- il y a 15 heures
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-05-13##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-05-13##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Vraies voix font parler la France, Philippe David.
00:04Bienvenue dans les vraies voix font parler la France de ce mercredi 13 mai.
00:08Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:09Bonsoir Philippe, êtes-vous en forme en ce milieu de semaine ?
00:12Toujours en forme, être en votre compagnie,
00:14comme en la compagnie de Cécile de Ménibus et des vraies voix,
00:16et de cette belle équipe qui est là, Zach au standard,
00:19c'est Marie qui a remplacé Maxime aux réalisations,
00:24évidemment Antonin, mais on le voit à peine,
00:25parce qu'il est assis sur une chaise un peu plus basse,
00:28et qu'on salue également, voilà.
00:30Bon Philippe, au programme de ce soir,
00:32on va parler de ce film qui s'appelle L'Abandon,
00:34qui va parler de Samuel Paty.
00:36On posera cette question,
00:37a-t-on retenu les leçons de sa mort ?
00:39Pour rappel, le film retrace les 11 derniers jours de Samuel Paty,
00:43professeur décapité, pour avoir montré les caricatures de Mahomet.
00:47Philippe, vous êtes allé voir le film ?
00:48Non, je n'ai pas eu le temps d'aller voir.
00:50Ah oui, ça oui, je vais aller le voir.
00:51Pour plusieurs raisons, déjà le sujet est passionnant,
00:55a priori c'est un très bon film.
00:56Bon, il s'est fait dézinguer par l'IB et le HuffPost,
01:00donc c'est un très bon signe.
01:01Ça déjà, quand vous faites dézinguer par l'IB,
01:04un film c'est qu'il est bon.
01:05Si vous êtes allé le voir, vous comptez aller le voir,
01:06dites-le nous, 0826 300 300,
01:08et puis surtout cette question qu'on vous pose,
01:10a-t-on retenu les leçons de la mort de Samuel Paty,
01:12pour réagir une fois de plus, 0826 300 300,
01:16et puis on va parler du chômage,
01:17puisque le chômage est en hausse,
01:19craignez-vous de perdre votre emploi ?
01:21Philippe, c'est la question qu'on vous pose,
01:22au 0826 300 300.
01:24Et aujourd'hui, malheureusement, ça touche tout le monde,
01:27les personnes très qualifiées,
01:29et les personnes peu qualifiées.
01:30Et puis la fermeture d'une grande enseigne,
01:32puisque c'est Minnelli qui ferme,
01:34une liquidation judiciaire de plus,
01:36après Jennifer, Kamaïeu, IKKS,
01:38bref, toutes les grandes enseignes semblent fermer,
01:40au profit notamment du e-commerce,
01:42mais aussi de la concurrence ultra low-cost asiatique,
01:45les ventes en ligne représentent 29% des ventes de l'habillement.
01:48Vous achetez souvent en ligne,
01:50ou vous préférez dans les enseignes,
01:52les grandes enseignes qu'on connaît tous ?
01:54Dites-le nous, 0826 300 300.
01:56Voilà pour le programme de ce soir, Philippe.
01:58Et on commence tout de suite avec Aurore.
02:00Bonsoir Aurore.
02:01Bonsoir Aurore.
02:03Bonsoir à vous deux.
02:04Vous êtes enseignante, vous n'êtes de Charente,
02:07et vous souhaitez prendre la parole sur ce film,
02:09l'abandon, qui retrace, comme on l'a dit tout à l'heure,
02:12les onze derniers jours de Samuel Paty.
02:15A-t-on retenu les sons de sa mort ?
02:17Et comptez-vous aller voir ce film, Aurore ?
02:20Oui, alors, à titre personnel, bien évidemment que je compte aller le voir.
02:24Mais néanmoins, bon, ça va nous révéler certainement des choses
02:28concernant les derniers jours de la vie de ce pauvre collègue.
02:33Enfin, c'est complètement horrible ce qui lui est arrivé.
02:36Maintenant, si la question est est-ce qu'on a retenu les leçons ?
02:41Eh bien, moi, je suis en regret de vous dire que je ne pense pas.
02:46Dans la mesure où, vous voyez, hier soir, enfin, hier en fin de journée,
02:50j'avais des élèves autour de moi, 15-16 ans,
02:54et il y en a un qui apprenait des gros mots en arabe à ses camarades.
02:57Et je me suis permise de lui dire non.
03:00Je ne t'autorise pas à apprendre un vocabulaire grossier à tes camarades.
03:06En arabe, on est dans l'école de la République.
03:09Vous êtes instruit gratuitement.
03:12Vous avez beaucoup de chance, voilà, d'être dans notre institution.
03:16Donc, vous parlez en français.
03:19Et en tout cas, pas en arabe devant moi.
03:21Il est essentiel que toute personne sache parler correctement le français.
03:27Et il m'a tout de suite été répondu,
03:29de toute façon, vous êtes tous racistes, vous êtes tous contre nous,
03:34vous nous faites tout le temps des blagues sur Mahomet, etc.
03:38Je dis, mais qu'est-ce que tu es en train de raconter ?
03:40Où est-ce que tu nous vois avoir des paroles comme ça ?
03:43Oui, mais c'est tout le temps, là, pas tout de suite, mais d'habitude.
03:46Je dis, mais à aucun moment, on ne parle comme ça.
03:49Et de toute façon, la discussion n'était pas possible.
03:52Et moi, je me suis retirée parce qu'en fait, sincèrement, on marche sur des oeufs.
03:59En permanence.
04:00Parce que ce discours, il est très arc-bouté.
04:03C'est rigide, c'est figé.
04:06C'est des pré-requis qu'ils ont dans leur tête.
04:11Et on ne peut pas avoir de discussion.
04:14Et c'est ce que vous dites, c'est vraiment terrifiant,
04:17parce qu'on sait que ce qui est arrivé à Samuel Paty,
04:20c'est parce qu'une élève a délibérément menti
04:23sur des choses que n'avait pas faites Samuel Paty,
04:26que le père a mis ça sur les réseaux sociaux
04:29en traitant Samuel Paty de voyou,
04:32en mettant une cible sur Samuel Paty.
04:35On ne va pas se raconter d'histoire.
04:36Bien sûr.
04:37Et que l'islamiste tchétchène qui l'a tué
04:41a vu la vidéo, a trouvé évidemment l'adresse du collège, etc.
04:46s'est fait confirmer que Samuel Paty, c'était bien lui et pas un autre,
04:49et a été le décapité.
04:52Mais ce que vous dites est absolument terrifiant.
04:54C'est de la victimisation permanente, dans ce cas de figure ?
04:58Oui, permanente.
04:59Absolument permanente, d'ailleurs.
05:01En fait, c'est subtil, parce que, très honnêtement,
05:05il y avait de la menace à demi-mot.
05:07Il y en a un des jeunes qui était là, qui était en groupe,
05:11parce qu'ils apprennent les mots grossiers en arabe,
05:14mais ils ne connaissent pas forcément parler arabe.
05:16Ils sont en France, attention.
05:18Il faut le savoir aussi, quand même, ça.
05:20Et il y en a un qui dit, un autre, qui me dit,
05:23vous connaissez ?
05:24J'étais avec un collègue.
05:25Il me dit, mais vous avez connu celui-là ?
05:27Donc, il me donne le nom d'un des élèves qui était là,
05:29il y a 3-4 ans en arrière.
05:32Oui, peut-être plus.
05:32Je dis non.
05:34Parce qu'il me dit, lui, voilà.
05:36On sent qu'il y a de la pression, qu'il y a de la menace.
05:39Ce n'est pas dit, mais c'est...
05:43On sent que, de toute façon, ils ont le...
05:45Pardon de le dire avec la franchise que je vais vous exprimer.
05:49Oui, voilà, c'est ça.
05:51Ils ont le pouvoir.
05:53Mais que dit la hiérarchie ?
05:56Des propos comme ça.
05:57Vous les avez dévoilés à votre hiérarchie ?
06:00Je ne sais pas, improviseur ?
06:01Je pense que c'est en lycée, c'est en 15-16 ans.
06:04Non, je suis dans un éréa, donc c'est une directrice qui est là.
06:06D'accord, oui.
06:07Mais la politique du pas de vagues, elle continue.
06:11Donc, effectivement, de toute façon, hier soir, je ne l'ai même pas mis dans le compte-rendu
06:15de ce qu'on fait et qui est visible justement par la direction.
06:20Mais je comptais en parler lundi lors de la prochaine réunion.
06:24Mais j'ai bien peur que, bon, on va minimiser sur des paroles.
06:31De toute façon, c'est toujours des paroles tant qu'il n'y a pas des actes.
06:34Mais vous nous avez dit, Aurore, que vous étiez avec un collègue.
