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- #120minutesinfo
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:01120 minutes infos, très bon début de semaine sur CNews.
00:00:03Ravi de vous retrouver jusqu'à 17h pour décrypter, analyser toute l'actualité
00:00:08qui nous amènera bien sûr au Moyen-Orient et plus près de chez nous en France.
00:00:12Yvan Rufol est avec nous cet après-midi.
00:00:14Bonjour Yvan, comme chaque lundi, comme chaque début de semaine,
00:00:16évidemment Johan qui est avec nous, Johan Usaï du service politique.
00:00:19Merci Arthur de Vatrigan d'être avec nous également.
00:00:23Le lieutenant-colonel Vincent Arbarretier, historien militaire,
00:00:25on se tournera particulièrement vers vous et vers Dora Abdelrazik dans cette première demi-heure,
00:00:30bonjour Dora, pour traiter des derniers développements au Moyen-Orient
00:00:35et cette nouvelle escalade qui pourrait intervenir dans le détroit d'Hormuz notamment.
00:00:40Le journal d'abord, c'est avec Audrey Bertheau comme chaque jour.
00:00:43Bonjour Audrey, il est 15h pile, justement partons pour le Moyen-Orient
00:00:46et cette agence de presse iranienne qui affirme que l'Iran a tiré deux missiles
00:00:50contre une frégate de l'armée américaine.
00:00:52La frégate naviguée près du détroit d'Hormuz selon cette agence,
00:00:55elle ne respectait pas les règles de navigation et de sécurité maritime.
00:00:59Pour le moment, l'armée américaine dément, aucun de ces navires n'aurait été touché.
00:01:04Et on y revient longuement avec les invités dans une poignée de secondes.
00:01:07Mais d'abord, les mots d'Emmanuel Macron ce matin.
00:01:09Il est essentiel que le cessez-le-feu soit respecté au Liban.
00:01:12À l'occasion du sommet de la communauté politique européenne
00:01:15qui se tient en ce moment même en Arménie,
00:01:18auquel assistent les dirigeants européens et canadiens,
00:01:20le président français a déclaré.
00:01:22Je le dis pour la souveraineté, l'indépendance du Liban
00:01:25et la protection des populations civiles.
00:01:27Il est essentiel que le cessez-feu soit respecté au Liban.
00:01:31La guerre en Ukraine qui se poursuit.
00:01:34Quatre civils ont été tués dans la ville de Merafa.
00:01:36Une frappe de missiles russes en plein jour a fait au moins 4 morts et 16 blessés.
00:01:42Les victimes sont deux hommes âgés de 50 et 63 ans
00:01:45et deux femmes âgées de 41 et 52 ans.
00:01:47La frappe a endommagé, vous le voyez, des maisons, des immeubles résidentiels,
00:01:51des magasins et une station de service.
00:01:54Le pape Léon XIV qui recevra Marco Rubio jeudi.
00:01:58Léon XIV recevra le secrétaire d'État américain au Vatican,
00:02:02moins d'un mois après les critiques de Donald Trump contre le pape.
00:02:05Après cette rencontre, Marco Rubio doit aussi s'entretenir avec le numéro 2 du Vatican.
00:02:10Selon des médias italiens, l'objectif est d'apaiser les relations
00:02:14après la polémique du mois d'avril.
00:02:16Et on va conclure ce journal avec des images de sport et de formule 1.
00:02:23Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:02:29Regardez paisiblement votre programme avec Repare Store.
00:02:32Les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:02:35Je répare, je répare store.
00:02:37L'italien Kimi Antonelli a remporté hier le Grand Prix de Miami,
00:02:41sa troisième victoire consécutive cette saison,
00:02:43au volant de sa Mercedes, le résumé de cette course avec la rédaction d'Infosport.
00:02:50Excellent départ de Charles Leclerc, troisième sur la grille.
00:02:53Et regardez qui va peut-être sortir en tête, c'est Charles Leclerc.
00:02:57Ils ont freiné très très tard, sans doute trop tard aussi.
00:03:00Alors qu'il est parti en tête à queue.
00:03:02Max Verstappen qui se retrouve en milieu de piste.
00:03:04Départ animé, sixième tour catastrophique pour les Français.
00:03:09Adjar part à la faute.
00:03:11Gasly est accroché par Lawson.
00:03:14Verstappen profite de la voiture de sécurité pour passer au stand.
00:03:17A la reprise, Landon Norris prend la tête.
00:03:20Leclerc dépassé dans la foulée par Antonelli.
00:03:22Puis par Russell à la sortie des stands.
00:03:25L'undercut de Mercedes a fonctionné.
00:03:28Les Ferraris attaqués de toutes parts.
00:03:30Verstappen double Hamilton.
00:03:31Le Néerlandais leader éphémère à la mi-course après les arrêts de tout le monde.
00:03:36Antonelli prend les commandes de la course.
00:03:39Verstappen souffre avec ses pneus usés.
00:03:41Leclerc lui prend la troisième place à dix tours de l'arrivée.
00:03:45Dépassement également de Piastri et Russell.
00:03:47Piastri qui attaque Leclerc dans un ultime tour terrible pour le monégasque.
00:03:52Le détaque de Charles Leclerc !
00:03:54Est-ce qu'il a touché le mur ou est-ce qu'il peut repartir ?
00:03:57Monoplace endommagé, Leclerc est dépassé par Russell et Verstappen.
00:04:00Quant à la pluie, elle n'a été que légère et sans impact.
00:04:04Devant Norris et Piastri, Antonelli s'impose troisième succès de suite.
00:04:09Place de leader au championnat conforté.
00:04:16C'était votre programme avec Lacoste L1212 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:23Vous avez paisiblement regardé votre programme avec Repare Store.
00:04:27Les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:04:29Je répare, je répare store.
00:04:31Et merci Audrey Berthaud qu'on retrouve à 15h30 pour un nouveau journal.
00:04:35L'actualité internationale que l'on décrypte tout de suite et ce développement majeur.
00:04:39L'annonce très forte de Donald Trump qui décide donc de passer en force dans le détroit d'Hormuz.
00:04:43La marine américaine va commencer ou a commencé, on va voir cela ensemble,
00:04:48à escorter des navires de PITR bloqués dans le Golfe.
00:04:51Le commandement militaire américain qui précise que l'opération impliquerait des destroyers,
00:04:55lance-missiles, plus d'une centaine d'aéronefs, 15 000 soldats.
00:04:59Toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d'Hormuz
00:05:03sera considérée comme une violation du cessez-le-feu, nous dit le régime iranien.
00:05:08En quoi consiste le projet Liberté ?
00:05:10C'est comme ça que l'a nommé Donald Trump.
00:05:12Les explications de François Tiskevich.
00:05:1615 000 soldats, plus d'une centaine d'aéronefs comme des hélicoptères ou des avions de chasse F-35.
00:05:24Mais aussi des navires de guerre, plus précisément des destroyers et lance-missiles.
00:05:29L'opération Projet Liberté a débuté ce lundi matin avec pour objectif
00:05:33de guider les navires bloqués depuis deux mois dans le détroit d'Hormuz.
00:05:37Cette mission, dirigée par le président, apportera son soutien aux navires marchands
00:05:42qui souhaitent transiter librement par ce corridor commercial international essentiel.
00:05:47Notre soutien à cette mission défensive est essentiel,
00:05:49à la sécurité régionale et à l'économie mondiale.
00:05:52D'autant plus que nous maintenons également le blocus naval.
00:05:55Selon la presse américaine,
00:05:58la marine devrait conseiller aux navires des itinéraires sécurisés,
00:06:01notamment pour éviter les mines placées par le régime iranien.
00:06:04L'US Navy n'escorterait pas directement les navires,
00:06:08mais se tiendrait à proximité au cas où ils doivent empêcher des attaques iraniennes.
00:06:12D'autant que Téhéran n'a jamais donné son accord pour cette opération
00:06:16et menace d'attaquer l'armée américaine si elle s'approche du détroit d'Hormuz.
00:06:19Fin avril, le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s'élevait à 913,
00:06:24dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers.
00:06:28Quelques 20 000 marins seraient bloqués dans le détroit.
00:06:32Un premier mot au lieutenant-colonel Arbarettier.
00:06:34Ces dernières heures, les développements vont vite
00:06:36depuis que Donald Trump a annoncé ce projet Liberté qu'on va détailler ensemble.
00:06:41L'armée américaine justement qui a démenti aujourd'hui
00:06:43qu'un de ses navires a été frappé par l'Iran dans le détroit d'Hormuz.
00:06:47C'est un média iranien qui affirme qu'un navire américain aurait été touché.
00:06:51C'est démenti de l'autre côté.
00:06:52Ce qui est sûr, lieutenant-colonel Arbarettier,
00:06:55c'est que si un navire américain venait à être coulé par l'Iran,
00:06:58on entrerait encore dans une autre dimension.
00:07:02Oui, alors ça fait partie des risques de la mission
00:07:04puisque les Américains ont dit qu'ils allaient excorter,
00:07:07donc reconquérir de vives forces le détroit d'Hormuz.
00:07:11C'est bien ce qu'a dit d'ailleurs le président Macron dans sa déclaration.
00:07:16Donc c'est en dépit de la volonté iranienne
00:07:18qui elle revendique maintenant la maîtrise du détroit d'Hormuz
00:07:22parce qu'on en est bien là.
00:07:24Donc actuellement ce qui va se passer, à mon avis,
00:07:26c'est qu'avant que tout destroyer américain n'arrive dans le détroit d'Hormuz,
00:07:30les objectifs à terre seront traités par l'aviation.
00:07:35C'est-à-dire que toute position de tir de missiles thermaires,
00:07:40les missiles gazis iraniens,
00:07:43seront traités par les avions américains,
00:07:46voire par des hélicoptères.
00:07:48Et ensuite seulement, les destroyers iront dans la zone dangereuse.
00:07:53Alors ce que disent les iraniens, peut très bien être juste
00:07:57dans la mesure où ces missiles font 300 kilomètres.
00:08:00Donc ils peuvent avoir tiré en direction d'une frégate.
00:08:03Mais pas forcément touché.
00:08:04Mais pas forcément touché.
00:08:05Donc ça...
00:08:06Parce que ce que les américains démentent cet après-midi,
00:08:09c'est d'avoir été touché, mais pas qu'un missile a été tiré.
00:08:12Voilà. Donc on en est dans la guerre de communication.
00:08:14On saura bien tôt ou tard si le missile a touché ou pas le destroyer.
00:08:20Parce qu'on parle de frégates d'un côté et de destroyer de l'autre.
00:08:23Ce sont des navires multimissions qui sont chargés de missiles.
00:08:28Des missiles qui peuvent traiter des objectifs sous-marins,
00:08:31des objectifs aériens et des objectifs à terre.
00:08:34Donc ce sont des frégates ou des destroyers multimissions.
00:08:37Un exemple de ce destroyer, c'est le Spruance qui a traité,
00:08:40il y a une quinzaine de jours, un bateau iranien qui ne voulait pas,
00:08:44qui voulait forcer le blocus en lui, avec un canon,
00:08:48en lui détruisant sa salle des machines.
00:08:49Donc voilà ce qui est un destroyer pour les américains.
00:08:52Il y en a actuellement une petite dizaine sur place.
00:08:54On va voir dans un instant comment justement ces bateaux,
00:08:58ces navires marchands peuvent être guidés, escortés.
00:09:01D'ailleurs on parle de guidage et pas d'escorte.
00:09:03Et on verra que c'est une nuance qui est importante.
00:09:05Mais juste une information.
00:09:06Et d'ailleurs on le met en bas de l'écran, Dora,
00:09:08les Émirats Arabes Unis, qui par ailleurs affirment
00:09:11que l'Iran a tiré des drones sur un de leurs pétroliers.
00:09:13Le ministre émirati des Affaires étrangères
00:09:15qui condamne un acte de piraterie de la part du corps
00:09:19des gardiens de la révolution islamique.
00:09:21Quel sens on donne à cette information ?
00:09:22Alors il faut savoir que le pétrolier en question était vide.
00:09:25Donc il n'était pas chargé en pétrole.
00:09:28Déjà c'est une bonne chose, mais c'est vrai que...
00:09:30Mais chargé en être humain a priori.
00:09:32Exactement.
00:09:32Sauf qu'il a été touché.
00:09:37Et on sait que les Émirats Arabes Unis ont adressé un communiqué sur X.
00:09:44Il faut vraiment faire très attention,
00:09:46être très prudent avec les déclarations que l'on a actuellement.
00:09:50Notamment du côté de l'Iran.
00:09:51Parce que là aussi, il y a plusieurs médias iraniens.
00:09:56Il y a des responsables qui parlent.
00:09:58Par exemple, tout à l'heure sur Reuters,
00:09:59on a appris que les tirs en question qui concernaient le navire américain,
00:10:02c'était juste des tirs de sommation.
00:10:04Ce n'étaient pas des tirs directement au bateau.
00:10:06Donc il faut vraiment être très prudent sur toutes les informations.
00:10:08Surtout avec des informations qui proviennent du régime iranien.
00:10:11Mais pour les Émirats Arabes Unis, ça a été vraiment confirmé.
00:10:15On ira aux Émirats Arabes Unis justement dans un instant.
00:10:18Et on tâchera d'en savoir plus avec Evadi Pazzi.
00:10:20Parce qu'au moment où on se parle, apparemment, il y a des alertes également
00:10:23qui sont envoyées aux différentes personnes qui se trouvent sur place.
00:10:26Donc ça pourrait être un moment charnière qu'on analysera dans un instant.
00:10:31Corentin Alonso qui nous a rejoint sur le plateau.
00:10:33Corentin, avec vous, on parle de cette opération liberté.
00:10:38Quels sont les pays concernés ?
00:10:39Combien de navires sont encore coincés ?
00:10:41Comment ça peut s'organiser tout cela ?
00:10:43Eh bien Julien, il y aurait 850 navires toujours bloqués dans le détroit d'Hormouge
00:10:48selon les chiffres d'une agence de sécurité maritime britannique.
00:10:52Cela concerne à la fois des pétroliers, des métaniers et puis des porte-conteneurs
00:10:56ou bien des vraquiers parmi les pays qui sont concernés.
00:11:00Donc qui ont leurs navires commerciaux bloqués dans le détroit d'Hormouge.
00:11:03Si on écarte les pays locaux, les pays du Golfe,
00:11:06eh bien vous avez la Grèce qui compte 75 navires.
00:11:09Vous avez aussi beaucoup de pays asiatiques comme la Chine,
00:11:13notamment avec 74 navires, mais aussi le Japon 39,
00:11:17Singapour 29, la Corée du Sud 22 ou encore l'Inde 14.
00:11:21La France, elle, compte encore 13 porte-conteneurs dans le détroit d'Hormouge.
00:11:27Au total, cela correspond à 20 000 marins qui sont toujours bloqués,
00:11:3120 000 marins qui ne peuvent pas rentrer chez eux,
00:11:34qui sont donc rationnés en termes de nourriture avec, selon des experts,
00:11:38des impacts sur leur santé mentale à long terme.
00:11:41On peut l'imaginer, évidemment.
00:11:42Par quelle route pourraient passer tous ces navires ?
00:11:45Alors c'est toute la question.
00:11:46Julien, vous avez deux options pour traverser le détroit d'Hormouge.
00:11:50Regardez sur cette carte, vous avez l'ancienne route qui était empruntée avant le conflit,
00:11:55une route plus au sud, mais qui serait minée, selon les affirmations du régime iranien.
00:12:01Une route alternative a été imposée par l'Iran depuis le conflit,
00:12:05donc une route plus au nord pour éviter les mines,
00:12:07mais qui dit plus au nord, dit plus proche des côtes iraniennes,
00:12:09et donc davantage à portée de tir des missiles iraniens,
00:12:13et donc plus complexe à défendre pour l'armée américaine.
00:12:16C'est donc tout le dilemme.
00:12:18Quelle route emprunter, Julien ?
00:12:19Merci beaucoup pour les précisions, Corentin Alonso.
00:12:22Restons juste un instant sur la carte de Corentin.
00:12:25Le lieutenant-colonel Arbaretier, l'armada américaine,
00:12:28elle n'est pas précisément dans ce goulot d'étranglement qui fait 55 km.
00:12:32Est-ce qu'on peut réafficher, s'il vous plaît, le détroit d'Hormouge ?
00:12:35Mais à l'est, au niveau de la pointe de l'émirat d'Omane,
00:12:39du sultanat d'Omane,
00:12:42donc on n'est vraiment pas du tout dans cette zone concernant l'armada américaine.
00:12:46La question c'est, est-ce que justement ces militaires, cette navi américaine,
00:12:50peut escorter, guider des navires vers ce goulot qui fait 56 km,
00:12:54et forcément, dans un endroit comme celui-ci,
00:12:57les Américains seraient hautement vulnérables.
00:13:00Est-ce qu'il est en passe de débloquer la situation de Donald Trump, oui ou non ?
00:13:03En fait, sur cette carte, on voit très bien les enjeux tactiques, je dirais, de l'action américaine.
00:13:08C'est-à-dire que pour escorter les bateaux qui viennent du Koweït et des Émirats arabes unis,
00:13:15il faudrait par exemple s'assurer la possession provisoire de l'île de Khem, des îles qui sont en haut.
00:13:24Il faudrait avoir traité l'ensemble des objectifs terrestres des Iraniens qui sont sur la rive iranienne.
00:13:30Donc il faudra avoir assaini la situation, le milieu, avant d'y envoyer un quelconque destroyer.
