40:10Oui.
00:40:11Je voulais savoir,
00:40:12il est à quel stade
00:40:12au niveau de la maladie ?
00:40:15La maladie de ?
00:40:16De la maladie du vélo ?
00:40:18De l'épilepsie ?
00:40:21Je ne comprends pas.
00:40:22Parce qu'il trempe beaucoup ?
00:40:24Il a beaucoup de crises ?
00:40:26C'est la question que je pose.
00:40:27Il ne trempe pas beaucoup,
00:40:28normalement,
00:40:29mais je ne comprends pas
00:40:30les crises.
00:40:31Les crises de quoi ?
00:40:32Les crises d'épilepsie.
00:40:35Alors là,
00:40:35je ne vois pas du tout
00:40:36de quoi vous voulez parler.
00:40:38Vous êtes sûre
00:40:39que vous appelez bien
00:40:40pour le vélo épileptique ?
00:40:43Le vélo épileptique,
00:40:45c'est ça,
00:40:45à 130 euros.
00:40:46Oui, c'est ça,
00:40:47mais je ne comprends pas
00:40:48vos questions.
00:40:50C'est par rapport
00:40:51à l'état du vélo,
00:40:52de sa maladie,
00:40:52c'est tout ?
00:40:55Oui, mais je ne comprends pas.
00:40:57Oui, c'est pas facile.
00:40:59C'est pas grave.
00:40:59Je vous souhaite une bonne journée ?
00:41:01Merci, au revoir.
00:41:04Bon, on tourne en rond.
00:41:06C'est le correcteur d'orthographe.
00:41:08Oui, et puis,
00:41:10j'ai une sorte...
00:41:12De compassion.
00:41:12De compassion,
00:41:13parce que c'est se moquer
00:41:15de la misère du langage, là.
00:41:17Non, mais si ça se trouve,
00:41:18c'est juste une coquille.
00:41:19C'est le correcteur d'orthographe.
00:41:21Elle a peut-être mal écrit.
00:41:23Elle s'en est peut-être
00:41:23même pas rendue compte.
00:41:24Elliptique, voilà.
00:41:25On va convoquer
00:41:26le jury populaire.
00:41:27Oui, mais je crois
00:41:28que malheureusement,
00:41:30peut-être...
00:41:31Oui, mais bon,
00:41:33après...
00:41:33Mais c'est pas drabatique.
00:41:34Après, on peut se renseigner,
00:41:35quand même.
00:41:35Bien sûr.
00:41:36On peut faire du copier-coulé.
00:41:37Elle a pensé que c'était
00:41:38le bon mot, quoi.
00:41:39Bonne agité.
00:41:40Voilà, c'est ça.
00:41:40En tout cas,
00:41:41bon, bref, voilà.
00:41:44Avec Philippe Bilger.
00:41:46Non, mais...
00:41:47Rassuré, là.
00:41:48Non, mais nous,
00:41:49c'est de la moquerie gentille.
00:41:50Parce que...
00:41:51Nous-mêmes,
00:41:52on en dit des bêtises.
00:41:53Bien sûr.
00:41:53Voilà.
00:41:54Enfin, je dis nous.
00:41:55Nous, on sait même pas l'écrire.
00:41:56Surtout moi.
00:41:57Je vais parler pour vous.
00:41:59A retrouver, bien entendu,
00:42:01en podcast sur Sud Radio
00:42:03et à retrouver, bien entendu,
00:42:05Flavio,
00:42:06le bon Flavio sur Instagram.
00:42:08Merci beaucoup, Flavio.
00:42:09Et qu'est-ce qu'on se dit ?
00:42:10On se dit quoi ?
00:42:11Eh bien, on se dit vivement demain.
00:42:12Eh bien, voilà, on se dit
00:42:12exactement, j'allais le dire,
00:42:14c'est fou.
00:42:14On pense pareil,
00:42:15c'est tous les jours pareil.
00:42:16Merci beaucoup, Flavio,
00:42:17dans un instant,
00:42:18la météo,
00:42:19bien sûr, le journal
00:42:19et le coup de gueule
00:42:20de Philippe David.
00:42:21Est-ce qu'on a retenu
00:42:22les leçons du Covid
00:42:23à l'ère du antavirus ?
00:42:25A voir.
00:42:25Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
00:42:2817h20,
00:42:29les vrais voix Sud Radio.
00:42:31Sud Radio.
00:42:33Parlons vrai.
00:42:35Alors, Philippe David,
00:42:36Cécile de Ménibus.
00:42:38Les vrais voix qui disent
00:42:39toujours la vérité,
00:42:41en tout cas leur vérité,
00:42:42puisque c'est le principe
00:42:43du débat avec Sébastien Ménard
00:42:45aujourd'hui,
00:42:45Virginie Calmel,
00:42:46présidente fondatrice
00:42:47de Futurae
00:42:48et présidente de Croissance Plus
00:42:49et Philippe Bilger
00:42:50qui est avec nous,
00:42:51président de l'Institut de la Parole.
00:42:53Ça va ce livre ?
00:42:54Ça se va, mon Philippe ?
00:42:55Il est, j'ai l'impression
00:42:56qu'il est bien parti,
00:42:58j'ai enfin eu les articles
00:42:59que j'attendais,
00:43:00Le Monde, Marianne,
00:43:02et donc,
00:43:04ça n'est pas la ruée
00:43:05comme sur certains livres,
00:43:07entendons nous,
00:43:08mais mon Dieu,
00:43:09c'est,
00:43:09mon impatience,
00:43:10c'est moins vive.
00:43:12Aujourd'hui,
00:43:12j'ai eu les articles
00:43:13que j'attendais.
00:43:14D'accord.
00:43:14Je vais vous aider.
00:43:15Je vais faire un truc,
00:43:15je l'ai fait pour d'autres ici.
00:43:17Vous dites,
00:43:17satisfait ou remboursé ?
00:43:19Voilà.
00:43:19Par Sébastien Ménard.
00:43:20Satisfait ou remboursé ?
00:43:21Comme Revelle,
00:43:22il en a vendu des camions.
00:43:24Tu sais,
00:43:24c'est imité de Bernard Pivot
00:43:26qui, à propos de William Boyd,
00:43:28disait,
00:43:29si vous n'avez pas aimé ce livre,
00:43:31je vous le rends.
00:43:31Et bien voilà.
00:43:32Donc, achetez Philippe Bilger
00:43:33et je vous rembourse.
00:43:34Je n'ai pas encore
00:43:36une prédemption.
00:43:37Philippe,
00:43:38vous avez bien compris
00:43:39qu'ils achètent votre livre
00:43:40et c'est Sébastien qui rembourse.
00:43:42Qui rembourse à ça.
00:43:42C'est quand même pas moi.
00:43:44Bon deal.
00:43:45Ça, c'est un bon deal.
00:43:45Bon deal.
00:43:46Allez, c'est un super entrepreneur,
00:43:48Sébastien Ménard.
00:43:48Un ami qui vous veut du bien.
00:43:49Non, c'est Harry.
00:43:53Soyez les bienvenus.
00:43:54On est ensemble jusqu'à 19h.
00:43:55Tout de suite,
00:43:55c'est le coup de gueule
00:43:56de Philippe David.
00:43:57Les vraies voix sud radio.
00:44:00Le coup de gueule
00:44:01de Philippe David.
00:44:03Comme d'habitude,
00:44:04je vais remettre le clocher
00:44:05au milieu du village.
00:44:06Un village qui se trouve
00:44:07dans le 7e arrondissement de Paris.
00:44:08Pourquoi le 7e arrondissement de Paris ?
00:44:10Parce que c'est là
00:44:11que se trouve
00:44:11le ministère de la Santé
00:44:13et que l'arrivée
00:44:14du antavirus dans l'actualité
00:44:16oblige à se poser
00:44:17une question majeure.
00:44:18Avons-nous retenu
00:44:19les leçons de la pandémie
00:44:20de Covid-19 ?
00:44:21Une question
00:44:22qui mérite d'être posée
00:44:23quand on voit les annonces
00:44:24qui sont faites
00:44:25par les pouvoirs publics
00:44:26jour après jour.
00:44:27La dernière en date.
00:44:28Ne craignons pas
00:44:29de pénurie de masques
00:44:30puisque, je cite,
00:44:31le stock stratégique
00:44:32de l'État est suffisant
00:44:33pour protéger le pays
00:44:34pendant minimum
00:44:35trois mois
00:44:35en cas de vague épidémique
00:44:37et que la capacité
00:44:38de production en France
00:44:39est estimée
00:44:40entre 2,6
00:44:41et 3,5 milliards
00:44:43de masques par an.
00:44:44Soit une quantité,
00:44:45je cite toujours,
00:44:45les pouvoirs publics,
00:44:47suffisantes pour faire face
00:44:48à une pandémie
00:44:48type Covid-19
00:44:49qui peut d'ailleurs
00:44:50être étendue
00:44:51si nécessaire.
00:44:52Très bien,
00:44:53on espère simplement
00:44:54ne pas devoir se masquer
00:44:55à nouveau dans les lieux publics
00:44:56comme il y a six ans.
00:44:57Mais hormis les masques,
00:44:59un autre point
00:44:59me semble essentiel.
00:45:00le nombre de lits
00:45:01dans les établissements hospitaliers
00:45:03et c'est là
00:45:04que le bas blesse.
00:45:05Après la pause
00:45:06dans la fermeture de lits
00:45:07pendant l'épidémie,
00:45:08le nombre a de nouveau
00:45:09baissé de 1,8%
00:45:10en 2022,
00:45:11de 1,2%
00:45:12en 2023
00:45:13et enfin
00:45:14de 0,5%
00:45:15en 2024.
00:45:17En faisant abstraction
00:45:18du risque d'épidémie,
00:45:19antavirus ou autre,
00:45:20est-il logique
00:45:21de fermer des lits
00:45:22alors qu'on nous dit
00:45:23et nous répète
00:45:23à juste titre
00:45:24que la population vieillit
00:45:26et que logiquement,
00:45:27on a plus de risques
00:45:28de développer une pathologie
00:45:29entre 80 et 90 ans
00:45:31qu'entre 20 et 30 ans.
00:45:32Comment expliquer ceci ?
