- il y a 3 jours
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Jeff Wittenberg revient sur les questions qui font l’actualité avec Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la France".
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Jeff Wittenberg revient sur les questions qui font l’actualité avec Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la France".
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00:00– Bonjour à tous, bonjour Nicolas Duponti.
00:03– Bonjour Jeffy Tempère.
00:04– Merci d'être avec nous ce matin.
00:06Dans un instant on va parler de votre nouveau livre au titre
00:08« Choc, la liberté ou la mort ».
00:10On en parlera dans un instant, mais d'abord j'aimerais avoir
00:12votre regard sur les sujets chauds du moment,
00:14en particulier cette polémique sur le 1er mai.
00:18Est-ce que vous êtes de ceux qui considérez que le 1er mai
00:19c'est un jour férié, échaumé, intouchable ?
00:22On a vu par exemple que le Premier ministre
00:24y a rapporté son soutien à un boulanger
00:26qui a été verbalisé parce qu'il employait
00:28des salariés en ce 1er mai.
00:30– Pourquoi diviser les Français sur quelque chose
00:32qui est tellement simple ?
00:34Il suffisait d'autoriser les artisans boulangers
00:38et les artisans fleuristes à ouvrir, pas plus.
00:41Et on réconciliait tous les Français.
00:43Mais en fait moi j'ai eu l'impression qu'on faisait diversion,
00:47en tout cas que le Premier ministre et tous les autres.
00:49– Pourquoi ?
00:49– Parce qu'en fait le 1er mai c'est le jour
00:52de l'augmentation du prix du gaz,
00:53le prix des carburants est insoutenable
00:56pour des millions de Français.
00:58Vous avez l'application du Mercosur,
01:00l'accord de libre-échange qui va ruiner les agriculteurs.
01:03Donc en fait on amuse la galerie avec des polémiques
01:06qui sont sans objet et on ne s'occupe pas des vrais problèmes
01:11qui ne sont pas le 1er mai,
01:12qui sont tous les autres jours de l'année.
01:14Comment on récompense le travail dans notre pays ?
01:16Aujourd'hui on ne peut plus vivre de son salaire
01:20pour des millions de Français.
01:21L'économie est à l'arrêt.
01:23– Alors vous parlez…
01:24– Donc il faut peut-être s'occuper de ça
01:25plutôt que de se chamailler sur l'ouverture de trois commerces.
01:29– Franchement c'est un peu plus que trois commerces
01:30mais vous parliez à un instant…
01:32– On pourrait régler le problème.
01:33– Sur la hausse du prix des carburants,
01:34qu'est-ce que vous préconisez ?
01:37Est-ce que par exemple vous êtes favorable aux aides ciblées
01:39qu'a fait le gouvernement ?
01:40Est-ce que vous êtes favorable à ce que l'on taxe
01:42l'entreprise totale qui a, on l'a appris il y a quelques jours,
01:45fait de colossaux bénéfices à l'occasion
01:47de cette crise des carburants ?
01:49Quelle est votre position là-dessus ?
01:50– Mais moi je suis favorable à ce qu'on arrête
01:51le racket de l'État.
01:53J'ai regardé quelque chose hier qui m'a impressionné.
01:56Vous savez qu'en 2011, il faut que les Français le sachent,
01:59en 2011 le prix du baril était plus élevé qu'aujourd'hui.
02:03Plus élevé qu'aujourd'hui.
02:04– Il était au-dessus de 100 dollars en 2011 ?
02:06– Oui, et le prix de l'essence, oui j'ai vérifié,
02:09et le prix de l'essence n'a pas dépassé 1,60€ et du gazole.
02:13Pourquoi ? Parce que depuis 2011 et surtout sur Emmanuel Macron,
02:17ils ont augmenté les taxes.
02:19– Mais dans tous les pays européens.
02:20– En Espagne, allez voir en Espagne, 1,60€.
02:24Donc il y en a assez, on peut le faire,
02:26et je vais vous dire ce qui se passe.
02:27– Et comment on pense, puisque le Rassemblement National
02:30lui aussi propose de supprimer la TVA,
02:32de la baisser sur le litre de carburant, comment on fait ?
02:35– Je propose deux choses.
02:36D'abord on supprime la TVA sur la taxe,
02:37on est le seul pays, 13 centimes,
02:40il y a une TVA sur la taxe, c'est incroyable.
