00:00Et on enchaîne avec les infos à retenir avec vous Bérénice de Ville-Fleurio. Quel est le programme de la semaine ?
00:05Alors un nouveau ministre pour le logement. Le budget 2026 a des conséquences sur le logement et pas dans le bon sens.
00:12Et enfin on verra qu'un oubli de changement d'adresse, Sylvain, ça peut coûter très très très très cher. 305 000 euros de frais de succession.
00:19Alors on va commencer avec notre nouveau ministre qui est passé près de la censure, 18 mois près me semble-t-il. Il s'appelle Vincent Jambrun.
00:26Oui, nouveau ministre de la Ville et du Logement dans le gouvernement Lecornu 2. Il faut suivre.
00:34J'allais dire quelque chose mais je vais me taire.
00:36Il succède à Éric Wörth qui a fait à peu près 12 heures, qui lui succédait à Valéry Létard qui était donc sous le gouvernement, j'en oublie, Bayrou.
00:46Vincent Jambrun, 41 ans, député du Val-de-Marne et maire de l'Aïl-et-Rose depuis 2014.
00:51Alors je ne sais pas si vous vous souvenez, on avait beaucoup parlé de lui en 2023. Des émeutiers étaient rentrés dans sa propriété, avaient mis le feu.
00:57Il y avait sa femme, ses deux enfants.
00:59On l'a même reçu sur Radio-Émon.
01:00Exactement. À l'intérieur, donc ils avaient dû faire. Voilà.
01:02Donc Vincent Jambrun, il s'est imposé ces dernières années comme une figure montante de la droite locale.
01:07C'est un proche de Valéry Pécresse, un proche de Laurent Wauquiez.
01:10C'est un élu républicain. Bon, désormais, il faut suivre encore.
01:14Il est exclu de son parti.
01:15Il avait notamment porté une proposition de loi visant à favoriser l'attribution des logements sociaux aux travailleurs actifs.
01:21Il s'était fait remarquer pour un plan banlieue, prenant notamment la fin du logement social à vie,
01:26la limitation du parc social à 30% par commune ou encore la vente accélérée de logements sociaux au secteur privé.
01:32Évidemment, ses propositions n'avaient pas plu à la gauche.
01:35Sa nomination passe pas inaperçue.
01:36Elle intervient alors qu'il est visé par une enquête préliminaire du parquet de Créteil
01:40pour une prise illégale d'intérêt concernant l'attribution de logements sociaux à d'anciens collaborateurs.
01:46Alors, il a fait son premier déplacement en tant que ministrière.
01:50Donc voilà, on va voir comment il prend les dossiers.
01:51Alors, a priori, il connaît bien ses dossiers.
01:54Ce qui est intéressant, c'est que c'est un maire.
01:55Et les maires, en général, connaissent les dossiers parce que c'est eux qui ont les mains dans le cambouis.
01:59Et d'ailleurs, il est à peu près sûr qu'on puisse le recevoir.
02:03Avant que la censure ne passe peut-être à nouveau.
02:06On va parler du budget 2026 et franchement, c'est pas fameux pour le logement.
02:10Et non, il a été présenté en Conseil des ministres mardi.
02:14Et ce budget va faire mal au portefeuille des locataires et des propriétaires.
02:17Alors, je vous parle essentiellement, parce qu'il y a plein de mesures,
02:20je vous parle essentiellement de deux mesures chocs.
02:22Déjà, si vous touchez les APL, sachez qu'elles n'augmenteront pas en 2026.
02:27Normalement, vous savez, elles sont revalorisées deux fois par an.
02:29Elles l'ont été en octobre dernier, au début octobre.
02:32pour poursuivre l'inflation, en fait, pour s'aligner au coût de la vie.
02:36Eh bien, elles vont rester bloquées au niveau de 2025,
02:38alors que l'inflation, elle, va continuer.
02:40Donc concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
02:41Si vous en bénéficiez, votre pouvoir d'achat va baisser.
