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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Laurent Nouniez.
00:03Bonjour à vous, ministre de l'Intérieur. Beaucoup de sujets à voir ce matin.
00:07D'abord ce PSG, cette victoire du PSG hier face au Bayern Munich.
00:11Il se qualifie pour la finale de la Ligue des Champions le 30 mai prochain à Budapest.
00:16Mais malheureusement, au-delà de la joie des supporters, il y a eu des débordements.
00:21Des policiers qui ont été agressés, des débordements en marche des Champs-Elysées
00:25que vous aviez complètement bloqués pour éviter ces scènes de violence.
00:28Est-ce que vous avez un bilan à nous donner ce matin ?
00:30Oui, d'abord je condamne évidemment ces débordements qui deviennent malheureusement habituels
00:33les soirs de victoire du Paris-Saint-Germain puisque nous sommes à Paris.
00:37Mais est-ce qu'on doit s'habituer justement ?
00:38Non, on ne s'habitue pas à ça. Je condamne extrêmement fermement.
00:42Vous avez toujours des centaines d'individus qui créent ces débordements
00:45à l'issue des festivités, même pendant les festivités,
00:48et qui cherchent à s'en prendre aux forces de l'ordre, à piller des commerces également.
00:52Le bilan, d'abord je veux remercier et féliciter le préfet de police,
00:56l'ensemble de ces équipes qui sont intervenues systématiquement
01:00conformément aux instructions qui sont les miennes,
01:02qui étaient celles aussi de mes prédécesseurs,
01:04c'est de ne tolérer aucun débordement et d'intervenir systématiquement.
01:08C'est ce qui a été fait hier soir, systématiquement.
01:10Il n'y a pas eu à ma connaissance de pillage de commerce,
01:12il y a eu une tentative, elle a été empêchée.
01:14Le bilan, c'est 128 interpellations sur l'agglomération parisienne,
01:17dont c'est 127, dont 108 à Paris, 107 à Paris.
01:24Et des blessés aussi en raison de dangereux techniques ?
01:26Oui, bien sûr, on a 11 blessés parmi les personnes qui étaient sur l'espace public,
01:32dont une grave en faisant usage d'un mortier.
01:36Et puis parmi les policiers, on a quand même 23 policiers légèrement blessés.
01:3923 policiers légèrement blessés.
01:40Mais encore une fois, je veux saluer la grande réactivité
01:42des effectifs de la préfecture de police, du préfet de police.
01:45Il y avait un dispositif, évidemment, on ne peut que condamner ces débordements,
01:48mais ce qui est important, c'est la réponse policière qui est apportée systématiquement.
01:51On intervient systématiquement.
01:52Ils ont essayé de bloquer le périphérique, ils en ont été empêchés.
01:55Chaque fois qu'il y a eu des tentatives de dégradation de pillage de commerce,
01:58ils en ont été empêchés.
01:59Il y aura toujours cette réponse de grande fermeté.
02:00C'est-à-dire qu'il y aura un dispositif encore plus important pour le 30 mai prochain, lors de
02:04la finale ?
02:04Oui, le 30 mai, oui, c'est le final.
02:05Vous avez doublé le dispositif, c'est ce que vous avez fait.
02:06Oui, on a l'expérience de l'année dernière.
02:10On va discuter aussi avec le maire de Paris, qui a annoncé de manière unilatérale la création d'une fanzone.
02:15En général, on discute un peu avec le préfet de police.
02:18Ça n'a pas été le cas.
02:19Ça n'a pas été le cas, il faudra qu'on voit où cette fanzone va être organisée.
02:22Mais évidemment, le soir de la finale, il y a des risques de débordements importants.
02:27Et je veux redire ici, à votre antenne, qu'il y aura une réponse qui aura la même fermeté que
02:30celle d'hier soir.
02:31Des interventions systématiques, on ne tolère pas de débordements.
02:33Ça veut dire qu'on ne peut plus, aujourd'hui, fêter un événement sportif sans tout casser, c'est ça
02:37?
02:37Si on peut fêter un événement sportif, on peut fêter un événement sportif.
02:40Ça se passe dans les grandes capitales européennes.
02:42Ça se passe aussi en France.
02:44Ça se passe quand il y a des victoires de l'équipe de France, du Paris Saint-Germain.
02:48Ça se passe.
02:48Mais il y a toujours quelques centaines d'individus qui viennent pour créer des troubles.
02:51Et ils ont toujours une réponse très ferme de l'État.
02:53Un mot des forces de l'ordre, selon les informations européennes du renseignement territorial,
02:57les agressions contre les policiers ont bondi de 19% au premier trimestre.
03:0117 policiers sont agressés chaque jour dans notre pays.
03:05C'est bande contre bande, aujourd'hui, Laurent Nunez, en France ?
03:08Non, ce n'est pas bande contre bande.
