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  • il y a 2 heures
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-05-13##

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Transcription
00:00Avec nous, Virginie Calmel, c'est Sébastien Ménard avec Philippe David, bien entendu.
00:04Et vous, 0826 300 300, est-ce que vous êtes en vacances ?
00:07Dites-nous si vous êtes partis en week-end, puisqu'à partir de 19h avec François Luborno et Philippe David,
00:16vous allez pouvoir vous exprimer sur plein de sujets, Philippe.
00:20Ah oui, effectivement. Alors, on va parler notamment parmi les sujets.
00:23On conclura justement en parlant du commerce.
00:25Donc, on va parler dans quelques instants.
00:27Comment est-ce que vous faites vos emplettes en ce moment ?
00:29Est-ce que, je ne sais pas, vous allez voir les prix d'un côté et vous achetez de l
00:35'autre,
00:35ou vous achetez systématiquement au moins cher ?
00:37Venez témoigner au 0826 300 300.
00:39On parlera également de la hausse du chômage.
00:41Est-ce que vous craignez de perdre votre emploi ?
00:44Et également du film Samuel Paty, sur Samuel Paty, la mort de Samuel Paty.
00:49Est-ce qu'on a vraiment retenu les leçons ?
00:51Venez témoigner au 0826 300 300.
00:54Et à cette question, est-ce que le commerce en ligne a tué le commerce physique ?
00:58Vous dites oui en majorité avec Florence qui est avec nous au 0826 300 300.
01:03Bonsoir Florence.
01:03Bonsoir.
01:04Bonsoir.
01:05Florence, c'est un grand oui ou un grand non ?
01:09Non, c'est un oui mitigé.
01:11Un oui mitigé. On va en parler tout de suite.
01:12Et la question du soir.
01:14A vendre, liquidation totale avant fermeture.
01:17100% déstockage.
01:19Tout doit disparaître.
01:21Voici ce que l'on peut lire en lettres capitales sur les vitrines de nos commerces
01:23pourtant si incontournables pour la vitalité de nos centres-villes.
01:26Le beurre, l'électricité, le fio, tout.
01:30Depuis le mois de septembre, avec ma boulangerie, je ne peux même plus prendre de salaire.
01:34Les commerçants ont le sentiment d'être délaissés.
01:36Une lame de fond qui atteint son paroxysme dans les villes où le chômage persiste
01:40et où les locaux sont vacants.
01:42Les vraies voix Sud Radio.
01:45Et c'est la question du soir.
01:47Est-ce que le commerce en ligne a tué le commerce physique, Florence,
01:51qui nous appelle de Cadillac ?
01:52Rebonsoir, Florence.
01:54Florence, qu'en pensez-vous ?
01:56Oui, c'est un peu vrai aussi.
01:58C'est vrai que les gens, ce n'est pas la peine qu'on les confine.
02:01Ils sont confinés chez eux.
02:02Depuis qu'il y a ces ventes en ligne, c'est la faute de personne.
02:06Ils ont proposé ça.
02:07Ça existait avant.
02:08Je me rappelle, il y avait La Redoute.
02:10Il y avait plein de choses comme ça où on le faisait.
02:13Mais aujourd'hui, c'est explosé.
02:14Parce que, pour la simple et bonne raison, c'est que tout le monde est un portable.
02:18Et que, comme je dis à des copines, ça va faire marrer des gens.
02:22Mais une copine qui me disait, il y aura une nouvelle religion.
02:25La nouvelle religion, c'est Google.
02:26Parce que les gens, le matin, ils achètent leur vie à Google.
02:29Et Google leur vend leur vie.
02:31Alors, voilà, on le fait à l'américaine.
02:34On déteste les Américains, mais on fait tout à l'américaine.
02:37Et on est content.
02:38Il ne faut pas se plaindre qu'il y ait du chômage à partir de ce moment-là où tout
02:41le monde va dans le même sens.
02:42On n'est pas obligé.
02:43Mais on le fait parce que c'est moins cher.
02:46Parce que c'est moins cher, pourquoi faire ?
02:48Pour s'acheter un téléphone ?
