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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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Transcription
00:00Il est quasiment 19h, ravi de vous retrouver pour le face-à-face entre le baron noir, Julien Drey et
00:09Éric Revelle, le vrai chevalier blanc.
00:12Parce que notre chevalier blanc, Gilles-William Golnadel, a tellement peur de vous qu'il préfère s'évader, il s
00:21'échappe.
00:21Moi je ne m'acharne pas sur ceux qui ne sont pas là.
00:22Oui, effectivement, il ne faut jamais attaquer les personnes en difficulté, ni même les personnes faibles, bien sûr.
00:28Mais je ne dis pas que Gilles-William Golnadel est quelqu'un de faible, bien au contraire.
00:31Puisqu'il a repris quelques forces et on le retrouvera bien sûr la semaine prochaine.
00:36Il vous manque ?
00:36Oui, parce que lui, ce n'est pas les 35 heures qu'il fait maintenant, c'est les semaines de
00:404 jours, même pas.
00:43Ça c'est vrai, effectivement, pour Gilles-William Golnadel, on le retrouvera bien sûr la semaine prochaine.
00:48Mais on est ravis d'avoir Éric Revelle avec nous.
00:51On va commencer avec, on va essayer de faire l'autopsie d'une propagande guerrière.
00:58C'est très intéressant ce qui s'est passé ces dernières minutes, et dans la propagande de la République islamique
01:03iranienne,
01:04mais aussi dans le traitement médiatique, qui dans ce conflit et ce brouillard de la guerre,
01:09alimente le sensationnalisme, c'est-à-dire toute information pour faire un bandeau qui capte,
01:16quelque chose qui accroche, pour avoir plus de téléspectateurs.
01:19Puis les gens viennent complètement fous.
01:21Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:23À 17h48, sur l'agence France Presse, une dépêche tombe, une alerte.
01:28L'Iran avertit d'une réponse immédiate en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d'Hormuz.
01:36Bon, c'était donc il y a 1h20.
01:381h20.
01:40Pendant 1h20, la réponse d'Emmanuel Macron a été très rapide, on va l'entendre dans un instant,
01:45c'est une déclaration d'1 minute 50, parfois on peut être critique envers le président de la République,
01:51mais là il est limpide, elle est claire, nette et précise.
01:54Il dit, il n'y a jamais eu de volonté de déploiement, il faut discuter, il faut rouvrir le détroit
02:00d'Hormuz,
02:01mais en concertation avec l'Iran, et pendant 1h20, certains médias ont retenu juste une chose, c'est on se
02:07tient prêt.
02:07Donc ça s'est résumé en l'Iran menace la France et les Royaumes-Unis, Macron se tient prêt.
02:13Ah bon ? Bah écoutez Emmanuel Macron parce que c'est pas du tout ce qu'il dit.
02:18Depuis le début, nous nous disons une chose très simple, liberté de navigation.
02:24Mettre fin à tout blocus d'où qu'il vienne et quel qu'il soit,
02:28refuser quelques péages d'où qu'il vienne et permettre la liberté de navigation.
02:32Nous en avons parlé avec le président, le continent africain tout entier est victime aujourd'hui du blocus depuis des
02:39mois d'Hormuz.
02:41Et donc nous n'avons jamais envisagé, je vous invite à revoir depuis le premier jour toutes mes déclarations,
02:46à faire un déploiement pour rouvrir Hormuz.
02:48Ça n'est jamais été l'option de la France.
02:50Nous avons bâti une mission ad hoc, copilotée avec les Britanniques,
02:57qui a rassemblé 50 pays et organisations internationales
03:01pour permettre de manière concertée avec l'Iran,
03:06et en déconflictant la chose avec tous les pays de la région et les Etats-Unis,
03:10d'assurer, dès que les conditions le permettront, la reprise du trafic maritime
03:16et des voies à la fois des engrais, de la nourriture, du gaz, du pétrole et des marchandises.
03:23Donc je ne sais pas qui commande quoi, mais enfin ce qu'on commande, ce n'est pas ce que
03:27la France propose.
03:28Donc nous, nous continuons de nous tenir dans cette position.
03:30J'appelle chacun au calme et à la responsabilité.
03:33Je pense qu'il y a beaucoup trop d'escalades langagières qui conduisent toujours aux escalades physiques.
03:37Et les plus vulnérables de la planète en sont les premières victimes,
03:41mais nous sommes aujourd'hui tous les victimes de ce qui est en train de se passer.
03:44Et nos compatriotes en France aussi payent chaque jour le prix de cette guerre que nous n'avons pas voulu.
03:51Et donc aujourd'hui, retour au calme,
03:53priorité à la réouverture pacifique et concertée d'Hormuz,
03:56reprise de discussions responsables sur les questions nucléaires et balistiques dans un cadre adapté.
04:01Et la France est là pour fournir des solutions de manière respectueuse et dans le cadre du droit international.
04:10Il y a un nouveau sur le soleil.
04:11Mais vous plaisantez, depuis une heure, tous les médias français sont quasiment en breaking news
04:16pour nous expliquer que la France se tient prêt et qu'on est quasiment au bord du conflit avec l
04:21'Iran.
04:21Ça veut dire qu'ils n'écoutent pas assez Emmanuel Macron ?
04:24Ça veut dire qu'il est inaudible ?
04:25Oui, ils le prennent pour au sérieux.
04:28Ce qui est d'ailleurs étonnant, c'est que dans les rédactions, on ait pu croire une seule seconde
04:31que la France, au regard de tout ce qui vient de se passer depuis des mois et des mois,
04:35puisse franchir le pas et s'engager dans une intervention dans le détroit d'Hormuz,
04:40alors qu'elle fait tout pour se tenir à distance.
04:42Et au-delà des médias, c'est pour ça qu'on parle de l'autopsie d'une propagande guerrière,
04:46c'est que la République islamique iranienne joue sur cette ambiguïté
04:50et vient mettre la pression, rajouter du chaos au chaos,
04:54en menaçant désormais et le Royaume-Uni et la France.
04:57C'est comme ça qu'il faut le comprendre, Julien ?
04:59Je pense qu'au régime des Ayatollahs, d'ailleurs, petite anecdote,
05:04on vient de découvrir qu'une des principales intervenantes sur le conflit en Allemagne
05:09a été surprise dans des manifestations pro Hamas ce week-end,
05:13alors qu'elle était, soi-disant, une commentatrice, respectée, etc.
05:17Ça s'ajoute à la longue liste des découvertes qu'on fait.
05:20J'ajoute au passage non plus que les médias n'ont pas noté
05:22que le procureur de la Cour pénale internationale est intervenu il y a deux jours
05:26pour dire qu'après deux ans d'enquête, il n'avait aucun élément
05:29qui lui permet de caractériser ce qui se passait à Gaza comme un génocide.
05:33Je ne savais pas cette information.
05:34Eh oui, voilà, vous pouvez le voir.
05:35Vous êtes sûr de vous ?
05:36Oui, je suis à peu près certain.
05:37On regarde des déclarations que j'ai lues encore ce week-end,
05:42mais peut-être que je me trompe,
05:43mais vous savez que les réseaux sociaux, des fois, on peut se tromper.
05:45Mais je crois d'ailleurs que, de toute manière,
05:47cela n'est que l'aboutissement de ce que lui-même a déjà déclaré
05:50par la suite à plusieurs reprises, en disant que, pour l'instant, bon, voilà.
05:55Donc, je ne vais pas prolonger ces commentaires.
05:58L'Iran a de multiples intervenants qui ont une forme de culpabilité,
06:05je dirais, dans leur rapport à ces pays-là.
06:08Et en permanence, ils sont relayés, pleins, voilà.
06:13Éric Revelle.
06:15J'ai beaucoup aimé votre chronologie, je ne vous le cache pas.
06:18C'est implacable.
06:19J'ai beaucoup aimé l'intervention du chef de l'État
06:21qui rappelle que, depuis le début,
06:23donc ce n'est pas une position qui aurait flotté...
06:26J'ai entendu la déclaration du chef de l'État,
06:28mais je n'ai pas aimé cette déclaration.
06:31Vous n'avez pas aimé cette déclaration ?
06:32Non.
06:32Mais pourquoi vous ne l'avez pas aimée ?
06:33Parce que je pense que la France ne joue aucun rôle.
06:35Non, mais ça, c'est autre chose, Julien Drey.
06:36Et donc, la déclaration du président de la République,
06:38c'est la déclaration d'une France impuissante.
