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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00:00Un peu plus de 18h30 sur CNews, merci d'être avec nous pour le face-à-face qui va donc
00:00:05commencer avec un face-à-face et un débrief de ce documentaire inédit que vous avez pu voir ou revoir
00:00:14sur le racisme anti-blanc.
00:00:16Julien Drey est avec nous ce dimanche soir comme chaque dimanche.
00:00:19Oui mais plus tôt.
00:00:21Un plus tôt, effectivement.
00:00:22Je fatigue moi à la fin.
00:00:23Écoutez-vous, restez en pleine forme.
00:00:25Éric Revelle est avec nous, cher Éric Revelle.
00:00:28Bonsoir.
00:00:28Bonsoir.
00:00:28On va commencer donc avec ce documentaire, le racisme anti-blanc, la fin du silence.
00:00:3567%, et c'est peut-être ça le plus important, 67% des Français considèrent qu'il estime un racisme
00:00:42anti-blanc.
00:00:43Alors pourquoi ce racisme dérange ? Pourquoi on n'en parle pas ? Existe-t-il, Éric Revelle ?
00:00:49Il y a des faits, j'allais dire, individuels, concrets, d'ailleurs en croissance.
00:00:54En croissance, ça a beaucoup augmenté ces dernières années.
00:00:57Alors ça demeure des actes de racisme anti-blanc à deux chiffres.
00:01:02On passe de 35, 40 sujets à 50, 60.
00:01:07Mais je crois qu'on n'en parle pas parce qu'en fait, alors peut-être que Julien Drey sera
00:01:11en désaccord avec moi,
00:01:12mais le racisme anti-blanc, il est gênant parce que ça mettrait sur un pied d'égalité le racisme anti
00:01:21-noir ou d'autres communautés avec le racisme anti-blanc.
00:01:24Moi, j'ai une position qui va vous sembler un peu équilibrée, peut-être trop équilibrée, mon cher Eliott.
00:01:30Mais vous savez, il y a un sociologue qui s'appelle Éric Fassin qui considère, alors on va en discuter,
00:01:37que le racisme anti-blanc pour les sciences sociales, pas pour les individus qui en sont victimes,
00:01:42– c'est une vision intellectuelle des choses – n'existerait pas parce qu'il ne serait pas systémique.
00:01:48Il n'y aurait pas un système qui serait lié à l'histoire.
00:01:51En revanche, pourquoi le racisme anti-blanc est en train de prendre une certaine envolée ?
00:01:57Parce qu'en fait, je pense que c'est la victime, j'allais dire collatérale, du wokisme et de la
00:02:01cancel culture.
00:02:02Dès l'instant où vous ouvrez les portes d'une remise en cause de l'histoire en général,
00:02:10vous ouvrez la porte à ce type d'excès.
00:02:13Et puis, culturellement, on l'a vu dans le document, c'est très intéressant,
00:02:17des rappeurs qui ont pignon sur rue, qui sont écoutés par les plus jeunes, par toutes sortes de communautés,
00:02:23eux veulent pendre les blancs.
00:02:25Quand un leader comme Jean-Luc Mélenchon dit tout moche, tout blanc, tout blanc, tout moche,
00:02:31vous voyez, ça donne corps et ça, je ne vais pas dire que ça légitime,
00:02:34parce que le racisme, quel qu'il soit, est un délit,
00:02:36mais ça légitime le fait que des gens puissent se livrer à de tels actes.
00:02:40Maintenant, je dis à Julien Drey, il ne faut pas balayer cela d'un revers,
00:02:46parce que la montée en puissance du racisme anti-blanc, Julien Drey,
00:02:50elle est documentée dans les chiffres du ministère de l'Intérieur.
00:02:54Julien Drey, est-ce que le racisme anti-blanc existe ?
00:02:57Alors, déjà en méthodologie, puisque Eric a fait un écart par, je dirais, des références justes d'ailleurs,
00:03:06un concept, quand il est employé, il doit avoir une utilité.
00:03:10C'est-à-dire, il doit permettre de comprendre et d'éclairer une situation,
00:03:13et donc à partir de là, il doit permettre aussi d'apporter des solutions.
00:03:17C'est ça l'utilité d'un concept.
00:03:19Sinon, c'est un slogan.
00:03:21Alors, des slogans, on peut les jongler avec, et voilà.
00:03:25Et c'est pour ça que, je vous l'ai déjà dit à plusieurs reprises, je n'aime pas ce
00:03:28terme.
00:03:29Parce que je pense qu'il ne crée pas, il n'éclaire pas, il crée de la confusion.
00:03:33Parce qu'il permet, effectivement, de masquer un certain nombre de réalités qui existent,
00:03:37de mettre tout sur le même plan.
00:03:39Et à partir de là, alors soit, si vous ne reprenez pas ce terme,
00:03:44vous masquez la réalité, vous ne voulez pas reconnaître qu'il y a une réalité, etc.
00:03:48Et si vous le reprenez, alors vous basculez du côté de ceux qui sont d'extrême droite, etc.
00:03:53C'est pour ça que, si vous voulez me dire qu'il y a désormais des a priori,
00:03:57du ressentiment, des discriminations, même peut-être, et même des violences,
00:04:01Oui, oui, d'accord, ok.
00:04:03Mais est-ce que ça renvoie à la notion de racisme telle qu'on l'a connue dans l'histoire,
00:04:07qui renvoie à ce qu'a dit Eric, à un système, à une oppression, à toute une histoire ?
00:04:12Je trouve que dans le reportage, il y a une phrase du chanteur Rost,
00:04:16avec laquelle il m'arrive, surtout ces deux ou trois dernières années,
00:04:19d'avoir eu des grosses polémiques.
00:04:21Mais il dit, vous ne vous rendez pas compte de la blessure profonde que ça fait pour nous,
00:04:24parce que ça renvoie à toute une histoire, et à toute notre histoire.
00:04:28Ce n'est pas la même chose.
00:04:28Voilà. Donc, c'est pour ça que je préfère dire du ressentiment anti-blanc,
00:04:32de la discrimination, etc., et une montée incontestable de cela.
00:04:36Après, et cela où je suis d'accord avec Eric, oui, ça correspond à autre chose.
00:04:40Ça renvoie à autre chose.
00:04:41C'est une haine de l'Occident.
00:04:44C'est donc, c'est ça, c'est concomitant à cette haine de l'Occident,
00:04:47à tout ce courant décolonial qui pense qu'aujourd'hui,
00:04:52l'homme blanc est coupable de l'ensemble des maux de l'histoire.
00:04:55Ce qui fait que, par exemple, sur l'esclavage,
00:04:59on parle énormément de l'esclavage réel,
00:05:01mais on oublie l'esclavage intra-africain,
00:05:04qui a été aussi massif.
00:05:06Pareil.
00:05:06Bon, je prends cet exemple-là.
00:05:08Oui, il y a aujourd'hui une haine qui est une haine de l'Occident,
00:05:13et l'homme blanc est assimilé à l'Occident,
00:05:15mais qui est une haine encore plus profonde de l'ensemble du discours universaliste.
00:05:19Parce que l'Occident, pour moi, il porte ce discours-là.
00:05:23Mais vous voyez, Julien André, quand on parle d'esclavagisme,
00:05:29on met sans arrêt en avant celui qui est le plus lourd à porter,
00:05:33et qui est réel, par l'Occident.
00:05:36On a très peu, peut-être ces dernières années,
00:05:39parlé d'un autre type d'esclavagisme qui a perduré bien après,
00:05:42qui est l'esclavagisme lié au monde musulman, par exemple.
00:05:45Donc, en fait, il n'y a qu'un face-à-face possible dans l'idéologie bien-pensante.
00:05:51C'est l'esclavagisme qui opposerait l'Occident qui en a profité,
00:05:56qui a exploité ces malheureux, qui les a mis dans des bateaux,
00:05:59et puis, en face, le peuple noir.
00:06:05Mais l'autre, on n'en parle jamais, on n'en parle jamais, vous voyez ?
00:06:08– Non, mais en quoi le fait de, c'est en ce sens-là que j'ai parlé de concept,
00:06:12en quoi le fait d'employer le mot racisme anti-blanc
00:06:15résout la question que vous posez ?
00:06:16Je ne crois pas, parce que la question que vous posez,
00:06:19je me rappelle de longues discussions avec Jean-Pierre Elkabach,
00:06:22dont je salue la mémoire, qui est un de ceux qui a le plus mis en avant,
00:06:25justement, au moment du débat, qui montrait chiffre à l'appui,
00:06:28la réalité de l'esclavage et de ses différentes facettes,
00:06:31et donc, notamment, de l'esclavage lié à l'islam
00:06:35et l'esclavage intercommunautaire.
00:06:37La plupart des esclaves, ils étaient vendus par les chefs de tribu.
00:06:40C'est ça, la réalité aussi.
00:06:42C'est pour ça que je suis, je l'avoue.
00:06:45– Si, ça répond à la question, Julien André,
00:06:47parce que si vous mettez de côté un autre esclavagisme historique
00:06:52dont je parlais, la réaction avec la Council Culture
00:06:56ou le mouvement néocolonial de décolonisation,
00:06:59c'est précisément d'opposer l'homme noir à l'homme blanc.
00:07:02C'est d'opposer l'homme noir à l'homme blanc.
00:07:04Donc, la naissance du racisme anti-blanc,
00:07:09il vient de cette obligation qu'on a incrustée dans le livre d'histoire,
00:07:15qu'il n'y avait qu'un face-à-face possible,
00:07:17c'est celui de l'homme blanc exploitant l'homme noir.
00:07:19Voilà. On n'a jamais parlé du reste, ou très peu.
00:07:21– Je ne crois pas que l'utilisation du terme racisme anti-blanc
00:07:24serve la cause que vous défendez, c'est-à-dire une vision globale de l'histoire
00:07:28avec les responsabilités des uns et des autres
00:07:31et le fait qu'il n'y a pas que d'un côté et que de l'autre, il ne
00:07:34s'est rien passé.
00:07:34Je ne crois pas. Je crois qu'au contraire, il crée de la confusion
00:07:37parce qu'il donne le sentiment que finalement, il y a des racines partout,
00:07:41que chacun… à la limite, à la fin, on dit « c'est un partout balle au centre ».
00:07:45Voilà. Et moi, je ne crois pas à ça.
00:07:47– Donc, c'est-à-dire que si demain, un téléspectateur
00:07:51qui l'a peut-être vécu auparavant traverse la rue
00:07:55est tabassé au nom de « sale blanc », c'est quoi ?
