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Éducation
Transcription
00:00Le 28 octobre dernier, une commission d'enquête a ouvert sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public.
00:05Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les débats étaient très tendus.
00:08C'était pas ma question, monsieur Nel ?
00:09C'est ma réponse. Vous m'avez dit, allez vous faire voir.
00:11T'inquiète, on va te régler. C'est quoi ? C'est une menace, monsieur Balanant ?
00:14Je me crois à l'Assemblée Nationale, monsieur le rapporteur, dans un cirque que vous avez créé.
00:18Si vous voulez pas m'entendre ?
00:19Mais je vous entends. Merci, messieurs les ministres.
00:21Mais non, mais...
00:23Mais Jérémy, franchement, mais qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu t'interromes ?
00:27Monsieur le rapporteur, je viens de suspendre cette audition. Je viens de suspendre cette audition.
00:31Au début, je comprenais pas pourquoi ça allait aussi loin.
00:33Mais quand on écoute quelques situations, et surtout, combien les français payent pour l'audiovisuel public, on comprend assez rapidement.
00:40Entre des immenses salaires, des accusations de détournement de fonds publics, de la corruption et du militantisme politique,
00:46l'audiovisuel public serait devenu une sorte de vache à lait pour quelques privilégiés.
00:50Privilégiés qui utilisent leur place pour aider les copains et diffuser des programmes très orientés politiquement.
00:55Pourtant, France Télévisions, comme l'ensemble de l'audiovisuel public, est payé par nous, les français.
01:00Alors la moindre des choses, c'est quand même qu'on soit informé.
01:02Comment est utilisé cet argent ?
01:04Qui est derrière France Télévisions ?
01:05Et qu'est-ce que ces 6 mois de commission d'enquête parlementaire nous ont révélé ?
01:09Pour répondre, j'ai justement écouté une quinzaine d'heures de cette commission d'enquête,
01:12et j'ai rassemblé tous les éléments qui me semblent être le plus pertinent.
01:15Et aujourd'hui, vous, à travers cette vidéo, vous allez découvrir un condensé de mon enquête,
01:19les petits arrangements et surtout, l'arnaque que cache l'audiovisuel public français.
01:23Mais avant de commencer la première partie, permettez-moi de me détacher un petit peu de mon écran,
01:27déjà parce que ça me détend, je me trouve d'ailleurs dans un endroit sublime,
01:30mais surtout, pour me permettre de vous montrer cette chevalière, qui est l'une des créations de ma marque préférée,
01:34Kalos.
01:35Kalos, c'est le partenaire de cette vidéo, mais si c'est aussi ma marque préférée,
01:38c'est parce qu'ils ont eu l'excellente idée d'intégrer les symboles qui ont fait la France et
01:42la civilisation européenne
01:43pour les mettre sur des bijoux.
01:44Typiquement, ce que vous voyez ici, c'est des chevalières en argent, avec par exemple la fleur de lys, le
01:48symbole des rois,
01:49l'aigle impériale napoléonien que j'ai au doigt,
01:51et mon petit coup de cœur, c'est l'anneau de Jeanne d'Arc,
01:53une reproduction revisitée du véritable anneau que portait la sainte patronne de la France.
01:57Après, Kalos, c'est pas que des chevalières.
01:59Dans la gamme bijoux, vous avez des bracelets, des boucles d'oreilles et des colliers que je trouve vraiment superbes.
02:04Il y a aussi ce couteau qui est ultra efficace et que j'aime particulièrement,
02:07parce que c'est le même que portent nos soldats.
02:09Il est même produit à Thiers, la capitale des couteaux.
02:11Mais je pourrais aussi vous parler de leur matériel de box ultra complet,
02:14ou de leur vêtement que j'adore porter,
02:15mais je vais plutôt m'arrêter simplement sur leurs commentaires.
02:17Avec plus de 2000 avis, ils arrivent à la note de 4,8 étoiles sur 5 sur Trotspilot.
02:22Et quand vous les lisez, vous avez systématiquement les mêmes choses qui reviennent.
02:26Livraison rapide, produits de qualité, et sa vie réactif, bref.
02:29Si vous aimez l'histoire de France,
02:30ou que vous souhaitez juste porter quelque chose de bien fait et de beau,
02:33allez jeter un coup d'œil dans la description,
02:35dans laquelle vous trouverez un lien pour aller sur leur site.
02:37Et si vous leur prenez quelque chose,
02:38pensez bien à utiliser le code MM10 pour profiter de 10% de réduction.
02:42Encore merci à Kalos, merci à vous,
02:44et reprenons avec la première partie.
02:493 milliards, 950 millions d'euros par an.
02:52C'est le prix auquel on paye l'ensemble des chaînes de radio et télévision publiques.
02:56Et si vous pensez que ça ne vous concerne pas parce que vous ne payez pas d'impôts,
02:58rassurez-vous, ça vous concerne,
03:00parce que le prélèvement est fait directement sur la TVA.
03:02Donc quand vous faites vos courses,
03:03et que vous achetez par exemple 2 euros de kilos de pommes de terre,
03:06et bien il y a toujours 1 ou 2 centimes
03:08qui partent directement dans les salaires d'employés de France 2 ou de France Inter par exemple.
03:12Chaque année, notre contribution est estimée à environ 140 euros par personne,
03:16ce qui représente à la fin quand même un joli pactole.
03:18A peu près 4 milliards d'euros par an.
03:20Une somme considérable qui, à titre de comparaison,
03:23correspond à à peu près 91% du budget du ministre de la Culture,
03:27ou 4000 écoles par exemple.
03:28Ok, mais à quoi il sert tout cet argent ?
03:30Avant tout, il sert à financer les 5 organismes de l'audiovisuel public.
03:34On a Radio France à 652 millions,
03:36auquel s'ajoute la chaîne Arte qui dispose de 300 millions,
03:39France Média Monde qui a également 300 millions,
03:42mais le principal c'est France Télévisions
03:43qui récupère 2 milliards 500 millions d'euros d'argent public par an.
03:47Et bien malgré ces chiffres, malgré ce don des français,
03:50France Télévisions arrive au prodige de perdre de l'argent.
03:53Oh oui, vous avez bien entendu, ils perdent de l'argent.
03:55C'est tellement à peine croyable qu'il va falloir qu'on décortique tout ça.
03:58France Télévisions dispose donc de 2,5 milliards de la part des français chaque année.
04:03Cette somme, elle n'a pas besoin d'être remboursée,
04:05c'est une sorte de bonus, un sacré bonus pour faire tourner la boutique.
04:08Bien, sauf que cette somme ne suffit pas,
04:10ils ont des frais supplémentaires qui s'élèvent à environ 700 millions d'euros.
04:13Et bien ces 700 millions de frais supplémentaires,
04:15ils n'arrivent pas à les rembourser.
04:17France Télévisions produit tellement peu d'argent chaque année
04:19que depuis plusieurs années de suite,
04:21ils enregistrent un déficit de 40 millions en 2025 par exemple.