06:39Est-ce que, et vous avez dit en parlant de Samuel Paty, ce collègue qui a été assassiné.
06:45Est-ce qu'entre vous, entre profs, vous en parlez en salle des profs ou ailleurs ?
06:50Parce qu'il y a des profs qui deviennent amis et qui vivent ensemble le samedi soir les uns chez
06:53les autres, etc.
06:54C'est un secret de polychinelle.
06:56Et c'est bien normal, comme des collègues de travail, c'est pareil dans tous les secteurs.
07:00Est-ce que vous en parlez entre vous ?
07:02Et comment réagissent vos collègues ?
07:05Alors, à demi-mot, là c'est pareil, parce que, justement, on a une direction qui ne nous aide absolument
07:12pas dans rien.
07:13Donc, on en parle vraiment à demi-mot.
07:15On se libère à petite dose par petit moment.
07:21Mais, en toute sincérité, on ne marque pas significativement les choses.
07:29Parce que, même quand on les marque sur d'autres domaines, il y a peu de choses qui sont faites.
07:34Il y a très peu de choses.
07:35Quand on dit qu'il y a eu trois conseils de discipline pour un élève, c'est qu'il y
07:39aurait pu en avoir, à mon avis, vingt, au moins.
07:42De toute façon, les choses sont relâchées depuis très longtemps.
07:46Si vous me permettez une petite parenthèse.
07:49Bien sûr.
07:49En 2008, j'étais professeure des écoles en maternelle.
07:53Et j'avais un ami qui était boulanger pâtissier.
07:56Et j'arrive dans une nouvelle école.
07:58Et habituellement, il nous permettait toujours de venir avec nos classes pour faire découvrir le pain, la fabrication du pain.
08:03Il les faisait beaucoup participer.
08:05Jusqu'alors, je n'avais jamais eu d'ennui.
08:07Et cette année-là, j'étais dans une école RET+.
08:09Et j'ai dit à mes collègues, ouais, c'est super.
08:11Et effectivement, on commence une classe, deux classes.
08:14Puis la deuxième classe, il avait prévu de faire de la guimauve.
08:17Oui.
08:18Mais de la guimauve, comme nous, les accompagnatrices, ça s'était systématiquement dévoilé.
08:22Et ce n'est pas une insulte dans ma bouche.
08:25C'est juste un constat.
08:26À aucun moment, le boulanger ne leur demandait d'enlever leur tenue religieuse, ou avec des signes religieux.
08:34C'est les accompagnatrices, là, oui.
08:35Oui, oui, oui.
08:36On ne parle pas des enseignants.
08:38Mais alors, elles ont fait un scandale épouvantable.
08:41Parce que la gélatine, pour elles, c'était de la gélatine de porc.
08:44Il leur a montré, la boîte, que ce n'était pas de la gélatine de porc.
08:49C'était de la gélatine...
08:51De bœuf ?
08:52Gélatine, non, non, même pas de végétale.
08:54Végétale, d'accord.
08:55Absolument.
08:56Il leur a tout montré.
08:57Mais elles ont fait un tel scandale qu'ils ont été obligés de repartir.
09:00Le boulanger a été menacé.
09:04Lui et sa famille, ses enfants.
09:07Non, mais c'est dingue.
09:08Et c'était en 2008.
09:09Donc, ça fait quasiment 20 ans, 18 ans.
09:12Exactement.
09:12Donc, après, ils ont même lâché l'affaire.
09:15Ils ont déménagé.
09:16Et ils ont dit, mais plus jamais, plus jamais.
09:19On en est là.
09:21Et je pense que...
09:22Moi, aujourd'hui, je ne récidiverai jamais des expériences comme ça.
09:25C'est trop...
09:27Honnêtement, on vit dans le risque.
09:29Alors, heureusement, il n'y a pas autant de drame qu'on ne pourrait en avoir.
09:36Mais...
09:36Moi, de toute façon, je suis assez proche de la retraite.
09:39Et j'en suis heureuse.
09:40Et je me dis, il faut que je tienne.
09:42On n'est pas en sécurité.
09:44On ne veut pas voir les choses.
09:46Aurore, restez avec nous.
09:48On va continuer à en parler dans quelques instants.
09:50On doit faire une courte pause.
09:51Bien sûr, mais vous pouvez continuer de prendre la parole au 0826 300 300.
09:55Vous avez sûrement entendu le témoignage d'Aurore,
09:57qu'on va reprendre juste après.
09:59Puis on aura Hervé D'Anthony,
10:00qui va aussi prendre la parole sur ce film de Samuel Paty.
10:03L'abandon.
10:04A-t-on retenu les leçons de sa mort ?
10:06Eh bien, c'est la question qu'on vous pose.
10:080826 300 300.
10:09On se retrouve dans un instant.
10:1219h20, les vraies voix font parler la France.
10:15Philippe David.
10:17Retour des vraies voix font parler la France.
10:19On parle de ce film qui est consacré à la mort de Samuel Paty.
10:23L'abandon, un film d'ailleurs coproduit par une voix de Sud Radio,
10:27notre ami Stéphane Simon,
10:28qui monte les marches du palais des festivals ce soir
10:31et qu'on salue, bien évidemment.
10:33Un film qui d'ailleurs sort au cinéma,
10:34qui sort en salle ce mercredi.
10:36Vous êtes très nombreux à vouloir prendre la parole sur ce sujet,
10:38puisqu'on nous appelle,
10:39et vous pouvez le faire aussi au 0826 300 300 depuis chez vous.
10:42On va accueillir Nathalie,
10:44qui nous a appelé pendant la pub.
10:45Elle est de l'Essonne, elle est professeure d'anglais.
10:47Bonsoir Nathalie.
10:48Bonsoir Nathalie.
10:49Bonsoir.
10:50Vous m'entendez bien ?
10:51On vous entend bien, oui.
10:52Vous avez peut-être entendu,
10:53ou du moins on va vous résumer le témoignage de Aurore,
10:58qui est enseignante, elle aussi,
11:00et qui est choquée d'une part de ce qui s'est passé pour Samuel Paty,
11:04mais surtout qui dit qu'on n'a pas retenu les leçons de sa mort.
11:08Est-ce que c'est aussi le cas pour vous ?
11:10Pas du tout.
11:10On n'a tiré aucune leçon,
11:12parce qu'en fait l'institution n'est pas courageuse
11:15et qu'en fin de compte, malheureusement,
11:19l'éducation radicale fait qu'ils prennent le dessus
11:23et que tout le monde a peur,
11:24donc tout le monde se planque,
11:25déjà pour commencer.
11:27Et puis, donc à chaque fois que soit on met une mauvaise note,
11:31alors ça peut être de la simple mauvaise note,
11:33à bon ben on parle français,
11:36eh bien on a des, comment dire,
11:39on a des fatwas en fait.
11:40Ça s'appelle comme ça, je crois.
11:42Des petites fatwas quotidiennes.
11:45Voilà.
11:46Et ça ne va pas bien du tout,
11:47puisqu'en fin de compte là,
11:48on s'est entretenu entre collègues,
11:50on vient de déclencher un article 40,
11:52c'est-à-dire quand on a connaissance d'un danger pour un agent.
11:55C'est ça, c'est ce que peut faire un fonctionnaire,
11:57il peut déclencher un article,
11:58ou un parlementaire par exemple,
11:59peut déclencher un article 40
12:01au cas où des faits particulièrement graves
12:03sont à sa connaissance.
12:05Exactement.
12:05Alors voilà,
12:06donc on a déclenché un article 40,
12:08parfaitement,
12:09Philippe David,
12:09et bien parce que nous avons découvert
12:11que le gamin fouillait dans la tablette scolaire
12:14pour savoir comment il pouvait faire
12:16une ceinture explosive.
12:17Eh bien tenez-vous bien,
12:18personne ne nous a soutenus,
12:19l'institution ne nous a même pas répondu.
12:21Non mais vous plaisantez,
12:22non mais c'est dingue.
12:23Un gamin qui sur une table...
12:25Bah ouais,
12:26je peux vous caviarer l'article 40
12:27et je peux vous l'envoyer.
12:28Ah bah si vous pouvez me l'envoyer,
12:30vous demanderez mon adresse mail à ZAC,
12:32évidemment je ne la donne pas au standard,
12:34mais vous la donnez à ZAC,
12:36mais non mais c'est complètement fou,
12:37pour faire une ceinture explosive.
12:39Un élève de collège, c'est ça ?
12:41Oui, un élève de quatrième.
12:43C'est-à-dire 13 ans ?
12:46Oui, 14 ans.
12:47À peu près 13-14 ans, oui.
12:4813-14 ans, oui.
12:49Ben 6ème c'est 11 ans,
12:5012 ans...
12:51Non mais c'est complètement fou.
12:52Et aucun soutien de la hiérarchie ?