00:07:58– Il est victime d'une discrimination. D'abord, il est victime d'une violence.
00:08:02– D'accord.
00:08:02– Mais si on le tabasse et on dit « on va te planter sale blanc ».
00:08:07– Il est victime d'une discrimination, d'une discrimination liée à la couleur de sa peau
00:08:11et je pense qu'au moment où il sera jugé, ça sera pris en compte par le tribunal.
00:08:16Il n'y a pas besoin d'aller plus loin. Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:08:19– La question que je me pose, c'est que j'essaie de comprendre
00:08:21quelle définition on doit apporter au cas que je viens de vous donner.
00:08:24Et pourquoi on ne pourrait pas dire que c'est une agression raciste ?
00:08:29– Le cas que vous donnez, il se caractérise par une chose, c'est une agression.
00:08:31– Une agression raciste, puisqu'il est agressé parce qu'il est blanc.
00:08:35Excusez-moi, j'essaie vraiment de prendre un cas pratique parce que j'essaie de comprendre.
00:08:38Je ne vois pas pourquoi c'est compliqué.
00:08:39– Vous m'avez fait le coup vendredi, vous avez pris un cas pratique,
00:08:41j'ai le droit au restaurateur et je n'ai pas eu le droit une fois à un salarié.
00:08:44– On ira pour le salarié après, dans un instant.
00:08:48– Là, vous me prenez un cas particulier.
00:08:49Ma grand-mère, quand je parlais politique, a parlé comme ça avec vous
00:08:51et je n'arrivais pas à m'en sortir.
00:08:54Voilà, elle me prenait toujours.
00:08:55Mais en commerce, machin, monsieur m'a dit…
00:08:57– Bah non, mais c'est des témoignages qu'on a entendus.
00:08:59– Oui, il est victime d'une agression à caractère raciste, ça ne me gêne pas.
00:09:02Mais je pense que le concept, parce que là, ce n'est pas pareil,
00:09:05là vous me parlez un cas particulier, moi je vous parle d'un concept.
00:09:07Est-ce que le concept est opératoire ? Je ne crois pas.
00:09:10Et je crois qu'il pose plus de problèmes à être utilisé
00:09:12qu'à prendre des expressions comme moi je les prends,
00:09:14discrimination, ressentiment, agression, violence.
00:09:17– Éric Revelle, je vous pose la question la même,
00:09:20si vous traversez la rue et que Éric Revelle…
00:09:23– Je considérerais que c'est une agression anti-blanc,
00:09:26si cette agression est additionnée du qualificatif que vous venez de reprendre,
00:09:31c'est-à-dire…
00:09:32– Donc c'est du racisme ?
00:09:33– Bah oui, c'est…
00:09:34– C'est plus d'heures à utiliser le bon mot, j'ai du mal à comprendre.
00:09:38– Mais parce qu'en fait, je vais le dire devant Julien Dré…
00:09:41– Vous faites penser au ministre de l'Enseignement supérieur
00:09:44qui refuse la thèse de l'islamo-gauchisme.
00:09:47– Ah ça y est.
00:09:48– C'est pas…
00:09:49– Non mais…
00:09:49– Il n'y a pas de pensée…
00:09:52– Non mais je viens de vous répondre,
00:09:52il n'y a pas de définition universitaire de l'islamo-gauchisme.
00:09:55– Si on agresse quelqu'un au motif en lui disant
00:09:58« tu es un sale blanc »,
00:09:59c'est très exactement la définition d'une agression raciste contre un blanc.
00:10:05– Oui, voilà.
00:10:05– Voilà.
00:10:06– D'accord.
00:10:06– Mais si vous voulez, pourquoi est-ce que c'est un tabou cette affaire ?
00:10:09Parce que des gens comme Julien Dré, pendant des décennies…
00:10:13– Mais oui, mais parce qu'il fait partie d'intelligentsia de gauche,
00:10:16Julien Dré, qui a conceptualisé des tas de choses.
00:10:19En fait, ce qui est en train d'échapper à la gauche, je vais vous dire,
00:10:22c'est que pendant des décennies,
00:10:24ceux qui donnaient à débattre les thèmes dont la société française devait débattre,
00:10:30c'était des gens brillants comme Julien Dré, l'intelligentsia de gauche.
00:10:33C'est-à-dire qu'il y avait des thèmes dont on pouvait débattre et des thèmes qu'on marginalisait
00:10:38parce qu'ils étaient tout de suite des thèmes d'extrême droite.
00:10:41Donc pendant des années, qui étaient les réactionnaires ?
00:10:43Les gens de droite puisqu'ils réagissaient aux thèmes que la gauche mettait sur la table du débat national.
00:10:48Vous voyez, c'était les mouvements dans lesquels vous vous êtes lancés,
00:10:53Julien Dré, c'était ces thèmes-là dont on avait le droit de débattre.
00:10:55« La marche des beurres », « Touche pas à mon pote », etc.
00:10:59Les thèmes qui étaient mis de côté sont des thèmes aujourd'hui qui ont pris l'ascendant.
00:11:03Dans le débat national, c'est la sécurité, c'est l'immigration, c'est le pouvoir d'achat aussi.
00:11:09Donc en fait, les néo-réactionnaires sont les gens qui réagissent maintenant aux thèmes de droite,
00:11:14qui sont maintenant des gens comme vous, Julien Dré.
00:11:16Je n'avais pas l'impression que vous étiez si jeune que ça.
00:11:19Parce que vous me parlez d'un monde que vous avez vécu comme moi,
00:11:22où vous aviez entendu des actes, quand vous étiez étudiant par exemple,
00:11:29à la faculté, comme moi, on vous traitait de sale blanc ?
00:11:32Non.
00:11:32Bon, alors, vous mettez en cause le travail que nous avons fait avec une association
00:11:37et vous reconnaissez vous-même qu'à l'époque, cette question-là n'est pas sur la table.
00:11:40Donc on n'a pas occulté, puisque vous reconnaissez vous-même que cette question-là n'est pas sur la
00:11:44table.
00:11:44Alors après, moi vous savez, il y a un film que j'aime bien, que je vous conseille d'aller
00:11:49voir,
00:11:49qui est une belle réussite, qui s'appelle « Juste une illusion ».
00:11:52Ah oui, je n'ai pas vu, on en a beaucoup parlé.
00:11:54Franchement, vous allez passer un bon moment, indépendamment de ce qui est abordé, etc.
00:11:57Et derrière, moi j'ai, ce n'est pas moi d'ailleurs, il faut être honnête,
00:12:00mais c'est un ami à moi qui l'a transformé.
00:12:03En fait, ce n'est pas juste une illusion, c'est une illusion juste.
00:12:06Voilà.
00:12:07Maintenant, les choses, après on aura ce débat-là.
00:12:09Et d'ailleurs, dans les semaines à venir, je suis en train de travailler dessus,
00:12:11en écrivant un certain nombre de documents, on reviendra là-dessus.
00:12:14Après, vous savez, pour moi, le tournant, il est le vent.
00:12:16On reviendra sur quoi ? Sur les erreurs qu'a commis la gauche à ce moment-là ?
00:12:21Sur les reproches qui sont faits, sur les erreurs, tout le monde a fait des erreurs.
00:12:24Et sur les reproches qui sont faits, je vous donne un exemple.
00:12:27L'islamisme, dans les années 80, ce n'est pas notre problème.
00:12:31Ce n'est pas notre problème à l'époque.
00:12:32Notre problème, c'est effectivement Dupont-Lajoie,
00:12:35c'est-à-dire des vrais meurtres racistes qu'il y avait, vous connaissez comme moi,
00:12:39et sur lesquels il était légitime de se mobiliser.
00:12:40Dans la fin des années 80, pardonnez-moi, il y a juste l'affaire de Creil qui est un tournant.
00:12:46L'affaire de Creil, elle arrive en 1989, d'ailleurs, ça ne va pas en des années 80 ?
00:12:50Oui, c'est ce que je viens de vous dire.
00:12:51L'affaire de Creil, elle est la première question, on y reviendra, mais je peux vous dire, aucun problème.
00:12:56On y reviendra, elle est une alerte, et c'est pour ça que je vous dis, pour moi, le tournant,
00:12:59il vient le 21 avril 2002, parce que c'est à ce moment-là que les choses changent.
00:13:04La société révèle qu'elle est travaillée en profondeur par l'installation d'une ghettoïsation,
00:13:10d'une ghettoïsation ethnique, et surtout par l'arrivée d'un islamisme conquérant,
00:13:15dont la date fondatrice, c'est le 11 septembre 2001, voilà.
00:13:19C'est-à-dire que là, ça commence, bon voilà, donc le monde, il n'est pas éternel,
00:13:23le monde il bouge, il change, et donc il y a des choses qui s'achèrent.
00:13:25Le 21 avril 2002 ?
00:13:26Le 21 avril 2002, c'est le fait que M. Le Pen, d'ailleurs, est qualifié au deuxième tour.
00:13:32Et pourquoi c'est un tournant ?
00:13:34C'est un tournant parce que, jusqu'à maintenant, ça révèle quelque chose,
00:13:38du point de vue politique, du point de vue des sentiments,
00:13:41y compris sur les questions qu'a évoquées Éric, je crois qu'elles étaient très importantes et sous-estimées,
00:13:45la question des flux migratoires, la question de l'insécurité, ces choses-là, c'est ça que ça révèle.
00:13:50En fait, pour la gauche républicaine, le fait que Jean-Marie Le Pen soit qualifié,
00:13:57c'est la démonstration que la gauche ne colle plus à la réalité que vivent les gens au quotidien, c
00:14:03'est ça, Julien Drey ?
00:14:03C'est exactement une réalité nouvelle qui n'a pas été prise en considération,
00:14:07puisque toute une partie de la gauche, notamment de 1998 à 2002,
00:14:11considère que l'insécurité, c'est un problème social,
00:14:14et que si on résout les questions de chômage, on va résoudre les problèmes d'insécurité.
00:14:17Voilà, oui, et c'est le refus, par exemple, du débat sur les quotas qui auraient dû être déjà abordés
00:14:23dès 2002.
00:14:25Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce documentaire, et vous pourrez le revoir, effectivement.
00:14:29C'est un documentaire qui est intéressant, puisque c'est une thématique qui n'est pas abordée dans les autres
00:14:34médias.
