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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfraise sur CNews et sur Europe 1.
00:03Bonjour Michel, vous allez bien ?
00:05Il y a beaucoup d'événements dans l'actualité qui ont attiré votre attention.
00:08On va commencer par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
00:12qui a voté pour la publication du rapport de Charles Aloncle,
00:15député UDR qui a bataillé pendant des mois pour tenter de soulever le capot de la machine
00:21de France Télévisions et Radio France.
00:23Son style a bousculé certaines personnes, auditionné, il a été vivement critiqué,
00:28on accélérera de comprendre pourquoi et puis on se penchera sur ce qu'il faudrait améliorer
00:32dans l'audiovisuel public en matière de financement mais aussi de neutralité politique.
00:38La prise de bec entre Bruno Retailleau et Emmanuel Macron à propos des relations avec l'Algérie.
00:43On visite cette semaine dans un hôpital dans l'Ariège et en constatant la présence
00:46de nombreux médecins étrangers pour faire face à la pénurie de médecins français,
00:50le président Michel a eu cette petite phrase sur les maboules selon ses mots,
00:55ceux qui veulent adopter une ligne dure vis-à-vis d'Alger.
00:58Bruno Retailleau s'est senti visé, il lui a vertement répliqué que le problème
01:02ce ne sont pas les médecins mais les OPTF que l'on n'arrive pas à renvoyer.
01:07On évoquera aussi le cas Boualem Sansal qui fait la une du JD News cette semaine,
01:11l'écrivain découragé par les critiques qui a un temps envisagé de quitter la France
01:15avant de se raviser.
01:17Un cas d'école pour vous de la furie inquisitoriale de l'islamo-gauchisme.
01:22L'hommage national rendu au sergent Anissé Girardin sur sa base de Suip dans la Marne
01:28avec ses frères d'armes en l'absence du chef de l'État et en présence de la ministre des
01:32Armées.
01:33Ce soldat français déployé dans le cadre de la finule a succombé à ses blessures.
01:37Après une attaque du Hezbollah au sud Liban, son chien était présent
01:40puisqu'il faisait partie d'une brigade cynophile.
01:43L'humour so-britiche du roi Charles III face à Donald Trump, le souverain en visite aux Etats-Unis,
01:49a rappelé à son hôte que sans les Anglais, les Américains parleraient sans doute français.
01:54Cela vous a amusé Michel, vous nous direz pourquoi.
01:57Enfin le point philo, l'éloge de la paresse de Paul Lafargue.
02:00En ce lendemain de 1er mai, comment prendre au sérieux ce texte
02:03entre la droite qui veut toujours travailler plus et la gauche qui veut nous assigner à l'oisiveté.
02:08J'ai hâte de vous entendre là-dessus mon cher Michel.
02:10On y va, c'est parti ?
02:12On y va.
02:12On commence par le rapport sur l'audiovisuel public français qui sera bien publié la semaine prochaine.
02:17Il va fallu de peu pour qu'il ne passe à la trappe.
02:19Mais les députés de la commission ont finalement opté pour sa publication.
02:23Il y a eu énormément de tensions tout au long de ces auditions qui ont duré des mois.
02:26On fait le point, si vous le voulez bien, avec Mathilde Couvillère-Fleurnois et on en débat avec vous.
02:31Le rapport de Charles Lalonde sera finalement publié la semaine prochaine.
02:35Une victoire pour le rapporteur.
02:37Sans l'union des droites, sans le soutien du groupe Lyot, on n'aurait pas eu la publication de ce
02:44rapport.
02:44Donc il faut aussi le souligner.
02:46Dans ce rapport, Charles Lalonde constate de nombreux dysfonctionnements dans l'audiovisuel public.
02:50Mais quand j'entends le président Macron de la commission d'enquête expliquer que je suis partisan de la privatisation,
02:57alors que depuis le début, j'explique que le but de cette commission d'enquête,
03:00c'est de mettre en lumière les dérives et les dysfonctionnements pour mieux les résoudre.
03:03Et que ce n'est pas en mettant la poussière sous le tapis, en fermant le couvercle, qu'on arrivera
03:08à sauver ces entreprises.
03:08C'est pourquoi le rapporteur a dressé pas moins de 80 propositions parmi lesquelles figurent des mesures chocs,
03:14comme la suppression de la chaîne jeunesse France 4, de France TV Slash et de la radio Move,
03:20la fusion de France 5 avec France 2.
03:22Il propose également de soumettre les figures de la télévision et de la radio publique à une stricte neutralité
03:28et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Elysée.
03:33L'ensemble de ses propositions permettrait d'après lui de dégager plus d'un milliard d'euros d'économie,
03:38soit le quart des crédits alloués par l'Etat à l'audiovisuel public.
03:42Cette somme servirait à l'entretien du patrimoine de l'Etat et au désendettement du pays.
03:48Voilà Michel Onfray pour le point sur ce dossier.
03:50Il y a plusieurs choses, il y a un, ce que préconise ce rapport, et puis les critiques qui l
03:53'ont entouré.
03:54Qu'est-ce que vous préférez ? Commencez par quoi ? Les critiques ou par le fond du rapport ?
03:58Oui, les critiques.
03:58Les critiques. Pourquoi est-ce que ce Charles Aloncle, le rapporteur de la commission, a été tant critiqué, attaqué, menacé,
04:05voire ?
04:05C'est la matrice.
04:06C'est la matrice. C'est ici qu'on fabrique l'idéologie comme il faut la penser.
04:10Les éléments de langage, le vocabulaire, on décide des bons auteurs, des mauvais auteurs,
04:16des gens qu'on invite, des gens qu'on n'invite pas, des gens qu'on va promouvoir, des gens
04:19qu'on va détruire,
04:19des gens à qui on va faire une belle réputation, des gens à qui on va faire une mauvaise réputation.
04:24Ça sert à ça. Et donc, on ne va pas rendre possible l'entrée dans la forteresse pour voir comment
04:29ça fonctionne.
04:30Si vous dites qu'il y a une bastille, on aimerait bien savoir ce qui fonctionne, on aimerait bien visiter
04:35les coulisses.
04:36On vous dit non.
04:37On vous dit non. Laissez-nous tranquille.
04:39Alors, il y a évidemment les notes de taxi, les notes de frais, les notes de chambre, d'hôtel, les
04:45notes de représentation,
04:47enfin, un nombre de l'argent, c'est considérable. Il y a ça.
04:49Il y a aussi, on l'a vu, on l'a su, des gens qui vendent leur boîte, qui se
04:54font racheter,
04:55qui, au passage, font des commissions incroyables, des bénéfices incroyables avec l'argent public,
04:59et qui finissent par faire la même chose, mais payer deux fois avec des salaires incroyables.
05:04On découvre tout ça.
05:05Mais on n'a pas assez dit que c'était la fabrique de l'idéologie d'État et la reproduction
05:11de l'idéologie d'État.
05:12C'est ici qu'on vous explique ce que c'est que bien penser, mal penser,
05:16donc sur le climat, ce qu'il faut penser, sur l'immigration, ce qu'il faut penser,
05:19sur la guerre d'Algérie, ce qu'il faut penser, sur Sartre, sur la psychanalyse, sur tout ça.
05:23Et c'est ici que ça se passe.
05:24Et là, c'est le premier étonnement, en fait, c'est à peine un étonnement,
05:29mais c'est de voir que toute la gauche refuse ce rapport en disant,
05:33mais laissez-nous fabriquer notre truc.
05:36Et les députés macronistes qui disent, on s'abstienne, donc Ponce Pilate, on s'en lave les mains.
05:40Oui, alors que les macronistes, c'est le même monde.
05:43C'est-à-dire que le monde promu par France Inter, c'est le monde de la France insoumise,
05:47qui va de la France insoumise jusqu'à Macron, et qui va même jusqu'à une certaine aile.
05:51L'aile gauche, on dira, ou progressiste, si l'on veut, et je mets tout ça entre guillemets,
05:54mais des républicains.
05:55Je ne pense pas qu'on dise beaucoup de mal de M. Xavier Bertrand, de M. Juppé,
06:00ou un certain nombre d'autres personnes qui sont présentées comme des gens de droite.
06:04Et là, ils ont effectivement le lieu dans lequel ils savent qu'on va bien les traiter,
06:08qu'on ne va pas leur dire du mal, on ne va pas les traiter de fascistes.
06:11Moi, quand j'étais invité sur le service public, parce que j'y étais,
06:15c'était toujours des questions du genre, alors, quand est-ce que vous allez voter au Front National ?
06:18Qu'est-ce qui vous empêche de voter pour le Front National ?