00:13:37Alors sachant que ces destroyers ont les moyens avec des missiles mer-terre,
00:13:42de traiter des objectifs également, les Américains bénéficient,
00:13:46il faut quand même se le rappeler, de la domination aérienne quasi complète,
00:13:50ce qui n'empêchera pas évidemment quelques drones iraniens de venir les embêter, les harceler,
00:13:56mais c'est peanuts par rapport aux forces aériennes américaines.
00:14:00Mais en gros, concrètement, vraiment pour que les gens qui nous regardent comprennent,
00:14:03est-ce que protéger les navires qui veulent franchir le détroit d'Hormuz sans l'accord iranien
00:14:09est-il possible pour les Américains ou pas ?
00:14:12Oui, il est possible, à condition qu'ils aient éliminé toutes les...
00:14:17Parce qu'il faut se rappeler qu'ils sont en guerre, c'est le fait, mais ils sont toujours en
00:14:19guerre,
00:14:19qu'ils aient éliminé auparavant toutes les menaces iraniennes à proximité de ce détroit.
00:14:24Dora ?
00:14:25À condition que les compagnies maritimes le veuillent aussi.
00:14:28Parce que c'est ça la question, parce qu'il y a pas mal de compagnies maritimes
00:14:30qui ne veulent pas y aller en disant justement qu'il faut que le détroit soit ouvert des deux côtés.
00:14:35Parce que là, quand on parle de cette opération-là, c'est une opération de guidage
00:14:39et non pas de navires qui vont ouvrir en fait le couloir, le corridor.
00:14:44On est d'accord.
00:14:45Il n'y a pas de destroyers qui vont avancer en premier pour laisser...
00:14:48Ah dans l'immédiat, mais quand les menaces auront été traitées,
00:14:51c'est pour ça que je doute qu'actuellement cette mission soit déjà commencée,
00:14:55parce qu'on aurait eu déjà des comptes rendus comme quoi il y aurait eu des bombardements américains
00:14:59assez précis, qui ne seront pas des bombardements...
00:15:02En fait, c'est impossible à mettre en place.
00:15:04Ah bah si, les Américains ont les moyens de le faire.
00:15:06Mais ensuite, une question de volonté.
00:15:08Le problème, c'est que Donald Trump a lancé l'idée d'une opération.
00:15:12Il a donné plus ou moins une échéance.
00:15:16Maintenant, il faut voir si Sencom, comment Sencom plutôt...
00:15:19Mais vous croyez qu'il va y avoir beaucoup de candidats au passage ?
00:15:23Parce que moi je reste sur la déclaration iranienne.
00:15:26La dernière déclaration iranienne, c'est tout navire américain
00:15:29qui s'approchera du détroit d'Hormuz sera attaqué.
00:15:32Je suis sur un bateau de marchandises, quelle que soit la cargaison.
00:15:36Les Américains me proposent de me guider dans le détroit d'Hormuz.
00:15:39Je sais que de l'autre côté, j'ai des missiles qui peuvent me toucher.
00:15:42Très franchement, je ne suis pas candidat au passage.
00:15:44Les Américains, ils ont traité les missiles avant.
00:15:46C'est pour ça que pour l'instant, la mission n'a pas commencé,
00:15:48parce qu'actuellement, il n'y a pas encore eu de bombardement sur la côte iranienne.
00:15:52Parce que c'est comme ça que ça va commencer.
00:15:54Ou alors il y a un deal qu'on ne connaît pas.
00:15:56Ce qui est aussi envisageable.
00:15:58Comment ?
00:15:58Ou alors il y a un deal en coulisses qu'on ne connaît pas.
00:16:00Il n'y a pas de deal.
00:16:01Non ?
00:16:02Il n'y a pas de deal, puisque les Iraniens ont fait la déclaration qu'ils ont faite.
00:16:05Non, comme l'a dit le président Macron, ça va être une opération de vive force.
00:16:10Où là, il faut du courage, il faut des moyens.
00:16:12Et puis il faut s'apprêter à avoir quelques pertes aussi.
00:16:14Parce que Dora, le message iranien, il est très clair.
00:16:16Le détroit d'Hormuz est à nous, nous le contrôlons à 100%.
00:16:20Exactement.
00:16:20Et moi, je pense que Donald Trump attend d'un côté que les Iraniens fassent une faute, justement.
00:16:25C'est ça aussi, c'est pousser pour déclencher la guerre.
00:16:29Juste, il faut noter qu'il y a deux navires commerçants qui sont passés.
00:16:33Ce sont des navires américains, deux navires marchands battants pavillons américains
00:16:37qui ont réussi à traverser le détroit.
00:16:39C'est en tout cas le CENCOM, le commandement central, qu'il a déclaré tout à l'heure.
00:16:45Donc du côté américain, il y a deux navires qui sont passés.
00:16:48Emmanuel Macron qui a commenté ce projet Liberté de Donald Trump, écoutez-le.
00:16:54Si les Etats-Unis veulent réouvrir, sont prêts à réouvrir Hormuz, c'est très bien.
00:16:58C'est ce qu'on demande depuis le début.
00:17:01Mais nous, on ne va pas participer à quelque opération de vive force que ce soit
00:17:04dans un cadre, pour ma part, qui ne me semble pas clair.
00:17:07Donc nous, nous avons bâti une mission ad hoc sur laquelle nous travaillons.
00:17:11La planification militaire s'est faite à Londres.
00:17:15Mais nous souhaitons qu'il y ait surtout une réouverture concertée entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:17:20C'est la seule solution qui permette durablement de rouvrir le détroit d'Hormuz,
00:17:24de permettre la libre navigation et de le faire sans restrictions et sans péage.
00:17:29Tu as peut-être un petit mot d'Arthur de Vatrigan sur les commentaires d'Emmanuel Macron.
00:17:32Je le sens dubitatif, déjà, sur le projet Liberté de Donald Trump.
00:17:35Mais bon, nous, on est spectateur, ça, ça ne change pas.
00:17:38On est toujours spectateur, mais c'est vrai qu'il y a, malgré le CSTSE, il y a toujours une
00:17:43guerre.
00:17:43Là, tout le monde intéresse que c'est le feu dur du côté iranien pour se refaire la cerise,
00:17:48si vous me permettez l'expression, et puis du côté de Donald Trump,
00:17:50parce qu'il arrivait vendredi aux 60 jours de la fameuse loi du Congrès,
00:17:54qui mettait fin à sa liberté pour l'opération spéciale.
00:17:58Bon, il a réussi à contourner la loi, mais si vous regardez du côté iranien,
00:18:01il contrôle la circulation du détroit, je rappelle, c'est plus 20% du pétrole mondial,
00:18:0520% du gaz liquifié, sur les engrais azotés dont on parle peu également,
00:18:09mais quid de la production ?
00:18:11Parce que relancer une guerre, relancer des affrontements directs, c'est une réescalade.
00:18:15Or, on a vu que les Iraniens avaient aussi des moyens de neutraliser la production.
00:18:18Je regarde du côté du Qatar, ils ont paralysé pour les 5 prochaines années entre 15 et 20%
00:18:24la production du Qatar.
00:18:24Et j'ai dit, il y a des alertes aux Émirats arabes unis à l'heure où l'on se
00:18:26parle.
00:18:26Il y a la circulation, mais si derrière, il y a l'Iran qui se remet à bombarder
00:18:31tous ceux qui produisent, économiquement, on va avoir également des problèmes.
00:18:35Et puis, il ne faut jamais oublier ce qui se passe aussi aux États-Unis.
00:18:37Donald Trump, il regarde du côté américain.
00:18:40Du côté américain, je vous rappelle qu'il a été élu sur une ligne populiste,
00:18:43avec une deuxième stratégie qui est un renversement des élites.
00:18:46Or, du côté de ces élites qui étaient diversifiées,
00:18:50ils se disputent, ils inscrivent leur désaccord avec Donald Trump pour différentes raisons.
00:18:54L'héritage fondation, parce qu'il leur pose d'être dans la main d'État de Yahoo.
00:18:57Vous avez les Lumières sombres qui disent qu'il ne va pas assez loin dans la politique intérieure.
00:19:00Vous avez la Claremont Institute qui pense déjà à l'après.
00:19:03Et du côté de son électorat, il a été élu dans la main avec Jay Devons pour l'électorat ouvrier.
00:19:11L'électorat ouvrier, aujourd'hui, les salaires ne sont pas hauts.
00:19:13Et ils vivent encore l'État-providence.
00:19:15Or, vous avez trois dépenses principales.
00:19:19La dette, 5% du déficit.
00:19:22Là, c'est quoi ? Les dépenses sociales.
00:19:23Il ne peut pas les toucher parce que les ouvriers, sinon, n'auront plus rien.
00:19:25Et la défense.
00:19:26Le seul moyen où il peut faire baisser, c'est sur la défense.
00:19:29Et là, on est entre 500 millions d'euros et 1 milliard de dépenses par jour en dollars.
00:19:33Yvan, très rapidement.
00:19:34Moi, ma grille de lecture dans ce conflit est d'abord le sort du peuple iranien lui-même,
00:19:39dont on ne parle plus aujourd'hui.
00:19:41Et je rends hommage, parce que je sais qu'il est convenu aujourd'hui d'accabler Donald Trump et les
00:19:44Israéliens
00:19:45pour leur sous-estimation de la résistance, ce qui est un fait.
00:19:47Mais je rends hommage malgré tout au président américain pour sa suite qu'il a dans les idées.
00:19:52Et sa suite qu'il a dans les idées, même si ses idées ne sont pas très claires,
00:19:54elle est malgré tout de poursuivre ce combat-là.
00:19:57Et il y a trois guerres.
00:19:59Il y a la guerre militaire qui a été a priori gagnée.
00:20:01Il y a la guerre économique qui est encore incertaine.
00:20:03Et là, cette guerre de la communication qui, de la part de l'Iran,
00:20:08consiste, comme le disait Clémenceau, à faire comprendre que moralement,
00:20:10celui qui tient le plus longtemps possible, le quart d'heure de plus, aura gagné.
00:20:13Et donc, les Iraniens jouent sur le temps, précisément parce que le temps pour Donald Trump est compté.
00:20:19Et donc, j'espère effectivement que Donald Trump et les États-Unis,
00:20:22et nous-mêmes, dans le fond, et l'Occident derrière tout cela,
00:20:25derrière eux, gagnera cette guerre de civilisation.
00:20:28Car, encore une fois, c'est un régime épouvantable, celui des Mollas, un totalitarisme,
00:20:33qui veut éliminer à peu près tous ceux qui ne ressemblent pas,
00:20:36qui doit être brisé aujourd'hui.
00:20:37– Mais c'est vrai qu'on peut se dire, il a raison, Yvan, Vincent Arbaratier,
00:20:40c'est que, bon, ça manque un peu de clarté,
00:20:42notamment à l'aune de ce nouveau projet Liberté.
00:20:45Mais on peut se dire quand même, si on creuse un peu,
00:20:48que la stratégie de Donald Trump, elle est peut-être, en fait, plus subtile qu'on ne croit,
00:20:52en tout cas plus intéressante qu'on ne croit,
00:20:53parce que, soit l'Iran tire sur des bateaux,
00:20:55et en effet, ça lui donne une bonne raison de retourner à l'offensive,
00:20:59de relancer cette guerre,
00:21:00soit les Iraniens laissent passer les bateaux,
00:21:02et ça expose une sorte de faiblesse du régime,
00:21:05et il est gagnant aussi en 30 secondes,
00:21:07parce qu'on a un dernier élément à donner à nos téléspectateurs.
00:21:10Les objectifs de Donald Trump, ils n'ont pas changé depuis le début,
00:21:12c'est toujours interdire la production du nucléaire iranien,
00:21:17interdire les Iraniens de construire d'un missile balistique,
00:21:20et interdire le support des Iraniens aux milices.
00:21:23Le reste, c'est de la tactique,
00:21:25et donc les objectifs sont toujours les mêmes.
00:21:27Félix Perroulade nous a rejoint.
00:21:29On voulait faire un petit pas de côté,
00:21:30parce que c'est vrai que depuis le début de cette guerre,
00:21:31et puis depuis un moment, d'ailleurs, c'est une marque de fabrique américaine,
00:21:35toutes les opérations lancées par l'armée américaine
00:21:37portent des noms qui sont souvent très lyriques, très imagés.
00:21:42On a, depuis le 28 février, également beaucoup d'opérations qui ont eu lieu.
00:21:46À chaque fois, elles portent un nom, Félix Perroulade.
00:21:48Les noms d'opérations ne sont pas choisis au hasard,
00:21:51et ce projet Liberté en fait partie.
00:21:53Oui, vous les avez déjà entendus, peut-être,
00:21:55ou vus, ces noms d'opérations qui ont été donnés
00:21:57dès le début du conflit au Moyen-Orient.
00:22:00Opération Führer Épique pour les États-Unis,
00:22:02Lyon Rugissant pour les Israéliens,
00:22:05et Promessonnette pour l'Iran.
00:22:07Quand on voit ces noms, on se croirait dans un studio hollywoodien,
00:22:10mais ils ne sont pas donnés par hasard.
00:22:12Il y a deux objectifs, désigner les messions
00:22:15sans en révéler la nature lors des communications radio,
00:22:18mais ils sont là aussi pour encourager les troupes
00:22:21à poursuivre leurs efforts.
00:22:23Oui, allez-y, j'ai perdu votre fiche.
00:22:27À quoi servent ces noms ? Pardon, Félix, pardon, pardon, pardon.
00:22:29Je vous en prie, Julien.
00:22:30Il faut bien comprendre que ces noms d'opérations,
00:22:32ils servent à envoyer un message à l'opinion publique nationale
00:22:35pour les rassurer, pour montrer sa puissance à l'ennemi,
00:22:39aussi pour le dissuader, pour l'intimider,
00:22:41et aussi aux alliés pour afficher une ligne claire sur l'opération.
00:22:45Ensuite, chaque État est libre de choisir ou non un nom de code
00:22:48et de le diffuser.
00:22:49Vous allez voir que chaque pays a sa spécificité
00:22:52dès qu'il s'agit de donner un nom.
00:22:53Les Américains, ils ont une tradition très imagée
00:22:55qu'on pourrait qualifier d'approche théâtrale.
00:22:58Les Israéliens, par exemple, aiment souvent reprendre des images bibliques
00:23:02et les Iraniens ont souvent des noms idéologiques ou religieux
00:23:05en référence à l'islam chiite ou encore à la résistance.
00:23:08C'était l'opération Explication rayonnante de Félix Pérolas.
00:23:12Merci beaucoup, cher Félix.
00:23:13On va marquer une courte pause, revenir bien sûr sur ce dossier du Moyen-Orient
00:23:17qui avance quasiment minute par minute
00:23:19et notamment ses alertes entendues aux Émirats à partir de 16h.
00:23:22On va revenir sur une situation franco-française dans un instant,
00:23:25la free party du week-end. Vous y étiez, Johan ?
00:23:28Évidemment.
00:23:29Je ne vous demande pas ce que vous avez consommé parce que c'est quelque chose.
00:23:32A tout de suite.
00:23:37Il est presque 15h30. De retour pour la suite de 120 minutes infos sur CNews.
00:23:42À quasiment 15h30, on fait d'abord un point sur l'actualité.
00:23:45Audrey Berthe nous a rejoint. Rebonjour Audrey.
00:23:47Elle a une agence de presse iranienne qui affirme que l'Iran a tiré deux missiles
00:23:50contre une frégate de l'armée américaine.
00:23:52La frégate naviguait tout près du détroit d'Hormuz.
00:23:55Selon cette agence, elle ne respectait pas les règles de navigation et de sécurité maritimes.
00:24:00Pour le moment, l'armée américaine dément aucun de ces navires n'aurait été touché.
00:24:05Des dizaines de dirigeants européens qui sont réunis en Arménie
00:24:07pour un sommet de la communauté politique européenne.
00:24:10Le Premier ministre canadien Marc Carné est également présent,
00:24:13ainsi que Volodymyr Zelensky.
00:24:14L'Europe et le Canada ne sont pas condamnés à subir un ordre international brutal.
00:24:19a lancé le Premier ministre canadien en réponse à Donald Trump.
00:24:23Le président américain a en effet décidé de retirer 5000 troupes américaines d'Allemagne.
00:24:27Les Européens ont assuré qu'ils allaient accélérer le renforcement de leur propre capacité de défense
00:24:32et qu'ils avaient reçu 5 sur 5 le message de Donald Trump.
00:24:37Sommet au cours duquel Emmanuel Macron a déclaré
00:24:39« Il est essentiel que le cessez-le-feu soit respecté au Liban ».
00:24:42Oui, le président français a déclaré, je le dis, pour la souveraineté,
00:24:46l'indépendance du Liban et la protection des populations civiles.
00:24:50Il est essentiel que le cessez-le-feu soit respecté au Liban.
00:24:54Olivier Menkemoun, bonjour.
00:24:55Vous êtes notre envoyé spécial dans le nord d'Israël.
00:24:59Olivier, quelles sont les réactions sur place après cette déclaration ?
00:25:05Eh bien, personne ne croit à ce cessez-le-feu.
00:25:09D'ailleurs, tous les jours, il y a des violations de ce cessez-le-feu depuis 48 heures.
00:25:13En particulier, il y a de très nombreuses frappes et de nombreux combats
00:25:18qui se trouvent dans le sud de Liban avec des drones particulièrement envoyés,
00:25:25des drones explosifs qui sont envoyés en direction soit des militaires israéliens,
00:25:29soit même des engins de chantier qui sont en train de déblayer le terrain,
00:25:35en quelque sorte, le nettoyer pour éviter qu'ils servent de cash à nouveau aux terroristes du Hezbollah.