03:09D'abord, vous avez raison de souligner que les violences urbaines,
03:12d'une manière générale, depuis le début de l'année,
03:14elles baissent plutôt.
03:15Elles vont être à presque moins 10%.
03:16Mais au sein de cette catégorie,
03:18les atteintes aux forces de sécurité intérieure augmentent.
03:21Elles augmentent de 19% depuis le début de l'année.
03:24C'est à peu près un quart des violences urbaines.
03:25Évidemment, ça nous inquiète.
03:27Il y a des prises à partie des forces de l'ordre dans les quartiers.
03:29C'est d'ailleurs pour cela que j'ai passé des instructions
03:33aux préfets et aux directeurs de police qui sont très claires.
03:36C'est l'intervention systématique.
03:38L'intervention systématique, contrairement à ce que j'ai pu entendre encore
03:41il y a quelques jours sur votre antenne d'un chroniqueur
03:43qui disait que les préfets ont l'instruction de ne pas intervenir.
03:47Le ministre lui-même donnait ses instructions.
03:48Non, on intervient systématiquement.
03:50J'ai été encore aux côtés des policiers dans les Yvelines
03:53il y a quelques jours où il y a eu des violences urbaines importantes.
03:56Ils interviennent systématiquement.
03:58Je veux saluer évidemment leur courage.
03:59Et la réponse de l'État, c'est toujours celle de la fermeté.
04:01On va évoquer dans un instant la Free Party.
04:04Juste, le député insoumis Thomas Porte demande une commission d'enquête
04:06sur les crimes, entre guillemets, policiers.
04:09Qu'est-ce que vous lui dites ?
04:09Non mais c'est insupportable.
04:11Je pense qu'en réalité, c'est les députés de la France insoumise
04:14chaque fois qu'il y a des interventions de police
04:16ils vous expliquent que ce sont des violences policières.
04:18Systématiquement.
04:18C'est-à-dire que ces personnes sont contre la police
04:20en tout cas contre une police armée et qui intervient
04:23et qui fait rétablir l'ordre et qui rétablit l'ordre.
04:25Donc ils sont pour les délinquants ?
04:26Je n'irai pas jusque-là quand même.
04:28Mais enfin, ce faisant, ils facilitent un peu le travail
04:31de ceux qui sèment le désordre dans notre pays.
04:33Il est normal que la police intervienne de manière proportionnée.
04:36Elle est sous contrôle comme aucun autre corps.
04:38Comme aucun autre corps.
04:39Et c'est aussi vrai de la gendarmerie nationale.
04:41Et donc voilà, je trouve que ces propos sont extrêmement graves.
04:45Sont extrêmement graves pour la concorde républicaine
04:47au sein de notre pays.
04:48Il est normal que la police donne la force
04:50quand il y a des dégradations.
04:51C'est normal et c'est légitime.
04:52Laurent Nouniaz, vous êtes notre invité sur CNews et sur Europe 1.
04:56Autre événement qui a beaucoup fait polémique,
04:59cette Free Party qui s'est déroulée jusqu'à mardi soir
05:01dans les environs de Bourges, dans le Cher.
05:03Réunissant près de 20 000 participants.
05:05Là encore, des gendarmes ont été blessés
05:06lors de l'évacuation très compliquée des lieux.
05:08Ils les transportaient à l'hôpital de Bourges.
05:09Ils ont reçu des boules de pétanque,
05:11des tirs de mortier, des cocktails Moletov.
05:13Ce n'était pas une fête.
05:14C'était un rassemblement interdit sur un site militaire interdit.
05:17On ne sait plus faire respecter la loi sur notre territoire.
05:19Ce qui s'est passé, d'abord, ces rassemblements musicaux illégaux,
05:24qu'on appelle la REF Party, nous, on dit des rassemblements musicaux illégaux,
05:27ils n'étaient pas déclarés, il n'y a eu aucun contact avec la préfecture.
05:29La préfecture ne l'avait pas interdit ?
05:31Oui, c'était interdit, évidemment.
05:32Mais vous avez des milliers de personnes qui convergent dans la nuit
05:35de plusieurs points du territoire et qui s'installent sur un terrain.
05:37Et on ne sait pas les empêcher de faire ?
05:38C'est toujours comme ça que ça se passe.
05:39Une fois qu'ils sont installés, c'est très compliqué de les déloger.
05:42Je comprends que nos concitoyens ne comprennent pas
05:43qu'on ne puisse pas intervenir.
05:45En amont, juste avant.
05:46Vous êtes sur une zone qui est un polygone militaire que je connais bien
05:49puisque je suis originaire du département du Cher.
05:51Je connais bien cette zone.
05:52Je vous assure que quand vous la traversez en méconnaissance
05:54des règles applicables, vous êtes verbalisés.
05:56Je comprends que nos concitoyens, je comprends que les riverains,
05:58je comprends que les habitants du département du Cher
06:00ne comprennent pas qu'on ne puisse pas intervenir dans ces cas-là.