02:43Deuxièmement, il y a des certificats d'économie d'énergie
02:45payés par les pétroliers, 17 centimes à 21 centimes.
02:49Il faut les suspendre, il faut les suspendre.
02:52– Et on les compense comment ?
02:52– Mais on ne les compense pas, on arrête,
02:54on arrête cette politique folle,
02:56où on taxe, on taxe,
02:58pour investir dans des éoliennes,
03:01qui nous coûtent une fortune et qui renchérissent.
03:02– Les membres de la fabrique de l'électricité,
03:03vous répondront, ceux qui les défendent,
03:0520% de l'électricité française est aujourd'hui…
03:07– Oui, à 4 fois le prix, 4 fois le prix.
03:09À Saint-Brieuc en offshore,
03:11198 euros le mégawatt,
03:12c'est le scandale du siècle,
03:13des opérateurs privés se gardent d'argent.
03:15– Donc il faut rester au tout pétrole, tout charmant…
03:17– Non, on a le nucléaire qui est 4 fois moins cher.
03:19Donc moi j'en ai assez,
03:20qu'on pille le pays,
03:22et ce sont les Français qui ne peuvent plus travailler.
03:25Vous savez qu'il y a des millions de Français
03:26qui aujourd'hui ne vont pas aller travailler,
03:28parce que ça ne leur apporte plus rien.
03:30– Vous savez que la croissance est à zéro ?
03:32– C'est l'objet.
03:32– Et comment, juste un point,
03:34comment on peut lutter, être compétitif,
03:36quand les autres pays ont une électricité,
03:38une énergie beaucoup moins chère ?
03:39– Alors, comment on fait ?
03:40– On va arrêter cette taxation folle.
03:42– Mais la France par exemple exporte de l'électricité,
03:44les centrales nucléaires tournent à plein,
03:45on ne va pas faire un débat là-dessus,
03:46mais vous savez qu'aujourd'hui
03:47la situation énergétique de la France
03:49est bien meilleure qu'elle ne l'était,
03:50par exemple il y a 3 ans au moment
03:52du déclarement de la guerre en Ukraine.
03:52– À cause du marché européen,
03:54le prix de l'électricité est beaucoup trop cher,
03:55on pourrait produire beaucoup moins cher.
03:57Et j'insiste là-dessus,
03:59on est capable de donner 17 milliards à l'Ukraine
04:01dans un prêt délirant,
04:03et on n'est pas capable de baisser la taxe
04:04sur les carburants,
04:05on est capable de donner 15 milliards
04:07à l'Union européenne,
04:08on n'est pas capable de faire un geste
04:09pour les Français qui bossent.
04:10Et on marche sur la tête.
04:12– Nicolas Dupont-Ténéan,
04:12tout ce que vous dites là,
04:13on va pouvoir le retrouver dans votre livre
04:16qui s'appelle « La liberté ou la mort »
04:18qui est donc paru il y a quelques jours.
04:20On ne peut pas dire que vous ayez choisi
04:22un titre particulièrement nuancé.
04:24La liberté, vous allez nous l'expliquer,
04:25c'est de quitter l'Union européenne.
04:27Et la mort, c'est un terme très fort.
04:29Si on ne quitte pas l'Union européenne,
04:31la France est morte, c'est ce que vous dites ?
04:32– J'ai constaté et j'ai expliqué dans ce livre,
04:36thème par thème, c'est très précis,
04:38agriculture, industrie, énergie, sécurité, immigration.
04:42Que si on restait à obéir à une structure
04:44qui a défiguré l'Europe,
04:46il y a une belle idée européenne de coopération,
04:48mais là on est devenu dans un système fou, autoritaire,
04:52la démocratie française ne s'exprime plus.
04:54– Et j'ai expliqué qu'il fallait, oui, rompre,
04:57se libérer de ses chaînes,
04:59reconstruire l'Europe légère.
05:00– Au risque de la mort, M. Dupont-Aignan,
05:01tous les voyants aujourd'hui, pardon, je m'excuse de vous couper,
05:04ne sont pas aussi catastrophiques.
05:05– Tout va bien ?
05:06– Je regardais avant de préparer certains,
05:07mais quand même, le taux de chômage par exemple,
05:09aujourd'hui il est de 7,9, c'est très élevé,
05:12mais il était de 9,4% il y a 10 ans,
05:14j'ai vérifié les chiffres, puisque vous en citez beaucoup,
05:18je me suis permis d'en regarder aussi,
05:19le taux d'inflation aussi avant la crise du pétrole,
05:22entre 2 et 2,5%,
05:23qu'est-ce qui vous fait penser que sortir de l'Europe
05:26nous permettrait d'avoir de meilleurs résultats, M. Dupont-Aignan ?