00:25:41Donc, il y a une guerre à la fois de communication et une vraie guerre qui se passe sur le
00:25:45terrain.
00:25:45Il y a quelques heures, l'armée israélienne a à nouveau demandé à des dizaines de villages
00:25:51et de gens qui s'y trouvaient de quitter les lieux.
00:25:53C'est le préalable à, évidemment, des frappes.
00:25:57Donc, vraiment, il y a des frappes intenses qui se déroulent, encore une fois.
00:26:00Et puis là, on est dans le port d'Aïfa.
00:26:03Pour vous dire que la guerre, on s'y prépare et on sait que le cessez-le-feu n'est
00:26:07pas solide.
00:26:07Aïfa, c'est le plus grand port du pays.
00:26:10Vous voyez les grues derrière moi.
00:26:11Et Aïfa, c'est l'endroit où, il y a quelques jours, a été livré énormément de matériel en provenance
00:26:17des États-Unis.
00:26:176 700 tonnes de matériel, pour vous dire qu'encore une fois, le cessez-le-feu que veut Emmanuel Macron
00:26:24entre Israël et le Hezbollah, les terroristes du Hezbollah, pas l'État libanais, mais les terroristes du Hezbollah,
00:26:29eh bien, ça ne tient pas.
00:26:30Merci beaucoup pour les précisions depuis le nord d'Israël.
00:26:33Aïfa, précisément, Olivier Ben-Kémoun avec Olivier Gangloff pour CNews.
00:26:37Retour en France et le rapport, Audrey, le rapport sur l'audiovisuel public
00:26:40qui sera rendu public demain matin, finalement, sur le site de l'Assemblée nationale.
00:26:44Porté par le député UDR Charles Aloncle, ce document de près de 400 pages
00:26:49contenant 80 propositions est attendu en effet demain matin.
00:26:53Après plus de 4 mois de travaux et des auditions sous tension,
00:26:56la commission d'enquête de l'Assemblée nationale a validé de justesse lundi dernier
00:27:00la publication de son rapport.
00:27:02Et puis, je précise la diffusion de ce reportage exceptionnel à partir de 21h sur ce rapport sur CNews.
00:27:08Donc, Jean-Luc Mélenchon, lui, est officiellement candidat pour 2027.
00:27:11À 74 ans, il a officialisé hier soir, sans grande surprise, sa quatrième candidature
00:27:17à l'élection présidentielle.
00:27:19Jean-Luc Mélenchon se lance car, a-t-il expliqué, il y a urgence.
00:27:22À la dernière élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait échoué à 420 000 voix
00:27:27du second tour en réunissant 22% des suffrages.
00:27:30Et puis, on se quitte avec une image surprenante.
00:27:31À New York, un Boeing 767-400 d'United Airlines a percuté un camion de livraison.
00:27:37Oui, regardez, lors de son atterrissage à l'aéroport international de New York,
00:27:41tout près de New York, l'avion a violemment heurté un camion sur une route qui longeait
00:27:48en fait l'aéroport.
00:27:49Le conducteur du poêle aura été transporté vers l'hôpital.
00:27:52Il a pu rapidement s'en sortir.
00:27:54Merci beaucoup, Audrey Berthaud.
00:27:57Toujours avec Yvan Riaufol, Yohann Uzaï, Arthur de Vatrigan, Tanguy Hamon du service police-justice
00:28:03nous a rejoint.
00:28:05On va se tourner vers vous dans un instant, Tanguy, parce qu'on va parler de cette rave party
00:28:08près de Bourges ce week-end qui s'est un petit peu vidé de ses participants.
00:28:12Mais ils sont encore un sacré nombre.
00:28:14On parle de 8 à 10 000 personnes encore sur place.
00:28:16Des milliers de teufeurs qui ont fait leur free party tout le week-end dans l'illégalité
00:28:21la plus totale, sur un terrain militaire potentiellement dangereux.
00:28:24Tous les participants qui n'ont pas encore quitté les lieux, ceux qui l'ont fait, ont
00:28:28été verbalisés par les gendarmes à la demande du ministre de l'Intérieur.
00:28:31Mathilde Ibaniez est sur place.
00:28:34Il y a encore quelques milliers de teufeurs, comme on dit.
00:28:37Mathilde, situation sur place et atmosphère pour les riverains peut-être aussi.
00:28:42Mathilde Ibaniez est sur place.
00:29:11Vous avez ces habitants qui, eux, sont assez contents, trouvent ça assez rigolo,
00:29:17ne trouvent pas ces jeunes extrêmement désagréables.
00:29:20Mais vous avez par contre les agriculteurs qui, eux, ont subi d'importants dégâts.
00:29:24Je vous propose de les écouter.
00:29:26C'est des gens qui sont venus pour faire la fête.
00:29:30Mais bon, c'est des gens qui ne sont pas d'ici.
00:29:31Alors moi, qui connais quand même le terrain.
00:29:34Je leur ai expliqué que le terrain où ils allaient, c'était super dangereux.
00:29:37Mais bon, ils nous ont dit que non, que ça craignait rien.
00:29:39Voilà.
00:29:40Donc, tant mieux pour eux.
00:29:41Moi, je veux bien.
00:29:43Le risque était là et le risque est toujours là.
00:29:45Aujourd'hui, ce qu'on a comme dégâts, il y a des passeurs dans les champs.
00:29:48Il y a le Ténival où ils se trouvent.
00:29:51Là, il n'y a plus d'herbe.
00:29:51Et puis, ce qu'on redoute surtout, c'est le départ.
00:29:54Parce qu'au départ, on ne sait pas d'où ils vont partir et dans quelle direction ils vont emprunter.
00:30:01Justement, ils nous parlaient du départ.
00:30:03Ils sont inquiets parce qu'ils ne veulent pas qu'ils repassent par d'autres parcelles de champs.
00:30:06Déjà, ces agriculteurs vont perdre plusieurs milliers d'euros d'exploitation.
00:30:11Ici, une chose est sûre, c'est que les riverains commencent un petit peu aussi à fatiguer avec tous ces
00:30:17aléas, ces hélicoptères, ces drones de la gendarmerie qui protègent et surveillent au maximum cette zone tout autour de cette
00:30:23ripartie.
00:30:24Et on peut les comprendre. Merci beaucoup, Mathilde Ibanez, pour les précisions sur place, donc non loin de Bourges.
00:30:30Je précise que ce matin, il y a des enfants qui n'ont pas pu aller à l'école à
00:30:33cause de ça parce qu'il y a des routes qui sont bloquées, des bus scolaires qui ne peuvent pas
00:30:38circuler.
00:30:38Un point en guillemont avec vous sur les chiffres du week-end et les derniers chiffres à votre disposition.
00:30:43Oui, selon le dernier bilan, il y avait encore ce matin 8000 tuffeurs qui étaient sur place, des tuffeurs qui
00:30:48quittent les lieux au compte-gouttes.
00:30:50La plupart disent qu'ils veulent attendre encore jusqu'à demain, jusqu'à après-demain pour quitter définitivement les lieux.
00:30:56Ceux qui partent passent obligatoirement par un des 19 points de contrôle de la gendarmerie.
00:31:01Il y a déjà eu près de 20 000 contrôles qui ont été effectués.
00:31:04Vous le voyez à l'écran, plus de 3500 PV ont été dressés.
00:31:07Sur ces 3500 PV, 151 concernent de la détention de drogue, 9 interpellations, 5 gardes à vue, 63 armes saisies.
00:31:16A noter aussi que...
00:31:17De quel type d'armes ? Pardon, on sait de quel type d'armes il s'agit ?
00:31:20Ce ne sont pas des armes vraiment extrêmement dangereuses.
00:31:22On n'est pas sur des armes à feu, c'est plutôt un tournevis, un couteau.
00:31:26Oui, enfin ça reste...
00:31:27C'est sûr que quand on le prend dans le ventre, ça ne fait pas du bien, effectivement.
00:31:30On note aussi que 87 personnes ont été prises en charge par les secours, dont 4 en urgence absolue.
00:31:36La majeure partie de ces personnes prises en charge l'ont été pour consommation de drogue.
00:31:40Et enfin, on a déjà relevé plusieurs dégradations avec des tags, une porte de bunker fracturée, une barrière cassée ou
00:31:49encore un coffret électrique qui a été endommagé.
00:31:52Yvan Rufol, l'impunité à la française ? Vous croyez qu'ils vont les payer leurs amendes ?
00:31:56Non, ils ne vont pas les payer, mais c'est plus que l'impunité, c'est la grande débandade de
00:32:01l'État.
00:32:02C'est-à-dire que la France est devenue une zone à défendre, une ZAD, sauf que la défense n
00:32:08'est pas là pour défendre.
00:32:08Parce qu'en fait, d'abord, c'est un terrain militaire. Vous mettez un petit doigt sur un terrain militaire,
00:32:12immédiatement, normalement, vous êtes sanctionné.
00:32:15Là, si j'ai bien compris, d'abord, ce grand concert était interdit par le préfet et donc cette interdiction
00:32:22n'a servi à rien.
00:32:24Il y avait, j'ai lu, 600 gendarmes qui avaient été mobilisés pour empêcher les tuffeurs de venir.
00:32:30Et 600 gendarmes, quand ils sont là, ils ne sont pas ailleurs.
00:32:31Ils n'ont pas pu empêcher rien du tout. Il y avait des hélicoptères, nous dit-on.
00:32:35Enfin, il y avait toute une sorte d'armada qui était censée disfader toute cette affaire qui venait d'ailleurs
00:32:40du quatre coins d'Europe.
00:32:41Et on voit que l'État, aujourd'hui, est désarmé. C'est ceci qui est très inquiétant.
00:32:44Au-delà de la fête elle-même, parce qu'on peut faire la fête naturellement, ceci n'est pas un
00:32:47problème.
00:32:48Mais d'abord, c'était une fête très politisée.
00:32:49C'était une provocation qui a été faite à l'endroit du ministre de l'Intérieur sur ces terres natales
00:32:54déjà.
00:32:54Et puis surtout sur un terrain militaire. Encore une fois, c'est un terrain militaire.
00:32:58Je ne sais pas si on se rend bien compte à quel point, aujourd'hui, l'armée ne sert plus
00:33:01à rien, même pas à défendre son propre territoire.
00:33:04Et donc, ça me paraît vraiment terrifiant, en tout cas dans la boulie très générale, que l'on constate de
00:33:10cet État qui n'arrive même plus à se faire respecter au cœur même de son armée.
00:33:14Mais qui est surtout dans une impréparation totale.
00:33:16Parce qu'une fois qu'on est sur le fait accompli, qu'il y a 30 000 personnes, c'est
00:33:19vrai que pour les sortir, c'est compliqué, sans dégâts.
00:33:22Nous sommes d'accord. Mais d'être capable, en amont, de se renseigner, de savoir qu'il va y avoir
00:33:27un événement, qu'un terrain militaire va être investi,
00:33:29il y a un moment, il y a une impréparation de l'État, au-delà du fait que notre société
00:33:33refuse la confrontation,
00:33:35que Laurent Nunez, il pense à lui, il pense qu'il ne faut pas faire de vagues, il croise les
00:33:40doigts pour qu'il n'y ait pas trop d'incidents, et puis il attend que ça se termine.
00:33:43Oui, il y a une impuissance et un manque de volonté criant de l'État. Je rejoins tout à fait
00:33:46ce qu'a dit Yvan.
00:33:47Non, effectivement, si ces 30 000 personnes se sont autorisées, ou cru autorisées, à aller envahir ce terrain, qui en
00:33:53plus de surcroît, est un terrain militaire,
00:33:54c'est parce que ces personnes-là savaient très bien qu'elles ne seraient jamais poursuivies, ou de manière extrêmement
00:33:59symbolique,
00:33:59et que ça n'aurait pas de conséquences. Mais moi, je dois dire quand même que j'ai une admiration
00:34:03immense pour l'extrême-gauche,
00:34:05qui a cette capacité à inventer un storytelling, un narratif, pour rendre tout d'un coup les choses absolument merveilleuses.
00:34:11Les free parties, les fêtes libres, c'est un nouveau nom maintenant, on a inventé ça, les fêtes libres.
00:34:17On ne sait pas que c'est existant.
00:34:18Non, mais évidemment, personne n'a envie d'être contre la liberté. Les fêtes libres, à priori, tout le monde
00:34:23se dit, c'est hyper sympa, une fête libre.
00:34:25Non, ce sont des free parties qui sont non autorisées, qui sont même déclarées illégales, parce qu'elles sont dangereuses.
00:34:32Donc, j'ai entendu, moi, tout le week-end, le narratif de l'extrême-gauche, qui allait de plateau en
00:34:37plateau,
00:34:37en disant que le gouvernement voulait censurer ces jeunes teufeurs, qui ne voulaient que faire la fête tranquillement,
00:34:44et que même ça, l'État ne les autorisait pas à le faire.
00:34:46Donc, voilà, attention au narratif. Encore une fois, c'est dangereux, c'est illégal, ça crée des nuisances insupportables pour
00:34:53des riverains pendant une semaine.
00:34:54Donc, bien sûr, il faut le combattre.
00:34:55Et on va revenir sur ce volet politique, parce que c'est intéressant de voir, en effet, comment la France
00:35:00insoumise a défendu ce rassemblement tout au cours du week-end.
00:35:03Mais juste sur ces comportements dont on s'accommode, Arthur Devatrican, moi, je veux dire, il y a des idées
00:35:10de bon sens.
00:35:11Vous entrez dans le champ, vous saisissez le matériel, chacun rentre chez soi, ou alors vous faites enlever les voitures,
00:35:17vous mettez des sabots à toutes les voitures qui sont là, je peux vous dire que ça leur passera l
00:35:20'envie également de rester.
00:35:21Ça paraît simple et pourtant tellement compliqué pour ceux qui nous dirigent.
00:35:26– Sauf que je ne veux plus entendre, moi, qu'on est impuissants et que c'est compliqué depuis la
00:35:30crise sanitaire.
00:35:31C'est-à-dire, quand on a mis la France sous cloche, quand on a vérifié si chaque personne avait
00:35:34une auto-attestation
00:35:35pour vérifier si on avait le bon tampon pour circuler dans une rue, paire ou impaire,
00:35:39si quand on était sur une plage, on était statique ou en mouvement,
00:35:41quand on envoyait des drones sur le visite, il n'y avait pas des gens qui se baladaient dans les
00:35:44forêts,
00:35:44et que les amendes, on les payait vraiment, on a vu ce que c'était que la volonté politique.
00:35:48Et que quand on voulait, on pouvait.
00:35:50Donc en fait, moi, depuis la crise sanitaire, depuis ces mesures qu'on a prises,
00:35:54qui sont des mesures quand même très autoritaires et très contraignantes,
00:35:57et qui concernaient les Français entièrement, je ne veux plus entendre que ce n'est pas possible.
00:36:01– Les seuls qui ne sont pas d'accord avec ça, c'est la France insoumise et la fille qui
00:36:05défend les toughers.
00:36:07Mais par exemple, les fameux banquets du canot français, eux, n'ont pas du tout droit aux mêmes égards.
00:36:11Regardez ce petit sujet avec cette dimension politique qui a pris le dessus ce week-end.
00:36:17– L'une est dans le viseur de la France insoumise,
00:36:20et l'autre est encouragée par des membres du parti d'extrême-gauche.
00:36:24Entre le canot français et les free-parties géantes, LFI a fait son choix.
00:36:28Si le gouvernement veut durcir la répression des free-parties illégales,
00:36:32l'eurodéputé LFI, Mano Aubry, ne condamne pas la tenue de cet événement,
00:36:36mais appelle plutôt à son encadrement.
00:36:38– Je pense qu'il vaut mieux les accompagner, donner des autorisations préfectorales
00:36:42pour identifier des lieux où ces fêtes peuvent se tenir.
00:36:47– En parallèle, certains membres du parti se positionnent contre le canot français.
00:36:51L'une des pétitions contre l'événement a été soutenue par l'eurodéputé LFI, Emma Fourreau.
00:36:56Ces rencontres sont pourtant légales et autorisées.
00:36:59– Depuis plusieurs mois maintenant, nous subissons une campagne de harcèlement
00:37:01et de diffamation extrêmement violente.
00:37:04Ceux qui nous attaquent, notamment la France insoumise,
00:37:06installent un climat de tension permanent.
00:37:08– La free-partie géante illégale, organisée sur un terrain militaire ce week-end,
00:37:13a réuni jusqu'à 17 000 participants, selon la préfecture.
00:37:16Pour le ministre de l'Intérieur Laurent Nouniès,
00:37:19les sanctions devront être durcies à l'avenir pour éviter des rassemblements similaires.
00:37:24– Et puis Arthur Devatrigan, ce qui est intéressant également,
00:37:26on parlera de la commission d'enquête sur l'audiovisuel tout à l'heure,
00:37:29ce n'est pas le même sujet, mais le traitement médiatique du week-end
00:37:33sur cette free-partie était très intéressant,
00:37:35parce qu'ils ont été à droite à gauche présentés comme des gentils fêtards dans les champs.
00:37:39Non, c'était des militants politiques, et Yvan l'a dit,
00:37:42il y avait un message, il y avait des propos politiques hostiles
00:37:44qui étaient tenus pendant tout le week-end.
00:37:46– Oui, tout à fait, quand vous avez des tags, des messages politiques,
00:37:49même des revendications politiques, qu'on les a entendues,
00:37:51il y a des témoignages également,
00:37:52alors ce n'est peut-être pas la majorité des participants,
00:37:54je pense qu'il y a des participants qui venaient vraiment,
00:37:56parce qu'ils aiment cette chose étrange,
00:37:58de se mettre une tête dans une baffe et de sortir sans oreille à la fin,
00:38:00pourquoi pas, chacun ses plaisirs.