06:03Mais une fois qu'ils sont installés, c'est très compliqué de les déloger.
06:05J'entends. Une fois qu'ils sont installés, c'est quasi impossible.
06:07Comment on peut les empêcher en amont ?
06:08Les camions qu'amènent la SONO, c'est imposant.
06:10En revanche, ce qu'on a fait, on a fait faire des contrôles.
06:12Moi, je suis allé sur place.
06:13J'ai eu une réunion avec le préfet que je veux saluer,
06:16le préfet, les gendarmes qui sont impliqués.
06:18Et on a procédé à des contrôles systématiques en sortie,
06:21contrôles de l'acolimie, contrôles de l'SUQ,
06:23verbalisation systématique, puisque ça n'est malheureusement
06:25qu'une contravention.
06:26Malheureusement, ça n'est qu'une contravention.
06:28Et puis ensuite, on a saisi tout le matériel.
06:30700 mètres cubes de matériel.
06:31Mais vous n'avez pas le moyen d'agir en amont, monsieur le ministre ?
06:32En amont, en amont d'abord.
06:34En amont, il y a deux façons d'agir.
06:36D'abord, il faut que nos textes soient plus dissuasifs.
06:37Ça les fera réfléchir avant de faire ce type d'action.
06:42Il faut que ce soit délictuel, qu'on puisse avoir des gardes à vue,
06:44qu'on puisse poursuivre, y compris pour les participants.
06:46Quand vous occupez pendant 3-4 jours un terrain comme ça a été fait,
06:49avec de nombreuses dégradations pour les agriculteurs,
06:51pour les riverains, des nuisances, pendant 3 ou 4 jours,
06:53vous ne pouvez pas être sanctionné d'une simple contravention
06:56comme une simple infraction routière.
06:58Ce n'est pas possible.
06:58Donc, on veut créer un délit.
06:59C'est ce que je porte dans le projet de loi Riposte.
07:01Et puis, en amont, c'est compliqué.
07:04C'est compliqué de prévenir ce type de mouvement
07:06parce qu'ils s'organisent de manière quasi-militaire.
07:09Et les services de renseignement, non pas pour des groupes festifs,
07:12finalement, ils n'organisent que des fêtes.
07:14Mais ça crée des nuisances.
07:15On n'est pas sur des groupes radicaux-violents
07:16où on peut mettre en place des techniques de renseignement et plus intrusives.
07:19Ce que j'ai dit hier au Sénat, c'est que quand même,
07:20on peut s'interroger...
07:21Une organisation militaire et nous, on est incapables de répondre à ça.
07:23On peut quand même s'interroger sur le fait,
07:24quand vous occupez, comme ça a été le cas hier, un terrain militaire
07:27sur lequel on n'a pas le droit de pénétrer,
07:29que vous avez une revendication qui est clairement d'ultra-gauche.
07:32C'était anti-militariste.
07:34Qui vous visait particulièrement ?
07:35Qui me visait par ailleurs.
07:36D'abord, on visait les armées,
07:39puisque c'était sur un champ militaire.
07:40On visait le ministre de l'Intérieur,
07:41qui, on le sait, combat les RFP,
07:43les organisateurs de RFP,
07:44parce qu'il est originaire de Bourges,
07:46né à Bourges, où il a toutes ses attaches,
07:47donc on vient dans le chair.
07:48Voilà, je pense que la façon dont ils ont procédé
07:50mérite qu'on s'interroge pour savoir
07:52s'il ne faut pas monter en puissance
07:53sur le suivi de renseignement de ces groupes
07:56qui, finalement, créent des violences qui sont inacceptables.
07:58Ça paraît évident.
07:59Hier, le Sénat a adopté votre proposition de loi Riposte,
08:02qui vise à renforcer l'arsenal juridique,
08:03justement, alors, contre ces free parties illégales,
08:06mais aussi contre les radios urbains,
08:08les tirs de mortier d'artifice,
08:09les protocytes d'azote,
08:10et il crée un délit de participation à ces événements.
08:14Est-ce que cela aurait arrêté ces délinquants ou pas ?
08:17En tout cas, on aurait pu les verbaliser plus sévèrement,
08:19avec du délit.
08:21Ça veut dire, le délit, c'est, pour comprendre ce que ça veut dire,
08:23ça veut dire des peines de prison,
08:24des amendes extrêmement fortes,
08:26et puis la possibilité d'aller en garde à vue.
08:28Je pense que ce sera plus dissuasif, ça me paraît assez clair.
08:30Et dans le projet Riposte, d'ailleurs,
08:31on vise à durcir systématiquement
08:34les sanctions d'un certain nombre d'infractions
08:36insupportables pour nos concitoyens,
08:37et qui persistent.
08:38Les rêves parties, les rodéos,
08:40les violences dans le sport,
08:41on l'a vu hier soir,
08:41les violences autour du sport,
08:44le protocytes d'azote,
08:45l'usage de mortier contre les forces de l'ordre.