12:55Ah non, pire.
12:56Ah non, ben c'est pire que ça.
12:57Ah ben non,
12:58c'est parce que l'enseignant,
13:00son séquence n'était pas bonne,
13:01que sa séance n'était pas bonne,
13:03que sa progression n'était pas ça.
13:04Non mais attendez,
13:05on trouve tout pour nous démonir.
13:08Non mais c'est fou.
13:11Et c'est pas de retour du procureur
13:12pour l'article 40 quand même.
13:14Pas de retour ?
13:15Parce que vous l'avez transmis,
13:15oui,
13:15mais vous l'avez transmis il y a combien de temps ?
13:18Oh,
13:18il y a bien deux mois.
13:21Ah ben excusez-moi,
13:21le procureur,
13:22il n'est pas très pressé manifestement.
13:24Non mais il n'en a rien à faire surtout.
13:26Non mais c'est fou.
13:28C'est fou, c'est fou.
13:29Oui, oui, c'est fou là.
13:30Oui.
13:30Non parce que là,
13:31c'est pas mettre une bêtise,
13:33c'est carrément chercher à faire une ceinture d'explosif,
13:35c'est comme quelque chose de particulièrement grave.
13:37C'est un acte criminel,
13:40il n'y a pas d'autre mot.
13:41Il n'y a pas d'autre mot.
13:42Et pour vous,
13:45je vais vous poser la question,
13:46est-ce que dans votre établissement,
13:49quand Samuel Paty a été assassiné,
13:51évidemment,
13:51alors l'actualité,
13:52c'est le film sur Samuel Paty,
13:53mais on pense évidemment à Dominique Bernard
13:55et à sa famille,
13:56qui a subi le même sort tragique
14:00que Samuel Paty,
14:01on a fait des minutes de silence,
14:03des séances d'explication
14:05dans votre établissement ou pas ?
14:06Mais c'est honteux.
14:08Soit disant,
14:09ils l'ont oublié
14:10et après,
14:12ils ont mis à la récré
14:13parce que c'était,
14:14il faut les s'ambiancer,
14:15ils ont mis la musique à fond
14:17parce que les élèves
14:18doivent se changer les idées.
14:19On avait tous envie de vomir.
14:21Non mais c'est fou.
14:22C'est fou.
14:23Non mais on marche sur la tête.
14:25Restez avec nous, Nathalie.
14:26On a Hervé
14:27qui veut réagir, François.
14:29Tout à fait.
14:29Bonsoir Hervé.
14:30Hervé d'Anthony,
14:31vous êtes vous aussi
14:32dans l'enseignement
14:32puisque vous êtes professeur.
14:34Oui, j'étais,
14:34mais il n'y a pas longtemps.
14:35Oui, puis je reviens
14:36d'un lycée aujourd'hui.
14:37Oui, bien sûr.
14:38Voilà, vous étiez professeur d'histoire.
14:40D'histoire, là.
14:41On vous laisse réagir
14:42sur ce sujet.
14:43Je le rappelle
14:43pour nos auditeurs
14:44qui peuvent eux aussi
14:45prendre la parole
14:45au 0826-300-300
14:48sur ce film
14:49L'Abandon
14:49qui retrace
14:50les 11 derniers jours
14:51de Samuel Paty.
14:52On vous écoute, Anthony.
14:52Vous avez entendu
14:53Aurore et Nathalie
14:54vous qui êtes enseignant également.
14:56Deux témoignages.
14:57Non, mais ça ne m'étonne absolument pas.
14:59Mais c'est dans tous les domaines
15:00que les administrations locales
15:02ne veulent rien faire.
15:04En fait,
15:05c'est comme une grande partie
15:06des médias,
15:07notamment de la justice publique,
15:08qui sont gangrénés
15:09sans le savoir
15:10par une idéologie
15:11qui est d'extrême gauche
15:12et qui est islamiste.
15:14Et donc,
15:14ils ne veulent rien étudier.
15:16Pourtant,
15:17quand les républicains,
15:18dans les années 1901-1906,
15:22ont décidé
15:23d'interdire
15:24les congrégations religieuses
15:26et si vous voulez
15:27de voter
15:28la loi de laïcité,
15:29là,
15:30on a été terrible.
15:32On a été vraiment républicain.
15:34Mais là,
15:34on ne veut pas
15:35appliquer la laïcité
15:37à cette nouvelle religion
15:38qui s'appelle
15:39l'islam
15:40et avec sa soeur
15:42l'islamisme.
15:43Et donc,
15:44une manière
15:45de s'en sortir,
15:46ce serait
15:46de dire les choses
15:47et de faire
15:48une critique de l'islam.
15:49Mais il faut avoir
15:50le courage.
15:51Regardez,
15:51qu'est-ce que dit
15:52le ministre de l'éducation nationale
15:54sur tout ça ?
15:54Absolument rien.
15:55Qu'est-ce que disent
15:56les hautes autorités
15:57de l'État ?
15:57Absolument rien.
15:58Qu'est-ce que disent
16:00la majorité
16:01des médias ?
16:02Ils en parlent
16:03mais du bout des lèvres,
16:04en fait,
16:04ils ne veulent pas en tirer.
16:06Ce n'est pas
16:06qu'on n'a pas pris
16:07la mesure des choses,
16:08c'est qu'on ne veut pas le faire.
16:10C'est ça qui est
16:10beaucoup plus grave.
16:11Maintenant,
16:11moi,
16:12je ne suis pas pessimiste,
16:12on peut s'en sortir.
16:14Les classes,
16:15elles sont réceptives.
16:16Même avec des...
16:17À partir du moment
16:17où vous argumentez
16:18et vous apportez
16:20des arguments historiques
16:22et philosophiques,
16:23ça peut marcher.
16:24Mais évidemment,
16:25il y a quelquefois
16:27des réactions.
16:27Je vais raconter
16:28une anecdote
16:28pour vous montrer
16:30parce que vous tombiez
16:32des nues
16:32mais c'est dans tous
16:32les domaines
16:33que c'est comme ça
16:33dans l'éducation nationale.
16:36J'étais,
16:36il y a quoi ?
16:37Il y a un an
16:38à discuter
16:39dans un bar tabac
16:39avec quelqu'un
16:40qui n'était pas
16:41d'origine européenne
16:44et il m'a dit
16:45que Samuel Paty
16:46n'existait pas.
16:47C'est ce qu'il se raconte
16:48dans les cités.
16:49Ça,
16:49c'est ce qu'il m'a dit.
16:50C'est une fake news.
16:51Samuel Paty
16:52n'a jamais existé.
16:53Non mais c'est fou.
16:55Mais est-ce que vous
16:56dans les établissements
16:57où vous avez été,
16:59vous fréquentez encore
17:00des établissements,
17:00vous êtes jeune retraité
17:01et vous continuez à bosser,
17:02c'est ça ?
17:03Oui, oui,
17:04je vais faire des conférences,
17:06des interventions,
17:07des choses comme ça.
17:08Est-ce que vous avez constaté
17:10vraiment une dégradation
17:11de la situation ?
17:12Parce que si vous êtes en retraite,
17:13vous avez quand même
17:14quelques années
17:14d'enseignement derrière vous.
17:16Oui, oui.
17:17Mais le problème,
17:18si vous voulez,
17:19les interventions
17:20que j'ai fait
17:20dans les quelques classes
17:22où je suis allé,
17:23notamment en lycée,
17:24il n'y a jamais de problème.
17:26Donc,
17:26ce n'est pas de chance.
17:27Et pourtant,
17:28c'est en Seine-Saint-Denis.
17:30Oui, d'accord.
17:31Voilà.
17:31Non mais,
17:31vous voyez,
17:32il y a une majorité
17:34de gens
17:34à consonance
17:36plutôt arabo-musulmane,
17:38mais ils sont très réceptifs,
17:40si vous voulez.
17:40des explications historiques,
17:42non mais,
17:43on peut le faire.
17:44Mais,
17:44bien évidemment,
17:45il y a des professeurs
17:46qui baissent les bras aussi,
17:48qui ont peur.
17:49Mais, excusez-moi.
17:49Vous avez aussi
17:50des professeurs
17:51qui sont très éléfis.
17:53C'est-à-dire que,
17:54voilà,
17:54ils ne vont pas relayer.
17:55Et ce que vous avez dit
17:56tout à l'heure
17:56dans les informations
17:58sur le film
17:59et Libération,
18:00c'est évidemment
18:00totalement scandaleux.
18:02Mais le problème,
18:02c'est qu'on donne
18:03la parole à ces gens-là.
18:04Et donc,
18:04évidemment,
18:06ceux qui tiennent
18:06une parole différente,
18:07ils ont du mal
18:08à se faire entendre.