02:49Pour s'acheter une voiture à 45 000 euros ?
02:51On ne vit pas mieux.
02:52Mais on est content.
02:55Avant, on avait cette chose, on faisait attention à ce qu'on faisait.
02:59Il y avait des belles matières.
03:01Aujourd'hui, les gens, ils s'en fichent.
03:02Et beaucoup, je veux dire, pas que les pauvres, ce n'est pas vrai.
03:05Parce que tout le monde le fait.
03:07Mais aujourd'hui, c'est facile.
03:08Les gens veulent changer tout le temps.
03:10Ils s'achètent n'importe quoi, n'importe quoi.
03:12D'ailleurs, personne n'y est à dire.
03:14On a tout perdu dans notre pays.
03:16On a perdu la galanterie.
03:17On est dans les pays de la mode, de la gastronomie.
03:21Tout ça, c'est parti qu'on a plus.
03:23Le XXIe siècle, c'est triste pour le moment.
03:25Je pense que ça va changer.
03:27Parce qu'il y a plein de gens qui pensent différemment.
03:30Et heureusement, moi, je pense qu'on n'est pas perdus.
03:32Mais c'est vrai que c'est compliqué.
03:35Et puis, toutes ces galeries qui ne ressemblent à rien.
03:37Comme aux États-Unis, comme dans tous les pays.
03:39Quand vous allez en Europe, au Portugal, en Espagne,
03:42en Italie, il y a encore tous ces petits magasins.
03:44Et moi, je rêve en me disant
03:46mais comment il faut pour vivre de ça ?
03:48Parce qu'aujourd'hui, c'est compliqué.
03:50Et d'autant plus que les villes où il n'y a pas de travail,
03:52nous, on est à Cadillac.
03:54Et le seul employeur de Cadillac, c'est le CHS.
03:56Et en plus de ça, ils ont beaucoup dégraissé.
03:59Il restait des restaurants,
04:01il restait les assurances, les banques.
04:03Et aujourd'hui, ils ferment.
04:04Pourquoi ?
04:05Parce que nous, on fait le travail...
04:07Il n'y a pas assez d'activité sur la commune.
04:10Restez avec nous, Florence.
04:11On va...
04:12Philippe Bilger, quand vous êtes...
04:13Elle a raison, Florence.
04:14En grande partie, elle a raison.
04:16D'abord, elle l'a un peu évoqué.
04:19Il y a le drame des centres-villes,
04:20malgré les efforts de certains maires.
04:23Deuxième élément.
04:24Tout à l'heure, j'ai indiqué
04:26que le processus, à cause de mille avantages,
04:29m'apparaissait inéluctable.
04:31J'ai entendu le point de vue de Sébastien et de Philippe
04:35qui disaient, mais l'État doit intervenir.
04:39Combien de dysfonctionnements en France
04:41ont cela comme remède d'espérance ?
04:44L'État doit intervenir.
04:46Et on sait que jamais ça n'est fait.
04:49Donc, je suis...
04:50Je demeure très pessimiste sur ce plan-là.
04:53Alors, moi, je voudrais vous dire quelque chose.
04:55Je vais vous couper la parole.
04:57C'est très mal poli.
04:58Mais moi, je ne suis pas pour, franchement.
04:59Parce que l'État, il ne peut pas tout faire.
05:01L'État, c'est nous.
05:02C'est nous qui avons décidé
05:03qu'on n'allait plus, justement, descendre de chez soi.
05:06À Kadia, qu'on a une chance infinie
05:08dans beaucoup d'endroits.
05:09Je veux dire, on descend de chez soi.
05:11On est en pyjama en bigoudi.
05:12On peut aller s'acheter son café.
05:13On peut acheter sa tranche de jambon.
05:17Et ça, je veux dire,
05:19c'est vraiment quelque chose
05:20que beaucoup de gens nous envient.
05:22Oui, bien sûr.
05:22Voilà, on est une ville qui est très touristique.
05:25Et en plus de ça,
05:25on n'est pas compté dans le tourisme.
05:28Mais moi, je vends beaucoup aux touristes, d'ailleurs,
05:30qu'ils soient de français ou d'ailleurs.