04:24Et ce chiffre serait en vérité réduit,
04:26parce que d'après Jean-Jacques Cordival, le secrétaire général du syndicat de l'audiovisuel,
04:30il serait en fait bien plus important.
04:32L'entreprise France Télévisions et ça est extrêmement déficitaire.
04:37Moins 256 millions en 2024,
04:39moins 290 millions en 2025.
04:43Ce ne sont pas des petites sommes.
04:44On n'est pas sur des petites sommes,
04:46et tous ces chiffres sont vérifiés.
04:47Ils viennent tous d'un rapport de la Cour des comptes d'attente de 2024.
04:50D'ailleurs, je vous mets le lien en description si ça vous intéresse.
04:52J'en profite aussi pour vous mettre une déclaration de Nasser Médat,
04:55le président de la 3ème chambre de la Cour des comptes.
04:57Est-ce que la situation est grave aujourd'hui chez France Télévisions ?
05:00Oui, la situation est critique.
05:01Elle est critique,
05:02en tout cas,
05:03et elle peut devenir très,
05:05plus que délicate à partir de 2026.
05:07Donc il y a vraiment urgence.
05:08Il y a urgence.
05:09Je tiens quand même à rappeler que si France Télévisions était une entreprise privée,
05:12c'est-à-dire qu'elle ne touchait pas d'argent public,
05:14c'est pas de 40 millions qu'il serait déficitaire,
05:16mais de 2,5 milliards.
05:18Bref, si vous trouvez comme moi déjà ça stupéfiant qu'avec une aide aussi colossale,
05:22ils arrivent quand même à perdre de l'argent,
05:24la réponse à la prochaine question risque d'encore plus vous déranger.
05:27La question étant,
05:28mais où va l'argent ?
05:29Alors on va commencer par les salaires,
05:31et je vous demande de bien vous tenir,
05:32parce que là,
05:33les chiffres que vous allez entendre sont absolument tous certifiés par la Cour des comptes.
05:36Dans ce rapport du 14 octobre 2024,
05:38consacré à Radio France,
05:39la Cour des comptes nous dit que
05:40le salaire moyen d'un employé de Radio France est de 72 000 euros par an.
05:4572 000,
05:46ce qui les place dans les 9% des français les mieux payés.
05:48Mais attendez,
05:49ça c'est que la moyenne,
05:50quand on monte dans la hiérarchie c'est autre chose.
05:52L'audiovisuel public,
05:53c'est une trentaine de directeurs qui gagnent tous plus de 200 000 euros à l'année.
05:57A titre de comparaison,
05:58président de la République,
05:59c'est 180 000 euros.
06:01Et par mieux,
06:01vous vous doutez que tous bénéficient d'une voiture de fonction,
06:04voire même parfois de chauffeur.
06:05Mais la palme revient quand même à la présidente de France Télévisions,
06:09qui touche quant à elle la modique somme de 400 000 euros annuels,
06:12depuis maintenant 11 ans.
06:13Vous en faites pas,
06:14on va bientôt s'intéresser à son cas,
06:15parce qu'il y en a beaucoup des choses à dire.
06:17Mais avant,
06:17je finis juste avec les employés.
06:18Le rapport de la Cour des comptes est formel.
06:20Pour le cas des journalistes de Radio France,
06:22mais aussi pour ceux de la télévision,
06:23le temps de travail est entre 191 et 197 jours par an.
06:27Ça représente à peu près un jour sur deux.
06:29Un jour sur deux de travail,
06:30c'est plutôt peinard j'ai l'impression.
06:32Ensuite,
06:32les congés,
06:33ils n'ont pas 5,
06:34n'ont pas 10,
06:35mais 14 semaines de congés payés.
06:37Je veux bien que ça soit stressant la radio,
06:39mais là il faut quand même pas abuser.
06:40Pour le temps de travail,
06:41on est sur un 35 heures semaine,
06:42mais là où ça devient encore plus intéressant,
06:44c'est quand on regarde les biens immobiliers de France Télévisions.
06:47Alors,
06:47on a un château en Dordogne,
06:49avec son parc de 115 hectares,
06:51auquel ils ont ajouté ces dernières années,
06:52une piscine,
06:53au frais du contribuable,
06:54qui s'élève à 1 million d'euros sur fonds public.
06:56Après vous me direz qu'avec 14 semaines de congés payés,
06:59il faut bien s'occuper, non ?
07:00Sinon on a quoi ?
07:01On a un immeuble en banlieue parisienne,
07:03on a des résidences de vacances à Cannes et à Trouville.
07:05Sympa d'avoir de l'argent public, non ?
07:08Mais le cas le plus aberrant,
07:09je crois que c'est quand même le Festival de Cannes.
07:11Les dépenses de France Télévisions pendant la semaine du festival
07:14s'élèvent à 2,6 millions d'euros,
07:16soit à peu près 400 000 euros par jour.
07:18Pour vous donner un exemple concret
07:20de comment France Télé arrive à dépenser autant d'argent si vite,
07:23on va s'intéresser à elle.
07:24Elle,
07:25c'est l'actrice Virginie Effira,
07:26et en 2022,
07:27elle a présenté la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes.
07:30Et grâce à la commission d'enquête,
07:32on sait ce qu'elle nous a coûté.
07:33Quand on regarde les détails de ces montants,
07:35j'ai pu voir notamment que concernant la maîtresse de cérémonie,
07:38à l'époque,
07:38l'actrice Virginie Effira,
07:40sa prestation a coûté 60 000 euros
07:41pour la seule cérémonie d'ouverture,
07:43l'équivalent de 3 SMIC annuels
07:45pour seulement quelques heures de mission.
07:47Pourtant, ce n'est pas elle qui a écrit les textes,
07:48car les textes,
07:49vous les avez commandés
07:50pour 30 000 euros supplémentaires.
07:52Il y a eu aussi 1 500 euros de maquillage,
07:541 500 euros de coiffure,
07:55300 euros de manucure dont elle a pu bénéficier.
07:58Donc, je résume.
07:59On a une présentatrice de France Télévisions
08:01qui arrive à dépenser que, pour elle,
08:04100 000 euros.
08:05Et après, on s'étonne que la France s'endette.
08:06Aujourd'hui, France Télévisions se pensent tellement intouchables
08:09qu'ils se permettent d'adopter des budgets déficitaires.
08:11Pour l'année 2026, par exemple,
08:13ils prévoient dans leur comptabilité
08:14de perdre 40 millions d'euros.
08:16Et ce qui est peut-être le plus étonnant,
08:17c'est que malgré ce bilan lamentable,
08:19Delphine Ernotte, la présidente,
08:20a été choisie pour la troisième reprise
08:22pour diriger France TV.
08:23Ce qui est la première fois de l'histoire.
08:24Personne n'a été élu deux fois de suite
08:26pour présider France TV.
08:27Et pourtant, dans le passé,
08:28il y en avait eu quand même quelques-uns des bons.
08:30J'ai fait quelques recherches
08:31et on avait un type comme Patrick Decarolis,
08:33le directeur de France Télé de 2005 à 2010.