18:09Et le problème,
18:10il se résoudra
18:12à partir du moment
18:13où on aura
18:14beaucoup plus
18:15de médias avec nous,
18:15bien évidemment.
18:16Mais alors,
18:17une question, Hervé.
18:18Quand vous voyez,
18:19vous avez fait,
18:20quand Samuel Paty
18:21a été assassiné,
18:22une minute de silence
18:23des réunions...
18:24Non, mais c'était...
18:25J'ai fait des minutes
18:26de silence
18:27pour,
18:28comment ça s'appelle,
18:29pour les attentats...
18:30Les attentats...
18:31De Charlie, etc.
18:32Oui, c'est...
18:33Eh oui.
18:34Écoutez,
18:34non mais,
18:35alors ce qui est scandaleux,
18:35c'est que des élèves
18:37n'ont pas voulu le faire,
18:38et moi,
18:39j'ai demandé des sanctions
18:40et l'administration
18:42n'a rien fait,
18:42bien évidemment.
18:44Pas au nom
18:44du pas de vague ?
18:46Au nom du pas de vague,
18:47exactement.
18:47C'est-à-dire que,
18:48en fait,
18:49je crois que les administrations
18:50sont du point de vue
18:52des connaissances incompétentes,
18:54elles ne connaissent plus rien,
18:55elles n'ont même pas étudié,
18:57si vous voulez,
18:57même la fameuse loi
18:58de laïcité
18:58et puis les années 1900
19:00avec le petit père Combe,
19:02etc.
19:03Qui a fait la loi
19:04de séparation
19:05des églises des états
19:06en 1905.
19:07On dit,
19:07en fait,
19:08c'est vrai,
19:09on dit des églises
19:09et de l'état,
19:10en fait,
19:10avant,
19:11il n'y a pas si longtemps
19:11ça,
19:11on disait de l'église
19:12et de l'état,
19:13et en fait,
19:14pour bien dire la chose,
19:16c'est aussi une machine
19:17de guerre
19:18contre l'église catholique.
19:19Non,
19:20mais ce que vous racontez
19:21tous les trois
19:22qui êtes enseignants,
19:23que ce soit Aurore,
19:23Hervé ou Nathalie,
19:24c'est-à-dire Aurore,
19:25vous avez entendu
19:27Nathalie et Hervé,
19:27Aurore ?
19:29Oui,
19:29bien sûr,
19:29de toute façon,
19:31c'est la triste réalité.
19:33Alors,
19:33je rejoins le collègue
19:34qui disait,
19:34sauf ceux qui sont
19:35un peu à connotation
19:37LFI,
19:38qui de toute façon,
19:39tout le monde,
19:40il est beau,
19:40tout le monde est gentil,
19:41c'est des petits chérubins.
19:42Et puis,
19:43quand il y a une victime,
19:44bon,
19:45tout le monde,
19:45voilà,
19:46on va faire la minute de silence,
19:47dans le meilleur des cas,
19:48pas tous,
19:49et puis,
19:49ça passe,
19:50ça passe,
19:51de toute façon,
19:52vous avez vu à quoi
19:52il a été condamné.
19:55Les condamnations du père,
19:57enfin,
19:57du père,
19:58de la collégienne
19:59et de son complice
20:01ont été réduites en appel
20:02et elles ne sont pas,
20:02à mon avis,
20:03très,
20:03très dures,
20:05c'est à mon avis
20:05le moins qu'on puisse dire,
20:06mais c'est que mon point de vue.
20:08C'est la réalité,
20:09donc comment voulez-vous
20:10qu'on puisse faire progresser ?
20:12Moi,
20:13le collègue a l'air
20:14de ne plus être en classe
20:15en permanence,
20:15moi qui suis en classe
20:16en permanence,
20:17j'ai été,
20:17enfin,
20:18les rues lentes,
20:19j'ai été active
20:20et ferme
20:22pendant des années,
20:23maintenant,
20:25non,
20:26je ne peux plus
20:27parce que
20:29il ne suffit pas grand-chose
20:30pour prendre des coups,
20:32même sans aller jusqu'à la mort,
20:34prendre des coups.
20:35Oui,
20:36c'est fou ça,
20:36c'est fou.
20:37Alors,
20:37restez avec nous,
20:38vous êtes enseignant,
20:39vous avez vu,
20:40vos parents d'élèves
20:41ou un de vos enfants
20:42a vécu ce type de choses,
20:44venez témoigner
20:45au 0826 300 300,
20:47on a Paul qui nous attend,
20:48qui veut réagir également.
20:49bien sûr,
20:500826 300 300,
20:51c'est le numéro à composer,
20:53on se retrouve dans un instant,
20:55Philippe.
20:55Absolument.
20:56A tout de suite.
20:57Sud Radio,
20:59parlons vrai.
21:00Les vraies voix font parler la France,
21:03Philippe David.
21:05Retour des vraies voix font parler la France,
21:08comme tous les soirs de 19h à 20h,
21:10du lundi au jeudi,
21:11vous voulez réagir bien évidemment
21:12le 0826 300 300
21:14et ces témoignages poignants
21:16d'enseignants sur leur vie,
21:17alors que sort aujourd'hui
21:19le film L'Abandon.
21:20Tout à fait Philippe,
21:21un film d'1h40
21:23qui retrace les 11 derniers jours
21:24de Samuel Paty,
21:25le professeur décapité
21:27pour avoir montré
21:27les caricatures de Mahomet en classe.
21:30Vous voulez réagir ?
21:31Tiens 0826 300 300,
21:32c'est le numéro qu'on vous indique.
21:34Jusqu'à 20h,
21:34vous pouvez nous joindre.
21:35Tiens,
21:36vous avez l'impression
21:36qu'il n'y a plus
21:37d'autocensure aujourd'hui
21:38ou alors que depuis
21:39l'assassinat de Samuel Paty,
21:41votre regard a changé sur l'école.
21:43Dites-le nous,
21:44on prendra tous vos appels
21:45et puis on a Paul
21:45qui attend au standard.
21:46Bonsoir Paul.
21:47Bonsoir Philippe,
21:49bonsoir François-Louis,
21:50bonsoir Vak
21:51et vos intervenants
21:52et vos auditeurs.
21:53C'est gentil,
21:53bonsoir,
21:54bienvenue,
21:54vous êtes du Lot-et-Garonne
21:55et puis on vous écoute Paul,
21:56vous avez voulu prendre la parole.
21:57Alors vous,
21:58vous êtes agriculteur,
21:59je vous coupe la parole
22:00mais quand vous avez entendu
22:01Aurore, Nathalie, Hervé,
22:02ça ne donne pas envie
22:03de devenir prof.
22:04Non,
22:05et moi j'ai une fille
22:05qui travaille dans l'éducation nationale
22:07qui n'est pas prof
22:07mais qui est au contact des élèves
22:09et ce n'est pas facile non plus.
22:10Elle est dans quel degré d'éducation ?
22:11Ce n'est pas indiscret Paul ?
22:13Dans un collège.
22:14Collège,
22:14d'accord.
22:15Mais elle est dans l'administratif
22:16mais bon,
22:17l'affaire aux familles
22:17pour les inscriptions et autres,
22:19c'est vrai que ce n'est pas la joie.
22:20Et comme on l'a dit hier,
22:21souvent les familles,
22:21c'est très compliqué aussi
22:22quand on doit leur faire face.
22:24Tout à fait.
22:25On en parlait hier dans le sport
22:26mais...
22:27Un reportage sur une chaîne d'info
22:29où Philippe David va de temps en temps
22:31et sur les 11 derniers jours
22:32de Samuel Paty
22:33avec sa soeur
22:34qui est notamment intervenu
22:35et on a vu
22:38un engrenage de mensonges
22:39qui ont conduit
22:40à cet acte horrible
22:41on a vu la hiérarchie
22:43qui a désavoué son empathie
22:45on a vu les collègues
22:45qui se sont échappés
22:47on a vu qu'il n'a pas pu
22:48prendre son véhicule
22:50pour venir travailler
22:51parce que son badge
22:52ne fonctionnait plus
22:53donc du coup
22:53il était obligé
22:54de marcher à pied
22:54donc se mettre en danger
22:55et là il a pris conscience
22:57qu'il était en danger
22:57parce qu'il s'était mis
22:58un marteau dans son sac à dos
22:59pour éventuellement
23:00pouvoir se défendre
23:01c'est un récit
23:02qui est bien fin
23:03et on n'a rien retenu
23:05parce qu'on voit derrière
23:06il y a eu Dominique Bernard
23:06il y a le professeur Le Maire
23:09qui est obligé
23:09de vivre sous protection
23:10et d'avoir quitté
23:11l'enseignement
23:12absolument
23:13et on voit qu'aujourd'hui
23:14on est lâche face à tout ça
23:16et que de toute façon
23:17on recule, on recule
23:18mais à un moment donné
23:19il y aura un conflit
23:19parce que c'est trop grave
23:21soit on va se laisser
23:24tuer
23:24soit il va falloir
23:27rentrer dans le tas
23:27et on voit qu'aujourd'hui
23:29pour être enseignant
23:30c'est très compliqué
23:31pour être dans les forces
23:32de l'ordre
23:32c'est très compliqué
23:34on voit que la société
23:35se dévite
23:36que l'état est faible
23:37lâche
23:38et que personne
23:39ne veut le dire
23:40on cache toujours
23:40la poussière sur le tapis
23:41mais là aujourd'hui
23:42la poussière
23:43elle commence à se voir
23:43et ça devient inquiétant
23:45enfin moi je suis grand-parent
23:46c'est vous aussi
23:47Philippe
23:48donc nous on crée
23:49pour nos petits-enfants
23:50qu'est-ce qu'on va leur laisser ?