00:45:34En tout état de cause,
00:45:35ces chiffres nous permettent
00:45:36de mieux comprendre
00:45:37les délais parfois délirants
00:45:38pour obtenir une place
00:45:40pour une intervention lourde
00:45:41donc non assurable
00:45:42en soins ambulatoires
00:45:43où là,
00:45:43on a augmenté
00:45:44le nombre de lits.
00:45:45Mais le pire dans tout ça,
00:45:46alors que nous sommes tous
00:45:47des béotiens
00:45:48en termes de virologie
00:45:49et que d'un côté,
00:45:50des médecins nous disent
00:45:51qu'on a bien tiré
00:45:52les leçons du Covid
00:45:53quand des politiques
00:45:54nous disent exactement le contraire,
00:45:55il serait bien,
00:45:56à mon avis,
00:45:57de mettre
00:45:57les arrière-pensées politiques
00:45:59de côté
00:45:59car la santé des Français
00:46:01mérite mieux que ça.
00:46:04Alors,
00:46:05pardon mon cher Philippe,
00:46:06c'est certes brillant,
00:46:09mais ça veut dire
00:46:10que vous considérez
00:46:11qu'on ne prend pas
00:46:12assez au sérieux
00:46:14ce qui se passe là ?
00:46:15Non,
00:46:16non,
00:46:17ce n'est pas ce que j'ai dit.
00:46:18Ce que je dis,
00:46:18c'est qu'on avait dit
00:46:19qu'on tirerait les leçons
00:46:20du Covid.
00:46:21Alors a priori,
00:46:21en termes de masques,
00:46:22les pouvoirs publics
00:46:23nous disent,
00:46:24même si on a des usines
00:46:24de masques qui ont fermé,
00:46:25je pense en particulier
00:46:26en Bretagne,
00:46:28qu'on a de quoi
00:46:29produire les masques
00:46:30quand on a un stock
00:46:30de trois mois.
00:46:31Je veux bien leur faire confiance,
00:46:32ils nous disent,
00:46:33je ne fais pas de procès
00:46:33d'intention,
00:46:34moi je ne dis pas,
00:46:35ils mentent ou ils mentent pas,
00:46:36s'ils le disent,
00:46:38dont acte.
00:46:39Vous voyez ce que je veux dire ?
00:46:39en espérant qu'après,
00:46:40il n'y ait pas à dire,
00:46:42ils nous ont trompés
00:46:43et là vraiment,
00:46:44c'est scandaleux.
00:46:45Mais ce que je ne comprends pas,
00:46:47c'est qu'on ait continué
00:46:47à baisser le nombre de lits
00:46:49dans les hôpitaux.
00:46:50Ça s'est arrêté
00:46:51pendant la pandémie
00:46:52parce qu'évidemment,
00:46:53on ne pouvait pas faire autrement
00:46:54et après,
00:46:54on a recontinué
00:46:55à baisser le nombre de lits.
00:46:56Mais baisser,
00:46:57pour faire de l'ambulatoire,
00:46:58mais quand on voit
00:46:59le antivirus,
00:47:01la seule personne
00:47:01vraiment touchée en France
00:47:02est entre la vie et la mort.
00:47:04Ça,
00:47:04ça ne peut pas être
00:47:04de l'ambulatoire
00:47:05comme une opération
00:47:06pour les dents de sagesse
00:47:07où vous rentrez à 8h,
00:47:08vous partez à 14h.
00:47:10Vous voyez ce que je veux dire
00:47:10pour un ongle incarné ?
00:47:12Vous voyez ?
00:47:13Les pathologies
00:47:13vraiment bénignent.
00:47:15Et ça,
00:47:15alors que le pays vieillit
00:47:16de plus en plus,
00:47:17et ça,
00:47:17ce n'est pas discutable,
00:47:19c'est la démographie,
00:47:20c'est les chiffres de listé,
00:47:21je ne comprends pas
00:47:22qu'on ait continué
00:47:23à fermer des lits.
00:47:24Ça,
00:47:24je ne comprends pas.
00:47:25Et ce que je ne comprends pas,
00:47:26c'est que les médecins,
00:47:28je peux en citer deux
00:47:29que j'ai vus notamment,
00:47:30Jean-Paul Hamon
00:47:31qu'on connaît bien
00:47:32où l'épidémiologiste
00:47:33Karine Lacombe
00:47:33disait sur des plateaux différents
00:47:35qu'on avait tiré les leçons
00:47:36et certains députés,
00:47:37je pense,
00:47:38j'en cite une,
00:47:39la députée écologiste
00:47:40Léa Balagel Mariki
00:47:41qui disait
00:47:42qu'on n'a pas retenu
00:47:42les leçons du Covid.
00:47:44Dans ce domaine,
00:47:46je dis,
00:47:47il ne faut pas faire
00:47:47de polémique politicienne
00:47:49pour faire de la polémique
00:47:50et pour faire de l'opposition,
00:47:51il faut être responsable,
00:47:54ne pas aller dans l'outrance,
00:47:55ne pas aller trop loin
00:47:56dans la prévention,
00:47:57mais ne pas être trop laxiste,
00:47:58c'est tout un équilibre.
00:48:02C'est mince.
00:48:04Sébastien ?
00:48:05Complètement d'accord avec vous,
00:48:06Philippe David.
00:48:07Moi, j'aimerais juste,
00:48:07parce que derrière,
00:48:08ce que vous pointez du doigt,
00:48:11encore une fois,
00:48:11c'est la gestion
00:48:12des deniers publics.
00:48:13C'est ça, bien sûr.
00:48:14À la fin de la fin,
00:48:15c'est ça.
00:48:16On ne ferme pas
00:48:18un lit d'hôpital,
00:48:19on ne vire pas des gens
00:48:20dans la fonction publique hospitalière
00:48:21parce qu'il y en a trop.
00:48:24C'est parce qu'on veut
00:48:24faire des économies,
00:48:25parce qu'on essaye finalement,
00:48:27je vais faire
00:48:28un espèce de barbarisme linguistique,
00:48:31on essaye d'ébidatiser,
00:48:33c'est-à-dire le bas de bilan
00:48:35des hôpitaux,
00:48:36des cliniques,
00:48:37des établissements de santé,
00:48:38etc.
00:48:38Moi, il y a juste un indicateur.
00:48:40Rappelez-vous,
00:48:40on manquait de masques
00:48:41en 2020.
00:48:43En 2020,
00:48:44vous aviez Sibeth Ndiaye
00:48:45qui nous disait
00:48:46« Mais je ne sais pas mettre un masque. »
00:48:48« Je ne sais pas mettre un masque. »
00:48:49Elle était ridicule
00:48:50et j'espère qu'on ne la réentendra pas
00:48:51rien que pour ça.
00:48:53Mais surtout,
00:48:54on avait pointé du doigt aussi
00:48:56un certain nombre de sociétés
00:48:57souveraines
00:48:58qui étaient en dépôt de bilan.
00:48:59C'est vrai.
00:49:00Vous savez,
00:49:00c'est elle qui fabrique l'hydrogène.
00:49:01On s'était rendu compte
00:49:02que finalement,
00:49:05pour réanimer des gens,
00:49:07finalement,
00:49:07il fallait acheter
00:49:08des bouteilles en Inde,
00:49:09en Chine, etc.
00:49:10Alors,
00:49:11on avait pointé,
00:49:12on avait dit
00:49:13« Tiens,
00:49:13cette société,
00:49:14on va la sauver. »
00:49:14J'aimerais juste
00:49:16qu'on aille vérifier
00:49:17s'il y a des auditeurs
00:49:17qui peuvent le faire,
00:49:18voir si cette société,
00:49:19elle est toujours debout.
00:49:20On verra,
00:49:21M. Philippe David,
00:49:21si on a tiré des leçons du passé.
00:49:23Mais c'est un peu le drame.
00:49:25C'est qu'on a un problème
00:49:26d'évaluation des politiques publiques
00:49:29et de la même façon,
00:49:30après une pandémie,
00:49:31on pourrait imaginer,
00:49:33en tout cas,
00:49:34c'est ce qu'on ferait
00:49:34dans une entreprise
00:49:35qui regarderait l'avenir,
00:49:37tirer les conséquences,
00:49:38mais les tirer aussi
00:49:39de façon très pragmatique,
00:49:40avec une bible,
00:49:42avec des choses
00:49:42qui soient écrites,
00:49:43parce que vous avez vu
00:49:44qu'on a quand même
00:49:45une valse de ministre de la Santé,
00:49:48et derrière même,
00:49:49dans l'administration,
00:49:50il y a des départs.
00:49:51Et donc, en fait,
00:49:52on a besoin d'avoir
00:49:53des références et des savoirs.
00:49:55Et on a l'impression
00:49:56tout le temps
00:49:56d'être dans la taboula rasa.
00:49:58C'est on repart à zéro.
00:50:00L'État profond
00:50:00devrait servir à ça.
00:50:01L'État profond
00:50:02devrait servir à ça.
00:50:03Et là, pour le coup,
00:50:04même si je pense
00:50:05qu'on ne manque pas
00:50:06de fonctionnaires,
00:50:06mais au moins,
00:50:07ça donnerait une utilité réelle
00:50:09avec un effet
00:50:10d'expérience,
00:50:11un apprentissage
00:50:12et surtout de la prospective.
00:50:14Parce que maintenant,
00:50:15on va nous dire
00:50:16qu'il n'y a pas de masque,
00:50:17mais malheureusement,
00:50:17il y a beaucoup de virus
00:50:18où ce n'est pas
00:50:18le problème du masque.
00:50:19Ça va être un autre type
00:50:20de contagion.
00:50:21Donc là,
00:50:23on a un problème aussi
00:50:24de vision et de planification
00:50:26d'un avenir
00:50:27où on sait que quoi qu'il arrive,
00:50:28il y aura des virus.
00:50:29Houston,
00:50:29nous avons un problème.
00:50:31Voilà.
00:50:31Dans un instant,
00:50:33nous allons nommer
00:50:34un ministre,
00:50:34un ministre qui peut vous intéresser.
00:50:35Vous qui avez une école
00:50:38aujourd'hui,
00:50:39ministre du Travail ?
00:50:41Oui, très important
00:50:42parce que moi,
00:50:42je pense qu'il faut
00:50:43la professionnalisation.
00:50:44Et vive l'alternance.
00:50:46Exactement.
00:50:47Et juste après,
00:50:47ce sera le qui sait qui qui
00:50:48l'a dit.