06:21Avez-vous déjà voté pour le Front National ?
06:23Envisageriez-vous de voter pour le Front National ?
06:24Ah tiens, c'est terminé, le temps d'antenne est terminé.
06:27Donc, il y avait ceux qu'on invitait pour leur mettre des coups de poing dans la figure.
06:30Et ceux qu'on en censait.
06:31Et après, il y a ceux qu'on n'invitait plus, du tout.
06:34Et puis après, il y a ceux dont on dit, quel livre formidable, extraordinaire,
06:37c'est un chef-d'oeuvre, c'est fantastique.
06:39Et si éventuellement, vous dites, tiens, ça s'est vendu comment, ça s'est promu comment,
06:43qui a dit quoi, quels sont les arguments, avez-vous vraiment lu ce livre ?
06:46C'est plus le sujet, quoi.
06:47Donc, Michel, ça veut dire que les critiques contre ce rapporteur,
06:50c'est le fruit d'un système qui se défend et qui ne veut surtout pas qu'on le remette
06:54en cause.
06:54Absolument. Althusser, qui était un philosophe marxiste, on dira ça pour aller vite,
06:59avait inventé un concept qui était A.I.T., les appareils idéologiques d'État.
07:03A.I.E. pardon. Appareils idéologiques d'État.
07:06Et il faut écouter ça parfois, de temps en temps, quand je fais ma cuisine,
07:09je me dis, je m'en prends une petite piqûre, une petite dose, pour voir comment ça marche.
07:13Alors là, il y a une autre fois, sur France Inter, on faisait l'éloge du sabotage.
07:19Il y avait une jeune fille qui expliquait qu'elle crevait les pneus des 4x4
07:23parce qu'elle trouvait ça formidable et on trouvait ça fantastique.
07:25Elle a parlé pendant au moins 45 minutes avec l'argent de l'État.
07:30Alors c'est pour ça que parmi les critères que propose Charles Lalonde,
07:33la neutralité de ceux qui parlent sur les antennes, c'est très compliqué à instaurer.
07:38Moi, je n'y crois pas à la neutralité.
07:39Est-ce qu'il y a une neutralité ? Ça existe ou pas ?
07:41La pluralité. Non, la neutralité, ce n'est pas possible.
07:45Non, j'allais dire, même si vous faites une espèce de fiche,
07:50même l'intelligence artificielle n'est pas neutre.
07:53Non, mais en revanche, que tout le monde soit représenté.
07:55Qu'il y ait sur le service public une émission dont on puisse dire
07:58que celui qui l'anime a sa carte au Parti communiste français.
08:02Et qu'il y ait aussi une émission avec quelqu'un qui lui ait sa carte au Rassemblement national.
08:06Tout ça ne me gêne pas du tout.
08:07Mais pas des gens dont 100% des opinions sont absolument les mêmes.
08:11C'est le gauchisme culturel et il n'y a pas d'option alternative.
08:16Mais on doit pouvoir dire, bah oui, à cette émission-là, il y avait jadis Daniel...
08:19Donc pas forcément de la neutralité, mais du pluralisme.
08:22C'est ce que vous nous dites.
08:22Oui, c'est ça. Neutralité, ce n'est pas possible.
08:24Je ne pense pas que ça puisse exister.
08:26Mais le pluralisme, en disant que vous allez avoir des propos contradictoires.
08:30Et même sur un plateau, des vrais propos contradictoires.
08:32Quand vous avez des plateaux qui sont 100% cohérents,
08:36qui ont la même cohérence intellectuelle, qui disent exactement la même chose.
08:39Vous avez raison.
08:39Vous n'avez pas besoin de 5 personnes, ça coûte trop cher.
08:42Mettez quelqu'un qui va parler tout seul dans le micro
08:44et qui va vous dire ce qu'il faut penser et ce qu'il a bien pensé.
08:47La nomination des dirigeants par l'Elysée, au moins c'est clair.
08:50Comme ça, il n'y a pas de faux-semblants.
08:51On ne se cache pas derrière des autorités indépendantes qui ne le sont pas.
08:55J'aime le peuple et le génie du peuple.
08:57Je pense que de la même manière que les magistrats devraient être choisis par le peuple,
09:00on devrait choisir.
09:02Vous auriez des partis qui décideraient ou des gens qui diraient
09:06voilà ce que sont mes projets.
09:07Et puis il y aurait des votes qui permettraient...
09:09Il peut y avoir un système...
09:11Je ne sais pas, j'improvise, mais des quotas qui seraient
09:14nommés par le président de la République,
09:16nommés par deux ou trois autres grands sages, je dirais.
09:19Et puis aussi par le peuple qui pourrait dire
09:20nous on veut ou on ne veut pas.
09:22On a envie ou on n'a pas envie.
09:23Est-ce que par exemple, on peut payer aussi cher
09:27pour qu'il y ait des jeux sur le service public ?
09:29De la télé-réalité.
09:31Ou de la télé-réalité.
09:32Ça, ça fait partie d'un projet culturel.
09:35Je veux dire que quand le général de Gaulle donne la culture à Malraux,
09:39il lui dit il faut faire de telle sorte que vous puissiez hisser les gens
09:42jusqu'au chef-d'oeuvre et pas baisser les chefs-d'oeuvre jusqu'aux gens
09:45parce que là, à ce moment-là, on dit qu'est-ce que vous écoutez comme musique,
09:47vous écoutez cette bêtise, ça s'appellera de la culture désormais.
09:50Ça, c'est Jacques Langue.
09:50Mais on peut très bien imaginer que dans le service public,
09:53on puisse, ce qui a été fait à l'époque de Gaulle,
09:55et ça a été fait, je rappelle, avec la plupart du temps des réalisateurs communistes
09:58et le Parti communiste des années 50.
10:00Les Claude Santelli, les Claude Barma ou ces gens, Marcel Bluval,
10:03qui étaient géniaux, qui faisaient des choses formidables,
10:06qui respectaient les œuvres.
10:07Et quand Marcel Bluval fait son donjon et qu'il y a Michel Piccoli
10:11et que les acteurs sont formidables, la mise en scène est formidable,
10:14le texte est génial.
10:15On ne fait pas dire au texte ce qu'il ne dit pas, etc.
10:17Vous dites, un service public, ça devrait être ça.
10:19Et puis, on se dit, par exemple, on a de l'argent
10:22et on fait la totalité de la comédie humaine.
10:24Et on dit à quelqu'un, vous allez bosser 20 ans là-dessus,
10:26mais vous allez faire la totalité des romans de Balzac
10:29ou des romans de Zola
10:30ou des romans de Jules Romain
10:33ou de Romain Roland
10:34ou de Roger Martin Dugas,
10:36en disant, on donne ça au public.
10:37Le service public, ça devrait être fait pour ça.
10:39On est face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
10:42Michel, écoutons juste une réaction politique
10:44pour terminer sur ce chapitre de l'audiovisuel public.
10:46Une députée socialiste, Aïda Adizadeh,
10:49qui s'est vraiment opposée avec véhémence
10:51à ce que ce rapport soit en vue public.
10:54On l'écoute.
10:56Ici, ce n'est pas Mar-a-Lago.
10:58Ici, c'est l'Assemblée nationale.
10:59Ici, ce n'est pas encore l'Amérique de Trump.
11:01Ici, c'est la République française.
11:03Et c'est là-dessus où nous avons essayé de dire stop.
11:06Et malheureusement, cette digue-là a encore cédé.
11:08Et nous avons en face de nous un rapport qui est indigent.
11:12Mais vous pourrez le constater bientôt,
11:13il sera public.
11:14Malheureusement, et nous ne le dirons jamais assez,
11:16un mensonge voyage toujours plus vite que la vérité.
11:19Et nous allons de nouveau batailler
11:20pour venir rectifier tous les mensonges
11:22qu'il y a dans le rapport à l'oncle.
11:23Et à vous aussi, journaliste, maintenant,
11:25de faire votre travail et de venir pointer
11:27toutes les diffamations, toutes les insinuations
11:29et tous les mensonges qui émaillent ce rapport
11:32toutes les pages, à toutes les lignes,
11:33à tous les paragraphes, il y a une horreur.
11:35C'est fascinant cette réaction épidermique
11:38de toute la gauche, ce n'est pas que cette députée.
11:40À toutes les lignes, il y a une erreur.
11:41C'est formidable.
11:42Elle dit la vérité, cette dame.
11:43Elle dit qu'il y a des mensonges partout, etc.
11:46Et elle nous dit quelque chose,
11:47parce qu'il faut quand même être performant,
11:49même quand on est chez les staliniens,
11:51quand on est chez les maoïstes,
11:52quand on est dans un régime dictatorial.