05:28– On ne peut pas continuer, par exemple le Mercosur,
05:30avoir nos agriculteurs étranglés par des importations déloyales,
05:33l'industrie automobile est en train d'être ruinée
05:35par les importations de voitures chinoises électriques.
05:39– Elle serait plus forte en Europe, l'industrie automobile ?
05:41– Non, aujourd'hui la France a divisé par deux sa production automobile,
05:45on est étranglé, je prouve dans mon livre, point par point.
05:48D'ailleurs je remarque, même M. Le Maire,
05:51même M. Le Maire, nous dit aujourd'hui,
05:53cette Union Européenne devient folle, technocratique, bureaucratique,
05:57et c'est très curieux, dans le paysage politique,
06:01beaucoup de gens disent ça ne peut plus durer, c'est une prison,
06:03on ne peut pas continuer, mais personne n'ose dire la vérité,
06:05c'est que si on veut résoudre nos propres problèmes,
06:08il faut qu'on retrouve notre liberté,
06:09ça ne veut pas dire être mauvais Européen,
06:12c'est-à-dire de ne pas travailler avec nos voisins,
06:14ça veut dire être libre de notre argent et de notre politique
06:18pour protéger les Français.
06:19– Vos propres amis, ou en tout cas ceux qui ont été vos collaborateurs,
06:21Jean-Philippe Tanguy par exemple,
06:22qui est le monsieur économique du Rassemblement National,
06:24qui a longtemps travaillé avec vous, on le sait,
06:27dit que vous avez choisi le Frexit aujourd'hui,
06:29puisque c'est comme ça qu'on l'emploie,
06:30alors que ce n'était pas votre cas,
06:32et même le Rassemblement National aujourd'hui dit,
06:34certes il faut changer l'Europe, mais il faut y rester.
06:36Pourquoi vous, vous avez changé ?
06:37– J'ai changé parce que j'ai vu les conséquences très concrètes
06:39que j'explique dans mon livre,
06:40que quand on n'a plus la maîtrise de sa politique,
06:43quand on obéit à des autorités qui ne sont pas élues,
06:47Mme van der Leyen,
06:48toute la classe politique par exemple braille sur ce fameux Mercosur,
06:51mais ils se couchent tous,
06:52donc si vous voulez, il y a un moment
06:54où il faut avoir le courage de dire aux Français,
06:56si on veut régler nos problèmes, faire des économies,
06:59il faut, oui, retrouver notre liberté,
07:01et d'autres pays nous suivront,
07:03il ne s'agit pas d'être tout seul,
07:05il ne faut pas avoir peur de la liberté,
07:07c'est fondamental pour l'avenir du pays,
07:09et c'est ce que je défendrais à la présidentielle.
07:11– C'est ce que j'allais dire,
07:12ce sera l'axe majeur de votre quatrième candidature à la présidentielle,
07:15je rappelle votre score en 2022,
07:172,06%, en 2017, 4,70%,
07:21qu'est-ce qui vous permet de penser
07:22que cette fois-ci vous allez crever le plafond,
07:24on voit bien les sondages malgré tout,
07:26et le rouleau compresseur du RN,
07:27non, non, mais ils existent,
07:29donc vous serez autre chose
07:30sur force d'appoint du RN ?
07:32– Je serais le seul dans la classe politique
07:33à dire qu'il y a un autre destin possible,
07:36qu'il y a des solutions,
07:37que la France peut s'en sortir,
07:39que la France est un grand pays
07:40à la condition d'avoir les mains libres.
07:42Est-ce que vous connaissez un boxeur
07:44qui gagne un match de boxe
07:45avec les mains attachées dans le dos ?
07:47Et toute cette classe politique
07:48dit des choses très justes,
07:50mais elle ne donne pas les moyens au pays
07:52de régler ses problèmes,
07:53donc il y a bien un moment où il faut changer de politique.
07:55– Merci beaucoup Nicolas Duventaignan,
07:57maire de hier,
07:57vous avez été réélu dans l'Essonne,
07:59et c'est la suite de Télé Matin.
08:01Très bonne journée.
08:02– Merci à vous.
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