08:46Tout à l'heure, on parlait des violences
08:47contre les forces de l'ordre,
08:49qui augmentent de 19%.
08:50La plupart du temps, c'est l'usage de mortier.
08:52Donc voilà, on durcit la sanction.
08:53Puis par ailleurs, dans ce texte,
08:54on vise aussi à faciliter les procédures.
08:57C'est d'abord un choc d'autorité,
08:58des sanctions,
08:58et puis un choc d'efficacité.
08:59Moi, je veux aussi que les policiers puissent,
09:01et les gendarmes puissent avoir des moyens accrus
09:02de lutter contre la délinquance.
09:04Donc on permet d'utiliser la vidéo assistée,
09:09la vidéoprotection assistée,
09:10comme on l'avait fait pendant les JO,
09:12sur des bâtiments fréquentés par un nombre public,
09:15dans des lieux publics.
09:16On permet aussi une meilleure utilisation
09:18des lecteurs automatisés,
09:19des plaques d'immatriculation,
09:20pour mieux surveiller les flux,
09:22pour lutter contre tout type de délinquance,
09:25pouvoir conserver les données plus longtemps.
09:27On permet également aux policiers et gendarmes
09:28d'avoir des possibilités accrues
09:29en matière de fouilles sur les zones frontalières.
09:32Voilà, donc on renforce à la fois les sanctions
09:34et les possibilités d'action des forces de sécurité.
09:36Et protéger aussi les policiers
09:38avec un système de présomption de légitime défense,
09:41parce que souvent, ils hésitent, eux,
09:43à riposter par faire des sanctions
09:45qui tombent sur...
09:46Alors ça, c'est un autre texte
09:48qui a été déposé par un parlementaire
09:50des Républicains,
09:51qui s'appelle M. Éric Pogé,
09:53qui a déposé un texte
09:54que nous avons ensuite réécrit,
09:56qui a été réécrit avec le gouvernement
09:57sur un amendement gouvernemental
09:58et qui vise à considérer
09:59que quand les policiers et les gendarmes
10:02feront un usage des armes,
10:04de leurs armes,
10:06il y aura une présomption d'usage légitime.
10:08Voilà, donc ce texte,
10:09il n'a pas complètement,
10:11il n'a pas abouti,
10:12il reste encore,
10:13il doit rester une petite demi-heure
10:14de discussion
10:15et on va maintenant rapidement
10:16le réinscrire à l'Assemblée
10:17pour le faire adopter.
10:18C'est important pour les policiers
10:19et c'est un message important
10:20de considérer que
10:22quand ils utilisent leurs armes,
10:23ils sont présumés
10:24de le faire de manière légitime.
10:25C'est une présomption simple,
10:27elle tombe très vite,
10:27il suffit de...
10:28Elle peut très vite être démontée,
10:30mais en termes de symboles,
10:32c'est extrêmement important
10:33et y compris, je pense,
10:34que nos concitoyens,
10:35ils sont très favorables.
10:36Quand un policier et un gendarme
10:37doit malheureusement
10:39faire usage de la force,
10:41c'est toujours pour de bonnes raisons,
10:42il n'y a que des cas extrêmement limités
10:44où c'est fait à tort
10:46et donc, pour moi,
10:48c'est un texte extrêmement important
10:49et je me battrai jusqu'au bout
10:50pour qu'il soit vraiment inscrit
10:51et adopté.
10:51Encore un mot rapide
10:52sur le projet de loi Riposte,
10:53sur le narcotrafic,
10:55vous voulez augmenter
10:56les amendes pour les consommateurs,
10:58les passer de 200 à 500 euros.
11:00Là, on a dit sur nous ça
11:02une suspension du permis de conduire
11:03en cas de condamnation.
11:04Ça va dans le bon sens,
11:05mais est-ce que c'est assez...
11:06est-ce que c'est suffisant
11:07pour dissuader les consommateurs ?
11:09Oui, alors c'est un élément du tout
11:11de la lutte contre le narcotrafic.
11:13On part du consommateur
11:16aux deals de rue,
11:18aux bas de spectre
11:18jusqu'aux importateurs de cocaïne
11:22qui opèrent dans les Antilles,
11:24en Amérique du Sud.
11:24C'est un élément
11:25de toute notre pièce
11:27de lutte contre le narcotrafic
11:28et c'est extrêmement important.
11:29Les consommateurs
11:29ont une responsabilité
11:31dans tout ce qui se passe.
11:31Ils ont une responsabilité,
11:32il faut qu'ils le comprennent clairement
11:34et c'est pour ça
11:34qu'à la demande du président de la République,
11:36on a augmenté l'amende,
11:37on va augmenter l'amende
11:38qui passe de 200 à 500 euros.
11:40Laurent Nunez,
11:41on est sur CNews et sur Europe 1.
