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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à l'heure des pros avec Véronique Jacquier,
00:04Maître Pascal-Pierre Garbarigny, Éric Revelle, Joseph Masses-Caron et Johan Ouzahi.
00:09On va revenir sur les débordements du Paris Saint-Germain qui ont éclaté cette nuit,
00:13qui sont, me semble-t-il, sous-médiatisés, mais c'est toujours le cas après ce type de débordement.
00:20Parfois, certains souhaitent minimiser ce qui s'est passé.
00:24Et ça nous interroge évidemment sur notre société, sur ce qu'elle est devenue,
00:27sur l'impossibilité de célébrer simplement une victoire.
00:30Donc on va voir beaucoup d'extraits pour commencer, avant de donner la parole.
00:35Et la première que je voulais vous donner, que vous montrez, c'est une séquence hier soir après le match
00:40où il y a ces fameux tirs de mortiers qui sont envoyés.
00:44Et vous allez pouvoir découvrir ces images qui sont là.
01:01Donc on est dans le secteur des Champs-Elysées, il est hier soir vers 23h.
01:07On a découvert ces images-là ce matin d'ailleurs, parce que lorsqu'on lit parfois une dépêche,
01:13on lit, il n'y a pas eu d'incident grave, il n'y a eu des interpellations, il n
01:18'y a pas eu de blessés.
01:19Donc on se dit au fond, tout cela est sous contrôle.
01:22Mais quand on montre les images, c'est peut-être une perception différente.
01:26Donc ça, c'est la première séquence que je voulais vous montrer, des coupelles brûlées.
01:32La deuxième séquence, c'est des voitures qui ont été prises pour cible.
01:37Et ça, c'est des voitures prises pour cible, pareil, dans le secteur des Champs-Elysées.
01:42Donc vous avez une personne qui passait hier soir, à ce moment-là,
01:45et qui n'a plus de voiture, manifestement, et qui aujourd'hui s'est dit
01:50« Dans quel guet-tapant je suis tombé ? »
01:52Là, on est place de la Concorde, comme vous pouvez le voir,
01:56avec cet individu qui monte sur cette voiture et qui la piétine.
02:01Écoutez ce qu'ils disent, parce qu'ils disent parfois « allumer ».
02:03Oui, allumer.
02:07Donc allumer, c'est faisons brûler la voiture, allumons le feu,
02:12et c'était le secteur, donc, de la Concorde.
02:17Une autre séquence qui est assez frappante, c'est la séquence, cette fois, sur les périphériques.
02:24Comme l'année dernière, d'ailleurs.
02:25Les périphs qui sont pris d'assaut, le périph qui est pris d'assaut.
02:29Mais là encore, vous voyez ces images, c'est bien loin de la dépêche qu'on lit parfois le matin.
02:38Et vous pouvez d'abord vous apercevoir que ce ne sont que des hommes, massivement,
02:42il n'y a absolument pas de femmes, et que la moyenne d'âge est très jeune,
02:49et qu'il y a beaucoup de supporters du PSG.
02:51En tout cas, il y a beaucoup de maillots qu'on peut reconnaître du Paris Saint-Germain.
02:54Ça, c'est la troisième séquence.
02:56Et puis, il y a une séquence qui est tout à fait étonnante, c'est une voiture de police qui
03:00recule.
03:01Et elle comprend, cette voiture, qu'elle ne va pas foncer sur ces jeunes.
03:07Évidemment, elle ne va pas prendre le risque de foncer sur ces jeunes.
03:10Et ces jeunes savent que la voiture ne va pas foncer, non plus.
03:14Donc, ils le savent.
03:15Ils savent que la voiture ne va pas répondre.
03:18Bien sûr, parce que cette voiture ne se permettra pas, les policiers,
03:22et ils ont raison d'ailleurs, ils ne se permettent pas de répondre.
03:26Alors, simplement, ce que font les policiers, ils ouvrent effectivement la portière,
03:31et puis il y a une grenade, ça doit être une grenade de désencerclement, je crois, c'est comme ça
03:36qu'on dit,
03:37qui sera lancée contre ces jeunes gens qui attaquent.
03:42Qui attaquent, comme au Far West, dans le temps, on attaquait les diligences.
03:46Là, ils attaquent des policiers.
03:48C'est les policiers qui jouent leur vie le soir, qui viennent défendre l'autorité, l'ordre,
03:56et qui sont pris à partie par ces jeunes gens.
04:00Donc, on peut avoir aussi une pensée pour eux, parce que c'est leur métier, et ils risquent leur vie.
04:05Autre séquence, c'est la fois qu'elle a été récupérée par 100% Frontières,
04:10et que vous avez pu écouter ce matin, dans l'émission de Gauthier Lebrecht,
04:14c'est des jeunes gens qui sont interrogés cette fois-ci,
04:17et qu'on leur tente d'avoir une explication.
04:20Pourquoi vous faites tout ça ? Qu'est-ce que vous allez faire ?
04:22Puisque le Paris Saint-Germain a gagné, la soirée pourrait être joyeuse, bon enfant.
04:25et écoutez ce qu'ils disent.
04:27C'est quoi le programme ce soir, messieurs-là ?
04:29Ce soir, on fait la fête, tout simplement.
04:31Jusqu'à quelle heure ?
04:32Jusqu'à quelle heure, jusqu'à pas d'heure.
04:34On fait la fête, après, demain, on reprend nos vies, tout simplement.
04:36On se fait juste courser, et c'est marrant, voilà, c'est bien.
04:38C'est quoi, c'est le jeu du chalet à souris, ça ?
04:40Ouais, c'est ça, c'est le chalet à souris.
04:42On célèbre la victoire de Paris.
04:43Jusqu'à quelle heure ce soir, les gars-là ?
04:44Jusqu'à 6h du matin.
04:45L'archiviste, c'est pour nous, c'est pour nous, c'est pour nous.
04:48C'est pas pour la police, non, on les respecte, c'est tout.
04:52Il y a les mortiers, hein ?
04:54Il y a les mortiers, c'est le chalet.
04:55J'ai les programmes ce soir, alors.
04:57Je m'en bats les couilles.
04:58On n'oublie pas la Palestine.
04:59Ici, on fait la fête, mais on n'oublie pas.
05:01Ça baisse tout, ça fout la merde !
05:15Alors évidemment, ça interroge sur notre société.
05:17Qu'avons-nous fait de la France ?
05:20Ça ne se passait pas il y a 50 ans.
05:22Qu'est-ce qui s'est passé ?
05:23Quelles sont ces mœurs ?
05:25Pourquoi hurlent-ils ?
05:27Pourquoi sont-ils ensauvagés ?
05:29Pourquoi est-ce qu'on ne les montre pas non plus à la télévision française
05:33comme nous les montrons, nous ?
05:34Comme si on voulait cacher une réalité ?
05:37Et ça renvoie, moi, je vous pose la question.
05:39Alors, c'est pas tout le monde, hein ?
05:41C'est pas tout le monde.
05:42On peut dire, comme disait André Valigny ce matin, c'est 300 personnes.
05:45Moi, je ne pense pas que ce n'est que 300 personnes.
05:47C'est certainement pas que 300 personnes.
05:49C'est pas possible.
05:49C'est le...
05:51C'est impossible.
05:53La face immergée de l'iceberg.
05:55Oui.
05:56La face qu'on voit.
05:58Donc, qu'avons-nous fait de...
05:59Et qu'est-ce qu'il faut faire, surtout, une fois qu'on a dit ça ?
06:01Qu'est-ce qu'on fait ?
06:02Surtout qu'on est dans une logique répétitive.
06:04Donc, c'est quelque chose qui arrive à chaque fois.
06:08Et comme vous l'avez souligné, d'ailleurs, avec un point en plus, une invention en plus.
06:13Le périphérique, maintenant.
06:14L'année dernière, déjà, c'était le périphérique.
06:16Oui, c'est ça.
06:16Depuis l'année dernière.
06:17Donc, ça, c'est un peu la nouveauté.
06:20Mais les personnes ont peur.
06:22Les personnes ont peur.
06:23C'est-à-dire, nos concitoyens ont peur.
06:25Vous avez souligné, à juste titre, qu'il n'y a aucune femme, là.
06:29Aucune femme.
06:30Pourquoi ?
06:30Pourquoi est-ce qu'il n'y a aucune femme ?
06:32Les femmes, elles n'ont pas le droit de se promener dans la rue ?
06:34Les femmes, elles n'ont pas le droit de quelque chose de festif ?
06:37Les hommes sont évidemment moins intelligents dans ces cas-là.
06:40Et que les femmes sont sans doute moins violentes et plus intelligentes.
06:43Je crois surtout parce que c'est l'intérêt aux femmes.
06:45Non, honnêtement, je ne suis pas sûr.
06:47Moi, je suis sûr.
06:47Je crois qu'elles sont beaucoup moins violentes et plus intelligentes.
06:51Pardonnez-moi, je suis sûr que c'est dans un type de logique ensemble.
06:54En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le pouvoir politique, il est tétanisé.
06:57À mon sens, d'ailleurs, c'est un ami qui me faisait remarquer ça,
07:00il est tétanisé depuis 1986, depuis la mort de Malik Oseki.
07:03Exactement.
07:03C'est-à-dire qu'à chaque fois, le pouvoir politique craint qu'il y ait des morts,
07:08qu'il y ait un incident.
07:10Avec l'affaire Naël, vous savez, je comprends les policiers,
07:13la jurisprudence Naël, celui qui a tué Naël,
07:17et on l'a souvent dit, c'est un drame, bien sûr,
07:19celui qui a tué Naël, après cette course poursuite,
07:22il va devoir répondre de son geste aux assises.
07:25C'est ça la réalité. Et il a fait de la prison,
07:28et le président de la République avait dit que c'était inacceptable
07:30avant même qu'on sache quoi que ce soit sur le sujet.
07:33Donc quand vous parlez de personnes tétanisées,
07:35le président de la République, ce jour-là,
07:37ça allait au-delà d'être tétanisé,
07:38parce qu'il a déjà dit que c'était le policier qui était responsable.
07:42Mais là, dans les manifestations, quel est le rapport avec le football ?
07:45Quel est le rapport ?
07:48Que le PSG gagne ou que le PSG perde,
07:52il serait descendu de la même manière.
07:54Mais qu'est-ce qu'on fait ?
07:54Et puis là, le trouble à l'ordre public, il est avéré, il est établi.
07:59La difficulté que l'on a, c'est que le PSG gagne.
08:03Donc normalement, ça doit être une fête.