11:55Il faut être quand même performant
11:56pour faire une erreur par phrase, par ligne.
11:58Même pas par phrase.
11:59Une phrase, c'est trois lignes, éventuellement.
12:01Ça veut dire une phrase, trois erreurs.
12:03Donc cette dame n'est pas dans l'exagération.
12:05Chacun l'aura compris.
12:07Donc ce que je conçois, c'est que dans cette aventure,
12:09c'est que quand même,
12:10il y a la détestation du peuple chez ces gens-là.
12:12Je rappelle que quand M. Alloncle nous dit
12:14que c'est la représentation nationale
12:17qui examine la façon dont fonctionne le service public,
12:20pourquoi est-ce qu'on est contre ça ?
12:22C'est ce que je vous disais tout à l'heure
12:23quand je parlais des Bastilles.
12:25Cette gauche qui va absolument faire tomber
12:26toutes les Bastilles.
12:27Mais là, non pas du tout.
12:28Elle construit des Bastilles.
12:29En disant, laissez-nous,
12:30on a la recherche, on a la culture,
12:32on a le théâtre, on a le cinéma,
12:33on a la publicité, on a tous ces domaines-là.
12:35Laissez-nous entre nous.
12:36Et puis ne venez pas à chercher,
12:39à fouiller dans nos affaires.
12:41Ces gens n'aiment pas le peuple.
12:42Parce que qu'est-ce que c'est
12:44qu'une commission parlementaire ?
12:45C'est la possibilité de dire au peuple,
12:47non pas directement,
12:48ça s'appelle le référendum,
12:49mais indirectement,
12:50c'est-à-dire par leurs représentants.
12:51Je rappelle que la Constitution dit
12:53que la démocratie, la République,
12:55c'est le pouvoir du peuple,
12:55par le peuple, pour le peuple.
12:57Et que le peuple, il s'exprime
12:58soit directement, soit indirectement.
13:00Et que si c'est indirectement,
13:01c'est avec ses représentants.
13:02Et là, c'est le travail
13:03des représentants du peuple.
13:04Et des représentants du peuple
13:06nous disent à chaque fois
13:07que vous avez une ligne,
13:08vous avez une horreur.
13:10Pas mal.
13:11Michel, le Rassemblement National
13:13lance une pétition
13:14sur la privatisation
13:15du service public.
13:16C'est à quoi a été opposé
13:17Charles Aloncle et Lulaire.
13:18Est-ce que vous êtes pour
13:19ou contre la privatisation ?
13:20Non, moi, je suis pour
13:21ce que je vous ai dit tout à l'heure.
13:22Je suis pour un service public
13:23qui permet de dire
13:25que le service public,
13:26c'est la culture.
13:28Je pense que c'est la culture.
13:29Je ne vois pas l'intérêt
13:30de faire des tournées manège
13:32ou je ne sais quoi.
13:32Il y aurait encore plus de ça
13:34si on privatisait le service public.
13:35Il en faudrait moins,
13:36voire pas du tout.
13:37Ce n'est pas le but de ça.
13:38Mais une chaîne
13:39où on cultive vraiment les gens.
13:40et sans les mépriser.
13:42On n'est pas obligé
13:44de faire une semaine
13:46du cinéma finnois
13:47traduit en polonais
13:48avec un commentaire
13:50d'un serbo croate
13:50qui va nous faire
13:51une table ronde
13:51parce qu'il a fait une thèse.
13:53Ça peut être intéressant.
13:53Oui, absolument.
13:55En même temps, je plaisante.
13:57Mais oui, il y a probablement
13:57un moyen de rendre intéressant
14:00des semaines consacrées
14:02à un cinéma finnois.
14:03J'enlève ce que je dis
14:04pour plaisanter.
14:06L'important, c'est la façon
14:07de présenter la chose.
14:09Et je pense que cette façon
14:11un peu gaullienne
14:12de présenter la culture
14:13en disant
14:13on va faire des efforts
14:14et on va vous conduire
14:15par exemple,
14:16je sais que ça vous est cher,
14:17mais à la musique contemporaine.
14:20Même classique.
14:22Oui, bien sûr.
14:23Vous avez raison.
14:24La peinture.
14:24Totalement absente.
14:25La peinture.
14:26Vous avez parfois une minute.
14:28Vous dites sur certaines chaînes
14:30la minute de la peinture.
14:32Ben non.
14:33Il y a une époque
14:34où il y avait des grandes émissions.
14:37Je me rappelle de Palette
14:38d'Alain Jobert par exemple
14:39et on offrait une demi-heure
14:41à quelqu'un qui nous disait
14:42une oeuvre, une demi-heure
14:43et je rentre dans la peinture
14:45et je raconte.
14:45Il y avait des petites pastilles
14:46comme ça,
14:47mais ça n'existe plus.
14:48Des petites pastilles.
14:49Déjà une petite pastille,
14:50c'est petite.
14:50Quand les pastilles sont petites,
14:51il ne reste plus grand-chose.
14:52Ça fait des confettis finalement.
14:53On n'a pas besoin
14:54de confettis culturels,
14:55on a besoin d'une grande politique culturelle
14:56et le service public
14:58devrait être là pour ça.
14:59Michel Onfray,
14:59on va évoquer maintenant
15:00un autre dossier.
15:01Le dossier des maboules.
15:02C'est l'expression d'Emmanuel Macron.
15:04Il s'est rendu dans l'Ariège
15:05visitant un hôpital
15:06rencontrant des médecins,
15:07notamment des médecins algériens
15:08parce qu'il n'y a pas assez
15:09de médecins français
15:10et il a dit que ceux
15:11qui voulaient une ligne dure
15:13avec le régime algérien
15:14étaient des maboules.
15:15On fait le point avec Sarah Varny.
15:16Ça fait beaucoup réagir Bruno Retailleau
15:17et je vous passe la parole.
15:20Entre Bruno Retailleau
15:21et le président de la République,
15:25monté d'un cran.
15:26En cause,
15:26une pique lancée par Emmanuel Macron
15:28contre les partisans
15:29d'une ligne dure
15:30avec le pouvoir algérien
15:31lors de sa visite
15:33dans un hôpital arriégeois.
15:34Allez dire à tous les maboules
15:36qui nous expliquent
15:36qu'il faudrait se fâcher
15:37avec l'Algérie.
15:38Se sentant visé,
15:39le candidat LR
15:40à la présidentielle Bruno Retailleau
15:42n'a pas tardé à réagir.
15:44Aujourd'hui,
15:45Emmanuel Macron s'en est pris
15:46à ceux qui, comme moi,
15:47sont partisans de la fermeté
15:48avec l'Algérie.
15:49Je veux lui répondre
15:50calmement mais fermement,
15:52ce faux prétexte
15:53ne vise qu'à dissimuler
15:54les vrais problèmes.
15:55Emmanuel Macron
15:55assure néanmoins
15:56n'avoir visé personne.
15:58Je suis dans une approche positive.
15:59Je dis qu'on a besoin
16:00de ces femmes et ces hommes
16:01qui servent notre pays.
16:02Je ne vise personne.
16:03L'ancien ministre de l'Intérieur
16:05accuse Alger de refuser
16:06de reprendre certains ressortissants
16:07malgré les accords en vigueur.
16:09Le problème,
16:10ce ne sont pas
16:11les médecins algériens
16:12mais les centaines d'OQTF dangereux
16:14qui n'ont plus rien à faire en France.
16:15Il estime également
16:16que la politique des bons sentiments
16:18est condamnée à l'échec
16:19avec le pouvoir algérien
16:20et appelle le président
16:21à plus de courage
16:23et de fermeté.
16:25Alors là encore Michel Lompre
16:26il y a deux choses.
16:26Il y a les mots, la forme
16:27et puis il y a le fond.
16:28Sur les mots,
16:29Maboul, qu'est-ce que ça vous évoque ?
16:30Le mot Maboul
16:31qu'a utilisé le président.
16:33C'est méprisant.
16:34Je pense qu'un chef de l'État
16:37ne peut pas parler
16:38de cette manière-là.
16:39Il y a des choses
16:39qu'il ne peut plus faire.
16:40Il y a eu l'occasion déjà
16:41de parler des deux corps du roi
16:42de Kantorovich.
16:43C'est-à-dire qu'il y a des mots
16:44qu'on n'a plus le droit d'utiliser
16:46quand on est chef de l'État.
16:47Tout ce qui est vulgarité, grossièreté,
16:50ça marche aussi
16:51dans la présentation physique
16:52ou dans le comportement
16:53ou dans les images
16:54qu'on donne de soi-même.