00:38:03– Sans plus rien en tout cas.
00:38:05– Pourquoi pas, je pense qu'ils n'étaient pas tous,
00:38:07mais en tout cas il y avait une vocation de diffuser un message,
00:38:10et le choix du lieu n'était pas anodin, évidemment,
00:38:13mais là ce qu'on voit simplement entre le canon français et la free-partie,
00:38:16c'est juste en fait le mépris social.
00:38:18Il y a un mépris social qui explose en France,
00:38:21et dont on ne parle pas assez,
00:38:22et voilà, c'est la free-partie, c'est bien,
00:38:24les peuples et canis, on a le droit.
00:38:25– Il y a de la bataille culturelle, le mépris social.
00:38:26– Mais c'est un mépris social énorme, énorme.
00:38:28– Exactement, oui Yvan, et Yvan bien sûr.
00:38:30– La France Insoumise s'adresse aussi à ses électeurs,
00:38:33parce que, pardon de dire les choses franchement,
00:38:35mais la plupart des punkachiens que nous avons vus ici
00:38:37sont des électeurs de la France Insoumise.
00:38:40Non mais il faut appeler un chat un chat.
00:38:41– Oui, ce n'était pas des punkachiens,
00:38:43c'est des toughers, des gens qui se revendiquent anarchistes
00:38:46ou ultra-gauchistes.
00:38:48– Oui, mais ce sont les électeurs de la France Insoumise.
00:38:50En grande partie, ils votent principalement pour l'extrême-gauche.
00:38:52– C'est l'expression punkachien qui est modérée.
00:38:54– Donc il y a une stratégie, naturellement,
00:38:56qui est une stratégie de conquête ou de maintien électoral.
00:39:00Par ailleurs, la France Insoumise nous montre une nouvelle fois,
00:39:03mais ça éclaire le débat, ça contribue à éclairer
00:39:05le débat politique pour 2027, ce genre de position,
00:39:08parce que ça nous montre une nouvelle fois
00:39:09que la France Insoumise est, de fait, du côté des délinquants
00:39:13et non pas du côté de la police,
00:39:14qui légitimement, si elle avait appliqué la loi
00:39:17et si l'ordre avait été donné par le ministère de l'Intérieur,
00:39:20la police aurait dû aller déloger ces toughers, comme vous dites.
00:39:24– C'est comme il s'appelle.
00:39:27Elle est fille qui a choisi son camp, Yvan Riaufol.
00:39:29C'est intéressant parce qu'on a entendu Manon Aubry dans le sujet,
00:39:33qui nous dit que ces toughers, c'est des bons gamins,
00:39:37il ne faut pas les bousculer.
00:39:39Et puis en revanche, je me souviens de Manon Aubry
00:39:41qui parlait des boulangers qui ouvraient le 1er mai,
00:39:43elle les appelait délinquants.
00:39:44Donc eux, c'est des bons gamins,
00:39:45mais les boulangers qui ouvrent le 1er mai,
00:39:47c'est des délinquants pour la France Insoumise.
00:39:48– Oui, parce que la France Insoumise a décidé de tout conflictualiser
00:39:52et de segmenter les populations,
00:39:54voire même de les faire se heurter ensemble.
00:39:56Et moi, ce qui m'intéresse, c'est de voir le succès
00:39:59que rencontre le canon français.
00:40:00Parce que le canon français, ce sont ces grands repas festifs
00:40:04dans les provinces où l'on chante, on boit,
00:40:06on mange du cochon, etc.
00:40:07Enfin bon, c'est franchouillard.
00:40:08– On chante du Michel Sardou.
00:40:09– Pourquoi pas ?
00:40:10– Et ça a un succès fou.
00:40:12Et précisément, cela irrite terriblement maintenant
00:40:15cette France Insoumise qui, elle, a construit son idéal
00:40:18sur cette nouvelle France qui est tout au contraire
00:40:20une France qui rejette cette France des enracinés.
00:40:22Moi, je fais la différence entre les enracinés et les déracinés.
00:40:25Les tuffeurs sont plutôt des déracinés.
00:40:27Enfin, ils viennent en tout cas de toute l'Europe.
00:40:29Et donc, pour partager un moment.
00:40:31– Oui, d'ailleurs, je me permets, Yvan,
00:40:32et c'est très intéressant à noter,
00:40:33c'est qu'il y avait beaucoup d'Italiens, notamment.
00:40:36Pourquoi est-ce qu'ils ont fait le voyage jusqu'au Loire-Acher ?
00:40:38Parce que là-bas, ils n'ont pas l'argent.
00:40:40Ils sont très réprimés s'ils font ça.
00:40:43Donc, ils savent qu'en France, ça passe crème, comme on dit.
00:40:45Et donc, il y a beaucoup d'étrangers qui sont venus
00:40:47parce qu'ils savent qu'ici, c'est l'impunité totale.
00:40:50– Et les filles continuent effectivement dans cette dialectique
00:40:52de faire s'opposer les enracinés ou déracinés.
00:40:54Et les enracinés aujourd'hui,
00:40:55qui se reconnaissent dans ces grands banquets-là,
00:40:58sont considérés maintenant comme étant des fascistes.
00:41:00C'est ceci, ce qui est épouvantable
00:41:02dans cette dialectique pernicieuse de la France insoumise,
00:41:05c'est que quiconque ne la ressemble pas
00:41:07est considéré maintenant comme étant d'extrême droite.
00:41:09Et là, la France insoumise voit dans le canon français
00:41:12des saluts nazis.
00:41:13Alors peut-être qu'effectivement, les types lèvent le bras,
00:41:15une photo peut arrêter le bras en l'air
00:41:18et faire comprendre que ce serait un salu nazi
00:41:21ou qu'il y aurait des violences ou je ne sais quoi.
00:41:23Or, pour ce que l'on peut en savoir,
00:41:25ce sont des banquets bon enfant.
00:41:28Et moi, je me félicite de ce succès.
00:41:29– Ça les irrite parce qu'il y a l'actionnaire principal
00:41:31de ces cadres français, qui a le droit de gloire terrain,
00:41:34qui est un conservateur, milliardaire.
00:41:36Alors forcément…
00:41:36Ah, on va voir Emmanuel Macron qui s'exprime à propos de la guerre en Iran
00:41:39depuis Erevan en Arménie.
00:41:44Avec le son, c'est mieux.
00:41:46– Le plus tard possible et que quand les prix baissent,
00:41:49ils sont répercutés le plus vite possible
00:41:51pour pas que ce soit nos consommateurs
00:41:53qui, en quelque sorte, soient les principales victimes.
00:41:56C'est là où il faut faire le suivi des marges.
00:41:58Mais aujourd'hui, il n'y a pas des producteurs ou que ce soit
00:42:00qui sont en train de faire beaucoup d'argent
00:42:03et qui font monter le prix à dessein.
00:42:04Il y a surtout un contexte géopolitique par ce blocus.
00:42:08Et donc la priorité, c'est la réouverture pacifique
00:42:11et concertée d'Hormuz et le suivi, la transparence.
00:42:15S'il y a des profits excessifs ou des comportements de,
00:42:19si je puis dire, un peu prédateurs ou spéculateurs,
00:42:21en effet, les différents pays et les Européens
00:42:23devront y répondre.
00:42:24– Le président Kila s'est mis à s'exprimer
00:42:50sur le sujet de l'Arménie en anglais.
00:42:52Un petit peu avant, il nous parlait des carburants
00:42:55et du gouvernement qui, dit-il, surveille ça de très près
00:43:00et fait tout pour que la crise puisse être contrôlée.
00:43:05J'allais vous dire, s'il retourne sur la guerre, on y retournera.
00:43:07Mais je vois un retour qui montre qu'Emmanuel Macron
00:43:09a quitté ce micro tendu.
00:43:12Il nous reste peu de temps.
00:43:13Ce qu'on va faire, tiens, c'est conclure ce sujet
00:43:15sur les free parties.
00:43:16Vous vous rappelez que ce soir, à 21h,
00:43:18il y a ce document exceptionnel que vous pourrez suivre,
00:43:21reportage sur l'audiovisuel public,
00:43:23le rapport explosif.
00:43:24Un petit extrait parce qu'on va revenir sur ce sujet
00:43:26tout à l'heure autour de 16h30.
00:43:28Arthur Véodatrigan, bien sûr, on en parlera ensemble.
00:43:31Vous connaissez particulièrement bien ce dossier.
00:43:34Un rapport qui, vous le savez, vous avez suivi sur nos antennes
00:43:36les développements des dernières semaines
00:43:38qui auraient pu ne jamais être rendus publics.
00:43:41extraits du document que vous pourrez voir ce soir.
00:43:45Mais au sein du groupe Horizon, largement abstentionniste,
00:43:48une voix va faire la différence, celle de Jérémy Patrielletus.
00:43:52Contre toute attente, le président de la commission
00:43:54choisit de voter pour la publication du rapport.
00:43:56J'ai voté la publication du rapport par cohérence.
00:43:59Non pas parce que j'approuve ses conclusions,
00:44:01non pas parce que j'approuve la méthode du rapporteur,
00:44:04ça s'est vu, mais parce que moi-même,
00:44:06j'avais garanti la transparence des auditions.
00:44:09Et je n'allais pas dire aux Français.
00:44:11Pendant six mois, j'ai souhaité que vous puissiez
00:44:13regarder ces auditions à travers les vidéos,
00:44:16que vous puissiez les suivre en direct.
00:44:17Mais en revanche, pour ce qui est de l'écrit,
00:44:20on le met sous le tapis et vous n'avez pas le droit
00:44:22de le connaître.
00:44:23Moi, je considère que quand on fait de la politique,
00:44:25on débat, idée contre idée, devant les Français.
00:44:31Voilà pour cet extrait.
00:44:33On en verra un autre dans un instant,
00:44:35à partir de 16h30, on ira plus loin sur ce sujet.
00:44:38On revient juste après la pause
00:44:39et on s'intéresse de nouveau
00:44:40au développement au Moyen-Orient.
00:44:42On ira aux Émirats Arabes Unis
00:44:43avec ces alertes qui ont retentis.
00:44:45Puis on se posera cette question.
00:44:47Donald Trump est-il en passe de débloquer
00:44:49la situation dans ce détroit hautement stratégique ?
00:44:52On le comprend bien
00:44:53et l'impact est visible, bien sûr, chez nous aussi.
00:44:55A tout de suite.
00:44:59Quasiment 16h.
00:45:00De retour, 120 minutes d'info en direct sur CNews.
00:45:02Merci de nous rejoindre jusqu'à 17h
00:45:04pour décrypter l'actualité.
00:45:05Passage par l'essentiel d'abord avec Audrey Berthaud.
00:45:08Rebonjour Audrey.
00:45:09Rebonjour.
00:45:10L'Iran affirme avoir tiré des missiles
00:45:12en guise d'avertissement
00:45:14contre des navires militaires américains.
00:45:16L'Iran avait prévenu plus tôt
00:45:17qu'il attaquerait l'armée américaine
00:45:19si elle s'approchait du stratégique détroit d'Ormuz
00:45:22après que Donald Trump a annoncé une initiative
00:45:24pour aider des navires bloqués
00:45:25depuis deux mois dans le Golfe.
00:45:27Des navires militaires américains
00:45:29sont entrés dans le Golfe
00:45:31dans le cadre de leur mission d'escorte
00:45:32de navires commerciaux.
00:45:34Je rappelle que ce passage stratégique
00:45:36est paralysé par l'Iran.
00:45:37Le commandement américain a précisé
00:45:39que deux navires marchands ont traversé
00:45:41avec succès le détroit d'Ormuz
00:45:42et poursuivent leur trajet.
00:45:44Et puis le rapport sur l'audiovisuel public
00:45:46sera rendu public demain matin
00:45:48sur le site de l'Assemblée
00:45:49porté par le député UDR Charles Lalongle.
00:45:52Ce document de près de 400 pages
00:45:54contenant 80 propositions
00:45:55est attendu demain matin
00:45:57après plus de 4 mois de travaux
00:45:58et des auditions sous tension.
00:46:00La commission d'enquête de l'Assemblée nationale
00:46:01a validé de justesse lundi dernier
00:46:04la publication de son rapport.
00:46:05Et on en parlera à partir de 16h30.
00:46:07On vous dévoilera quelques points
00:46:09des préconisations de Charles Lalongle
00:46:11que l'on pourra lire dans ce rapport.
00:46:13Yann Uze est toujours autour de la table.
00:46:15Yvan Riaufol, Arthur de Vatrigan
00:46:16nous a rejoint.
00:46:17Mériadek Raffray, bonjour Mériadek,
00:46:19journaliste spécialiste des questions de défense
00:46:20d'Orabe Delersic
00:46:21également de retour sur le plateau
00:46:22pour évoquer bien sûr cette annonce
00:46:24de Donald Trump
00:46:25qui décide de passer en force
00:46:27dans le détroit d'Ormuz.
00:46:28La marine américaine
00:46:29qui devrait commencer à escorter
00:46:31des navires de pays tiers
00:46:32bloqués dans le Golfe.
00:46:34Le commandement américain précise
00:46:35que l'opération impliquerait
00:46:36des destroyers, lance-missiles,
00:46:38plus d'une centaine d'aéronefs,
00:46:4015 000 soldats.
00:46:41Toute intervention américaine
00:46:42dans le nouveau régime maritime du Détroit
00:46:44sera considérée comme une violation du CCFU.
00:46:47Est-ce qu'on est en ligne
00:46:47avec les Émirats Arabes Unis ?
00:46:49On va me le dire dans l'oreille.
00:46:50Oui et non ?
00:46:52Oui, oui, Eva Dipadzi qui est avec nous.
00:46:53Merci beaucoup Eva depuis Dubaï.
00:46:56Plusieurs choses à voir avec vous Eva
00:46:58bien sûr autour de cette question.
00:47:00D'abord ces alertes.
00:47:02D'ailleurs on a pu en voir une
00:47:05que vous avez reçue
00:47:06que tout le monde reçoit aux Émirats
00:47:07sur leur téléphone portable.
00:47:09Cette alerte que vous avez reçue
00:47:10il y a quelques minutes.
00:47:11En gros en raison de la situation actuelle,
00:47:13menace potentielle de missiles,
00:47:15rejoignez immédiatement un lieu sûr
00:47:16dans un bâtiment sécurisé le plus proche.
00:47:19Une alerte qui a rapidement été levée
00:47:20et je parle sous votre contrôle
00:47:22quelques minutes plus tard.
00:47:24Finalement la situation est actuellement sûre,
00:47:26disent les autorités émiraties.
00:47:28On voit bien que les tensions quand même
00:47:30regagnent d'un cran.
00:47:32Est-ce que les bateaux commencent à passer ?
00:47:35Quelle est la situation précisément
00:47:36autour du Détroit d'Hormuz
00:47:38après l'annonce de ce fameux projet
00:47:39de liberté de Donald Trump ?
00:47:42Tout à fait, Julien.
00:47:43Vous parlez de l'alerte missile
00:47:45qui a été déclenchée sur le téléphone
00:47:46à Dubaï il y a à peu près une heure.
00:47:48La première depuis le cessez-le-feu
00:47:50le 8 avril.
00:47:51Donc les hostilités ont l'air de reprendre.
00:47:54Avant de parler de bateaux qui passent
00:47:56ou pas sur le Détroit d'Hormuz,
00:47:58il y avait aussi une attaque de drone
00:48:00qui a visé un tanker
00:48:02de la compagnie pétrolière nationale
00:48:04à Abu Dhabi, à Dnok,
00:48:05près du port émirien de Fujera,
00:48:07hier, dans le golfe d'Omane.
00:48:09Vous savez, ce point stratégique
00:48:10qui permet aux Émirats
00:48:12d'exporter une partie de leur brut
00:48:15et contourner le Détroit d'Hormuz.
00:48:17Les Émirats ont condamné l'attaque
00:48:19très fermement,
00:48:20appelant l'Iran à cesser ses actions,
00:48:22je cite, perfides,
00:48:24et à rouvrir le Détroit.
00:48:26L'attaque, d'ailleurs,
00:48:27n'est peut-être pas un hasard.
00:48:28Selon plusieurs sources,
00:48:30le centre de commandement aérien
00:48:32de l'opération Liberté
00:48:33serait basé sur la base émirienne
00:48:36à Darfa.
00:48:37Le nouveau plan de blocage
00:48:40publié par les gardiens de la Révolution
00:48:42inclut désormais Fujera.
00:48:44Un signal fort adressé à Abu Dhabi
00:48:48qui adopte une position plus dure
00:48:50envers Téhéran
00:48:52que d'autres pays du Golfe.
00:48:55Les gardiens de la Révolution
00:48:56ont également révendiqué aujourd'hui
00:48:58une frappe de missile
00:48:58contre une frégate américaine.
00:49:00Une information démentie
00:49:02depuis par les États-Unis.
00:49:04Le risque d'escalade reste donc très élevé.
00:49:08Téhéran prévient qu'aucun navire
00:49:10ne pourra traverser sans autorisation
00:49:12des gardiens de la Révolution
00:49:13et que toute tentative d'approche
00:49:16par des forces étrangères,
00:49:17notamment américaines,
00:49:19pourrait être visée.
00:49:20Alors, en ce qui concerne les navires,
00:49:23pour l'instant,
00:49:24les navires restaient massés
00:49:25de part et d'autre de l'endroit,
00:49:28sans mouvement significatif.