08:05À chaque fois, on va sur les Champs-Elysées.
08:08Moi, je n'ai pas compris pourquoi on n'avait pas bouclé.
08:10On n'interdit pas les Champs-Elysées.
08:12Pourquoi on n'interdit pas tout le secteur ?
08:14L'avenue de Frienneland, l'avenue Clébert.
08:17La place de la Concorde ?
08:18Mais tout.
08:19La place de la Concorde, c'est interdit.
08:21Puisque à chaque fois, c'est pareil.
08:23Alors moi, je pose la question.
08:25La personne, l'automobiliste, qui est dans la voiture,
08:30c'est quoi sa vie, ce soir-là ?
08:32Donc il est en voiture.
08:34Lui, il n'a rien fait.
08:35Il arrive.
08:36Qu'est-ce qu'il fait ?
08:38Il reste dans la voiture.
08:39Il risque peut-être de mourir brûlé,
08:42mais en tous les cas, de se retrouver dans la voiture
08:45lorsqu'ils la mettent à l'envers.
08:47Il décide de sortir.
08:50Qu'est-ce qu'il fait ?
08:50Il se bat.
08:52Et s'il se bat, un contre 50,
08:55il se fait rouer deux coups.
08:57Et donc il ne dit rien.
08:58C'est une humiliation.
09:00Si ça nous arrive, on est dans la voiture,
09:01l'humiliation, c'est-à-dire que tu te fais rouer deux coups,
09:04on te massacre la voiture,
09:07on est sur les Champs-Elysées,
09:08et il ne se passe rien.
09:09Et tu es tout seul contre 50 types
09:11qui veulent, entre guillemets, en découdre ?
09:14Comment on appelle ça ?
09:15Violence urbaine ?
09:16Qu'est-ce qu'on dit ?
09:18D'abord, ce qu'il faut expliquer,
09:19c'est que ça ne s'est pas passé uniquement
09:20dans le quartier des Champs-Elysées.
09:22Donc on ne peut pas boucler tout Paris.
09:23Il y a eu des violences absolument inacceptables.
09:25Ils ont tout saccagé du côté de République, notamment.
09:28Et la plupart des policiers
09:30avec lesquels j'ai pu parler
09:31nous disent qu'il n'y en a pas un
09:31qui portait un maillot du PSG.
09:33Là, on en a vu.
09:35Moi, les policiers, du moins,
09:36on a rarement vu autant de monde
09:38avec si peu de maillots.
09:39Voilà ce qu'on m'a dit aujourd'hui.
09:40Mais il y a une expression
09:42que je ne supporte plus
09:43et que j'ai encore entendue aujourd'hui,
09:44c'est le vivre-ensemble.
09:46Il faut arrêter avec le vivre-ensemble.
09:47Le vivre-ensemble, il est mort.
09:49Le vivre-ensemble, il est à terre.
09:50Vous avez vu les images
09:50de la place de la Concorde, peut-être.
09:52Il n'y a plus de vivre-ensemble.
09:53Pourquoi il n'y a plus de vivre-ensemble ?
09:54Parce que ces personnes-là,
09:56qui sont bien français,
09:57n'aiment pas la France.
09:58Et ceux qui n'aiment pas la France,
10:00que l'on voit là, sur ces images,
10:01n'acceptent plus de vivre
10:02avec ceux qui aiment la France.
10:04Donc, le vivre-ensemble n'est plus possible.
10:06À partir de là,
10:07il faut en tirer les conclusions.
10:08Comme ils sont français,
10:09la réponse, ça peut seulement être
10:11une réponse pénale
10:12beaucoup plus ferme.
10:13Et en attendant d'avoir réglé
10:15ce problème-là,
10:16il faut dire stop à l'immigration.
10:17C'est un moratoire sur l'immigration.
10:19Parce que plus on va continuer
10:20à accueillir de personnes,
10:22plus on va ajouter du problème
10:23au problème que nous avons déjà
10:25sur notre sol.
10:26Voilà deux solutions, me semble-t-il,
10:28à prendre immédiatement.
10:29Alors, le modérateur que je suis,
10:31effectivement,
10:32se doit de dire
10:33que ces jeunes gens
10:34qui étaient présents hier,
10:36tous ne sont pas des enfants
10:37de l'immigration.
10:38Bien sûr.
10:39Bien sûr.
10:40Et qu'il y a aussi un problème
10:42de la société,
10:43de ces jeunes gens.
10:43Vous dites qu'ils n'aiment pas la France.
10:45Je ne sais pas ce qu'ils aiment
10:46ou ce qu'ils n'aiment pas,
10:47pour tout vous dire.
10:47Je crois qu'ils ne sont pas élevés.
10:48Je crois qu'ils ne sont pas encadrés.
10:50Je crois qu'il y a un problème.
10:51Et je ne sais pas ce qu'il faut faire.
10:53Je pense qu'il faut effectivement
10:54les mettre en dehors
10:54de la société
10:56pour le moment,
10:58pour que la société
10:59puisse vivre tranquillement sans eux.
11:00Mais je pense qu'il faut aussi travailler
11:02à la jeune génération
11:03qui arrive,
11:04qui a 5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans,
11:05qui est dans les classes
11:06en CP, CE1, CE2.
11:08Et qu'il faut peut-être
11:10faire travailler
11:10ou en tout cas
11:11éduquer d'une manière différente.
11:13Quelle faiblesse de l'État
11:14après les images des Teufers.
11:15Enfin franchement,
11:16quelle faiblesse.
11:17Alors j'ai d'autres images,
11:18bien sûr.
11:19Et on va en voir beaucoup.
11:20Donc celle de la séquence,
11:23notamment avec un JRI,
11:25un journaliste reporter d'images
11:27qui s'appelle Charles,
11:28d'ailleurs,
11:29qui était avec le journaliste,
11:31le rédacteur
11:31qui s'appelait Guillaume Foucteau.
11:33Et voyez d'abord
11:34la séquence
11:35où ils ont été attaqués,
11:36tous les deux.
11:37C'était hier soir.
11:39On travaille pour l'émission
11:40100% Frontières
11:41sur CNews.
11:41Allez les gars,
11:41c'est des racistes !
11:42C'est CNews !
11:44C'est CNews !
11:45C'est CNews !
11:46On travaille pour CNews,
11:47c'est frère !
11:47Les gars,
11:48c'est pas cool ça !
11:52Ça va ?
11:54Il m'a mis un coup de pied.
11:57Merci, les gars.
11:58Essayez, ils ont travaillé.
12:01Là, je pense que ça va pas trop.
12:03Il s'est passé quoi exactement ?
12:05Je crois qu'il a mis un coup de pied.
12:06Il m'a surtout mis un coup de pied dans la tête.
12:08Il t'a mis un coup de pied dans la tête ?
12:09Ouais, tu saignes, tu saignes !
12:10Quoi ?
12:10Tu saignes, mais...
12:11C'est vrai ?
12:12Tu saignes ?
12:12Ouais, tu saignes de la tête.
12:14Et vous allez voir la photo de...
12:16Vous allez voir la photo de Charles
12:19qui tenait la caméra.
12:20Vous savez, Frontières,
12:21quand je vois ceux qui attaquent Frontières,
12:24qui sont parfois caricaturés,
12:26notamment certains avaient pris la parole,
12:27ils sont d'un courage inouïs,
12:29ces jeunes gens.
12:30Ils vont sur le terrain
12:31pour faire simplement leur métier.
12:33Notre métier, c'est quoi ?
12:34C'est témoigner de la réalité.
12:35C'est ça le métier de journaliste.
12:36Ils risquent leur vie.
12:37C'est témoigner de la réalité.
12:38Et vous avez des journalistes en studio
12:40qui parfois les insultent.
12:43Et on ne va pas les citer
12:44une nouvelle fois ce soir.
12:45Ils sont sur le terrain.
12:46Ces images, vous ne les verrez nulle part.
12:49Parce que la presse française
12:50ne fait pas son job.
12:52Elle était à 2h du matin,
12:53elle était couchée, la presse française.
12:55Et elle se couche tout simplement
12:57sur bien des sujets.
12:58Et eux, ils étaient à 2h du matin,
13:00à 1h du matin en train de filmer.
13:01Et ces images, vous ne les voyez nulle part
13:04que sur notre antenne.
13:06Et ils témoignent de la réalité.
13:07Et ça ennuie bien les gens
13:08de témoigner de la réalité.
13:10Parce que c'est des images
13:11qu'on ne veut pas voir.
13:12Ou que cette société médiatique
13:13ne veut pas voir.
13:14Alors, il était avec nous,
13:15Guillaume Fouquetot,
13:17ce matin,
13:17quand il était dans l'émission
13:18de Gauthier Lebrecht.
13:20Et il a raconté sa soirée.
13:22Vous avez compris,
13:23c'est lui qui tenait le micro.
13:25Et Charles tenait la caméra.
13:27Nous avons assisté
13:28à un véritable jeu
13:29du chat et de la souris
13:30entre ces jeunes
13:31qui tirent avec des feux d'artifice
13:32vers les forces de l'ordre.
13:34Les forces de l'ordre derrière
13:34qui chargent ces jeunes.
13:36Et c'est un schéma, en fait,
13:37qui se répète continuellement
13:39tout au long de la soirée.
13:41Alors, nous, on était là
13:42avec mon cadreur Charles
13:43pour poser des questions,
13:43pour savoir quelles étaient
13:44les motivations,
13:45pourquoi ces jeunes étaient là,
13:46pourquoi des confrontations
13:47avec les forces de l'ordre.
13:49Et c'est à l'évocation,
13:49comme on le voit effectivement
13:50sur les images,
13:51à l'évocation de l'émission
13:52100% Frontière
13:53qu'un jeune,
13:53extrêmement courageux, évidemment,
13:55par derrière, asséner un coup de pied
13:57sur la tête, donc,
13:58de mon cadreur Charles
14:00qui a été transporté
14:01dans un second temps
14:02à l'hôpital Ambroise Paré.
14:04Je tiens à remercier
14:06la prise en charge
14:07des forces de l'ordre
14:07qui nous ont vraiment
14:09merveilleusement bien
14:09pris en charge
14:10avant que Charles
14:11soit transféré à l'hôpital.
14:14Voilà, donc une plainte
14:15sera déposée.
14:16Gauthier, Charles est sorti
14:17environ 4 heures du matin
14:18de l'hôpital.
14:19Vous savez, les journalistes français
14:20de France Inter,
14:21ils aiment bien aller
14:22dans un banquet
14:24du canon français.