11:42On va parler de l'Algérie.
11:43Vous êtes allé en Algérie
11:45en février dernier
11:46pour échanger avec vos homologues.
11:48On vous a beaucoup reproché
11:49le fait d'être trop laxiste
11:50par rapport à l'Algérie,
11:52de ne pas tenir une posture
11:53de fermeté.
11:54Quels sont les chiffres
11:55que vous avez par exemple
11:55en matière de reconduction
11:57de ressortissants algériens
11:58condamnés sur le sol français ?
11:59Est-ce que le chiffre
12:00d'une trentaine
12:01de laissés-passés consulaires
12:02accordés est le chiffre
12:03que vous nous annoncez ce matin ?
12:05Non, d'abord,
12:05ce que je veux dire,
12:06c'est que je suis allé en Algérie
12:07parce que je pense
12:08qu'il fallait sortir
12:09de cette logique
12:10de bras de fer,
12:10d'opposition frontale
12:12avec l'Algérie.
12:13Parce que ça n'a pas marché ?
12:15Un, ça n'a pas marché
12:16et puis deux,
12:17surtout, indépendamment de ça,
12:18moi je ne juge pas
12:19les uns les autres.
12:20Là, vous visez Bruno Retailleau ?
12:21Non, je ne vise pas
12:22Bruno Retailleau.
12:22Je dis attention,
12:23on doit avoir des relations
12:25avec l'Algérie
12:25en matière de sécurité,
12:27en matière migratoire.
12:28On ne peut pas
12:28ne pas avoir de relations
12:29avec l'Algérie.
12:30Voilà, ça a été ma position.
12:32Ce que je veux dire...
12:33Ce n'est pas la soumission, non ?
12:34Non, absolument pas.
12:35Ce n'est pas la soumission.
12:35On est dans un dialogue exigeant.
12:37Ce sont deux grands États
12:38qui se parlent
12:39avec des responsables politiques
12:41qui se parlent,
12:41des responsables de sécurité
12:43qui se parlent
12:43et c'est comme ça
12:44que ça doit fonctionner,
12:45c'est comme ça
12:45que ça a fonctionné.
12:46J'ai suffisamment d'expérience
12:47pour savoir que ça a été productif
12:48en termes de sécurité.
12:49Par le passé,
12:50il faut que ça continue,
12:51il faut que ça le reste.
12:52C'est trop important.
12:53Ce que je veux dire,
12:53c'est que, oui,
12:55effectivement,
12:59à la mi-février,
13:00nous n'avions aucun
13:01laissé-passer des livrets
13:02depuis le début de l'année.
13:03Aucun laissé-passer des livrets.
13:05Et on avait fait
13:05quelques reconduites.
13:06Et de zéro,
13:07on est passé à ?
13:08C'est reparti, évidemment.
13:10On a eu 120 laissés-passer
13:12des livrets
13:13depuis que je suis allé en Algérie
13:14et les reconduites
13:15depuis le début de l'année.
13:16Donc, hier,
13:16on a dépassé les 140.
13:18Évidemment,
13:18il faut qu'on fasse mieux.
13:19Évidemment,
13:20il faut qu'on fasse plus.
13:21Mais les choses
13:22se sont réamorcées
13:22et évidemment,
13:23je m'en félicite.
13:24Et les chiffres sont supérieurs
13:25à ce que j'ai pu lire
13:26ces jours derniers
13:26dans la presse.
13:27Il faut encore faire plus.
13:28Attention,
13:28il faut encore faire plus.
13:29Mais la situation
13:30ne peut que s'améliorer
13:31puisque je vous rappelle
13:31qu'à l'année dernière,
13:32à la même époque,
13:34les relations ont conduit
13:36à ce que nous n'avions
13:38quasiment plus
13:39aucun laissé-passer.
13:40Donc, forcément,
13:40ça ne peut faire
13:41que s'améliorer
13:42et on va poursuivre
13:42dans ce dialogue
13:43exigeant avec l'Algérie.
13:44Est-ce qu'il y a eu,
13:45il y avait une promesse
13:46de reprendre les vols groupés
13:47de la part du président Tebboune ?
13:49Est-ce que cette promesse
13:49a été honorée ?
13:50Pas encore.
13:50Je l'en discutais
13:51avec mon homologue.
13:52J'ai lu d'ailleurs
13:52dans un grand journal
13:53du dimanche
13:54que je souhaitais absolument
13:57rencontrer mon homologue.
13:58Non, je ne souhaite pas
13:58rencontrer absolument mon homologue.
14:00Nous avions convenu
14:00de nous voir
14:01et discuter de la réorganisation
14:02de ces vols groupés
14:03et je vais effectivement
14:04le recontacter
14:04pour qu'on puisse
14:05remettre en place
14:06ces vols groupés.