00:50:49A tout de suite.
00:50:5117h20,
00:50:51les vraies voix Sud Radio.
00:50:53Sud Radio.
00:50:55Parlons vrai.
00:50:56La France entière
00:50:57nous voulait effectivement
00:50:59les vraies voix de ce soir.
00:51:00C'est nous qui les avons.
00:51:01Ça a été des mois,
00:51:02des années de négociations
00:51:03et finalement,
00:51:04on a réussi à garder
00:51:06Philippe Bilger
00:51:06parce que...
00:51:07Oui, ça a été dur.
00:51:08On veut nous le voler
00:51:10tout le temps.
00:51:10C'est possible.
00:51:11Virginie Calmel,
00:51:12c'est pareil.
00:51:13On veut nous le voler.
00:51:14Philippe David,
00:51:15on veut me le voler.
00:51:16Sébastien Ménard aussi.
00:51:17Non, on va dire la vérité.
00:51:19Moi, j'étais gratuit,
00:51:19j'étais dispo,
00:51:22j'ai gratté à ta porte.
00:51:23Pardon, à votre porte.
00:51:24Cécile, mettez-moi
00:51:25des menottes avec vous
00:51:26comme ce qu'on me volera.
00:51:26Non, mais c'est fou.
00:51:27C'est fou.
00:51:30Dès que des personnalités
00:51:31passent sur Sud Radio,
00:51:32on nous les vole.
00:51:33Je déconne,
00:51:34mais c'est pas faux.
00:51:35C'est vrai,
00:51:36on est très sollicités.
00:51:37Parce que Sud Radio,
00:51:38c'est repérer les talents.
00:51:40Mais exactement.
00:51:40Il n'y a pas en vrai.
00:51:42Elle les fait grandir.
00:51:43Mais je ne plaisante pas
00:51:43quand je dis ça.
00:51:44Mais bien sûr.
00:51:44Le nombre de vraies voix
00:51:45qui sont venus ici
00:51:46et qui se sont fait identifier
00:51:48et voler par des chaînes de télé,
00:51:49je le dis, je le dis.
00:51:50Et même les animateurs
00:51:51se sont demandés,
00:51:52ma chère Fécile.
00:51:54Pas moi, on ne m'appelle pas.
00:51:55On vous voit à la télé
00:51:56tous les matins.
00:51:57Ah oui, c'est vrai,
00:51:57j'ai oublié.
00:52:00Sur une petite chaîne.
00:52:01Une petite chaîne
00:52:02qui démarre.
00:52:04Et vous ?
00:52:05Et vous ?
00:52:06Et si vous étiez ministre ?
00:52:08Les vraies voix Sud Radio,
00:52:10si j'étais ministre.
00:52:11Qu'est-ce que je vais devenir ?
00:52:12Je suis ministre,
00:52:14je ne sais rien faire.
00:52:15Et notre ministre
00:52:16s'appelle Laurent de Mérignac
00:52:18aujourd'hui.
00:52:18Monsieur le ministre,
00:52:19bonjour,
00:52:20vous êtes ministre du Travail.
00:52:21Bienvenue.
00:52:22Bonjour.
00:52:22Bonsoir.
00:52:23Bonjour.
00:52:23Bonsoir.
00:52:24Ça va,
00:52:25félicitations pour cette nomination.
00:52:27Ministre du Travail
00:52:28a un sujet très important.
00:52:30Avec le regard attentif,
00:52:32en tout cas,
00:52:32de Virginie Calmels,
00:52:33qu'est-ce que vous allez pouvoir
00:52:35nous proposer ?
00:52:36Alors,
00:52:37j'ai bien écouté
00:52:38Virginie Calmels
00:52:39qui parlait de professionnalisme
00:52:41et d'alternance.
00:52:43Oui.
00:52:44Et je suis complètement
00:52:44d'accord avec elle.
00:52:45Encore faudrait-il
00:52:46que les gens aient réellement
00:52:48envie de travailler.
00:52:49Ah,
00:52:50ça c'est un bon début.
00:52:54Je dois dire que la tâche
00:52:56va être ardue.
00:52:57On va donc créer une commission
00:52:59forcément pour réenchanter
00:53:00le travail et donner aux gens
00:53:01envie de travailler
00:53:02et savoir comment faire.
00:53:04Donc,
00:53:05je pense à de la flexibilité
00:53:07parce que beaucoup de gens
00:53:08se sentent prisonniers
00:53:10dans un CDI
00:53:11en pensant qu'ils ne vont pas
00:53:13pouvoir en sortir
00:53:14et ils hésitent à le finir.
00:53:17Ensuite,
00:53:17il va falloir retravailler aussi
00:53:19sur tout ce qui est
00:53:20les contrats
00:53:21de gens qui travaillent
00:53:21sous contrat de mandat
00:53:22et contrat de franchise,
00:53:24etc.
00:53:25L'idée étant
00:53:25de faire des contrats cadres
00:53:28qui permettent
00:53:28aux gens
00:53:29de remettre en marche
00:53:31l'ascenseur social
00:53:32et de leur donner
00:53:33envie de travailler
00:53:33pour pouvoir être
00:53:34leur propre patron de main aussi
00:53:37et de donner du sens
00:53:38au travail,
00:53:39en fait.
00:53:40D'accord.
00:53:40Et l'idée principale,
00:53:42ça serait
00:53:42donner du sens au travail,
00:53:44donner de la flexibilité
00:53:45et aussi faire en sorte
00:53:47que quand on travaille,
00:53:48que le travail,
00:53:50travailler moins,
00:53:51n'importe pas plus.
00:53:52Bravo,
00:53:53bravo !
00:53:54Bravo !
00:53:55Mais il est formidable
00:53:55notre ministre.
00:53:56Moi, j'adore.
00:53:57Je bois ses paroles.
00:53:59D'abord,
00:54:00je trouve qu'il cite
00:54:02plusieurs sujets clés.
00:54:03Le fait qu'il va falloir
00:54:04travailler plus
00:54:05et ça,
00:54:06c'est capital
00:54:07et comprendre
00:54:07que c'est travailler plus
00:54:08tout au long de sa vie
00:54:09parce qu'on arrive tard
00:54:10sur l'emploi en France
00:54:12et on part tôt.
00:54:13Là,
00:54:13on se bat,
00:54:14nous,
00:54:14pour le cumul emploi-retraite.
00:54:16On n'est pas fini
00:54:17à un certain âge,
00:54:18bien au contraire.
00:54:19Et au contraire,
00:54:20pour qu'on ait plein de jeunes
00:54:21en apprentissage
00:54:21qui ont déjà le pied
00:54:23à l'étrier,
00:54:23qui se font financer
00:54:24leurs études
00:54:25et qui,
00:54:25derrière,
00:54:26ne vont pas connaître
00:54:27le chômage
00:54:28dans les mêmes proportions
00:54:29que les autres.
00:54:29Donc,
00:54:30bravo sur toutes
00:54:30ces propositions.
00:54:32Et puis,
00:54:32plus généralement,
00:54:33il pose le problème
00:54:34que je trouve majeur
00:54:35dans notre pays,
00:54:35c'est ce fameux
00:54:36rapport au travail.
00:54:38Et quand il dit
00:54:39qu'il ne faut pas
00:54:39que les gens
00:54:40qui travaillent moins
00:54:42gagnent plus,
00:54:44je crois qu'il y a
00:54:45beaucoup de gens
00:54:45qui considèrent
00:54:46qu'au fond,
00:54:47on a trop mis
00:54:49d'amortisseurs
00:54:50aux gens
00:54:51qui ne travaillent pas.
00:54:52C'est bien
00:54:52de faire du social
00:54:53et il en faut.
00:54:54Mais qu'en revanche,
00:54:55on n'a pas assez
00:54:56rémunéré le travail
00:54:58et il a raison.
00:55:00Il y a une modification...
00:55:02Ah, pardon.
00:55:03Je ne voulais pas
00:55:03déformer vos propos.
00:55:05Non,
00:55:05parce que pas assez
00:55:06rémunéré le travail,
00:55:07je pense que le problème
00:55:07n'est pas là.
00:55:08Non,
00:55:08vous avez donné sens.
00:55:09Vous avez dit sens.
00:55:10Et vous avez raison.
00:55:12Ça crée des problèmes
00:55:13de coûts de production,
00:55:15des coûts de distribution
00:55:16plus élevés
00:55:16et des phénomènes
00:55:17d'inflation.
00:55:18Et en fait,
00:55:19c'est un cercle
00:55:19qui est vicieux.
00:55:21Je dis simplement
00:55:22que l'assistant,
00:55:24on est dans une société
00:55:25d'assistés
00:55:26où on attend
00:55:27tout de l'État.
00:55:28Il va falloir
00:55:29que chacun prenne
00:55:29sa responsabilité
00:55:30et aille travailler.
00:55:31Et donc,
00:55:32aujourd'hui,
00:55:33payer plus cher
00:55:34des gens
00:55:34qui ne travaillent pas
00:55:36n'est pas rentable.
00:55:37Ah oui.
00:55:38Oui.
00:55:38Sébastien Ménard.
00:55:39Alors moi,
00:55:40je ne suis pas
00:55:40complètement d'accord
00:55:41avec vous,
00:55:42monsieur le ministre,
00:55:42et je ne suis pas
00:55:43d'accord avec vous,
00:55:44Virginie Calmes.
00:55:45Le sujet,
00:55:46c'est évidemment,
00:55:47il faut donner,
00:55:48on sera tous d'accord
00:55:49pour donner l'envie,
00:55:50d'avoir envie
00:55:51d'aller travailler,
00:55:51de découvrir des métiers,
00:55:53de se réaliser,
00:55:54etc.
00:55:55L'idée de travailler
00:55:56plus longtemps,
00:55:57non.
00:55:57Pourtant,
00:55:58je suis plutôt
00:55:58un homme politique
00:56:00et un entrepreneur
00:56:00de droite,
00:56:01mais travailler plus longtemps,
00:56:02moi,
00:56:02je n'ai pas envie
00:56:02de travailler
00:56:03jusqu'à 65 ou 67 ans,
00:56:05absolument pas.
00:56:05J'aimerais qu'on soit
00:56:06juste plus nombreux
00:56:07à travailler,
00:56:09donc plus jeunes,
00:56:10etc.