05:32Et les gens, ils sont épatés
05:34de voir les boutiques qu'on a.
05:35Ils nous disent, mais chez nous,
05:37il n'y a plus de pain,
05:38il n'y a plus de boucher,
05:39il n'y a plus rien.
05:39Et on a beaucoup perdu, nous.
05:41Voilà.
05:41La chance qu'on a sur Kadia,
05:43c'est qu'on a quand même des boutiques de qualité.
05:45Et ça, ils vont mieux en avoir moins,
05:46mais de qualité.
05:47Et moi, j'invite les gens
05:48à aller dans les petites villes
05:51et surtout, aujourd'hui,
05:52il faut se rassembler.
05:54Il faut faire des collectifs.
05:55Nous, on a encore ouvert
05:56un collectif de recanteurs.
05:57Et je vais ouvrir une autre boutique aussi
06:00où on va faire une cuisine partagée,
06:01on va faire d'autres choses.
06:03L'avenir, c'est le partage
06:04et c'est de ne plus être seul
06:06et de faire des lieux de vie.
06:07C'est ce qui nous manque.
06:08En fait, comme dirait Philippe David,
06:11ça roule à Kadiaque.
06:11C'est ça qui est bien.
06:13Excellent.
06:14Oui, ça roule à Kadiaque.
06:15Et ça, c'était le Général Motors.
06:17Et on ne roule pas à Kadiaque.
06:20Oui, l'Akadiaque est un très mauvais senti,
06:23d'ailleurs, la nouvelle.
06:24Trois petites remarques.
06:25Allez, trois petites remarques.
06:27Trois petites remarques.
06:27Le problème, c'est que
06:29le premier problème, de mon point de vue,
06:31il y a un sujet quand même
06:32sur les horaires
06:33et sur le fait que, malheureusement,
06:36on a des actifs qui travaillent,
06:38qui ont un pouvoir d'achat,
06:40qui, quand ils sont disponibles,
06:42les magasins sont fermés.
06:44Donc, on a des modèles étrangers
06:46avec des night markets,
06:48avec des ouvertures le dimanche
06:49et ainsi de suite.
06:50Et qu'en France,
06:51on a vu le débat sur le 1er mai,
06:53finalement, au lieu d'ouvrir grand
06:55les possibilités de travail,
06:57on restreint au contraire
06:58et les commerçants sont
06:59les premières victimes de ça.
07:00Parce que peut-être qu'on irait plus
07:02volontiers dans les magasins
07:03s'ils étaient ouverts
07:04à certaines heures
07:05et notamment quand les gens
07:07ont un peu plus de temps.
07:08Ça, c'est la première remarque.
07:09La deuxième, c'est que
07:10oui, on a dynamisé les centres...
07:11Enfin, on a embelli,
07:13je dirais plus que dynamisé,
07:14on a embelli les centres-villes
07:16avec des zones piétonnières,
07:17avec des endroits très sympathiques,
07:19mais au détriment de la locomotion
07:21et de la capacité à se garer.
07:24Donc, vous avez énormément
07:25de commerces de centres-villes
07:26aujourd'hui
07:27dans beaucoup de villes
07:28de provinces
07:29qui ferment
07:30parce que les centres-villes
07:31sont très difficiles d'accès.
07:32Mais même à Paris.
07:33Même à Paris, on voit
07:35beaucoup de friches.
07:36Et donc, Paris est une grande ville aussi
07:38et où vous voyez
07:39que le commerce se déplace
07:41non pas sur les centres-villes,
07:43mais sur tout ce qui est môles
07:46et les gens se disent
07:47au moins, on peut se garer facilement,
07:49on fait toutes nos courses
07:49et donc ça, ça nuit aussi.
07:51Et puis enfin, pardon,
07:52mais oui, Amazon
07:53a révolutionné totalement
07:56les pratiques
07:57et le Covid pour ça
07:58a accéléré.
07:59même les gens
07:59qui n'avaient pas recours
08:01forcément à ce type
08:02de pratiques
08:03ont découvert
08:05quelque chose
08:06d'assez fantastique.