14:08Voilà, c'est l'autre élément
14:10sur lequel il faut
14:11qu'on aboutisse
14:12maintenant assez vite.
14:13Dans les centres
14:13de rétention administrative,
14:15est-ce que vous savez
14:15combien il y a
14:15de ressortissants algériens ?
14:16Est-ce que le chiffre
14:20il y en a un peu plus de 700
14:21sur 2000 places ?
14:22C'est à peu près
14:2330 à 40 %,
14:24c'est assez variable.
14:25Oui, c'est exactement ce chiffre.
14:27C'est pour ça que c'est important
14:27de reprendre le flux
14:31des reconduites.
14:32Effectivement,
14:32un mot de notre compatriote
14:33Christophe Glees
14:34qui est toujours détenu en Algérie.
14:35Est-ce qu'il y a un espoir
14:36qu'il a renoncé
14:37à son pouvoir en cassation ?
14:38Il y a un espoir
14:38qu'une grâce présidentielle
14:40lui soit octroyée ?
14:41On le souhaite vivement
14:42et chaque fois qu'on discute
14:43avec nos homologues algériens,
14:45chaque fois tout ce qu'on fait
14:45avec l'Algérie,
14:46on a toujours en tête
14:47la situation de Christophe Glees.
14:48Vous savez, moi,
14:49j'ai rencontré à deux reprises
14:51sa mère, son beau-père,
14:52à deux reprises
14:53et voilà,
14:54ils savent que nous sommes
14:55évidemment très attentifs
14:56à cette situation.
14:57Le fait que Kamel Daoud
14:58écrivait un franco-algérien
14:59a été condamné par Alger
15:00à trois ans de prison ferme
15:01pour un livre,
15:02ça vous choque ?
15:03Écoutez,
15:04je n'ai pas de commentaire
15:05à faire, évidemment.
15:06Enfin, évidemment,
15:06je pense que quand un auteur
15:07est condamné pour ce qu'il écrit,
15:08c'est toujours évidemment choquant.
15:10Mais voilà,
15:10je n'ai pas d'autre commentaire
15:12à faire.
15:14On reste très attentifs,
15:16je vous assure,
15:16à la situation de Christophe Glees.
15:17D'accord.
15:18L'autre projet de loi
15:19contre l'antrisme
15:20et le séparatisme
15:21est actuellement examiné
15:22par le Conseil d'État.
15:23Il sera présenté
15:23en Conseil ministre
15:24dans les prochaines semaines.
15:26Ce qui est un peu surprenant,
15:27Laurent Nunez,
15:28c'est que le Sénat a adopté hier
15:29le texte quasiment identique
15:31de Bruno Retailleau
15:32sur le même thème
15:33qu'il avait commencé.
15:33Est-ce qu'il y a une concurrence
15:34entre vous ?
15:35Non, il n'y a pas de concurrence
15:35avec Bruno Retailleau.
15:36La lutte contre l'antrisme ?
15:37Je l'ai dit hier au Sénat.
15:38Je l'ai dit hier au Sénat.
15:40Il n'y a pas de concurrence.
15:41D'abord, l'antrisme,
15:42la lutte contre l'antrisme
15:43s'inscrit dans une continuité
15:44depuis 2017
15:44qui a consisté
15:45à lutter contre le séparatisme,
15:46le séparatisme et l'antrisme.
15:47L'antrisme,
15:48il faut que vos téléspectateurs
15:49comprennent bien ce que c'est.
15:49Qu'est-ce que c'est ?
15:50C'est plutôt la mouvance
15:52des frères musulmans,
15:52du millé-gore-sturc
15:53où on essaie d'investir
15:55la société
15:55avec l'apparence
15:56de la normalité.
15:57Mais en réalité,
15:57le but qu'on a,
15:58c'est d'imposer une loi religieuse.
15:59C'est ça l'antrisme.
16:00C'est plus compliqué à cerner.
16:02Et le gouvernement
16:03travaillait un texte.
16:05M. Bruno Rotaio
16:06a quitté le gouvernement.
16:07Moi, je suis allé
16:07et j'ai été nommé ministre
16:08et j'ai repris le travail
16:09qui était en cours.
16:10Et donc, j'ai amélioré ce texte.
16:11Je l'ai complété
16:12avec des mesures nouvelles.
16:13On l'a mieux réécrit.
16:14On a saisi le Conseil d'État
16:16pour être sûr
16:16de passer la rampe
16:17du Conseil constitutionnel.
16:18Bruno Rotaio a souhaité
16:19déposer une proposition de loi.
16:21Je respecte cette position.
16:22Mais moi, je suis légitime
16:23à dire que je suis
16:24le représentant du gouvernement.
16:25Et M. Rotaio,
16:26c'est mieux que quiconque
16:27que ce travail avait été lancé.
16:29Et il faut aller au bout.
16:31Ça veut dire saisir
16:31le Conseil d'État.