00:49:29dans Hormuz,
00:49:31deux navires marchands
00:49:32battant pavillons américains
00:49:34auraient toutefois traversé
00:49:36ces doigts maritimes
00:49:38selon le commandement américain.
00:49:39Et vous l'avez dit en plateau,
00:49:42les destroyers américains
00:49:43sont entrés dans le détroit
00:49:45selon les dernières informations.
00:49:47Mais en ce qui concerne les armateurs,
00:49:49ils restent prudents
00:49:50parce que, notamment,
00:49:51cette attaque près de Fougera
00:49:53montre que les navires
00:49:55ne sont pas en sécurité,
00:49:57même en dehors du détroit.
00:49:58Merci beaucoup pour les précisions.
00:50:00Eva Dipazi,
00:50:00depuis les Émirats Arabes Unis
00:50:01et Dubaï, précisément.
00:50:03Mère Yedek Raffray,
00:50:04question simple,
00:50:06Donald Trump est-il en passe ?
00:50:07Est-il capable de débloquer
00:50:09la situation dans le détroit d'Hormuz ?
00:50:10On rappelle qu'il y a environ
00:50:11900 navires qui sont bloqués
00:50:12depuis 60 jours.
00:50:13Plus de 70 d'ailleurs.
00:50:15Alors là, les moyens
00:50:17et ce que l'on comprend,
00:50:18en fait,
00:50:18de la première demi-journée,
00:50:20en fait, de l'opération
00:50:22Liberté,
00:50:22le projet Liberté de Donald Trump,
00:50:24la réponse est clairement non.
00:50:25S'il veut débloquer
00:50:26le détroit d'Hormuz,
00:50:27pour que ces navires,
00:50:30on parle des estroyés,
00:50:31c'est les fameux Harley Burke,
00:50:33qui sont des monstres
00:50:34avec des systèmes d'antimissiles,
00:50:36etc.
00:50:37Il n'y a pas un commandant
00:50:38de la marine américaine
00:50:39qui va risquer un Harley Burke
00:50:40dans cette nasse,
00:50:42tant qu'il n'aura pas l'assurance
00:50:44que les différentes menaces
00:50:45qui peuvent le couler
00:50:46auront été neutralisées.
00:50:47C'est-à-dire,
00:50:48d'une part,
00:50:49la question des mines
00:50:50et d'autre part,
00:50:51et surtout,
00:50:52la question de tout le système
00:50:55de défense iranien
00:50:57qui se trouve à terre
00:50:58le long de la côte iranienne.
00:51:01Personne, aujourd'hui,
00:51:02n'est capable d'évaluer,
00:51:04en fait,
00:51:05le fait que ce soit encore
00:51:07potentiellement une vraie menace.
00:51:08En tout cas,
00:51:09pour un certain nombre d'experts,
00:51:11c'est toujours une vraie menace.
00:51:12Et moi,
00:51:12je ne croirais,
00:51:13comme Saint-Thomas,
00:51:14que ce que je verrais.
00:51:15Et le jour où on verra,
00:51:16on aura des photos
00:51:17des destroyers américains
00:51:19dans cette nasse,
00:51:20je vous répondrai
00:51:21oui pour l'instant.
00:51:22Parce que protéger
00:51:22des navires
00:51:23qui veulent franchir le détroit
00:51:24sans l'accord iranien,
00:51:26ce n'est pas possible
00:51:27sans mettre la flotte américaine
00:51:28à portée de tir.
00:51:29Pour aller chercher ces navires,
00:51:30évidemment,
00:51:31il faut violer
00:51:32l'embargo iranien.
00:51:33Et les Iraniens ont répondu
00:51:34dans la foule à Donald Trump,
00:51:35le premier qui met le pied chez nous.
00:51:37Il prend un missile.
00:51:38Et ce que je comprends,
00:51:39en fait,
00:51:39c'est que...
00:51:40D'ailleurs,
00:51:40Donald Trump...
00:51:41Mais ce n'est pas,
00:51:42finalement,
00:51:43ce que peut attendre
00:51:44Donald Trump pour se dire
00:51:45qu'il m'envoie un missile,
00:51:46j'ai mon blanc-seing
00:51:47pour reprendre la guerre.
00:51:48J'allais y venir.
00:51:49En fait,
00:51:49d'une part,
00:51:50Donald Trump a été un peu
00:51:51corrigé par son amiral,
00:51:52le fameux Brad Cooper
00:51:53qui gère toute la situation.
00:51:55Il a dit
00:51:55non, non,
00:51:56ça ne va pas être
00:51:56une opération d'escorte,
00:51:57ça va être une opération
00:51:58de coordination.
00:51:59D'ailleurs,
00:52:00la coordination,
00:52:01vous vous y mettez
00:52:01ce que vous voulez.
00:52:02On a parlé de guidage
00:52:03plutôt que d'escorte.
00:52:05quelle est la nuance
00:52:05et comment ça peut se passer ?
00:52:07Envoyer des informations,
00:52:08des situations,
00:52:09des points de situation
00:52:10aux navires de commerce
00:52:11avec lesquels les Américains
00:52:12sont en lien
00:52:14pour leur dire
00:52:14voilà ce qui se passe,
00:52:15voilà quelle est la situation.
00:52:17Ça, c'est possible
00:52:17mais ce n'est pas
00:52:18une opération d'escorte.
00:52:20Et vous l'avez dit,
00:52:21je pense que c'est ça le sujet.
00:52:22En fait,
00:52:23d'une part,
00:52:23Donald Trump perd un peu patience
00:52:25et les stratèges de Donald Trump
00:52:26essayent de pousser
00:52:27les Iraniens à la faute
00:52:28et peut-être,
00:52:29peut-être,
00:52:30on verra que,
00:52:30en fait,
00:52:31l'objectif,
00:52:32c'est de pousser
00:52:34les Iraniens à la faute
00:52:35et de dire
00:52:35voilà,
00:52:35ils ont repris les tirs
00:52:37et donc nous sommes en mesure
00:52:38à nous aussi
00:52:39de remplacer le feu.
00:52:40Peut-être que c'est cette stratégie
00:52:42ou tout simplement
00:52:43une stratégie d'attente
00:52:44qui consiste à calmer
00:52:45les marchés financiers,
00:52:47les armateurs
00:52:47et tout le lobby économique
00:52:50qui dépend,
00:52:50enfin,
00:52:51qui est vraiment pris à la gorge.
00:52:52Le Premier ministre japonais
00:52:53était aujourd'hui
00:52:55sur l'île australienne
00:52:57et a dit
00:52:57les conséquences sont
00:52:59énormissimes
00:52:59sur la zone indo-pacifique.
00:53:01Je vous rappelle
00:53:02que dans la zone indo-pacifique,
00:53:04il y a des alliés majeurs
00:53:05des Américains,
00:53:05le Japon,
00:53:07la Corée du Sud,
00:53:08l'Australie,
00:53:09l'Inde,
00:53:09etc.
00:53:10Et les conséquences
00:53:11dans cette zone
00:53:12sont triples,
00:53:13elles sont énergétiques
00:53:14avec 80%
00:53:15des approvisionnements
00:53:16qui sont passés,
00:53:17elles sont touristiques
00:53:18et elles sont également
00:53:18militaires.
00:53:18Je vous arrête une seconde
00:53:20parce que j'ai une dépêche
00:53:21que je voudrais soumettre
00:53:23à votre commentaire.
00:53:24À l'instant,
00:53:25un navire sud-coréen
00:53:26en feu
00:53:27après une explosion
00:53:28dans le détroit d'Ormuz,
00:53:30ce sont les autorités
00:53:31sud-coréennes
00:53:32qui donnent cette information.
00:53:34Est-ce que ça peut vouloir dire
00:53:35qu'un navire sud-coréen
00:53:37a été guidé,
00:53:38escorté,
00:53:39coordonné
00:53:40par la Navy
00:53:41et que la sanction iranienne
00:53:43vient de tomber ?
00:53:43Alors écoutez,
00:53:44moi je ne sais pas répondre
00:53:45à cette question-là,
00:53:45Julien,
00:53:46il faudra attendre
00:53:47de voir exactement
00:53:47où était le navire,
00:53:49qui était ce navire,
00:53:50est-ce qu'il était en amont
00:53:53du blocus iranien
00:53:54ou en aval
00:53:55entre les deux blocus.
00:53:56Pour l'instant,
00:53:57on ne peut pas dire...
00:53:58En tout cas,
00:53:58c'est la preuve
00:53:59que ce détroit
00:54:01est un véritable piège,
00:54:03un piège tendu,
00:54:04je me rappelle,
00:54:05je le disais ici
00:54:05il y a trois semaines
00:54:06ou un mois
00:54:06sur le plateau,
00:54:07c'est un piège tendu
00:54:08aux Américains.
00:54:09Le piège est bien solide
00:54:10et aujourd'hui,
00:54:11on comprend bien
00:54:12une chose,
00:54:13c'est que les Américains
00:54:14tentent de sortir
00:54:15de ce piège
00:54:17en évitant
00:54:18de recommencer
00:54:18les frappes
00:54:19qui sont la solution
00:54:21la moins évidente pour eux.
00:54:22Et on va tâcher
00:54:23d'y voir plus clair
00:54:23sur ce navire sur de coréen
00:54:24parce que ça pourrait être
00:54:25le début
00:54:25de nouvelles hostilités
00:54:27à voir si on est
00:54:28dans le cadre
00:54:29de ce projet Liberté
00:54:30pour cette explosion
00:54:31signalée par les autorités
00:54:32sud-coréennes
00:54:33à l'instant tombée
00:54:34à l'agence France-Presse.
00:54:35Le temps de passer
00:54:35par Félix Pérolas
00:54:37de la rédaction
00:54:37qui nous a rejoint
00:54:38pour comprendre là encore
00:54:39les éléments de contexte
00:54:40dans ce projet Liberté.
00:54:4150 000 soldats américains
00:54:43sont impliqués au Moyen-Orient,
00:54:44présence notamment au Koweït,
00:54:46au Qatar,
00:54:46aussi sur terre,
00:54:47sur mer.
00:54:49Félix,
00:54:50est-ce que vous nous dites
00:54:51que la présence américaine
00:54:52va s'accroître
00:54:52dans la région ?
00:54:53Oui, tout à fait, Julien.
00:54:5415 000 militaires
00:54:55ont été expressément déployés
00:54:57ces dernières semaines
00:54:58pour des nouvelles opérations.
00:54:59Et pour représenter
00:55:00cette présence américaine,
00:55:01vous en parliez dans la région,
00:55:02je vous propose
00:55:03de commencer par cette image.
00:55:05C'est l'amiral Brad Cooper,
00:55:06le commandant naval
00:55:07qui a visité ce destroyer,
00:55:10lance-missile américain.
00:55:11Ce destroyer,
00:55:12il patrouille dans les eaux régionales
00:55:14en soutien aux opérations
00:55:16de blocus américains
00:55:17contre l'Iran.
00:55:18Car depuis ce matin,
00:55:19et vous en parliez,
00:55:20les Américains ont commencé
00:55:21à soutenir le Freedom Project,
00:55:23autrement dit,
00:55:23le projet pour la liberté.
00:55:25Et à quoi consiste
00:55:27ce projet pour la liberté, Félix ?
00:55:28Eh bien, vous en parliez justement.
00:55:30Ce projet, il sert à rétablir
00:55:31la liberté de navigation
00:55:32pour le trafic maritime
00:55:34commercial dans le détroit
00:55:36d'Ormuz.
00:55:36Et pour cela,
00:55:37d'importants moyens militaires
00:55:38américains,
00:55:39en plus de ceux déjà présents
00:55:41dans la région.
00:55:42Vous le voyez sur cette image,
00:55:43des destroyers, lance-missiles,
00:55:46plus de 100 aéronefs terrestres
00:55:47et maritimes,
00:55:48des plateformes sans pilote
00:55:49multidomaines,
00:55:50et je le disais,
00:55:5115 000 militaires
00:55:52qui ont été expressément déployés.
00:55:54Ces destroyers,
00:55:55ces aéronefs,
00:55:56ils vont donc accompagner
00:55:57les navires marchands
00:55:58qui souhaitent transiter
00:55:59librement par le détroit d'Ormuz,
00:56:01renforçant un peu plus
00:56:02la présence américaine
00:56:04au Moyen-Orient.
00:56:04Merci beaucoup, Félix Pérolas,
00:56:06pour les précisions.
00:56:07Cette escorte américaine
00:56:09est-elle crédible ?
00:56:10Dora, je ne sais pas si vous avez
00:56:11pu récupérer des informations.
00:56:13On est en temps réel,
00:56:14ce n'est pas évident.
00:56:16Ce qu'on comprend,
00:56:17peut-être Mériadec,
00:56:18en attendant,
00:56:19c'est que la mise en place
00:56:21de cette opération,
00:56:24est-ce que ça vous paraît crédible
00:56:27de pouvoir escorter des navires
00:56:29dans ce contexte ?
00:56:30Alors, je ne voudrais pas jouer
00:56:31à l'expert militaire,
00:56:34Madame Soleil,
00:56:34si vous voulez.
00:56:35Je dis ça.
00:56:36Il y a une nuance entre les deux,
00:56:37en effet.
00:56:37Voilà, c'est parce qu'il y a
00:56:38un certain nombre
00:56:39qui disent des choses
00:56:39et en fait,
00:56:41ce que moi je comprends
00:56:42et ce que je sais,
00:56:43c'est que rentrer dans ce détroit
00:56:45piégé, miné,
00:56:46peut-être,
00:56:47selon mes informations,
00:56:48pour l'instant,
00:56:49personne n'a de preuve
00:56:50du minage.
00:56:51Mais enfin,
00:56:51le seul fait de brandir
00:56:52cette menace,
00:56:53c'est déjà un sujet
00:56:54pour les...
00:56:55Le seul fait de vouloir
00:56:57rentrer dans ce...
00:56:58C'est une véritable opération
00:56:59militaire en soi.
00:57:01Il n'y a pas un commandant
00:57:02de marine de guerre
00:57:04ni une de ce nom
00:57:05qui va risquer son navire
00:57:06dans ce véritable pêche.
00:57:08l'armada américaine,
00:57:09elle est loin du détroit.
00:57:10Elle est loin,
00:57:10ce petit goulot
00:57:11d'étremblement
00:57:12de 55 kilomètres.
00:57:13Elle est très à l'est.
00:57:14Oui, exactement.
00:57:16Au sud-est,
00:57:16elle est entre Oman
00:57:18et au sud-est.
00:57:19Il faudrait même élargir
00:57:20cette image
00:57:21pour voir...
00:57:21Voilà, c'est vraiment
00:57:22au niveau du coin
00:57:24de notre bandeau déroulant.
00:57:25Voilà, exactement.
00:57:26Au coin haut à droite
00:57:27du bandeau déroulant.
00:57:28Et de l'autre côté,
00:57:29il se trouve,
00:57:31si ça n'a pas bougé,
00:57:32au niveau de la frontière
00:57:33entre l'Iran
00:57:34et le Pakistan.
00:57:35De manière, justement,
00:57:36à pouvoir contrôler
00:57:37tous les ports iraniens
00:57:39qui se situent
00:57:40à l'extérieur
00:57:41de l'entrée
00:57:42du détroit d'Hormuz.
00:57:43Et donc,
00:57:43vous avez tout un espace là
00:57:45où, effectivement,
00:57:46les navires de commerce
00:57:48sont libres
00:57:49d'évoluer.
00:57:50Mais en tout cas,
00:57:52rentrer dans le détroit d'Hormuz,
00:57:54ça suppose
00:57:55une véritable opération militaire
00:57:57à un notamment,
00:57:58j'imagine,
00:57:59des bombardements massifs
00:58:00sur tout le flanc,
00:58:01en fait,
00:58:02des montagnes
00:58:03qui se jettent
00:58:03dans ce détroit
00:58:04et qui,
00:58:05selon les experts
00:58:06qui travaillent ces questions
00:58:07depuis des années,
00:58:09ont été,
00:58:09comment dirais-je,
00:58:10creusées
00:58:11dans lesquelles
00:58:12il y a des réserves
00:58:13d'armes anti-navire,
00:58:15de drones,
00:58:17d'embarcations légères
00:58:18qui, évidemment,
00:58:19n'ont pas été ciblées
00:58:21par l'ensemble des frappes
00:58:23des 60,
00:58:24des 30 ou 35 jours
00:58:25de frappes aériennes.
00:58:27C'est d'ailleurs
00:58:27toute la limite
00:58:28de cette opération.
00:58:30C'est-à-dire,
00:58:30une fois que vous avez ciblé
00:58:32depuis les airs,
00:58:32même avec des armes
00:58:33de précision,
00:58:34toutes les infrastructures
00:58:36évidentes,
00:58:37repérées,
00:58:38renseignées depuis des années,
00:58:40vous arrivez finalement
00:58:41à la limite
00:58:41de ce que peut faire
00:58:43une opération aérienne
00:58:43et on y est aujourd'hui.
00:58:45Et donc,
00:58:45la phase suivante,
00:58:46entrer en force,
00:58:47de vive force
00:58:48dans un détroit comme ça,
00:58:49c'est, je pense,
00:58:50aujourd'hui,
00:58:51pas du tout,
00:58:51en tout cas,
00:58:52c'est pas du tout
00:58:52la configuration actuelle.
00:58:54Ça ressemble plus
00:58:54à une opération suicide
00:58:55qu'autre chose
00:58:56si on vous écoute.
00:58:57Et donc,
00:58:57c'est pour ça que là,
00:58:58on est à mon avis
00:58:58dans une opération
00:58:59de pression,
00:59:01peut-être pour pousser...