00:56:10Peu importe,
00:56:11mais en tout cas,
00:56:11il n'y a pas assez
00:56:12de gens qui bossent
00:56:12en France
00:56:12et ceux qui bossent
00:56:13ne sont pas assez
00:56:14rémunérés,
00:56:15récompensés.
00:56:16Voilà.
00:56:16C'est ça,
00:56:16le vrai sujet.
00:56:17Parce que l'assiette,
00:56:18on peut se dire,
00:56:19si demain,
00:56:20on continue à la vitesse
00:56:22à laquelle on continue,
00:56:23on va se retrouver
00:56:23à avoir un actif
00:56:24sur cinq
00:56:25à qui on va demander
00:56:26de travailler
00:56:26jusqu'à 75 ans.
00:56:27C'est complètement débile.
00:56:29Aujourd'hui,
00:56:30il faudrait
00:56:31deux personnes sur trois
00:56:32qui bossent
00:56:33et on peut s'arrêter
00:56:34aisément
00:56:35et prendre sa retraite
00:56:35à 60 ans
00:56:36et le système
00:56:36se cadra parfaitement.
00:56:39Je suis totalement d'accord,
00:56:41il faut plus de gens
00:56:41qui travaillent,
00:56:42mais pour qu'il y ait
00:56:43plus de gens qui travaillent,
00:56:44il faut qu'il y ait
00:56:44plus d'activités.
00:56:45Il faut donc
00:56:46faire un grand afouera
00:56:48sur toutes les normes
00:56:49qui ont tiquine
00:56:49les entrepreneurs
00:56:50et les charges.
00:56:52Mais là,
00:56:53ce que j'ai trouvé
00:56:53absolument génial,
00:56:54c'est la dernière trouvaille
00:56:55de Jean-François Copé
00:56:57qui dit qu'il faut
00:56:59que les gens puissent
00:57:00travailler une demi-journée
00:57:01de plus par semaine
00:57:02et que ce soit
00:57:03intégralement exonéré de charge.
00:57:05Écoutez,
00:57:05si votre patron
00:57:07vous me dit
00:57:07est-ce que je peux venir
00:57:09travailler samedi matin
00:57:10alors que le patron
00:57:10il part en week-end,
00:57:12je pense qu'il va dire
00:57:12écoute,
00:57:13coco...
00:57:13Mais là,
00:57:13notre auditeur ministre
00:57:15a dit un truc fondamental,
00:57:17il a parlé de flexibilité
00:57:18et ça je pense que
00:57:20c'est un des sujets
00:57:21aussi majeurs,
00:57:22c'est aussi
00:57:23l'essai de la liberté,
00:57:24c'est un peu
00:57:24l'idée aussi,
00:57:25chacun choisit
00:57:26sa date de départ
00:57:28à la retraite,
00:57:28ça a des conséquences
00:57:29financières éventuelles,
00:57:31cette flexibilité
00:57:32elle est clé
00:57:33pour relancer le travail
00:57:34et le nombre d'actifs
00:57:35en France.
00:57:35C'est ça.
00:57:37Merci monsieur le ministre.
00:57:39Avec plaisir.
00:57:39Merci monsieur le ministre.
00:57:40Vous étiez passionnant
00:57:41et vous les avez passionnés
00:57:42et ça c'est une bonne nouvelle
00:57:43et c'est un bon ministre du travail.
00:57:45Merci en tout cas
00:57:46d'avoir joué le jeu.
00:57:46Tout de suite,
00:57:47on verra s'ils vont être bons
00:57:49autour de la table.
00:57:49Qui c'est qui qui l'a dit ?
00:57:51Les vraies voix sud radio,
00:57:53le quiz de l'actu.
00:57:54Qui c'est qui qui l'a dit ?
00:57:55Le bilan d'Emmanuel Macron
00:57:56est tellement mauvais
00:57:57qu'aucun candidat
00:57:58n'y fait référence.
00:58:02Retailleau.
00:58:03Non.
00:58:03Non.
00:58:03C'est pas un président.
00:58:04Si, c'est un président
00:58:05d'un petit parti.
00:58:06C'est Dupont et Dupont.
00:58:07Nicolas Dupont.
00:58:08Non.
00:58:09Ah Morin, Morin !
00:58:10Hervé Morin.
00:58:11C'est un président de région.
00:58:12C'est vrai.
00:58:13Il oublie.
00:58:13Il est président des centristes
00:58:15de la région.
00:58:16On l'oublie.
00:58:16Parce qu'il n'existe pas beaucoup.
00:58:17Bravo Virginie.
00:58:19On soutient David Lissna.
00:58:20Oui, mais il travaille.
00:58:22Mais il ne raconte
00:58:23qu'une seule chose Morin,
00:58:24c'est des saloperies
00:58:25sur Macron depuis 9 ans.
00:58:26Il ne fait que ça.
00:58:27Qui c'est qui
00:58:28qui l'a dit ?
00:58:29François Hollande
00:58:30veut l'union des centres,
00:58:31nous voulons l'union de la gauche.
00:58:34Ça pourrait être fort, non ?
00:58:35Non, non.
00:58:37Vallaud ?
00:58:37Non.
00:58:38Non, une députée.
00:58:39C'est un don de l'idée.
00:58:41Non.
00:58:41Mais qui est dans un tout petit parti.
00:58:44Parce qu'elle a franchi le Rubicon.
00:58:46Autain, Autain.
00:58:47Bonne réponse de Philippe Bittier.
00:58:48Il est fort, il est fort.
00:58:49Autain, député de l'après.
00:58:52Qui c'est qui qui l'a dit ?
00:58:53La paix par la force,
00:58:54ça ne marche pas.
00:58:55Seule marche la paix par le droit.
00:58:58Hum...
00:58:58C'est un naïf, ça.
00:59:00Attends.
00:59:00Ah, c'est un ancien ministre
00:59:02de...
00:59:03Bonne réponse.
00:59:04Le Drian.
00:59:04Tu l'as dit avant moi ?
00:59:06Ah oui, oui, vraiment.
00:59:07Ah non, elle a dit un point.
00:59:08Vraiment, vraiment.
00:59:09Vraiment, vraiment.
00:59:09Commencez pas à tricher, Philippe Bittier.
00:59:11Ah non, mais moi...
00:59:11Philippe, je pense qu'elle l'a déjà dit
00:59:12la semaine dernière.
00:59:13Oui.
00:59:14Non, mais si je ne triche pas,
00:59:16je ne me calme pas.
00:59:17En fait, je dis le Drian, le Drian, le Drian.
00:59:20Vous n'allez pas nous faire du...
00:59:21C'est pas si ménage.
00:59:21Non, mais moi, je vais faire zéro point aujourd'hui.
00:59:23Qui c'est qui qui l'a dit ?
00:59:24Edouard Philippe, c'est du pur Macron,
00:59:26hier, aujourd'hui et demain.
00:59:30Retailleau.
00:59:31Non.
00:59:31Non, c'est une femme.
00:59:32Une femme ?
00:59:34Ça pourrait pas...
00:59:36Non, c'est pas elle.
00:59:37Une femme de tête.
00:59:39Une femme de tête.
00:59:44Qui pourrait être candidate
00:59:45à la prochaine présidentielle.
00:59:46On va vous aider.
00:59:47Marion ?
00:59:48Non.
00:59:48Marine Le Pen.
00:59:49Bonne réponse de Virginique.
00:59:51Ah non, c'est pas possible.
00:59:53Non, le qui pourrait être,
00:59:55c'est vrai qu'on le saura le 7 juillet.
00:59:57Voilà.
00:59:58Elle le sera pas.
00:59:58C'est à vous, oui.
00:59:59Qui c'est qui qui l'a dit sur...
01:00:03Non à l'Israël, à l'Eurovision
01:00:04et oui à l'Iran, à la Coupe du Monde.
01:00:06L'Iran est un pays attaqué,
01:00:08pas un pays qui attaque.
01:00:09C'est Mélenchon ?
01:00:11Non.
01:00:11Oui, j'ai vu ça chez l'autre.
01:00:13C'est quelqu'un qui est parti également de LFI.
01:00:15Euh...
01:00:15Corbine.
01:00:16Bonne réponse de Sébastien Ménard.
01:00:18Ruffin a dit ça ?
01:00:19Oui, Ruffin a dit ça.
01:00:21Oui.
01:00:21Qui c'est qui qui l'a dit ?
01:00:23Faut se pincer.
01:00:23Oui.
01:00:24Quel paradoxe que cette gauche morale
01:00:26qui voudrait excuser les teufeurs
01:00:27dans les rêves partis
01:00:28mais qui veut t'interdire ?
01:00:29Bonne réponse de Sébastien Ménard.
01:00:31Il a écouté celui de Radio ce matin.
01:00:32Oui, c'est exactement ça.
01:00:34Oui.
01:00:34Je vous laisse plus d'espace.
01:00:36Qui c'est qui qui l'a dit sur la présidentielle ?
01:00:38Il y a beaucoup de candidats
01:00:39et pas beaucoup d'idées.
01:00:41Voilà quelqu'un.
01:00:42Beaucoup de monde ont pu l'air.
01:00:43Et il se met dans le gars ?
01:00:44Ah ben, il a des envies d'y aller.
01:00:47Mais il est ministre.
01:00:48Il ne s'est pas prononcé officiellement.
01:00:49Il ne s'est pas prononcé.
01:00:50Il est ministre.
01:00:52Darmanand.
01:00:53Darmanand.
01:00:53Bonne réponse.
01:00:54Encore une fois,
01:00:55il est juste plus rapide.
01:00:55Mais il est terrible.
01:00:59Qui c'est qui qui l'a dit sur le hantavirus ?
01:01:02Quand on a vu les macronistes à l'oeuvre,
01:01:03on ne peut pas toujours être rassuré.
01:01:05En revanche,
01:01:06je ne fais pas de procès d'intention à la ministre de la Santé.
01:01:08On sera exigeants.
01:01:11Un député prévié diatique.
01:01:14Ce n'est pas Juvin ?
01:01:15Chenu ?
01:01:15Bonne réponse de Virginie Chalmette.
01:01:18Sébastien Chenu.
01:01:18J'ai failli dire Tanguy.
01:01:19Allez, une petite dernière.
01:01:22Qui c'est qui qui l'a dit ?