23:52qu'est-ce qu'on va leur laisser ?
23:53parce que moi à l'école
23:55c'était
23:56c'est notre temps
23:57moi j'ai 63 ans
23:58mais c'était un lieu
23:59d'éducation
24:00et où on respectait
24:01tout le monde
24:02et que ce soit
24:03la cantinière
24:04que ce soit n'importe qui
24:05manquait de respect à personne
24:06sinon on prenait une baffe
24:06et on n'en est pas mort
24:08et on n'est pas mort
24:09et on a appris des choses
24:11moi j'ai arrêté l'école auto
24:12pour partir travailler
24:13mais on apprenait
24:15et on respectait
24:15les gens qui nous enseignaient
24:16c'était vraiment
24:18on était fiers
24:19de pouvoir participer
24:21à des cours
24:22d'aller le 8 mai
24:23ou le 11 novembre
24:25devant le monument mort
24:26pour la France
24:27et tout ça
24:28ça se perd
24:29ça se dévite
24:30on se levait
24:31parce que de temps en temps
24:32nous c'était un résistant
24:33notre instituteur
24:35il nous mettait la marseillaise
24:37dans les grandes occasions
24:38je crois qu'aujourd'hui
24:39c'est impossible
24:40et on est face à des gens
24:42qui sont incultes
24:43et qui sont sous l'emprise
24:44de des familles
24:45ou de quelqu'un
24:47qui leur dit
24:47il ne faut pas se laisser faire
24:49il ne faut pas se soumettre
24:51il ne faut pas s'y
24:51il ne faut pas là
24:51mais ça va être explosif
24:54et je pense que plus on recule
24:55plus ça va être explosif
24:56moi je suis très inquiet
24:58j'en profite
24:59allez-y Paul
25:00continue
25:00c'est très bien
25:02d'avoir fait ce film
25:03et qu'il est de la pub
25:05au Festival de Cannes
25:06parce que moi je pensais
25:06que justement
25:07le Festival de Cannes
25:08n'allait pas vouloir faire
25:09la promotion de ce genre de film
25:11parce que c'est plutôt
25:12extrême gauche
25:12ou quelque chose
25:13et là c'est vrai
25:14que j'espère que ce film
25:16aura un grand succès
25:17et j'espère qu'il y aura
25:18un éveil des consciences
25:19des parents notamment
25:20qui vont dire
25:21mais qu'est-ce que c'est
25:21il y a eu un fait divers
25:22aujourd'hui à Toulouse
25:23vous regarderez
25:24ah bah voilà
25:24j'allais justement en parler
25:25ah bah attendez
25:26c'est un drame
25:27évitez de peu
25:28vous faites bien d'en parler Paul
25:30il y a une intrusion
25:32avec une arme
25:33dans un collège
25:34du côté de Toulouse
25:35couteau et feuilles de boucher
25:36voilà couteau et feuilles de boucher
25:37ça aurait pu être
25:38encore un drame
25:39heureusement
25:39ça a été évité de peu
25:41mais voilà
25:41vous faites bien de le dire Paul
25:42et je vous laisse la parole
25:43c'était juste pour le dire
25:44à nos auditeurs
25:44ah oui effectivement
25:45non non mais voilà
25:45j'ai tout dit
25:47je vais laisser la parole
25:48aux Alcénia
25:48c'est eux qui sont en première ligne
25:49et c'est vrai qu'on comprend
25:51mais qu'ils sont des oeufs
25:52c'est un choc culturel
25:54et on est face à des gens
25:55qui refusent en fait
25:56de s'ouvrir
25:58d'écouter
25:59des avis divergents
26:00de ce qu'ils entendent
26:00à la maison
26:01et c'est dramatique
26:03moi je pense qu'aujourd'hui
26:04il faut rétablir ça
26:06il faut que tous ces élèves là
26:08on puisse les éveiller
26:09et leur dire
26:09bon mais
26:10il peut y avoir des paroles
26:11contradictoires
26:12on peut ne pas être d'accord
26:13mais c'est pas pour autant
26:15qu'il faut aller vers de la violence
26:16et qui plus est
26:18décapitation de professeurs
26:19moi je serais le président Macron
26:21j'oriente quoi
26:22franchement
26:23c'est arrivé sous son quinquennat
26:24il y en a eu deux
26:25c'est inadmissible
26:26il n'y a pas de mesure prise
26:27on voit encore des élèves
26:29qui rentrent avec des couteaux
26:29dans les établissements scolaires
26:31mais on marche sur la tête
26:33c'est complètement fou
26:34c'est dément
26:35alors
26:36restez avec nous Paul
26:38parce que vous avez tous
26:38des liens avec l'éducation nationale
26:40vous par votre fille
26:42Nathalie
26:42la solution
26:43ce serait quoi ?
26:45c'est que par exemple
26:46quand
26:46on fait du pas de vague
26:49du côté du proviseur
26:50ou du rectorat
26:51que le ministère de l'éducation
26:53je devais le dire
26:54révoque ceux qui bloquent
26:56les affaires
26:56au nom du politiquement correct ?
26:59ah c'est pas
27:01oui
27:01oui qu'ils révoquent
27:02mais enfin
27:02ils font tous partie
27:03de la même machine
27:04alors ils vont pas se révoquer
27:06entre eux
27:06puisqu'ils sont tous
27:07un peu copains
27:08donc je sais pas
27:10il faut que ça passe
27:11dans les médias
27:12ça c'est évident
27:12je pense que
27:13Sud Radio fait beaucoup
27:14parce qu'en fin de compte
27:16c'est vous qui mettez l'accent
27:17sur ce drame
27:19assez souvent
27:20donc c'est les meilleures séances
27:21de psy que j'ai jamais eues
27:22mais je sais pas
27:24je sais pas
27:25j'avoue que
27:26le choc va être dur
27:27le monsieur a raison
27:30Aurore
27:30qu'est-ce que vous en pensez
27:31parce que
27:33ce n'est pas supportable
27:34quand on est victime
27:35comme les profs
27:36tout ce que vous nous racontez
27:37qu'il y ait la chape de plomb
27:39et que rien ne puisse sortir
27:40c'est quand même complètement fou
27:41qu'est-ce qu'il faut faire ?
27:43alors je ne sais pas
27:44parce que déjà
27:45on passe pour des gros faits néants
27:46il faut quand même savoir ça
27:47on est traité
27:49comme des pas grand chose
27:51donc l'institution
27:52ne nous défendant jamais
27:53à aucun niveau
27:54moi je rejoins la collègue
27:56qui vient de parler
27:57que voulez-vous
27:58leur promotion
28:00en interne
28:01aux proviseurs
28:02principaux
28:03recteurs et autres
28:05personnalités de ce genre-là
28:06DAZEN et IEN
28:07etc
28:08à quoi
28:09leur récompense
28:10c'est quand il n'y a pas de problème
28:12pour avoir des promotions
28:14pour monter plus vite
28:15moi j'ai ma directrice
28:16elle vient d'avoir
28:17les palmes académiques
28:18mais on en est tous
28:19tombés par terre
28:20tellement elle sait n'importe quoi
28:22donc
28:23ah oui
28:24alors non
28:25moi
28:25sincèrement
28:26j'attends la retraite
28:27parce que
28:28alors il faudrait quelque chose
28:30mais quoi ?
28:32parce que je ne crois pas
28:33alors Hervé
28:34qu'est-ce que vous en pensez vous ?
