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  • il y a 22 heures
Avec Loïc Cantin, Président de la FNAIM

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##LE_GRAND_ENTRETIEN-2026-05-09##
Transcription
00:00Bonjour Loïc. Bonjour Bernice.
00:02Alors vous êtes président de la FNIM, c'est la Fédération Nationale de l'Immobilier.
00:06C'est le premier syndicat des professionnels de l'immobilier.
00:10Donc est-ce que vous pouvez nous rappeler votre rôle ?
00:13Vous représentez les professionnels de l'immobilier mais pas que.
00:15Vous vous battez ardemment pour défendre le logement en France.
00:20Tous les jours et au quotidien, bien évidemment, notre fédération est une force de proposition
00:24et notamment en interaction avec, je dirais, les députés, les sénateurs
00:28et notamment le ministre du Logement est au quotidien et en permanence
00:31pour pousser, faire des propositions et malgré, je dirais, une Assemblée Nationale
00:36qui n'a pas vraiment de pouvoir de décision, 11 groupes parlementaires, c'est là toute la difficulté.
00:40Mais quelle que soit la difficulté, nous poussons et notamment en ce sens
00:43afin que des dispositions et des mesures soient prises pour faciliter le logement des Français.
00:48La devise de la FNIM, c'est agir pour le logement et c'est ma mission au quotidien.
00:53C'est important parce que vous avez quand même un rôle au-delà des professionnels.
00:56Vous avez un rôle aussi pour les ménages français.
00:58Bien sûr pour les ménages français parce que je crois qu'il faut s'adapter en période de crise
01:02et en période de tension et comme celle que nous connaissons, que nous allons connaître,
01:06il faut trouver des mesures adaptées pour accompagner les Français
01:08et avoir, je dirais, un rôle d'influenceur auprès des politiques et des politiques publiques
01:13et porter à connaissance, je dirais, de l'ensemble des députés, de la classe politique,
01:17des solutions pragmatiques, des solutions à la hauteur des enjeux.
01:20Et croyez-moi, le logement aujourd'hui est de telle importance et d'une telle complexité
01:24qu'on a besoin de cet apport de la société civile et des 10 000 entreprises que la FNIM représente,
01:3110 000 entreprises au quotidien qui oeuvrent pour le logement des Français
01:33dans les domaines de la copropriété, de l'administration de biens, de la transaction.
01:37On est le pouls permanent de ce marché du logement au travers de tout.
01:41J'entendais parler de rénovation énergétique, j'entends parler de financement,
01:44notamment de mobilité résidentielle, d'accès au logement des jeunes.
01:47Tout ça, ça fait partie, je dirais, de notre environnement quotidien
01:50et j'en suis un porte-parole, élu par les 10 000 entreprises de France
01:53pour porter cette revoix auprès du pouvoir public et de l'exécutif.
01:56Et alors, qu'en est-il du marché immobilier ?
01:58Alors, il y a une crise du logement en France.
02:00On le voit, on le sait tous, ceux qui nous écoutent,
02:01je suis sûre qu'il y en a parmi vous énormément qui cherchent des logements.
02:05Moi, je suis journaliste spécialisée en immobilier,
02:07je vous jure que je reçois des messages de certains amis qui me disent
02:10« Aide-moi à trouver un logement en location, aide-moi à trouver un logement social ».
02:15Je n'ai jamais eu autant de demandes, c'est vrai qu'il y a un souci en ce moment.
02:19Qu'est-ce qui se passe ?
02:19Évidemment, il y a juste un an et demi, nous disions
02:22« La crise de l'immobilier est derrière nous, la crise de logement est devant nous ».
02:25Et cette crise de logement, elle n'est pas près d'être réglée.
02:28Et même si, effectivement, nous avions des mesures adaptées,
02:32il faudra quand même une longue période pour pouvoir s'en sortir.
02:35Et c'est là toute la difficulté, tous les segments sont bloqués,
02:38que ce soit le logement social, le locatif, que ce soit le logement locatif privé,
02:42que ce soit l'accession à la propriété.
02:44Le parcours résidentiel des Français est bloqué,
02:48comme il ne l'a jamais été depuis plus de 50 ans.
02:51Et c'est là toute la difficulté de pouvoir avoir des solutions pragmatiques
02:56et qui sont finalement la suite d'un aveuglement de nos politiques publiques
03:00pendant 30 ou 40 ans, de ne pas avoir vu cette crise
03:03qui était pourtant prévisible, arrivée et avec autant de brutalité.
03:08Vous savez, je le dis souvent, je crois qu'aujourd'hui,
03:12il fut un moment où le facteur d'exclusion était le travail.