00:59:02Oui,
00:59:02puis on teste l'Iran
00:59:04pour voir
00:59:04est-ce qu'ils sont capables
00:59:05de répondre
00:59:05ou est-ce qu'ils sont faibles.
00:59:07La détermination de l'Iran,
00:59:08justement,
00:59:08à répondre.
00:59:09Et vous avez vu
00:59:10que dans la foulée,
00:59:11les Iraniens répondent
00:59:12et ce que l'on comprend
00:59:13de la logique
00:59:16des Iraniens
00:59:17depuis le début
00:59:17de ce conflit,
00:59:18c'est qu'ils sont
00:59:18dans une stratégie
00:59:19de défense
00:59:20jusqu'aux bouddhistes.
00:59:21Et de résilience absolue.
00:59:22Alors,
00:59:22je me suis déjà trompé
00:59:23comme beaucoup d'experts,
00:59:24mais pour l'instant,
00:59:25ça m'étonnerait fortement
00:59:26qu'ils abandonnent
00:59:29finalement
00:59:29cet ultime avantage
00:59:32pour négocier,
00:59:32en fait,
00:59:33une forme de reddition
00:59:34qui soit un peu
00:59:35quand même
00:59:36à leur avantage.
00:59:37une fois qu'ils ont
00:59:38lâché ce détroit,
00:59:40que leur reste-t-il ?
00:59:42Plus grand-chose.
00:59:43C'est ça le sujet.
00:59:44Oui, Dora.
00:59:45Alors,
00:59:45on a quelques informations
00:59:46concernant...
00:59:47Sur le bateau sud-coréen.
00:59:48Sur le bateau,
00:59:48exactement ça.
00:59:49C'est le ministère
00:59:50des Affaires Maritimes
00:59:51coréen
00:59:51qui a communiqué.
00:59:53Il confirme
00:59:54qu'une explosion
00:59:54s'est produite
00:59:55dans la salle des machines
00:59:56du navire.
00:59:57Mais on ne sait pas
00:59:57à quoi c'est dû.
00:59:58Pour l'instant,
00:59:58ils sont en train d'enquêter.
00:59:59Donc, on peut aussi imaginer
01:00:00qu'il s'agisse
01:00:01d'un accident interne
01:00:02dans le navire.
01:00:03On va rester très prudent
01:00:04parce que ça pourrait signifier
01:00:06énormément de choses
01:00:07que ce navire
01:00:08ait été attaqué.
01:00:10La réponse de l'Iran,
01:00:11on la connaît
01:00:11au moment où les candidats
01:00:13ne doivent pas se bousculer
01:00:15pour franchir
01:00:15le détroit d'Harmouz.
01:00:16C'est que chaque navire
01:00:19qui s'approchera
01:00:19sera automatiquement attaqué.
01:00:21L'Iran qui montre les muscles.
01:00:23Corentin Alonso
01:00:24qui nous a rejoint
01:00:24parce que pendant
01:00:25que les négociations,
01:00:26c'est ça le paradoxe.
01:00:27C'est qu'il y a
01:00:28ces menaces,
01:00:29ces invectives,
01:00:30ces façons de forcer
01:00:32le passage j'ai envie de dire
01:00:33et puis en même temps
01:00:33des négociations
01:00:34qui se poursuivent.
01:00:35La guerre de communication
01:00:36également.
01:00:37Les Iraniens fortement aidés
01:00:39par l'intelligence artificielle
01:00:41Corentin.
01:00:41Il tourne Donald Trump
01:00:42en dérision totalement.
01:00:44Oui on le sait,
01:00:45les Iraniens ont depuis
01:00:46le début du conflit
01:00:47l'habitude de caricaturer
01:00:49leur ennemi
01:00:50via l'intelligence artificielle
01:00:52et dans de nouvelles images
01:00:53de propagande,
01:00:54le régime se moque
01:00:55tout simplement
01:00:56de la situation
01:00:57dans le détroit d'Harmouz
01:00:58et dépeint Trump
01:00:59en Mignon.
01:01:00Regardez.
01:01:12We must surround Iran.
01:01:17Yes.
01:01:18No Aramians
01:01:20are allowed
01:01:21to pass.
01:01:25Huh?
01:01:27What was that?
01:01:28What was that?
01:01:30Ah!
01:01:33Perfect.
01:01:35Hey!
01:01:37Ah!
01:01:38Ah!
01:01:39C'est vrai que ça peut surprendre.
01:01:41Le président iranien
01:01:43aussi se met en scène
01:01:44Corentin.
01:01:44Oui, dans un autre style
01:01:45cette fois.
01:01:47Regardez cette vidéo
01:01:48qui a été publiée samedi.
01:01:50On y voit le président
01:01:51Massoud Pézeskian
01:01:52du pays, seul,
01:01:53sans garde du corps,
01:01:54se balader dans la rue.
01:01:56Il se rend à l'hôpital
01:01:57puisqu'il est chirurgien
01:01:59de profession.
01:02:00Il a l'habitude
01:02:00de continuer
01:02:01à effectuer
01:02:02ses opérations.
01:02:03Une vidéo
01:02:03qui montre
01:02:03effectivement
01:02:04à la population
01:02:05que tout est sous contrôle.
01:02:07Vous le voyez Julien,
01:02:08la guerre de communication
01:02:09se poursuit.
01:02:10Merci beaucoup
01:02:11Corentin Alonso.
01:02:13On va rester encore
01:02:13un petit instant
01:02:14sur la situation
01:02:15mais imaginons
01:02:16avec Eric de Rytmaten
01:02:18que le détroit rouvre,
01:02:20que cette opération
01:02:21liberté arrive
01:02:22à son terme
01:02:23et que les 850 navires
01:02:26puissent retrouver
01:02:27leur route
01:02:28et franchir
01:02:28ce fameux détroit.
01:02:30Qu'est-ce qui se passerait
01:02:30si tout cela
01:02:32se passait
01:02:33comme Donald Trump
01:02:34semble l'imaginer ?
01:02:35Alors il y aura
01:02:35un impact
01:02:35sur le prix du baril.
01:02:37Je rappelle
01:02:37il est à peu près
01:02:37à 110 dollars actuellement.
01:02:39Il pourrait descendre
01:02:40assez vite
01:02:41parce que vous savez
01:02:41depuis quelques jours
01:02:42dès qu'il y a une bonne nouvelle
01:02:43ça baisse
01:02:43puis le lendemain
01:02:44c'est une mauvaise nouvelle
01:02:45ça remonte
01:02:46donc voilà.
01:02:46Si c'était vraiment stabilisé
01:02:48si c'était cette bonne nouvelle
01:02:50que tout le monde attend
01:02:50avec une fin du conflit
01:02:52là effectivement
01:02:52on verrait
01:02:53le prix du baril
01:02:54descendre
01:02:55assez rapidement
01:02:56tout le monde dit
01:02:57autour de 80 dollars
01:02:58vous voyez
01:02:58on est à 110 actuellement
01:03:00donc ce serait plutôt positif
01:03:01mais baisse du prix du baril
01:03:03ça ne veut pas dire
01:03:04pétrole rapide
01:03:05de nouveau
01:03:06dans les stations
01:03:07ou dans le raffinage
01:03:08parce que ça prendrait
01:03:09énormément de temps.
01:03:09Le trafic reprendrait
01:03:10mais il faudrait des semaines
01:03:12pour un retour à la normale
01:03:13sur les marchés ?
01:03:14Oui parce que beaucoup
01:03:14de puits de pétrole
01:03:15ont été arrêtés
01:03:16c'est-à-dire qu'ils ont été coupés
01:03:17et le temps de remettre en route
01:03:18ça prendra énormément de temps
01:03:19certains disent
01:03:20c'est total 2 à 3 mois
01:03:21pour retrouver
01:03:23une durée normale
01:03:24de transport
01:03:25puis de raffinage.
01:03:25je vais vous montrer un petit schéma
01:03:27qui a été fait ce matin
01:03:28en coopération avec l'UFIP
01:03:30qui est l'Union française
01:03:30des industries du pétrole
01:03:31c'est assez intéressant
01:03:32de voir qu'actuellement
01:03:34le pétrole
01:03:34vous savez
01:03:35quand on arrive encore
01:03:36à l'extraire
01:03:37il est bloqué
01:03:38dans des citernes énormes
01:03:39ou il est mis
01:03:40dans des camions
01:03:40je vais vous donner
01:03:41juste un chiffre
01:03:42qui est intéressant
01:03:43un tanqueur
01:03:44pour un tanqueur
01:03:45il faut 10 000 camions
01:03:4610 000 camions-citernes
01:03:48vous imaginez
01:03:48certains camions
01:03:49ont pris la route
01:03:49mais c'est impossible
01:03:50de transporter
01:03:51le pétrole du Golfe
01:03:52même en prenant
01:03:52les routes du désert
01:03:53ou dans les fameux oléodiques
01:03:55dont on a parlé
01:03:56mais si on reprend
01:03:57la route de la mer
01:03:58là vous allez voir
01:03:59le pétrole est chargé
01:04:00dans des tanqueurs
01:04:01il faut 25 jours
01:04:02pour aller de Hormuz
01:04:04à Fosse-sur-Mer
01:04:05ou au Havre
01:04:06j'espère qu'on va voir
01:04:06apparaître le petit schéma
01:04:08est-ce qu'on peut avoir
01:04:09le petit schéma en régie les amis ?
01:04:10donc là c'est 25 jours
01:04:11ensuite
01:04:11l'étape numéro 2
01:04:13que vous voyez apparaître
01:04:13à l'écran
01:04:14le temps de raffinage
01:04:15c'est-à-dire que le pétrole brut
01:04:16il est déchargé à Fosse-sur-Mer
01:04:17ou au Havre
01:04:18et là il faudra
01:04:19jusqu'à une semaine
01:04:20entre 3 jours et une semaine
01:04:22pour le raffiner
01:04:22une fois qu'il est raffiné
01:04:24de nouveau il faut
01:04:24le déplacer
01:04:25le transporter
01:04:26dans des dépôts secondaires
01:04:27donc ça veut dire
01:04:28dans des citernes
01:04:29des énormes citernes
01:04:30ça se fait par oléoduc
01:04:31en France
01:04:32dans des péniches
01:04:33fluviales
01:04:34ou alors sur des trains
01:04:35et là il faut entre
01:04:362 et 5 jours
01:04:37voilà
01:04:37et enfin dernière étape
01:04:38pour que ce carburant
01:04:40raffiné arrive dans la station
01:04:41là ça se fait par la route
01:04:42ça peut prendre 2 jours
01:04:44donc au total
01:04:4434 jours
01:04:45si ça reprenait
01:04:47le trafic normal
01:04:47entre Hormuz
01:04:48et nos raffineries
01:04:50qui se trouvent
01:04:51notamment au Havre
01:04:51et à Fossurmer
01:04:52donc le retour des prix bas
01:04:54quoi qu'il arrive
01:04:55c'est pas pour tout de suite
01:04:56non parce que vous savez
01:04:57en France
01:04:57il y a tellement de taxes
01:04:58que de toute façon
01:04:59avant que ça baie
01:05:00avant que ça retrouve
01:05:01des niveaux normaux
01:05:02ça sera difficile
01:05:02bon là on espère
01:05:04on espère beaucoup
01:05:05le déblocage du détroit d'Hormuz
01:05:07mais quand bien même
01:05:08à la pompe
01:05:09au mieux
01:05:10et ça c'est Patrick Pouyanné
01:05:11qui donnait le chiffre
01:05:12et l'UFIP l'a confirmé
01:05:13on serait toujours
01:05:14à des prix quand même
01:05:15relativement élevés
01:05:16du prix du carburant
01:05:17surprendre 100 plombs 95
01:05:18ce sera au mieux
01:05:19à 1,80€
01:05:20donc vous voyez
01:05:21il ne faut pas oublier une chose
01:05:23c'est que le pétrole
01:05:24au début de l'année
01:05:24était à 60$ le baril
01:05:26il est à 110$ actuellement
01:05:27il est monté à 120$
01:05:28la semaine dernière
01:05:29on va revoir
01:05:29on a les prix en direct
01:05:30on va les réafficher
01:05:31voici
01:05:32on est à 110$
01:05:33ça fait le yo-yo
01:05:34entre 100 et 130
01:05:36exactement
01:05:37ces 10 derniers jours
01:05:39oui Amériadek
01:05:39en fait c'est l'illustration
01:05:41de l'incertitude
01:05:42dans lesquelles sont les marchés
01:05:43c'est à dire que les marchés
01:05:44ne croient pas vraiment
01:05:45en fait
01:05:46à un déblocage
01:05:47du détroit d'Hormuz
01:05:50et ce qui est très intéressant
01:05:51c'est qu'en fait
01:05:52on peut aussi expliquer
01:05:53cette nouvelle carte
01:05:55qui sort du chapeau de Trump
01:05:56pour relancer en fait
01:05:58le rythme
01:05:59de son étranglement
01:06:00et de sa course de vitesse
01:06:02puisque les deux sont
01:06:03dans une course de vitesse
01:06:03et on apprend
01:06:04aujourd'hui
01:06:05il faudra que ce soit confirmé
01:06:06que le pipeline
01:06:08des Saoudiens
01:06:09permettant d'évacuer
01:06:10le pétrole vers l'ouest
01:06:10du côté de la mer Rouge
01:06:12aurait été rétabli
01:06:13c'est un pipe
01:06:14qui permet d'évacuer
01:06:157 millions de barils jour
01:06:16c'est considérable
01:06:17on a appris aussi
01:06:18il y a quelques jours
01:06:19que les émériens
01:06:21sortaient de l'OPEP
01:06:22et avaient mis en place
01:06:24un tuyau
01:06:25qui permettait
01:06:25d'extraire le pétrole
01:06:26de l'autre côté
01:06:27du blocage
01:06:28du détroit d'Hormuz
01:06:29donc vous voyez
01:06:30on est
01:06:30chaque acteur
01:06:32en fait
01:06:33de ce scénario
01:06:34joue sa carte de vitesse
01:06:36sa carte
01:06:37dans cette course
01:06:37de vitesse globale
01:06:38une explosion
01:06:39suivie d'un incendie
01:06:40qui a frappé
01:06:40un navire sud-coréen
01:06:42dans le détroit d'Hormuz
01:06:43impossible d'en donner la cause
01:06:45mais si ça venait
01:06:46d'un missile iranien
01:06:47évidemment
01:06:47que ce serait
01:06:48un développement
01:06:49absolument majeur
01:06:50dans ce début
01:06:51d'opération liberté
01:06:52voulu par Donald Trump
01:06:54vous restez avec nous
01:06:54sur CNews
01:06:55on continue d'en parler
01:06:55à tout de suite
01:07:0016h30
01:07:01restez bien avec nous
01:07:01sur CNews
01:07:02parce qu'on va continuer
01:07:03d'évoquer les derniers développements
01:07:04autour de la guerre
01:07:05au Moyen-Orient
01:07:06il y a beaucoup de choses à dire
01:07:0716h30 d'abord
01:07:08Audrey Bertheau
01:07:09pour l'essentiel
01:07:10une explosion suivie
01:07:11d'un incendie
01:07:12a frappé ce lundi
01:07:14un navire sud-coréen
01:07:15dans le détroit d'Hormuz
01:07:16peu d'informations
01:07:17pour le moment
01:07:18mais ce serait une annonce
01:07:19du ministère
01:07:20des affaires étrangères
01:07:21de la Corée du Sud
01:07:22qui ne signale
01:07:23aucune victime à bord
01:07:24depuis le 28 février
01:07:26l'Iran bloque
01:07:27le détroit d'Hormuz
01:07:28par lequel transite
01:07:28d'ordinaire
01:07:29un cinquième
01:07:30de la production mondiale
01:07:31de pétrole
01:07:31et de gaz naturel
01:07:33liquéfié
01:07:34dans le reste
01:07:35de l'information
01:07:36le pape Léon XIV
01:07:37qui recevra
01:07:38Marco Rubio
01:07:39jeudi
01:07:39il recevra
01:07:40le secrétaire
01:07:41d'état américain
01:07:42au Vatican
01:07:43après cette rencontre
01:07:45Marco Rubio
01:07:45doit aussi s'entretenir
01:07:46avec le numéro 2
01:07:47du Vatican
01:07:48selon des médias italiens
01:07:49l'objectif
01:07:50est d'apaiser
01:07:50les relations avec
01:07:51après la polémique
01:07:52d'avril
01:07:54virilisme
01:07:54crush
01:07:55trumpisme
01:07:56150 nouveaux mots
01:07:57intègrent
01:07:58le petit Larousse
01:07:59illustré 2027
01:08:00actualité
01:08:01innovation numérique
01:08:02gastronomie
01:08:03le célèbre dictionnaire
01:08:04a révélé
01:08:05la liste des mots
01:08:05qui figureront
01:08:06dans la nouvelle édition
01:08:07qui sortira le 20 mai prochain
01:08:09près de 40 personnalités
01:08:10font aussi leur rentrée
01:08:11dans cette édition
01:08:12et le crush
01:08:13Yvan c'est le béguin
01:08:14oui je l'apprends
01:08:17vous souhaitez le préciser
01:08:18merci beaucoup
01:08:19Audrey
01:08:20Yvan Riouffol
01:08:20toujours avec nous
01:08:21Arthur de Vatrigan
01:08:22Yohan Uzaï
01:08:22Mairi Adekra
01:08:23Fred
01:08:23Dora Abdelrazik
01:08:24on reste bien sûr
01:08:25sur ce qui se passe
01:08:25en Iran
01:08:26le projet
01:08:27liberté de Donald Trump
01:08:29qui décide de passer en force
01:08:30dans le détroit d'Ormuz
01:08:31la marine américaine
01:08:32qui doit commencer
01:08:33donc à
01:08:33non pas escorter
01:08:35puisque le terme
01:08:35a été revu
01:08:37par le commandement
01:08:38militaire américain
01:08:39plutôt guidé
01:08:39coordonnées des navires
01:08:41de pays tiers
01:08:41bloqués dans le détroit d'Ormuz
01:08:43et cette information
01:08:44qu'on a commencé à développer
01:08:46en bas de votre écran
01:08:47comment l'interpréter
01:08:48une explosion suivie
01:08:49d'un incendie
01:08:50qui a frappé un navire
01:08:51sud-coréen
01:08:52dans le détroit d'Ormuz
01:08:53annonce du ministère
01:08:54des affaires étrangères
01:08:54de la Corée du Sud
01:08:55qui ne signale
01:08:56aucune victime à bord
01:08:57heureusement
01:08:58faut-il y voir
01:08:59un simple accident
01:09:00ou une attaque iranienne
01:09:01de premières informations
01:09:03nous parviennent
01:09:03Dora Abdelrazik
01:09:04oui effectivement
01:09:06du ministère
01:09:07sud-coréen
01:09:07des affaires étrangères
01:09:09donc
01:09:10qui affirme
01:09:11qu'en fait
01:09:11la salle des machines
01:09:12a été visée
01:09:14du côté gauche
01:09:15c'est-à-dire du côté
01:09:16en fait le navire sortait
01:09:17du détroit d'Ormuz
01:09:18donc il était vraiment
01:09:19face aux côtes iraniennes
01:09:21et c'est
01:09:21donc elle est de la gauche
01:09:22de l'écran
01:09:22à la droite de l'écran
01:09:23pour parler un peu simplement
01:09:24aux téléspectateurs
01:09:25tout à fait
01:09:26et il aurait été visé
01:09:27donc par un missile
01:09:28donc il est un incendie
01:09:29actuellement
01:09:30dans la salle des machines
01:09:31il y a 24 personnes à bord
01:09:32pas de blessés
01:09:33pour l'instant
01:09:34alors attention
01:09:34vous êtes en train de me dire
01:09:35que le ministère
01:09:37coréen des affaires étrangères
01:09:38évoque le mot missile
01:09:40aurait été frappé
01:09:41par un missile
01:09:42non il aurait été frappé
01:09:42non
01:09:42il aurait été frappé
01:09:43tout simplement
01:09:44voilà frappé
01:09:44mais il aurait été frappé
01:09:45depuis l'Iran
01:09:46depuis les côtes
01:09:48est-ce qu'on doit avoir
01:09:50une première réponse
01:09:51au projet liberté
01:09:52de Donald Trump
01:09:53on ne peut pas dire
01:09:54et Dora je parle sous votre contrôle
01:09:55parce que c'est vous
01:09:56qui êtes en train de donner
01:09:57les informations
01:09:57que ce navire sud-coréen
01:09:59dont on ne sait pas
01:10:00ce qu'il transportait
01:10:00d'ailleurs à l'heure
01:10:01où l'on se parle
01:10:01était en train d'être guidé
01:10:03ou escorté
01:10:04par la navire américaine
01:10:06ou pas ?