06:40Mais que certains médias veuillent faire croire
06:41que la France est prête à s'engager dans une guerre contre l'Iran,
06:44c'est dramatique.
06:45Oui, d'accord, mais quand il nous annonce qu'il a fait une...
06:47Il a constitué, de toute manière,
06:48il a passé son temps à annoncer qu'il faisait des coalitions.
06:50On ne sait jamais à quoi elle servait.
06:51Quand il nous annonce qu'il a fait une coalition de 50 pays
06:54qui sont les 50 pays spectateurs de ce qui est en train de se passer,
06:57et impuissants.
06:58Parce que sur le fond, ils sont impuissants.
06:59Et en fait, ils sont en train, en permanence,
07:01de chercher un accord impossible avec les ayatollahs.
07:04Mais si vous me permettez, Julien Drey,
07:05il y avait deux sujets sur la crise en Iran.
07:08Il y avait un...
07:09La France, non, l'a toujours dit,
07:11il est hors de question qu'on envoie le porte-avions Charles de Gaulle
07:14essayer de débloquer, à lui tout seul,
07:16avec son armada, le détroit d'Hormuz.
07:18Bon, certains médias ont dit clairement autre chose.
07:22Puis la deuxième chose...
07:23Moi, c'était écrit différemment que ce qui était présenté.
07:25Et puis la deuxième chose...
07:26C'était résumé différemment que ce qui...
07:27Vous savez, dans les bandeaux,
07:29différemment que ce qui était présenté
07:30dans la réflexion d'une minute cinquante
07:32qui avait le mérite, pour une fois,
07:34je dirais certains, d'être clair d'Emmanuel Macron.
07:36Et puis la deuxième chose qui est peut-être plus importante,
07:39à mes yeux en tout cas,
07:40c'est cette lettre que Donald Trump attendait ce soir
07:43pour un éventuel accord de paix avec l'Iran.
07:46Bon, visiblement, le compte n'y est pas,
07:50notamment sur le déblocage du détroit d'Hormuz.
07:53Via le Pakistan, les négociations vont sans doute continuer.
07:56Et puis Donald Trump,
07:57qui en rajoute toujours une couche quand il le peut,
07:59qui dit qu'il lui faut encore 15 jours
08:00pour mener à bien la fin des opérations.
08:02Bon, voilà.
08:03Donc on n'est pas sortis de la guerre.
08:04Mais vous avez eu raison de commencer par ce point-là,
08:06parce que c'est quand même assez fort,
08:09c'est même plutôt dramatique,
08:11que d'imaginer que la France était sur le point
08:13de rentrer en guerre.
08:14D'ailleurs, le président de la République a réagi.
08:17Personne ne le disait comme ça.
08:18Mais attendez, il a réagi.
08:18Simplement l'instincté qu'il y avait marqué.
08:20Il a dit, je ne sais pas ce que commentent ces commentateurs.
08:25Il le dit dans son intervention depuis Nérobine.
08:27Oui, il dit ce qu'on commente, ce n'est pas la réalité.
08:29Mais je pense qu'il ne s'adresse pas aux commentateurs médiatiques,
08:32pour le coup.
08:32Ce qui est intéressant,
08:33quand on parle de l'autopsie d'une propagande guerrière,
08:35c'est la propagande du régime islamique iranien,
08:38qui entend pointer une responsabilité
08:41dans une accélération du conflit
08:44en menaçant la France et le Royaume-Uni,
08:47alors que depuis le début,
08:49et certains lui font ce reproche,
08:51ce que fait d'ailleurs Julie André à l'instant,
08:53c'est de dire que la France n'influge en rien
08:56dans le processus, soit de paix,
09:00soit de faire tomber le régime iranien.
09:02Oui, je pense que la France aurait dû avoir un autre rôle
09:05dans son rapport au régime des Mollahs,
09:07dans sa solidarité avec le peuple iranien,
09:10dans la reconnaissance des massacres que perpétue
09:12ce régime à l'égard de sa population,
09:14on n'a rien fait de tout cela.
09:15Et pire, dans l'autre endroit où les choses se passent,
09:19c'est-à-dire au Liban,
09:20on est ceux qui essayons de perturber
09:23le processus qui est en cours et qui est historique,
09:25où le Liban, pour la première fois,
09:27discute avec Israël
09:27et essaye de bâtir une solution de paix.
09:30Et nous, nous essayons en permanence de ramener le Hezbollah
09:33autour de la table en expliquant
09:34que c'est une composante de la société libanaise.
09:37Non, Julien Dré, la réaction propagandiste de l'Iran
09:42dément ce que vous venez de dire.
09:43C'est-à-dire que quand l'Iran dit
09:45attention, pas de bateau militaire français ou anglais
09:49dans l'étroit d'Hormuz,
09:50sinon on ouvrira le feu,
09:55c'est la démonstration que précisément,
09:57ils prennent au sérieux éventuellement
10:00cette avancée de l'armada française et anglaise.
10:02Franchement, je crois que vous êtes ironique.
10:04C'est démenti, vous ne l'auriez pas.
10:06Là, je pense que vous êtes ironique.
10:07Non, non.
10:08Que c'est du deuxième degré.
10:09Non, non.
10:09Je pense que les Iraniens, simplement,
10:11frangent les sourcils et disent aux Français,
10:12attention, parce que si vous bougez,
10:14vous allez voir ce qui vous arrive.
10:15Et les Français disent, pas les Français,
10:16le gouvernement de Macron dit,
10:18ah ben non, mais regardez,
10:19on est les premiers élèves de la classe.
10:21Nous, on ne bouge pas.
10:22Il n'a jamais été question que la France bouge.
10:24Ben oui, ben c'est un des problèmes
10:26qui est posé aujourd'hui.
10:27C'est-à-dire que la France est aujourd'hui
10:28devenue une puissance impuissante.
10:33J'ai cherché, en fait, c'est Jean Quatremer,
10:35le journaliste qui a relayé l'entretien,
10:38visiblement, de...
10:39En général, c'est un bon journaliste.
10:41Oui, c'est un journaliste très sérieux.
10:42Donc, ce n'est pas une ressource.
10:44De la Cour pénale internationale,
10:47qui explique dans un entretien,
10:48c'était le 1er mai dernier,
10:50et effectivement, personne ne l'a relayé.
10:52Pour le procureur de la Cour pénale,
10:54écrit-il, international Kamir Khan,
10:56il n'y a jusqu'à ce jour
10:59aucune preuve d'un génocide à Gaza.
11:02Et là, il se pose la question,
11:03et la clameur publique n'est pas une preuve.
11:05Encore, un complice génocidaire,
11:07point d'interrogation,
11:09c'est la question qui se pose.
11:10Mais c'est vrai que cette déclaration
11:12de Kamir Khan,
11:16personne ne l'avait relayée
11:19ces 48 dernières heures.
11:21Oui, mais elle est, si vous me permettez,
11:22elle est essentielle.
11:23Ça change beaucoup de choses.
11:24Parce que ça fait trois ans,
11:25y compris,
11:26ce n'est pas un procureur
11:27qui a été tendre avec Israël
11:30et avec le gouvernement de M. Netanyahou.
11:31Peut-être qu'il avait des raisons
11:32à plusieurs titres
11:34de s'en prendre à ce gouvernement,
11:39mais il n'a pas été tendre.
11:40Et le moins qu'on puisse dire,
11:41c'est qu'au bout d'un certain temps,
11:43il est obligé de reconnaître
11:44que donc Mme Albanès, par exemple,
11:46qui vient d'être décorée
11:47par le gouvernement espagnol,
11:49s'est totalement trompée
11:50et a trompé le monde.
11:51Mais on parlera de Jean-Luc Mélenchon
11:52dans quelques instants,
11:53qui visiblement,
11:53lorsqu'il dit que c'est un gouvernement génocidaire,
11:55se trompe.
11:57Mais ça, c'est habituel maintenant.
11:58Oui, mais...
11:59Concernant Jean-Luc Mélenchon,
12:00c'est habituel.
12:01Sauf que Jean-Luc Mélenchon,
12:02il s'appuyait aussi sur le droit international,
12:05sur cette enquête
12:06et le procureur de la Cour pénale internationale,
12:10parce que je voudrais quand même
12:11qu'on s'arrête un instant.
12:13Et c'est vous qui m'avez proposé ce sujet,
12:15Julien, du moins la question.
12:16Et je trouvais la question passionnante.
12:18Vous dites,
12:19est-ce que Hormuz n'est pas le Vietnam de Donald Trump ?