16:34Et bien sûr,
16:35j'ai rajouté
16:36un certain nombre de mesures
16:36par rapport à celles
16:37qui étaient prévues
16:38par Bruno Rotaio.
16:38Ce sont des mesures
16:39qu'on a prévues
16:40de dissolution de structure,
16:42de gel de fond,
16:43de gel administratif
16:43qui n'existent pas
16:44en matière de séparatisme islamique.
16:46Ça n'existe qu'en matière
16:46de terrorisme.
16:47Ce sont des mesures
16:48extrêmement utiles
16:49qu'il faut faire aboutir
16:50et qui sont dans mon projet de loi.
16:52Il y en a d'autres d'ailleurs
16:53que j'ai rajoutés
16:53qui ne sont pas dans le projet
16:54de M. Rotaio
16:55qui n'a pas voulu,
16:56je tiens à lire,
16:57saisir le Conseil d'État.
16:58Ce qui est quand même
16:58une difficulté.
16:59Charles Rodouel
17:00a fait adopter
17:01une proposition de loi
17:03avant-hier
17:03très importante
17:05avec le contour
17:06du gouvernement.
17:07J'ai passé trois jours
17:08à ses côtés
17:08au banc du gouvernement
17:09pour porter la position
17:10du gouvernement
17:10sur notre proposition de loi.
17:12Et nous avons pour cette proposition
17:13de loi saisi
17:13le Conseil d'État.
17:14C'est important
17:15de saisir le Conseil d'État.
17:16Laurent Nouniez,
17:16ça ne visera que l'entrisme islamiste
17:18ou toutes les structures
17:19ou individus séparatistes
17:21comme les groupes d'ultra-droite ?
17:22Ça visera tous les groupes.
17:23Mais c'est aussi le cas
17:24dans le cadre du texte
17:25de M. Rotaio.
17:26L'entrisme islamique
17:26peut venir de l'ultra-droite ?
17:27Non, non, pas du tout.
17:28C'est aussi le cas
17:29dans le texte de M. Rotaio.
17:30C'est-à-dire qu'on prévoit
17:32de dissoudre
17:32un certain nombre de structures
17:33ou par exemple
17:34geler les avoirs administratifs
17:36de structures
17:38qui sont dans l'islamisme politique
17:39comme ils peuvent être
17:40dans la violence
17:41de l'ultra-gauche
17:42ou de l'ultra-droite.
17:43Voilà, c'est un texte large.
17:44C'est-à-dire pour ça
17:45que nous, l'intitulé
17:47du projet du gouvernement
17:48ne vise l'entrisme
17:50et le séparatisme
17:50sans forcément faire référence
17:52à l'islamisme politique.
17:53Même si, évidemment,
17:54ce texte a été écrit
17:55pour lutter contre ces dérives-là.
17:57Mais elles auront vocation
17:58à s'appliquer
17:58à d'autres types de dérives.
17:59Justement, l'article 6
18:01suscite un certain nombre
18:02d'inquiétudes
18:03puisque le ministre
18:04de l'Économie et de l'Intérieur
18:05pourrait décider conjointement
18:06de geler les fonds
18:06et ressources économiques
18:07d'une entité
18:08sans juge,
18:09sans condamnation,
18:10sans procès.
18:11Comment on définit ces critères
18:12et est-ce qu'ils ne peuvent pas
18:13être étendus demain
18:14pourquoi pas à un syndicat
18:15ou à un média ?
18:16Non, parce que non,
18:18ça n'est pas possible
18:18parce que ce texte
18:19qui permet de geler
18:21administrativement des avoirs,
18:22ça existe aussi
18:22en procédure judiciaire
18:23mais là, on permet
18:24de le faire en administratif.
18:25Ça existe déjà dans notre pays
18:26pour le narcotrafic
18:27depuis la loi de la narcotrafic.
18:28Ça existe depuis 2017
18:30pour le terrorisme
18:31et ça existe
18:32pour les ingérences étrangères.
18:34Donc là, on rajoute
18:35le motif du séparatisme
18:36et d'autres motifs.
18:38On fait référence
18:39à un autre article
18:40du Code de sécurité intérieure
18:41qui vise tous les mouvements
18:42qui appellent à la haine,
18:43à la discrimination,
18:44à la violence,
18:45qui vise à s'organiser
18:46en groupe de combat,
18:47qui appellent à la lutte armée.
18:48Donc vous voyez,
18:49on est loin des partis politiques
18:50et des syndicats.
18:51Il ne faut pas avoir de crainte,
18:52on est vraiment
18:52sur la mouvance ultra,
18:54tout ce qui déstabilise
18:56nos intérêts fondamentaux.
18:58On vous a aussi reproché
18:59vos propos sur le voile des fillettes,
19:00ce ne sont pas elles
19:01qui menacent le vivre ensemble.
19:02Est-ce que ce n'est pas
19:03ce voile des fillettes
19:03un des signes manifestes
19:05de l'antrisme islamique
19:06dans notre pays ?