01:01:23Edouard Philippe a choisi le chemin du sérieux.
01:01:25Il est prêt ?
01:01:28Raffarin ?
01:01:29C'est vrai, c'est ça ?
01:01:31Il a tout le temps Raffarin comme soutien.
01:01:33Je l'ai dit complètement.
01:01:34J'allais dire béchu.
01:01:36Non, c'est Raffarin.
01:01:37Je ne viendrai plus jouer avec Virginie Chalmette.
01:01:40Vous avez été béchu de votre siège.
01:01:43J'allais le dire.
01:01:45Je suis à un...
01:01:47Non, deux points.
01:01:48Non, non, deux points.
01:01:49Non, non, non.
01:01:50Un, un, un, un, un, un, un, deux et six.
01:01:53À six.
01:01:54Ah là, je suis en forme.
01:01:55Je ne sais pas Virginie.
01:01:56Elle a les réponses par SMS, c'est sûr.
01:02:00Non, non.
01:02:00Arrêtez, arrêtez.
01:02:01Non, Raffarin, c'est de la déduction.
01:02:04Moi, j'ai gagné pendant deux ans.
01:02:05Tout le monde disait que je trichais.
01:02:08Ça, c'est un mauvais perdant.
01:02:10Ah oui.
01:02:11Ah, moi, je ne triche pas.
01:02:12Personne ne m'a jamais donné la moindre...
01:02:14Non seulement il triche, mais en plus il est mauvais joueur.
01:02:17Vous n'avez pas beaucoup d'amis.
01:02:18Non, mais en revanche, moi, je trouve que parfois, on sent qui ça peut être.
01:02:23Raffarin, j'en savais strictement.
01:02:25Je ne savais même pas qu'il était dans les médias récemment.
01:02:27Il ne vous enterrait pas.
01:02:28Elle ne le connaissait même pas.
01:02:30Il m'a soutenue au régional.
01:02:33Ah ben, c'était le Raffarinade.
01:02:34J'ai fait plein de meetings avec lui.
01:02:37Ah oui ?
01:02:37Oui, c'était ma région, je rappelle, Nouvelle-Aquitaine.
01:02:40Il a fait quelques chinoiseries, peut-être.
01:02:42Non, non, les amis, dans un instant, la question du soir.
01:02:45Après Jennifer, Nafnaf, Gospor et André, le chausseur Minelli fermera définitivement ses portes.
01:02:50Le 30 mai prochain, j'en profite pour dire qu'il y a 60% de soldes.
01:02:56C'est peut-être le moment pour vous de vous offrir de jolies chaussures.
01:03:00Est-ce le commerce en ligne qui a tué le commerce physique ?
01:03:02Oui, le commerce en ligne va-t-il tuer le commerce physique ?
01:03:04Il est tué à 78%.
01:03:06Vous faites comment, vous, vos achats ?
01:03:08Eh bien, venez nous le dire en 0826 300 300.
01:03:10A tout de suite.
01:03:1217h20, les vraies voix Sud Radio.
01:03:15Sud Radio.
01:03:17Parlons vrai.
01:03:19Philippe Ilger est avec nous.
01:03:20Virginie Calmel, c'est Sébastien Ménard avec Philippe David, bien entendu.
01:03:23Et vous, 0826 300 300.
01:03:26Est-ce que vous êtes en vacances ?
01:03:27Dites-nous si vous êtes partis en week-end.
01:03:31Puisqu'à partir de 17h, 19h, pardon,
01:03:34avec François Luborno et Philippe David,
01:03:36vous allez pouvoir vous exprimer sur plein de sujets, Philippe.
01:03:39Ah oui, effectivement.
01:03:40Alors, on va parler notamment parmi les sujets.
01:03:43On conclura justement en parlant du commerce.
01:03:45Donc, on va parler dans quelques instants.
01:03:46Comment est-ce que vous faites vos emplettes en ce moment ?
01:03:49Est-ce que, je ne sais pas, moi,
01:03:52vous allez voir les prix d'un côté,
01:03:54vous achetez de l'autre,
01:03:55ou vous achetez systématiquement au moins cher ?
01:03:57Venez témoigner au 0826 300 300.
01:03:59On parlera également de la hausse du chômage.
01:04:01Est-ce que vous craignez de perdre votre emploi ?
01:04:04Et également du film sur Samuel Paty,
01:04:07la mort de Samuel Paty.
01:04:08Est-ce qu'on a vraiment retenu les leçons ?
01:04:11Venez témoigner au 0826 300 300.
01:04:14Et à cette question,
01:04:15est-ce que le commerce en ligne a tué le commerce physique ?
01:04:18Vous dites oui en majorité avec Florence,
01:04:21qui est avec nous au 0826 300 300.
01:04:22Bonsoir, Florence.
01:04:23Bonsoir.
01:04:24Bonsoir.
01:04:25Florence, c'est un grand oui ou un grand non ?
01:04:29Non, c'est un oui mitigé.
01:04:30Un oui mitigé.
01:04:31On va en parler tout de suite.
01:04:32Et la question du soir.
01:04:34À vendre.
01:04:35Liquidation totale avant fermeture.
01:04:37100% déstockage.
01:04:39Tout doit disparaître.
01:04:40Voici ce que l'on peut lire en lettres capitales
01:04:42sur les vitrines de nos commerces,
01:04:43pourtant si incontournables
01:04:44pour la vitalité de nos centres-villes.
01:04:46Le beurre, l'électricité, le fio,
01:04:48tout.
01:04:50Depuis le mois de septembre,
01:04:51avec ma boulangerie,
01:04:53je ne peux même plus prendre de salaire.
01:04:54Les commerçants ont le sentiment d'être délaissés.
01:04:56Une lame de fond
01:04:57qui atteint son paroxysme dans les villes
01:04:59où le chômage persiste
01:05:00et où les locaux sont vacants.
01:05:02Les vrais voix Sud Radio.
01:05:05Et c'est la question du soir.
01:05:07Est-ce que le commerce en ligne a tué
01:05:08le commerce physique, Florence,
01:05:10qui nous appelle de Cadillac ?
01:05:12Rebonsoir, Florence.
01:05:14Florence, qu'en pensez-vous ?
01:05:15Bonsoir.
01:05:16Oui, c'est un peu vrai aussi.
01:05:18C'est vrai que les gens,
01:05:20ce n'est pas la peine qu'on les confine.
01:05:21Ils sont confinés chez eux.
01:05:22Depuis qu'il y a ces ventes en ligne,
01:05:25c'est la faute de personne.
01:05:26Ils ont proposé ça.
01:05:27Ça existait avant.
01:05:28Je me rappelle, il y avait la redoute.
01:05:30Il y avait plein de choses comme ça
01:05:32où on le faisait.
01:05:33Mais aujourd'hui, c'est explosé
01:05:34parce que pour la simple et bonne raison,
01:05:36c'est que tout le monde est un portable
01:05:37et que, comme je dis à des copines,
01:05:40ça va faire marrer des gens.
01:05:42Mais une copine qui me disait
01:05:43qu'il y aura une nouvelle religion.
01:05:44La nouvelle religion, c'est Google.
01:05:46Parce que les gens, le matin,
01:05:48ils achètent leur vie à Google
01:05:49et Google leur vend leur vie.
01:05:52Alors, voilà, on le fait à l'américaine.
01:05:54On déteste les Américains,
01:05:55mais on fait tout à l'américaine.
01:05:57Et on est content.
01:05:58Il ne faut pas se plaquer du chômage
01:05:59à partir de ce moment-là
01:06:00où tout le monde va dans le même sens.
01:06:02On n'est pas obligé,
01:06:03mais on le fait
01:06:04parce que c'est moins cher.
01:06:06Parce que c'est moins cher,
01:06:07pourquoi faire ?
01:06:07Pour t'acheter un téléphone ?
01:06:09Pour t'acheter une voiture
01:06:09à 45 000 euros ?
01:06:10On ne vit pas mieux,
01:06:12mais on est content.
01:06:15Avant, on avait cette chose.
01:06:17On faisait attention à ce qu'on faisait.
01:06:19Il y avait des belles matières.
01:06:21Aujourd'hui, les gens,
01:06:21ils s'en fichent.
01:06:22Et beaucoup, je veux dire,
01:06:24pas que les pauvres.
01:06:25Ce n'est pas vrai
01:06:25parce que tout le monde le fait.
01:06:27Mais aujourd'hui, c'est facile.
01:06:28Les gens veulent changer tout le temps.
01:06:30Ils s'achètent n'importe quoi,
01:06:31n'importe quoi.
01:06:32D'ailleurs, personne n'y est à dire.
01:06:34On a tout perdu dans notre pays.
01:06:36On a perdu la galanterie.
01:06:37On a dans les pays de la mode
01:06:38et de la gastronomie.
01:06:41Tout ça, c'est parti.
01:06:42On n'a plus.
01:06:43Au XXIe siècle,
01:06:44c'est triste pour le moment.
01:06:45Je pense que ça va changer
01:06:46parce qu'il y a plein de gens
01:06:48qui pensent différemment
01:06:49et heureusement.
01:06:51Moi, je pense qu'on n'est pas perdu.
01:06:52Mais c'est vrai que c'est compliqué.
01:06:55Et puis,
01:06:55toutes ces galeries
01:06:55qui ne ressemblent à rien,
01:06:57comme aux États-Unis,
01:06:58comme dans tous les pays,
01:06:59comme vous allez en Europe,
01:07:00au Portugal,
01:07:01en Espagne,
01:07:02en Italie,
01:07:02il y a encore
01:07:02tous ces petits magasins.
01:07:04Et moi, je rêve
01:07:05en me disant
01:07:06« Mais comment il faut
01:07:07pour vivre de ça ? »
01:07:08Parce qu'aujourd'hui,
01:07:09c'est compliqué.
01:07:10Et d'autant plus
01:07:11les vies où il n'y a pas
01:07:12de travail non-État cadillac
01:07:13et le seul employeur de cadillac,
01:07:15c'est le CHS.
01:07:16Et en plus de ça,
01:07:16ils ont beaucoup dégraissé.
01:07:19Il restait des restaurants,
01:07:21il restait les assurances,
01:07:23les banques.
01:07:23Et aujourd'hui,
01:07:24ils ferment.
01:07:24Pourquoi ?
01:07:25Parce que nous,
01:07:26on fait le travail...