12:24Et pour appuyer notre réflexion,
12:26je voudrais qu'on écoute un conseiller
12:27du guide suprême iranien
12:28qui a estimé vendredi
12:29que le stratégique des droits d'Hormuz
12:32était l'un des enjeux de négociation
12:34avec les États-Unis,
12:36que cet enjeu de négociation
12:38représentait une opportunité
12:39aussi précieuse
12:41qu'une bombe atomique.
12:43Écoutez.
12:47En ce qui concerne le détroit d'Hormuz,
12:49nous avons négligé cet atout
12:51pendant des années.
12:52En réalité,
12:52il s'agit d'un pouvoir comparable
12:54à celui d'une bombe atomique.
12:58Lorsque l'on occupe une position
12:59où une seule décision
13:00peut avoir des répercussions
13:01sur l'ensemble de l'économie mondiale,
13:02c'est un pouvoir extrêmement considérable.
13:08Nous n'abandonnerons en aucun cas
13:11ce que nous avons acquis grâce à cette guerre.
13:13Maintenant,
13:14si par le biais de mécanismes internationaux,
13:16nous pouvons effectivement changer le régime
13:18qui gouverne le détroit,
13:19tant mieux.
13:20Sinon,
13:21nous le ferons par le biais
13:22de nos propres lois nationales.
13:28Alors est-ce qu'aujourd'hui,
13:30c'est en train de devenir
13:31ce qu'a pu être la guerre du Vietnam
13:33à l'époque pour les Etats-Unis ?
13:37On dira,
13:37on fera le parallèle
13:39entre le détroit d'Hormuz
13:40et la guerre du Vietnam
13:41pour Donald Trump.
13:42Cet échec dans l'intervention militaire.
13:44Alors le parallèle,
13:44il est toute proportion gardée
13:46parce que le Vietnam,
13:46c'est une longue guerre
13:47qui conduit à une défaite.
13:48Avec des troupes au sol.
13:49Avec des troupes au sol.
13:50Avec des troupes au sol.
13:51Mais ce que je trouve,
13:53c'est le symbolisme
13:54d'une impuissance américaine
13:56malgré la force déployée
13:58et qui finit en défaite cuisante.
14:03Alors là,
14:04ce qui est intéressant
14:05de la déclaration,
14:05parce que moi je trouve
14:06qu'elle est très importante
14:07la déclaration
14:08de cet officiel Ayatollah,
14:10c'est qu'il dit clairement
14:11j'ai un pistolet
14:12sur la tempe du monde
14:13et maintenant vous allez m'obéir
14:14parce que sinon
14:15je peux appuyer sur la gâchette.
14:17Et le monde a tellement peur
14:18qu'il dit
14:19ah oui il a un pistolet
14:20et donc on va obéir.
14:23Moi je trouve
14:23la comparaison
14:26bon alors peut-être
14:26qu'il est en train
14:27de négocier
14:28peut-être que le pouvoir
14:29des Mola
14:29est en train de négocier
14:31réouverture totale
14:32du détroit d'Hormuz
14:34contre conservation
14:35de l'uranium
14:37enrichi.
14:37C'est possible.
14:38En tout cas,
14:38ce qui est sûr
14:39c'est que le détroit d'Hormuz
14:40c'est une arme
14:41de destruction
14:43économique massive.
14:44Ça,
14:44il n'y a pas de doute.
14:45C'est-à-dire que
14:45celui qui tient
14:47le détroit d'Hormuz
14:47aujourd'hui,
14:48est-ce qu'il y aura
14:48un péage
14:49une fois que la paix
14:50sera revenue
14:50ou est-ce que
14:51le blocage
14:52va continuer longtemps
14:53on voit bien
14:53que ça
14:54handicap lourdement
14:56l'économie mondiale
14:57et encore plus
14:59l'économie chinoise
15:00il ne faut jamais
15:00l'oublier.
15:01Donc oui,
15:02c'est un pistolet
15:04sur la tempe
15:04du monde
15:05occidental
15:06ce blocage
15:07du détroit d'Hormuz
15:09mais j'ai le sentiment
15:10mais peut-être que
15:11Julien ne partage
15:12pas du tout
15:13ce point de vue
15:13que quand il fait
15:15ce parallèle
15:15cette personnalité
15:18iranienne
15:19en fait
15:19me semble être
15:20dans une espèce
15:22de négociation
15:22déjà
15:23c'est-à-dire
15:24réouverture totale
15:25du détroit d'Hormuz
15:25parce que vous avez
15:26compris que c'est
15:27un point de blocage
15:27pour l'économie mondiale
15:28contre
15:29peut-être
15:30uranium enrichi
15:31et là évidemment
15:33ça devient pour
15:34Israël et le monde
15:35occidental
15:35un sujet de premier ordre.
15:37Oui, c'est le choix
15:37entre la peste et le choléra
15:39c'est-à-dire
15:40en gros pour le pétrole
15:41vous êtes obligés
15:41d'accepter que nous
15:42devenons une puissance
15:42nucléaire
15:43et vous savez que
15:44si nous devenons
15:44une puissance nucléaire
15:45nous le démontrons
15:46chaque jour
15:46quand nous pouvons
15:47parce qu'ils en ont
15:48de moins en moins
15:48mais que nous pourrons
15:49peut-être parce qu'ils
15:50pourront reconstruire
15:51nous sommes prêts
15:51à tirer des missiles
15:54et à détruire
15:54Vous comprenez ça
15:55comme moi ?
15:56Oui, je le comprends
15:57Je pense qu'il y a
15:59un régime iranien
16:00qui est aujourd'hui divisé
16:01donc il y a une partie
16:02qui veut négocier
16:03et qui est prête
16:04à négocier plutôt
16:05dans les termes
16:05que vous dites
16:06et puis après
16:06il y a les commandants
16:07des gardiens de la révolution
16:09qui eux
16:09sont sur une ligne suicidaire
16:11parce qu'ils considèrent
16:12que de toute manière
16:13dans la bataille
16:15qu'ils mènent
16:16peu importe la mort
16:17d'ailleurs
16:17c'est une victoire
16:19et ils jouent la montre
16:20ils ont de ce point de vue-là
16:22bien interprété
16:22la situation
16:23la faiblesse
16:24de M. Trump
16:26c'est qu'il a annoncé
16:27une guerre rapide
16:28ce qu'il ne faut jamais faire
16:29parce qu'à chaque fois
16:30on se trompe
16:30et qu'il est dépendant
16:32du Congrès
16:32de la Bourse
16:33et de sa propre majorité
16:34et que donc effectivement
16:35c'est ça
16:36ce comportement erratique
16:38c'est qu'il ne sait pas
16:39comment s'en sortir
16:39avec cette équation
16:40mais la bonne solution
16:41elle était dès le départ
16:42c'est que c'est la chute
16:43du régime
16:44qu'il faut viser
16:44tant qu'on ne visera pas ça
16:46et qu'on ne se prendra pas
16:47les décisions nécessaires
16:48pour faire tomber ce régime
16:50le monde entier
16:50sera dépendant
16:52de comportements suicidaires
16:53et dangereux
16:55de ces commandants
16:57de la révolution
16:59vous avez eu raison
17:00de dire toute proportion
17:01gardée avec le parallèle
17:03sur la guerre du Vietnam
17:04qui a fait des millions de morts
17:05il y a été
17:06c'était l'enlisement
17:06l'idée c'est l'Afghanistan
17:08si vous voulez
17:08pour les Américains
17:09mais même au-delà
17:10c'est pas ça
17:11ce qu'il veut dire
17:11c'est l'enlisement
17:12et qu'au fond
17:13après cette guerre
17:14ça a été une défaite
17:15historique
17:16pour les Etats-Unis
17:17c'est comme ça
17:17que je le comprends
17:18Julien Drey
17:18et que vous vous demandez
17:20si dans l'histoire
17:21quand on retracera
17:23la guerre
17:24contre la république
17:25islamique iranienne
17:26en 2026
17:28est-ce qu'on verra
