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  • il y a 23 heures
Thomas Semah, fondateur et directeur général de Yneuro, était l'invité de Laure Closier dans French Tech, ce vendredi 6 février. Il nous a présenté sa solution qui permet une authentification neuronale, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00On est très excité avec Anthony Morel parce qu'une franchise qui va peut-être changer notre vie,
00:04ne plus avoir de mots de passe au quotidien, c'est une souffrance.
00:06Moi je souffre beaucoup de ça au quotidien, je suis contente qu'on en parle.
00:09Comme beaucoup de gens.
00:10Thomas Emma, bonjour. Vous êtes le fondateur et directeur général de...
00:13Alors comment ça se dit ? Ineuro parce que c'est un Y.
00:15Why Neuro ?
00:15Why Neuro ?
00:16Evidemment c'était l'américaine, je l'aurais dit à l'américaine, vous m'auriez dit c'est en français.
00:20Why comme Y, Y comme Why.
00:22Neuro, vous avez officialisé en janvier, c'était au CES, la commercialisation de votre solution
00:26qui permet une authentification neuronale. Expliquez-nous ça.
00:30Exactement, donc l'idée c'est qu'on n'ait plus à utiliser soit la reconnaissance faciale,
00:35l'empreinte digitale, le scan d'iris et de rétine, ou alors de mémoriser des centaines de passwords.
00:41On en a juste marre et notre solution NeuroID pourrait être intégrée soit dans des lunettes connectées
00:46ou des écouteurs pour être reconnue comme par magie, il n'y a strictement plus rien à faire.
00:52Donc en fait c'est comme la reconnaissance faciale ou la reconnaissance d'empreintes digitales.
00:55Ça veut dire que c'est un marqueur biométrique, notre cerveau, on a tous des ondes cérébrales différentes ?
00:59Exactement, en fait c'est le cœur de notre technologie, on est capable à partir des données neurophysiologiques
01:05à bâtir ce qu'on a appelé une signature neuronale.
01:08Et lorsqu'on est reconnu, on pourrait avoir accès à son espace personnalisé,
01:13donc ça peut être son smartphone, mais c'est vrai qu'on va évoluer de plus en plus
01:16des smartphones vers les lunettes connectées.
01:18Pour la faire simple, le Face ID a été pensé pour le smartphone, le NeuroID pour les lunettes connectées.
01:25Aussi simple que ça.
01:26Mais c'est des ondes que vous reconnaissez, c'est quoi ?
01:29Alors globalement, notre cerveau est en perpétuelle activité.
01:33On va récolter des données et notre intelligence artificielle qu'on a créée de bout en bout,
01:38on détient 100% de l'IP, de la propriété intellectuelle.
01:43On est capable en fait de transformer les devices du quotidien en véritable clé d'accès.
01:48Donc globalement, demain on porte la lunette, on aura accès à son espace personnel,
01:52et il n'y a plus d'action à réaliser.
01:55Donc oui, c'est ça, c'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin de se concentrer particulièrement,
01:58ça se fait de manière totalement naturelle.
02:00Parce que finalement, pensez à quelque chose, faites une opération de calcul mental.
02:04Et là, ça marche.
02:05Alors en fait, il n'y a plus en affaire.
02:06Et une chose qui est extrêmement importante, c'est qu'on va n'élire les pensées des différentes personnes.
02:11On n'est pas une boîte de la santé, on n'est pas une boîte qui fait du neuromarketing.
02:15On va juste façonner une signature de façon à reconnaître les personnes et à faciliter notre quotidien.
02:23Et l'avantage, c'est quoi par rapport aux autres signatures biométriques ?
02:26Parce qu'aujourd'hui, la reconnaissance faciale, la reconnaissance des empreintes digitales, ça fonctionne très très bien.
02:30Donc le cerveau, ça a quoi en plus ?
02:32Globalement, le Face ID est extrêmement bien pour un téléphone.
02:35Ça fonctionne.
02:36Sauf qu'avec la Generative AI, on peut falsifier de l'image, de la vidéo, de la voix.
02:42Si je prends l'exemple des lunettes connectées, la reconnaissance faciale n'est pas possible.
02:47L'empreinte digitale, je fais bouger mes lunettes.
02:50Le scan dirait que c'est de rétine compliquée, parce que ça nécessite des caméras au très haut de définition au centre de l'œil.
02:55Et là, à partir de quelques sensors, quelques capteurs dans la lunette, on est reconnu.