01:07:27Il n'y a pas assez d'activité
01:07:28sur la commune.
01:07:30Restez avec nous, Florence.
01:07:31Philippe Bilger,
01:07:32quand vous êtes...
01:07:33Elle a raison, Florence.
01:07:34En grande partie,
01:07:35elle a raison.
01:07:36D'abord,
01:07:37elle l'a un peu évoqué.
01:07:38Il y a le drame
01:07:39des centres-villes,
01:07:40malgré les efforts
01:07:42de certains maires.
01:07:43Deuxième élément,
01:07:44tout à l'heure,
01:07:45j'ai indiqué
01:07:45que le processus
01:07:47à couche de mille avantages
01:07:49m'apparaissait inéluctable.
01:07:51J'ai entendu le point de vue
01:07:52de Sébastien et de Philippe
01:07:55qui disaient
01:07:55« Mais l'État doit intervenir.
01:07:58Combien de dysfonctionnements
01:08:00en France
01:08:01ont cela
01:08:02comme remède d'espérance ?
01:08:04L'État doit intervenir
01:08:06et on sait que jamais
01:08:07ça n'est fait. »
01:08:09que je demeure
01:08:11très pessimiste
01:08:12sur ce plan-là.
01:08:13Alors, moi,
01:08:14je voudrais vous dire
01:08:14quelque chose.
01:08:15Je vais vous faire la parole.
01:08:16C'est très mal poli.
01:08:17Mais moi,
01:08:18je ne suis pas pour.
01:08:19Franchement,
01:08:19parce que l'État,
01:08:20il ne peut pas tout faire.
01:08:21L'État, c'est nous.
01:08:22C'est nous qui avons décidé
01:08:23qu'on n'allait plus
01:08:25justement descendre de chez soi.
01:08:26À Kadia,
01:08:27qu'on a une chance infinie
01:08:28dans beaucoup d'endroits.
01:08:29Je veux dire,
01:08:29on descend de chez soi,
01:08:30on est en pyjama,
01:08:32on peut aller s'acheter
01:08:33son café,
01:08:33on peut acheter
01:08:35sa tranche de jambon.
01:08:37Et ça,
01:08:38je veux dire,
01:08:39c'est vraiment quelque chose
01:08:40que beaucoup de gens
01:08:41nous envient.
01:08:41Oui, bien sûr.
01:08:42Voilà,
01:08:43on est une ville
01:08:43qui est très touristique
01:08:44et en plus de ça,
01:08:45on n'est pas compté
01:08:47dans le tourisme.
01:08:48Mais moi,
01:08:48je vends beaucoup
01:08:49aux touristes d'ailleurs,
01:08:50qu'ils soient français
01:08:51ou d'ailleurs.
01:08:52Et les gens,
01:08:53ils sont épatés
01:08:54de voir les boutiques
01:08:55qu'on a.
01:08:55Ils nous disent,
01:08:56mais chez nous,
01:08:56il n'y a plus de pain,
01:08:58il n'y a plus de boucher,
01:08:59il n'y a plus rien.
01:08:59Et on a beaucoup perdu,
01:09:01nous, voilà.
01:09:01La chance qu'on a sur Cadillac,
01:09:03c'est qu'on a quand même
01:09:03des boutiques de qualité.
01:09:05Et ça,
01:09:05il vaut mieux en avoir moins,
01:09:06mais de qualité.
01:09:07Et moi,
01:09:08j'invite les gens
01:09:08à aller dans les petites villes
01:09:11et surtout,
01:09:12aujourd'hui,
01:09:12il faut se rassembler.
01:09:14Il faut faire des collectifs.
01:09:15Nous,
01:09:15on a encore ouvert
01:09:16un collectif de recanteurs
01:09:17et je vais ouvrir
01:09:18une autre boutique aussi
01:09:19où on va faire
01:09:20une cuisine partagée,
01:09:21on va faire d'autres choses.
01:09:23L'avenir,
01:09:23c'est le partage
01:09:24et c'est de ne plus être seul
01:09:26et de faire des lieux de vie.
01:09:27C'est ce qui nous manque.
01:09:28En fait,
01:09:29comme dirait Philippe David,
01:09:30ça roule à Cadillac.
01:09:31C'est ça qui est bien.
01:09:33Excellent.
01:09:34ça roule à Cadillac.
01:09:35Mais ça,
01:09:36c'était le général de Motors.
01:09:37Et on ne roule pas
01:09:38à Cadillac.
01:09:40Oui,
01:09:41la Cadillac
01:09:42est un très mauvais senti,
01:09:43d'ailleurs.
01:09:43Oui,
01:09:45trois petites remarques.
01:09:45Allez,
01:09:46trois petites remarques.
01:09:47Trois petites remarques.
01:09:47Le problème,
01:09:48c'est que
01:09:49le premier problème
01:09:50de mon point de vue,
01:09:51il y a un sujet
01:09:52quand même
01:09:52sur les horaires
01:09:53et sur le fait
01:09:54que malheureusement,
01:09:56on a des actifs
01:09:57qui travaillent,
01:09:58qui ont un pouvoir d'achat,
01:10:00qui,
01:10:00quand ils sont disponibles,
01:10:02les magasins sont fermés.
01:10:04Donc,
01:10:04on a des modèles étrangers
01:10:06avec des night markets,
01:10:08avec des ouvertures
01:10:08le dimanche
01:10:09et ainsi de suite.
01:10:10Et qu'en France,
01:10:11on a vu le débat
01:10:11sur le 1er mai,
01:10:13finalement,
01:10:14au lieu d'ouvrir
01:10:15grand les possibilités
01:10:16de travail,
01:10:17on restreint au contraire
01:10:18et les commerçants
01:10:19sont les premières victimes
01:10:20de ça.
01:10:20parce que peut-être
01:10:21qu'on irait plus volontiers
01:10:23dans les magasins
01:10:23s'ils étaient ouverts
01:10:24à certaines heures
01:10:25et notamment
01:10:26quand les gens
01:10:26ont un peu plus de temps.
01:10:28Ça,
01:10:28c'est la première remarque.
01:10:29La deuxième,
01:10:29c'est que oui,
01:10:30on a dynamisé
01:10:31des centres,
01:10:31enfin,
01:10:32on a embelli,
01:10:33je dirais plus que dynamisé,
01:10:34on a embelli
01:10:35les centres-villes
01:10:36avec des zones piétonnières,
01:10:37avec des endroits
01:10:38très sympathiques,
01:10:39mais au détriment
01:10:40de la locomotion
01:10:41et de la capacité
01:10:43à se garer.
01:10:43Donc,
01:10:44vous avez énormément
01:10:45de commerces
01:10:45de centres-villes
01:10:46aujourd'hui
01:10:46dans beaucoup
01:10:47de villes
01:10:48de provinces
01:10:49qui ferment
01:10:50parce que les centres-villes
01:10:51sont très difficiles
01:10:52d'accès.
01:10:52Mais même à Paris.
01:10:53Même à Paris,
01:10:54on voit beaucoup de friches.
01:10:55Et donc,
01:10:56Paris est une grande ville aussi
01:10:58et où vous voyez
01:10:59que le commerce
01:11:00se déplace
01:11:01non pas sur les centres-villes
01:11:03mais sur tout ce qui est
01:11:04môles
01:11:06et les gens se disent
01:11:07au moins,
01:11:07on peut se garer facilement,
01:11:09on fait toutes nos courses
01:11:09et donc ça,
01:11:10ça nuit aussi.
01:11:11Et puis enfin,
01:11:12pardon,
01:11:12mais oui,
01:11:13Amazon a révolutionné
01:11:15totalement les pratiques
01:11:17et le Covid
01:11:17pour ça a accéléré
01:11:19et même les gens
01:11:19qui n'avaient pas recours
01:11:21forcément à ce type
01:11:22de pratiques
01:11:23ont découvert
01:11:25quelque chose
01:11:25d'assez fantastique.
01:11:27Vous commandez,
01:11:27vous êtes livré
01:11:28dans un délai
01:11:29extrêmement court
01:11:30ce qui pouvait être
01:11:31une opportunité
01:11:32pour le commerce
01:11:33s'il se transformait
01:11:34mais cette transformation
01:11:36malheureusement
01:11:36l'a laissé
01:11:37sur le bord du chemin
01:11:38beaucoup de commerçants
01:11:39indépendants.
01:11:40Sébastien Manard.
01:11:41Encore faut-il
01:11:41que pour transformer
01:11:42ou se donner du temps
01:11:44pour transformer
01:11:45cette manière
01:11:46de proposer
01:11:47de vendre
01:11:48de commercer
01:11:49encore faut-il
01:11:50avoir des marges
01:11:51de manœuvre.
01:11:52Aujourd'hui
01:11:52les petits entrepreneurs
01:11:54les petits artisans
01:11:55les petits commerçants
01:11:56n'en ont pas.
01:11:57Moi quand je prends
01:11:57un exemple très concret
01:11:58dans une ville
01:11:59dans laquelle j'ai longtemps
01:11:59été élu Biarritz
01:12:00quand vous avez
01:12:02des loyers
01:12:03à 2500
01:12:054500
01:12:055000
01:12:067000
01:12:0610 000 euros
01:12:07pour 20 mètres carrés
01:12:08et que vous avez
01:12:10des charges
01:12:10mais il ne vous reste rien
01:12:12et c'est-à-dire
01:12:13qu'on a vu fleurir
01:12:14alors on a ce qu'on appelle
01:12:15on a appelé ça
01:12:16encore une fois
01:12:17on aime bien finalement
01:12:19conceptualiser
01:12:19mettre des post-it
01:12:20etc.