17:29peut-être la défaite
17:30la plus cuisante
17:30pour Donald Trump
17:32c'est la question
17:32que vous vous posez
17:33à travers cette année
17:34je pense que
17:34par ailleurs
17:35il faut avoir
17:36l'honnêteté de le dire
17:37une défaite
17:39de Donald Trump
17:40c'est-à-dire
17:41la victoire
17:42du régime de Mola
17:43moi je pense
17:44qu'il faudrait voir
17:45ceux qui vont venir me dire
17:46que c'est bien
17:47parce que c'est les Américains
17:48qui ont perdu
17:49alors justement
17:50la guerre en Iran
17:50n'est pas finie
17:51car il faut encore
17:52retirer d'Iran
17:53les stocks d'uranium
17:54enrichis
17:55c'est ce qu'a déclaré
17:56le premier ministre israélien
17:57Benjamin Netanyahou
17:58à la chaîne américaine
18:00CBS
18:02elles restent encore
18:03des matières du clénaire
18:04de l'Union d'Iran
18:04qui doivent être
18:06retirées
18:08je vous propose
18:09qu'on ait un moment
18:10de réflexion
18:11sur cette déclaration
18:12de Benjamin Netanyahou
18:13parce que
18:14vous savez
18:15qu'il y a par exemple
18:16dans les satellites
18:16on a pu imaginer
18:17que dans la région
18:18en Irak
18:19il y aurait une base
18:20est-ce qu'on pourrait imaginer
18:21une intervention militaire
18:23iranienne
18:23que je demande en régie
18:24si on a le plateau
18:25de Pauline Trevzer
18:26on va la voir
18:27dans quelques secondes
18:28mais comment vous décodez
18:30la déclaration
18:30de Benjamin Netanyahou
18:31de toute manière
18:33pour Israël
18:34depuis le départ
18:36cette guerre
18:37alors après
18:37on aime ou n'aime pas
18:39on pense que
18:39Benjamin Netanyahou
18:40porte une responsabilité
18:41dans la situation
18:42parce qu'il a mal
18:43apprécié les choses
18:44notamment
18:45à l'égard du Hamas
18:46à Gaza
18:46mais depuis le début
18:47c'est ça qui
18:48pour l'instant
18:49fait tenir
18:49une forme de consensus
18:51c'est que tout le monde
18:52a compris
18:52c'est une guerre existentielle
18:53et que la discussion
18:54n'était plus possible
18:55avec ceux qui ont fait
18:56le 7 octobre
18:57et la manière
18:58dont ça s'est passé
18:58donc la question
19:00de l'enrichissement
19:01de l'uranium
19:02et la possibilité
19:03pour l'Iran
19:03d'avoir une bombe atomique
19:05elle est existentielle
19:06pour Israël
19:06et peu importe
19:07ce que dira le monde
19:08parce que le monde
19:09ne sauvera pas Israël
19:10le jour où les missiles
19:11balistiques
19:11transportant des bombes atomiques
19:12s'abattront
19:13sur les populations
19:14civiles israéliennes
19:16Israël aurait installé
19:17et défendu
19:17une base militaire secrète
19:18en Irak
19:18pour appuyer
19:19ces opérations
19:20en Iran
19:22envoyées spéciales
19:23depuis Israël
19:24Boline Trevzer
19:26Eh bien écoutez
19:27c'est une information
19:28révélée par le
19:29Wall Street Journal
19:30selon laquelle
19:31l'armée israélienne
19:33aurait construit
19:33une base secrète
19:35une base militaire
19:36en Irak
19:37dans le désert irakien
19:38une base qui aurait été
19:39donc construite
19:40avant l'attaque
19:41du 28 février
19:43contre l'Iran
19:45au vu de sa situation
19:46géographique
19:47on comprend donc
19:48qu'elle aurait servi
19:48à préparer
19:49les opérations
19:50de Hatzal
19:51contre le régime
19:52iranien
19:53mais ce qui est important
19:54ce qu'il faut bien
19:55comprendre
19:55c'est que
19:56Bagdad n'était pas
19:57informé
19:58de cette présence
19:59militaire israélienne
20:00sur son territoire
20:02sur le territoire
20:03irakien
20:04car selon
20:04le Wall Street Journal
20:06eh bien cette base
20:07se situe
20:07dans une zone
20:08déserte
20:09une zone
20:09difficile d'accès
20:11elle aurait donc
20:11servi aux opérations
20:14aériennes
20:14alors que l'Irak
20:15n'est pas
20:15un allié
20:16d'Israël
20:17on sait qu'il y a
20:18en Irak
20:18justement une forte
20:19présence
20:20de milices
20:22pro-irakiennes
20:23maintenant ce qu'on pourrait
20:23craindre
20:24c'est une escalade régionale
20:26les milices
20:27irakiennes
20:28pro-iraniennes
20:29pourraient réagir
20:30dans les prochaines heures
20:31pour l'heure
20:32il n'y a pas eu
20:33de réaction
20:34du côté de Bagdad
20:36et allons maintenant
20:37sur le terrain politique
20:37je vous propose
20:38qu'on écoute
20:38Jean-Luc Mélenchon
20:39il était l'invité
20:40vendredi
20:41de nos confrères
20:41des LCI
20:42il est présent partout
20:45oui mais ça reste
20:47l'un des candidats
20:48à la présidentielle
20:48il y en a qui font
20:511,75%
20:52et il y en a qui font
20:5322%
20:54c'est pas très compliqué
20:57normalement
20:57dans une présidentielle
20:58au départ
20:58tout le monde est
20:58sur la même ligne
20:59ah oui
21:00mais c'est pas encore
21:01la campagne présidentielle
21:03n'a officiellement
21:03pas commencé
21:04on connait pas le candidat
21:05d'ailleurs si vous avez
21:06le candidat au PS
21:07vous me le donnerez
21:08moi je pense
21:09qu'il commence à savoir
21:10qui pourrait être
21:11il se dessine
21:11mais il n'est pas officiel
21:12et quand les choses
21:13ne sont pas officielles
21:14on n'en parle pas
21:15vous avez raison
21:15Jean-Luc Mélenchon
21:16qui considère qu'au Moyen-Orient
21:17la menace la plus grande
21:18et bien c'est
21:19le gouvernement Netanyahou
21:21il commence par dire Israël
21:22et puis il se reprend
21:24quel est selon vous
21:25le pays le plus dangereux
21:26de la région
21:26aujourd'hui
21:28aujourd'hui ?
21:29oui
21:29Israël sans aucun doute
21:30c'est Israël
21:31qui attaque tous ses voisins
21:33c'est lui qui déclenche la guerre
21:35c'est lui qui fait un génocide
21:36je dis Israël
21:37plus dangereux que l'Iran
21:38pardon
21:38laissez-moi préciser
21:39le gouvernement
21:40de monsieur Netanyahou
21:41mais plus dangereux que l'Iran
21:43bah écoutez
21:44l'Iran n'a envahi personne
21:46ils avaient des antennes extérieures
21:47ils se savaient
21:48ils menaçaient
21:49le gouvernement d'Israël
21:51qui lui-même
21:51s'organisait contre lui
21:53ils ont des proxys
21:53qui ont frappé
21:54ils ont des proxys
21:55qui ont frappé
21:55ils arment le Hezbollah
21:56c'est vrai
21:57mais attendez
21:59qu'est-ce que vous voulez
22:00arriver à dire maintenant
22:01le Hezbollah
22:03est lié
22:04au régime islamique d'Iran
22:06c'est une certitude
22:07mais le Hezbollah du Liban
22:08est un phénomène libanais
22:10les Libanais
22:10ne le savent que trop
22:11par conséquent
22:12évitons les simplifications
22:14qui visent au bout
22:15à faire un camp
22:16des gentils
22:16et des méchants
22:17quand la guerre a commencé
22:18tout le monde est en guerre
22:19alors si je comprends bien
22:20qu'est-ce que vous avez dit ?