14:25avec une caméra
14:26ou avec un petit enregistreur
14:28pour essayer comme ça
14:29de voler une phrase ou deux
14:31qui seraient dites
14:32par ces gens-là
14:33qui sont en train
14:33de faire la fête.
14:34Mais vous ne les verrez pas
14:35à 2 heures du matin
14:39avec les supporters du PSG
14:40parce que c'est bien plus dangereux.
14:42Et puis, ils iront le lendemain
14:43faire ce qu'ils ont fait
14:44cette semaine,
14:44un reportage en disant...
14:45C'est pas seulement
14:47parce que c'est plus dangereux,
14:48c'est parce que ça ne correspond
14:49pas aux récits médiatifs
14:50qu'ils veulent imposer.
14:52C'est tout ça.
14:53Évidemment.
14:54Et ils expliqueront
14:55dans un journal
14:57à 8 heures du matin
14:57avec 2 millions d'audience
14:59qu'ils ont vu
14:59des gestes en forme
15:01de gestes nazis.
15:03En forme.
15:03En forme.
15:04En forme.
15:05On ne sait pas vraiment
15:05ce que ça veut dire
15:06des gestes en forme.
15:10Véronique Jacquet.
15:10Vous vous demandiez
15:11pourquoi il n'y avait pas
15:12de femmes.
15:13Mais c'est facile à comprendre
15:15pourquoi il n'y a pas de femmes.
15:16D'abord parce qu'on le voit
15:17avec les dernières images,
15:18il y a une démonstration
15:19d'un climat de testostérone
15:21pubère et pré-pubère
15:23où une femme n'a évidemment
15:24pas sa place
15:25parce qu'elle est bien plus
15:26intelligente que de baigner
15:28dans ce climat.
15:29Et la deuxième chose,
15:30c'est que quand vous vous demandiez,
15:32Pascal,
15:32à quoi on faisait face désormais,
15:34on voit l'avènement
15:35d'une délinquance ludique.
15:38c'est compliqué de lutter
15:39contre cette délinquance ludique
15:41si ce n'est vraiment
15:42en serrant la vis.
15:44C'est-à-dire que les jeunes,
15:45la justice va dire
15:46on ne sait pas si c'est eux,
15:47on ne sait pas si les caméras
15:48nous disent que...
15:49Mais ce n'est pas compliqué,
15:50on va taper à la porte des parents,
15:52on expulse les parents
15:53des logements sociaux,
15:54on traduit en justice les parents.
15:56Non mais il y a un moment,
15:57il faut un coup de semence
15:58qui est civilisationnel, Pascal.
15:58Mais il est trop léger
16:00votre coup de semence.
16:01Vous faites payer les casseurs,
16:02il y a toujours cette question
16:02récurrente de faire payer les casseurs.
16:05On n'arrive jamais
16:05à faire payer les casseurs
16:06mais il y a un moment,
16:07il va falloir quand même
16:08que l'État réfléchisse.
16:09C'est trop léger,
16:10il y a une seule solution.
16:12Tous ces gens-là,
16:12vous les mettez en prison.
16:14D'accord, on les met en prison.
16:15Mais sauf que vous savez très bien
16:17que sur 95 gardes à vue,
16:20il y en a à peine 5%
16:21qui vont passer par la casse-prison.
16:22On parlera d'ailleurs tout à l'heure
16:24des comparutions.
16:25L'année dernière,
16:26avec les mêmes incidents,
16:27il n'y a rien eu.
16:28Donc tous ces jeunes gens
16:29qui attaquent des policiers de ça,
16:30vous les mettez en prison.
16:32Et puis Pascal, tout de même,
16:33je pense à ça
16:35parce que Reporters sans frontières
16:37qui est souvent à même
16:38de protéger,
16:40c'est son métier normalement,
16:41d'association des journalistes,
16:42là il n'y a pas un mot
16:43pour le GRI par exemple
16:44qui a été agressé.
16:46Je repense à l'humoriste
16:47lors de la cérémonie des Molières
16:49qui stigmatise ces news.
16:52Vous vous en souvenez ?
16:53D'une certaine manière,
16:54indirectement,
16:55il porte la responsabilité aussi
16:57de ces agressions
16:58sur des gens
16:59qui représentent ces news.
17:00Donc si vous voulez,
17:02il y a, à mon sens,
17:03dans ce pays,
17:04il y a ceux qui pensent
17:05porter la bonne parole idéologique,
17:07ceux qui ne la porteraient pas
17:09et donc ceux qui ne la portent pas
17:11ne sont pas considérés
17:12comme des journalistes
17:13ou des témoins sur le terrain.
17:14Et puis, juste un mot
17:15sur le 30 mai pour la finale,
17:17pardon,
17:18mais la finale
17:19entre Budapest,
17:20entre Arsenal
17:20et le PSG,
17:22quel que soit le résultat,
17:24j'espère que Laurent Nunez
17:25va prendre des mesures
17:26adéquates
17:26parce que là,
17:27il s'agit d'une finale
17:28à la Champions League,
17:29d'un moment sans doute
17:30historique pour le PSG.
17:31Donc, les débordements
17:33qu'on a vus là,
17:33c'est peut-être, pardon,
17:34juste un apéritif.
17:36Je vous ferai écouter
17:37pas mal de réactions
17:37après la pause.
17:38Restez avec nous
17:39parce qu'on a encore
17:39beaucoup d'images,
17:40beaucoup de témoignages.
17:41Sabrina Medjaber,
17:42que vous connaissez,
17:42a été agressée chez elle.
17:45C'est-à-dire qu'ils ont voulu
17:45entrer chez elle,
17:46dans sa résidence.
17:48Yann Arthus Bertrand
17:49est formidable.
17:50Son exposition a été détruite
17:51et lui, il trouve ça...
17:52Il dit,
17:53on le vivra ensemble,
17:53j'y crois plus que jamais.
17:55Bon, écoutez,
17:56c'est son avis.
17:57Puis, on écoutera
18:011976 quand Saint-Etienne
18:03a descendu
18:03les Champs-Elysées
18:04et on se dit,
18:05que nous est-il arrivé ?
18:07Que nous est-il arrivé ?
18:08A tout de suite.
18:12On prendra hommage
18:13quand même
18:13au Paris Saint-Germain
18:14parce qu'on aimerait
18:15parler que de la qualité
18:16du PSG.
18:17C'est une des équipes
18:18les plus exceptionnelles
18:19vraiment et d'Europe
18:19et sans doute
18:20la meilleure équipe de France
18:21de tous les temps
18:23puisqu'elle arrive
18:24deux fois consécutivement
18:25en finale de Coupe d'Europe.
18:26Mais le 30 mai
18:27est la finale
18:28et le 30 mai
18:30au Stade de France,
18:31il y a un autre événement.
18:32Il y a le concert
18:34d'Ayana Kamoura
18:3480 000 personnes
18:35et je crois que c'est complet.
18:36Il y a un concert
18:37à la Défense Arena
18:3840 000 personnes.
18:39Il y a un concert
18:40à Bercy 20 000 personnes.
18:41Donc, ça va faire
18:42énormément de lieux
18:43à sécuriser
18:44en plus de toutes
18:45les rues de Paris
18:46et les avenues
18:46et les boulevards
18:47j'en passe et des meilleurs.
18:47Alors, il y a une chose
18:48au moins positive
18:49c'est que le match
18:49aura lieu à 18h.
18:51Il sera d'ailleurs
18:51en direct sur Canal+.
18:53Et il est évidemment
18:54en direct de Budapest.
18:55Alors, je vous parlais
18:56de Sabrina Medjaber.
18:57Elle habite
18:58dans le quartier
19:01du Parc des Princes.
19:01On va dire cela comme ça.
19:03Et les supporters
19:04se réunissent toujours
19:06traditionnellement
19:06même si le match
19:07n'est pas au parc.
19:08Hier, il était évidemment
19:09à Munich.
19:10Dans certains bars
19:11ou certains supporters
19:12en tout cas.
19:13Et elle habite
19:14dans une résidence.
19:15Elle n'a pas été agressée
19:16physiquement.
19:17Mais elle a vu
19:18des gens
19:19qui ont voulu entrer
19:20dans sa résidence.
19:21Et elle témoignait
19:22chez Gauthier Lebrecht
19:24ce matin.
19:25Moi, je me souviens
19:26d'une fois
19:26où Thibaut de Montbrial
19:28avait été invité
19:28chez Laurence Ferrari
19:30après les émeutes
19:31de 2023.
19:32Et il avait dit
19:33la prochaine fois
19:34ils viendront chez vous.
19:35Et hier,
19:36quand je les ai vus
19:36escalader
19:38le grillage
19:39de ma résidence
19:40avec en plus des pics,
19:41c'est-à-dire qu'ils n'ont peur
19:42mais de rien du tout.
19:43Là, je me suis rendu compte
19:44que la prophétie
19:45de Thibaut de Montbrial
19:46est devenue une réalité.
19:48Ils sont rentrés
19:48dans la résidence.
19:49C'est mon propriétaire
19:50ainsi qu'un voisin
19:51qui sont sortis
19:52avec une batte de baseball
19:53qui ont réussi
19:53à les faire fuir.
19:54Donc, ils sont ensuite sortis
19:56mais ça ne les a pas empêchés
19:58de rester.
19:59Ils se sont assis
19:59sur des scooters.
20:00Ils ont insulté.
20:01Ils ont dit
20:01ici, on est chez nous.
20:03On va venir violer des femmes.
20:05Ici, c'est chez nous.
20:06Ça nous appartient.
20:07C'était un instant de panique.
20:08Ça a duré jusqu'à
20:092h du matin.
20:10Je suis restée
20:10avec ma voisine
20:11complètement paniquée
20:12au téléphone
20:12parce qu'elle voulait savoir
20:13comment j'allais.
20:14Évidemment, moi,
20:15je suis sortie pour filmer
20:16pour voir ce qui se passait
20:17en réalité.
20:18Et bien sûr,
20:18j'ai vu tout ce que l'on voit là.
20:20Moi, j'habite à Porte-de-Saint-Cloud.
20:22Il y avait des tirs de mortier
20:23en permanence,
20:24des insultes en permanence,
20:25ce qu'ils appellent
20:25des runs,
20:26c'est-à-dire
20:27un espèce d'appel
20:28comme ça
20:29où d'un coup,
20:29la horde
20:31se rue vers
20:31certainement une cible
20:33qui, j'imagine bien,
20:33est la police.