01:12:20pour expliquer les choses
01:12:21ah oui mais c'est une offre
01:12:23pop-up
01:12:23non c'est pas une offre
01:12:24pop-up
01:12:25ça devient pop-up
01:12:26parce que ça vient
01:12:26et parce que ça s'en va
01:12:27parce que la personne
01:12:28qui tenait du lundi
01:12:30au samedi inclus
01:12:31parfois même le dimanche matin
01:12:32n'arrivait pas à se verser
01:12:331500 balles par mois
01:12:34c'est ça la réalité
01:12:35c'est ça la réalité
01:12:37et que quand bien même
01:12:38ces gens-là
01:12:38sont disponibles
01:12:40qu'ils ont du stock
01:12:41qu'ils sont sympathiques
01:12:42et qu'ils savent quelque part
01:12:43faire leur métier
01:12:44de commerçant
01:12:45bah la réalité
01:12:46c'est que le travail
01:12:47coûte trop cher
01:12:49mais on a beaucoup
01:12:50de commentaires
01:12:50énormément de commentaires
01:12:51sur la chaîne YouTube
01:12:52de Sud Radio
01:12:53on a Vladimir
01:12:54qui dit
01:12:54quand le service sera
01:12:55aussi efficace qu'Amazon
01:12:56j'y retournerai en ville
01:12:57ou pas
01:12:57et il y a plein mobile
01:12:58qui lui répond
01:12:59sans voiture
01:13:00les mères les bannissent
01:13:01des villes
01:13:01conclusion
01:13:01accélération des fermetures
01:13:03brillante
01:13:03et on a Blue Azoul
01:13:05qui nous écrit
01:13:05qu'elle est à Paris 14ème
01:13:07elle a vu 13 commerces
01:13:08qui ont fermé
01:13:09autour de chez elle
01:13:09et elle est allée
01:13:10dans une boutiquière
01:13:11qui lui a dit
01:13:12qu'elle risquait de fermer
01:13:13parce que son loyer
01:13:13avait augmenté
01:13:14de 50%
01:13:16je vais vous raconter
01:13:17quelque chose
01:13:18j'ai acheté un truc
01:13:19pour le jardin
01:13:20pour couper des arbres
01:13:22enfin peu importe
01:13:23un tout petit objet
01:13:24je suis allée
01:13:25dans le magasin
01:13:27à côté de chez nous
01:13:27ils m'ont dit
01:13:2817 jours
01:13:30et donc
01:13:30qu'a fait le vendeur
01:13:32il l'a commandé
01:13:33sur Amazon
01:13:36au détriment
01:13:37de sa propre entreprise
01:13:39et le lendemain
01:13:40c'était là
01:13:41oui mais le stock
01:13:42en fait la réalité
01:13:43c'est pas que
01:13:44c'est pas que les enseignes
01:13:46c'est pas que les commerçants
01:13:47grands moyens
01:13:48ou petits
01:13:48savent pas faire
01:13:49c'est que le stock
01:13:50c'est de l'immobilisation
01:13:51très enrichie
01:13:52c'est une marque très connue
01:13:55quand vous
01:13:55vous en avez au moins un
01:13:57un seul
01:13:58Cécile
01:13:59regardez
01:14:00on parle
01:14:01vous savez
01:14:01je suis un grand passionné
01:14:02de bricolage
01:14:03et vous de jardinage
01:14:04on a ça en commun
01:14:05quand vous regardez
01:14:06la manière
01:14:07dont les plus grosses
01:14:08enseignes de bricolage
01:14:09en France
01:14:09ont vu leur stock
01:14:11diminuer
01:14:12pourquoi ?
01:14:13parce que le foncier
01:14:14commercial
01:14:15coûte une blinde
01:14:16parce que la main d'oeuvre
01:14:17coûte une blinde
01:14:18et parce que quelque part
01:14:19les frais
01:14:20pour faire fonctionner
01:14:21une boîte
01:14:22aujourd'hui
01:14:23les frais bancaires
01:14:23les frais d'assurance
01:14:24les charges sociales
01:14:25etc etc
01:14:26et fait que ça bouffe tout
01:14:27il ne reste rien
01:14:28la cotisation foncière
01:14:30des entreprises
01:14:30quand on a
01:14:31un gros bâtiment
01:14:32ça coûte une blinde
01:14:33on est bien d'accord
01:14:35et à l'arrivée
01:14:36ça fait des dégâts
01:14:36mais tant qu'on a
01:14:37enquiquiné les français
01:14:38pour ne plus aller
01:14:39dans les centres-villes
01:14:40déjà on ne peut plus
01:14:41y aller en voiture
01:14:42quand on y va
01:14:42les prix de stationnement
01:14:44sont prohibitifs
01:14:45moi je vois
01:14:46le nombre de commerces
01:14:48de centres-villes
01:14:49qui ont fermé
01:14:49c'est terrifiant
01:14:50moi je l'avoue
01:14:51je n'achète rien
01:14:52sur internet
01:14:52c'est ce que je disais
01:14:54l'autre jour
01:14:54si vous avez
01:14:55une marque centrale
01:14:57avec plein de magasins
01:14:59on devrait pouvoir
01:15:00acheter effectivement
01:15:01sur internet
01:15:01et envoyer l'argent
01:15:03au commerce
01:15:04le plus proche
01:15:05de chez nous
01:15:05ça vous permettrait
01:15:06effectivement
01:15:07et c'est ce que
01:15:08certains font
01:15:08avec la pharmacie
01:15:09ça permettrait
01:15:10aux commerçants
01:15:11vous n'allez pas
01:15:11dans le commerce
01:15:12mais au moins
01:15:12c'est eux
01:15:12qui ont le bénéfice
01:15:15la marge
01:15:15c'est eux
01:15:16qui la prennent
01:15:16et je ne comprends pas
01:15:17que ce ne soit pas
01:15:18comme ça
01:15:18voilà pardon
01:15:19je trouvais ça
01:15:19très efficace
01:15:21moi je voudrais dire
01:15:22quelque chose quand même
01:15:24tout ça c'est vrai
01:15:25mais bon
01:15:25c'est vrai qu'aujourd'hui
01:15:26on est tout en train
01:15:27de nous dire
01:15:27les petites boutiques
01:15:29parce que tout le monde
01:15:29aujourd'hui quand il est
01:15:30commerçant
01:15:31il va avoir une Porsche Cayenne
01:15:32il va avoir un bateau
01:15:33ça c'était avant
01:15:34c'est pas vrai ça
01:15:35c'est pas vrai
01:15:36non mais écoutez
01:15:37ce que je veux dire
01:15:38si je veux dire
01:15:39le petit commerçant
01:15:40aujourd'hui
01:15:40on dit qu'il veut ça
01:15:41mais c'est pas vrai
01:15:42on est plein
01:15:43à vivre modestement
01:15:46moi je vis modestement
01:15:47mais ce que je fais
01:15:48je l'aime
01:15:48je suis contente
01:15:49d'être là où je suis
01:15:50et je vends
01:15:51des produits de qualité
01:15:52le problème
01:15:52c'est que
01:15:53je comprends bien
01:15:54ce que vous me dites
01:15:54mais aujourd'hui
01:15:55les gens
01:15:55avec cette histoire
01:15:57de on veut tout
01:15:57en 10 minutes
01:15:58comment ils faisaient
01:15:59les gens avant
01:15:59comment on faisait
01:16:00moi je suis des années 68
01:16:01donc jusqu'en 2000
01:16:03j'allais à Saint-Cartier
01:16:04à Bordeaux
01:16:05je prenais le bus
01:16:06grande rue commerçante
01:16:08oui mais si on veut
01:16:09vraiment aller
01:16:09dans le centre-ville
01:16:10on y va
01:16:10tout ça c'est des histoires
01:16:11qu'on se raconte
01:16:12quand on veut quelque chose
01:16:13on le fait à Biarritz
01:16:15vous n'allez pas à Biarritz
01:16:16mais à Biarritz
01:16:17quand on y va
01:16:17on marche
01:16:18je fais ce qu'on fait
01:16:18je veux dire
01:16:19c'est pas le problème
01:16:20le centre-ville
01:16:21est accessible
01:16:23oui
01:16:23mais c'est qu'on nous a vendu
01:16:24des grands hangars
01:16:26on nous a vendu
01:16:26des endroits
01:16:27où c'est dépeuplé
01:16:28où il n'y a plus d'humains
01:16:29et c'est ce que les gens veulent
01:16:31parce qu'aujourd'hui
01:16:31c'est le 21ème siècle
01:16:32ça reviendra
01:16:33mais aujourd'hui
01:16:34c'est comme ça
01:16:35donc avant
01:16:36quand on jardinait
01:16:37on avait des bons outils
01:16:38aujourd'hui
01:16:39on va à Jardinland
01:16:40on veut
01:16:40oui on achète une plante
01:16:41elle meurt
01:16:42on s'en fout
01:16:43c'est du grand n'importe quoi
01:16:44ce qu'on fait
01:16:45c'est surtout
01:16:45du grand n'importe quoi
01:16:47c'est plutôt ça
01:16:47je veux dire
01:16:48les gens comme nous
01:16:50qui se recentrons
01:16:51qui achetons
01:16:52qui ne consommons pas
01:16:54nous on n'a pas besoin
01:16:54d'avoir trois voitures
01:16:55d'avoir dix apparts
01:16:56d'avoir plein de choses
01:16:57on achète vraiment
01:16:58ce qu'il nous faut
01:16:59c'est tout
01:17:00c'est à dire que moi
01:17:00je vends un produit
01:17:01une qualité
01:17:02je ne cherche pas une marque
01:17:03je cherche un tissu
01:17:04une couleur
01:17:05voilà il y en a
01:17:06pour tout le monde
01:17:06et ça je veux dire
01:17:08alors moi je fais
01:17:09des vêtements d'occasion
01:17:10aujourd'hui
01:17:10des vêtements d'occasion
01:17:11tout le monde le fait
01:17:12et le problème
01:17:13c'est que le monde
01:17:13l'entier est vendeur
01:17:14il a acheté n'importe
01:17:15où dans le monde
01:17:16et pourquoi
01:17:17parce que c'est une
01:17:18une économie
01:17:20de la bidouille
01:17:21voilà
01:17:21notre problème
01:17:22c'est ça
01:17:22on s'en fiche
01:17:23de parler des autres
01:17:24notre problème à nous
01:17:25c'est qu'il n'y a pas
01:17:26de travail
01:17:26donc tout le monde
01:17:27se débrouille
01:17:30on a de l'argent
01:17:32on achète une boulangerie
01:17:33on n'est pas boulanger
01:17:34on se met mes canaux
01:17:36on se fait à manger
01:17:37on est restaurateur
01:17:39c'est pas possible
01:17:40tout ça
01:17:40c'est pas possible
01:17:41il faut que ça change
01:17:42merci Florence
01:17:43en tout cas
01:17:44de ce témoignage
01:17:45très incarné
01:17:46merci beaucoup
01:17:46en tout cas
01:17:47d'avoir joué le jeu
01:17:48pour cette émission
01:17:49vous pouvez appeler
01:17:51Philippe David
01:17:52dans quelques instants
01:17:530826
01:17:53300 300
01:17:54jusqu'à 20h
01:17:55avec François Libourneau
01:17:56la petite phrase du jour
01:17:57dans un instant
01:17:58Bruno Retailleau
01:17:58ancien ministre de l'intérieur
01:17:59était au micro
01:18:00de Maxime Liedau
01:18:01ce matin sur Sud Radio
01:18:02à tout de suite
01:18:04Sud Radio
01:18:06Calmels avec nous
01:18:07Philippe Bilger
01:18:07et Sébastien Ménard
01:18:08et Philippe David
01:18:09bien entendu
01:18:09pour cette dernière
01:18:10ligne droite
01:18:11Bruno Retailleau
01:18:12ancien ministre de l'intérieur
01:18:13était l'invité
01:18:14de Maxime Liedau
01:18:15ce matin sur Sud Radio
01:18:16écoutez
01:18:17les vraies voix
01:18:18Sud Radio
01:18:19j'ai déjà fait passer
01:18:21une loi
01:18:22narcotrafic
01:18:23qui va porter ses fruits
01:18:24mais c'est pas suffisant
01:18:25j'ai présenté
01:18:26un nouveau dispositif
01:18:28que je mettrai en place
01:18:29une fois élu président
01:18:30de la république
01:18:30pour verrouiller les quartiers
01:18:32qui sont totalement gangrénés
01:18:33un état d'urgence
01:18:35sur le narcotrafic
01:18:37qui permettrait
01:18:38de vérifier les entrées
01:18:39les sorties
01:18:40si on doit utiliser
01:18:42d'ailleurs les blindés
01:18:42les centaures
01:18:43vous vous rappelez
01:18:44que ce gouvernement
01:18:44a utilisé les centaures
01:18:46contre les agriculteurs
01:18:47moi je les utiliserai
01:18:49contre les narcotrafiquants
01:18:50on bouclera
01:18:52un quartier
01:18:53ça sera un état d'urgence
01:18:54où il y aura des facilités
01:18:55de saisie administrative
01:18:56de perquisition
01:18:58où on aura
01:18:58un pouvoir de la police
01:18:59et un pouvoir administratif
01:19:01des préfets
01:19:01renforcés
01:19:02précisément
01:19:03pour pouvoir
01:19:04traiter les quartiers
01:19:05et les nettoyer
01:19:06les uns
01:19:06après les autres
01:19:07et il faudra sans doute
01:19:08aussi une autre politique pénale
01:19:10pour être encore plus dur
01:19:11avec les narcotrafiquants
01:19:13Sébastien Maynard
01:19:14Non mais il a fait quoi
01:19:14M. Retailleau
01:19:15quand il était ministre de l'Intérieur ?