28:36parce qu'on nous parle souvent
28:37du choc d'autorité
28:38moi j'ai l'impression
28:39qu'aujourd'hui
28:40dans les rectorats
28:40et au niveau des directions
28:42c'est tous des ponces pilates
28:43vous avez un problème
28:45et ils se lavent les mains
28:46non mais n'importe comment
28:47on en a déjà discuté
28:48par exemple pour les élèves
28:50qui font vraiment des choses graves
28:51il faudrait
28:52alors je ne sais pas
28:54voter une directive
28:55ou une loi
28:56je n'en sais rien
28:56mais par exemple
28:57pour les exclusions d'élèves
28:59il faudrait que ce soit définitif
29:00de l'éducation nationale
29:02mais dès qu'on dit ça
29:03plus personne ne parle
29:04en fait ils sont tous
29:05d'accord entre eux
29:06c'est ça qu'il faut comprendre
29:07vous vous rendez compte
29:08vous vous rendez compte quand même
29:08que c'est tout cet écosystème
29:12médiatique
29:13artistique
29:14vous vous rendez compte
29:14qu'à la soirée des Molières
29:16ils ont fait venir
29:17quelqu'un qui avait été viré
29:19de France 5
29:21ou de France 5
29:21je ne me souviens plus
29:22parce qu'il avait dit
29:24des choses abominables
29:25sur les femmes
29:26en particulier
29:26et donc on laisse passer
29:29et donc les gens applaudissent
29:30vous voyez
29:30même les gens qui ne sont pas d'accord
29:32ils n'osent rien dire
29:34moi je crois qu'il ne faut plus avoir peur
29:37il faut dire les choses
29:38il ne faut pas hésiter
29:40à aller au clash
29:41parce qu'il n'y a que comme ça
29:42qu'on s'en sortira
29:43la preuve c'est que
29:44lorsque Attal a décidé
29:46qu'il n'y aurait pas d'Abbaya
29:46du jour au lendemain
29:47il n'y a pas eu
29:48enfin c'est pas qu'il n'y a pas eu
29:49plus d'Abbaya
29:50mais il n'y a pas eu de problème
29:51donc si vous voulez
29:52quand on prend des mesures
29:54et qu'on les fait appliquer
29:54la République sait se faire respecter
29:57mais il faut le faire
29:58et si vous voulez
29:59tant que le personnel politique
30:01sera le même
30:02que celui qui est là aujourd'hui
30:03rien ne se passera
30:04bien évidemment
30:05vous vous rendez compte
30:06que vous avez un président république
30:08qui dit qu'on peut être
30:09à la fois français
30:10et kényan
30:11mais qu'est-ce que ça veut dire
30:12on peut être binational
30:15non binational
30:16c'est évident
30:17mais il dit
30:18pleinement français
30:19et pleinement
30:20je ne sais pas
30:21pleinement russe
30:22pendant qu'il y est
30:22avec d'autres valeurs
30:24vous voyez
30:26comment est-ce qu'on peut mélanger
30:27l'huile et le vinaigre
30:29de cette manière là
30:29on ne peut pas être à la fois
30:30pour l'égalité
30:31des hommes et des femmes
30:32et avec une civilisation
30:33qui est pour l'inégalité
30:35des hommes et des femmes
30:35ce n'est pas possible
30:37vous comprenez
30:37le problème c'est qu'il n'y a plus
30:38d'argumentation
30:40il n'y a plus de pensée
30:41et donc c'est la raison
30:42pour laquelle
30:44si vous voulez
30:45les choses se passent mal
30:46en ce moment
30:49Hervé restez avec nous
30:50on va donner le mot de la fin
30:51à Paul
30:51Paul quand vous entendez
30:53tout ça
30:53vous pensez à votre fille
30:55évidemment
30:55qui est dans l'éducation nationale
30:57est-ce que vous pensez
30:58qu'on a encore les moyens
30:59de faire un choc d'autorité
31:02oui je pense qu'on a un moyen
31:03de faire un choc d'autorité
31:04le problème c'est de montrer
31:05que le parcours éducatif
31:07permet de s'élever
31:08dans la société
31:09oui
31:09permet même
31:10d'obtenir des diplômes
31:12éventuellement
31:13ou d'accéder à des emplois
31:14même si ça passe
31:15par l'apprentissage
31:16et autres
31:16c'est quand même
31:17du parcours scolaire
31:18même si c'est différent
31:18et je pense que c'est essentiel
31:20c'est essentiel
31:21de montrer
31:21qu'on ne perd pas son temps
31:23à l'école
31:23on se forme
31:24on acquiert des connaissances
31:26et on acquiert des compétences
31:28et c'est essentiel
31:29et par contre
31:30il y a des règles
31:31il faudra respecter l'autorité
31:33et surtout
31:34respecter la laïcité
31:35et autres
31:36mais moi je pense
31:37qu'on va avoir
31:37un gros souci
31:38ça va être de recruter
31:39des enseignants
31:39moi quand j'entends
31:40les enseignants parler
31:42moi je vais y aller
31:43travailler dans l'enseignement
31:44je vais y aller
31:44avec un pistolet
31:45en bandouillère
31:45et tout ça
31:46parce qu'on est en danger
31:47c'est complètement débile
31:48on voit que les gens
31:49arrivent à rentrer
31:50dans les établissements
31:51et les couteaux
31:52il faut que ça s'arrête
31:53il faut que ça
31:54ils mettent des portiques
31:55s'ils mettent deux heures
31:56à rentrer
31:58je vais vous le dire
32:00je suis sur le site
32:01de la dépêche du midi
32:02vu l'info qui vient
32:03d'être donnée
32:03dont vous nous avez parlé
32:05je lis le début
32:06de la dépêche du midi
32:06c'est une scène
32:07d'une violence inouïe
32:08dans un établissement scolaire
32:09en fin de matinée
32:10trois individus armés
32:11de plusieurs couteaux
32:12d'une feuille de bouchée
32:13d'une bombe lacrymogène
32:15pardon
32:15se sont introduits
32:16au collège
32:17Clément Cisor à Toulouse
32:18deux jeunes filles
32:18ont été blessées
32:19une surveillante
32:20a échappé de peu
32:20à un coup de couteau
32:21une mère
32:22et ses deux enfants
32:23ont finalement
32:24été appréhendés
32:25donc a priori
32:28de ce groupe
32:29était une femme
32:30ce qui est totalement
32:31mais alors
32:31totalement délirant
32:33merci beaucoup
32:34à tous
32:35de vos témoignages
32:36poignants
32:36on va se retrouver
32:37dans quelques instants
32:38François Louis
32:39pour parler d'une autre
32:40mauvaise nouvelle
32:40sur le front de l'emploi
32:42chômage
32:43tiens craignez-vous
32:44de perdre votre emploi
32:45le taux du chômage
32:46en France
32:47a atteint
32:478,1%
32:49au premier trimestre
32:492026
32:50est-ce que ça vous inquiète
32:51est-ce que vous craignez
32:52de perdre votre emploi
32:53peut-être qu'actuellement
32:54vous êtes en recherche
32:55d'emploi
32:55vous allez nous le dire
32:56au 0826 300 300
32:58on est là
32:58pour vous donner la parole
32:59et pour vous écouter
33:00avec Philippe
33:00on se retrouve dans un instant
33:0319h20
33:03les vraies voix font parler
33:05la France
33:06David
33:07retour des vraies voix
33:08font parler la France
33:09après ces témoignages
33:10poignants
33:11d'enseignants
33:13et de familles
33:14d'enseignants
33:15de personnel
33:16du corps
33:18administratif
33:18dans les établissements
33:20scolaires
33:20vraiment
33:20c'était vraiment
33:21terrible à écouter
33:22et ça laisse vraiment
33:23un sentiment
33:25d'inquiétude
33:25terrible pour l'avenir
33:26François Louis
33:27on va parler
33:28d'un autre sujet
33:28d'inquiétude
33:29parce que comme disait
33:30un ancien président
33:31de la République
33:32les 1 ça vole en escadrille
33:33tout à fait
33:34on va parler du chômage
33:35on le disait tout à l'heure
33:36Philippe
33:36craignez-vous
33:37de perdre votre emploi
33:38avez-vous déjà perdu votre emploi
33:40êtes-vous actuellement
33:41en train de chercher
33:42un travail
33:43pour x raisons
33:44dites-le nous
33:450,826-300-300
33:46je le rappelle
33:47le chômage a augmenté
33:49de 0,2 points
33:51par rapport à fin décembre
33:52et de 0,7 points
33:53sur un an
33:54Philippe
33:55c'est quand même