20:34Et je peux vous dire,
20:35Gauthier,
20:35que c'est flippant.
20:37Vraiment,
20:37c'est terrifiant
20:38parce qu'une fois
20:38qu'ils sont dans votre résidence,
20:40vous vous dites
20:41qu'ils sont prêts à tout.
20:41Ils peuvent venir
20:42casser votre porte.
20:43Ils peuvent venir vous violer.
20:50Ils peuvent venir
20:50et même la joie
20:52et le bonheur
20:52d'une victoire de football.
20:54Alors,
20:54il y a beaucoup de réactions,
20:55bien sûr.
20:55Marine Le Pen a dit
20:56que chaque événement sportif
20:57est désormais l'occasion
20:58pour des délinquants,
20:59pour la plupart mineurs,
21:00de semer le désordre
21:01et la violence
21:02comme cela a été
21:03de nouveau le cas hier à Paris.
21:06Les Français n'en peuvent plus
21:07de ce chaos
21:07que le pouvoir agisse
21:09enfin en sanctionnant
21:10comme le prévoit
21:11le code pénal,
21:11etc.
21:13Éric Ciotti,
21:14le football ne peut plus
21:15être le fervoir
21:16de la guérilla urbaine
21:17et d'une forme de sécession.
21:19Il n'a pas tort.
21:20C'est des violences urbaines,
21:21c'est des guérillas,
21:22bien évidemment.
21:24Jordan Bardella,
21:25il n'y a plus
21:25une seule fête populaire
21:26épargnée par les insultes.
21:28Alors,
21:29c'est que des réactions à droite.
21:31C'est ça qui est aussi
21:32au camp.
21:32L'hypocrisie,
21:33elle vient d'où ?
21:34Elle vient de tout
21:35le camp de la gauche
21:36et elle vient de tous
21:37les médias
21:37qui minimisent
21:39ce qui s'est passé.
21:41Et ils attendent
21:4324h, 48h.
21:45Nous,
21:45on en parle.
21:46Et puis 24h, 48h, 72h.
21:48Et puis après,
21:50ils sont contents
21:51parce qu'on est passé
21:52à autre chose.
21:52Mais évidemment,
21:53ce qui se passe là
21:54devrait être...
21:55Tout le monde
21:56devrait en parler
21:56de manière importante.
21:59Vous imaginez bien
21:59que vous n'allez pas avoir
22:00une réaction
22:01de la France insoumise.
22:02Non, mais le PS...
22:04Non, mais ceux qui étaient
22:04dans la rue là,
22:05c'est une partie
22:06de l'électorat
22:06de la France insoumise.
22:07C'est Jean-Luc Mélenchon.
22:08Mais le PS...
22:08Voilà.
22:09Le PS...
22:10Monsieur Glucksmann...
22:12Il a dit...
22:13Il me fait un tweet,
22:14Monsieur Glucksmann.
22:15Ils sont où ?
22:16Monsieur Faure,
22:17ils sont où ?
22:18La gauche est où ?
22:20Ils sont occupés
22:21à attaquer Charles Aloncle.
22:23Ils passent leur temps
22:24à attaquer Charles Aloncle.
22:25Ils ne peuvent pas être partout.
22:26Vous avez raison.
22:27Ils ne peuvent pas être partout.
22:28Ils ont choisi leur combat.
22:29Mais c'est ça
22:29qui est fou dans ce pays.
22:31C'est-à-dire que
22:32sur des choses
22:33comme Charles Aloncle,
22:34alors ils sont tous mobilisés,
22:35France Inter,
22:36sur le canon français,
22:37et sur les choses
22:38les plus importantes
22:39pour la société française...
22:42C'est la gauche extrémisée.
22:46Sabrina Maudjeber,
22:47on l'a écouté.
22:48Yann Arthus Bertrand,
22:49formidable,
22:50c'est incroyable,
22:51Yann Arthus Bertrand.
22:53Il avait donc
22:54son exposition
22:55Place de la Concorde.
22:56Elle a été
22:57entièrement détruite.
22:58Et il a fait ce matin
22:59une petite séquence.
23:04Bonjour à tous,
23:05c'est Yann Arthus Bertrand.
23:07Voilà comment je découvre
23:08mon exposition
23:09sur la Place de la Concorde
23:11sur le vivre ensemble
23:12ce matin.
23:14Manifestement,
23:15les supporters du PSG
23:16ont adoré l'exposition.
23:19Donc, je lance un appel
23:21à tous les gens
23:22qui aiment le foot,
23:23tous les gens
23:24qui pensent
23:25que vivre ensemble
23:25c'est important,
23:26tous les gens
23:27qui aiment la photographie,
23:29pour aimer cette exposition.
23:31Vous donnez un petit coup
23:32de main ce matin
23:33parce que c'est un peu
23:33compliqué à remonter
23:34pour que l'exposition
23:35soit remise en état.
23:36Les photos sont un petit peu
23:37abîmées,
23:38mais le sens restera.
23:40Voilà,
23:40si vous avez envie
23:41de me donner un petit coup
23:41de main,
23:42vous êtes le bienvenu
23:42Place de la Concorde.
23:43On est là,
23:44on vous attend.
23:46Et on va continuer
23:47l'exposition
23:48et continuez à croire
23:49au vivre ensemble
23:50plus que jamais.
23:51Je vous embrasse tous,
23:53je vous aime.
23:55Je vous attends
23:56si vous avez envie de vivre.
23:57Voilà.
23:59Merci.
24:01J'y crois plus que jamais,
24:03je vous embrasse,
24:03je vous aime.
24:04Et il a fait,
24:04il était très content de lui
24:05parce qu'il a fait
24:06une deuxième vidéo
24:07pour dire formidable,
24:07j'ai eu plein d'aides
24:08aujourd'hui,
24:08très content.
24:11Mais en même temps,
24:11on vient de lancer un appel
24:12pour nous aider
24:14à réparer l'exposition,
24:15à remonter l'exposition.
24:15On a reçu des milliers
24:16d'appels,
24:17les gens qui vont venir,
24:17donc c'est génial.
24:18Vivre ensemble,
24:19en fin de compte,
24:19c'est presque le plus beau cadeau
24:21que m'ont fait ces gens
24:21pour montrer que vivre ensemble,
24:23ça existe,
24:23tout simplement.
24:24Non,
24:25c'est pas très grave.
24:25On prend des risques
24:26quand on expose dehors,
24:27on le voit,
24:27mais bon,
24:28c'est pas si grave que ça.
24:29On va remettre tout ça
24:29d'aplomb.
24:30Si on n'est que des photos,
24:31ça va être réparé.
24:32L'exposition sera remise
24:34en étant,
24:34les photos peut-être
24:35un petit peu gondolées,
24:36un peu abîmées,
24:37mais on pourra voir les images
24:38et surtout le sens
24:39de l'exposition,
24:40elle va rester là.
24:40On a fait une exposition
24:41sur le vivre ensemble
24:42et je continue
24:43à croire vivre ensemble.
24:44Vous voyez,
24:45c'est des discours comme ça
24:47qui font que la France
24:49est dans un état
24:51dans lequel elle est
24:52et elle sombre.
24:53C'est précisément
24:54avec cet aveuglement-là.
24:57Parce que M. Arthus Bertrand,
25:00pour de bonnes
25:00ou de mauvaises raisons,
25:02il veut surtout appartenir
25:03au bon camp.
25:04C'est surtout ça
25:05qui est important pour lui
25:06et il ne veut pas dire les choses.
25:08Parce que le vivre ensemble,
25:09il n'existe pas
25:09ou il n'existe plus
25:11tant est qu'il existait.
25:12Il a existé dans les années 70.
25:13On vivait ensemble.
25:14D'ailleurs,
25:15l'expression n'existait même pas.
25:16L'expression est apparue
25:17quand on ne pouvait plus
25:18vivre ensemble.
25:19Parce qu'on ne s'en rendait
25:20même pas compte.
25:20On vivait ensemble.
25:21Personne,
25:22quand j'étais gosse,
25:22a dit on va vivre ensemble.
25:24C'était naturel.
25:25Il n'y avait aucun souci.
25:26Les gens vivaient ensemble.
25:27Il n'y avait pas besoin
25:27d'avoir une expression pour ça
25:28puisqu'ils vivaient ensemble.
25:30Mais la soirée d'hier
25:31prouve qu'on n'en est même plus
25:32au vivre ensemble.
25:33On en est à protéger
25:34les citoyens.
25:35C'est-à-dire que
25:36quand on voit le témoignage
25:37de Sabrina,
25:38c'est l'état d'urgence sécuritaire
25:41qui s'impose sincèrement.
25:43On voit le laxisme de l'État.
25:45On voit la déliquescence de l'État.
25:47Et alors,
25:47je me tourne vers vous
25:48comme toujours
25:48parce qu'évidemment,
25:49il y a des endroits de France
25:51où effectivement,
25:53on peut encore vivre ensemble.
25:54Et c'est la Corse.
25:55Pardonnez-moi de le dire comme ça.
25:57Mais la Corse a été peut-être
25:58protégée d'une immigration importante.
26:00Non, il y a une immigration.
26:02Mais encore une fois,
26:03je le dis souvent,
26:04c'est qu'en Corse,
26:05il y a des règles
26:07et une des grandes règles,
26:08c'est le respect de l'autre.
26:09Parce que si tu ne le respectes pas,
26:11ça ne se passe pas bien.
26:13En fait,
26:13les gens le savent.
26:15Tu peux en vouloir,
26:17tu peux faire n'importe quoi,
26:18tu peux arriver,
26:19casser une terrasse.
26:20Tu vois,
26:21les terrasses,
26:22vous savez,
26:22elles sont dehors,
26:23il n'y a pas de chaîne.
26:24Tu peux arriver
26:24casser toutes les terrasses.
26:26En revanche,
26:26il ne faut pas qu'on sache
26:27que c'est toi.
26:28Parce que le commerçant,
26:30lui, c'est sa vie.
26:31Donc, il va aller le voir.
26:32Il va aller le voir.
26:34Et ça ne va pas bien se passer
26:35parce qu'il va lui dire
26:35que tu rembourses.
26:36Parce que c'est immédiat.
26:37Si vous voulez,
26:38tu peux commettre un acte,
26:39mais il y a une réponse.
26:41Et il y a une réponse,
26:42elle est immédiate.
26:43Voilà.
26:44Et comme ça,
26:45au moins,
26:45tout est clair.
26:46Voilà.