01:10:07on ne sait pas
01:10:07on ne sait pas encore
01:10:08on ne sait pas du tout
01:10:09pour l'instant
01:10:10on peut élaborer des scénarios
01:10:12est-ce que ce navire
01:10:13a été ciblé
01:10:15par une arme iranienne
01:10:16depuis la côte
01:10:17est-ce que ce navire
01:10:19a heurté
01:10:20une des fameuses mines
01:10:21dont on parle
01:10:22depuis des semaines
01:10:23mais selon mes bonnes sources
01:10:26aucun expert
01:10:27n'est capable
01:10:28de démontrer
01:10:29jusqu'à présent
01:10:30la présence
01:10:31de mines
01:10:32dans ce détroit
01:10:32ça me rappelle d'ailleurs
01:10:33pardonnez-moi
01:10:34mais sur une chaîne
01:10:36concurrente
01:10:36on affichait même
01:10:37les zones
01:10:38dans lesquelles
01:10:38étaient potentiellement
01:10:39déployées ces mines
01:10:40honnêtement
01:10:41quand vous parlez
01:10:42avec les experts
01:10:43les experts vous disent
01:10:43je ne sais pas
01:10:44où ils vont être
01:10:44jacquante l'info
01:10:45on a une religion ici
01:10:47c'est quand on ne sait pas
01:10:48on ne dit pas
01:10:50ça empêche pas
01:10:50de se poser des questions
01:10:52évidemment
01:10:52la troisième hypothèse
01:10:53c'est simplement
01:10:54peut-être une explosion
01:10:55interne au navire
01:10:56on peut aussi
01:10:57l'envisager
01:10:58pour l'instant
01:10:58il est difficile
01:10:59d'aller plus loin
01:10:59sauf que moi
01:10:59ce qui m'interpelle
01:11:00c'est ce que disent
01:11:01les autorités sud-coréennes
01:11:02qui a priori
01:11:03sont les mieux renseignées
01:11:04à l'instant T
01:11:05sur la planète
01:11:06sur ce qui se passe
01:11:07sur leur navire
01:11:08et qui parlent
01:11:09quand même
01:11:10de la position
01:11:12du navire
01:11:12qu'il aurait été frappé
01:11:14et donc c'est ce que
01:11:15nous disait Dora
01:11:18ces dernières minutes
01:11:18on s'éloigne quand même
01:11:20de la simpletesse
01:11:21de l'accident
01:11:21même si elle n'est pas
01:11:22encore à écarter
01:11:23et on se dit
01:11:24alors il faut attendre
01:11:25évidemment la communication
01:11:26iranienne
01:11:27voir peut-être
01:11:27si les Etats-Unis
01:11:29réagissent
01:11:29pour l'instant
01:11:30c'est le calme plat
01:11:31et j'ai l'oeil
01:11:32sur les écrans
01:11:32des dépêches AFP
01:11:34notamment
01:11:34mais on se dit
01:11:35que ça pourrait être
01:11:36cette autre dimension
01:11:37du conflit
01:11:38puisque c'est ça
01:11:39que nous promettent
01:11:40les Iraniens
01:11:40si un navire américain
01:11:41ou si des navires
01:11:42aidés par les Américains
01:11:43passaient
01:11:44cette promesse iranienne
01:11:45de couler les navires
01:11:47est-ce qu'elle est en train
01:11:48d'être mise à exécution
01:11:49il y a encore
01:11:50un autre scénario
01:11:50c'est que ce navire
01:11:51aurait pu forcer
01:11:52entre guillemets
01:11:53les portes du détroit
01:11:55sans régler
01:11:56une taxe exigée
01:11:58par les Iraniens
01:11:58et que les Iraniens
01:12:00à ce moment-là
01:12:01aient réagi
01:12:02on peut imaginer
01:12:03par exemple
01:12:03qu'ils aient lancé
01:12:04un drone naval
01:12:06sur le bâtiment
01:12:08vous voyez
01:12:09on peut en fait
01:12:10tirer la pelote
01:12:12pour l'instant
01:12:12on n'a pas
01:12:13grandes informations
01:12:14non mais d'ailleurs
01:12:15justement
01:12:15les gardiens
01:12:16de la révolution
01:12:17l'ont signalé
01:12:18sur tous les réseaux sociaux
01:12:20et dans la presse
01:12:21également
01:12:21c'est qu'ils sont
01:12:22en train de diffuser
01:12:23des messages
01:12:24VHF
01:12:24donc aux bateaux
01:12:26qui passent
01:12:27en leur disant
01:12:27ne passez pas
01:12:28si jamais vous passez
01:12:29ou vous essayez de passer
01:12:30sans obtenir
01:12:31notre autorisation
01:12:32donc vous serez ciblés
01:12:33vous serez frappés
01:12:34l'Iran qui a affirmé
01:12:36d'ailleurs on ne peut pas
01:12:37nous l'affirmer
01:12:38mais c'est l'Iran
01:12:39qui affirme
01:12:40avoir tiré des missiles
01:12:41en guise d'avertissement
01:12:42contre les navires militaires
01:12:43américains
01:12:44et justement
01:12:44les américains
01:12:45parce que Washington
01:12:46a démenti
01:12:46Washington a juste dit
01:12:49qu'elle n'avait pas été touchée
01:12:50elle n'a pas démenti
01:12:51les tirs
01:12:52elle a juste dit
01:12:52on n'a pas été touchés
01:12:53alors que les Iraniens
01:12:55dans un premier temps
01:12:55avaient affirmé
01:12:56qu'ils avaient touché
01:12:57des bateaux
01:12:57après il y a eu aussi
01:12:59de l'ambulité
01:12:59par rapport à cette communication
01:13:01ils ont affirmé
01:13:01à la fin
01:13:02notamment à l'agence Reuters
01:13:04qu'ils ont effectivement
01:13:05tiré des tirs de sommation
01:13:06je voudrais qu'on voit
01:13:07ce petit sujet
01:13:08pour rappel
01:13:09et pour les téléspectateurs
01:13:09qui nous rejoindraient
01:13:11alors que ce navire sud-coréen
01:13:12a explosé
01:13:15aux abords du détroit d'Hormuz
01:13:17on se pose la question
01:13:17d'une intervention iranienne
01:13:19en quoi consiste
01:13:19ce projet Liberté
01:13:20lancé la nuit dernière
01:13:21par Donald Trump
01:13:23qui veut donc libérer
01:13:24le détroit d'Hormuz
01:13:25en escortant des navires
01:13:27ou en tout cas
01:13:27en les guidant
01:13:28regardez le sujet
01:13:29de François Tyskiewicz
01:13:30pour mieux comprendre
01:13:30et on continue l'analyse
01:13:3315 000 soldats
01:13:34plus d'une centaine
01:13:35d'aéronefs
01:13:36comme des hélicoptères
01:13:37ou des avions de chasse
01:13:38F-35
01:13:41mais aussi des navires de guerre
01:13:42plus précisément
01:13:43des destroy et lance-missiles
01:13:45l'opération
01:13:46projet Liberté
01:13:47a débuté ce lundi matin
01:13:49avec pour objectif
01:13:50de guider les navires
01:13:51bloqués depuis deux mois
01:13:52dans le détroit d'Hormuz
01:13:53Cette mission
01:13:55dirigée par le Président
01:13:56apportera son soutien
01:13:58aux navires marchands
01:13:59qui souhaitent transiter librement
01:14:00par ce corridor commercial
01:14:01international essentiel
01:14:03notre soutien
01:14:04à cette mission défensive
01:14:05est essentiel
01:14:06à la sécurité régionale
01:14:07et à l'économie mondiale
01:14:09d'autant plus
01:14:10que nous maintenons
01:14:10également
01:14:11le blocus naval
01:14:12Selon la presse américaine
01:14:14la marine devrait conseiller
01:14:15aux navires
01:14:16des itinéraires sécurisés
01:14:17notamment pour éviter
01:14:18les mines placées
01:14:19par le régime iranien
01:14:20L'US Navy
01:14:22n'escorterait pas
01:14:23directement les navires
01:14:24mais se tiendrait
01:14:25à proximité
01:14:26au cas où ils doivent
01:14:27empêcher
01:14:27des attaques iraniennes
01:14:28d'autant que Téhéran
01:14:30n'a jamais donné
01:14:31son accord
01:14:32pour cette opération
01:14:33et menace d'attaquer
01:14:33l'armée américaine
01:14:34si elle s'approche
01:14:35du détroit d'Hormuz
01:14:36Fin avril
01:14:37le nombre de navires
01:14:38commerciaux présents
01:14:39dans le Golfe
01:14:39s'élevait à 913
01:14:40dont 270 pétroliers
01:14:42et une cinquantaine
01:14:43de navires gaziers
01:14:44quelques 20 000 marins
01:14:45seraient bloqués
01:14:47dans le détroit
01:14:48Donc le but
01:14:49pour Donald Trump
01:14:50Marie-Dec Raffray
01:14:51c'est que
01:14:52les navires
01:14:53de marchandises
01:14:54puissent sortir
01:14:55du golfe Persique
01:14:56mais on l'a vu
01:14:57dans une carte
01:14:57et on va la réafficher
01:14:58la voici dans ce sujet
01:14:59l'armada américaine
01:15:01elle est très loin
01:15:02du détroit d'Hormuz
01:15:04Alors si tant est
01:15:05que la carte
01:15:05n'a pas évolué
01:15:06il faut rester prudent
01:15:07mais c'est effectivement
01:15:08le dispositif initial
01:15:10de la marine américaine
01:15:11qui reste prudemment
01:15:14qui n'avance pas
01:15:16ses bateaux
01:15:16pour que les bateaux
01:15:17soient à distance
01:15:18de tir
01:15:18des missiles iraniens
01:15:19si vous voulez
01:15:19en fait c'est ça
01:15:20donc ils calculent
01:15:21en fait la portée
01:15:22éventuelle
01:15:23des missiles iraniens
01:15:23et ensuite
01:15:24ils prennent
01:15:25une limite de distance
01:15:27un positionnement
01:15:29voilà
01:15:29et ensuite
01:15:30ils mettent
01:15:30leur bâtiment
01:15:31donc on voit bien
01:15:32les marins
01:15:33sont des gens
01:15:33rationnels et prudents
01:15:35mais la séquence
01:15:37que l'on vient
01:15:37de voir là
01:15:38et qu'on commente
01:15:38en direct
01:15:39en fait
01:15:39c'est typique
01:15:40de l'énervement
01:15:42de la montée
01:15:43aux extrêmes
01:15:44les deux adversaires
01:15:46tangentes
01:15:47les lignes rouges
01:15:48de l'escalade
01:15:48du dérapage
01:15:50d'un coup
01:15:51d'un doigt
01:15:53un coup de doigt
01:15:54sur la gâchette
01:15:55d'un fusil
01:15:55ou d'un missile
01:15:56c'est une partie
01:15:57d'échec
01:15:58voilà
01:15:58et en fait
01:15:58on voit bien
01:15:59que
01:15:59aussi
01:16:00le but
01:16:01de Washington
01:16:02et de Trump
01:16:03comme dans
01:16:03beaucoup de négociations
01:16:04c'est de disrupter
01:16:06de semer un peu
01:16:07le chaos
01:16:07d'énerver
01:16:09son partenaire
01:16:10ou son adversaire
01:16:11pour essayer
01:16:12d'empocher la mise
01:16:13je pense que là
01:16:14on est dans ce type
01:16:15avec une
01:16:15quand même
01:16:16une spécificité
01:16:17c'est que là
01:16:18tout peut partir
01:16:19très vite
01:16:20hors de contrôle
01:16:21s'il y a
01:16:22un dérapage
01:16:23et donc
01:16:24la guerre reprendre
01:16:25et cette fois
01:16:26sur
01:16:26Et c'est quoi
01:16:27si la guerre reprend
01:16:29on sait qu'il y a eu
01:16:30des milliers
01:16:30et Yvan je sais que
01:16:31vous voulez prendre
01:16:32la parole
01:16:32je vous la donne tout de suite
01:16:33mais on sait qu'il y a
01:16:34des milliers de cibles
01:16:35qui ont été frappées
01:16:36en Iran
01:16:37qu'on a atteint
01:16:39un certain seuil
01:16:40en termes de cibles
01:16:41atteintes
01:16:42pour ce qui est
01:16:43l'uranium
01:16:44les missiles balistiques
01:16:48les américains
01:16:48comme les israéliens
01:16:49sont incapables
01:16:50en tout cas
01:16:50pour le moment
01:16:51de réduire à néant
01:16:53cette force de frappe
01:16:54c'est quoi les cibles
01:16:55désormais ?
01:16:56On était quelques-uns
01:16:56à le dire au début
01:16:57de la guerre
01:16:57c'est qu'une campagne
01:16:58aérienne a des limites
01:17:00que l'on connaît déjà
01:17:01une fois que vous avez
01:17:02porté le choc
01:17:03sur votre ennemi
01:17:04et que vous avez cassé
01:17:06ces défenses aériennes
01:17:07principales
01:17:07vous rentrez dans le dur
01:17:08et sans troupes au sol
01:17:10sans débarquement
01:17:11sans opération de force
01:17:13avec évidemment
01:17:15un pourcentage de risque
01:17:16qui augmente
01:17:18proportionnellement
01:17:18à la dangerosité
01:17:19de l'opération
01:17:20Il va devoir s'y résoudre
01:17:21selon vous
01:17:21Donald Trump ?