08:35Le gars a un bilan ultra positif,
08:37à peu près une dizaine de millions chaque année.
08:39Lui, il a été reconduit qu'une seule fois.
08:40Et quand le rapporteur de la commission
08:41demande à Delphine Ernotte
08:43de s'expliquer sur la situation économique de France TV,
08:45je vous mets sa réponse.
08:46Ce que je peux dire,
08:47puisque vous m'interrogez personnellement,
08:49c'est que je me suis toujours conformée
08:51aux décisions de mon conseil d'administration
08:54et que j'ai toujours tenu les objectifs budgétaires
08:57qui m'étaient demandés
08:58et qui m'étaient assignés
08:59par mon conseil d'administration.
09:01Donc elle, non, non,
09:02toujours responsable de rien,
09:03hormis quand il faut récupérer son salaire
09:05payé par l'État,
09:06par nous en fait,
09:07que je vais prendre un malin plaisir à vous redire,
09:09400 000 euros par an sur 11 ans,
09:12avec un bilan aussi mauvais,
09:13j'ai quand même l'impression
09:14qu'elle s'en sort pas mal.
09:15D'ailleurs, il faut quand même
09:16qu'on pose la question,
09:17pourquoi est-ce que elle,
09:18elle a été reconduite deux fois
09:19avec un bilan aussi lamentable ?
09:20Et bien c'est justement
09:21ce qu'on va voir dans la prochaine partie.
09:24Bon, tout ce que je vais dire ici
09:25ne fait pas office de preuve
09:27mais plutôt de piste
09:28qui semble indiquer que
09:29Delphine Ernaut
09:29n'est pas à la présidence de France Télévisions
09:31seulement pour ses compétences.
09:33Avant Madame Ernaut,
09:34on a eu pendant 10 ans
09:35deux anciens directeurs de France Télévisions
09:36qui étaient considérés plutôt
09:37comme à droite politiquement.
09:39Il y a eu d'abord un certain Fimelin
09:40nommé par Sarkozy
09:41puis Patrick de Carolis
09:43proche de Chirac.
09:43Mais en 2015,
09:44quand arrive le moment de choisir
09:45un nouveau directeur de France TV,
09:47c'est un président socialiste,
09:48François Hollande qui dirige
09:49et d'après Olivier Schramek,
09:51le président socialiste
09:53lui aurait dit d'éviter deux candidats
09:54et finalement,
09:55la présidence de France TV
09:56sera arrivée à Madame Ernaut.
09:57Dans son discours de nomination,
09:59elle dénonce, je cite,
10:00une télévision composée
10:01d'hommes blancs de plus de 50 ans.
10:03Une chose d'ailleurs
10:03qu'elle va répéter dans les médias.
10:04Je pense qu'il faut impérativement
10:06que France Télévisions
10:08soit à l'image,
10:09résonne avec son public
10:10et honnêtement,
10:11en arrivant,
10:12mon premier constat,
10:13c'est que ce n'est pas le cas.
10:13On a une télévision
10:15d'hommes blancs de plus de 50 ans
10:16et ça, il va falloir que ça change.
10:18Ça annonce la couleur, n'est-ce pas ?
10:19Et les décisions qui vont suivre
10:20vont aller exactement dans ce sens.
10:22D'abord, Julien Lepers
10:23qui est viré en 2016
10:24au motif d'un renouvellement
10:26alors que son émission
10:27marchait très bien.
10:27Puis David Pujadas
10:28viré en 2017 au même motif.
10:30Frédéric Taddeï en 2016,
10:32Tex en 2017,
10:33Patrick Sébastien en 2019
10:34et j'en passe.
10:35Dès l'arrivée de Madame Ernaut
10:36à France Télévisions,
10:37une véritable purge est opérée
10:39chez ces fameux
10:40hommes blancs de plus de 50 ans.
10:41Tous dirigés des émissions
10:43massivement regardées par les Français,
10:44vous découvrirez rapidement
10:46dans les prochains chapitres
10:47que le succès d'une émission
10:48passe après leur idéologie.
10:49Ce que je voulais dire
10:50pour entrer dans le vif du sujet,
10:51c'est que pendant des années
10:52sur le service public,
10:54tout s'est merveilleusement passé.
10:55Et jusqu'à l'arrivée
10:56de Delphine Ernaut,
10:57on faisait tout
10:58pour que nos émissions marchent.
11:00Et quand Madame Ernaut est arrivée,
11:02on a tout fait
11:02pour qu'elle ne marche pas.
11:04C'est-à-dire que d'entrée,
11:05Madame Ernaut
11:06voulait me dégager, clairement.
11:08Les tendances politiques
11:09de Delphine Ernaut
11:09se font même ressentir
11:10aux présidentielles de 2017.
11:12Alors que Marine Le Pen
11:13et le couple Macron
11:14arrivent sur le plateau,
11:14la patronne de France Télévisions
11:16fera la bise à Emmanuel
11:17et Brigitte Macron
11:18et n'adressera même pas
11:19un regard à Marine Le Pen.
11:21Puis en 2021,
11:22elle nomme Cyril Graziani
11:23à la tête du service politique
11:24de France 2.
11:25Graziani, vous ne le connaissez
11:26probablement pas,
11:27mais lui connaît très bien
11:28le président.
11:28Il s'est même vanté
11:29lors de l'émission The Voice
11:30de discuter avec lui par SMS.
11:32Bon, on a déjà quelques pistes
11:33sur la présence
11:34de Madame Ernaut à ce poste.
11:35Mais ce qu'il y a peut-être
11:36de plus troublant,
11:37c'est les boîtes de production
11:38avec lesquelles travaille
11:38France Télévisions.
11:39À part sa propre boîte de production,
11:41France Télévisions
11:42travaille avec
11:42trois principaux partenaires
11:43qui produisent
11:44un peu plus d'un tiers
11:45de leurs émissions.
11:46Et avec chacune,
11:47sans exception,
11:48la commission d'enquête
11:48révèle des situations
11:49plus que suspectes.
11:51Premièrement,
11:51Banidje est l'employé
11:52Takis Kandilis.
11:54On est en 2016
11:54quand Takis Kandilis
11:55est directeur de la fiction
11:57chez Banidje,
11:57un géant de la production
11:58audiovisuelle.
11:59Et son plus gros client,
12:00c'est France Télévisions.
12:01Deux ans plus tard,
12:02en février 2018,
12:03Kandilis passe de vendeur
12:05chez Banidje
12:05à acheteur
12:06parce qu'il est recruté
12:07par Delphine Ernaut
12:11de France Télévisions.
12:12Déjà,
12:12ce recrutement
12:13est plus que suspect
12:14parce qu'à l'origine,
12:15Kandilis y vendait
12:16des programmes
12:16pour France TV.
12:17Maintenant qu'il a obtenu
12:18le poste d'acheteur,
12:19rien ne nous dit
12:19qu'il ne va pas acheter
12:20ses propres programmes.