00:14:35C'est un échange, par exemple, qui n'existerait pas dans d'autres médias sur la question du racisme anti
00:14:41-blanc.
00:14:42Et je rappelle ce chiffre, 67% des Français qui estiment qu'il existe un racisme anti-blanc.
00:14:49Messieurs, on commence le face-à-face, du moins on l'a déjà commencé,
00:14:53mais on va aller sur l'actualité du week-end.
00:14:55Et l'actualité du week-end nous envoie, là aussi, le système médiatique la présenter différemment.
00:15:02Non pas devant une rêve-partie folklorique, non pas devant une free-partie,
00:15:08mais devant un rassemblement musical, illégal, avec des revendications politiques sur un terrain militaire.
00:15:16Les mots ont un sens, évidemment.
00:15:20Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont réunies pendant plus de 72 heures,
00:15:24donc sur ce terrain militaire près de Bourges.
00:15:26Et aujourd'hui, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès, s'est rendu sur place.
00:15:32Écoutez.
00:15:33Quand j'entends dire que nous avons affaire à des gentils festivaliers
00:15:36qui sont là pour faire la fête et qui ne créent aucune nuisance,
00:15:39et qui sont très sympathiques,
00:15:41ce n'est pas ce que j'ai entendu ce matin sur le terrain,
00:15:44de la bouche des riverains, de la bouche des agriculteurs, de la bouche des élus,
00:15:47et bien sûr de la bouche des forces de sécurité intérieure et des forces de sécurité civile.
00:15:51Ce n'est pas ce que j'ai entendu, pas du tout.
00:15:52Je comprends que le choix du site, puisque c'est un choix revendicatif,
00:15:57les organisateurs ont voulu dénoncer la répression,
00:16:00j'ouvre les guillemets volontairement,
00:16:02la répression qui serait celle des services de l'État en général,
00:16:05et en particulier du ministre de l'Intérieur que je suis.
00:16:08La revendication, c'est on vient à Bourges parce que le ministre de l'Intérieur est né à Bourges,
00:16:12enfin dans la zone de Bourges,
00:16:13et on vient sur le polygone parce qu'on est contre la guerre,
00:16:16c'est la guerre à la guerre.
00:16:17Et donc il y a une revendication qui est clairement anti-militaire.
00:16:23Quand j'entends les organisateurs diffuser un certain nombre de messages en disant
00:16:26qu'il n'y a pas d'incident, etc., pour nous c'est absolument inaudible.
00:16:31C'est absolument inaudible.
00:16:33On a quand même eu un certain nombre de blessés,
00:16:35donc on a eu 28 urgences relatives et 5 urgences absolues.
00:16:40Il y a eu 12 personnes qui ont été transportées dans des hôpitaux,
00:16:42en partie d'ailleurs pour la consommation de stupes, premièrement.
00:16:46Deuxièmement, il y a eu 7 interpellations, dont 5 gardes à vue,
00:16:49parfois pour refus d'obtempérer ou violence contre les forces de l'ordre.
00:16:51Donc je ne peux pas dire qu'il n'y a pas eu d'incident.
00:16:54Puis ensuite, quand on voit le marché à ciel ouvert de consommation de stupes
00:16:57que sont ces rassemblements,
00:16:59je ne pense pas qu'on puisse dire que ça se passe sans incident.
00:17:01Ce n'est pas possible, ce n'est pas audible.
00:17:03En tout cas, ce n'est pas audible à mes yeux.
00:17:05Vous avez des responsables politiques qui ont dit qu'il fallait que jeunesse se passe,
00:17:08qu'il fallait laisser les gens faire la fête et encadrer ces festivités.
00:17:12Vous avez des médias qui, tout le week-end, ont parlé de free party, de ref party,
00:17:18ont participé à ce folklore en expliquant que l'entourage, le voisinage,
00:17:23étaient plutôt satisfaits, que ça faisait un peu d'ambiance.
00:17:25Voilà ce qui se passe.
00:17:26La réalité, elle est tout autre.
00:17:28La réalité, elle est tout autre.
00:17:29Je voudrais revenir juste sur les déclarations du ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez,
00:17:32qui est un parfait ministre macroniste.
00:17:35Parfois, sur certains sujets, il y a des déclarations qui sont plutôt teintées d'un lexique de gauche.
00:17:41Et là, il fait preuve de fermeté en disant que ce ne sont pas des festivaliers,
00:17:45ce sont des militants politiques.
00:17:46Mais il a raison, ce sont des militants politiques.
00:17:48D'ailleurs, Laurent Nouniez est né à Bourges.
00:17:52Donc, en fait, le symbole de vouloir faire un pied de nez au ministre de l'Intérieur
00:17:57qui a ses racines à quelques kilomètres de là
00:18:01et qui incarne l'ordre, la répression policière, il est fort.
00:18:06Et puis, le deuxième symbole, évidemment, le ministre a évoqué le sujet,
00:18:09c'est de le faire sur un terrain militaire.
00:18:11Vous savez, ces pacifistes aux petits pieds
00:18:13qui, en dansant sur un terrain militaire, clament leur foi dans la paix
00:18:18contre la militarisation et la guerre.
00:18:21Pour le reste, je vais vous dire, qui va payer les dégâts occasionnés ?
00:18:27Qui, s'il y avait eu un incident, parce qu'il y avait des munitions de cachet dans ce terrain,
00:18:32contre qui se seraient retournés les festivaliers ?
00:18:34Contre l'État.
00:18:36Et puis, cerise sur le gâteau.
00:18:37Quand j'entends le préfet du Cher qui dit
00:18:41« J'avais pris un arrêté pour qu'il ne vienne pas. »
00:18:43Mais on ne s'attendait pas à autant de monde.
00:18:44Écoutez, c'est la définition même du fait que l'autorité de l'État est bafouée.
00:18:48Elle est bafouée.
00:18:49Quand on veut mettre en place un nouveau texte
00:18:50pour durcir les conditions financières
00:18:53pour ceux qui organisent ou qui participent à ce genre de mouvements illégaux,
00:18:57alors qu'on n'est même pas capable de faire appliquer les textes précédents,
00:19:00c'est l'aveu même qu'en fait, on ne maîtrise plus grand-chose.
00:19:03Julien Gray.
00:19:05Alors, moi je suis toujours un peu trop gentil avec le ministre de l'Intérieur
00:19:12parce que je considère que ses origines, ce n'est pas tellement bourges,
00:19:15mais c'est l'origine de sa famille qui est dans la même ville que moi.
00:19:18– Oui, mais enfin il est énervé.
00:19:19– Non mais c'était un clin d'œil que je lui fais d'ailleurs,
00:19:24parce que moi je l'aime bien, je le reconnais,
00:19:26et que je pense que c'est un homme compétent,
00:19:28qui sait de quoi il parle par rapport à beaucoup d'autres ministres de l'Intérieur,
00:19:32qui parlent peut-être peu, mais qui agit.
00:19:34Là, en plus, je salue son courage,
00:19:36parce que la plupart des ministres de l'Intérieur, qu'est-ce qu'ils auraient fait ?
00:19:39Ils auraient envoyé le préfet, et ils seraient cachés à Paris.
00:19:42Lui, il a été sur le terrain, parlé avec les interlocuteurs,
00:19:45il est en première ligne, et il sait qu'inévitablement,
00:19:47on va lui poser la question, et qui est une question sérieuse,
00:19:50comment ça se fait qu'il y ait eu autant de monde et que vous n'ayez rien vu ?
00:19:53Il y a une faute des services, non pas des renseignements,
00:19:59parce que quand même, vu le nombre, c'est difficile de les cacher.
00:20:02Donc il y a une faute.
00:20:03Est-ce qu'en fait, on a pris une décision non dite, mais lâche,
00:20:07en disant, bon, laissons-les se regrouper,
00:20:08parce qu'il faudrait bien à un moment donné qu'ils se regroupent, et puis voilà ?
00:20:10Bon, dans ces cas-là, il vaut mieux l'assumer,
00:20:12en disant, voilà, on ne pouvait pas empêcher tout ça,
00:20:14parce que sinon, il fallait déployer des forces considérables
00:20:17pour mettre des barrages, etc.
00:20:20Maintenant, cela renvoie au fait qu'il faut effectivement avoir une législation
00:20:23qui fasse que des organisateurs de ce genre d'initiatives
00:20:27soient identifiés et soient tenus pour responsables si ça dérape.
00:20:31La question aussi, c'est le système médiatique et politique
00:20:34qui a présenté cet événement comme un événement musical, festif,
00:20:41présentant plus l'aspect folklorique et festif
00:20:44que l'aspect illégal de la situation.
00:20:48Avec, et on n'a pas vu une image, mais peut-être qu'on en découvrira,
00:20:51les pancartes avec marqué « méga rêve antifasciste »
00:20:56avec une volonté d'aller sur ce terrain-là et un terrain militaire,
00:21:01parce qu'il y a de multiples revendications,
00:21:03et contre la guerre, et contre le projet de loi.
00:21:06Donc, c'est là aussi cet univers médiatique
00:21:08qui nous a présenté tout autre chose, Éric Revelle.
00:21:11Oui, oui, ça je pense que le ministre de l'Intérieur,
00:21:13pour le coup, a raisonné clairement, fermement,
00:21:17et il a dit les choses.
00:21:19C'est pour ça que d'ailleurs, qu'une partie de l'extrême-gauche politique
00:21:23a applaudi des deux mains ce rassemblement illégal.
00:21:28On l'entendra peut-être tout à l'heure, Manon Aubry,
00:21:30qui a fait une déclaration absolument stupécieuse.
00:21:32Il faut que jeunesse passe, disait Manon Aubry ce week-end.
00:21:35Il faut que jeunesse passe.
00:21:35En revanche, le boulanger est un délinquant,
00:21:37mais ça on l'entendra dans quelques instants.
00:21:39Et puis, juste une question, ces jeunes militants d'extrême-gauche
00:21:42sont sans doute des écologistes convaincus,
00:21:45mais quand on voit dans quel état ils vont laisser les champs avoisinants,
00:21:49d'ailleurs vous avez des agriculteurs qui se posent la question,
00:21:52pour leur bétail.
00:21:53Est-ce que tous ces déchets vont être absorbés ou pas,
00:21:58vont être ramassés ?
00:21:59En fait, ils sont en contradiction totale, je pense, avec ce qu'ils représentent.