22:22c'est intéressant
22:22le processus
22:23au départ il dit
22:24c'est Israël
22:25qui déclenche la guerre
22:26et la dernière phrase
22:26c'est quand la guerre
22:27a commencé
22:28tout le monde était en guerre
22:29vous voyez la contradiction
22:31y compris même
22:31de sa pensée
22:32mais vous noterez une chose
22:33c'est que pour
22:35Jean-Luc Mélenchon
22:35le 7 octobre 2023
22:37n'existe pas
22:38bien sûr
22:39il y a deux contre-vérités
22:41moi qui me saute aux yeux
22:42quand j'écoute
22:43Jean-Luc Mélenchon
22:43il y a
22:44Israël déclenche la guerre
22:45alors qu'en fait
22:46les événements qu'on vit
22:48et qui s'enchaînent
22:49c'est vrai
22:49sont dus au pogrom
22:50du 7 octobre
22:51donc Jean-Luc Mélenchon
22:52oublie ce pogrom
22:56oublie ce massacre
22:57puis deuxièmement
22:58vous avez noté
22:59qu'il n'emploie jamais
23:00le mot de groupe terroriste
23:02il appelle ça
23:02des antennes
23:03les antennes de l'Iran
23:04mais bah oui
23:05les antennes
23:06mais non
23:06ce sont des groupes
23:08ce sont des groupes
23:09terroristes
23:09en réalité
23:10mais vous comprenez bien
23:11que dans sa démonstration
23:12s'il les qualifie
23:14de groupes guerriers
23:15ou terroristes
23:16il ne peut plus légitimer
23:17le fait
23:18qu'Israël
23:20ne s'en prenne pas
23:21à des groupes terroristes
23:22qui veulent sa destruction
23:23donc en fait
23:24je pense qu'il n'est pas dupe
23:25en fait
23:26vous le connaissez mieux que moi
23:27je lui viendrai
23:27mais je pense qu'il n'est pas dupe
23:28dans sa démonstration
23:30je pense qu'il sait
23:31qu'en alignant
23:32les contre-vérités
23:33il séduit peut-être
23:34une large partie
23:36de son électorat
23:37mais que l'histoire
23:38l'histoire le jugera
23:39sur son décryptage
23:41de ce conflit
23:42je pense que l'histoire
23:43le jugera
23:43ce qui est certain
23:44c'est que la campagne
23:45qu'il va mener
23:46dans les mois qui viennent
23:47va avoir une tonalité
23:48très marquée
23:49dans la dénonciation
23:50au départ
23:51de l'anti-sionisme
23:54israélien
23:55mais qui en fait
23:56sera
23:57qui de manière sous-jacente
23:59laissera traîner l'idée
24:00que le monde va mal
24:01à cause des juifs
24:03la publicité
24:04on revient dans un instant
24:06pour la deuxième partie
24:07c'est très fort
24:08ce que vous venez de dire
24:08du moins
24:09il vous en engage
24:10bien évidemment
24:11oui ça m'engage
24:12mais s'il veut
24:13à l'heure qu'il veut
24:14n'importe quelle heure
24:15du jour et de la nuit
24:15je veux bien avoir
24:16un débat avec lui
24:17devant toutes les télévisions
24:18il considérera
24:19que je suis nul
24:20enfin pendant 20 ans
24:21il n'a pas considéré
24:21que j'étais nul
24:22et je lui démontrerai
24:23d'abord qu'il ment
24:25sur bien des choses
24:25et que deuxièmement
24:26il est en contradiction
24:27avec tout ce qui a été
24:28ses engagements
24:28et qu'aujourd'hui
24:29il joue un rôle néfaste
24:31vous voyez j'emploie l'expression
24:32vous m'autorisez
24:32à animer ce débat ?
24:34ah oui
24:34mais je pense
24:35qu'il ne va pas vous choisir
24:37mais alors là
24:37pour voir ce débat
24:38je suis prêt
24:38à laisser ma place à qui ?
24:39moi je suis prêt
24:40à ne pas dormir
24:41pendant des nuits
24:41et des nuits
24:4219h23
24:43on revient dans un instant
24:44pour la deuxième partie
24:44de leur débat
24:47la suite du face à face
24:49entre Julien Drey
24:51et Éric Revelle
24:53Emmanuel Macron
24:54est en déplacement
24:55actuellement
24:56sur le continent africain
24:58et ce samedi
24:59il était à Alexandrie
25:00lors d'un déplacement
25:01consacré à la francophonie
25:03et l'inauguration
25:04du nouveau campus
25:05de l'université Sangor
25:06je vous propose
25:07d'écouter Emmanuel Macron
25:08qui va revenir
25:09sur la langue française
25:10et pour lui
25:11la langue française
25:13l'épicentre
25:14actuel de la langue française
25:15ça n'est pas
25:16le territoire national
25:18ça n'est pas
25:19la Seine
25:20mais il va parler
25:21du bassin du Congo
25:23écoutez
25:25grâce à ce qu'est
25:26la francophonie
25:27est une langue
25:28où le français
25:29de l'académie
25:31se bouscule
25:32avec le wolof
25:33le haïtien
25:37le congolais
25:38l'anglais
25:39et tant et tant
25:41de langues
25:43et ces mots
25:44voyagent
25:45parce que cette langue
25:46voyage
25:46et je l'ai souvent
25:47rappelé
25:48l'épicentre
25:49aujourd'hui
25:49de la langue française
25:50est sur les bassins
25:52du fleuve Congo
25:52elle n'est pas
25:53sur les quais
25:54de la Seine
25:55parce que c'est là
25:56qu'il y a le plus
25:56de locuteurs
25:57alors sur les bassins
25:59du fleuve Congo
26:00vous avez la république
26:01démocratique du Congo
26:01le Cameroun
26:02la république du Congo
26:04la république
26:04centrafricaine
26:05le Gabon
26:05la Guinée équatoriale
26:06le Congo
26:07au Brazzaville
26:07et l'autre côté
26:08du fleuve Congo
26:09qui parle français aussi
26:10l'épicentre
26:11de la langue française
26:12est-elle sur le continent
26:13africain
26:14comme il l'explique
26:16et pourquoi va-t-il dire ça
26:17c'est ça la question
26:18parce que numériquement
26:20je pense qu'il pense à ça
26:21le Congo
26:22Kinshasa
26:22c'est le pays francophone
26:24le plus peuplé
26:25au monde
26:26si je ne dis pas
26:26dit aussi
26:27et de l'autre côté
26:27du fleuve Congo
26:28vous avez le Congo
26:29Kinshasa
26:30où on parle aussi français
26:32donc numériquement parlant
26:34là où on parle le plus
26:35le français
26:36oui c'est sans doute
26:37en Afrique
26:38voilà
26:38maintenant ce qui vous choque
26:40c'est de dire
26:40l'épicentre
26:41rien ne me choque
26:41la question c'est
26:42pourquoi parler d'épicentre
26:44de la langue française
26:45pourquoi cette déclaration
26:46il y a tout à décoder
26:48quand Emmanuel Macron
26:49bon moi j'en fais
26:49j'en fais une analyse numérique
26:51parce que peut-être
26:52l'État s'est dit
26:53c'est là où il y a
26:54le plus de personnes
26:55qui parlent français
26:56c'est factuel
26:56à vous
26:57je pense que c'est un tort
26:58de faire une analyse numérique
27:00parce que ça relativise
27:02dans la francophonie
27:03il y a un mot
27:03c'est le mot France
27:04et c'est la France
27:05qui rayonne
27:06on peut dire
27:07le français rayonne
27:08et nous sommes contents
27:09que la langue française rayonne
27:11que la francophonie existe
27:13encore faut-il savoir
27:14si elle existe vraiment
27:15grâce à l'action du gouvernement
27:16ça c'est déjà plus discutable
27:17mais non
27:19je crois que c'est une erreur
27:20de considérer
27:21qu'on doit relativiser
27:24la place particulière
27:25que la France occupe
27:26et à chaque fois
27:27qu'on met en cause
27:28cette identité
27:29parce que c'est ça
27:29qu'il y a derrière
27:30cette identité particulière
27:32que représente la France
27:33cette république
27:34qui s'est construite
27:35et bien je trouve
27:36qu'on ne donne pas
27:37une bonne image
27:37à nos concitoyens
27:38de la place
27:39que joue notre pays
27:40dans le monde
27:42et bien écoutez
27:43voilà ce qu'on pouvait dire
27:43sur cette déclaration
27:44d'Emmanuel Macron
27:45qui avait beaucoup parlé
27:46notamment j'ai vu
27:47la déclaration
27:48de David Lysnard
27:50qui a réagi
27:51sur les réseaux sociaux
27:52je vais essayer
27:52de vous la trouver
27:54rapidement
27:54David Lysnard
27:56qui disait
27:59Léopold Cédar Sangor
28:00il cite Léopold
28:01la francophonie
28:01c'est par de la langue
28:03la civilisation française
28:04plus précisément
28:04l'esprit
28:05de cette civilisation
28:06c'est-à-dire
28:07la culture française
28:09il cite Léopold Cédar Sangor
28:11et puis ensuite
28:11il met entre parenthèses
28:13qu'il n'existe pas
28:14selon celui
28:15qui inaugure le campus
28:16de l'université
28:17qui porte son nom
28:17mais vous savez
28:18la francophonie
28:18c'est important
28:19les beaux projets
28:20de coopération
28:21méritent mieux
28:21que les réuniments
28:22permanents
28:23et les provocations
28:24démagogiques
28:24et superficielles
28:25très bien
28:25c'est une analyse politique
28:27de David Lysnard
28:28il a le droit de la faire
28:28et il a le droit
28:29d'être d'accord
28:29avec Julien Drey
28:30que je ne savais pas
28:31si à droite
28:32sur ces questions identitaires
28:34attendez
28:34je vous arrête
28:35une seconde
28:36je vous arrête
28:36une seconde
28:37parce qu'il est très important
28:39défendre la république française
28:41mais je défends
28:41la république française
28:42mais je ne fais pas
28:44de procès d'intention
28:46spécifique
28:46dans cette déclaration
28:48au président de la république
28:49vous avez une phrase
28:51à mon égard
28:51si vous permettez
28:52qui dit que
28:53le fait que je dise ça
28:55me met à droite
28:55moi je crois que
28:57défendre la France
28:57c'est ni de droite
28:58ni de gauche
28:58et je pense que justement
29:00une des erreurs de la gauche
29:03c'est d'avoir cédé
29:04sur cette histoire
29:05sur cette histoire
29:06en donnant le sentiment
29:07que le drapeau tricolore
29:08que la marseillaise
29:09que la défense
29:10de notre identité
29:11de notre culture
29:12de nos traditions
29:12c'était ringard
29:14passéiste
29:14et des valeurs de droite
29:15que vous ne pouviez pas
29:16assumer à l'époque
29:17non mais ce n'est pas
29:17des valeurs de droite
29:18si
29:18mais non
29:19c'est la gauche
29:19a laissé croire
29:20que ces valeurs
29:21et comme elles étaient
29:22défendues par la droite
29:23n'étaient pas des valeurs
29:24défendables
29:25par la gauche
29:26moi je considère
29:27que la gauche
29:28de François Mitterrand
29:29la gauche de Lionel Jospin
29:30la gauche de Léon Blum
29:31elle a toujours été
29:32fidèle à la république
29:33et elle a toujours défendu
29:36pas plus ?