12:21Mais là où l'arnaque
12:22est vraiment visible,
12:23c'est quand,
12:24en septembre 2020,
12:25il claque la porte
12:25de chez France Télévisions
12:26pour retourner chez Banidje.
12:28Ses allers-retours
12:29n'ont peut-être pas l'air
12:29de grand chose,
12:30mais il pose en vérité
12:31des gros problèmes.
12:32Parce qu'en plus
12:32d'avoir fait considérablement
12:33augmenter son salaire
12:34entre chaque allée et venue,
12:36il est probable
12:36que Kandilis
12:37s'est non seulement
12:37favorisé les programmes
12:38de Banidje pendant
12:39ses deux ans à France TV,
12:40mais que surtout,
12:41ça soit grâce à ça
12:42qu'il a obtenu
12:42son nouveau poste
12:43deux ans plus tard.
12:44Dans le privé,
12:44ce genre d'aller-retour
12:45entre acheteur et vendeur,
12:46ça n'existe pas.
12:47Si c'est permis dans le public,
12:48c'est juste parce que
12:49c'est avec l'argent
12:50du contribuable.
12:50Et ne pensez pas
12:51que ce genre de pratique
12:52est inédite
12:52chez les hauts cadres
12:53de France Télévisions.
12:54Laissez-moi vous parler
12:55du cas de Nathalie Daré-Grand,
12:56une ancienne directrice
13:04qui travaille France TV.
13:05Puis en 2020,
13:06Nathalie Daré-Grand
13:07est licenciée
13:08de France Télévisions
13:08et elle va toucher
13:09des indemnités
13:10proches de 300 000 euros.
13:11Sauf que dans la foulée,
13:12quelques mois plus tard,
13:13elle est engagée par qui ?
13:14Eh bien la boîte de production
13:15avec qui elle avait signé
13:16des contrats
13:17pendant des années.
13:17Plutôt pratique, n'est-ce pas ?
13:19Enfin, c'est la patronne,
13:20Delphine Ernotte,
13:20qui est accusée de copinage
13:22avec cette fois-ci
13:22la plus grosse boîte
13:23de production privée
13:24qui pèse le plus
13:25pour France TV,
13:26Media One.
13:26Media One est créée en 2015
13:28quand Delphine Ernotte
13:29est devenue présidente
13:30de France TV.
13:30Les directeurs sont
13:31Pierre-Antoine Capeton,
13:32Mathieu Pigasse
13:33et Xavier Niel,
13:34des milliardaires français donc,
13:35mais quand on regarde
13:36de plus près,
13:37Media One est loin
13:38d'être intégralement
13:39une boîte française.
13:4080% de son capital
13:41est détenu par un fonds
13:42d'investissement américain,
13:43KKR.
13:44Pour comprendre pourquoi
13:44est-ce que Media One
13:45a environ par an
13:46100 millions d'euros
13:47de contrats avec France Télévisions,
13:49ce qui sert en fait beaucoup
13:50à enrichir des actionnaires
13:51américains sur le dos des Français,
13:53il faut qu'on s'intéresse
13:53au lien entre la directrice
13:55de France TV et Media One.
13:56Alors je ne remets pas du tout
13:57en question le travail
13:58qui est fourni par Media One,
13:59mais quant à la commission
14:00d'enquête et poser la question
14:01de liens dissimulés
14:02entre Delphine Ernotte,
14:03la PDG de France TV,
14:04et donc Media One,
14:05voici la réponse
14:06de Jean-Jacques Cordival,
14:07le secrétaire général
14:08du syndicat dont on a déjà parlé.
14:09Quand vous dites
14:10il y a des relations,
14:11il y a forcément des relations
14:12quand Media One
14:13invite Madame Ernotte
14:14chez Maxime's
14:16avec la privatisation
14:17du restaurant Maxime
14:18tout entier
14:19pour fêter
14:20un peu en avance
14:21sa victoire,
14:21c'est quand même
14:22assez choquant.
14:23Moi je n'irais pas,
14:23si c'était moi
14:24je n'y serais pas allé,
14:25vous voyez ce que je veux dire ?
14:26Donc oui forcément
14:26il y a un moment ou un autre,
14:27tout le monde travaille
14:28dans un petit monde
14:30de l'entre-soi.
14:31Ces mots ne laissent pas
14:33vraiment de place
14:33à l'imagination,
14:34on est dans un petit monde
14:35de l'entre-soi.
14:36Alors si c'était
14:37avec leur propre argent,
14:38honnêtement moi je m'en ficherais.
14:39Mais là,
14:40c'est avec de l'argent public
14:41qui se gave.
14:42Alors,
14:42est-ce que Madame Ernotte
14:43est en poste
14:44parce qu'elle placerait
14:45des proches du président
14:46ou parce qu'elle soutiendrait
14:47des milliardaires
14:47comme Mathieu Pigasse
14:48ou Xavier Niel ?
14:49Franchement,
14:50impossible de l'affirmer
14:51mais c'est autant
14:52de pistes troublantes
14:53qui expliquerait
14:54pourquoi est-ce que
14:54Delphine Ernotte
14:55est encore à son poste
14:56aujourd'hui.
14:56D'ailleurs,
14:57avant de passer
14:57à la prochaine partie,
14:58je vais vous montrer
14:58un extrait.
14:59Un extrait qui est
15:00plutôt curieux
15:01de la commission d'enquête
15:02où l'auditionné,
15:02donc Monsieur Cordival,
15:03alors qu'il était en plein
15:04en train d'apporter
15:05beaucoup d'éléments
15:06sur une potentielle corruption
15:07de Madame Ernotte
15:08avec d'autres directeurs,
15:09va être tout simplement
15:10coupé par la directrice
15:11de la commission.
15:12Donc,
15:13aujourd'hui,
15:13je vous laisse
15:14deux questions supplémentaires
15:16et nous finirons.
15:17Madame la Présidente,
15:19à nouveau,
15:19c'est la première fois
15:21que nous ferions
15:22une audition aussi courte,
15:23il n'en a jamais été question.
15:24La moyenne de durée
15:26des auditions
15:26depuis le début,
15:27tout le monde pourra vérifier,
15:28tourne plutôt autour
15:28de deux heures et demie.
15:29Là, ça fait un peu plus
15:30d'une heure et quart
15:30qu'on a commencé.
15:32Messieurs, visiblement,
15:34ou un point de vue critique
15:35sur la gestion
15:35de France Télévisions,
15:37est-ce que ça expliquerait
15:38qu'on réduise
15:39leur temps de parole
15:40et le temps d'audition ?
15:41Moi, au début de cette audition,
15:42je n'ai pas été prévenu
15:43que cette audition
15:44soit aussi courte.
15:45Donc, permettez-moi,
15:46j'aurais quelques questions,
15:47permettez-moi
15:47d'aller au bout
15:48de mes questions
15:49parce que je considérais
15:51qu'il y a une volonté
15:52en tout cas
15:52d'abréger un peu
15:53les discussions
15:54qui en plus sont
15:55très intéressantes
15:56depuis le début
15:56de cette audition.