26:46Ensuite,
26:47pour répondre,
26:48c'est qu'il y a manifestement en plus
26:50l'absence de réponse,
26:52justement.
26:52Parce que la réponse pénale,
26:53elle ne peut pas exister.
26:55Pourquoi elle ne peut pas exister ?
26:56Si, hier soir,
26:57il y a eu,
26:58je ne sais pas moi,
26:59100, 200, 300 interpellations.
27:01127, je crois.
27:02127 interpellations.
27:03127 interpellations.
27:04Donc, ce sont des personnes
27:05qui vont être placées
27:06en garde à vue.
27:07Donc, déjà,
27:07les commissariats,
27:08il va falloir qu'ils aient
27:10les effectifs nécessaires
27:12pour mettre 127 personnes
27:13en garde à vue.
27:1495 gardes à vue.
27:15Donc, qui durent 48 heures
27:17au maximum
27:18et aux 24 heures renouvelables.
27:20Et ensuite,
27:20imaginons que sur 97,
27:23on retienne 40 personnes
27:25pour avoir commis des faits
27:27avec des éléments suffisants
27:29pour les traduire
27:30devant le tribunal.
27:31Donc, devant le tribunal correctionnel,
27:33il faut qu'ils passent
27:33dans le délai de 24 heures
27:35qui suit leur interpellation.
27:37Comment on fait ?
27:39Comment on fait ?
27:39Il n'y a qu'une chambre.
27:40Il y a deux chambres
27:41de comparution immédiate.
27:43Donc, un dossier,
27:45c'est une heure.
27:46Donc, ils font comment ?
27:49Écoutez Laurent Nunez.
27:50Écoutez Laurent Nunez
27:52ce matin
27:52qui était avec Laurence Ferrai.
27:56Je veux remercier
27:57et féliciter
27:58le préfet de police,
27:59le préfet de police,
28:00l'ensemble de ses équipes
28:01qui sont intervenues
28:03systématiquement
28:03conformément aux instructions
28:04qui sont les miennes,
28:06qui étaient celles aussi
28:06de mes prédécesseurs.
28:07C'est de ne tolérer
28:08aucun débordement
28:09et d'intervenir systématiquement.
28:11C'est ce qui a été fait
28:12hier soir systématiquement.
28:14Il n'y a pas eu,
28:14à ma connaissance,
28:15de pillage de commerce.
28:16Il y a eu une tentative
28:16et elle a été empêchée.
28:17Le bilan,
28:18c'est 128 interpellations
28:19sur l'agglomération parisienne
28:21dont 107 à Paris.
28:26On a 11 blessés
28:27parmi les personnes
28:29qui étaient sur l'espace public,
28:31dont une grave
28:32en faisant usage
28:33d'un mortier.
28:35Et puis,
28:35parmi les policiers,
28:36on a quand même
28:3623 policiers légèrement blessés.
28:38Éric Revelle,
28:39quelle est la responsabilité
28:40de l'État ?
28:40Et au-delà de Laurent Nunez
28:41qui arrive au bout
28:42de la chaîne,
28:43ça fait 40 ans,
28:44ce n'est pas lui
28:44qui est responsable
28:45de toute la situation
28:45qui se passe aujourd'hui.
28:46Mais quelle est
28:47la responsabilité de l'État ?
28:48L'État ne met pas,
28:51à mon sens,
28:51les moyens qu'il faudrait.
28:52Laurent Nunez,
28:53il décrit une situation
28:54qui n'a pas existé hier soir,
28:55sauf peut-être
28:56l'attaque des commerces.
28:57Bon, très bien,
28:57il a l'air de s'encontenter.
28:59Mais pour le reste,
29:00il dit,
29:01je félicite le préfet
29:02pour la mise en œuvre,
29:03les équipes, etc.
29:04Mais les scènes
29:05auxquelles on a assisté,
29:07s'il n'y avait pas eu
29:08la mise en place
29:09de ces forces de l'ordre,
29:10de quoi parlerait-on aujourd'hui ?
29:12Donc, en réalité,
29:13moi, j'ai beaucoup aimé
29:14le dernier extrait
29:15que vous avez passé
29:16tout à l'heure
29:16au début d'émission,
29:17c'est une voiture de police
29:18qui recule.
29:19Pour moi,
29:19c'est exactement ça,
29:21c'est le symbole,
29:21en fait,
29:22d'un État
29:22qui ne cesse
29:24de reculer.
29:24Alors, il y a évidemment
29:26des traumatismes
29:28qu'on citait
29:28à l'affaire
29:30Ousekine,
29:30en Calédon 6,
29:31l'affaire Naël.
29:32L'affaire Naël.
29:33Bon, et on comprend
29:34les policiers,
29:35mais regardez,
29:36cette voiture
29:36qui recule,
29:37je trouve que,
29:38très symboliquement,
29:40on est confronté,
29:41les forces de l'ordre
29:42sont confrontées à ça.
29:42Et moi,
29:43je n'en veux pas du tout
29:43aux forces de l'ordre
29:44parce que les forces de l'ordre,
29:44elles agissent sur ordre.
29:47Elles agissent sur ordre.
29:48C'est pas elle
29:48qui serait responsable.
29:49Ici ou là.
29:50Donc, voilà,
29:51c'est une voiture qui recule,
29:51on pourra la repasser longtemps.
29:53C'est l'État qui recule.
29:54Je voudrais qu'on écoute
29:56Mathieu Vallée.
29:56Vous le connaissez,
29:57Mathieu Vallée,
29:57il est député
29:58du Rassemblement National Européen,
29:59mais il était policier
30:01et lui regrette
30:02que certains voitures,
30:05ce qu'on appelle
30:06les centaures,
30:07les centaures,
30:08n'aient pas été déployées
30:09alors qu'ils le sont parfois
30:10notamment pour lutter
30:11contre les agriculteurs
30:12ou en tout cas
30:13pour contrer les agriculteurs.
30:14Écoutez-les,
30:15il était sur Europe 1
30:16cet après-lidi avec nous.
30:17Il y a un an,
30:18j'étais chez Elliot Desval
30:19pour commenter
30:20exactement les mêmes incidents.
30:21Donc même scène,
30:22même personne
30:23majoritairement issue
30:24de la banlieue
30:24et avec sûrement
30:25le même résultat judiciaire
30:26où on a des interpellations
30:27107 à Paris
30:28dont 73 réalisées
30:30par les BAC,
30:30les compagnies de sécurisation
30:31d'intervention
30:32et les policiers mobiles.
30:33Mais la CRS 8 hier
30:35à nouveau,
30:35elle n'était pas engagée.
30:36Les nouvelles CRS
30:37pour lesquelles on a voté
30:38en 2022
30:39le projet de l'Ordre d'Armanin,
30:41celle de Motoban,
30:42celle de Marseille,
30:43celle de Nantes,
30:43celle de Lyon,
30:44pourquoi on ne les fait pas
30:44monter à Paris ?
30:45Sur les Champs-Elysées,
30:46vous avez une quinzaine
30:47d'unités de force mobile,
30:48escadron et CRS
30:49qui faisaient du statique
30:50pour garder effectivement
30:51les boutiques,
30:52les grands axes
30:52pour faire respecter
30:53l'arrêté d'interdiction.
30:54Mais pourquoi on ne met pas
30:54des centaures
30:55de la gendarmerie ?
30:56On a les centaures
30:56pour les agriculteurs
30:57mais on n'a pas les centaures
30:58ni pour les gauchistes
30:59dans les rêves partis
31:00ni pour les voyous
31:02issus majoritairement
31:02des banlieues
31:03qui viennent saccager
31:04la capitale.
31:04Dans les réactions également,
31:06il y a celle de Thibaut de Montbrial
31:07qui est remarquable
31:08et qui a dit
31:08des résidents
31:09qui sortent des battes
31:10de baseball
31:11pour protéger
31:11leur résidence,
31:12leur famille,
31:13des émeutiers
31:14toujours plus décomplexés
31:15qui ont intégré
31:17le concept de radia.
31:18Si l'État
31:19n'assume pas vite
31:20la force légitime,
31:22ces événements festifs
31:23tourneront au drame,
31:25au vrai,
31:25parce que chaque année
31:26c'est pire.
31:29Et Elliot Deval
31:30était donc avec nous
31:31cet après-édit
31:31sur Europe 1
31:32et Elliot,
31:32l'année dernière,
31:33finale de la Coupe d'Europe,
31:3431 mai,
31:36il y a eu des exactions
31:36la nuit
31:37et il était allé lui-même
31:38au tribunal
31:39pour constater
31:41et voir
31:42les comparutions immédiates
31:44et voir ce qui se passait.
31:45Et il nous a rapporté
31:47cet après-midi
31:47ce qu'il avait vu
31:48et ce qu'il avait entendu.
31:50On nous avait dit
31:51mais on ne va pas s'avancer
31:52et se dire
31:52qui sont ces individus
31:54qui ont participé
31:56à ces violences urbaines.
31:57Il s'avère que l'année dernière,
31:59moi je peux vous dire
31:59qui c'était.
32:00Puisque l'année dernière,
32:01au sortir du 31 mai,
32:03il y a eu des comparutions immédiates
32:04et pour comprendre,
32:05parce qu'il faut le voir
32:06pour le croire,
32:07pour comprendre
32:08qui sont ces individus,
32:09je suis allé en comparution immédiate
32:10toute une journée.
32:11Déjà, vous rentrez
32:12dans un système,
32:13c'est une sorte de rouleau
32:14compresseur juridique,
32:15fast-food judiciaire
32:16où les dossiers s'enchaînent
32:19sans pour autant
32:21tenter de comprendre
32:21ou du moins
32:22d'aller en profondeur
32:24sur les dossiers.
32:25Vous avez des individus
32:27qui ne sont pas forcément étrangers
32:29mais qui peuvent
32:30pour certains
32:31être issus de l'immigration
32:32mais qui habitent
32:32principalement en banlieue,
32:33qui venaient
32:34à Paris
32:36à l'époque
32:37pour
32:38soi-disant
32:39faire la fête
32:40et qui ensuite
32:40étaient pris
32:41dans des mouvements de foule
32:42pour tout casser,
32:43qui avaient une grande difficulté
32:44à exprimer leur acte
32:46et ne serait-ce que
32:48de faire des phrases
32:49cohérentes,
32:50compréhensibles,
32:51c'était très difficile.
32:52Ils sont drogués ?
32:53Non, ce n'est pas
32:53qu'ils sont drogués,
32:54c'est qu'ils ont
32:55une grande difficulté
32:56à s'exprimer.