29:37bah si je voulais dire
29:38simplement un mot
29:39sur la francophonie
29:39au contraire
29:39mais allez-y
29:40attendez
29:41mais moi je ne veux pas
29:41vous relancer
29:42parce qu'on l'oublie
29:43parce qu'on l'oublie
29:45la francophonie
29:46je viendrai
29:46c'est évidemment
29:47l'histoire
29:48de la langue française
29:49de la culture française
29:51ne vous méprenez pas
29:52sur ma première intervention
29:54mais la francophonie
29:55c'est aussi
29:55un prodigieux outil
29:57économique
29:58il ne faut jamais l'oublier
29:59et dans ces pays
30:00qui sont en plein
30:01de développement
30:02et je pense
30:03notamment au Congo
30:04Kinshasa
30:05avec ces terres rares
30:05qui sont extrêmement
30:07challengées
30:08puisqu'il y a un conflit
30:09militaire
30:09vous le savez
30:09avec le Rwanda
30:10sur toutes ces terres rares
30:12je trouve ça quand même
30:13habile de la part
30:14du président de la république
30:15d'englober ces pays
30:17dont peut-être
30:18la croissance française
30:19aura besoin
30:20des terres
30:20mais pour des raisons économiques
30:23la francophonie
30:25c'est aussi ça
30:28la francophonie
30:29c'est aussi ça
30:32si vous l'ignorez
30:33vous ignorez un pan
30:34important
30:35c'est pas seulement
30:37la culture
30:37c'est pas seulement
30:38l'histoire de la langue
30:39Julien Drey
30:40la francophonie
30:40c'est tout ça
30:42mais moi
30:42à l'inverse de vous
30:43je ne brade pas
30:45ce qui représente
30:46pour moi
30:47une valeur universelle
30:49parce que je considère
30:49que la république française
30:50a des valeurs
30:51qui sont des valeurs
30:52universelles
30:52ça ne veut pas dire
30:53des valeurs
30:53nous sommes d'accord
30:54voilà
30:55je pense que
30:56vous savez
30:56je me dis souvent
30:57que chaque année
30:58dans les classes
30:59on devrait relire
30:59la déclaration universelle
31:01des droits de l'homme
31:01et y passer
31:02deux ou trois heures
31:03vous la relisez aujourd'hui
31:04elle est d'une actualité
31:06extraordinaire
31:06elle permet de tout expliquer
31:08ceux qui ont écrit ça
31:09étaient certainement
31:10les gens les plus modernes
31:11qui soient
31:11et donc
31:12il n'y a que la France
31:13qui a ce texte là
31:14de référence
31:15et quand ils l'ont écrit
31:16ils ne l'ont pas écrit
31:16pour la France
31:17ils l'ont écrit pour le monde
31:18voilà
31:19et donc moi
31:20je considère
31:20qu'on ne doit pas avoir honte
31:21de notre pays
31:23de sa place
31:24et que ce n'est pas
31:25une faiblesse
31:26de dire aux gens
31:27nous sommes une nation
31:28un peu particulière
31:29la preuve
31:29c'est que souvent
31:30dans les révolutions
31:31à quoi on fait référence ?
31:33à la révolution française
31:34bien sûr
31:36avançons
31:36dans l'actualité
31:37cette semaine
31:37mais c'est intéressant
31:38de voir
31:38c'est quand même
31:39le président
31:39qui nous a expliqué
31:40qu'il n'y avait pas
31:40de culture française
31:42qui nous explique
31:43que la langue française
31:43donc l'épicentre
31:44de la langue française
31:46elle est sur le continent africain
31:47des deux côtés
31:49des rives du Congo
31:49a-t-il dit
31:50bien sûr
31:51mais donc
31:51c'est le même président
31:53et d'ailleurs
31:54certains pourraient se dire
31:55que
31:55vous savez
31:56on parle beaucoup
31:56de la nouvelle France
31:57la post-France
31:58que finalement
31:59sur ces questions-là
32:00de civilisation française
32:01Jean-Luc Mélenchon
32:02et Emmanuel Macron
32:03ils sont assez proches
32:05idéologiquement
32:06c'est pas fou
32:06assez proches
32:08c'est d'ailleurs
32:08une divergence aussi
32:09moi je considère
32:11que
32:12la France
32:13c'est une entité
32:14avec des valeurs
32:15et qu'à ce titre-là
32:16elle doit être défendue
32:17en permanence
32:18et qu'elle ne peut pas
32:19être le monopole
32:20de tel ou tel courant politique
32:22ça c'est une première chose
32:22la deuxième chose
32:24c'est quand on commence
32:25à avoir honte de soi-même
32:27ou à relativiser
32:28ce qu'on est
32:28c'est difficile après
32:30de donner envie aux autres
32:31Si vous voulez
32:31le point d'intersection
32:32dans la réflexion
32:34très juste
32:34que vous venez de faire
32:35Elliot
32:35entre peut-être
32:36Emmanuel Macron
32:37et Jean-Luc Mélenchon
32:38c'est qu'il y en a un
32:38qui prône un mondialisme économique
32:40le président de la République
32:41et le leader
32:42de la France insoumise
32:43Nouvelle France
32:44c'est un mondialisme culturel
32:45en fait dans les deux
32:46il y a le mot mondialisme
32:48en fait ils sont pour
32:49éraser
32:50effacer
32:50une partie de l'identité française
32:52oui c'est très clair
32:53Allez
32:53avançons dans l'actualité
32:54car cette semaine
32:55c'est l'histoire sans fin
32:56vous le savez
32:56c'était les violences urbaines
32:59après la victoire
32:59du Paris Saint-Germain
33:00en demi-finale
33:01de Ligue des Champions
33:01policiers blessés
33:02mobilier incendié
33:03on dénombrait
33:04plus de 120 interpellations
33:06on a eu
33:07les premières comparutions
33:08immédiates
33:09je n'ai pas besoin
33:09de vous dire
33:10ce qui s'est passé
33:10pour les premières
33:11comparutions immédiates
33:12vous le savez déjà
33:12pas rien
33:13mais en tous les cas
33:14il n'y en a pas un
33:14derrière les barreaux
33:15mais l'image
33:16dans l'image
33:17c'est bien évidemment
33:18au-delà de ces tensions
33:19l'exposition
33:21de Yann Arthus Bertrand
33:22exposition
33:23sur le vivre ensemble
33:24qui a été mise à sac
33:25et Yann Arthus Bertrand
33:27a proposé
33:28une petite pastille
33:29vidéo
33:30où il raconte
33:31à quel point
33:32ces photographies
33:32ont été choquées
33:33mise à sac
33:34pardon
33:34mais que
33:36finalement
33:37ça le pousse
33:38à combattre
33:40et à se battre
33:41ça pour que le vivre ensemble
33:41est bien vivant
33:42voilà
33:42le vivre ensemble
33:43est bien vivant
33:44à travers cette mise à sac
33:45regardez
33:50bonjour à tous
33:51c'est Yann Arthus Bertrand
33:53voilà comment je découvre
33:54une exposition
33:55sur la place de la Concorde
33:57sur le vivre ensemble
33:58ce matin
34:00manifestement
34:00les supporters du PSG
34:02ont adoré l'exposition
34:05donc je lance un appel
34:07à tous les gens
34:07qui aiment le foot
34:09tous les gens
34:10qui pensent
34:10que vivre ensemble
34:11c'est important
34:12tous les gens
34:13qui aiment la photographie
34:14tous les gens
34:15qui ont aimé
34:16cette exposition
34:16nous donnez un petit coup de main
34:18ce matin
34:18parce que c'est un peu
34:19compliqué à remonter
34:20pour que l'exposition
34:21soit remise en état
34:22les photos sont un petit peu