15:58Excusez-moi, mais...
15:59Un moment bizarre
16:00qui, encore une fois,
16:01semble indiquer
16:02une volonté du pouvoir
16:03de couper la parole
16:04de ceux qui dénoncent
16:05les abus de France TV.
16:06Sans plus attendre,
16:06on passe à la suite
16:07car, ok,
16:08l'audiovisuel public,
16:09ça coûte cher,
16:09mais si à la rigueur,
16:10ils réussissaient à unir
16:11tous les Français
16:12autour d'un programme solide,
16:13j'ai envie de dire,
16:13pourquoi pas ?
16:16Pour vous,
16:16une chaîne de télévision
16:17payée par les Français,
16:18ça devrait diffuser quoi ?
16:19C'est vraiment une question
16:20que je me suis posée
16:21et pour moi,
16:21ça devrait être
16:22de l'information vérifiée
16:23et honnête,
16:24du pluralisme politique
16:25qui donne la parole
16:26à tous les courants de pensée
16:27et surtout ceux
16:28qui sont le plus partagés
16:29par les Français.
16:30Ça devrait être,
16:30je sais pas,
16:31des documentaires travaillés
16:32sur le patrimoine
16:33et l'histoire de France
16:33ou encore des programmes éducatifs
16:35mais sans militantisme politique.
16:37Alors je vous rassure,
16:38ce que je viens d'évoquer,
16:38il y en a
16:39dans l'audiovisuel public,
16:40mais il y a aussi
16:41beaucoup d'autres choses.
16:43Les seules journées du mardi
16:44et 27 janvier sur France 2,
16:45on compte pas moins
16:46de 9 jeux télévisés.
16:48A titre de comparaison
16:49sur TF1,
16:50il n'y en a eu qu'un seul
16:51et maximum par jour,
16:51il n'y en a qu'un.
16:52De plus,
16:53Radio France et France TV
16:54sont accusés depuis plusieurs années
16:55d'une grande partialité politique
16:57dans leurs émissions.
16:58On va garder de ce point de côté
16:58parce que ça fera l'objet
16:59du dernier chapitre.
17:00Enfin,
17:01si l'on s'intéresse
17:01aux parts d'audience,
17:02donc c'est le pourcentage
17:03de gens qui regardent la télévision
17:05à un moment donné
17:05sur une chaîne précise,
17:06et ben là,
17:07on a plutôt une bonne nouvelle
17:07parce que France TV
17:08gagne avec 29%
17:10de parts d'audience.
17:11Mais au regard
17:11de certains autres chiffres,
17:13c'est loin d'être si positif.
17:14Ok,
17:14France TV,
17:15c'est 3,3 milliards de budget
17:17et 29,4%
17:18de parts d'audience.
17:19A comparer,
17:20TF1,
17:20c'est 2,3 milliards,
17:22donc 1 milliard de moins
17:23et surtout pas 1 euro
17:24d'argent public,
17:25et eux font 27,2%
17:27de parts d'audience.
17:28France TV est également
17:29avantagée par 4 chaînes
17:30sur les 9 premiers numéros,
17:31tandis que TF1
17:32n'a qu'une seule chaîne.
17:33De plus,
17:33lorsqu'on compare France Télévisions
17:35à ses équivalents européens,
17:36notamment la RAI en Italie,
17:37on se rend compte
17:38qu'avec beaucoup moins de moyens,
17:39environ 1,8 milliard
17:41par an de redevances,
17:42elle enregistre en moyenne
17:4340% de parts d'audience.
17:44Enfin,
17:45et c'est sûrement
17:45le plus accablant,
17:46c'est quand on prend en compte
17:47l'âge des spectateurs
17:48de France Télévisions.
17:49Alors oui,
17:49on le sait,
17:50de moins en moins de jeunes
17:50regardent la télévision,
17:51mais France TV
17:52en est vraiment
17:53la parfaite illustration.
17:54Le spectateur moyen
17:55de France Télévisions
17:56a 66 ans,
17:57ce qui en fait
17:57le plus âgé
17:58de tous les spectateurs
17:59de la télévision,
18:00à savoir que celui de TF1
18:01a 58 ans
18:02et celui de M6
18:0355 ans.
18:03En vue de ces chiffres
18:04et avec tout le respect
18:05que je dois pour nos anciens,
18:07est-ce que l'audiovisuel public
18:08n'est-il pas en train
18:09de devenir
18:09une espèce de nouveau
18:10bien social pour les retraités ?
18:11Je vous laisse le loisir
18:12de répondre en commentaire
18:13et sans plus attendre,
18:14on passe à un chapitre
18:15qui risque de beaucoup
18:16vous intéresser,
18:17celui de la neutralité politique.
18:20On est le 7 juillet 2025
18:22quand Patrick Cohen,
18:23éditorialiste sur France Inter
18:24et France 5
18:25et Thomas Legrand,
18:26chroniqueur politique
18:27à Libération et France Inter,
18:29déjeunent dans un restaurant parisien
18:30avec deux membres éminents
18:32du parti socialiste.
18:33D'un côté,
18:33Pierre Jouvet,
18:34le secrétaire général
18:35et de l'autre,
18:36Luc Broussy,
18:37le président du conseil national du PS.
18:39A la table,
18:39l'ambiance est détendue,
18:40les discussions se rapprochent
18:42d'ailleurs plus
18:42de celles d'Amine Longue Date
18:43que vraiment de journalistes
18:44et de politiques.
18:45Le sujet principal,
18:46c'est la stratégie de la gauche
18:47pour battre la droite
18:48lors des municipales de Paris
18:49en mars 2026.
18:51On parle notamment
18:51de Rachida Dati,
18:52alors ministre de la Culture
18:53et candidate LR
18:55à la mairie de Paris.
18:55Ça fait depuis des mois
18:56qu'elle est dans le viseur
18:57du parti socialiste
18:58et c'est là qu'il dit une phrase
18:59qui va faire exploser
19:00une affaire de mois plus tard.
19:01Thomas Legrand,
19:02donc journaliste de France Inter,
19:03nous lâche.
19:05Dans le contexte de la conversation,
19:07s'occuper de Dati,
19:08c'est pas l'inviter au restaurant.
19:09Ça veut plutôt dire
19:10qu'ils vont tout mettre en œuvre
19:11pour bousiller sa campagne.
19:13Et même s'il reste
19:13de la discussion est floue,
19:14on entend des choses
19:15comme comment mettre au pouvoir
19:16la gauche
19:17au présidentiel 2027.
19:18Ce jour-là au restaurant,
19:20nos quatre compères
19:20se doutent de rien.
19:21Mais à la table derrière eux
19:22se trouve un homme,
19:23un journaliste
19:23d'un média
19:24qui est pas très à gauche.
19:25Le journaliste de l'Incorrect
19:26a dégainé son téléphone
19:27et a tout enregistré.
19:28Puis deux mois plus tard,
19:29le 5 septembre,
19:30dans les magazines de l'Incorrect,
19:32tout est balancé.