32:57Je ne sais pas
32:58si c'est un déficit intellectuel,
33:00du moins,
33:01leur mode d'expression
33:02est devenu la violence.
33:03Quand vous n'avez pas les mots,
33:03vous avez les coups.
33:05Et puis ensuite,
33:05c'est le climat judiciaire,
33:06c'est-à-dire que vous sortez
33:07de cette journée,
33:08il n'y en a pas un
33:08qui finit derrière les barreaux
33:09et vous dites
33:10mais ce n'est pas possible.
33:11Ce n'est pas possible.
33:12Donc ils reviennent
33:13un an plus tard.
33:14Bon, c'était passionnant
33:15d'écouter évidemment
33:16Elliot et extrêmement intéressant.
33:18Donc je l'ai dit
33:19le 30 mai.
33:20Non, on a cité
33:21plein d'exemples
33:21mais on aurait pu aussi citer
33:22Laurent Upperton
33:23et son France Orange Mécanique
33:24qui date de 2013.
33:262013.
33:27Et il décrit exactement
33:28ce qui se passe aujourd'hui,
33:30Laurent Upperton.
33:30Exactement.
33:31Et les territoires perdus
33:32de la République.
33:32Et la manière dont il...
33:33Parce qu'il a fallu du courage
33:34quand même
33:35pour écrire son texte.
33:36La manière dont il a été
33:37attaqué, traîné dans la boue,
33:39vilipendé,
33:40il faut quand même
33:40son souvenir.
33:41Les territoires perdus
33:42de la République.
33:42Pareil.
33:43Et ce qu'a dit Eric Zemmour
33:44il y a 15 ans.
33:46Mais comment voulez-vous
33:47qu'on ait des résultats ?
33:48Parce que d'abord,
33:48évidemment,
33:49il n'y a pas de volonté.
33:50Mais en plus,
33:51il y a cette volonté par contre
33:52de minimiser les faits.
33:54Vous avez entendu
33:55Laurent Nunez,
33:56il dit
33:56oui mais il n'y a pas eu de pillage.
33:58Bon ben s'il n'y a pas eu de pillage,
33:59alors franchement ça va.
34:00Heureusement,
34:00il n'y a pas eu de pillage.
34:01Et puis il dit aussi
34:03nous ne laisserons rien passer.
34:04Il l'a dit là.
34:05Nous ne laisserons rien passer.
34:06Ah bon ?
34:07Qu'est-ce que ce serait sinon ?
34:08Non mais qu'est-ce qu'il faut ?
34:09Je l'ai trouvé assez ferme
34:12pour tout vous dire
34:12Laurent Nunez ce matin
34:13mais il n'est pas responsable
34:15de tout ce qui s'est passé
34:16en France depuis des années.
34:18Il dit cela sans doute
34:19pour protéger le Premier ministre
34:20et surtout pour protéger
34:21le Président de la République
34:22qui lui est comptable
34:24de ce qui s'est passé
34:25depuis 9 ans.
34:25Laurent Nunez,
34:26il est arrivé il n'y a pas longtemps.
34:27Bien sûr.
34:28Je ne dis pas
34:28qu'il est responsable
34:29de ce qui s'est passé.
34:30Loin de là.
34:30Mais il dit cela
34:31pour protéger politiquement
34:33le Président de la République
34:34mais encore une fois
34:34cette volonté de minimiser
34:36c'est précisément
34:37ce qui nous a conduits
34:38dans le mur
34:38et au sein
34:39auquel nous avons assisté
34:40aujourd'hui.
34:40Non mais le sentiment
34:41qu'on a c'est...
34:42Il a quand même
34:43une réactivité
34:43à géométrie variable.
34:45Le sentiment qu'on a
34:46c'est que s'il n'y a pas
34:47des solutions radicales
34:49parce que tout
34:49est toujours possible.
34:51Tout est toujours possible.
34:52Tout on peut changer ça.
34:53Mais on ne se donne pas
34:55les moyens de changer.
34:56Il n'y a pas une volonté
34:56politique de changer.
34:57C'est ce que je vous ai dit
34:57oui bien sûr.
34:58Entre ceux qui minimisent
34:59ce qui ne veulent pas voir
35:00etc.
35:00Il n'y a pas de volonté
35:01politique de changer.
35:02Donc on accepte
35:04ce qu'on voit là régulièrement.
35:06Alors les risques
35:07le 30 mai
35:08écoutez M. Nunez
35:09puisqu'il a parlé
35:10de cette finale
35:12qui arrive.
35:13On va discuter aussi
35:14avec le maire de Paris
35:15qui a annoncé
35:16de manière unilatérale
35:17la création d'une fanzone.
35:19En général
35:19on discute un peu
35:20avec le préfet de police
35:21avant ça pour...
35:22Ça n'a pas été le cas.
35:23Ça n'a pas été le cas.
35:24Il faudra qu'on voit
35:24où cette fanzone
35:25va être organisée.
35:26Mais évidemment
35:27le soir de la finale
35:29il y a des risques
35:30de débordement importants
35:31et je vais vous redire ici
35:32à votre antenne
35:32qu'il y aura une réponse
35:33qui aura la même fermeté
35:34que celle d'hier soir.
35:35Des interventions systématiques
35:36on ne tolère pas
35:36de débordement.
35:37On peut fêter
35:38un événement sportif
35:38ça se passe
35:39dans les grandes capitales
35:40européennes
35:41ça se passe aussi
35:42en France
35:43ça se passe
35:43quand il y a des victoires
35:44de l'équipe de France
35:45du Paris Saint-Germain
35:46ça se passe
35:47mais il y a toujours
35:47quelques centaines d'individus
35:48qui viennent pour créer
35:49des troubles
35:49et ils ont toujours
35:50une réponse très ferme
35:51de l'État.
35:52Mais hier à Arsenal
35:54Arsenal c'est une équipe
35:54de Londres
35:55il n'y a pas eu
35:56un souci hier soir
35:58et Londres
35:59et Arsenal
36:00n'est pas régulièrement
36:02en finale de Coupe d'Europe
36:04la deuxième fois
36:05c'est simplement
36:05la deuxième ou la troisième fois
36:07donc on aurait pu imaginer
36:08qu'il y ait beaucoup de gens
36:08dans les rues
36:09pour célébrer l'événement
36:10il n'y a pas eu un souci
36:11ça n'arrive que chez nous
36:13que chez nous
36:15donc il y a bien
36:16une spécificité française
36:17et vous verrez que demain
36:19ça sera déjà terminé
36:20les gens ne veulent pas
36:21en parler
36:21toutes ces images
36:22que vous avez entendues
36:23ce soir
36:24ou vues ce soir
36:25personne n'a envie
36:26de les revoir
36:27Véronique Jacquet
36:28ça ne va pas s'arranger
36:29parce qu'il y a aussi
36:29une guerre de l'image
36:30c'est-à-dire que les images
36:31que nous avons vues
36:32ces jeunes qui prennent
36:33d'assaut une voiture
36:34ou qui bloquent le périphérique
36:35c'est pour se filmer
36:36c'est pour mettre le tout
36:38sur les réseaux sociaux
36:39c'est pour parader
36:40donc c'est sans fin
36:41mais où sont les journalistes
36:43qui s'auto-alimentent
36:44Véronique où sont
36:45les journalistes
36:45cette nuit
36:46où sont les journalistes
36:47de complément d'enquête
36:48qui donnent des leçons
36:49où sont les journalistes
36:50d'Élise Lucet
36:51où sont ces journalistes
36:52ils sont où
36:53ils sont où
36:54pour montrer cette réalité
36:55nulle part
36:56ils sont couchés
36:56non mais il suffit
36:57qu'ils regardent les réseaux sociaux
36:58des jeunes incriminés
36:59et là ils vont voir le spectacle
37:00le 30 mai
37:01donc Emmanuel Grégoire
37:02le maire de Paris
37:02veut mettre en place
37:03une fanzone
37:04et l'Élise de l'Intérieur
37:05a rappelé que pour l'instant
37:06il n'avait pas demandé
37:06l'autorisation
37:07pour les polices
37:08mais en fait
37:08d'accord
37:09une fanzone
37:10c'est un écran géant
37:11ils ne viendront pas
37:11dans la fanzone d'ailleurs
37:12où vous pouvez contrôler
37:14les gens qui rentrent
37:14vous
37:15il n'y aura pas de fanzone
37:15mais alors je ne sais pas
37:17si elle sera autorisée
37:17mais de toute façon
37:18de toute façon
37:19ça n'empêchera pas
37:19le reste en réalité
37:21parce que les gens
37:22les voyous qui cassent tout
37:23ils ne seront pas dans la fanzone
37:24c'est extrêmement simple
37:26vous savez ce que vous faites
37:27le soir du 30 mai
37:28personne ne rentre dans Paris
37:30voilà
37:30il n'y a que ça
37:31qui fera qu'il n'y a pas de problème
37:33personne
37:34vous vous rendez compte
37:34à quel point
37:35mais pardonnez-moi
37:37donc vous punissez tout le monde alors
37:38mais pardonnez-moi
37:40c'est dramatique
37:41mais vous allez envoyer
37:42les policiers au feu
37:44mais si vous êtes ministre
37:46alors on fait ça
37:47le 30 mai
37:48on fait ça le 14 juillet
37:49mais on est
37:49pour le réveillon
37:50on en est là
37:51mais je vous souviens
37:52que c'est ce qu'on a fait
37:52pour le réveillon
37:53je crois d'ailleurs
37:53en partie sur les champs
37:55oui bien sûr
37:55vous avez raison
37:56on ferme Paris
37:56on ferme
37:57on dit aux gens
37:58vous rentrez pas
37:58on a annulé le concert
37:59exactement
37:59puisqu'on ne peut plus vivre ensemble
38:01et puis on attend
38:01on va travailler
38:02on va trouver d'autres solutions