16:56Il y a des mots
16:57qu'on n'utilise pas.
16:57Ça veut dire cingler
16:58si on veut.
17:00On ne traite pas de cingler
17:00les gens qui ne pensent pas
17:01comme vous
17:01quand on est président
17:02de la République.
17:04C'est une thèse.
17:05Il y a ceux qui estiment
17:06qu'il faut demander
17:07à l'Algérie tout ce qu'elle veut
17:08pour lui dire
17:08on va vous offrir
17:09tout ce que vous voudrez.
17:10Ça, ça s'appelle une thèse.
17:10C'est celle de M. Macron.
17:12Et puis il y a la thèse
17:13de ceux qui disent
17:13non, nous sommes dans un rapport
17:14de force
17:15et il faut effectivement
17:16rentrer dans la logique
17:17d'un rapport de force
17:18parce que nous n'obtenons rien
17:19sauf de l'humiliation.
17:20On humilie la France
17:21avec Kamel Daoud.
17:23On humilie la France
17:24avec notre ami
17:26Boilem Sansal.
17:26On humilie la France
17:27avec Christophe Gleiz
17:28qui est en prison.
17:29Et je rappelle quand même
17:30que Kamel Daoud
17:31est coupable d'avoir écrit
17:32un roman.
17:33Et on l'a condamné
17:33à trois ans de prison
17:34pour avoir écrit un roman.
17:35Un roman qui n'a jamais
17:36été publié en Algérie.
17:37Qui n'est pas publié en Algérie.
17:39Il a été condamné quand même.
17:39Et donc,
17:41trois ans de prison
17:42que fait le président
17:43de la République
17:43qu'il traite de Maboul.
17:44Ce qui estimerait
17:45que c'est peut-être
17:45un peu beaucoup
17:46de condamner à trois ans
17:47de prison un écrivain
17:48pour faire son métier.
17:49C'est-à-dire de l'écrire
17:50les romans
17:51que Kamel Daoud écrit.
17:53Et puis le reste.
17:54C'est-à-dire sur la question
17:54de la guerre d'Algérie
17:55il va falloir qu'on arrête aussi
17:57de souscrire
17:58à la version
18:00qui a plus d'un demi-siècle
18:01et qui a plus d'un demi-siècle
18:02la version du pouvoir
18:03la version du FLN.
18:04La guerre d'Algérie
18:05n'est pas ce que nous racontons
18:07nous côté français.
18:08Il y aurait des choses à dire
18:09sur les harkis
18:10vous connaissez ma passion
18:11pour le général de Gaulle
18:12le général de Gaulle
18:12s'est trompé sur les harkis
18:13il ne s'est pas bien comporté
18:14avec eux.
18:15Il y avait la possibilité
18:16d'envisager là
18:17un islam républicain
18:18un islam français
18:19avec des gens
18:20qui avaient donné leur peau
18:20pour la France
18:22et qui étaient menacés de mort
18:24et dont certains
18:24très nombreux
18:25ont été d'ailleurs
18:26massacrés par le FLN.
18:28Donc il y a des choses à faire
18:29avec une histoire
18:31de la guerre d'Algérie.
18:32Arrêtez de dire
18:32qu'il y a les bons
18:33qu'il y a les méchants
18:33et que nous bien sûr
18:34nous sommes systématiquement
18:35les méchants
18:36et qu'eux sont systématiquement
18:37les bons.
18:37Il faudrait rappeler
18:38comment le MNA
18:40le mouvement national algérien
18:41a été massacré
18:42par le Front de Libération Nationale
18:44le FLN
18:44et qu'il y a eu
18:45un nombre considérable
18:46de morts musulmans
18:47qui ont été occasionnés
18:48par d'autres musulmans
18:50simplement pour avoir
18:51le monopole
18:54du lead
18:55enfin je n'aime pas beaucoup
18:55de la conduite
18:57je dirais
18:58de la guerre d'indépendance.
19:00Donc faisons véritablement
19:01de l'histoire
19:01mais arrêtons de faire
19:02de l'idéologie
19:02il ne fait que de l'idéologie
19:03le président Macron.
19:04Alors oui
19:05il y a des choses intéressantes
19:06dans ce qu'il dit
19:06sur la question
19:07des médecins étrangers
19:10mais pourquoi est-ce qu'on
19:11en disant
19:12il n'a pas rendu possible
19:15des fabrications en masse
19:16de jeunes médecins
19:17de jeunes femmes
19:18et hommes
19:18qui seraient médecins
19:19en France
19:19qu'est-ce qui se passe
19:20en France
19:21pour qu'on ait besoin
19:22d'aller chercher
19:22des médecins
19:24ici et ailleurs
19:24je ne sais quoi
19:25moi je m'accompagne
19:25décédé d'un cancer
19:26et je me souviens
19:27d'un ami médecin argentan
19:30qui était marocain
19:30et qui me disait
19:31d'une personne
19:32je ne dirais pas qui
19:32je ne dirais pas sa nationalité
19:34non plus
19:34qui était d'une nationalité
19:35européenne
19:36et qui m'a dit
19:36mais cette personne
19:37n'a pas le diplôme
19:37de médecin
19:38et j'avais dit
19:39au directeur de l'hôpital
19:41je dis écoutez
19:42quand il me dit
19:42oui je sais
19:42mais il n'est plus là
19:44donc c'est pourquoi
19:45j'en parle
19:45mais il me dit
19:47c'est la seule personne
19:48qui accepte de venir
19:48dans une sous-préfecture
19:49et je sais qu'elle n'a pas
19:50les diplômes
19:51et je dis
19:51elle soigne ma compagne
19:52qui a un cancer
19:53et vous consentez
19:53à ce genre de choses
19:54donc il y a plein de médecins
19:56venant de l'étranger
19:57qui sont des médecins
19:57extrêmement compétents
19:58qui passent
19:59des diplômes
20:00d'habilitation
20:01c'est-à-dire
20:01ils ont des compétences
20:02en Algérie
20:03et pour revenir en France
20:04on leur demande
20:04de manifester
20:05des compétences françaises
20:06donc ce sont des gens compétents
20:08beaucoup de médecins étrangers
20:10qui travaillent
20:11sur le sol le français
20:12mais c'est quoi l'intérêt
20:12et puis d'autres
20:13ne le sont pas
20:14donc faisons le tri
20:15véritablement
20:16et ne disons pas
20:17acceptons les mauvais
20:18car il y a des bons
20:19et il y a des mauvais
20:20sélectionnons les bons
20:21gardons-les
20:21et travaillons avec eux
20:22et en ce sens
20:23Emmanuel Macron a raison
20:24et puis quant aux mauvais
20:25et bien non
20:26ça n'est pas possible
20:27c'est pas parce que vous avez
20:28un diplôme de charcutier
20:29que vous aurez photocopié
20:30un truc avec un faux diplôme
20:31qui vous permet d'arriver
20:32des pays
20:33que je ne citerai pas
20:34je ne voudrais pas
20:34qu'on reconnaisse ces gens
20:35mais que vous avez
20:36la possibilité d'exercer
20:37comme cancérologue
20:38dans un hôpital
20:39de sous-préfecture
20:40On fait juste une petite pause
20:41Michel
20:41on se retrouve dans un instant
20:43on continuera
20:44à évoquer la question
20:45de la relation
20:46entre la France et l'Algérie
20:47on écoutera Marine Le Pen
20:48qui elle fustige
20:49la trumpisation
20:50d'Emmanuel Macron
20:50à tout de suite
20:53On se retrouve dans
20:54Face à Michel Enfraise
20:55C'est la seconde partie
20:56sur CNews et sur Europe 1
20:57On termine le chapitre
20:58sur les relations
20:58entre la France et l'Algérie
21:00en écoutant Marine Le Pen
21:01qui fustige
21:02la trumpisation
21:03d'Emmanuel Macron
21:04Je note la trumpisation
21:07d'Emmanuel Macron
21:09il semblerait
21:10qu'il prenne modèle
21:11sur le président
21:13des Etats-Unis
21:13qui a un langage
21:15extrêmement cru
21:16ça c'est pour la forme
21:17pour le fond
21:19je trouve
21:20cette indignation
21:22indigne
21:23parce que la réalité
21:24c'est qu'il est tout à fait
21:25naturel
21:26que dans notre pays
21:27nous fassions passer
21:30aux médecins étrangers
21:31un examen
21:32au même titre d'ailleurs
21:32que les médecins français
21:34pour être sûr
21:35que les gens
21:36qui viennent chercher
21:37des soins
21:37aient les soins
21:38de meilleure qualité possible
21:39Voilà pour Marine Le Pen
21:41alors il y a de l'ironie