00:22:03Mais il y a quand même, au-delà de la fête,
00:22:06et je comprends l'idée de vouloir vivre libre,
00:22:09vous savez, c'est Woodstock permanent, la technique parade,
00:22:12mais avec des gens qui sont tellement politisés,
00:22:15qu'à mon avis, ils en cassent le message de jovialité.
00:22:19Et puis surtout, vous avez raison, Igniotte,
00:22:21quand on présente systématiquement dans certains médias
00:22:25cette techno-parade comme le grand défouloir,
00:22:28le grand amusement où l'alcool, l'alcool, les drogues coulent quasiment à flot,
00:22:33on ne parle pas du tout du fait que ce sont des rassemblements quand même politiques.
00:22:37On a le droit de faire des rassemblements politiques, je reviendrai,
00:22:39mais il faudrait quand même que les médias qui traitent l'information la traitent généralement.
00:22:42Donc pour moi, il y a des gens qui s'amusent,
00:22:44qui viennent pour faire la fête, de toute l'Europe d'ailleurs,
00:22:46et puis il y a une grosse corde de gens qui font passer des messages politiques.
00:22:49Les chiffres sont tombés, alors c'est les chiffres du ministère de l'Intérieur,
00:22:53prudents, bien sûr que vous allez répondre.
00:22:55Ils disent 20 000 personnes présentes depuis vendredi 1er mai,
00:22:59les organisateurs parlent jusqu'à 40 000 personnes samedi.
00:23:02Bon, il y aurait eu 17 000 personnes contrôlées à 18h ce dimanche,
00:23:067 648 véhicules contrôlés et 2 425 PV dressés,
00:23:12dont 1 932 ce dimanche.
00:23:155 gardes à vue, 134 verbalisations et 15 drones civils utilisés.
00:23:19Bon, très bien.
00:23:20Non mais, par rapport à la discussion, d'abord,
00:23:23moi je ne suis pas là que je m'attendrais à l'égard de ce ministre de l'Intérieur,
00:23:27qui n'est pas affondé, puisqu'il a le courage de dire,
00:23:30lui il ne dit pas, il dit les mots, et il vient les dire sur place.
00:23:34Et il dit, attention, ce n'est pas la fête, c'est une certaine forme de fête.
00:23:37C'est une fête contre moi, c'est une fête à connotation politique,
00:23:41et c'est d'un certain point de vue, une récupération par un certain nombre de groupuscules,
00:23:45du sentiment de fête ou de l'envie de fête, d'une partie de la jeunesse,
00:23:48et un détournement même, du caractère festif des choses,
00:23:52donc il y a une manipulation.
00:23:53Moi, quand je faisais des fêtes, et que j'organisais des fêtes,
00:23:55les gens qui venaient, ils savaient que si je leur donnais un contenu,
00:23:58le contenu que je leur donnais, je ne les manipulais pas.
00:24:00Voilà.
00:24:01Ou je ne jouais pas d'ambiguïté.
00:24:03Donc maintenant, la question qui est posée, c'est pour ça que les chiffres sont intéressants,
00:24:07est-ce que ces PV vont être suivis des faits, c'est-à-dire que les amendes vont être payées,
00:24:11et est-ce qu'on va pouvoir identifier, s'il y a des dégâts,
00:24:14ceux qui portent la responsabilité de ça ?
00:24:15Donc il y a une législation et un encadrement.
00:24:17On ne va pas interdire les rassemblements festifs.
00:24:20Non, il faut juste que ça soit dans un cadre légal.
00:24:22Il faut que ça soit dans un cadre légal, dans un cadre contrôlé,
00:24:25et moi, si vous voulez, je veux bien qu'il faut que jeunesse se passe,
00:24:27mais je ne pense pas que la jeunesse se réduise à la consommation de stupéfiants
00:24:31et de drogues tous azimuts.
00:24:33J'ai été père de famille, grand-père de famille.
00:24:37Voilà, je sais ce qui se passe.
00:24:38Je sais bien quel est le problème qui est posé sur le trafic de stupéfiants,
00:24:41mais ce n'est pas une référence ni un modèle pour moi.
00:24:43Alors, vous parliez de Manon Brie, je vous propose d'écouter Manon Brie sur les festivités,
00:24:49sur ce rassemblement.
00:24:50Quand je dis festivités, je mets bien évidemment des guillemets,
00:24:54puisque vous avez bien compris que c'était un rassemblement illégal.
00:24:58Écoutons Manon Brie, qu'en pense-t-elle ?
00:25:01Je pense qu'il vaut mieux les accompagner, donner des autorisations préfectorales
00:25:05pour identifier des lieux où ces fêtes peuvent se tenir.
00:25:10Sinon quoi ?
00:25:11Sinon ces fêtes se tiennent, quoi qu'il arrive,
00:25:13elles se tiennent dans un cadre qui est non encadré, non régulé.
00:25:16Et donc moi je préfère que les forces de l'ordre puissent encadrer ce type d'événements
00:25:22et qu'on laisse franchement des jeunes faire la fête.
00:25:25Il faut laisser faire...
00:25:27Oui, elle est...
00:25:28Elle est...
00:25:28Elle est...
00:25:29Excusez-moi, la peau de la déclaration est pleine de contradictions.
00:25:31Personne ici dit que les jeunes ne doivent pas faire la fête.
00:25:33Mais non.
00:25:33Bon, personne ne veut interdire.
00:25:35Elle dit elle-même, il faut les encadrer.
00:25:37Elle dit elle-même, il faut des autorisations.
00:25:38Ah oui.
00:25:39Voilà.
00:25:39Et je vais même vous dire une chose.
00:25:40Il faut d'autant plus d'autorisation.
00:25:41Que ça permet de mettre des contrôles sanitaires.
00:25:44Ça permet d'éviter.
00:25:45Ça permet que notamment les secours soient à disposition, etc.
00:25:48Qu'on n'ait pas des drames parce que des gens ont surconsommé un certain nombre de produits.
00:25:52C'est ce qui s'est passé d'ailleurs lors de ce rassemblement illégal.
00:25:56Mais Manon Oubry toujours, vous avez entendu le ton bienveillant.
00:26:00Et puis le fond, je vous propose d'écouter.
00:26:02Avec la politique.
00:26:02Je vous propose d'écouter Manon Oubry toujours.
00:26:05Cette fois-ci, c'est sur les boulangers.
00:26:08Et notamment le boulanger qui a travaillé le 1er mai et qui a été contrôlé en Isère.
00:26:12Votre ami.
00:26:13Éric, qu'on salue et qu'on félicite ou pas d'avoir travaillé le 1er mai.
00:26:17Vous allez me le dire dans un instant.
00:26:18La seule question de savoir, c'est est-ce qu'il vous a envoyé quelques croissants ?
00:26:21Pas encore.
00:26:21Mais s'il m'en envoie, je vous assure que je vous en donnerai.
00:26:23J'espère bien.
00:26:24Manon Oubry, elle en pense quoi du boulanger ?
00:26:27Tiens.
00:26:28Je suis assez sidérée de voir que Sébastien Lecornu, le 1er ministre, hier, a appelé un patron qui n'a
00:26:35pas respecté la loi
00:26:36plutôt que d'appeler les inspecteurs du travail qui font respecter la loi.
00:26:40Donc on a un 1er ministre délinquant qui est en courage.
00:26:43Attendez, pardonnez-moi, pour vous, le boulanger en question est un délinquant ?
00:26:47Bien sûr.
00:26:48Le teufeur illégal, politisé, puisque c'est des revendications politiques, là il faut que je n'y passe.
00:26:55En revanche, le boulanger est délinquant.
00:26:57Julien Drey.
00:26:59C'est pour ça que je suis en colère, c'est-à-dire faire du 1er mai, parce que je
00:27:02pense qu'il y avait une opération politique,
00:27:03et on l'a vu d'ailleurs, qui faisait détourner l'attention des problèmes posés par la politique du gouvernement,
00:27:09et notamment, mais on va y revenir tout à l'heure, de la faillite concernant l'augmentation du gaz et
00:27:14du pétrole.
00:27:15Donc on a agité un chiffon rouge, tout le monde a foncé, et c'est devenu un débat qui est
00:27:20caricatural.
00:27:21Parce que le boulanger, je veux dire, s'il y avait une demande, moi sous ma position,
00:27:25s'il y avait une demande d'un certain nombre de petits commerces de proximité,
00:27:29donc on appelle les commerces de bouche, ou les commerces ludiques, comme les fleurs, de pouvoir ouvrir,
00:27:35et s'il y avait un accord des salariés qui n'étaient pas obligés, et qu'ils avaient, y compris
00:27:40une augmentation de salaire,
00:27:41ça, ça ne me pose pas de problème. Par contre, ce qui m'a posé problème, c'est que quelques
00:27:44grandes enseignes,
00:27:45que je ne citerai pas, se sont engouffrées dans la brèche, et là, ce n'était plus un besoin de
00:27:50proximité,
00:27:50c'était autre chose. Et ça, ces grandes enseignes, ben oui, je considère, y compris vu les conditions de travail
00:27:55qui règnent dans ces grands ensembles, elles ne doivent pas travailler le 1er mai.
00:27:59– Bon, alors le 1er mai, c'est évidemment, il faudra toujours le répéter,
00:28:03c'est le seul jour férié et chômé dans le calendrier, bon, alors c'est évidemment le symbole aussi des
00:28:07luttes sociales,
00:28:08des syndicats triomphants dans les grandes marges du 1er mai, qui sont très loin derrière vous,
00:28:12Julien Drey, il y en a... – Non, parce qu'il y avait 24 000 personnes à Paris,
00:28:15selon votre ministre de l'Intérieur, vous adorez, vous n'avez pas contesté ces chiffres.
00:28:18– Mais deux ans auparavant, il y avait 300 000 personnes.
00:28:20– 24 000, c'est votre ministre de l'Intérieur bien-aimé qui les adorez.
00:28:23– Vous savez comme moi, parce que vous avez une assez grande expérience,
00:28:26il y avait des 1er-tés qui étaient plus massifs que d'autres.
00:28:28– Mais si vous voulez quand même que Manon Aubry emploie le qualificatif de délinquant,
00:28:32comme si on pouvait mettre sur le même pied, vous voyez, d'égalité,
00:28:36les vrais délinquants, ceux qui tuent pour 2 000 euros dans les rues de nos grandes villes
00:28:42ou qui trafiquent de la drogue, et puis un boulanger qui ouvre.
00:28:46Ce qui est vrai, c'est que le corps nu a quand même mis en place une espèce de cacophonie
00:28:50généralisée.