33:55des chiffres
33:56qui ne font pas toujours
33:57plaisir à entendre
33:58on a Christian
33:59qui est avec nous
34:00bonsoir Christian
34:01bonsoir Christian
34:02Jean-Paul
34:03on a Jean-Paul de Toulouse
34:05qui est avec nous
34:05bonsoir Jean-Paul
34:07Jean-Paul
34:08bonsoir Philippe David
34:09et bonsoir toute l'équipe
34:11bonsoir
34:12avec grand plaisir
34:13j'ai un peu honte
34:15de parler de ce sujet
34:16donc après
34:18les affaires de Samuel Paty
34:20et donc la tragédie
34:21de l'éducation
34:22en fait
34:23mais bon
34:24le chômage
34:25personnellement
34:26donc je ne suis pas
34:27concerné par la partie
34:28chômage
34:29puisque je suis
34:30un jeune retraité
34:31mais autour de moi
34:33bonne retraite alors
34:34merci
34:35mais je vois
34:36effectivement
34:36ce qui se passe
34:37ce qui se passe
34:37un peu partout
34:38et je vois
34:39que rien
34:40n'est fait
34:41pour lutter
34:42contre le chômage
34:43rien n'est fait
34:44par exemple
34:46l'immigration
34:49aggrave
34:49effectivement
34:50le chômage
34:51Macron
34:52depuis qu'il est au pouvoir
34:54Macron depuis qu'il est au pouvoir
34:55donc
34:56il
34:58démolit l'industrie
35:00et
35:01donc rien n'est fait
35:02rien n'est fait
35:03pour faire repartir
35:04repartir l'industrie
35:05on parle de
35:07réindustrialisation
35:08mais
35:08apparemment
35:09c'est le nouveau mot
35:10à la mode
35:10que les hommes politiques
35:12utilisent
35:13mais dans les faits
35:14il n'y a rien qui se passe
35:15regardez par exemple
35:17est-ce que le Doliprane
35:18est fabriqué où
35:19en Chine
35:20donc il y a toujours
35:21Doliprane fabriqué en France
35:22alors vous qui êtes de Toulouse
35:23il y a un projet
35:24d'ouverture d'usine
35:25de paracétamol
35:26à Toulouse
35:26pour avoir une bonne nouvelle
35:27je ne sais pas où ça en est
35:28mais on en avait parlé
35:29sur Sud Radio
35:30il y a quelques temps
35:30d'accord
35:32ben merci
35:32donc
35:33mais
35:35comment dire
35:37rien n'est fait
35:38enfin je trouve
35:38que rien n'est fait
35:39effectivement
35:40pour aller
35:40pour aller
35:41dans le
35:42contre
35:43l'augmentation
35:44de l'augmentation
35:45du chômage
35:46donc c'est assez
35:47c'est assez tragique
35:48mais ça rejoint
35:49tous les autres
35:50sujets
35:51dont on peut
35:52débattre
35:52dont vous débattez
35:53où
35:55on s'aperçoit
35:57que c'est
35:57c'est le désastre
35:59un peu partout
36:00il n'y a pas d'autre mot
36:02alors
36:03une question se pose
36:04quand même
36:04parce que vous
36:04vous êtes retraité
36:06de quel secteur
36:07d'activité
36:08Jean-Paul
36:08vous n'êtes pas obligé
36:09de répondre
36:12j'étais
36:13dans
36:14racaqué
36:14à l'aéronautique
36:15oui donc à Toulouse
36:16assez cohérent
36:18comme c'est le premier
36:19employeur
36:20sauf que
36:21je ne travaillais pas
36:22à Toulouse
36:23d'accord
36:23ok
36:24on a votre secteur
36:26en tout cas
36:26on a votre secteur
36:27mais c'est vrai
36:28que vous parliez
36:29de réindustrialisation
36:30Toulouse
36:31Airbus
36:32Toulouse
36:32et le reste
36:33à un carnet de commande
36:35je crois
36:35à près de 11 ans
36:36ce qui est
36:37considérable
36:38oui c'est faramineux
36:40c'est faramineux
36:40je suis d'accord
36:41et est-ce que finalement
36:42vous ne dites pas
36:44on a encore
36:45cette industrie là
36:46mais le problème
36:47c'est les industries
36:47où il y a beaucoup
36:48de main d'oeuvre
36:49et moins de valeur ajoutée
36:50qui sont toutes parties
36:51comprennent le textile
36:53comprennent l'automobile
36:55puisqu'aujourd'hui
36:55on a 20 milliards
36:57de déficit commercial
36:58sur la branche automobile
36:59alors que pendant des années
37:00on était excédentaire
37:01et même l'agroalimentaire
37:03aujourd'hui
37:03parce que si on retire
37:04les vins et spiritueux
37:05on est déficitaire
37:06sur les produits alimentaires
37:08les produits agricoles
37:09ce qui est fou
37:10oui tout à fait
37:10donc la sidérurgie
37:12la métallurgie
37:12au sens large du terme
37:14tout ça aussi
37:15c'est catastrophique
37:17il n'y a pas d'autre mot
37:19l'aéronautique
37:20je pense qu'il faut
37:21peut-être nuancer
37:21parce que
37:22l'aéronautique
37:23pour que des gens
37:25achètent des avions
37:26il faut qu'il y ait
37:28des clients
37:29qui volent
37:31donc compte tenu
37:32du contexte
37:35actuel
37:35il risque
37:36d'y avoir
37:37une baisse
37:37de la fréquentation
37:38des avions
37:39que ce soit
37:39des touristes
37:40ou des businessmen
37:41alors il y a des compagnies
37:43qui ont fait faillite
37:43déjà depuis le début
37:44de la crise
37:44mais comment dire
37:46il y a quelque chose
37:47d'important
37:48c'est que
37:49l'augmentation
37:51du pouvoir d'achat
37:52est telle
37:52dans des continents
37:53comme l'Asie
37:53qui sont hyper peuplés
37:54que les grosses commandes
37:55viennent de là
37:56en fait
37:57Airbus
37:57c'est 95%
37:59d'exportation
38:00à Toulouse
38:00le chiffre d'affaires
38:01c'est pas les avions
38:02des compagnies françaises
38:02qui vont tourner
38:03les usines Airbus
38:05restez avec nous
38:06Jean-Paul
38:06on a un autre appel
38:09au 0826 300 300
38:10du côté de Marseille
38:11et d'ailleurs
38:12vous aussi
38:12vous pouvez composer
38:13ce numéro
38:13si vous voulez
38:14prendre la parole
38:14sur ce sujet
38:15du chômage
38:16dont on parle
38:16avec Philippe
38:17bonsoir Jean-Pierre
38:19bonsoir Jean-Pierre
38:20bonsoir Philippe
38:21bonsoir l'équipe
38:21bonsoir
38:22bienvenue
38:23est-ce que cette hausse
38:24du chômage
38:24vous ça vous inquiète ?
38:26moi ce que je vois arriver
38:28dans le cabinet
38:29d'assurance
38:29que je dirige
38:30ce sont les cessations
38:32d'activité d'entreprise
38:33donc la mise au chômage
38:35donc ça veut dire
38:36moins de clients
38:36pour moi
38:37ça veut dire quand même
38:38aussi qu'il y a
38:38une contraction
38:39des dépenses
38:40et qu'on est sur
38:43une pente
38:43dans laquelle
38:44le chômage
38:45et l'inactivité
38:46va entraîner
38:47le chômage
38:48et l'inactivité
38:49donc
38:50c'est assez
38:52inquiétant
38:53c'est un échec
38:54nouveau
38:55et je pense
38:56qu'à ce jour
38:57le gouvernement
38:58ne prend pas
38:58les bonnes mesures
38:59mais les mauvaises mesures
39:01ont été prises
39:02depuis très longtemps
39:02aujourd'hui
39:03si je veux acheter
39:04en ligne
39:04j'achète en 3 clics
39:05alors que si je veux
39:06aller en centre-ville
39:07ça me coûte
39:08une blinde de parking
39:09ça me coûte
39:10du déplacement
39:11ça me coûte du stress
39:12ça me coûte
39:12de l'insécurité
39:13donc effectivement
39:14on a tout fait
39:15pour en arriver là
39:16quelle que soit
39:17la lorgnette
39:18dans laquelle
39:18on regarde la chose
39:19Jean-Pierre
39:20vous avez dit
39:20une chose
39:21très intéressante
39:22j'ai dit
39:22moi en tant qu'assureur
39:23quand on t'apprend
39:24une compagnie
39:24de cabinet d'assurance
39:26je vois les cessations
39:28d'activité
39:28des entreprises
39:29elles cessent
39:30l'activité
39:30pourquoi ?
39:31départ en retraite
39:32et on n'a pas trouvé
39:33de repreneur
39:34donc on liquide
39:35la société
39:36et au revoir
39:38faillite
39:38parce qu'il n'y a plus
39:39de chiffre d'affaires
39:40faillite
39:40parce que ça peut arriver
39:41vous avez un gros impayé
39:42qui vous plante
39:43et vous déposez le bilan
39:45c'est pour quelle raison
39:46qu'elle cesse l'activité
39:47Jean-Pierre ?