21:42dans ses propos
21:42parce que c'est elle
21:43qu'on a beaucoup accusé
21:44de trumpiste
21:44et d'être trumpiste
21:46donc là
21:47elle renvoie la balle
21:47à Emmanuel Macron
21:48M. L'Ompré
21:48Oui oui
21:49on se sent bien
21:51elle le dit
21:52c'est pour la forme
21:53elle n'est pas restée
21:54à la forme
21:54elle a ajouté le fond
21:55heureusement
21:55puis en même temps
21:56c'est de bonne guerre
21:57parce qu'à chaque fois
21:58elle est coupable
21:58de Poutine
22:00elle est coupable
22:00d'Orban
22:01elle est coupable
22:01de Trump
22:01elle est coupable
22:02de tout
22:03et donc
22:05c'est de bonne guerre
22:05de dire une chose
22:06pareille
22:07je ne suis pas un fan
22:08d'Emmanuel Macron
22:09ça ne l'échappe
22:10à personne
22:10mais je pense
22:12qu'il n'est pas
22:13à ce degré
22:14de grossièreté
22:16que Trump a atteint
22:17on est d'accord
22:18c'est pas la même chose
22:19parce qu'il utilise
22:20du vocabulaire
22:21c'est pas grossier
22:22du vocabulaire
22:23un peu trivial
22:24mais c'est pas grossier
22:25l'autre est vraiment
22:26très grossier
22:26parlons de Boalem Sansal
22:28évidemment
22:29votre ami
22:30et notre ami
22:31qui a été vivement
22:32attaqué
22:33par tout le système
22:33politico-médiatique
22:34depuis bizarrement
22:36qu'il a changé
22:36d'éditeur
22:37certains lui reprochent
22:38de s'être droitisé
22:39alors que lui dénonce
22:40sans cesse
22:40les excès de l'islamisme
22:42en Algérie
22:42il fait la une
22:44du JD News
22:45avec notre enquête
22:45ils veulent faire taire
22:46Boalem Sansal
22:47vous dites qu'il est
22:48le symbole
22:48de la furie
22:50inquisitoriale
22:50de l'islamo-gauchisme
22:51expliquez-nous
22:52Michel Onfray
22:53oui parce que
22:55je vis ça aussi
22:57depuis
22:58une dizaine d'années
22:59c'est à dire que
23:00vous avez des journaux
23:01qui commencent à dire
23:03si vous n'êtes pas avec nous
23:04vous êtes contre nous
23:04si vous êtes contre nous
23:06si vous n'êtes pas
23:07de notre gauche
23:07vous pouvez pas être de gauche
23:08donc si vous n'êtes pas de gauche
23:09vous êtes de droite
23:09si vous êtes de droite
23:10vous êtes d'extrême droite
23:11et donc
23:12on vous coupe les robinets
23:13et vous n'êtes plus invité
23:14nulle part
23:15c'est à dire plus de services publics
23:16plus de télévision
23:17donc on fait silence sur vous
23:19vous n'existez plus
23:20vous faites un livre
23:20on n'en parle pas de vous
23:21éventuellement on peut faire
23:22un papier
23:24mais pour vous casser la figure
23:25et puis
23:26et vous en prenez plein de la figure
23:27comme ça
23:28bon d'accord
23:28très bien
23:29et puis un jour
23:30il y a
23:31Valeurs Actuelles
23:31qui vous dit
23:32vous ne voudriez pas
23:32faire un entretien
23:33sur ceci cela
23:34pourquoi pas
23:35élément
23:35pourquoi pas
23:36il va dire
23:37ah mais la preuve est donnée
23:38que il est vraiment d'extrême droite
23:40le support en fait froid
23:41et puis après on dit
23:42mais sur CNews
23:44j'ai dit
23:45il y a plein de gens
23:45qui me disent
23:46enfin des gens
23:46pas plein
23:47mais qui me disent
23:48quoi CNews
23:48je dis mais ça fait 10 ans
23:50que je ne vous entends pas
23:51sur le silence
23:52auquel on m'a contraint
23:54et là d'un seul coup
23:55vous êtes en train
23:55de me reprocher
23:57de dire
23:58sur CNews
23:59ce que je dis
24:00jugez moi
24:01sur ce que je dis
24:01non on juge sur le support
24:03donc si
24:04Valeurs Actuelles
24:05a fait un entretien
24:05avec Boilem Sansal
24:06c'est que Boilem Sansal
24:07est d'extrême droite
24:08on peut dire
24:09mais attendez
24:09il a une oeuvre
24:10elle est abondante
24:11vous regardez
24:12les prix qu'il a reçus
24:14c'est considérable
24:15tous ces gens
24:15et le nombre de livres
24:16qu'il a vendus
24:16contrairement à ce que
24:17il a vendu
24:17et quantité de livres
24:18ont été vendus
24:19comme des best-sellers
24:21mais dites
24:22en quoi
24:22plutôt que de dire
24:23fachos
24:24fascistes
24:24d'extrême droite
24:25pourquoi pas néo-nazis
24:27ça a été utilisé
24:27pour le garçon
24:28qui a été massacré
24:29à coups de pied
24:31faites-en la démonstration
24:32d'accord
24:33d'extrême droite
24:33ou quand comment
24:34il a commis
24:35un péché mortel
24:36il dit la réalité
24:37de l'islamisme
24:38pas de l'islam
24:39de l'islamisme
24:40il dit très précisément
24:41dans un certain nombre
24:42de livres
24:43des choses qui sont
24:44justes
24:44par exemple
24:45comment un certain nombre
24:46de nazis
24:46se sont trouvés intégrés
24:47à des régimes arabes
24:50qui étaient antisémites
24:51après la deuxième guerre mondiale
24:53c'est un fait historique
24:54il en fait des romans magnifiques
24:56il réécrit
24:57autant qu'on puisse le faire
24:59mais le 1984
25:00d'Orwell
25:01à partir d'aujourd'hui
25:02il fait un travail intellectuel
25:03extrêmement intéressant
25:04mais il ne dit pas
25:06que l'islam
25:07que l'immigration
25:08c'est une chance
25:09pour la France
25:09mettait des guillemets
25:10des traits d'union partout
25:11pour avoir les éléments
25:12de langage
25:13donc il faut bien assassiner
25:14ce personnage là
25:16métaphoriquement
25:17je retire le mot
25:19il faut agresser
25:19le personnage
25:21maintenant
25:21il a 80 ans passé
25:23il a passé une année
25:24en prison
25:25c'est pas rien
25:25c'est pas rien
25:26de passer une année
25:27en prison
25:27avec des gens
25:28qui vous maltraitent
25:29avec des gens
25:29qui ne vous donnent pas
25:30de quoi lire
25:31de quoi travailler
25:32je me rappelle
25:32Antoine Gallimard
25:33il relit
25:33l'oeuvre complète
25:34de Victor Hugo
25:35moi je l'ai trouvé
25:36bien gentil
25:36et il est bien gentil
25:38Boilem
25:38quand il est rentré
25:39et qu'il a fait
25:40autant de concessions
25:40à Gallimard
25:42donc j'ai très bien compris
25:42par la suite
25:43qu'il est compris
25:44parce qu'on a dû lui expliquer
25:45comment les choses
25:45se sont passées
25:46il a fait aussi des concessions
25:47à l'Académie française
25:48qui ne l'a pas beaucoup soutenu
25:49quand il était prisonnier
25:50et d'un seul coup
25:51il découvre
25:52parce que c'est un vrai gentil
25:53dans le fond
25:53il découvre la méchanceté
25:55la méchanceté des institutions
25:56la méchanceté des éditeurs
25:57la méchanceté des journalistes
25:59la méchanceté de lecteurs
26:00qui n'ont pas lu
26:00la méchanceté d'écrivains
26:02qui ne vendent rien
26:03qui n'ont pas fait d'oeuvre
26:04et qui on a vu parfois
26:05que vous avez des auteurs
26:07qui vivent comme des auteurs
26:08sans rien vendre
26:09simplement parce que
26:10des avaloirs
26:10des avaloirs
26:11c'est ce qu'on touche
26:12un auteur touche
26:13la part de son éditeur
26:14avant d'avoir écrit le livre
26:15la valoir c'est
26:16on va peut-être vendre
26:17100 000 exemplaires
26:18de votre livre
26:19donc on vous donne
26:19en avance
26:20l'argent que vous allez toucher
26:22vous ne le touchez pas
26:22mais vous gardez quand même
26:23l'argent
26:23c'est spécial comme coutume
26:24c'est une avance sur salaire
26:26en fait tout simplement
26:27c'est l'avance sur un salaire supposé
26:29effectif
26:30c'est un salaire supposé
26:31parce que si on vous dit
26:31le mois prochain
26:32vous allez gagner ça