19:33Et la phrase
19:33qui va évidemment
19:34le plus choquer,
19:35c'est...
19:37Alors quand tout le monde apprend
19:38que des journalistes
19:39payés par les Français
19:40complotent avec deux cadres
19:41éminents d'un parti politique
19:43pour rabaisser une candidate
19:44d'un autre parti,
19:45c'est un scandale qui explose.
19:46Dès le lendemain,
19:47Thomas Legrand est suspendu
19:48à titre conservatoire
19:49par France Inter.
19:50En réaction,
19:51les deux journalistes
19:52portent plainte contre l'Incorrect
19:53en dénonçant
19:54soi-disant un faux enregistrement,
19:55sauf qu'en fait,
19:56il est prouvé que l'enregistrement
19:57est totalement vrai
19:58et la plainte est classée sans suite.
20:00Et peut-être ce qu'il y a
20:00de plus drôle,
20:01c'est que lors de la commission d'enquête,
20:02quand Patrick Cohen
20:03et Thomas Legrand
20:03sont questionnés sur cette affaire,
20:05ils n'émettent pas
20:05une once de regrets.
20:07Pour eux,
20:07tout ce qui ne va pas,
20:08c'est que l'Incorrect
20:08les ait enregistrés à leur insu.
20:10Cet exemple de conspiration
20:11entre des journalistes
20:12du service public
20:13et des politiques.
20:14Ici,
20:14elle a été filmée par chance.
20:15Mais ce genre de réunion,
20:16ce genre de dîner,
20:17c'est que l'arbre
20:18qui cache la forêt
20:19de ce qu'est la partialité
20:20de l'audiovisuel public français.
20:21Selon l'ARCOM,
20:22donc l'organisme
20:23qui régule l'audiovisuel,
20:24lors des élections européennes
20:25de 2024,
20:26les différentes radios
20:27du service public
20:28ont donné un tiers de paroles
20:29en moins au bloc de droite
20:30qu'au bloc de gauche.
20:31France Culture,
20:32par exemple,
20:33n'a donné que 24%
20:34de paroles au bloc de droite
20:35contre 50% au bloc de gauche.
20:37Évidemment,
20:38ces temps de paroles
20:38sont très éloignés
20:39des résultats finaux.
20:40Je vous mets de suite
20:41l'explication
20:41des directeurs de Radio France.
20:43Mais donc,
20:43moi,
20:43ça ne me semble pas aberrant,
20:46non.
20:47Et les temps de paroles,
20:48ils sont pris aussi
20:49en fonction des élections précédentes,
20:50pas des élections qui succèdent,
20:52parce que là,
20:52ça devient compliqué, sinon.
20:53Une justification
20:54qui, dans le fond,
20:54s'entendrait,
20:55s'il n'y avait pas
20:56autant d'autres éléments
20:57comme celui-ci, par exemple.
21:00Le 23 juin 2024,
21:02à une semaine
21:03des élections législatives,
21:04on a dix chroniqueurs
21:05de France Inter
21:05qui se mettent à chanter,
21:06je cite,
21:07« la chanson des gauchos ».
21:08Alors,
21:08je vous mettrais bien un extrait,
21:09mais vu l'étendue de leurs moyens,
21:11il y a de grandes chances
21:12qui fait sauter la vidéo pour ça,
21:13alors je vais plutôt
21:13vous lire quelques paroles.
21:15Car demain,
21:15si c'est bardé là,
21:16c'est fini pour moi,
21:17c'est fini pour toi.
21:18Il y a encore
21:19un peu d'espoir
21:20si on se rend à l'isoloir
21:21pour glisser un bulletin
21:22dans l'urne.
21:23Il vous annonce
21:23que la France revient
21:24en oubliant de dire
21:25que c'est la France de pétain.
21:27Voilà,
21:27ce qui est chanté
21:28avec nos impôts
21:29à une heure de grande écoute
21:30sur le service public
21:31et ce,
21:31à une semaine des élections.
21:33Ensuite,
21:33le 7 février 2026,
21:35en pleine campagne
21:35des élections municipales,
21:37France Inter
21:37republie sur ses réseaux
21:38un reportage
21:39pour lutter contre l'extrême droite.
21:41La première séquence
21:42nous présente un rappeur
21:43nous expliquant
21:43que la jeunesse
21:44emmerde le Front National,
21:46difficile de faire plus clair,
21:47et quand la question
21:48de la neutralité politique
21:49est posée
21:49lors de la commission d'enquête
21:50à France Inter,
21:51on ressent immédiatement la gêne
21:53et eux disent
21:53ne pas se souvenir
21:54de ce passage.
21:55Une autre chose
21:56très importante
21:56qui a été dévoilée
21:57lors de la commission d'enquête,
21:58c'est que lorsque parlent
21:59des invités très politisés à gauche
22:01sur les plateaux
22:01de France Télévisions,
22:02ils ne sont pas présentés comme tels.
22:04Par exemple,
22:04le 11 septembre 2025,
22:06la présentatrice Caroline Roux
22:07qui présente le 20h
22:08reçoit Mathieu Pigasse.
22:10Mathieu Pigasse
22:10est simplement présenté
22:11comme un chef d'entreprise
22:12et pendant plusieurs minutes,
22:13il nous explique
22:14tout le danger
22:15que représente pour lui
22:16le Rassemblement National.
22:17Encore une fois,
22:17je suis n'avré
22:18de ne pas pouvoir
22:18vous mettre l'extrait
22:19mais je le mets en description.
22:20Donc quand Mathieu Pigasse parle,
22:22le spectateur y croit simplement
22:23que c'est un chef d'entreprise
22:24qui leur parle.
22:24Mais en vérité,
22:25Pigasse est non seulement
22:26engagé politiquement,
22:27il appelle à voter à gauche
22:28depuis plusieurs années
22:29et il est même directeur
22:30de plusieurs médias de gauche.
22:31Mais surtout,
22:32et c'est ça le plus grave,
22:33il est patron de MediaOne
22:34qui est le premier partenaire
22:36de France TV.
22:37Normalement,
22:37un journaliste
22:38qui fait son boulot,
22:39il est tenu de préciser
22:40ses liens
22:40entre l'invité et la chaîne.
22:42Or là,
22:43pas un mot.
22:43Et ce cas,
22:44encore une fois,
22:44n'est pas inédit.
22:45Il va se répéter
22:46dans l'émission
22:46C'est ce soir sur France 5.
22:48Quelques jours
22:48après le décès tragique
22:49de Quentin de Rank,
22:50lynché par des antifas.
22:51Stéphanie Prezioso
22:52est alors l'invité
22:53principal de l'émission.
22:54Madame Prezioso
22:55est alors présentée
22:56comme une experte
22:56du fascisme
22:57et de l'antifascisme.
22:58Sous couvert d'expertise,
22:59donc,
23:00elle se montrera
23:00extrêmement légère
23:01sur les antifas
23:02qui ont quand même
23:03assassiné Quentin.