08:07Vous commandez,
08:07vous êtes livré
08:08dans un délai extrêmement court.
08:10Ce qui pouvait être
08:11une opportunité
08:12pour le commerce
08:13s'il se transformait.
08:15Mais cette transformation,
08:16malheureusement,
08:17il a laissé sur le bord du chemin
08:18beaucoup de commerçants
08:19indépendants.
08:20Sébastien Manard.
08:21Encore faut-il
08:21que pour transformer
08:22ou se donner du temps
08:24pour transformer
08:25cette manière
08:26de proposer,
08:28de vendre,
08:28de commercer.
08:29Encore faut-il
08:30avoir des marges
08:31de manœuvre.
08:32Aujourd'hui,
08:33les petits entrepreneurs,
08:35les petits artisans,
08:35les petits commerçants
08:36n'en ont pas.
08:37Moi, quand je prends
08:37un exemple très concret
08:38dans une ville
08:39dans laquelle j'ai longtemps
08:39été élu,
08:40Biarritz,
08:41quand vous avez
08:42des loyers
08:44à 2500,
08:454500,
08:465000,
08:467000,
08:4710 000 euros
08:47pour 20 mètres carrés
08:48et que vous avez
08:50des charges,
08:51mais il ne vous reste rien.
08:53C'est-à-dire que nous,
08:53on a vu fleurir,
08:54on a appelé ça,
08:56encore une fois,
08:57on aime bien finalement
08:59conceptualiser,
08:59mettre des post-it,
09:00etc.
09:00pour expliquer les choses.
09:02Ah oui,
09:02mais c'est une offre pop-up.
09:04Non,
09:04ce n'est pas une offre pop-up,
09:05ça devient pop-up
09:06parce que ça vient
09:07et parce que ça s'en va,
09:08parce que la personne
09:08qui tenait du lundi
09:10au samedi inclus,
09:11parfois même le dimanche matin,
09:13n'arrivait pas
09:13à se verser 1500 balles par mois.
09:15C'est ça la réalité.
09:16C'est ça la réalité.
09:17Et que,
09:18quand bien même
09:18ces gens-là
09:19sont disponibles,
09:20qu'ils ont du stock,
09:21qu'ils sont sympathiques
09:22et qu'ils savent quelque part
09:24faire leur métier
09:24de commerçant,
09:26la réalité,
09:27c'est que le travail
09:28coûte trop cher.
09:29Mais on a beaucoup
09:30de commentaires,
09:31énormément de commentaires
09:32sur la chaîne YouTube
09:32de Sud Radio.
09:33On a Vladimir qui dit
09:34quand le service
09:35sera aussi efficace
09:36qu'Amazon,
09:36j'y retournerai en ville
09:37ou pas.
09:38Et il y a plein mobile
09:38qui lui répond,
09:39sans voiture,
09:40les mères les bannissent
09:41des villes.
09:41Conclusion,
09:42accélération des fermetures,
09:43brillant.
09:44Et on a Blu Azoul
09:45qui nous écrit
09:46qu'elle est à Paris 14e,
09:47elle a vu 13 commerces
09:48qui ont fermé
09:49autour de chez elle
09:50et elle est allée
09:50dans une boutiquière
09:51qui lui a dit
09:52qu'elle risquait de fermer
09:53parce que son loyer
09:53avait augmenté
09:54de 50%.
09:56Je vais vous raconter
09:57quelque chose,
09:58j'ai acheté un truc
09:59pour le jardin
10:00pour couper des arbres,
10:02enfin peu importe,
10:03un tout petit objet,
10:05je suis allée
10:06dans le magasin
10:07à côté de chez nous,
10:08ils m'ont dit
10:0817 jours.
10:10Et donc,
10:11qu'a fait le vendeur ?
10:12Il l'a commandé
10:14sur Amazon.
10:15Oui, c'est ça qui est.
10:16Au détriment
10:17de sa propre entreprise.
10:19Et le lendemain,
10:21c'était là.
10:22Oui, mais le stock,
10:23en fait,
10:23la réalité,
10:24c'est pas que les enseignes,
10:26c'est pas que les commerçants,
10:27grands, moyens ou petits,
10:29savent pas faire.