00:28:51Parce que le texte qui devrait permettre au commerce de bouche d'ouvrir le 1er mai,
00:28:57il a été renvoyé à l'année prochaine.
00:28:59Donc ça veut dire qu'aujourd'hui, le Premier ministre a dit,
00:29:02j'espère que les inspecteurs du travail, sans les citer,
00:29:05font preuve d'intelligence, de bon sens,
00:29:07et ne verbaliseront pas ces patrons de commerce de bouche
00:29:12qui, avec leurs salariés sur la base du volontariat, ouvrent leur commerce.
00:29:15Mais en réalité, il n'y a aucun texte.
00:29:17Donc pendant ce temps-là, vous avez des inspecteurs du travail qui, eux,
00:29:21respectent la loi qui est encore sur leur tablette
00:29:25et qui interdit un certain nombre de commerces d'ouvrir le 1er mai.
00:29:28Donc franchement, oui, c'est sans doute un coup de communication
00:29:30pour nous détourner d'autres choses.
00:29:33Mais cette cacophonie autour d'ouverture, là, en 2026,
00:29:36des commerces du 1er mai, au 1er mai,
00:29:39pour moi, c'est un espèce de fiasco politique absolument hallucinant.
00:29:44Puis derrière, alors je ne sais pas si le coup était monté ou pas,
00:29:46je n'en sais rien, il faudrait demander au service de com' de Matignon,
00:29:49mais le fameux boulanger de l'Isère qui est verbalisé,
00:29:54et puis 15 minutes après, vous avez Sébastien Lecornu
00:29:57qui l'appelle dans sa boutique pour lui dire,
00:29:58pour lui dire, vous ne serez pas verbalisé,
00:30:01alors qu'il n'y a aucune loi qui, en fait, protège de cette verbalisation.
00:30:05Bon, attendez, c'est quand même un fiasco total.
00:30:07C'est Laurent Wauquiez qui a transmis le numéro du boulanger,
00:30:09puisque c'est Laurent Wauquiez qui est attaché à cette circonscription,
00:30:12et il s'évère, à hasard du calendrier,
00:30:15que Laurent Wauquiez déjeunait avec M. Lecornu.
00:30:19Et donc au moment où Laurent Wauquiez apprend,
00:30:21vous connaissez bien le système.
00:30:22Non, moi je ne déjuge pas, ni avec M. Wauquiez, ni avec M. Lecornu.
00:30:27Non, mais vous connaissez l'autre système.
00:30:28L'autre système, c'est-à-dire ?
00:30:29Bah, c'est le grand système.
00:30:31Non, non, mais moi je voudrais juste, pour le débat,
00:30:35je pense qu'Éric a raison sur une chose,
00:30:37c'est un spectacle désolant, ce qui vient de se passer.
00:30:39Désolant, d'abord, parce que nous avons beaucoup de non-concitoyens
00:30:42et concitoyens qui souffrent beaucoup en ce moment,
00:30:45voilà, et on leur fait un dérivatif,
00:30:48et ça permet avec ce que j'appelle maintenant les idioties du système,
00:30:52parce que ça y est, c'est parti,
00:30:54alors il y a les patrons délinquants,
00:30:55alors on s'assimile tout, voilà,
00:30:57et puis derrière les gens vont dire,
00:30:59non, non, je pense que c'était une,
00:31:01je maintiens que c'était une manœuvre politique de bas étage
00:31:04pour masquer d'autres problèmes.
00:31:07Bah, les autres problèmes, peut-être,
00:31:09c'est la question du carburant.
00:31:10Est-ce qu'il faut,
00:31:12que peut-il faire avec les taxes sur les carburants ?
00:31:15Les prix du carburant augmentent,
00:31:18le gouvernement met la pression actuellement sur Total Energy,
00:31:21le bon sens serait le plafonnement généreux
00:31:25qui peut redevenir intéressant pour les consommateurs français,
00:31:28qui peuvent voir l'intérêt d'avoir un groupe pétrolier français,
00:31:31c'est Sébastien Collot-Cornu qui le dit,
00:31:33un plafonnement généreux,
00:31:35je rappelle que Total Energy plafonne actuellement en France,
00:31:38le prix de l'essence sans plomb à 1,99€ par litre
00:31:42et celui du diesel à 2,09€.
00:31:44C'est le seul groupe qui met en place les plafonnements aujourd'hui,
00:31:49le géant français qui a vu son bénéfice net,
00:31:51bon dire, de 51% au premier trimestre de cette année.
00:31:56Mais la question, c'est aussi la question des taxes sur les carburants,
00:31:59Julien Drey.
00:31:59– Je trouve que dans l'actualité, il y a une phrase qui,
00:32:03sur le fond, est passée un peu inappréciée du Premier ministre,
00:32:06qui dit, vous comprenez, on ne peut pas baisser les taxes
00:32:09parce que le déficit,
00:32:11le déficit du commerce extérieur,
00:32:14le déficit de l'État,
00:32:15la dette publique, plutôt que je cherchais le terme,
00:32:17la dette publique est tellement importante
00:32:18qu'on ne peut pas se priver de ces recettes-là.
00:32:21Donc il a avoué que nous sommes dans un moment particulier
00:32:24où le gouvernement utilise le conflit en Iran,
00:32:28le blocage, etc., pour remplir ses caisses.
00:32:31C'est-à-dire que les contribuables sont mis à contribution,
00:32:35c'est le cas de le dire,
00:32:36pour permettre de boucher le déficit budgétaire.
00:32:39Voilà, ça c'est un scandale.
00:32:41Parce que l'État, au lieu de faire des efforts
00:32:43et de montrer l'exemple,
00:32:44y compris dans un certain nombre de dépenses,
00:32:46de se remettre en cause,
00:32:47non, il vient prendre dans votre poche discrètement.
00:32:50parce que c'est un vol discret.
00:32:52Voilà, vous ne voyez pas, la pompe, et hop.
00:32:54Et lui, et d'ailleurs, je conteste les chiffres
00:32:56qu'ils ont donnés,
00:32:57je maintiens qu'ils se mettent plus d'argent
00:32:59qu'ils ne le disent dans les poches.
00:33:00Et ça, c'est totalement désagréable.
00:33:01Parce qu'en plus, ça se fait au détriment
00:33:03de petits gens qui ont énormément besoin
00:33:05de la voiture pour se déplacer.
00:33:07C'est très juste.
00:33:08Je pense que la liste de Julien Dray est très juste.
00:33:10L'État nous fait les poches.
00:33:11Je rappelle quand même que les impôts,
00:33:13en épuisant ce qu'on nous a dit,
00:33:14ont continué d'augmenter
00:33:15de plusieurs dizaines de milliards d'euros.
00:33:16et que là, avec l'envolée du prix du baril,
00:33:21l'État, via la TVA,
00:33:24via les différentes taxes sur les taxes
00:33:26qu'on a sur le prix d'un litre d'essence,
00:33:28continue à se remplir les poches.
00:33:3060%.
00:33:3160%.
00:33:31Mais, en revanche,
00:33:34je suis assez d'accord avec Sébastien Lecornu
00:33:36sur cette demande
00:33:37qu'il formule à Pouyannet, le patron de Total.
00:33:40De plafonner ?
00:33:41Alors, oui, mais attendez.
00:33:43Plafonner.
00:33:43De faire un plafonnement généreux.
00:33:45Donc, encore plus le plafonnement.
00:33:47Exactement.
00:33:47Et pourquoi ?
00:33:48Mais parce qu'en fait...
00:33:49C'est-à-dire, on ne touche pas aux taxes.
00:33:50On ne touche pas aux taxes.
00:33:51Alors, évidemment,
00:33:53le Cornu sauve sa recette personnelle,
00:33:55celle pour boucher le trou du déficit budgétaire.
00:33:58Et en même temps,
00:33:59il redonnerait du pouvoir d'achat.
00:34:00Et en même temps, Total,
00:34:01et en même temps, Total,
00:34:03répondrait à l'appel incessant
00:34:05de beaucoup de gens dans la classe politique
00:34:06qui dit,
00:34:07vous avez fait des super profits.
00:34:08On ne va pas vous taxer de profiteurs de la crise,
00:34:10mais en tout cas,
00:34:10rendez de l'argent aux Français.
00:34:12Si vous plafonniez, par exemple,
00:34:13je ne sais pas combien ça coûterait,
00:34:14le litre de gazole à 1,90 ou 2,09.
00:34:17L'État ne perdrait pas les recettes
00:34:19qu'il fait dans nos poches.
00:34:22Total, il gagnerait en images
00:34:24et le Cornu a pris de mesures intéressantes.
00:34:26En images ?
00:34:27Oui, oui, oui.
00:34:28Bien sûr, mais c'est important.
00:34:29Parce que le débat sur les super profits
00:34:31a été lancé pendant des années
00:34:32par la gauche, vous savez.
00:34:34C'est des entreprises
00:34:35qu'il fallait ponctionner
00:34:36comme si une entreprise
00:34:37qui faisait des profits,
00:34:37ce n'était pas un signe de bonne santé.
00:34:39Donc, redistribuer ses profits.
00:34:41Donc, c'est-à-dire que...
00:34:42Moi, je pense que c'est...
00:34:43Je pense que c'est assez mal
00:34:44qu'ils font que ça.
00:34:45Les superités ne mélangent pas tout.
00:34:47On peut discuter sur la richesse produite,
00:34:50la répartition de la richesse produite,
00:34:53les règles qu'il faudrait mettre en place
00:34:55pour que justement tout ça soit équitable.
00:34:57La fameuse règle que moi je défends
00:34:58est un tiers, un tiers, un tiers.
00:34:59Un tiers pour l'investissement,
00:35:01un tiers pour les patrons
00:35:03et un tiers pour les salariés
00:35:04quand il y a des profits.
00:35:05Là, on est dans une situation différente.
00:35:06On est dans une situation de sur-profit
00:35:08dans lequel, d'ailleurs,
00:35:11des choses ont été faites
00:35:11qui n'étaient pas très, très...
00:35:13qui étaient borderline, comme on dit.
00:35:14Parce qu'il semblerait
00:35:15qu'avant même...
00:35:17C'est-à-dire quand les bruits
00:35:17de conflits ont commencé,
00:35:19on a acheté du pétrole pas cher,
00:35:21qu'on a stocké
00:35:22et qu'on a remis en circuit
00:35:23en se servant de la guerre
00:35:25en augmentant.