26:33mais je veux bien vous donner
26:34ce que vous allez gagner
26:34le mois prochain
26:35il n'y a aucun problème
26:36mais là si on vous dit
26:37vous pourriez gagner
26:38si vous travailliez dans un endroit
26:40vous auriez la possibilité
26:41de gagner
26:41donc on vous donne
26:42parce que vous allez
26:43probablement gagner
26:43et vous ne gagnez pas
26:44personne ne rembourse
26:45les avaloirs
26:46et bien évident
26:47que quand vous avez
26:47une toiture à refaire
26:49une maison à acheter
26:49un prêt ou ceci ou cela
26:51vous pouvez demander
26:51des avaloirs sur 3 ou 4 livres
26:52donc évidemment
26:53vous êtes très attaché
26:54à votre éditeur
26:55et puis quand c'est une bastille
26:57là encore
26:58et que vous avez la possibilité
26:59de dire
27:00et bien on va rentrer
27:01dans la bastille
27:02on va voir qui est payé
27:03comment
27:04qui vend des livres
27:06quel est le salaire
27:07de l'éditeur
27:08est-ce qu'il y a
27:08vraiment une rentabilité
27:09là on dit
27:10mais qu'est-ce que c'est
27:11cette façon inquisitoriale
27:12de se comporter
27:13le fascisme
27:14etc
27:14c'est juste dans une boîte
27:16vous avez la possibilité
27:17de demander des comptes
27:18et donc
27:20Boilem
27:20il découvre la meute
27:22et c'est difficile
27:23quand vous avez
27:24la fatigue
27:25l'âge
27:26de vous en prendre
27:27plein la figure
27:28comme ça
27:28donc vous pouvez dire
27:29à un moment donné
27:30quand vous avez une caméra
27:31sous le nez
27:31dire moi j'en ai marre
27:32la France
27:32je quitte
27:32c'est terminé
27:33et puis
27:34parce que vous avez
27:34un moment d'abattement
27:35et puis peut-être
27:36le soir même
27:36juste après
27:37vous dites
27:37non non
27:38je vais rester
27:39sauf que ça tourne en boucle
27:40j'ai l'impression
27:41que c'est une décision définitive
27:42j'espère que Boilem
27:44va rester
27:44il a beaucoup plus d'amis
27:45que quelques ennemis
27:46et puis
27:48tous ses ennemis
27:49sont minoritaires
27:49ils vocifèrent
27:50ils font beaucoup de bruit
27:52mais globalement
27:53les gens l'aiment
27:54les gens l'apprécient
27:55et vous avez bien raison
27:56de le rappeler
27:57on parle un tout petit peu
27:58on est sur CNews
27:59et sur Europe 1
28:00dans face à Michel Onfray
28:01Michel on va parler
28:02un tout petit peu
28:02de cette visite
28:03du souverain britannique
28:04Charles III
28:05aux Etats-Unis
28:06il a été reçu
28:08évidemment en grande pompe
28:09par Donald Trump
28:10à la Maison Blanche
28:11il a aussi pris la parole
28:12devant le Congrès
28:13américain
28:14et il a eu
28:14comme toujours
28:15avec cet humour britannique
28:16et ce flègue
28:17qu'on connaît
28:18au roi Charles III
28:19il a eu quelques mots
28:20assez rigolos
28:21à l'encontre
28:22à l'adresse
28:23du président Trump
28:24il lui a dit
28:25s'il n'y avait pas eu
28:26les britanniques
28:26vous parleriez français
28:27écoutons la petite séquence
28:28et je vous fais réagir
28:30en effet monsieur le président
28:34vous avez récemment déclaré
28:35que sans les Etats-Unis
28:37les pays européens
28:38parleraient allemand
28:39puis-je vous dire
28:41que sans nous
28:41vous parleriez français ?
28:52tout en finesse
28:54l'humour britannique
28:55il fait évidemment référence
28:56à cette période
28:58de la rivalité coloniale
28:59entre la France
29:00et la Grande-Bretagne
29:01en Amérique du Nord
29:02au XVIIe et XVIIIe siècle
29:03alors ça vous a plu
29:04beaucoup ça Michel
29:05j'adore
29:06j'adore
29:07j'adorerais Elisabeth
29:09l'élégance
29:10la distinction
29:11la subtilité
29:12enfin il y a
29:13dix siècles derrière
29:14cet homme-là
29:14cet homme a
29:15un mille ans
29:16le roi Charles
29:17et il y a
29:18mille ans
29:19de culture concentrée
29:20dans quelques traits d'esprit
29:22toute la subtilité
29:23c'est d'une grande élégance
29:24c'est d'une grande délicatesse
29:25puis-je me permettre
29:26de vous dire
29:27et bien sûr qu'il va se permettre
29:28et il est en train de le dire
29:29et on a là devant un cow-boy
29:31on a John Wayne
29:32avec son revolver
29:33son chapeau
29:33il est en train de chiquer
29:35probablement du tabac
29:36et puis il peut cracher
29:37dans un pot
29:37enfin c'est son deux civilisations
29:39qui sont là
29:40d'abord on ne dit pas beaucoup
29:41que quand les Américains
29:42arrivent sur le sol normand
29:43moi je le dis beaucoup
29:44parce que
29:45j'ai eu la chance
29:45d'avoir un père
29:46qui m'a expliqué ça
29:47très vite et très tôt
29:48les Américains n'arrivent pas
29:49parce qu'ils aiment la liberté
29:50et qu'ils viennent libérer la France
29:51les Américains ils viennent
29:52parce qu'Hitler
29:53leur a déclaré la guerre
29:57Hitler qui sont au large
29:59des Etats-Unis
30:00parce qu'il travaille
30:01à une bombe atomique
30:01parce qu'il a des avions
30:03à réaction Hitler
30:04et qu'il travaille à des fusées
30:05Werner von Braun y travaille
30:07quelques temps plus tard
30:08Werner von Braun va travailler
30:09aux fusées
30:09qui permettront aux Américains
30:10d'aller sur la Lune
30:12c'est à dire que les Américains
30:13disent cette guerre
30:13que de toute façon
30:14il va nous falloir faire
30:15on va la faire en Europe
30:16plutôt que chez nous
30:17et on va débarquer en France
30:19il prévoit les Américains
30:21à l'AMGOT
30:22à MGOT
30:22l'administration militaire
30:23des territoires occupés
30:24et c'est un certain général de Gaulle
30:26qui dit non non non non
30:27ils ont imprimé leur billet
30:28ils avaient décidé
30:30les Américains
30:30de recycler les préfets
30:32et les sous-préfets de Vichy
30:33en disant au moins
30:34avec ceux-là
30:34on sait que ce sont
30:35des anticommunistes
30:36vous aviez les partisans
30:37du Berlin-Berstesgaden
30:38et puis d'autres
30:39des partisans
30:40du on va après
30:41jusqu'à Moscou
30:41donc les Américains du genre
30:43on est là
30:44pour vous apporter la liberté
30:45non
30:45ils sont venus défendre
30:46leurs intérêts
30:47ça a fait notre affaire
30:48et ça c'est sûr
30:49que ça a fait notre affaire
30:50mais les Ricains
30:51de Michel Sardou
30:52non
30:52je ne souscris pas
30:54à cette vision
30:54un peu courte des choses
30:55les Américains
30:56ne sont pas venus nous libérer
30:57ils sont même venus
30:58je rappelle que l'opération
31:00Overlord
31:00ça veut dire suzerain
31:02ils sont venus
31:03pour nous vassaliser
31:03la chose était même
31:04clairement dite
31:05vous nous l'avez souvent dit
31:05je l'ai beaucoup dit
31:06il faut le redire
31:07comme vous êtes un normand
31:08donc c'est tout ça
31:09qui se trouve dit ici
31:10avec trois mots extrêmement
31:12du genre
31:13oui d'accord
31:13il y a eu ça
31:14mais il y a eu aussi
31:15rappelez-vous
31:16cette époque
31:16où vous avez bien eu besoin
31:18de nous
31:18au moment de vos guerres
31:19d'indépendance
31:20ou les guerres de souveraineté
31:21ou ce qui a rendu possible
31:22la constitution des Etats-Unis
31:23et les Anglais
31:24n'ont pas été inutiles
31:25dans cette aventure
31:26je rappelle que si nous
31:27étions un peu plus au courant
31:28de notre propre histoire
31:28on verrait que peut-être
31:30le roi a mis beaucoup d'argent
31:31dans cette aventure
31:32et qu'il a vidé un peu
31:33les caisses de la France