34:23abîmées
34:24mais le sens restera
34:26voilà
34:26si vous avez envie
34:27de me donner un petit coup de main
34:27vous êtes le bienvenu
34:28place de la Concorde
34:29on est là
34:29on vous attend
34:31et on va continuer
34:33l'exposition
34:33et continuer à croire
34:35au vivre ensemble
34:36plus que jamais
34:37je vous embrasse tous
34:39je vous aime
34:41je vous attends
34:41si vous avez envie de vivre
34:42voilà
34:44merci
34:47et là je me tourne
34:48vers celui qui a aussi
34:49alimenté cette idée
34:50du vivre ensemble
34:51théorisé cette idée
34:52du vivre ensemble
34:53est-ce que la semaine
34:54qu'on vient de vivre
34:54c'est aussi
34:56un échec
34:59idéologique
34:59que vous avez pu
35:01ou de combat
35:01que vous avez pu
35:02mener dans les années 90
35:03je vais faire d'abord
35:04une remarque
35:04moi je suis triste
35:05parce que
35:07j'aime le football
35:08et que je trouve
35:09que je suis heureux
35:11d'avoir enfin
35:11une grande équipe française
35:12et d'avoir une équipe française
35:14menée par un merveilleux
35:15entraîneur
35:16extraordinaire
35:16et ce qui me rend triste
35:18c'est que cet événement
35:19c'est-à-dire
35:20incroyable
35:21il y a encore 10 ans
35:22c'est-à-dire d'avoir
35:23une équipe française
35:23qui va pouvoir jouer
35:24pour la deuxième fois
35:26soit salie
35:27par une minorité
35:28qui ne sont pas
35:28les vrais supporters
35:29du PSG
35:29ah bah évidemment
35:30mais ça c'est une évidence
35:31d'accord
35:32mais c'est pour ça
35:33que moi je ne veux pas
35:34vivre avec ces gens-là
35:35ah mais attendez
35:36le vivre ensemble
35:37le vivre ensemble
35:38c'est vivre tous ensemble
35:39c'est vivre tous ensemble
35:41tous ensemble
35:42au parc des Paris
35:42où au moment où
35:44on va regarder le match
35:45là il n'y aura pas
35:46de couleur
35:47il n'y aura pas de différence
35:48on sera tous ensemble
35:49derrière notre équipe
35:50c'est ça le vivre ensemble
35:51ça c'est une minorité
35:51d'ailleurs sur le fond
35:53je ne suis même pas certain
35:54qu'ils savaient le score
35:55des matchs
35:55ceux qui étaient là
35:56ils étaient là venus
35:57vous avez vu comme moi
35:57ils étaient là pour piller
35:58c'est bien plus profond
35:59que le football
36:00Julien c'est une question
36:01de société
36:01c'est une question
36:02qui montre qu'il y a
36:03aujourd'hui
36:04une minorité de gens
36:05qui se servent
36:06de toutes les occasions
36:07pour provoquer
36:09voler
36:10piller
36:10et que la fermeté républicaine
36:12doit s'exercer
36:13à l'égard de ces gens là
36:15Eric Revelle
36:15moi si vous voulez
36:16au début
36:17quand j'ai entendu
36:18pour la première fois
36:19l'intervention d'Arthus Bertrand
36:21j'ai pensé qu'il était
36:22au second degré
36:22pour rien vous cacher
36:23je pensais qu'il allait dire
36:24mais regardez le symbole
36:26mes photos étaient là
36:27pour incarner
36:28dans ces chevalets de bois
36:30place de la concorde
36:31le vivre ensemble
36:32et regardez ce que
36:33une minorité
36:34dit Julien Drey
36:35en a fait
36:35c'est à dire qu'en fait
36:37on a renversé
36:38le vivre ensemble
36:39c'est ça le symbole
36:40alors deux choses l'une
36:41ou bien
36:42ces jeunes voyous
36:45n'ont même pas
36:46prêté attention
36:47à ce qu'incarnait
36:49cette exposition
36:50c'est possible
36:50ou bien
36:51parce que ça devait être
36:52marqué quand même
36:53ça a été marqué
36:54dans la nuit
36:54ils n'ont pas distingué
36:55bon alors ça
36:56c'est vous qui le dites
36:57voilà
36:58et puis ce qui est intéressant
36:59c'est que
37:00Arthus Bertrand
37:01ce jour là
37:01lance un appel
37:02pour que des gens
37:03viennent l'aider
37:04à redresser ses chevalets
37:05même si dit-il
37:06les photos sont un peu abîmées
37:08moi je fais le pari
37:09d'une chose
37:09mon cher Julien Drey
37:10vous qui avez défendu
37:12ce vivre ensemble
37:13et je continue à le défendre
37:14c'est que si on ne vit pas ensemble
37:15on fait la guerre civile
37:16il a fait qu'on s'actualiser
37:17c'est que c'est sans doute
37:18pas les mêmes
37:19qui ont foutu en l'air
37:20son exposition
37:22que ceux qui sont venus
37:24relever cette exposition
37:25ça c'est un pari
37:26qui n'est pas difficile
37:26ça veut dire quoi
37:27c'est un pari qui n'est pas difficile
37:28et bien
37:28non
37:29mais le vivre ensemble
37:30tel que vous l'imaginez
37:32avec beaucoup de bonté
37:34aurait voulu
37:35que ce soit
37:35justement
37:36ceux qui avaient renversé
37:38et ceux qui
37:38vous croyez que moi
37:40je crois
37:40franchement
37:41vous êtes sympathique
37:42mais vous pensez que moi
37:43je me revendique
37:44des casseurs
37:45je n'ai pas dit que j'ai
37:46quelque chose à voir
37:46avec ces gens-là
37:48mais qui vous dit ça
37:49donc le vivre ensemble
37:51je vous donne un exemple
37:53de la difficulté
37:54de ce que vous avez
37:55conceptualisé
37:56le grand écart
37:57est de plus en plus fort
37:58le grand écart
37:59il est de plus en plus fort
38:01avec une minorité
38:01aujourd'hui
38:02mais dans la majorité
38:03des cas
38:04vous allez avec moi
38:05rentrer dans un certain
38:06nombre d'entreprises
38:07dans les banques
38:07vous allez voir
38:08que le vivre ensemble
38:09il fonctionne parfaitement
38:10vous avez aujourd'hui
38:11des dizaines de jeunes
38:12issus des quartiers
38:13défavorisés
38:14qui se battent
38:15qui s'intègrent
38:16qui se marient
38:16qui font des enfants
38:17et qui d'ailleurs
38:18détestent ces gens-là
38:20personne ne généralise
38:21ou n'essentialise
38:22Julien Drey
38:23mais pardonnez-moi
38:24dans les années 2000
38:25il y a un livre
38:25qui est paru
38:26qui s'appelle
38:26les territoires perdus
38:27de la république
38:28d'accord
38:29écrit par un homme remarquable
38:31qui s'appelle
38:31un homme remarquable
38:32sauf qu'à l'époque
38:33dans les années 2000
38:34on lui balance
38:36face à son constat
38:38son analyse précise
38:39fine et ses alertes
38:41finalement
38:42l'idée du vivre ensemble
38:43c'est en gros
38:44l'homme qui malmène
38:45cette idée du vivre ensemble
38:46moi dans les années 90
38:48je suis né dans ces années-là
38:50je suis biberné
38:51au vivre ensemble
38:51d'accord
38:52et j'y crois encore
38:53peut-être un peu
38:54dans les années 80
38:55mais ce fantasme-là
38:56aujourd'hui
38:57est rattrapé
38:58par la réalité
38:58si vous aviez
38:59moi j'ai défendu
39:00à l'époque
39:01Georges Bain-Toussant
39:01parce que je pensais
39:03qu'il mettait
39:03le point sur une situation
39:04qui est en train
39:05de se dégrader
39:05mais si vous aviez suivi
39:07mais vous étiez jeune
39:08je le reconnais
39:09les lignes éditoriales