10:29C'est que le stock,
10:30c'est de l'immobilisation
10:32et du coup de l'argent.
10:33C'est une marque très connue.
10:35Quand vous en avez au moins un,
10:38un seul.
10:39Cécile, regardez,
10:40on parle,
10:41vous savez,
10:41je suis un grand passionné
10:42de bricolage
10:43et vous de jardinage,
10:44on a ça en commun.
10:45quand vous regardez
10:46la manière dont
10:47les plus grosses enseignes
10:48de bricolage en France
10:49ont vu leur stock
10:52diminuer.
10:52Pourquoi ?
10:53Parce que le foncier commercial
10:55coûte une blinde,
10:56parce que la main d'oeuvre
10:57coûte une blinde
10:58et parce que quelque part,
10:59les frais pour faire fonctionner
11:01une boîte,
11:02aujourd'hui,
11:03les frais bancaires,
11:04les frais d'assurance,
11:05les charges sociales,
11:06etc.
11:06Je comprends.
11:06Et fait que ça bouffe tout,
11:08il ne reste rien.
11:08La cotisation foncière
11:10des entreprises,
11:11quand on a un gros bâtiment,
11:13ça coûte une blinde.
11:14Oui.
11:14On est bien d'accord.
11:15Et à l'arrivée,
11:16ça fait des dégâts.
11:17Mais tant qu'on a enquiquiné
11:18les Français pour ne plus
11:19aller dans les centres-villes,
11:21les gens ne peuvent plus
11:21y aller en voiture.
11:22Quand on y va,
11:23les prix de stationnement
11:24sont prohibitifs.
11:25Moi, je vois le nombre
11:27de commerces de centres-villes
11:29qui vont fermer,
11:30c'est terrifiant.
11:30Moi, je l'avoue,
11:31je n'achète rien sur Internet.
11:33Oui, mais c'est ce que je disais
11:34l'autre jour.
11:34Si vous avez une marque centrale
11:37avec plein de magasins,
11:39on devrait pouvoir acheter
11:41effectivement sur Internet
11:42et envoyer l'argent
11:43au commerce le plus proche
11:45de chez nous.
11:46Ça vous permettrait,
11:47effectivement,
11:47et c'est ce que certains font
11:48avec la pharmacie,
11:50ça permettrait aux commerçants,
11:51vous n'allez pas dans le commerce,
11:52mais au moins,
11:52c'est eux qui ont le bénéfice.
11:55Voilà, la marge,
11:56c'est eux qui la prennent
11:56et je ne comprends pas
11:57que ce ne soit pas comme ça.
11:58Voilà, pardon.
11:59Je trouvais ça très efficace.
12:01Oui, moi,
12:02je voudrais dire quelque chose quand même.
12:04Tout ça, c'est vrai,
12:05mais bon,
12:06c'est vrai qu'aujourd'hui,
12:06on est tout en train de nous dire
12:07les petites boutiques,
12:09parce que tout le monde,
12:10aujourd'hui,
12:10quand il est commerçant,
12:11il va avoir une Porsche Cayenne,
12:12il va avoir un bateau.
12:13Ça, c'était avant.
12:14C'est pas vrai, ça.
12:15C'est pas vrai.
12:16Non, mais écoutez ce que je veux dire.
12:19Si, je veux dire,
12:19le petit commerçant,
12:20aujourd'hui,
12:20on dit qu'il veut ça.
12:22Mais c'est pas vrai.
12:22On est plein d'être au RSA,
12:24on est plein à vivre modestement.
12:26Moi, je vis modestement,
12:27mais ce que je fais,
12:28je l'aime.
12:29Je suis contente d'être là où je suis
12:30et je vends des produits de qualité.
12:32Le problème,
12:33c'est que,
12:33je comprends bien ce que vous me dites,
12:35mais aujourd'hui,
12:35les gens,
12:36avec ces histoires de
12:37on veut tout en 10 minutes,
12:39comment ils faisaient les gens avant ?
12:40Comment on faisait ?
12:40Moi, je suis des années 68.