01:17:22Non moi je pense
01:17:23que depuis le début
01:17:24et contrairement
01:17:25à ce qu'un certain nombre
01:17:26d'analystes pensent
01:17:27je crois que Donald Trump
01:17:28et surtout ses généraux
01:17:30ne sont pas tout à fait
01:17:32favorables
01:17:32à une nouvelle opération
01:17:34de force
01:17:34car ils en mesurent
01:17:35véritablement
01:17:36l'impact
01:17:37et surtout
01:17:38le fait que
01:17:39personne
01:17:40ne serait en mesure
01:17:41de contrôler
01:17:42en fait
01:17:42la suite
01:17:43de cette guerre
01:17:44si elle devait
01:17:45s'étendre au sol
01:17:47et moi je pense
01:17:47qu'aujourd'hui
01:17:48Washington
01:17:49Vous ne pouvez pas partir
01:17:49non plus
01:17:49une main devant
01:17:50et une main derrière
01:17:50pardon de le dire
01:17:51de cette façon
01:17:51Je crois que la difficulté
01:17:52aujourd'hui de Washington
01:17:53c'est de pouvoir sortir
01:17:54par le haut
01:17:55de ce bras de fer
01:17:57sans franchir une étape
01:17:58supplémentaire
01:17:59qui deviendrait incontrôlable
01:18:00dans la guerre
01:18:00vous avez cité tout à l'heure
01:18:01les Chinois
01:18:02les Chinois regardent
01:18:03de très près ce qui se passe
01:18:03le ministre des affaires étrangères
01:18:05iranien était à Moscou aussi
01:18:07Moscou qui évidemment
01:18:08est un peu pied et point lié
01:18:10par sa guerre d'Ukraine
01:18:10mais qui regarde un oeil
01:18:12sur cette région
01:18:14et donc les Américains
01:18:15le savent très bien
01:18:16et c'est pour ça
01:18:17qu'en fait
01:18:18on est plutôt
01:18:18dans une espèce
01:18:21de clair-obscur
01:18:23si vous voulez
01:18:23militaire
01:18:24qui peut durer encore
01:18:25jusqu'à temps
01:18:26que l'un ou l'autre
01:18:27des adversaires
01:18:30empoche
01:18:31ses pertes
01:18:32et décide
01:18:34de donner une carte
01:18:35à la négociation
01:18:36pour débloquer
01:18:37cette négociation
01:18:38je pense que c'est ça
01:18:38qui se joue aujourd'hui
01:18:39Ce qui est dingue
01:18:39dans tout ça
01:18:40c'est qu'on a tendance
01:18:41à l'oublier
01:18:41alors on l'a souvent rappelé
01:18:42chacun le sait
01:18:43mais c'est important
01:18:44de le rappeler
01:18:44ce détroit était ouvert
01:18:46et libre
01:18:46avant le début
01:18:47de cette guerre
01:18:48et c'est ça qui est
01:18:49assez triste
01:18:50et fascinant à la fois
01:18:51Yvan Riaufol
01:18:52Dora et Arthur Vatrigan
01:18:54tour de table
01:18:54chacun veut dire un mot
01:18:55Bon très rapidement
01:18:56moi ce que je comprends
01:18:57de cette situation
01:18:57c'est son absurdité
01:18:58parce que de part
01:18:59et d'autre
01:19:00les moyens employés
01:19:02sont les mêmes
01:19:02qui consistent
01:19:03à vouloir asphyxier
01:19:04l'adversaire
01:19:04c'est à dire que
01:19:05les Etats-Unis
01:19:06veulent asphyxier l'Iran
01:19:07en empêchant les bateaux
01:19:08de passer
01:19:09et l'Iran veut asphyxier
01:19:10naturellement les Etats-Unis
01:19:11et plus généralement
01:19:12le monde occidental
01:19:13et l'économie mondiale
01:19:15donc à un moment donné
01:19:16naturellement
01:19:17vous avez parlé
01:19:17de monter en puissance
01:19:18enfin de monter aux extrêmes
01:19:19je pense que
01:19:21cela ne peut se résoudre
01:19:22cette contradiction absurde
01:19:24ne peut se résoudre
01:19:24en effet que par
01:19:25le recours à nouveau
01:19:27à la violence
01:19:27en tout cas
01:19:28à la violence des armes
01:19:29je ne vois pas autrement
01:19:29et je commence
01:19:30à m'interroger également
01:19:31tout de même
01:19:32sur le peu de solidarité
01:19:33du camp occidental
01:19:34qui est partie prenante
01:19:36naturellement
01:19:37dans ces défis économiques là
01:19:38et singulièrement
01:19:39de la France
01:19:40parce que la France
01:19:40malgré tout
01:19:41a dit qu'elle
01:19:42elle était prête en effet
01:19:43à prêter main forte
01:19:45mais sans envoyer de bateau
01:19:46sans envoyer de navire
01:19:47sans envoyer de force
01:19:48et donc je ne vois pas très bien
01:19:50outre cette situation absurde
01:19:51nous sommes spectateurs
01:19:51Yvan
01:19:52outre cette situation absurde
01:19:54je ne vois pas très bien
01:19:54comment on peut se sortir
01:19:56de ces contradictions là
01:19:57voilà
01:19:57c'est tout ce que je peux dire
01:19:59très modestement
01:20:00de cet imbroglio
01:20:02ce qui est important
01:20:04de comprendre
01:20:05c'est que Donald Trump
01:20:06a pris cette décision
01:20:07après avoir rencontré
01:20:08Brad Cooper
01:20:10et aussi son ministre
01:20:12de la défense
01:20:12Brad Cooper
01:20:13c'est l'amiral
01:20:13chef d'état-major
01:20:14exactement
01:20:15qui dirige
01:20:16le commandement central
01:20:17et en fait
01:20:18ce qui se dit
01:20:18dans les coulisses
01:20:19de la Maison-Blanche
01:20:20selon la presse américaine
01:20:22c'est que Donald Trump
01:20:23est exaspéré
01:20:23par la situation actuelle
01:20:25c'est à dire
01:20:25qu'il n'y a pas de guerre
01:20:26officiellement
01:20:27personne ne tape
01:20:28sur l'un sur l'autre
01:20:30et puis en même temps
01:20:30il n'y a pas de négociation
01:20:31qui bouge
01:20:32donc ce qu'il a décidé
01:20:33de faire Donald Trump
01:20:34c'est cette solution là
01:20:35c'est de faire
01:20:36cet effet d'annonce
01:20:36pour que les choses bougent
01:20:38et justement
01:20:38pour faire pression
01:20:39sur l'Iran
01:20:40pour aller
01:20:41à la table des négociations
01:20:42parce que ça négocie
01:20:43l'Iran a présenté
01:20:44un plan en 14 points
01:20:45ça ne plaît pas
01:20:46évidemment aux américains
01:20:47et donc on essaye encore
01:20:48de trouver quelques points
01:20:50sur lesquels
01:20:51on pourrait être d'accord
01:20:52donc ce qu'il attend
01:20:53Donald Trump
01:20:53c'est de voir
01:20:54jusqu'où les iraniens
01:20:55peuvent aller
01:20:55est-ce que finalement
01:20:56c'est eux qui vont lancer
01:20:58les hostilités
01:20:58donc on va
01:21:00et mener encore
01:21:01des frappes
01:21:02sur les installations iraniennes
01:21:04mais la crainte
01:21:05encore une fois
01:21:06et c'est ce que craint
01:21:06aussi Donald Trump
01:21:07c'est que l'Iran
01:21:09retape les pays
01:21:11du Golfe
01:21:11et plusieurs fois
01:21:13ils ont menacé
01:21:15des installations
01:21:17les stations
01:21:18des salmands d'eau
01:21:20il y a aussi
01:21:20toutes les installations
01:21:21électriques
01:21:22du Qatar
01:21:23de Bahreïn
01:21:23et des Émirats Arabes Unis
01:21:24donc c'est la solution
01:21:26la moins pire
01:21:27entre guillemets
01:21:28celle de dire
01:21:29qu'on est en train
01:21:30d'ouvrir
01:21:30le détroit
01:21:31Emmanuel Macron
01:21:32avant de vous entendre
01:21:33Arthur Devatrican
01:21:34qui appela une réouverture
01:21:35concertée
01:21:36entre l'Iran
01:21:36et les Etats-Unis
01:21:37de ce détroit
01:21:38d'Hormuz
01:21:38écoutez-le
01:22:09de permettre la libre navigation
01:22:11et de le faire
01:22:12sans restrictions
01:22:13et sans péage
01:22:14Dubitatif
01:22:15Emmanuel Macron
01:22:17Les gardiens de la révolution
01:22:18ont le temps
01:22:19ont le temps
01:22:19et Trump a une montre
01:22:20donc ce qui déséquilibre
01:22:21il n'aurait pas le débat
01:22:22alors non pas que les Américains
01:22:24soient très intéressés
01:22:25par la guerre en Iran
01:22:26je pense qu'une partie
01:22:27d'entre eux
01:22:27ne sait même pas
01:22:28que la guerre existe
01:22:28en revanche
01:22:29Trump sait qu'il y a
01:22:30des conséquences
01:22:31qui peuvent arriver
01:22:31je vous rappelle
01:22:32qu'il y a une élection
01:22:32en mi-mandat
01:22:33qui arrive en novembre
01:22:34que Trump a été élu
01:22:35sur une base populiste
01:22:37méthode 2016
01:22:38plus réélection en 2022
01:22:39mais avec une alliance
01:22:41de plusieurs personnalités
01:22:43ou plusieurs courants de pensée
01:22:44qui sont les élites
01:22:45qui vont des postes libéraux
01:22:46aux lumières sombres
01:22:47comme on les appelle
01:22:48aujourd'hui
01:22:48et ces élites
01:22:50se divisent
01:22:51sur différents avis
01:22:52pas forcément sur l'Iran
01:22:53mais sur différents avis
01:22:54et concernant
01:22:55la base électorale de Trump
01:22:57je rappelle
01:22:58qu'il a été élu
01:22:59avec J.D. Vance
01:23:00sur le vote ouvrier
01:23:02contre les démocrates
01:23:03qui ont abandonné
01:23:04la classe populaire
01:23:06or les salaires
01:23:07depuis que Trump est là
01:23:08n'ont pas été réélevés
01:23:10beaucoup d'Américains
01:23:11vivent encore
01:23:12sur l'état-providence
01:23:14or vous avez un problème
01:23:16de déficit budgétaire
01:23:17si on résume grossièrement
01:23:20vous avez trois dépenses principales
01:23:21le service de la dette
01:23:22la dépense sociale
01:23:24et la défense
01:23:25sur quoi peut agir
01:23:25Donald Trump
01:23:26la défense
01:23:27or la guerre
01:23:27c'est entre 500 millions
01:23:28et 1 milliard
01:23:29selon l'estimation
01:23:30de dollars par jour
01:23:32il va devoir rendre des comptes
01:23:33aux Américains
01:23:34pas que lui
01:23:34aussi les gens
01:23:36des sénateurs
01:23:36au contraire
01:23:36et puis les suivants
01:23:38donc il y a ça aussi
01:23:39les Iraniens
01:23:40les gardiens de leur révolution
01:23:42se foutent de leur peuple
01:23:43et jouent leur survie
01:23:44Trump c'est pas du tout
01:23:45il ne vit pas la même chose
01:23:46je repense encore
01:23:48aux mots d'Emmanuel Macron
01:23:49mais d'Eck Raffray
01:23:50Emmanuel Macron
01:23:51qui dit dans l'extrait
01:23:52qu'on vient d'entendre
01:23:53que le plan américain
01:23:54n'est pas très clair
01:23:55on ne peut pas lui donner
01:23:56complètement tort
01:23:57à Emmanuel Macron
01:23:58sur ce coup là
01:23:59une fois n'est pas coutume
01:24:00moi je trouve que la position
01:24:01d'Emmanuel Macron
01:24:02et surtout de la position française
01:24:03est une position prudente
01:24:05et d'ailleurs
01:24:06le problème c'est qu'on est
01:24:06très souvent prudents
01:24:07mais bon c'est un autre sujet
01:24:09écoutez parlons de cette
01:24:10oui oui oui
01:24:10mais vous avez raison
01:24:11je dis on ne peut pas lui donner
01:24:12complètement tort
01:24:13c'est vrai qu'il souffle le chaud
01:24:14il froid Donald Trump
01:24:15sur ce sujet
01:24:16et c'est compliqué
01:24:16parlons de ce segment
01:24:17et si vous faites juste
01:24:18un petit comparaison européenne
01:24:20vous avez vu que sur ce sujet là
01:24:21Emmanuel Macron
01:24:22il est quasiment aligné
01:24:24comme une
01:24:24sur notamment l'italienne
01:24:26qui était réputée
01:24:27être totalement dépendante
01:24:28de la pensée américaine
01:24:30que ce soit Biden ou Trump
01:24:31d'ailleurs
01:24:31et aujourd'hui
01:24:32elle fait un virage
01:24:35remarqué
01:24:35et remarquable
01:24:37sur la manière
01:24:38dont elle se raccroche
01:24:39ou beaucoup moins
01:24:40aujourd'hui
01:24:40vis-à-vis de Trump
01:24:41vous avez remarqué aussi
01:24:43que Frédéric Schmetz
01:24:44le chancelier allemand
01:24:45est violemment pris à partie
01:24:47par Donald Trump
01:24:48ces derniers jours
01:24:49qui lui reproche
01:24:50en fait
01:24:50d'avoir dit
01:24:51que sa stratégie
01:24:53était inète
01:24:53en Iran
01:24:54donc vous voyez que
01:24:55les chancelleries européennes
01:24:57en fait
01:24:58sont toutes sur le même portage
01:25:00et je trouve que
01:25:01Emmanuel Macron
01:25:02est prudent
01:25:03c'est une guerre
01:25:04qui n'est pas à l'échelle
01:25:05des Européens
01:25:06d'ailleurs c'est une guerre
01:25:07que les Européens
01:25:07n'ont pas déclenché
01:25:08et en revanche
01:25:10l'initiative franco-britannique
01:25:13je vais être encore
01:25:14peut-être à contre-emploi
01:25:15pardonnez-moi
01:25:16mais
01:25:16de se positionner
01:25:18comme un recours
01:25:19une fois que les armes
01:25:20auront parlé
01:25:20pour intermédier
01:25:22en fait
01:25:23la réouverture
01:25:24du golfe
01:25:25du détroit d'Hormuz
01:25:27est une initiative
01:25:27assez maligne
01:25:28maintenant
01:25:29on en est au stade politique
01:25:30et le jour
01:25:31où cela
01:25:32ça va se transformer
01:25:32en une véritable
01:25:34opération militaire
01:25:36on verra
01:25:38moi je trouve que
01:25:39c'est quand même
01:25:39une façon
01:25:39de tirer avantage
01:25:41d'une situation
01:25:41dans laquelle
01:25:42on n'aura pas
01:25:42beaucoup agi
01:25:43Yvan voulait répondre
01:25:44et Meryadek
01:25:45je vous rends la parole
01:25:45pour conclure
01:25:46malgré tout
01:25:47dans ces critiques
01:25:48qui sont maintenant
01:25:48portées aux Etats-Unis
01:25:49on peut les comprendre
01:25:50en effet
01:25:50il y a eu une sous-évaluation
01:25:51de la menace
01:25:53mais simplement
01:25:53on en arrive souvent
01:25:55et je le remarque
01:25:56notamment sur les
01:25:57prises d'oppositions
01:25:58occidentales et françaises
01:25:59on en arrive maintenant
01:25:59à ce que ce soit
01:26:00le régime des Mollas
01:26:01qui soit soutenu
01:26:02par une partie de l'Occident
01:26:03qui en tout cas
01:26:03reconnaît que les Mollas
01:26:05soutenu je ne sais pas
01:26:07mais c'est vrai
01:26:08qu'il y a un peu
01:26:08de complaisance
01:26:09j'entends un peu
01:26:10de complaisance
01:26:11de soutien
01:26:11je ne vous dirai pas
01:26:12jusque là
01:26:12soutien en tout cas
01:26:13admiratif
01:26:14un soutien admiratif
01:26:15ou un soutien
01:26:15et une admiration
01:26:16et surtout
01:26:17je vois à quel point
01:26:18maintenant
01:26:18la personnalité
01:26:20du fils du Shah d'Iran
01:26:22est maintenant
01:26:24conspuée par toute
01:26:24une partie d'une opinion
01:26:25qui le trouve ridicule
01:26:26et qui le désigne
01:26:27comme étant simplement
01:26:28l'instrument des Etats-Unis
01:26:29or je trouve en effet
01:26:31que cet homme-là
01:26:31me semble tout à fait remarquable
01:26:33quand il s'érige
01:26:35en opposant
01:26:37à ce totalitarisme islamique
01:26:38que l'on combat
01:26:38encore une fois
01:26:39c'est un totalitarisme
01:26:40que l'on combat
01:26:40et encore une fois
01:26:41c'est un peuple
01:26:41majoritairement musulman
01:26:42qui rejette l'islam
01:26:44et 30 secondes pour répondre
01:26:46parce que l'émission
01:26:46est terminée
01:26:47pour résumer
01:26:47d'un côté
01:26:48vous avez les Iraniens
01:26:49qui donnent le tempo
01:26:50qui verrouillent le golfe
01:26:52et de l'autre
01:26:53vous avez les Américains
01:26:54qui ne veulent pas lâcher
01:26:56leur objectif
01:26:56une capitulation
01:26:57par la négociation
01:26:58et on a
01:26:59ces deux affrontements
01:27:00qui aujourd'hui
01:27:01ne sont pas résolus
01:27:02je regarde
01:27:03parce que j'ai
01:27:03une dernière dépêche
01:27:04qui vient de tomber
01:27:05mais non
01:27:05ce sont des développements
01:27:06un peu plus longs
01:27:07sur le navire sud-coréen
01:27:08en feu
01:27:08qu'on a vu
01:27:09avec Dora Abdelrazik
01:27:10la suite
01:27:10et les dernières informations
01:27:12de toute façon
01:27:12c'est Laurence Ferrari
01:27:13qui vous les donnera
01:27:14dans une poignée de minutes
01:27:15dans Punchline
01:27:16Thomas Goussard
01:27:17et Naomi Benhamou
01:27:17ont préparé cette émission
01:27:18merci à eux
01:27:19merci à vous
01:27:20d'avoir participé
01:27:21en plateau
01:27:21merci surtout à vous
01:27:22de nous suivre fidèlement
01:27:23à demain 15h
01:27:24pour 120 minutes info
01:27:26la suite des programmes
01:27:26tout de suite sur CNews
01:27:27merci à vous
01:27:28merci à vous
01:27:29merci à vous
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