00:35:26Voilà.
00:35:26Donc, ça, c'est...
00:35:27Excusez-moi,
00:35:28ce ne sont pas les règles
00:35:28de la libre concurrence.
00:35:30Loin de là.
00:35:31Donc là, il y a eu un rôle
00:35:33désagréable
00:35:33de gens qui deviennent, de fait,
00:35:35des profiteurs de la crise.
00:35:36Et donc, moi,
00:35:38je ne sais pas qu'il y ait
00:35:39la bonne formule.
00:35:40Bon, on ne va pas...
00:35:40Je suis contre les nationalisations
00:35:42à 100%
00:35:42parce que je sais
00:35:43ce que ça veut dire.
00:35:44Donc, oui, peut-être que...
00:35:45Mais ça, c'est un autre débat
00:35:45qu'on aura à la présidentielle,
00:35:46qu'un certain nombre
00:35:47de trusts comme ça,
00:35:48une présence de l'État
00:35:50à l'intérieur des conseils
00:35:51d'administration
00:35:51serait peut-être utile
00:35:52pour appeler un certain nombre
00:35:53de règles collectives.
00:35:54Mais ça, c'est un autre débat.
00:35:55Maintenant, il y a quand même
00:35:55cet argent qui est là
00:35:56et qui doit être, d'après moi,
00:35:59mis à contribution.
00:36:00Parce que ce profit-là,
00:36:03au total,
00:36:04il ne va pas être redistribué
00:36:05aux consommateurs.
00:36:05Il va être redistribué
00:36:06aux actionnaires.
00:36:08Voilà.
00:36:09Maintenant, si on applique
00:36:10les idées d'Éric,
00:36:12c'est-à-dire si...
00:36:13Enfin, Sébastien Lecornu,
00:36:14mais en baissant énormément...
00:36:15Oui, vraiment.
00:36:16Parce que là,
00:36:16c'est une demande,
00:36:17excusez-moi,
00:36:17est-ce que vous me permettez,
00:36:19s'il vous plaît,
00:36:20que je vous dise...
00:36:22Voilà.
00:36:22Ce n'est pas ça.
00:36:23C'est dire,
00:36:24messieurs, total,
00:36:25il faut baisser.
00:36:26Voilà.
00:36:26Alors, Éric Zemmour a réagi
00:36:28aujourd'hui sur, justement,
00:36:31le plafonnement ou non.
00:36:33On va découvrir sa déclaration.
00:36:35Il était l'invité d'RTL.
00:36:37J'en profite pour dire
00:36:38que demain,
00:36:38c'est Sarah Knafow
00:36:39qui sera l'invité
00:36:42donc de la grande interview
00:36:44avec Laurence Ferrari.
00:36:45Quand un libraire va avoir
00:36:46un livre qui se vend
00:36:47plus que les autres,
00:36:48il va payer une surtaxe
00:36:50car c'est une exception,
00:36:51c'est grotesque
00:36:52et c'est un raisonnement grotesque.
00:36:55C'est intéressant
00:36:56parce que là,
00:36:57on est en train de taxer.
00:36:58J'aimerais bien
00:36:58qu'on écoute Marc Varnot.
00:37:00J'avais le son,
00:37:00je le dis en régie,
00:37:01j'ai l'esprit d'Escalier
00:37:02qui est un chef d'entreprise,
00:37:04Marc Varnot,
00:37:05qui était notre invité hier soir
00:37:08et qui revenait justement
00:37:09sur l'idée du plafonnement ou non
00:37:12et de prolonger ce plafonnement.
00:37:15Il faut rappeler quand même
00:37:16que Total Energy
00:37:18est aujourd'hui
00:37:19le seul fournisseur en France
00:37:21qui a mis en place
00:37:23ce plafonnement.
00:37:24Et Total Energy,
00:37:25c'est seulement 30%
00:37:28des stations sur notre sol.
00:37:29Marc Varnot.
00:37:31D'abord,
00:37:31Total,
00:37:32c'est 30%
00:37:32des stations-service en France.
00:37:34Il y en a 70%
00:37:35qui ne sont pas Total.
00:37:36La deuxième chose,
00:37:37c'est qu'il y a une société
00:37:38qui a plafonné les prix,
00:37:39c'est Total.
00:37:40Si Total n'avait pas plafonné les prix,
00:37:42j'ai calculé,
00:37:43si le prix moyen
00:37:44avait augmenté de 17 centimes,
00:37:46ça aurait été 550 millions de plus
00:37:48dans les caisses de Total.
00:37:49Donc Total a fait plus
00:37:50pour le pouvoir d'achat des Français
00:37:52que, pardonnez-moi,
00:37:52que le gouvernement
00:37:53ou que les autres compagnies pétrolières.
00:37:55Donc c'est-à-dire
00:37:56la stratégie
00:37:57qui a été mise en place
00:37:57depuis plusieurs années
00:37:58de Total Energy
00:38:00pose problème,
00:38:01mais en revanche,
00:38:02parce qu'on a une stratégie
00:38:04économique déficitaire
00:38:06où on a dépensé
00:38:07beaucoup d'argent
00:38:07qu'on n'avait pas,
00:38:08on ne peut pas baisser les taxes,
00:38:10mais c'est Total
00:38:10qui est responsable.
00:38:11C'est ça l'idée.
00:38:12D'abord, dans le débat,
00:38:14derrière Total,
00:38:14il y a la question des raffineurs
00:38:16et le fait que...
00:38:17Parce que c'est là
00:38:18où ça se passe.
00:38:19Bien sûr.
00:38:19Mais eux,
00:38:20ils sont du début
00:38:21jusqu'à la fin de la chaîne.
00:38:21Voilà.
00:38:22Donc la première question
00:38:23qu'ils posaient,
00:38:24c'est la France
00:38:25a laissé filer
00:38:25toutes ces raffineries.
00:38:26Exact.
00:38:26Il en reste quatre,
00:38:27dont trois à Total.
00:38:27Et donc c'est en ce sens-là
00:38:30que nous sommes
00:38:30dans une situation
00:38:31défavorable et difficile.
00:38:33Comme encore une fois,
00:38:34on a laissé filer
00:38:35parce que là où il fallait
00:38:36mettre un certain nombre
00:38:37de règles
00:38:37ou de rappels à l'ordre
00:38:38ou de contraintes,
00:38:39on ne l'a pas fait
00:38:40au nom de l'ouverture
00:38:41de tout ce que vous voulez.
00:38:42Voilà.
00:38:42Donc c'est ça,
00:38:43la première des difficultés.
00:38:44La deuxième,
00:38:45l'exemple d'Éric Zemmour,
00:38:46excusez-moi,
00:38:46je parlais tout à l'heure
00:38:47de ma pauvre grand-mère,
00:38:48mais là,
00:38:49ce n'est même pas ma grand-mère.
00:38:51Le libraire,
00:38:51il ne fait pas 5 milliards de profits.
00:38:53Je n'ai pas vu de livres
00:38:55encore en France
00:38:55qui ont un tel score
00:38:57qu'ils arrivaient à 5 milliards.
00:38:59Donc cette comparaison,
00:39:01elle se veut populaire
00:39:03et grandiloquente
00:39:05et elle est fausse.
00:39:06Mais ça me fait plaisir
00:39:07de voir qu'Éric Zemmour
00:39:08revient à ses premiers amours.
00:39:09Il est donc désormais
00:39:10non plus du côté
00:39:11du peuple français
00:39:12qui souffre,
00:39:13il est du côté
00:39:13des grands groupes industriels
00:39:15qui font des super profits.
00:39:16La boucle est bouclée.
00:39:18Bon, Éric Revelle,
00:39:19en un mot,
00:39:20c'est une formule
00:39:22qui est employée.
00:39:22Ce qu'il faudrait,
00:39:23c'est utilisé
00:39:24évidemment
00:39:25l'entier.
00:39:26Moi, je ne voudrais pas
00:39:27être en défense
00:39:28du groupe total.
00:39:29Absolument.
00:39:30Est-ce que,
00:39:31en pertinence,
00:39:32ça revient dans la poche du français ?
00:39:33Oui, parce qu'il y a moins quand même.
00:39:35Excusez-moi.
00:39:36Je voudrais quand même rappeler
00:39:37que des groupes pétroliers
00:39:38de ce niveau-là
00:39:39gagnent plus d'argent
00:39:40dans la production
00:39:41et l'exploration de pétrole
00:39:42qu'ils n'en gagnent
00:39:42dans la distribution de carburant.
00:39:44Non, mais c'est important
00:39:45de le dire.
00:39:45Si, largement.
00:39:48Parce que là,
00:39:48on laisse croire,
00:39:49si vous voulez,
00:39:49qu'au-delà de l'État
00:39:50qui se gave,
00:39:51il y a aussi ceux
00:39:52qui distribuent
00:39:52de l'essence et du gazole
00:39:54qui feraient leurs 5 milliards
00:39:55ou leurs 6 milliards
00:39:56d'euros de profit.
00:39:57Ce n'est pas le cas.
00:39:58Et puis,
00:39:59sur les raffineries,
00:39:59vous avez raison,
00:40:00Julien Dray,
00:40:01mais pardonnez-moi,
00:40:02je vais vous renvoyer
00:40:03à une ancienne politique
00:40:04que vous avez bien connue.
00:40:06Vous savez,
00:40:07le problème des raffineries
00:40:08en France,
00:40:09c'est d'abord un problème
00:40:09du coût du travail.
00:40:11C'est un problème
00:40:12d'environnement.
00:40:13Vous savez,
00:40:14à un moment,
00:40:16on a montré du doigt,
00:40:17vous vous souvenez,
00:40:17l'énergie nucléaire
00:40:18quand François Hollande
00:40:19voulait fermer Fessenheim.
00:40:20À un autre moment,
00:40:22on a montré du doigt
00:40:24les raffineries
00:40:25parce que,
00:40:26voilà,
00:40:26et on a laissé filer
00:40:28la souveraineté nationale
00:40:30du raffinage.
00:40:31Le gazole français
00:40:33qu'on consomme
00:40:33dans nos voitures,
00:40:34il n'est pas produit
00:40:35majoritairement en France.
00:40:36Il est produit
00:40:37à l'étranger,
00:40:38vous voyez ?
00:40:38D'accord.
00:40:39C'est aussi ça.
00:40:40Non mais ce sont
00:40:40des décennies de politique
00:40:41et de décisions politiques,
00:40:43Julien Dray,
00:40:43qui ont été prises.