23:04Jusqu'à quasiment
23:04prendre leur défense.
23:05Bon,
23:05c'est quand même
23:06un drôle de discours
23:07pour une historienne,
23:07vous trouvez pas ?
23:08Eh bien,
23:08justement,
23:09certes,
23:09elle est historienne,
23:10mais elle est aussi
23:11membre du mouvement
23:12suisse anticapitaliste
23:13et elle participe
23:14à des mouvements
23:14comme les Jeudis
23:15communistes de la Révolution.
23:16Franchement,
23:17c'est difficile
23:18de faire plus à gauche.
23:19Et alors que ces informations
23:20sont de notoriété publique,
23:21on peut les apprendre partout,
23:27pour la gauche
23:28chez France Télévisions,
23:29ils se retrouvent même
23:29au sommet de la hiérarchie.
23:31Stéphane Sidmon Gomez
23:31est aujourd'hui
23:32numéro 2 de France TV.
23:33Pourtant,
23:34on regarde son parcours,
23:35rien ne laissait présager
23:36une ascension
23:37aussi fulgurante.
23:38Arrivé en 2017
23:39comme directeur
23:39de cabinet de Delphine Ernaut,
23:41il n'avait aucune expérience
23:42dans l'audiovisuel.
23:43Son seul travail,
23:44c'était directeur de campagne
23:45chez le parti politique
23:46Europe Écologie Les Verts.
23:47Puis en 2022,
23:48Delphine Ernaut
23:49le propulse
23:49numéro 2 de France TV,
23:51juste avant d'ajouter
23:52à ses responsabilités
23:53le poste de directeur
23:54de l'information de France TV.
23:56Donc je résume,
23:56on a un militant politique
23:58qui n'a fait sa carrière
23:59qu'au sein d'un parti
24:00qui devient,
24:01en 5 ans à peine,
24:02numéro 2
24:02et patron de l'information
24:03de France TV ?
24:04Ça commence à faire beaucoup
24:05et pourtant,
24:06il y a encore beaucoup de choses
24:07que vous devez découvrir.
24:08Les deux secteurs
24:09où ce parti pris
24:10est très visible
24:11et peut-être encore plus grave,
24:12c'est sur l'application
24:13France TV Slash
24:14et le cinéma.
24:15Allez,
24:15on commence avec le cinéma
24:16qui, je vous avoue,
24:18je savais pas trop
24:18où le placer.
24:19Est-ce que je le mets
24:19dans l'économie de France TV
24:21parce que c'est un gouffre financier
24:22ou est-ce que je le mets
24:23dans le volet politique
24:24tellement certains films
24:25servent uniquement
24:26à défendre une idéologie ?
24:27Finalement,
24:28je l'ai mis dans le chapitre politique
24:29et vous allez vite comprendre pourquoi.
24:31France TV investit chaque année
24:32entre 65 et 80 millions d'euros
24:35dans des films.
24:36A priori,
24:36c'est formidable.
24:37Des films qui sont financés
24:38par les citoyens.
24:39On va enfin pouvoir
24:39nous rendre fiers
24:40de notre pays
24:40et défendre
24:41la grande culture française,
24:42non ?
24:54Pour que cette vidéo
24:54reste en ligne,
24:55je vais pas pouvoir
24:56vous montrer
24:56les quelques extraits
24:57de ces films.
24:57Mais croyez-moi
24:58que c'est affligeant.
25:00Après,
25:00peut-être que c'est que mon avis.
25:01Moi, par exemple,
25:02j'aime beaucoup Les Visiteurs.
25:03C'est un film
25:03qui me fait extrêmement rire.
25:04En revanche,
25:05Les Tuches,
25:06je rigole pas trop.
25:07Mais ça empêche pas
25:07Les Tuches
25:08de faire des millions
25:08d'entrées au cinéma.
25:09Donc,
25:10si à la rigueur,
25:11France TV
25:11fait des films
25:12que j'aime pas
25:12mais qui fonctionnent,
25:13c'est les lois du marché.
25:15Donc,
25:15ça me dérange pas
25:15de payer un peu pour ça.
25:16Sauf que là,
25:17non seulement,
25:18j'aime pas les films
25:18qui proposent,
25:19mais en fait,
25:19c'est le cas
25:19de tous les Français.
25:20Ok,
25:21prenons l'exemple du film
25:22Le Grand Déplacement
25:22avec Jean-Pascal Zaddy.
25:24Le budget,
25:24c'est 17 millions d'euros.
25:25Plutôt pas mal donc
25:26pour 130 000 entrées.
25:2917 millions d'euros
25:30pour faire autant de vues
25:31qu'une de mes vidéos ?
25:33On marche sur la tête.
25:34Pourtant,
25:34on aurait pu prédire
25:35que ce film,
25:36il est lébidé.
25:36Un humour centré
25:37sur l'écologisme,
25:38le décolonialisme
25:39et un militantisme assumé
25:41qui se moque
25:41de la théorie
25:42du Grand Remplacement.
25:43Excusez-moi,
25:43mais ça a pas l'air bien
25:44du tout.
25:45Et les Français
25:46sont pas dupes,
25:46du coup,
25:47ils vont pas le voir.
25:48Mais le pire film,
25:49celui qui incarne
25:49vraiment tout ce qui va pas
25:50chez France Télévisions,
25:52c'est lui.
25:52Toutes pour une,
25:53une relecture libre et moderne
25:54des Trois Mousquetaires
25:55d'Alexandre Dumas.
25:56Alors déjà,
25:56rien qu'avec ça,
25:57on dirait un spectacle
25:58pour une école primaire.
25:59Mais allez,
26:00lisons un peu plus
26:01la description.
26:01Les Mousquetaires,
26:02traditionnellement
26:03des hommes blancs,
26:04catholiques,
26:04au service du roi,
26:05sont ici remplacés
26:07par des femmes racisées,
26:09queers
26:09et certaines militantes.
26:11Ensemble,
26:12elles se battent
26:12contre les injustices
26:14du patriarcat
26:15et le racisme systémique.
26:18Et ça a coûté combien,
26:19ce truc ?
26:1910 millions d'euros
26:20pour 14 000 entrées ?
26:21Ça fait plaisir,
26:22l'argent public.
26:23Alors,
26:23je veux bien
26:24que le cinéma français
26:25ne soit pas au top
26:26de sa forme.
26:27Mais franchement,
26:27il y a quand même
26:28des bons films.
26:29En tout cas,
26:29il y a des films qui marchent.
26:30Ce qui me vient
26:30comme ça à l'esprit,
26:31on a le Comte de Monte Cristo
26:33par exemple,
26:33qui est encore un roman
26:34d'Alexandre Dumas
26:35qui cette fois-ci
26:36ne s'est pas fait humilier.
26:37Et d'ailleurs,
26:38combien il a fait d'entrée
26:38le Comte de Monte Cristo ?
26:409,4 millions.
26:42Plutôt pas mal.
26:43Et combien a investi
26:44France Télévisions dessus ?
26:460 euros.