03:16Mais quand on voit qu'on a 350 000 SDF
03:20et dont 30% d'entre eux, finalement, vivent dans leur voiture
03:26et donc le premier facteur d'exclusion est,
03:28on vit dans leur voiture et on a un travail.
03:3130% ont un travail.
03:32Donc le facteur d'exclusion n'est plus le travail aujourd'hui,
03:35c'est le logement.
03:36Et c'est là le cri d'alâme que l'on porte.
03:38Donc une nation qui se respecte doit pouvoir veiller à avoir une politique du logement adaptée.
03:42Je crois que nous ne sommes pas tributaires d'une politique extérieure,
03:46notamment, nous avons tout pour pouvoir avoir une stratégie,
03:49une offre de logement adaptée à la réponse de tous nos concitoyens.
03:53Je crois qu'il n'y a rien de plus dramatique que de voir des jeunes aujourd'hui,
03:5717% des étudiants renoncent à leurs études parce qu'ils ne trouvent pas de location,
04:00et de voir des jeunes qui ne peuvent pas accéder à la propriété.
04:02L'accès à la propriété a toujours et fait partie, je dirais,
04:07des axes de progrès de notre pays, de la Ve République.
04:09Et aujourd'hui, nous avons perdu cette trajectoire,
04:13nous avons perdu finalement cette vision.
04:15Et je crois que ça demande un sursaut politique.
04:16Je dis un an avant l'élection présidentielle et à tous les candidats.
04:21Et nous attendons deux de vraies propositions adaptées à la crise du logement.
04:25Mais je crois, entre les discours et les actes et les propositions,
04:29je crois que nous, fédérations, on va avoir un rôle important dans les 12 mois qui vont arriver.
04:33C'est vrai que vous vous poussez en ce sens, justement, pour prévenir, en tout cas,
04:37alerter les politiques, vous l'avez dit, qui avaient passé le logement au second plan
04:43depuis déjà plusieurs décennies.
04:46Restez avec nous, Loïc Quentin, on va en parler justement dans quelques instants.
04:48On va parler de la présidentielle et de ce que vous préconisez pour les candidats.
04:52On va parler aussi du marché immobilier.
04:54Pourquoi la guerre au Proche-Orient va empêcher certains ménages d'accéder à la propriété ?
04:59C'est dans quelques instants sur Sud Radio.
05:02Basile, votre application de recherche immobilière présente
05:06Sud Radio, parlons immo, midi 13h, Bérénice de Ville-Fleuriot.
05:11Bonjour, bienvenue sur Sud Radio.
05:12On est ravis d'être avec vous en ce loup week-end prolongé.
05:15Bon courage, en revanche, si vous bossez, si vous êtes chauffeur de taxi, par exemple,
05:19ou si vous êtes dans un magasin, que vous tenez une boutique, on pense à vous.
05:24On est avec vous pour parler de votre logement, pour parler immobilier.
05:27Dans quelques instants, on abordera un sujet crucial pour notre santé.
05:31Comment avoir une maison saine ?
05:33Oui, Bérénice, on va même parler de la détection des fuites d'eau.
05:37C'est un sacré casse-tête.
05:39Ah oui, j'en ai une il y a un an, c'était compliqué.
05:42C'est assez intéressant de parler de ça.
05:43Mais là, tout de suite, on est avec Loïc Quentin, le président de la FNIM,
05:47la Fédération Nationale de l'Immobilier.
05:50Alors Loïc, avant la pub, on parlait justement de la présidentielle des candidats.
05:55C'est vrai que j'ai quand même l'impression qu'il y a un petit sursaut chez les politiques,
06:00une petite prise de conscience.
06:03On parle du logement, on en parle un peu plus.
06:05C'est vrai que pendant les municipales, les candidats en ont parlé.
06:10Est-ce que c'est ce que vous ressentez ?
06:13Est-ce qu'on en parle un petit peu plus qu'avant, en tout cas ?
06:15Est-ce qu'il y a une prise de conscience ? Est-ce qu'elle est réelle, cette prise de
06:17conscience ?
06:17Oui, je dirais que c'est finalement la finalité, après 9 ans de présidence d'Emmanuel Macron,
06:237 ministres de logement pour arriver à prendre conscience de la brutalité de la crise
06:26et de la nécessité d'intervenir sur le logement.