02:45L'État souhaite économiser plus de 100 millions d'euros sur ce sujet.
02:49Il faut noter aussi que les étudiants étrangers hors Union européenne non boursiers,
02:53donc qui viennent étudier en France,
02:54vont totalement perdre, eux, leurs APL.
02:58Cette mesure concerne 300 000 jeunes.
03:00Une autre mesure choc, Sylvain.
03:02Vous savez, on en a beaucoup parlé.
03:03Eh oui, le statut du bailleur privé, on fait quoi, là ?
03:06Eh bien, il disparaît du budget.
03:07Alors, le statut du bailleur privé, c'est un terme un peu compliqué, peut-être, pour vous.
03:12En fait, c'était la mesure attendue depuis 10 ans
03:14pour relancer l'investissement locatif.
03:16On en parlera avec notre invité Charles-Marie Nakis tout à l'heure.
03:19Le principe, c'était quoi ?
03:21C'était très simple.
03:21C'était de permettre aux Français de devenir propriétaires
03:25et de déduire progressivement le prix d'achat de leurs biens, de leurs revenus locatifs.
03:30C'est ce qu'on appelle l'amortissement.
03:32En fait, c'était pour inciter les Français à investir dans la pierre.
03:35Pourquoi c'est grave ?
03:36Eh bien, parce que depuis la fin du Pinel, en janvier, les investisseurs fuient.
03:40Il n'y a plus de Français qui veulent investir dans la pierre pour créer du logement.
03:44Et ces Français, on en a besoin.
03:45Donc, la crise du logement n'est pas prête de s'arrêter.
03:47Et ça, c'est vraiment dramatique puisque ça touche des milliers de Français.
03:50On va finir avec un oubli de changement d'adresse qui a coûté très cher à une personne.
03:57C'est vrai.
03:58C'est une histoire vraie.
04:00C'est l'histoire de Pierrot.
04:01Pierrot qui vit un véritable cauchemar administratif.
04:05Après sa retraite, sa sœur quitte Paris pour rejoindre la Ciotat.
04:09Tous les deux, ils sont célibataires sans enfants.
04:10Donc, ils se disent qu'on va habiter ensemble.
04:12Ils vivent ensemble pendant 12 ans.
04:13Ils sont frères et sœurs.
04:14Dans la maison familiale.
04:16C'était la maison de leurs parents.
04:18Josiane décède.
04:19Donc, sa sœur décède.
04:20Pierrot pensérité sans frais.
04:22Parce que la loi le permet.
04:23Entre frères et sœurs de plus de 50 ans célibataires ayant vécu ensemble 5 ans minimum.
04:29L'exonération est totale.
04:31Sauf que, eh bien, sa sœur n'avait jamais changé son adresse administrative.
04:35Et il ne le savait pas.
04:36Voilà.
04:36Bah, il ne le savait pas, non.
04:37Donc, sur le papier, elle vivait toujours à Paris dans son studio.
04:39Donc, pour l'administration fiscale, impossible de prouver la cohabitation.
04:43Bon résultat, 305 000 euros de droits de succession à payer.
04:47C'est 45% de taxation sur 700 000 euros d'héritage.
04:51Oui, en France, c'est cher, les frais de succession.
04:53Donc, pour régler la facture, Pierrot, il a dû vendre l'appartement parisien, le petit studio parisien.
04:59Et pourtant, il avait coché toutes les cases.
05:01Donc, la leçon, l'exonération entre frères et sœurs existe, mais elle est fragile.
05:05La moindre incohérence dans vos papiers.
05:07Et c'est 45% d'impôts qui tombent.
05:09Donc, pensez à tout vérifier par un notaire, c'est important.
05:12Voilà.
05:12Et dans votre affliction, n'oubliez pas de régler vos frais de succession.
05:15C'est des inconnus.
05:17Voilà.
05:17Merci, Bérénice.
05:18Et tout de suite, on va attaquer le chantier du siècle.
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