39:10vous auriez lu
39:11un livre excellent
39:12qui s'appelait
39:13État de violence
39:13écrit en 1998-99
39:15et qui expliquait
39:17que si on ne portait
39:18pas attention
39:19à ce qui était
39:19en train de se passer
39:20la situation dégénérée
39:22commence d'ailleurs
39:22par une phrase
39:22un jour
39:23ils tireront
39:25donc le modèle
39:26que je continue à défendre
39:27c'est le modèle
39:28du vivre ensemble
39:28mais qui passe
39:29par une fermeté républicaine
39:31à l'égard
39:31de tous ceux
39:32qui se comportent
39:33comme des ennemis
39:34de la République
39:34Justement
39:36le climat actuel
39:37et je veux terminer
39:38cette séquence
39:39et notre débat
39:40par cette déclaration
39:41de Bali Bagayoko
39:42qui a été
39:43ces trois derniers jours
39:44complètement sous-médiatisé
39:45il appelle
39:46à l'insurrection populaire
39:48du moins
39:48il évoque
39:49l'insurrection populaire
39:50si demain
39:52en 2027
39:54le rassemblement national
39:55arrive au pouvoir
39:55il nous reste trois minutes
39:56donc comme elle fait
39:57une minute la déclaration
39:58je veux vraiment
39:59qu'on écoute ça
39:59et silence radio
40:00personne n'en parle
40:01je n'ai pas vu
40:03une dépêche
40:04à l'agence France Presse
40:05monsieur Bagayoko
40:06il n'est pas possible
40:07si l'on dit bien
40:08qu'il y a sept de ceux
40:09qui se rangent
40:10du côté
40:11en fin de compte
40:11de valeurs
40:11qui sont en opposition
40:12aux valeurs de la République
40:13ce qu'est l'extrême droite
40:15et sept de ceux
40:16qui sont les tenants
40:17en fait de la République
40:17et donc des valeurs fortes
40:18notamment y compris
40:19à gauche
40:19et chez les écologistes
40:20avec l'ensemble
40:21de la force
40:22de masse
40:22qu'il y a derrière
40:23moi j'ai l'intime conviction
40:24que la population
40:25est capable de se lever
40:26et cette forme
40:27d'insurrection populaire
40:27elle ne sera possible
40:28que si déjà
40:29on redonne en fait
40:31du pouvoir à la base
40:32les mots sont importants
40:33parce que vous appelez
40:34à l'insurrection populaire
40:35bien sûr
40:35l'insurrection populaire
40:35au sens bien sûr
40:37lever de la population
40:38de manière importante
40:39parce que c'est
40:40malheureusement
40:41toutes les réformes importantes
40:42dans ce pays
40:43se sont faites
40:44par une insurrection populaire
40:45la prise de la massie
40:46tous ces juges là
40:46c'est des choses
40:47qui sont liées
40:48en fait à l'histoire de France
40:49et c'est bien
40:50parce qu'à un moment donné
40:51il y a une forme
40:53d'indignation populaire
40:54qui se traduit
40:55par l'immobilisation de masse
40:56et qui fait qu'à un moment donné
40:57on met tout le monde
40:58sur le trembleur
40:58et c'est comme ça
40:59en fait qu'on arrive à avoir
40:59attention
41:00parce qu'on va vous reprocher
41:01d'appeler à l'insurrection
41:03monsieur Bagayogo
41:04oui mais en fait
41:05ce que certains diront
41:07c'est qu'aujourd'hui
41:07Bali c'est pas un gourou
41:08et que les gens
41:09ils sont à la fois
41:11conscientisés
41:12et qu'en fait
41:13ils n'ont pas besoin
41:14d'appel
41:15dans ce même entretien
41:17il s'en prend
41:19évidemment
41:20à
41:21Routel Kriyev
41:22on l'a disqualifié
41:23disqualifié en avis
41:24parce qu'elle a eu le malheur
41:26de mal prononcer
41:27son nom
41:28et son prénom
41:29donc j'ai reporté
41:29évidemment tout le monde
41:30son tiers à Routel Kriyev
41:31qui n'en a pas besoin
41:31de mon soutien
41:32mais si je le dis
41:33publiquement
41:34c'est parce que
41:35dans le monde médiatique
41:36et journalistique
41:37tout le monde se couche
41:38par peur
41:38bien évidemment
41:39non mais l'emploi du mot
41:40insurrection
41:41pardonnez-moi
41:42dans le climat
41:43de tensions
41:44de violences
41:45de fractures
41:45dans lesquelles est plongé
41:46ce pays
41:47c'est un mot dynamite
41:50d'ailleurs
41:50je note que
41:51Manuel Bompard
41:52tout à l'heure
41:52sur Europe 1
41:53et ses news
41:54n'a pas repris ce terme
41:56il a parlé de
41:57mobilisation populaire
41:58ce qui est un peu différent
41:59on a le droit de manifester
42:00mais sur le fond
42:01pardonnez-moi
42:02mais dès l'instant
42:03où un président de la République
42:04ou une présidente de la République
42:06serait élue
42:08la remise en cause
42:09par une insurrection populaire
42:11du suffrage
42:13on parlait du vivre ensemble
42:14mais c'est...
42:15tiens on parlait du vivre ensemble
42:16justement
42:17quand vous appelez
42:17à l'insurrection populaire
42:18si vous n'êtes pas d'accord
42:20avec un suffrage universel
42:22et avec le choix de...
42:23là vous avez un individu
42:25qui visiblement
42:26est extrêmement confus
42:27dans son expression
42:27parce que vous avez vu vous-même
42:29qui dit insurrection
42:30mobilisation
42:31je pense que sur le fond
42:32il a voulu faire le malin
42:33en parlant d'insurrection
42:35qu'après il s'est rendu compte
42:36très vite que
42:36et comme il n'a pas
42:37il n'a pas corrigé
42:39il dit n'importe quoi
42:40parce que...
42:40vous plaisantez
42:41il y a trois reprises
42:42on le reprend pour l'insurrection
42:43mais après il dit
42:43mais attention
42:44je ne suis pas...
42:45ce qui est confus
42:46c'est que historiquement
42:47je ne crois rien
42:48à ce qu'il veut dire
42:48je ne suis pas en train
42:50si quelqu'un du RN est élu
42:51c'est la révolution
42:52dans la rue
42:53avec la prise de la base de l'Iga
42:54j'ai compris
42:54c'était ça qu'il essayait de dire
42:56et c'est...
42:58je veux dire
42:59c'est lui qui le dit
43:00c'est anti-républicain
43:02sur le fond
43:02et sur la forme
43:04c'est un mauvais service
43:05qui rend
43:05à tous ceux qui se battent
43:06justement
43:07pour une France fraternelle
43:08et comme
43:10comme c'est
43:11mais c'est un hasard
43:11ou une coïncidence
43:12je vous disais
43:13en lançant le Bali Bagayoko
43:14ça a été sous-traité médiatiquement
43:15c'est très étrange
43:16il était l'invité de LCI
43:18aujourd'hui
43:19entre 18h et 19h
43:20et la déclaration
43:22de M. Bagayoko
43:23a été diffusée
43:25ce soir
43:26sur les antennes
43:27de BFM
43:28la publicité
43:29merci à tous les deux
43:29merci à vous
43:30merci à vous
43:31on revient
43:31dans quelques instants
43:33pour l'heure des pros
43:33et on parlera de Mathéo
43:359 ans
43:35qui a été lynché
43:37alors qu'il participait
43:38à un match de foot
43:39à 9 ans
43:40par des adversaires
43:41qui étaient une autre équipe
43:43ils avaient 10 ans
43:44par 5 garçons de 10 ans
43:45voilà où on en est
43:46qui est en train de faire
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