12:42Donc, jusqu'en 2000,
12:43j'allais à Sainte-Catherine,
12:44à Bordeaux,
12:45je prenais le bus.
12:46Grande rue commerçante.
12:48Oui,
12:48mais si on veut vraiment aller
12:49dans le centre-ville,
12:50on y va,
12:51tout ça,
12:51c'est des histoires
12:52qu'on se raconte.
12:53Quand on veut quelque chose,
12:54on le fait à Biarritz.
12:55Vous n'allez pas à Biarritz,
12:56mais à Biarritz,
12:57quand on y va,
12:58on marche,
12:58qu'est-ce qu'on fait ?
12:59Ce n'est pas le problème.
13:00Le centre-ville est accessible.
13:03Oui,
13:03mais c'est qu'on nous a vendu
13:04des grands hangars,
13:06on nous a vendu des endroits
13:07où c'est dépeuplé,
13:08où il n'y a plus d'humains
13:10et c'est ce que les gens veulent
13:11parce qu'aujourd'hui,
13:12c'est le XXIe siècle.
13:12Ça reviendra,
13:14mais aujourd'hui,
13:14c'est comme ça.
13:15Donc,
13:15avant,
13:16quand on jardinait,
13:17on avait des bons outils.
13:19Aujourd'hui,
13:19on va à Jardiland,
13:20on veut,
13:20oui,
13:21on achète une plante,
13:21elle meurt,
13:22on s'en fout.
13:23C'est du grand n'importe quoi
13:24ce qu'on fait.
13:25C'est surtout du grand n'importe quoi.
13:27C'est plutôt ça.
13:28Je veux dire,
13:28les gens comme nous,
13:30qui se recentrons,
13:32qui achetons,
13:33qui ne consommons pas,
13:34nous,
13:34on n'a pas besoin
13:35d'avoir trois voitures,
13:36d'avoir dix apparts,
13:36d'avoir plein de choses.
13:37On achète vraiment
13:39ce qu'il nous faut.
13:39C'est tout.
13:40C'est-à-dire que moi,
13:41je vends un produit,
13:42une qualité,
13:42je ne cherche pas une marque.
13:43Je cherche un tissu,
13:44une couleur.
13:45Voilà,
13:46il y en a pour tout le monde.
13:47Et ça,
13:47je veux dire,
13:48alors moi,
13:48je fais des vêtements d'occasion.
13:50Aujourd'hui,
13:50des vêtements d'occasion,
13:51tout le monde le fait.
13:52Et le problème,
13:53c'est que le monde entier
13:54est vendeur,
13:55il a acheté n'importe où
13:56dans le monde.
13:56Et pourquoi ?
13:57Parce que c'est une économie
14:00de la bidouille.
14:01Voilà,
14:01notre problème,
14:02c'est ça.
14:03On s'en fiche
14:03de parler des autres.
14:04Notre problème à nous,
14:05c'est qu'il n'y a pas de travail.
14:07Donc,
14:07tout le monde se débrouille,
14:08tout le monde bidouille.
14:08Tout le monde est vendeur,
14:09tout le monde fait tout.
14:11On achète,
14:11on a de l'argent,
14:12on achète une boulangerie.
14:13On n'est pas boulanger.
14:14On se met mes canaux,
14:16on fait à manger,
14:17on est restaurateur.
14:19Ce n'est pas possible tout ça.
14:20Ce n'est pas possible.
14:21Il faut que ça change.
14:23Merci Florence,
14:23en tout cas,
14:24de ce témoignage très incarné.
14:26Merci beaucoup,
14:26en tout cas,
14:27d'avoir joué le jeu
14:28pour cette émission.
14:30Vous pouvez appeler
14:32Philippe David
14:32dans quelques instants,
14:330826 300 300
14:34jusqu'à 20h
14:35avec François Libourneau.
14:36La petite phrase du jour
14:37dans un instant.
14:38Bruno Retailleau,
14:39ancien ministre de l'Intérieur,
14:40était au micro de Maxime Liedot
14:41ce matin sur Sud Radio.
14:42A tout de suite.
14:44Sud Radio.
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