26:47Ah bah décidément,
26:48ils sont allergiques
26:49au succès ces gens.
26:50Je pense comme ça
26:50d'ailleurs au film
26:51Un Petit Truc en Plus,
26:52qui est certes
26:53pas du grand cinéma,
26:55mais on passe
26:55un très bon moment.
26:56D'ailleurs,
26:57ça paye
26:57parce qu'il a fait
26:5811 millions d'entrées.
26:59Et d'ailleurs,
27:00combien a investi
27:01France Télévisions dessus ?
27:020.
27:04L'inverse me aurait étonné.
27:05Et du coup,
27:05est-ce qu'il y a quand même
27:06au moins un film
27:07qui a à peu près marché
27:08sur lequel France TV a investi ?
27:09Un ours dans le Jura
27:10avec Franck Dubosc ?
27:111,5 millions d'entrées ?
27:13Bon,
27:13c'est toujours ça.
27:14Je vous avoue
27:14que je ne vois pas trop
27:16l'intérêt de commenter
27:17cette partie.
27:17Je suis sûr
27:18que vous allez trouver
27:18les bons mots
27:19pour décrire
27:20l'état de France Télévisions
27:21vis-à-vis du cinéma français.
27:22Alors,
27:23on va directement passer
27:23à la dernière partie
27:24qui est France TV Slash.
27:26France TV Slash,
27:27c'est le média internet
27:28de France TV.
27:29C'est une sorte de
27:30combini payé par le contribuable.
27:31Dans un communiqué de presse,
27:33il est déclaré
27:33que France TV Slash
27:34est fait pour les jeunes
27:35de 15 à 34 ans.
27:36Pourtant,
27:36certains contenus proposés
27:37ne sont pas vraiment
27:39ce que des parents
27:39voudraient que leur enfant regarde.
27:41Promotion de la sexualité,
27:42contenu très orienté
27:43politiquement à gauche,
27:44le collectif citoyen
27:45Pas avec ma redevance
27:47a noté en 2022
27:48500 contenus problématiques
27:50sur les 3000
27:50publiés à l'époque.
27:51Je vous en cite
27:52quelques-uns comme ça.
27:52Un appel au don
27:53pour le comité Justice
27:54pour Adama Traoré.
27:55Des postes pour ne plus dire
27:57bonjour monsieur
27:57ou bonjour madame
27:58afin d'éviter,
27:59je cite,
28:00de mégenrer des personnes.
28:01Une vidéo top 3
28:03des érections qui existent.
28:04On a aussi des incitations
28:05à regarder des vidéos
28:07pour adultes
28:07mettant en scène
28:08des transsexuels.
28:09Et quand on demande
28:10à la présidente
28:11pourquoi est-ce que
28:11des contenus comme ça
28:12apparaissent,
28:13voici ce qu'elle répond.
28:15Nous cherchons
28:16à correspondre
28:17aux questions
28:17que se posent
28:19ces jeunes,
28:20ces adolescents
28:21ou ces jeunes adultes.
28:23Ouais,
28:24c'est quand même
28:24une drôle de façon
28:25de répondre
28:25aux questionnements
28:26des jeunes adultes.
28:27Tenez par exemple,
28:28le choix de 7 femmes
28:29pour faire 200 épisodes
28:30d'une série nommée
28:31Sexy Souci.
28:32France Télévisions
28:32a recruté
28:33Diane Sarayquier
28:34comme présentatrice
28:35alors qu'il savait pertinemment
28:36qu'elle était
28:37une militante politique
28:38d'ultra-gauche.
28:39Dans sa bio Twitter,
28:40on peut lire
28:40Aqab,
28:41ce qui veut dire en anglais
28:42Tous les policiers
28:42sont des bâtards.
28:43Elle publie le 9 mars 2020
28:44des choses ultra violentes
28:46à l'égard des hommes,
28:47des choses que je pourrais
28:47pas citer ici
28:48mais qui incitent
28:49à la suppression des hommes.
28:50Ensuite,
28:51le 26 avril 2020,
28:52elle publiait
28:52Pourquoi n'y a-t-il
28:53que des blancs ?
28:54Puis le 4 juin,
28:55elle décrit la police
28:55comme
28:56un ramassis
28:57de fascistes et racistes.
28:58Franchement,
28:59c'est plus que suspect
29:00de mettre en tête d'affiche
29:01d'une émission
29:01censée éduquer la jeunesse
29:03un tel personnage.
29:05France TV Slash
29:05résume finalement
29:06assez bien la vision
29:07qu'a la direction de France TV
29:08sur la jeunesse française.
29:09Pour eux,
29:10les jeunes sont des espèces
29:11d'obsédés
29:11qui sont plus intéressés
29:12au militantisme LGBT
29:13qu'à la culture
29:14de leur propre pays.
29:15Sauf que,
29:16comme pour le reste,
29:16France TV Slash
29:17est un cuisant échec
29:18qui ne manquera pas
29:20à mon avis de fermer
29:20dans les prochaines années.
29:22Finalement,
29:23l'audiovisuel public
29:23est à l'image
29:24de l'État français.
29:25Beaucoup de profiteurs
29:26moins soucieux
29:26des besoins des Français
29:27que de répandre
29:28leur doctrine politique.
29:29Le tout conduisant
29:30à une dépense délirante
29:31de l'argent des Français
29:32et tout ça
29:33pour un résultat
29:34plus que médiocre.
29:35Ce que la commission
29:35d'enquête parlementaire
29:36démontre,
29:37c'est que oui,
29:37chez France Télévisions,
29:38tout n'est pas acheté.
29:39Parmi les 9000 employés,
29:41la majorité
29:41accomplit leur travail
29:42comme il faut.
29:43En revanche,
29:44une bonne partie
29:44des directeurs
29:45se gavent d'argent public,
29:46aident les petits copains
29:47à trouver des postes
29:48et font produire
29:49des contenus
29:49de militants politiques
29:50aux dépens
29:51de ce qu'attendent
29:51des Français.
29:52Alors si vous trouvez
29:53ce contenu utile,
29:54pensez à le partager
29:55un maximum
29:55parce qu'il est grand temps
29:56que l'audiovisuel public
29:57français cesse
29:58d'être une espèce
29:59de vache à lait
29:59qui serve à engraisser
30:00une minorité
30:01aux dépens des Français.
30:03Avec 4 milliards d'euros par an,
30:04on est en droit
30:05d'exiger un audiovisuel public
30:06digne de nos dépenses
30:07et surtout,
30:08digne de la France.
30:10Merci à tous
30:11d'avoir suivi cette vidéo
30:12jusqu'au bout.
30:12Merci également
30:13à Kalos
30:14de soutenir mon travail.
30:15Pour rappel,
30:15avec le code MM10,
30:17vous avez 10% de réduction
30:18sur votre prochaine commande
30:19alors n'hésitez pas
30:20à cliquer sur le lien
30:20disponible en description.
30:22C'était Mehdi Mathieu
30:23et à très vite.

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0-1.
il y a 6 mois