39:47vous cochez
39:48toutes ces cases-là
39:49et vous avez tout
39:50j'ai un de mes plus gros clients
39:51qui a cessé son activité
39:54il n'a pas survécu
39:55au Covid
39:56à l'augmentation
39:57des matières premières
39:58pour les matériaux
39:59de construction
40:00donc il a signé
40:01des marchés à 100
40:02avec un coût
40:03d'approvisionnement
40:04à 20
40:04et puis lorsqu'il a dû
40:05livrer les travaux
40:06le coût d'approvisionnement
40:07en matières premières
40:08était à 40
40:08donc les prix étaient fermés
40:10et c'est définitif
40:11donc il n'a pas survécu
40:12j'ai des restaurants
40:13qui n'ont plus de clients
40:14le midi
40:17et qui ne sont pas spécialement
40:19dans des zones touristiques
40:20près des ports
40:21il y a des restaurants
40:22un peu partout
40:22donc ceux qui marchent
40:24encore
40:24ce sont ceux qui sont
40:25vraiment dans des situations
40:27je dirais
40:28touristiques
40:29exceptionnelles
40:30mais les restaurants
40:31de quotidien
40:32ils ont moins
40:33de tickets restaurants
40:34ils ont moins d'activités
40:35ils ont moins de clients
40:36c'est trop cher
40:37leur facture électrique
40:38augmente trop
40:39ils sont obligés
40:39de répercuter
40:40sur les prix
40:40et aujourd'hui le midi
40:41on ne mange plus
40:42pour 10 euros
40:43on mange pour 15
40:4420, 25 euros
40:45et donc les clients
40:46ne viennent plus
40:47et puis on coche
40:49toutes les cases
40:50ils ont du mal
40:51à acheter eux-mêmes
40:52des matières premières
40:53ils ont du mal
40:53à se déplacer
40:55tout devient plus cher
40:56et donc les clients
40:57finaux
40:58les clients à la fin
41:00ils n'ont plus
41:01les moyens
41:01d'acheter les prix
41:01donc c'est vraiment
41:03une activité économique
41:04qui est en train
41:04de se contracter
41:05très fortement
41:06il y a une épargne
41:07de précaution aussi
41:09donc les gens
41:09dépensent moins
41:10et ils se disent
41:11bon qu'est-ce qui va
41:12se passer demain
41:12et puis globalement
41:14il y a des peurs
41:15qui sont entretenues
41:16depuis quelques années
41:18bon la peur des virus
41:19la peur de la guerre
41:21la peur des peurs
41:24qui sont entretenues
41:25alors des peurs réelles
41:27ou des peurs ressenties
41:28peu importe
41:28ça génère des réflexes
41:30économiques
41:30de sécurité
41:32Jean-Paul
41:33vous êtes toujours
41:34avec nous
41:35toujours en ligne
41:36on vous met tous les deux
41:38ensemble avec Jean-Pierre
41:39vous avez entendu
41:39Jean-Pierre
41:40est-ce que vous verriez
41:42on vous en parlait
41:43tout à l'heure
41:43avec les enseignements
41:44avec les enseignants
41:46pardon
41:46une thérapie de choc
41:48pour relancer
41:49l'emploi en France
41:50parce que quand on entend
41:52Jean-Pierre qui dit
41:52j'ai les restaurateurs
41:53qui ferment
41:54parce qu'il n'y a plus
41:54de clients
41:55j'ai les machins
41:56qui ferment
41:56parce que le coût
41:57des matières premières
41:57c'est pas possible
41:59ces strikes
41:59c'est toutes les causes
42:00de faillite
42:01qui se suivent
42:03la première chose
42:05à faire
42:05c'est de
42:06diminuer
42:07les taxes
42:08et les impôts
42:09au lieu de
42:09en créer
42:10sans arrêt
42:11de nouvelles
42:11j'entends
42:12que les entreprises
42:13risquent d'être taxées
42:15à nouveau
42:15pour récupérer
42:176 milliards
42:18ça veut dire
42:19que
42:20le gouvernement
42:22doit montrer
42:22l'exemple
42:23de l'argent
42:24on sait voir récupérer
42:25on sait récupérer
42:28au niveau des commissions
42:29l'argent
42:30qu'on donne
42:31à l'étranger
42:31pour entretenir
42:33ça n'a pas
42:35on va donner
42:36on va donner
42:37et non pas prêter
42:38parce que quand on prête
42:40ça ne sera jamais rendu
42:41c'est un don
42:42à 18 milliards
42:43à l'Ukraine
42:43donc c'est une honte
42:45et ça ne vende pas
42:46la vie des français
42:47on sait
42:48qu'il y a
42:49de la fraude sociale
42:51de l'ordre
42:52de 70 milliards
42:53on sait que
42:53l'immigration
42:54nous coûte
42:55dans les 80 milliards
42:56donc il y a des
42:57alors je n'ai pas
42:58tous les chiffres
42:58ça c'est à vérifier aussi
43:00je n'ai pas tous les chiffres
43:01je ne les connais pas
43:02tous par cœur
43:03je le dis
43:03non mais je connais
43:05de mémoire
43:06je connais un certain nombre
43:07de chiffres
43:07bon après
43:08ces chiffres
43:09sur le sujet
43:10caution par exemple
43:11si on parle de l'immigration
43:12on entend
43:1340 milliards
43:14120 milliards
43:15je dis 80 milliards
43:16ça fait le milieu
43:17ça fait vraiment
43:18beaucoup de choses
43:19multiples et variées
43:21donc il y a beaucoup
43:21oui
43:22il y a Jean-Pierre
43:23qui voulait réagir
43:24Jean-Pierre oui
43:24sur les chiffres
43:26effectivement
43:27de 20 à 120 milliards
43:28on va dire
43:29mais ce n'est pas sérieux
43:29mais en réalité
43:31est-ce que l'on compte
43:32le fait d'avoir
43:3340% d'étrangers
43:35dans les prisons
43:35dans les sites
43:36de l'immigration
43:36ou pas
43:37il y en a qui les comptent
43:38il y en a qui ne comptent pas
43:39donc si vous voulez
43:41suivant ce qu'on se comprend
43:42ou ce qu'on ne comprend pas
43:43les chiffres sont différents
43:44mais globalement
43:45ce que dit Jean-Paul
43:46décidément sur le plateau
43:47il y a beaucoup de gens
43:50il y a beaucoup de ça
43:52mais la réalité
43:53c'est que sur le fond
43:54Jean-Paul a raison
43:55je suis entièrement
43:56d'accord avec lui
43:56il faut que l'état
43:57aujourd'hui
43:57donne l'exemple
43:58parce que
43:58se faire fonctionner
43:59tout le temps
44:00entre travailler plus
44:01et faire des clients
44:02en plus
44:04et rester dans le même état
44:06où je suis aujourd'hui
44:07le choix il est vite fait
44:08parce que
44:09tout ce que je rentre en plus
44:10ça part en URSA
44:11c'est en impôts
44:12en cotisation diverse
44:13donc il n'y a aucun intérêt
44:15à faire de la croissance
44:16merci beaucoup
44:18Jean-Paul et Jean-Pierre
44:19sur le chômage
44:19le débat qu'on a fait
44:21en fin de vraie voix
44:21a fait réagir
44:22et on a Anthony
44:23qui voulait réagir
44:24pendant les trois dernières minutes
44:25François Louis
44:26absolument
44:26Anthony qui nous appelle
44:27le castre
44:27bonsoir Anthony
44:28bonsoir Anthony
44:30bonsoir à tous
44:31vous êtes commerçant
44:32donc on vous donne
44:33la parole avec Philippe
44:34c'est les commerçants en ligne
44:36qui vous ont fait tant de mal
44:37à vous les commerçants
44:38quand on parle de Midéli
44:39puis toutes les autres enseignes
44:40qui ont fermé
44:41alors c'est vrai que le commerce en ligne
44:43nous fait
44:43nous aussi
44:44beaucoup de mal
44:45ça c'est clair et net
44:47en plus
44:48nous on est sur
44:49donc moi je suis dans
44:50les cigarettes électroniques
44:51donc on est sur des
44:52sur des produits
44:53qui sont quand même
44:54assez réglementés
44:55on n'a pas le droit
44:55de faire de promo
44:56des choses comme ça
44:57milieu très concurrentiel aussi
44:58avec les produits asiatiques
45:00je suppose
45:03pas trop
45:04parce que les liquides
45:05pour le
45:05les liquides
45:06sont quand même tous français
45:07mais c'est surtout
45:08qu'on n'a pas le droit
45:09de faire ce qu'on veut
45:10en termes de promotion
45:11de produits
45:12et qu'il y a une espèce
45:13de tolérance
45:13et que sur internet
45:14ils font des promos
45:16des newsletters
45:17des choses comme ça
45:19donc ça
45:20il y a déjà ce point là
45:21et puis après
45:21ils n'ont pas les mêmes charges
45:22que nous
45:22ils n'ont pas le droit d'avoir
45:22ils n'ont pas le droit d'avoir
Commentaires