31:34et que le rôle
31:36que le roi Louis XVI
31:37a pu jouer
31:37dans cette aventure
31:39n'a pas été pour peu
31:40dans la pauvreté
31:42de la France
31:43qui a généré par la suite
31:44la révolution française
31:44il faut que tout ça
31:46se lie
31:47et tout ça est dit
31:48dans trois phrases
31:49deux mots
31:50de Charles
31:51et avec un grand sourire
31:52dans le genre
31:52prends-toi ça
31:53dans les gencives
31:54je trouve que c'est le génie
31:56d'une civilisation
31:57concentrée dans les mours
31:58et d'ailleurs
31:58notre civilisation
31:59qui s'effondre
32:00on n'est plus capable d'humour
32:01on n'est plus capable du tout
32:02de comprendre la plaisanterie
32:03le sous-entendu
32:04est-ce qu'il faut comprendre
32:05l'altérité
32:06il faut comprendre la différence
32:07il faut la culture
32:08il faut la culture
32:09un tout petit mot
32:10de cet hommage
32:10qui a été rendu cette semaine
32:13au sergent
32:13à Nice et Girardin
32:14en France
32:15cette fois-ci Michel
32:16sur la base de Suip
32:17dans la Marne
32:18ce soldat avait 31 ans
32:20il était un soldat
32:21de la Finule
32:22il est mort
32:22des suites de ses blessures
32:23dans une embuscade
32:24du Hezbollah
32:25dans le sud Liban
32:26on va écouter
32:28un extrait
32:28de ce qu'a dit
32:29Catherine Bautrin
32:29ministre des armées
32:30qui était présente
32:30au Liban
32:31nos soldats
32:32portent le béret bleu
32:34toujours pour protéger
32:36et pour maintenir
32:38ouvert
32:38ceux qui sans eux
32:40se refermeraient
32:41sous le poids
32:42de la guerre
32:43ils y servent
32:45la paix
32:45au milieu
32:46des tensions
32:47ils y portent
32:49la parole
32:49de la France
32:50dans le fracas
32:52des armes
32:53ils y rappellent
32:54qu'entre les peuples
32:56même
32:57lorsque tout vacille
32:59il doit rester
33:01une voix
33:02c'est cette voix
33:03qu'Annie
33:04et Girardin
33:05a servi
33:06jusqu'au sacrifice
33:08ultime
33:09voilà pour les mots
33:10de la ministre des armées
33:11donc ça fait 3 soldats français
33:13qui sont morts au total
33:131 en Irak
33:14et 2 au sud-liban
33:16qu'est-ce que ça vous inspire
33:17Michel Onfray ?
33:18que les choses ne sont pas dites
33:20dans ce discours
33:20qui est un joli discours
33:22ça a été fait
33:23par des gens
33:24qui ont utilisé
33:25qui ont fait le minimum
33:28la vérité
33:28c'est qu'il y a eu
33:29une embuscade
33:30elle le dit
33:31donc il a été tué
33:32ce soldat
33:33il a été tué
33:33parce que soldat européen
33:35parce que soldat français
33:37et presque à bout portant
33:38on ne sait pas très exactement
33:39comment les choses
33:40se sont passées
33:40enfin bon apparemment
33:41le Hezbollah arrive
33:42et tire
33:43et tue
33:44donc c'est ces choses-là
33:45qu'il faut dire
33:46mais comme il ne faut pas
33:47il ne faut pas être à maboule
33:49et bien on ne dit pas
33:51ces choses-là
33:51donc en gros
33:52on ne sait pas trop
33:53ce qui s'est passé
33:54il aurait bien pu sauter
33:55sur une mine
33:55ou quelque chose comme ça
33:56le détail n'est pas donné
33:57nous ne sommes pas en guerre
33:59non bien sûr
33:59on n'est pas en guerre
34:00on a juste le porte-avions
34:01qui est en train de mouiller
34:02pas très loin
34:03on a des gens
34:04qui sont là sur place
34:05qui se font tuer
34:05on a quand même
34:06des gens qui ont été
34:07qui ont été tués
34:09sciemment par des gens
34:10du Hezbollah
34:10et on continue à dire
34:11que ce n'est pas notre guerre
34:12et on continue à dire
34:13on ne va pas aider Trump
34:14parce que ce n'est pas notre guerre
34:15et puis Trump
34:16il ne nous a pas gentiment
34:17donné un coup de fil
34:18en disant
34:18vous ne pourriez pas
34:18me donner un coup de main
34:19puisque c'est ça
34:20on ne va pas l'autoriser
34:21à survoler le territoire français
34:23bien sûr que nous sommes
34:24dans cette guerre
34:24et nous faisons comme si
34:25nous n'étions pas dans cette guerre
34:26comme si le pétrole
34:27ne nous concerne pas
34:28comme si le blocus
34:29ne nous concernait pas
34:30comme si les soldats français tués
34:32ça ne nous concernait pas non plus
34:33tout ça est insupportable
34:34cette façon de ne rien voir
34:37quand il s'agit de nos ennemis
34:40des gens qui nous disent
34:40qu'ils sont nos ennemis
34:41c'est pour ça que
34:42sur la question d'Emma Boulle
34:44ce n'est pas lui qui décide
34:45de qui est ennemi
34:46qui est ami
34:46vous savez il y a un philosophe
34:48qui s'appelait Julien Freud
34:49et qui est F-R-E-U-N-D
34:51rien à voir avec Freud
34:52et qui a soutenu sa thèse
34:54en présence de gens
34:55qui n'ont pas aimé beaucoup
34:56qui les distinguer
34:57l'ami l'ennemi
34:58et il dit en politique
34:59il faut savoir distinguer
35:00l'ami de l'ennemi
35:01et si vous avez des gens
35:02qui ont décidé
35:03que vous allez être son ennemi
35:04leur ennemi
35:05eh bien
35:05ils n'avaient pas le choix
35:07si quelqu'un veut se fâcher avec vous
35:08il ne peut pas dire
35:09je ne veux pas que tu te fâches avec moi
35:10il a décidé
35:11et c'est Jean Hippolyte
35:12le philosophe qui refusait ça
35:14en disant
35:14moi je ne peux pas accepter
35:15une thèse pareille
35:15une espèce de gauche iréniste
35:17et Freud nous dit
35:18bah si la réalité
35:19c'est quand même comme ça
35:20on a des gens
35:20qui ont décidé
35:21que nous n'étions pas leurs amis
35:23qui ont décidé
35:24que nous étions leurs ennemis
35:25et qui nous le font savoir
35:26en tirant sur nos propres soldats
35:27en mettant en prison
35:29nos journalistes
35:30en mettant en prison
35:30nos écrivains
35:31c'est pas acceptable
35:34Michel on va évoquer
35:36maintenant le point philo
35:37on est au lendemain
35:38de ce 1er mai
35:39il y a eu beaucoup de cacophonie
35:40autour du fait
35:41de est-ce qu'on peut travailler
35:42ou pas pour les fleuristes
35:43et les boulangers
35:43en ce 1er mai
35:44le gouvernement va présenter
35:46un projet de loi
35:46l'année prochaine
35:47pour l'année prochaine
35:48mais vous nous avez proposé
35:49une lecture
35:50qui me fait beaucoup sourire
35:52l'éloge de la paresse
35:53de Paul Lafargue
35:54alors expliquez-moi
35:55ce que veut dire ce texte
35:57et pourquoi il est
35:57évidemment d'actualité
35:59alors c'est le droit à la paresse
36:00plus que l'éloge de la paresse
36:01le droit à la paresse
36:02c'est effectivement
36:03de Paul Lafargue
36:04en même temps vous avez raison
36:05mais il faut toujours
36:06alors on parlait tout à l'heure
36:07de l'humour de Charles
36:09et il faut toujours contextualiser
36:11c'est-à-dire que ce texte
36:12qui s'appelle
36:12le droit à la paresse
36:141880
36:14qui sera repris en 83
36:16est une réponse
36:18à un texte
36:18qui s'appelle
36:18le droit au travail
36:19et qui est un texte
36:20de Louis Blanc
36:20qui lui est un
36:22et le François Hollande
36:23du socialisme à l'époque
36:24si vous voulez
36:25c'est un réformateur social
36:26Louis Blanc
36:28et Lafargue
36:29qui est le gendre de Marx
36:30il a épousé Laura
36:33sa fille
36:33l'une de ses filles
36:34écrit un texte contre
36:36Louis Blanc
36:36de manière très ironique
36:38et ça devient effectivement
36:39l'éloge de la paresse
36:41il dit simplement
36:41regardez la réalité
36:43les enfants travaillent