00:40:44Et oui !
00:40:45Donc,
00:40:45si vous voulez me dire
00:40:46que c'est des décennies,
00:40:47vous ne pouvez pas simplement
00:40:47mettre en cause
00:40:48que la gauche.
00:40:49vous pouvez mettre en cause
00:40:50l'ensemble des gouvernements
00:40:51qui sont toutes
00:40:52ces questions industrielles.
00:40:54Ils sont plantés.
00:40:55Voilà,
00:40:55ils sont plantés.
00:40:55Donc déjà,
00:40:56ce n'est pas simplement
00:40:56la faute à la gauche.
00:40:59Ça ne rend pas ça.
00:41:00Maintenant,
00:41:01je m'excuse là,
00:41:02on peut revenir
00:41:03sur le débat,
00:41:05les raffineurs,
00:41:06les distributeurs,
00:41:07la grande distribution,
00:41:07etc.
00:41:08mais il y a quand même
00:41:09un problème immédiat.
00:41:11Le problème immédiat,
00:41:13c'est que l'essence
00:41:13a atteint un coût terrible
00:41:18pour les gens modestes
00:41:19qui ont besoin
00:41:20de la voiture
00:41:20pour aller travailler
00:41:21et qui ne peuvent pas
00:41:22s'en sortir.
00:41:23Et ce n'est pas...
00:41:24Je regardais les redistributions
00:41:25que l'État,
00:41:25mais c'est une telle machine
00:41:27technocratique,
00:41:28comme d'habitude.
00:41:29C'est-à-dire,
00:41:29les effets d'annonce sont là.
00:41:30Mais moi,
00:41:31je me suis occupé
00:41:31des infirmières indépendantes,
00:41:33je me suis occupé
00:41:34des camionneurs,
00:41:35mais les pauvres,
00:41:35ils n'ont pas le temps
00:41:36pour aller demander ces aides.
00:41:37Et donc,
00:41:38ils ne les demanderont pas.
00:41:39Donc,
00:41:39c'est de la frime.
00:41:39Vous attendez l'usine à gaz.
00:41:41Comment prouver
00:41:41que vous êtes à 15 kilomètres
00:41:42de chez vous
00:41:43et de votre travail ?
00:41:44J'ai retrouvé la déclaration
00:41:46en longueur
00:41:46parce que j'ai essayé
00:41:47de comprendre
00:41:47pourquoi il avait eu
00:41:48l'exemple des livres.
00:41:50Et c'est dans l'article d'RTL.
00:41:51Eric Zemmour
00:41:51qui a donc fustigé
00:41:53le raisonnement grotesque
00:41:54dimanche 3 mai
00:41:55après que le Parti Socialiste
00:41:56ait déposé une proposition de loi
00:41:59pour taxer les super profits
00:42:01ou les surprofits pétroliers.
00:42:03Cette surtaxation
00:42:03va être sur les profits en France.
00:42:05Or,
00:42:05c'est une entreprise mondialisée.
00:42:06Les juristes vont s'amuser
00:42:07pour que Total paie le minimum.
00:42:11Il dit
00:42:12la surtaxation éventuelle de Total
00:42:14ne mettrait pas un sou
00:42:15dans la poche des Français.
00:42:17Et il propose
00:42:18de son côté
00:42:19de financer
00:42:20une baisse des prix du carburant
00:42:21avec des économies
00:42:22liées à l'Axis.
00:42:24C'est la taxe intérieure
00:42:26de consommation
00:42:26sur les produits énergétiques.
00:42:28C'est très intéressant
00:42:29cette déclaration.
00:42:30Vous vouliez essayer
00:42:31de vous rééforcer ?
00:42:32J'essaie rien du tout.
00:42:33J'essaie juste
00:42:33pour que ça soit clair
00:42:34parce que quand on lit
00:42:35cette déclaration...
00:42:36Je suis d'accord avec vous
00:42:38et je suis d'accord
00:42:39qu'il faut être vigilant
00:42:39pour qu'on ne soit pas
00:42:40rappelé par l'ARCOM.
00:42:42Mais cette déclaration
00:42:42est très intéressante.
00:42:43Éric Zemmour nous explique
00:42:45que finalement
00:42:45on ne peut rien faire
00:42:46contre les grands groupes
00:42:47multinationaux.
00:42:48Mondialisés.
00:42:49Mondialisés.
00:42:49C'est ça qu'il nous explique.
00:42:50C'est ça que je comprends.
00:42:51Oui, moi aussi j'ai compris ça.
00:42:53Donc, excusez-moi,
00:42:54ça ne renvoie pas
00:42:55au discours que j'ai entendu
00:42:56dans la campagne présidentielle
00:42:57qu'il a menée.
00:42:58Mais ce serait intéressant
00:42:59qu'il débatte avec vous
00:43:00sur ce sujet.
00:43:00Mais moi je suis prêt
00:43:01à débattre avec tout le monde.
00:43:02Mais je le sais,
00:43:02vous êtes prêt à débattre
00:43:03avec tout le monde.
00:43:04Non, pas avec tout le monde.
00:43:04Il y a des gens avec qui...
00:43:05Ah oui ?
00:43:05Je n'ai pas la compétence.
00:43:06Pardon, c'est pas beau
00:43:07de dire ah ouais.
00:43:08Ah bon ?
00:43:08J'ai dit ah ouais, excusez-moi.
00:43:09Non, c'est moi qui l'ai dit.
00:43:10Non, non, non, c'est moi.
00:43:11Et avec qui ?
00:43:12Alors on n'avait pas la compétence.
00:43:13Il y a plein de choses
00:43:14scientifiquement parlant.
00:43:15Ah oui, oui.
00:43:15Ah oui, mais un homme politique.
00:43:17Un homme politique, oui.
00:43:18Bon, mais il faut mieux
00:43:19que les jeunes débattent
00:43:20avec les jeunes.
00:43:31C'est à vous de me le dire
00:43:32d'une reprise de la guerre.
00:43:33Le ministre américain
00:43:34au Trésor, Scott Bensett,
00:43:37a affirmé dimanche
00:43:38que les Etats-Unis
00:43:38asphyxiaient le régime iranien
00:43:40avec le blocus économique
00:43:41instauré en parallèle
00:43:42de l'offensive militaire.
00:43:43Le président Donald Trump
00:43:45a donné l'ordre
00:43:46en mars d'asséner
00:43:47une pression maximale.
00:43:49Et il y a trois semaines,
00:43:50il a donné l'ordre au Trésor
00:43:50et moi-même de commencer
00:43:52économique furie,
00:43:53à savoir fureur économique.
00:43:55Écoutez Donald Trump.
00:43:58Eh bien, je ne veux pas dire ça.
00:44:00Enfin, je ne peux pas le dire
00:44:02à un journaliste.
00:44:03S'ils se comportent mal,
00:44:04s'ils font quelque chose de mal,
00:44:06mais pour l'instant,
00:44:07on verra.
00:44:08Mais c'est tout à fait possible.
00:44:11La question qu'on se pose,
00:44:12c'est est-ce qu'on est au bord
00:44:13de la reprise de la guerre
00:44:15et j'ai l'impression
00:44:16que vous dites oui,
00:44:17Julien Dré.
00:44:18Alors, d'abord,
00:44:20il faut maintenant
00:44:22porter une plus grande attention
00:44:24au système
00:44:25mis en place à Donald Trump
00:44:26et je vous l'ai dit,
00:44:27j'étais plutôt d'accord
00:44:28avec l'ambassadeur,
00:44:29monsieur Dallon,
00:44:30qui dit
00:44:30si vous ne comprenez rien
00:44:32et en fait,
00:44:33lui, il brouille tout
00:44:34et il brouille même
00:44:35y compris l'adversaire.
00:44:36Quel est le problème
00:44:37de monsieur Trump ?
00:44:37Monsieur Trump,
00:44:38il a deux problèmes
00:44:39en ce moment.
00:44:39Son congrès,
00:44:41vous savez,
00:44:41la règle des 60 jours
00:44:42où il doit repasser,
00:44:43donc il a contourné la règle
00:44:44en disant
00:44:44la guerre est finie,
00:44:45mais bon voilà.
00:44:45Enfin, vous pouvez extirper
00:44:46les périodes de cessez-le-feu
00:44:47qui ne comptent pas
00:44:48dans les 60 jours,
00:44:49mais Biden et Obama
00:44:49l'ont fait.
00:44:50Non, mais je ne sais pas,
00:44:51il a un problème
00:44:51avec le congrès
00:44:52puisque lui-même a reconnu
00:44:53dans sa déclaration
00:44:54qu'un certain nombre
00:44:55de républicains
00:44:55l'avaient mis en difficulté
00:44:56là-dessus.
00:44:57Et deuxièmement,
00:44:57il a un problème
00:44:58avec l'opinion américaine
00:44:59qui majoritairement
00:45:00considère que cette guerre
00:45:01est inutile,
00:45:02en Amar, etc.
00:45:03Donc il est obligé
00:45:04de donner le sentiment
00:45:05qu'il ne veut pas
00:45:05la guerre pour la guerre.
00:45:06Et donc il est en train
00:45:07de manœuvrer
00:45:08pour arriver à faire
00:45:09la démonstration
00:45:10et parce que c'est ça
00:45:11la démonstration,
00:45:12parce que la dernière feuille
00:45:13de route proposée
00:45:14par les Iraniens,
00:45:15il n'y a pas un mot
00:45:16qui change
00:45:17par rapport aux précédentes.
00:45:18C'est toujours
00:45:19la même chose.
00:45:20Levez le blocus,
00:45:23indemnisez-nous
00:45:23et puis bon,
00:45:24sur le nucléaire,
00:45:25on va peut-être faire
00:45:28un mémorandum
00:45:29ou je ne sais pas quoi,
00:45:30ce qui était exactement
00:45:31ce qu'ils nous ont fait
00:45:31la fois précédente,
00:45:32alors qu'ils continuaient
00:45:33à enrichir l'uranium
00:45:34discrètement,
00:45:35tout a été prouvé.
00:45:35Donc il n'y a rien
00:45:36qui a bougé.
00:45:37Les Iraniens,
00:45:38ils ont une...
00:45:39Les Iraniens d'ailleurs,
00:45:40j'ai dit une bêtise.
00:45:40Le régime.