38:03bien sûr
38:04mais vous n'allez pas
38:05envoyer les policiers au feu
38:06quand même
38:07vous n'allez pas
38:08prendre le risque
38:09que les gens
38:10attaquent les maisons
38:12enfin je ne sais pas
38:12il y a une responsabilité
38:14du ministre
38:14vous interdisez
38:15ce soir-là
38:16tout regroupement
38:17point
38:17puisqu'on ne peut pas
38:18faire autrement
38:19sauf si vous avez
38:20une autre solution
38:22alors Thomas Porte
38:23lui a dit
38:23la France est un pays
38:24où les morts
38:25lors d'interventions policières
38:27et pas seulement
38:28sur des tirs explosent
38:29voilà ce que fait
38:30ou ce que dit
38:30la France insoumise
38:31il l'avait dit
38:32il y a quelques jours
38:33d'ailleurs
38:33mais Laurent Nunez
38:35était interrogé là-dessus
38:36sur la France insoumise
38:38qui évidemment
38:38souffle sur les braises
38:40et met les policiers
38:41en difficulté
38:42alors que les policiers
38:43on devrait tous
38:43c'est leur électorat
38:44une partie de leur électorat
38:45en tout cas
38:45franchement les policiers
38:49ils risquent leur vie
38:50ils risquent leur vie
38:52à chaque sortie
38:53des soirs de match
38:53de football
38:54écoutez M. Nunez
38:57c'est insupportable
38:58je pense qu'en réalité
39:00c'est les députés
39:01de la France insoumise
39:01chaque fois qu'il y a
39:02des interventions de police
39:03ils vous expliquent
39:04que ce sont des violences
39:04policières
39:05systématiquement
39:05c'est-à-dire que ces personnes
39:06sont contre la police
39:08en tout cas contre une police
39:09armée et qui intervient
39:10et qui fait rétablir l'ordre
39:11donc ils sont pour les délinquants
39:13je n'irai pas jusque-là
39:15quand même
39:16mais enfin ce faisant
39:17ils facilitent un peu
39:18le travail de ceux
39:19qui sèment le désordre
39:20dans notre pays
39:20il est normal que la police
39:21intervienne de manière
39:22proportionnée
39:23elle est sous contrôle
39:24comme aucun autre corps
39:26comme aucun autre corps
39:27et c'est aussi vrai
39:27de la gendarmerie nationale
39:28et donc voilà
39:29je trouve que ces propos
39:30sont extrêmement
39:31sont extrêmement graves
39:32en fait
39:32sont extrêmement graves
39:33pour la concorde républicaine
39:34au sein de notre pays
39:36moi je vais vous dire
39:37ça nous fait de la peine
39:38de voir la France
39:39dans l'état dans lequel elle est
39:40dans lequel elle est
39:41qu'avons-nous fait de la France
39:42et je voulais vous montrer
39:43simplement une image
39:44de 1976
39:45c'est il y a 50 ans
39:46il y a 50 ans pile
39:48Saint-Etienne avait perdu
39:49la veille
39:50contre le Bayern de Munich
39:51et Saint-Etienne
39:52allait défiler
39:53sur les Champs-Elysées
39:54c'est des images
39:54qu'on a vues mille fois
39:55et vous allez voir
39:57ces images
39:58on va les commenter
39:59ensemble
40:01vous voyez les vers
40:03de Saint-Etienne
40:04Roger Rocher
40:05le président
40:06Robert Herbin
40:07voilà la France
40:09dans laquelle
40:09nous avons grandi
40:10voilà la France
40:11qu'on ne reconnait plus
40:12Jean-Michel Larquet
40:13voilà la foule
40:15Bonenfant
40:15qui pouvait exister
40:16qu'on retrouvait
40:16sur le Tour de France
40:17qu'on retrouvait
40:18dans la grande manifestation
40:19Hervé Révelli
40:20avec Osvaldo Piazza
40:23les gens les touchent
40:24très gentiment
40:25voilà comment ça se passait
40:26en France
40:27qu'avons-nous fait
40:28de notre pays
40:29Yvan Kurkovic
40:30Gérard Farizon
40:31c'était
40:32il y a 50 ans
40:33vous avez eu
40:35une difficulté
40:36ce jour-là
40:37et regardez
40:38le côté bon enfant
40:40on entre dans l'Elysée
40:42sans sécurité
40:42avec des R5
40:44on est dans la cour
40:45de l'Elysée
40:45avec des photographes
40:47qui sont autour
40:47je vous assure
40:48que c'est presque
40:48à pleurer
40:49ces images
40:49qu'est-ce qui a changé
40:50depuis 50 ans
40:51qu'est-ce qui a changé
40:53il faut le dire
40:55c'est presque à pleurer
40:57ces images
40:57vraiment
40:57et la peine
40:59que ça peut nous faire
40:59quand on voit
41:00ce qu'était la France
41:01et ce qu'elle est aujourd'hui
41:02elle est incapable
41:02aujourd'hui
41:03de célébrer cela
41:04et il y a une autre image
41:06que je pourrais
41:06avoir pu vous montrer
41:07en 1982
41:07il y a eu un PSG Saint-Etienne
41:10à la dernière minute
41:11il y a eu un but marqué
41:12par Rocheteau
41:13ce qui fait que
41:14tous les spectateurs
41:15sont descendus sur la pelouse
41:16tous
41:16ils sont montés
41:18très gentiment
41:18au bout de 20 minutes
41:20vous vous souvenez
41:20de cette image
41:21envahissement du terrain
41:22il y avait des envahissements
41:23du terrain
41:24il y a eu un souci
41:25aujourd'hui
41:26s'il y a un envahissement
41:27du terrain
41:27il y aura des blessés
41:29donc tout le monde
41:30remontait très gentiment
41:31dans les gradins
41:33ça nous fait de la peine
41:35juste une illusion
41:36exactement
41:37le film
41:37juste une illusion
41:38on peut quand même
41:39parler du PSG
41:40si vous voulez
41:40voyons
41:41Paul Choucriel
41:43Paul Choucriel
41:44c'est le commentateur
41:44des canals
41:45il est formidable d'ailleurs
41:46et écoutez-le
41:47lorsqu'il commente
41:48le premier but
41:48le seul d'ailleurs
41:50du Paris Saint-Germain
41:51hier soir
41:51de Dembélé
41:53ça c'est bien joué
41:55avec ce ballon
41:55en profondeur
41:56de l'autre côté
41:57il y a Dembélé
41:58de l'autre côté
42:00le retrait
42:00Dembélé
42:02Dembélé
42:02qui frappe
42:04le premier
42:05l'homme qui resplendit
42:07contre les étoiles
42:08de la Ligue des Champions
42:09Saint-Germain
42:10c'est tout ce même
42:11Dembélé
42:11déjà
42:12le premier coup
42:13assainé par les Parisiens
42:151-0 pour Paris
42:16grâce à Dembélé
42:19ce ballon
42:20qui a tiré
42:20sur le précoce
42:21de Dembélé
42:22assez facilement
42:25quel calme
42:26ce n'est
42:26quel calme
42:28et
42:28quelle précision
42:30au moment
42:31de donner
42:32l'avantage
42:32à Paris
42:33c'est plus qu'un
42:34avantage dans cette partie
42:35ce sont
42:36deux buts d'avance
42:37désormais
42:37pour les Parisiens
42:39Il y a un grand amateur
42:40de football
42:40autour de la table
42:41c'est notre ami
42:42Garbarini
42:42mais c'est vrai
42:43que les Corses
42:44en Corse
42:44sont des grands
42:45amateurs de football
42:46quand vous lisez
42:47Corse matin
42:48il y a 10 pages
42:49le matin
42:49sur le sporting
42:52Ajaccio
42:52les clubs de foot
42:53c'est vrai
42:53c'est une religion
42:54en Corse
42:54on a gagné
42:55la Coupe de France
42:56en 81
42:57exactement
42:59face à Saint-Étienne
43:00face à Saint-Étienne
43:01première Coupe de France
43:02but de Martialis
43:03exactement
43:03l'Ajaccien
43:06à quel niveau
43:07vous mettez le PSG
43:07dans l'histoire
43:08du foot français
43:09très très haut
43:10très très haut
43:11il n'y a rien à dire
43:12il n'y a rien à dire
43:13grand club
43:13voilà
43:15on ne peut pas
43:16critiquer
43:17le PSG
43:18c'est du très très haut niveau
43:20avec Amriquet
43:21une équipe
43:21très très solide
43:23et puis une cohésion
43:24on le voit
43:25c'est une cohésion
43:26et puis
43:27moi ce qui m'a marqué
43:28parce que j'ai pu regarder
43:29hier
43:31c'est
43:31le pressing
43:33le pressing
43:34très très bas
43:34tout de suite
43:35des attaquants
43:36des attaquants
43:37ce qui n'était pas le cas avant
43:38et puis Amriquet
43:39il a fait
43:39formidable
43:40rien à dire
43:41mélange de qualité individuelle
43:42et d'excellence collective
43:44et vous avez
43:45finalement
43:45c'est la meilleure définition
43:46de la vie
43:47c'est vrai aussi
43:48pour une entreprise
43:49la qualité collective
43:50l'excellence collective
43:51et la qualité individuelle
43:53elle va être
43:55incarnée par notre camarade
43:57Gauthier Lebret
43:58qui arrive
43:59à l'instant
44:00parce que tout à l'heure
44:01il va y avoir
44:01un documentaire
44:02et on va voir
44:03d'ailleurs quelques extraits
44:05parce que ça nous a intéressé
44:07la culture
44:08vous avez rebondi
44:09sur ce qui s'est passé
44:10au Molière
44:11l'autre soir
44:11donc qu'est-ce qu'on va voir
44:12dans quelques minutes
44:13Gauthier ?