01:19:16Beaucoup de choses
01:19:17Non mais attendez
01:19:18Attendez
01:19:19C'était une question
01:19:21Non mais c'est pas
01:19:22Non mais ça me fait
01:19:24ça me fait rire
01:19:26c'est-à-dire qu'il a été
01:19:27le premier flic de France
01:19:28d'accord
01:19:28Il a eu
01:19:29Pas très longtemps
01:19:30Non mais pas très longtemps
01:19:31mais il a eu
01:19:32dans le contexte
01:19:33dans lequel
01:19:33Non mais
01:19:34Virginie
01:19:34on va dire les choses
01:19:35à nos auditeurs
01:19:36dans le contexte
01:19:37dans lequel il a été nommé
01:19:38ministre de l'Intérieur
01:19:40honnêtement
01:19:40il avait toute l'attitude
01:19:42pour faire ce qu'il voulait
01:19:42la réalité
01:19:43c'est confronter au réel
01:19:45et le réel
01:19:46pardonnez-moi
01:19:46je sais qu'on est dans une belle radio
01:19:48très écoutée le matin
01:19:48mais c'est pas
01:19:49le réel
01:19:50c'est pas les matinales du matin
01:19:52c'est pas ça
01:19:53quand il s'est retrouvé
01:19:54face à des syndicats de policiers
01:19:55quand il s'est retrouvé
01:19:57face à
01:19:57à la vraie vie
01:19:59aux médiateurs
01:19:59dans les quartiers
01:20:00les rues etc
01:20:01il s'est rendu compte
01:20:02qu'il ne pouvait pas enlever l'armée
01:20:03donc maintenant
01:20:03il est redevenu quelque part
01:20:05candidat
01:20:06il a oublié
01:20:06qu'il a été ministre de l'Intérieur
01:20:07et il dit
01:20:08il y a qu'à
01:20:08faut qu'on
01:20:09on va machin
01:20:10mais c'est des conneries tout ça
01:20:11encore une fois
01:20:12c'est des conneries
01:20:12c'est de la communication
01:20:13ah non mais pas du tout
01:20:14il n'a pas été ministre de l'Intérieur
01:20:18il a été ministre de l'Intérieur
01:20:20vous avez totalement raison
01:20:21il aurait pu rester
01:20:22beaucoup plus longtemps
01:20:23mais c'est uniquement
01:20:24par calcul politique
01:20:25qu'il a voulu en sortir
01:20:26il a bien fait partir
01:20:28vous avez eu raison
01:20:29ça s'appelle
01:20:29de la politique
01:20:30là où vous faites une erreur
01:20:31c'est qu'on vous dites
01:20:32qu'il avait toute l'attitude
01:20:33pour agir
01:20:34bien sûr que oui
01:20:35bien sûr que oui
01:20:36c'est facile
01:20:37notamment sur l'Algérie
01:20:39et deuxième élément
01:20:41il est évident
01:20:42qu'en tant que candidat
01:20:44à la présence de la République
01:20:45il n'est pas du tout
01:20:47dans le même registre
01:20:48alors
01:20:48là où je vous rejoins
01:20:50tout ce qu'il dit
01:20:51est remarquable
01:20:52et pertinent
01:20:52le seul problème
01:20:54et le seul doute
01:20:55que j'ai
01:20:56sera-t-il président
01:20:58de 2025
01:20:59la réponse est non
01:21:00Virginie
01:21:01je trouve que c'est quand même
01:21:02très intéressant
01:21:03et d'ailleurs je crois
01:21:03que c'est un membre
01:21:04du gouvernement hier
01:21:05qui a dit qu'il fallait
01:21:06s'attaquer aux consommateurs
01:21:07je pense qu'il y a un moment donné
01:21:09ça devient infernal
01:21:10cette histoire de narcotrafic
01:21:12donc quoi qu'il en soit
01:21:13que ce soit Retailleau
01:21:14ou qui ou quoi
01:21:15du gouvernement
01:21:16moi je serais toujours
01:21:17du côté de ceux
01:21:18qui veulent essayer
01:21:19parce que c'est un vaste combat
01:21:21mais de lutter
01:21:22contre ce qui est
01:21:24la gangrène
01:21:24de notre pays
01:21:25et demain
01:21:26de nos enfants
01:21:26de nos petits-enfants
01:21:27vous avez raison
01:21:28donc je ne sais pas
01:21:29si c'est la bonne proposition
01:21:30les centaures
01:21:32envoyer les blindés
01:21:33mais en revanche
01:21:35aller pénaliser aussi
01:21:37les consommateurs
01:21:38moi il me semble
01:21:39que ce ne serait pas
01:21:41une mauvaise proposition
01:21:42excusez-moi
01:21:42mais il y a 10 ans
01:21:43Samia Ghali
01:21:44disait qu'il fallait
01:21:45envoyer l'armée
01:21:45alors non mais attendez
01:21:47si on fait la guerre
01:21:48au narcotrafic
01:21:48qui est Samia Ghali
01:21:50enfin attendez
01:21:50excusez-moi
01:21:51mais il y a quand même
01:21:51une chose qu'il ne faut pas oublier
01:21:52c'est que nous sommes en guerre
01:21:55contre la drogue
01:21:56et sachant qu'on envoie
01:21:57les centaures
01:21:57contre les agriculteurs
01:21:59il n'y a pas de raison
01:22:00qu'on n'en ait pas
01:22:01des mythos
01:22:01beaucoup plus musclés
01:22:02avec les narcos
01:22:02oui
01:22:03là on est d'accord avec ça
01:22:04mais envoyer des blindés
01:22:06contre la paysannerie
01:22:08et les paysans
01:22:09c'est une énorme connerie
01:22:10c'est une énorme injustice
01:22:11c'est le choc des mots
01:22:13les gendarmes
01:22:15face aux agriculteurs
01:22:16c'est honteux
01:22:17bien sûr c'est honteux
01:22:18mais personne ne dira le contraire
01:22:20c'est évidemment honteux
01:22:21merci beaucoup les amis
01:22:22merci Philippe Bilger
01:22:23merci Virginie Calmes
01:22:24merci Sébastien Ménard
01:22:25dans un instant
01:22:26avec plaisir
01:22:27dans un instant
01:22:28notre ami Philippe David
01:22:29avec François-Louis Bourneau
01:22:30un sujet
01:22:31enfin beaucoup de sujets
01:22:32on va parler du film
01:22:33de Samuel Paty
01:22:34est-ce qu'on a retenu
01:22:35les leçons
01:22:36de l'assassinat de Samuel Paty
01:22:38ou est-ce qu'une telle tragédie
01:22:40pourrait à nouveau avoir lieu
01:22:42vous êtes prof
01:22:43vous avez été victime
01:22:44d'intimidation
01:22:45vous avez vu des choses
01:22:46appelez-nous au 0826 300 300
01:22:48le chômage qui augmente
01:22:49ça vous fait peur
01:22:50et enfin comment est-ce que
01:22:51vous consommez
01:22:52venez témoigner
01:22:53on vous attend tout de suite
01:22:54au 0826 300 300
01:22:56et puis la finance est-elle
01:22:57en train de basculer
01:22:58dans une nouvelle ère
01:22:59la réponse avec Thomas Binet
01:23:01les incontournables
01:23:01de la crypto-monnaie
01:23:03merci beaucoup
01:23:03à notre équipe formidable
01:23:04je vous retrouve demain
01:23:05avec Philippe David
01:23:06à partir de 17h
01:23:07passez une très belle soirée
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