06:29Voilà, je dirais qu'enfin, Premier ministre Sébastien Lecornu,
06:32qui a pris le dossier, a essayé de trouver des solutions,
06:35un minimum de ce qu'il peut faire au travers d'une loi de finances,
06:38qui a enfin consacré un minimum d'intérêt au logement,
06:41et relayé par son ministre, Vincent Jombrin, que je dois saluer,
06:46parce qu'il y a une forme de pragmatisme et de réalisme,
06:49enfin, que nous attendions.
06:50On ne pouvait pas se satisfaire.
06:51Et Valérie Lettard aussi, la ministre du Logement qui était là,
06:54juste avant Vincent Jombrin.
06:55Valérie Lettard aussi, mais avec plus d'insistance de ce gouvernement, je l'entends,
06:59compte tenu qu'à un moment, nous avons assisté à des phrases du type
07:02« l'immobilier, c'est de la rente »
07:04ou « c'est de la surdépense publique pour d'une efficacité collective »
07:07et aucune, finalement, prise en considération,
07:10ou traduire la détention immobilière comme un impôt à consacrer en permanence.
07:14Et je crois que c'est ce manque de regard, finalement,
07:17des deux gouvernements successifs d'Emmanuel Macron
07:19qui aussi sont un peu en partie responsables de la crise dans laquelle nous sommes.
07:23Bien évidemment, il y a eu, je dirais, des phénomènes extérieurs,
07:28notamment la crise de l'Ukraine qui a provoqué une hausse des taux d'intérêt
07:31qui ont désolvabilisé de nombreux ménages
07:33et qu'ils ont empêché d'acheter, passant de 0,80% d'intérêt à 4,2 ou 4,5%,
07:39dépressant la capacité et le pouvoir d'achat
07:41et qui ont finalement ralenti les transactions.
07:43On a connu une chute des transactions de 32% de ces pays en espace d'une année.
07:48On commençait, je dirais, en 2025 à reprendre des couleurs
07:53avec 11% d'augmentation en 2025.
07:57En plus, les transactions reprenaient, un peu de couleurs.
08:01Et là, aujourd'hui, la crise du Moyen-Orient vient finalement frapper un marché,
08:05un marché qui était convalescent, je dirais, d'une crise et d'une situation
08:10qui l'avait fragilisé.
08:12Aujourd'hui, un marché convalescent qui est au bord de la rechute.
08:15Au bord de la rechute parce qu'il est extrêmement suspendu à deux événements,
08:19l'évolution de la crise du Moyen-Orient et les taux d'intérêt à leur évolution
08:23et deuxièmement aussi, l'évolution de la politique en France
08:26parce que les Français ne savent pas où ils vont, comment ils sont gérés
08:30et notamment quelle sera la politique du logement tellement manquante
08:34et préjudiciable à ce pays et qu'il nous manque
08:36et quelle sera cette politique dans un an.
08:38Alors Loïc, si vous le voulez bien, on va expliquer, réexpliquer le mécanisme
08:42parce qu'on reçoit des messages que certains ne comprennent pas
08:44pourquoi la guerre empêche les ménages d'acheter,
08:48pourquoi ça fait augmenter les taux.
08:50C'est très simple en fait.
08:50Eh bien c'est très simple parce que d'une part il y a une augmentation du prix du pétrole,
08:53de tous les produits dérivés.
08:55Quand avec le pétrole on fait de l'asphalte, on fait du PVC, du plastique,
08:59ça impacte sur le prix notamment des matériaux dans le bâtiment,
09:02ça impacte toutes les matières premières, le transport et ça génère de l'inflation.
09:06Et quand ça génère de l'inflation, eh bien la politique,
09:09nous dépendons de la politique de la Banque Centrale Européenne en matière de taux.
09:12Dès que nous dépassons 2% d'inflation et aujourd'hui nous y sommes,
09:16moyenne tous les pays européens,
09:17la Banque Centrale Européenne est contrainte d'augmenter ses taux pour limiter
09:21et lutter contre cette inflation.
09:22Alors elle ne l'a pas encore fait.
09:23On ne l'a pas encore fait, mais nous l'avons connu au moment de la guerre en Ukraine,
09:27en 2022, où les taux étaient passés de 0,80 à 4,2,
09:32qui avait complètement dégradé le marché.
09:34Notre risque, on a connu d'autres périodes dans notre histoire,
09:36en 73, en 79, c'est peut-être très loin,
09:39mais c'était sur fond de guerre du pétrole aussi.
09:41La guerre du Kipour avait pour origine finalement une guerre sur fond de politique énergétique.
09:47Les taux avaient atteint 17% en 1980, on ne s'en rappelle pas,
09:51et notamment nous sommes bien loin de cela,
09:53mais ça veut dire qu'il y a toujours ces tensions inflationnistes sur les prix,
09:56génèrent une augmentation des taux d'intérêt,
09:58et qui empêchent des ménages de pouvoir acheter.
