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Les conseils de notre docteur Brigitte Milhau sur les sujets santé qui vous concernent dans #LaMatinale

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Transcription
00:00Oui, on assiste vraiment là, les gens se ruent pour acheter des masques dans les pharmacies, etc.
00:05Il y a une inquiétude qui est tout à fait légitime.
00:09Quand on a vu toutes ces images que l'on voit depuis quelques jours,
00:13de masques, de scaphandres, de transferts en ambulances,
00:17ça fait remonter comme ça tous ces mauvais souvenirs.
00:21Et donc aujourd'hui...
00:22Ah bah ça a été traumatique pour beaucoup de morts, Thomas Bonnet, moi, tout le monde, je pense.
00:26Cette période-là, on l'a très mal vécue.
00:28Donc l'idée aujourd'hui, c'est de comparer point par point ces deux virus.
00:34On va commencer, on va regarder sur cette première image, déjà l'incubation.
00:39L'incubation, elle était assez courte pour le Covid.
00:43On voit bien qu'avec cet antivirus, et on en parle beaucoup,
00:46elle est de une à six semaines.
00:49Ce qui permet d'ailleurs de comprendre que le patient zéro,
00:53ce monsieur néerlandais qui était sur le bateau de 70 ans qui est décédé,
00:57on pense qu'il a été contaminé avant, car il a présenté des symptômes,
01:02déjà au bout de quatre jours de présence sur le bateau.
01:06Donc comme l'incubation, c'est au moins une semaine,
01:09il a sûrement été contaminé sur le sol argentin.
01:13Après, ça peut aller jusqu'à six semaines.
01:15C'est ce qui explique que l'on garde les personnes,
01:17pendant 42 jours, à l'isolement, dans des chambres, etc.
01:20Ensuite, la transmission, et c'est ça le plus important peut-être,
01:24transmission, contagiosité.
01:25Alors, avec le Covid, le SARS-CoV-2, c'était d'humain à humain.
01:32Avec l'antavirus, on sait que le réservoir principal,
01:36ce sont des rongeurs.
01:37Et on sait que cette souche peut aussi se transmettre d'humain à humain.
01:43Mais c'est extrêmement rare.
01:44La plupart du temps, c'est éventuellement du réservoir chez les rongeurs à l'humain,
01:51quand vous faites mordre ou quand vous respirez des aérosols d'excréta de rongeurs.
01:55Mais sinon, c'est extrêmement rare d'humain à humain.
01:59La contagiosité, très élevée.
02:01On savait très bien qu'avec le SARS-CoV-2,
02:04on avait fait toutes les analyses, je ne sais pas si vous vous souvenez,
02:07quelques gouttelettes aéroportées, des postillons, quoi.
02:11C'était dans l'air, ça circulait partout, ça pouvait rester sur les mains.
02:15On avait montré des images avec les virus sur les mains,
02:18sur les surfaces inertes, les gens laissaient leurs colis dehors, etc.
02:22Donc, une contagiosité importante.
02:26Mais surtout, ce qui était aussi important,
02:29c'est qu'on était contagieux avec le Covid.
02:32Parfois, on était asymptomatiques et on pouvait transmettre.
02:36Donc, la contagiosité est encore beaucoup plus importante.
02:39Mais on va revenir sur les symptômes.
02:40Avec celui-ci, il faut des contacts étroits et prolongés.
02:46C'est-à-dire, ce n'est pas en restant comme ça, là, qu'on peut l'attraper.
02:50Ensuite, les symptômes.
02:51Covid, des symptômes très variés.
02:54Parfois, rien du tout, asymptomatiques.
02:56Parfois, au contraire, des symptômes importants.
03:00Mais on pouvait tout avoir.
03:02Perte du goût, perte de l'odorat, fièvre, des symptômes modérés, sévères.
03:08Mais on pouvait avoir absolument tous les symptômes.
03:10Avec l'antavirus, on a réellement des phases, on en a parlé.
03:16La première phase avec des symptômes d'une banalité assez incroyable.
03:19C'est pour ça que souvent, au début, c'est confondu avec d'autres.
03:22Donc, fièvre, douleur musculaire, fatigue, troubles digestifs.
03:26Et après, hop, phase respiratoire, où là, ça s'aggrave rapidement.
03:30Donc, vraiment, deux phases.
03:32Ensuite, je ne sais plus ce que j'ai mis.
03:35Non, la deuxième, s'il vous plaît.
03:37C'est en deux temps.
03:39Et ensuite, j'ai dû mettre la durée des symptômes.
03:42Bon, une à deux semaines pour le Covid.
03:45Parfois, des Covid longs.
03:47Là, on a ces deux phases dont je viens de vous parler.
03:49Et surtout, la vraie différence est sur la létalité.
03:54La létalité, c'est-à-dire le nombre de morts, c'était environ 1% avec le SARS-CoV-2.
04:00Là, d'après, puisque je rappelle qu'on se base sur les soixantaines de cas qui ont existé.
04:08Là, la létalité, elle est à peu près à entre 35 et 40%.
04:12Et c'est ce qui explique d'ailleurs qu'il est beaucoup moins fréquent.
04:15Puisque plus la létalité est importante, moins le virus est contagieux,
04:21puisque le réservoir s'arrête.
04:24C'est terrible de parler comme ça, mais c'est important de le dire aussi.
04:28Et ensuite, les traitements, bon, on sait qu'il n'y a pas de traitement, malheureusement.
04:32Les vaccins, on avait des vaccins.
04:35Là, on n'a pas de vaccins.
04:38Et les mutations, elles étaient très fréquentes.
04:40On a eu tous les enfants, les petits-enfants, les arrières-petits-enfants, les machins et tout.
04:44Là, on a bien vu, là, ça a été déterminé, qu'il n'y avait pas de mutations.
04:50Je voudrais en profiter aussi pour dire que toutes les épidémies qu'on a eues en Argentine, au Chili,
04:57que ce soit des clusters familiaux, que ce soit l'épidémie de 2018 avec les 34 cas,
05:02elles se sont arrêtées d'elles-mêmes avec des gestes barrières.
05:05On n'a pas eu de grandes épidémies.
05:07Donc avec ce virus, il suffit d'appliquer les gestes barrières et on n'a pas d'épidémie.
05:12Ça s'est arrêté tout seul.
05:13Et pour l'instant, il n'y a pas de circulation du virus dans la population générale,
05:17ce que disait la ministre hier.
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