36:44à partir de l'âge de 6 ans
36:45à l'époque
36:46à l'époque
36:47bien sûr
36:48les femmes travaillent
36:49les journées de travail
36:50sont de 16 heures
36:52dans des conditions terribles
36:54il dit
36:54le corps des travailleurs
36:56est épuisé
36:57il est massacré
36:57c'est vrai
36:59quand vous travaillez
37:00comme ça
37:01il y a des descriptions
37:03de la condition ouvrière
37:04au 19ème siècle
37:05c'est terrible
37:05il faut lire
37:07la littérature
37:08de cette époque là
37:08et il dit
37:09mais il y a des machines
37:10ça devrait pouvoir nous sauver
37:11les machines vont pouvoir nous sauver
37:13et on ne doit pas pouvoir
37:14consacrer sa vie au travail
37:15il dit
37:15il y a eu jadis
37:16une lecture chrétienne
37:17du travail
37:18vous savez qu'il y a le péché
37:19originel
37:19qu'on goûte du fruit
37:21de l'arbre de la connaissance
37:22et que Dieu
37:23pour punir les hommes
37:24dit
37:24vous allez désormais travailler
37:26donc le fameux tripalium
37:27c'est-à-dire l'instrument
37:28le joug que porte le bœuf
37:30et donc le travail
37:31est une punition
37:32donc vous allez souffrir
37:34parce que vous allez mériter ça
37:35et puis après il dit
37:36le capitalisme reprend ça
37:37en disant
37:38vous allez travailler
37:39parce que de toute façon
37:40il faut de la production
37:41et il faut produire
37:42produire
37:42produire
37:42donc vous allez travailler
37:43en permanence
37:44et le moins de
37:45le moins de congés possibles
37:47et le moins de vacances
37:48et le moins de loisirs possibles
37:50et lui il dit
37:51mais non le droit au travail
37:52c'est ce que veulent
37:53les socialistes
37:54c'est ce que veulent
37:54ce que veulent les capitalistes
37:55c'est ce que veut l'armée
37:56c'est ce que veulent les prêtres
37:57c'est ce que veut toute la société
37:57lui il dit
37:58il faut le droit au bonheur
37:59le droit au plaisir
38:00le droit à ce qu'il appelle
38:01la paresse
38:01alors il ne fait pas
38:03l'éloge des paresseux
38:03il dit simplement
38:04que si on travaille moins
38:06c'est quand même beaucoup mieux
38:0816 heures dans la réalité
38:09et lui propose 3 heures
38:11pour une raison bien simple
38:12il dit
38:13nous ne devons produire
38:15que ce que nous allons consommer
38:16c'est ce qu'on appelle
38:17la décroissance aujourd'hui
38:18il dit
38:19mais vous voulez produire
38:20produire
38:20produire sans cesse
38:21si vous produisez sans cesse
38:22vous avez des objets à vendre
38:23si vous avez des objets à vendre
38:24qu'est-ce que vous allez faire
38:24vous allez chercher des marchés étrangers
38:26vous allez devenir colonialiste
38:27il dit
38:28cette surproductivité
38:29elle suppose le colonialisme
38:31donc vous allez dans des pays
38:32vous allez piller leur terrain
38:34leur sous-sol
38:34ce qu'on fait aujourd'hui
38:35ce que Trump fait
38:36et ce que
38:37ce qui j'ai une pigne
38:38etc. fait en Afrique
38:40il s'agit d'aller
38:41voler le sous-sol
38:42de ces gens là
38:43de les exploiter
38:44et il dit
38:45le colonialisme
38:46les armées coloniales
38:47tout ça va avec le travail
38:48et il dit
38:49vive la joie
38:50vive le bonheur
38:51vive le plaisir
38:51et il fait l'éloge
38:52de journée rablaisienne
38:54dans lesquelles on boit
38:55on mange
38:55on lutine
38:56et puis on se repose
38:58parce qu'on a le droit
38:59on a bien le droit
39:00de la paresse
39:02d'appeler ça comme ça
39:03c'est une ligne de fracture
39:05qui oppose encore aujourd'hui
39:06Sandrine Rousseau
39:07et qui a fait l'éloge
39:09de la paresse
39:10enfin le droit à la paresse
39:11l'éloge du droit à la paresse
39:13je dirais
39:14pendant qu'en face
39:16j'oublie son nom
39:17le nom du parti communiste
39:19Fabien Roussel
39:20Fabien Roussel
39:21je cherchais son prénom
39:21Fabien Roussel
39:22lui fait l'éloge du travail
39:23c'est à dire la vieille gauche
39:24old school
39:25celle qui a ma sympathie
39:27la gauche du parti communiste
39:28qui estimait que
39:28le travailleur
39:29c'était pas rien
39:30le mineur
39:31le paysan
39:32l'ouvrier
39:33le type à sa locomotive
39:34le travail
39:35c'est pas
39:36c'est pas détestable
39:38c'est même honorable
39:39le PC dit ça
39:41disait
39:42et le dit encore aujourd'hui
39:43quand il s'agit de Fabien Roussel
39:44mais pas de Yann Brossat
39:45et quand il s'agit
39:46de Mme Rousseau
39:47elle elle dit
39:48retrouvons le droit à la paresse
39:49et c'est très rousseauiste
39:51Jean-Jacques si vous voulez
39:52et lui il fait l'éloge
39:53des tribus primitives
39:54là on a le droit de parler
39:55des tribus primitives
39:55on a le droit de parler
39:56de Darwin
39:57et il dit
39:58regardez la beauté des primitives
39:59ils ne sont pas abîmés
40:00par le travail
40:01ils ont des corps magnifiques
40:02ils sont pas dans l'alcoolisme
40:03dans la misère
40:04dans la pauvreté
40:04ils sont dans un rapport
40:05à la nature
40:06il faut retrouver ça
40:07une espèce de proximité
40:08avec la nature
40:09un rapport
40:10à la production
40:11qui soit indexée
40:12sur la consommation
40:13produisons ce dont nous avons besoin
40:14par au-delà
40:15et ça évitera
40:16les guerres
40:17le colonialisme etc
40:18je dois dire que c'est un texte
40:19extrêmement intéressant
40:20parce que l'intelligence artificielle
40:22pose la question
40:23de l'avenir du travail
40:24tous ces gens qui aujourd'hui
40:25disent il faut travailler plus
40:26il faut etc
40:27n'ont pas compris
40:28que la vraie question c'est
40:29le travail va être remplacé
40:31par l'intelligence artificielle
40:32et les robots notamment
40:33qui feront tout à notre part
40:34bien sûr les robots en font partie
40:34et que ferons-nous
40:36si nous n'avons pas de travail
40:37et bien si on veut repenser le travail
40:39il faut le penser à partir
40:39de la question
40:41de l'intelligence artificielle
40:42ce que aucun candidat
40:43aux élections présidentielles
40:46ne fait
40:46c'est pourtant ça le sujet
40:47c'est pas
40:47est-ce qu'on abolit les 35
40:49est-ce qu'on revient à 39
40:50est-ce que la retraite
40:51c'est les annuités de ceci
40:52etc
40:53c'est juste de dire
40:54quand dans 5 ans
40:55un tas de métiers
40:56seront faits
40:58par l'intelligence artificielle
40:59on aura l'air fin
41:00avec nos 35 heures
41:01ou nos 39 heures
41:02ou je ne sais quoi
41:02donc il nous faut au moins
41:04un débat sur ce sujet-là
41:05avec les candidats
41:06aux présidentielles
41:07on peut recourir aujourd'hui
41:10au droit à la paresse
41:11demander le droit à la paresse
41:12en disant
41:13mais retrouvons
41:13la possibilité
41:15vraiment du loisir
41:16pour que nous retrouvions
41:17le sens et le goût du travail
41:17il y a plein de jeunes
41:18qui n'ont plus envie de travailler
41:19c'est passionnant
41:20et on en reparlera
41:21vraiment dans les prochaines émissions
41:22parce que
41:23la vision de Musk
41:24qui dit Elon Musk
41:25dit
41:26un jour
41:26il n'y aura plus du tout de travail
41:28tout le monde aura
41:28un revenu universel
41:30élevé
41:30et il faudra remplir
41:32nos vies
41:32par autre chose
41:35Merci à vous Michel Onfray
41:37c'était votre émission
41:38sur CNews
41:38et sur Europe 1
41:39à la semaine prochaine
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