10:01Et pire encore, c'est qu'aujourd'hui, il y a une réduction de la croissance,
10:05et notamment inflation plus perte de croissance,
10:08c'est une fluctuation, il n'y a rien de pire pour une économie.
10:10Et c'est en ce sens-là que c'est dommage,
10:11là où le marché reprenait les couleurs,
10:14il est fragilisé à nouveau par une crise internationale,
10:17alors que le logement est d'intérêt national,
10:20il est de structuration nationale.
10:22Aujourd'hui, on crée du logement par du foncier, par des entreprises, par un financement,
10:26et nous avons tout pour le faire.
10:27Et cette volonté politique, elle doit être au rendez-vous.
10:30L'impact international n'a rien à voir sur une politique du logement adaptée.
10:34Et je crois que c'est une mobilisation de tous les acteurs,
10:36en écartant tout dogmatisme et tout dogmatisme idéologique au sein de l'Assemblée nationale.
10:41Et alors là, les taux ont déjà remonté,
10:42non pas à cause de la remontée des taux de la Banque centrale,
10:46mais parce que l'OAT, 10 ans, a augmenté un petit peu.
10:50L'OAT ne concerne, vous savez, moi je dirais aux ménages,
10:52tous les auditeurs qui sont là à l'antenne,
10:55écoutez, aujourd'hui l'État français emprunte à 3,90, c'est le taux des OAT.
10:59L'argent, les ménages français empruntent à moins cher que l'État français.
11:03L'État français emprunte 700 millions d'euros par jour,
11:07et en 20 jours à consommer l'équivalent d'un porte-avions.
11:10Voilà, c'est ça la réalité française.
11:11Aujourd'hui, les ménages ne sont pas endettés, ils peuvent s'endetter.
11:14Les taux d'intérêt sont faibles, ils sont à des niveaux tout à fait acceptables.
11:17On peut y aller, donc n'hésitez pas.
11:20Il faut en profiter, je crois, il faut profiter de ce moment.
11:23Je dirais, les taux d'intérêt restent encore faibles, il faut en profiter.
11:26Louis Quentin, rapidement, un petit mot justement sur le plan logement,
11:29relance logement qui a été annoncé par le gouvernement,
11:32notamment par Sébastien Lecornu et Vincent Jambrun.
11:36Quel est votre regard sur ce plan ?
11:38Est-ce qu'il est suffisant ?
11:41Est-ce qu'il y a de l'espoir avec ce plan logement ?
11:43Je ne vais pas être compte, j'accompagnais le Premier ministre
11:45et le Premier ministre du Logement à Marseille,
11:47et donc dans tous les cas, ils ont fait partie de cette équipe du logement
11:50qu'a choisi Vincent Jambrun.
11:51Et il est vrai qu'enfin, un regard vers l'existant, vers l'ancien,
11:56qui a besoin, notamment quand j'entendais tout à l'heure
11:58une présentation sur la rénovation énergétique,
12:00il faut faire de la rénovation énergétique,
12:02mais il faut aussi sauver un parc locatif.
12:04On a 770 000 logements classés F,
12:08frappés d'interdiction louée,
12:10s'ils ne sont pas rénovés, sortiront du parc de l'offre locative.
12:13Au 1er janvier 2028,
12:16c'est 8% du parc,
12:17alors qu'aujourd'hui, nous n'avons plus d'investissement
12:20dans le secteur locatif en France.
12:22On est en train de fabriquer une machine à détruire un stock,
12:25une machine à détruire l'offre,
12:27et nous n'avons rien en remplacement.
12:28Alors je dis bravo pour cet acte courageux
12:30d'au moins flécher un avantage fiscal
12:33vers le secteur de l'existant,
12:34qui n'a jamais existé depuis 40 ans dans notre pays.
12:37On a toujours consacré de l'aide à l'investissement immobilier dans le neuf
12:42pour des Français qui étaient déjà propriétaires de le logement,
12:45alors que la vraie fragilité en France,
12:46c'est de pouvoir simplement devenir propriétaire de sa résidence principale.
12:50Merci beaucoup Loïc Tanta, vous restez avec nous,
12:52vous êtes toujours avec nous jusqu'à la fin de l'émission.
12:55On va parler de l'encadrement des loyers dans quelques instants.
12:58Tout de suite, on parle de la qualité de l'air
13:00dans votre logement sur Sud Radio.
13:02Sous-titrage Société Radio
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