19:06Laurent Nounier ?
19:06Ce n'est pas du tout
19:08ce que d'abord j'avais précisé
19:09à titre personnel,
19:10évidemment,
19:11le voile des fillettes me choque.
19:13Il n'y a pas de libre-arrivée
19:14là-dedans.
19:15J'avais précisé,
19:15j'avais donné cet exemple
19:16pour bien montrer
19:17que le combat
19:18que nous menons
19:18sur le séparatisme
19:19et l'antrisme,
19:20il faut veiller
19:20à ne pas stigmatiser.
19:22Et attention à ces mesures
19:23qui peuvent être justifiées,
19:25mais qui donnent
19:26un mauvais signal
19:26et qui laissent à penser
19:27finalement
19:28que ce contre quoi on lutte,
19:29c'est contre l'islam.
19:30Attention à ces mauvais signals.
19:31C'est tout ce que j'avais voulu dire
19:33ce jour-là.
19:33Et d'ailleurs,
19:34je note que le rapport sénatorial
19:37qui a précédé
19:38la proposition de loi
19:39de M. Rotaillot
19:40prévoyait une interdiction
19:41du voilement des mineurs
19:43comme l'interdiction
19:44du jeune,
19:45au sens religieux
19:46pour les moins de 14 ans.
19:47Et je note avec satisfaction
19:49que finalement,
19:50ces mesures n'ont pas été retenues
19:51dans la proposition de loi.
19:53Et je crois que c'est
19:54une bonne chose.
19:55Il ne faut pas donner de stigme
19:55qui laisse à penser
19:56qu'on stigmatise,
19:57qu'on veut s'en prendre
19:58à nos compatriotes musulmans
19:59parce que le combat
20:00qu'on mène
20:00contre le séparatisme
20:01et l'entrisme.
20:02Il est prioritaire.
20:03Il faut se concentrer
20:03sur le cœur de l'objectif.
20:05Une dernière question,
20:05Laurent Donnier,
20:06sur le canon français.
20:07D'ailleurs,
20:08le recteur de la Grande Mosquée
20:09de Paris estime
20:10qu'il exclut symboliquement
20:11une partie de la population
20:13puisqu'on y mange du porc.
20:14Vous avez été interrogé
20:15au Sénat hier
20:16à ce sujet-là
20:17à propos
20:18qui auraient été tenus
20:20en marge
20:20de ce banquet à Caen
20:21qui aurait été raciste.
20:23Vous avez des remontées ?
20:24Est-ce que vous envisagez
20:25une interdiction
20:26du canon français ?
20:26Non, non, non.
20:27J'ai été interrogé hier
20:28à partir de la situation
20:29de la maire de Quimper
20:30qui avait demandé
20:31à la foire des expositions
20:32de la ville
20:33d'annuler
20:35un dîner
20:36du canon français
20:37et qui fait l'objet
20:39d'insultes
20:39sur les réseaux sociaux
20:40qui sont racistes,
20:41qui sont inacceptables.
20:42Le préfet, d'ailleurs,
20:43est venu la soutenir.
20:44Il y a un sénateur
20:45qui m'a demandé
20:45si j'ai envisagé
20:46d'interdire le canon français.
20:47Ma réponse a été très claire.
20:48De demander au préfet
20:49d'interdire.
20:49Ma réponse a été très claire.
20:51Non, il n'y a pas
20:51de trouble à l'ordre public.
20:53Maintenant,
20:53il y a un cas
20:54qui mérite d'être étudié.
20:55C'est celui du dîner
20:56qui a eu lieu à Caen.
20:58Non pas pendant le dîner,
20:59mais apparemment,
21:00les convives,
21:01lorsqu'ils ont quitté ce dîner
21:04et se sont répandus
21:06dans le centre-ville de Caen,
21:07il y aurait eu des gestes,
21:08des propos racistes
21:09qui auraient été tenus.
21:10On a le maire de Caen
21:11qui nous a écrit
21:12qu'on a eu beaucoup de remontées
21:13qui nous signale tout ça.
21:14Mais je vais vérifier
21:15et j'ai employé
21:16un conditionnel hier.
21:17Je reste évidemment
21:18très prudent.
21:19Pour l'instant,
21:20juridiquement,
21:20il n'y a aucune raison
21:21d'interdire ces dîners.
21:22Par contre,
21:23quand on nous signale
21:24évidemment des propos
21:25qui peuvent être des propos
21:28par le geste nazi
21:29ou de propos racistes,
21:30évidemment,
21:31c'est mon rôle
21:31de ministre de l'Intérieur
21:32de regarder tout cela.
21:34Merci beaucoup,
21:34Laurent Nunez,
21:35d'être venu ce matin
21:36pour évoquer tous ces sujets
21:37sur CNews et sur Europe 1.
21:38Bonne journée à vous.
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