44:13Bonsoir
44:14Bonsoir Pascal
44:14alors suite à la cérémonie
44:16des Molières
44:17avec évidemment
44:18le fameux
44:19Merwan Ben-Lazare
44:20qui avait fait des tweets
44:21pro-charia
44:22et pro-polygamie
44:23expliquant que la place
44:24de la femme
44:24était à la demeure
44:25auprès de son père
44:26qui avait été exclue
44:27à la demande
44:27de Rachida Dati
44:28et qui revient
44:29triomphant
44:30en disant bien
44:30que c'est parce que
44:31Madame Rachida Dati
44:32a quitté le ministère
44:33de la culture
44:33qu'il peut être à nouveau
44:34sur le service public
44:35la drag queen
44:36qui a également dit
44:37à Alex Wiesorek
44:38qu'il avait une coupe
44:38de fin de race
44:39on s'est dit
44:39tiens il y a quelque chose
44:40là-dessous
44:41il y a quelque chose
44:42il y a un fil à tirer
44:42un capot à ouvrir
44:44pour reprendre
44:44une célèbre expression
44:45sur CNews
44:46et figurez-vous
44:48qu'on avait à peine
44:48ouvert le capot
44:49que le service public
44:50s'en prenait à Eugénie Bastier
44:51on s'est dit
44:52mais c'est pas possible
44:52ils vont faire le documentaire
44:53à notre place
44:54et donc c'est tout ça
44:55qu'on va analyser ce soir
44:56et vous auriez pu rajouter
44:58la nouvelle du jour
44:59évidemment nos amis
45:00Nathan Devers
45:01et Paul Melun
45:03qui sont deux journalistes
45:05formidables
45:06ont été exclus
45:08de France Info
45:09ils étaient chez nous
45:10ils sont partis
45:11l'année dernière
45:12et leur émission
45:14s'arrête
45:14et pourquoi leur émission
45:16s'arrête
45:16c'est peut-être
45:17donnant donnant
45:17c'est-à-dire que
45:18Eugénie Bastier arrive
45:19peut-être
45:20c'est une explication
45:21c'est ce que dit la lettre
45:21la lettre qui sort l'information
45:23dit effectivement
45:23pour donner des gages
45:24à sa société de journalistes
45:27puisque c'est vraiment
45:27la réaction
45:28qui a réagi
45:29contre Eugénie Bastier
45:30la SDJ
45:31et Société des journalistes
45:31de France Télé
45:32pour donner des gages
45:33on accueille Eugénie Bastier
45:34et je coupe la tête
45:35de Paul Melun
45:36et de Nathan Devers
45:37alors oui
45:38non mais j'allais dire justement
45:39tout cela me fait penser
45:40au fait qu'on n'a pas entendu
45:40Alex Fisorek
45:41sur ce qui s'est passé hier
45:42il est pourtant très engagé
45:43Alex Fisorek
45:44on ne l'a pas entendu
45:45c'est quand même étrange non ?
45:47mais vous ne les entendrez pas
45:49vous entendrez
45:50si par exemple
45:50il y avait une dérive
45:51un soir
45:52dans un banquet
45:53du canon français
45:54mais c'est toute la presse
45:55que vous entendriez
45:58et les humoristes
45:59c'est ça l'espace médiatique
46:01d'accord avec vous
46:02comment ?
46:03je suis bien d'accord avec vous
46:04le canon français
46:05il a inventé ça une Asie donc
46:06oui ce sont des gens
46:07sans courage
46:08parce que quand vous parlez avec eux
46:10ils sont dupes de rien
46:12mais ce sont des lâches
46:14la lâcheté
46:15pour s'attaquer
46:16la lâcheté c'est de ne pas dire les choses
46:18c'est ça la lâcheté
46:19la manière dont ils s'attaquent
46:20à Eugénie Bastier
46:21c'est-à-dire ce harcèlement
46:22alors pas tous
46:22parce qu'il y a quand même des gens
46:23qui la défendent Eugénie aussi
46:25et des journalistes
46:26Caroline Fourez
46:27mais il faut voir le tsunami
46:29d'attaque qu'elle se prend
46:30c'est juste
46:32comme si elle avait commis quelque chose
46:33on peut poser des questions
46:35on peut montrer
46:36deux ou trois extraits
46:38déjà pour nous donner
46:40le teasing
46:41ou l'avant-goût
46:42de ce que nous verrons tout à l'heure
46:43voyez cet extrait
46:44avec Marwan Benlazard
46:46précisément
46:48sous les projecteurs
46:49des folies bergères
46:50un humoriste
46:51est accueilli
46:51en grande pompe
46:52nous allons accueillir
46:53l'un des stand-upers
46:55les plus talentueux
46:56de la nouvelle génération
46:57il cartonne sur scène
46:58Marwan Benlazard
47:01Marwan Benlazard
47:02signe un retour
47:03aussi symbolique
47:03que polémique
47:04l'année dernière
47:05son passage dans l'émission
47:06C'est à vous
47:07qui avait déclenché
47:07une vive controverse
47:08jusqu'à provoquer
47:09son éviction
47:10de France Télévisions
47:11Marwan Benlazard
47:12qui est une figure particulière
47:14que certains
47:15à toi-moi raison
47:16accusent de flirter
47:16avec le salafisme
47:17ou même de l'incarner
47:18Marwan Benlazard
47:19c'est à vous
47:20beaucoup de téléspectateurs
47:21ont été choqués
47:22par la tenue
47:23qu'il a arborée
47:24en plateau
47:24beaucoup ont pointé
47:25du doigt
47:26une forme de tenue salafiste
47:27voilà je précise
47:28que c'est des propos
47:29que l'on a vu fleurir
47:30ici ou là
47:30sur les réseaux sociaux
47:31et justement
47:32sur ces mêmes réseaux sociaux
47:33Marwan Benlazard
47:34s'était exprimé
47:37totalement outrancier
47:38vis-à-vis des femmes
47:39il indiquait notamment
47:40que la place de la femme
47:41était aux côtés
47:41de son père
47:42à la maison
47:43le producteur
47:44de cette émission
47:44c'est monsieur Dumontet
47:45on fait son portrait ce soir
47:46il n'était pas très à l'aise
47:48l'autre soir
47:48lorsqu'il a pris la parole
47:49manifestement
47:50il a du mal à parler
47:51en public
47:51c'était assez filandreux
47:54ce qu'il a dit
47:55et puis c'est lui
47:56qui est également
47:56le producteur
47:57je crois de Canteloup
47:58et justement
47:59on en parle ce soir
48:00absolument
48:00de la fameuse émission
48:02C'est Canteloup
48:03qui est passé
48:04de 10 millions
48:05de téléspectateurs
48:05à 2 millions
48:06en quelques années
48:07donc qui a perdu 8 millions
48:08et qui s'acharne
48:10sur tous les représentants
48:11de la droite
48:12et sur notamment vous
48:13Pascal
48:13et on en parle ce soir
48:14on voit des extraits
48:15mais c'est pas grave
48:16où il s'acharne
48:17sur ses news
48:17et sur sa figure de pro
48:19tout ça n'est pas
48:20exactement
48:22tout ça n'est pas très grave
48:24je vous assure
48:24tout ça n'est pas très grave
48:25en plus c'est pas très drôle
48:27c'est surtout ça
48:28Christophe Carrière
48:29qui est journaliste
48:30dit
48:30ça a beaucoup baissé
48:31en termes de drôlerie
48:32parce qu'il a perdu ses auteurs
48:33si au moins il était drôle
48:34je sais que Cave Rivière
48:35par exemple
48:36il se moque de nous
48:37de temps en temps
48:37le matin sur Hervé
48:38c'est plutôt rigolo
48:39et puis tout ça
48:40n'est pas très méchant
48:41mais là c'est souvent
48:42assez médiocre
48:43assez
48:44voilà c'est pas très drôle
48:46bon
48:46monsieur Dumontet
48:47donc écoutons-le
49:16derrière la cérémonie
49:18fiché d'Emmanuel Macron
49:19il aurait même voulu devenir
49:20ministre de la culture
49:22sous sa présidence
49:23une proximité assumée
49:25au point d'être évoqué
49:26publiquement sur scène
49:27lors de la cérémonie
49:28des Molières
49:29on peut dire ce qu'on veut
49:30mais le couple Macron
49:31a fait énormément
49:32pour le théâtre
49:36j'ai éco-écrit le discours
49:38avec Jean-Marc Dumonté
49:39l'homme d'affaires
49:45n'hésiterait pas
49:45à mettre ses productions
49:46au service de son combat
49:48idéologique
49:48notamment dans la pastille
49:50quotidienne de Nicolas
49:51Canteloup sur TF1
49:52la vérité aussi
49:53c'est que
49:54entre guillemets
49:55il ne le calcule pas beaucoup
49:56Emmanuel Macron
49:57il croyait
49:58mais tout ça
49:58est un jeu de dupe
49:59s'il pensait
50:00qu'il était ministre de la culture
50:01il n'en a jamais été question
50:03bien sûr
50:03donc tout ça
50:04il y a trois bandes
50:05parfois dans ces milieux-là
50:07mais bon
50:08la vanité
50:09est une grande chose
50:10comme vous le savez
50:11on va vous écouter
50:13tout à l'heure
50:13et absolument
50:14après on fera un débrief
50:15pendant une heure
50:16avec différents invités
50:17du monde de la culture
50:18du monde des médias
50:19vous avez des invités
50:20du monde de la culture
50:21absolument
50:21notamment Steve Suissa
50:22que vous avez reçu aussi
50:24Pascal
50:24qui est metteur en scène
50:26Paul Amard évidemment
50:27qui est passé sur le service public
50:28pendant de longues années
50:30donc on va débriefer tout ça
50:31après ce documentaire
50:33donc le monde de la culture
50:34à gauche toute
50:35et bien écoutez
50:36on vous écoutera
50:37avec beaucoup de plaisir
50:41je salue Pascal Olmetta
50:43qui nous écoute
50:44qui dit
50:44on n'admettra jamais rien
50:45et notre jeunesse
50:46savent ce qu'ils veulent
50:47et ne pas toucher les anciens
50:49respect
50:49quand il dit
50:50on n'admettra jamais rien
50:51c'est-à-dire
50:52nous les Corses
50:52on n'admettra jamais rien
50:53je le traduis comme ça
50:55et il n'a pas tort
50:57monsieur Olmetta
50:58que je salue
51:00je dois vous dire
51:01que Laurent Pratt
51:02était à la réalisation
51:05Samuel était à la vision
51:06merci à Maxence
51:07qui était au son
51:08Benjamin Nau
51:08était avec nous
51:09alors Benjamin
51:10il n'a pas travaillé hier soir
51:11mais c'est la deuxième année
51:13qu'il est en finale
51:13de Ligue des Champions
51:14il me disait
51:15que les places
51:17pour Budapest
51:18se négocient
51:19sur internet
51:20à 20 000 euros
51:20quand même
51:21oui
51:2220 000 euros
51:23au marché noir
51:25pour aller à Budapest
51:26jolie ville au demeurant
51:28ah oui ça c'est sûr
51:28Lucas Consalves
51:30il n'y a pas de problème
51:31d'émeute là-bas
51:33ils sont tranquilles
51:34ils sont tranquilles
51:34ils sont assez tranquilles
51:35à Budapest
51:35je ne sais pas pourquoi
51:36Lucas Consalves
51:38Lucas Consalves
51:39était également
51:40avec nous
51:41Tesla Fetter
51:42et bien
51:43j'allais dire
51:44nous irons tous
51:44à Budapest
51:46ou à Ajaxio
51:48n'y voyez aucun message politique
51:50ce n'est évidemment
51:52qu'un message footballistique
51:53mais ça nous fait plaisir
51:54quand même de le dire
51:55nous irons tous
51:56à Budapest
51:57le 30 mai
51:58bonne soirée
51:59Gauthier dans une seconde
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