03:00Donc il y a une simplification poussée à l'extrême, mais également de la robustesse.
03:05On va protéger l'utilisateur.
03:07Et notamment, avec le quantique, on va pouvoir, malheureusement, hacker des mots de passe en moins d'une seconde.
03:14Donc on a besoin de quelque chose de beaucoup plus fort, de beaucoup plus singulier pour nous caractériser.
03:20Et c'est en cela que la signature neuronale a énormément de sens sur le marché.
03:25Du coup, votre client à vous, c'est Silor Luxottica ? C'est le fabricant de lunettes ?
03:29C'est intéressant, parce que c'est un petit monde.
03:31Nous, c'est très simple.
03:32On a été au CES, on a eu la chance de faire partie du pavillon France, on était sur ce qu'on a appelé le Walk of Fame.
03:38Bon, et au-delà des mots, ça nous a permis de rencontrer exactement tous les acteurs qui travaillent sur la lunette connectée.
03:45Il y a eu énormément d'annonces, et notamment Anthony Morel en a testé pas mal.
03:50J'étais sur le stand aussi.
03:52C'est vrai qu'il y avait beaucoup de passages, il y avait beaucoup de gens.
03:54Je ne sais pas si c'était des investisseurs, des clients potentiels.
03:55Alors, on est absolument tôt, on a eu des investisseurs, des potentiels partenaires.
03:59Nous, l'idée, c'est de faire de NeuroID un standard d'authentification.
04:04On veut que 4 milliards d'êtres humains sur Terre utilisent notre technologie.
04:08Et si on prend le marché, on va avoir 40 milliards d'objets connectés d'ici 2028.
04:13C'est demain.
04:14Donc, la technologie fait sens véritablement.
04:17Non, mais donc, il faut le vendre en fabricant de lunettes, quand même.
04:19Exactement.
04:19On est en plein dedans.
04:20Ou aux géants de la tech.
04:22Oui, aux géants de la tech qui travaillent avec des fabricants de lunettes.
04:25Mais je pensais à Apple, parce qu'Apple, par exemple, ils sont en train d'imaginer aussi des lunettes.
04:29Ce n'est pas officiel, mais on sait qu'ils travaillent sur le sujet.
04:31Il y a Google avec les Google Glass également.
04:34Donc, c'est des discussions.
04:36C'est peut-être plus facile entre boîtes tech de se comprendre et de dire
04:39oui, vous allez intégrer notre technologique avec des fabricants traditionnels.
04:42Exactement.
04:43Et lorsqu'on avait exposé NeuroID lors du CES,
04:46on s'est rendu compte que la plupart de ces sociétés nous connaissaient déjà.
04:49Donc, ça, c'est excellent comme un signal de marché pour nous.
04:52Et l'idée, c'est de créer du deal, des partenaires avec tous les acteurs,
04:56que ce soit aux États-Unis, au Japon et en Corée du Sud.
05:00Et des applications aussi, peut-être, dans le domaine de la défense.
05:03On peut imaginer que le côté hyper sécurisé, ça puisse être intéressant
05:05au-delà du grand public dans le monde professionnel.
05:08C'est tout à fait ça.
05:09En fait, la technologie, elle est due à l'use.
05:11Aujourd'hui, on a beaucoup parlé depuis le début de l'électronique grand public.
05:14On intéresse également au gouvernement, défense, armée.
05:18Et on rencontre énormément de personnes, que ce soit en Europe et aux États-Unis,
05:23pour également diffuser la technologie partout dans le monde.
05:26Mais vous arrivez à savoir, quand j'ai ma lunette, vraiment ce que je veux,
05:30que je veux vraiment déverrouiller mon ordinateur.
05:32Vous arrivez à connaître ma volonté ?
05:34Exactement. En fait, il y a deux couches.
05:35La première, c'est la biométrie pure et simple, comme la reconnaissance faciale.
05:40La reconnaissance faciale, c'est tout simplement une reconnaissance de forme géométrique.
05:43Nous, on va reconnaître la signature neuronale, mais également, on mesure la volonté de l'utilisateur
05:49de façon à savoir est-ce qu'il veut accéder à certains, par exemple à ses e-mails,
05:54à son compte bancaire, réaliser une transaction financière.
05:58Demain, on peut imaginer être sur Amazon et utiliser NeuroID pour payer un objet ou quelque chose,
06:04peu importe.
06:04Merci.
06:05Merci.
06:06Merci.
06:07Merci.
06:08Merci.
06:09Merci.
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