00:45:41Le régime et le régime
00:45:42des gardiens de la révolution,
00:45:44parce que maintenant
00:45:44il n'en est plus réduit
00:45:45qu'à ça,
00:45:46le régime des gardiens
00:45:46de la révolution,
00:45:47il joue la montre.
00:45:48Il pense qu'à un moment donné
00:45:49ou un autre,
00:45:50M. Trump va mettre
00:45:51un genou à terre
00:45:52et ne va pas pouvoir
00:45:52aller de l'avant.
00:45:53Mais moi,
00:45:53je considère que dans
00:45:54les jours à venir,
00:45:55les choses vont changer.
00:45:56Pourquoi ?
00:45:57Parce que le régime lui-même
00:45:58est à bout de souffle.
00:45:59C'est-à-dire que le blocage économique
00:46:00s'avère être une âme
00:46:02extrêmement importante.
00:46:03Alors justement,
00:46:04au-delà évidemment,
00:46:05il faut toujours commencer,
00:46:07enfin pour moi en tout cas,
00:46:07par en parler
00:46:08de la souffrance des peuples,
00:46:10des Libanais,
00:46:11des Israéliens,
00:46:13des Gazaouis
00:46:13qui tombent sous les bombes.
00:46:16La guerre,
00:46:17moi je ne l'oublie jamais
00:46:17et Julien Dré vient de terminer
00:46:19en l'évoquant,
00:46:20c'est aussi de l'économie.
00:46:22Et pourquoi je vous dis ça ?
00:46:22Parce qu'il y a deux nœuds coulants
00:46:24en fait en ce moment
00:46:25qui sont en place.
00:46:26Il y a le nœud coulant
00:46:26que nous vend Donald Trump
00:46:27et son administration
00:46:29d'un régime des Mola
00:46:30qui serait sur le point
00:46:31de tomber
00:46:31parce que économiquement,
00:46:33dès l'instant
00:46:33où le détroit d'Hormuz
00:46:34est bloqué,
00:46:35le pétrole iranien
00:46:36ne peut plus sortir.
00:46:37Or c'est la recette principale
00:46:38d'une économie
00:46:40très subventionnée
00:46:40qui est l'économie
00:46:42du régime des Mola.
00:46:43Puis vous avez
00:46:43un deuxième nœud coulant
00:46:47qui est le nœud coulant
00:46:48qui est en train de se resserrer
00:46:49autour de la croissance occidentale
00:46:52avec des poussées inflationnistes
00:46:54absolument hallucinantes.
00:46:55Lequel de ces deux nœuds coulants
00:46:59entraînera une demande d'arrêt
00:47:01de l'un ou deux de l'autre des camps ?
00:47:03Eh bien, Trump nous affirme
00:47:04que le régime des Mola
00:47:05est quasiment par terre
00:47:06économiquement
00:47:07et que c'est par là
00:47:08qu'il va céder.
00:47:10Et puis, vous avez
00:47:11aux Etats-Unis
00:47:12mais aussi en France
00:47:13très inquiétant
00:47:14une nouvelle poussée inflationniste.
00:47:16Vous savez,
00:47:16quand vous écoutez
00:47:17les agriculteurs
00:47:18qui vous expliquent
00:47:18que quand l'énergie augmente
00:47:20le coût des engrais augmente
00:47:22et comme ils ne peuvent pas
00:47:23payer d'engrais
00:47:23ils en mettront moins
00:47:24dans les champs
00:47:25et que moins d'engrais
00:47:26dans les champs
00:47:27c'est moins de récolte
00:47:29à l'hectare
00:47:29eh bien, vous avez compris
00:47:31pourquoi le prix de la farine
00:47:32par exemple
00:47:32risque d'être propulsé
00:47:34à la hausse
00:47:35d'entraîner une inflation
00:47:36tous azimuts.
00:47:36Donc, vous avez
00:47:37ces deux nœuds coulants
00:47:38n'oublions pas
00:47:39que c'est des marchands
00:47:40de canons
00:47:40qui font la guerre
00:47:41des gens qui reconstruisent
00:47:43après les pays
00:47:44et on se souvient
00:47:45évidemment
00:47:46de l'Irak
00:47:47et de la façon
00:47:48dont la plupart
00:47:48des groupes américains
00:47:49et je pense à Liberton
00:47:50ont reconstruit
00:47:51en partie l'Irak.
00:47:52Alors, il y a plusieurs choses
00:47:53dans ce que vous dites.
00:47:55Je veux bien que business
00:47:56a jujuel
00:47:57puisque c'est la formule
00:47:58et que, évidemment
00:47:59la guerre remplit les caisses
00:48:01d'un certain nombre
00:48:02de marchands de canons
00:48:03et qui ont intérêt
00:48:04parce qu'ils ont liquidé
00:48:04des stocks
00:48:05et il va falloir maintenant
00:48:06les refaire
00:48:06parce que l'Amérique
00:48:07a épuisé quasiment
00:48:08tous ces stocks
00:48:08c'est vrai qu'elle a dit
00:48:09qu'il y aurait des délais
00:48:10de livraison de nouvelles armes
00:48:11qui seraient différés
00:48:12par rapport à l'Europe
00:48:12c'est une réalité
00:48:14mais il y a une autre réalité
00:48:15c'est que l'Iran
00:48:16c'est un régime tyrannique
00:48:17qui a massacré son peuple
00:48:18et qu'on ne peut plus
00:48:19les laisser tomber
00:48:21comme on l'a fait
00:48:25le peuple iranien
00:48:26déjà on lui a promis
00:48:28début janvier
00:48:29une aide qui n'est pas venue
00:48:30parce qu'ils sont descendus
00:48:31dans la rue
00:48:32parce qu'ils étaient certains
00:48:33que ça allait arriver
00:48:33elle n'est pas venue
00:48:35Deuxièmement
00:48:35quand M. Trump dit
00:48:36que le régime est à bout de souffle
00:48:38on peut penser effectivement
00:48:38qu'il y a des effets de propagande
00:48:39mais grâce à des réseaux
00:48:42d'informations
00:48:43tout ce qui remonte maintenant
00:48:45de ce qui se passe en Iran
00:48:46montre que le régime
00:48:47il est aux abois
00:48:48voilà c'est une réalité
00:48:49ce n'est pas une invention
00:48:50ça ne veut pas dire
00:48:51que ça va se faire en quelques jours
00:48:52Vous voulez parler du peuple iranien
00:48:53je vous propose d'écouter
00:48:55ça a duré une minute 40
00:48:57c'est Sarah Safari
00:49:00membre de l'association Fama Zadi
00:49:02qui est venue sur notre plateau
00:49:03samedi matin
00:49:04pour parler du peuple iranien
00:49:06puisque les pendaisons se multiplient
00:49:08mais les exactions également
00:49:09la torture d'un peuple
00:49:11donc qui est en grande souffrance
00:49:13et elle est venue en égrénant
00:49:16en égrénant pardon
00:49:17des noms
00:49:18des prénoms
00:49:19de jeunes iraniens
00:49:21jeunes iraniennes
00:49:21qui ont été tués
00:49:22ou exécutés
00:49:24depuis janvier dernier
00:49:26Ce matin
00:49:28ont été exécutés
00:49:29à l'aube
00:49:29à la première prière
00:49:31du matin
00:49:31Nasser Barqzadeh
00:49:33Yacoub Karimpour
00:49:3425 ans
00:49:35devant un
00:49:37simulacre de procès
00:49:38comme d'habitude
00:49:39avec des aveux forcés
00:49:41et leur peine
00:49:42c'était
00:49:43parce qu'ils ont
00:49:44soi-disant collaboré
00:49:45avec Israël
00:49:45pendant la guerre
00:49:48Sasan Azadvar
00:49:49qui était un jeune garçon
00:49:52de 21 ans
00:49:52qui jouait au karaté
00:49:53et qui allait à l'université
00:49:54comme tous les enfants
00:49:55de ce monde
00:49:57Bita Akpari
00:49:5819 ans
00:49:58elle a été tuée par balle
00:50:00pendant la répression
00:50:01du 8 et 9 janvier
00:50:02et ses parents
00:50:03lorsqu'ils sont rendus
00:50:05à la morgue
00:50:05pour identifier le corps
00:50:07n'ont pas pu reconnaître
00:50:08son visage
00:50:09et ils ont reconnu
00:50:10le corps de leur enfant
00:50:12parce qu'elle avait
00:50:12un tatouage sur la main
00:50:13pour vous dire
00:50:14les exactions
00:50:15qu'ils avaient commis
00:50:16sur cette petite fille
00:50:18Nilou Faresfani
00:50:19attend dans le couloir
00:50:20de la mort
00:50:21elle a 18 ans
00:50:22Amir Mohamed
00:50:23Chakarami
00:50:2414 ans
00:50:24a été battu à mort
00:50:25par les milices
00:50:26de la république islamique
00:50:27Arvin Vafahi
00:50:2916 ans
00:50:29a été tué par balle
00:50:30le 9 janvier
00:50:31et Essam Al-Aeddin
00:50:33a été battu à mort
00:50:35l'information
00:50:36nous est arrivée hier
00:50:38son frère
00:50:39était à l'hôpital
00:50:39il faisait partie
00:50:41des gens
00:50:41qui ont été blessés
00:50:42pendant les répressions
00:50:43du 8 et 9 janvier
00:50:44il est allé rendre visite
00:50:45à son frère
00:50:46les milices
00:50:46de la république islamique
00:50:48à ce moment là
00:50:49l'ont capturé
00:50:50l'ont emmené chez lui
00:50:51pour perquisitionner
00:50:52chez lui
00:50:52ils se sont rendu compte
00:50:54qu'il avait
00:50:54un Starlink
00:50:56donc ils l'ont battu
00:50:58sévèrement
00:50:59devant femme
00:51:00et enfant
00:51:00qui était à son domicile
00:51:02ils l'ont emmené
00:51:03ensuite
00:51:03dans un lieu
00:51:04de détention
00:51:05que personne ne connaissait
00:51:07et il a été
00:51:07retrouvé mort
00:51:09hier
00:51:09et il faut rappeler
00:51:11qu'en 2025
00:51:13jamais le régime iranien
00:51:16n'avait pendu
00:51:16ou exécuté
00:51:17autant
00:51:18d'Iraniens
00:51:19depuis près de 40 ans
00:51:21puisque c'était en 1989
00:51:23la dernière fois
00:51:23qu'il y avait eu
00:51:24autant de pensées
00:51:24je crois que c'est plus de 1700
00:51:26et d'exécution
00:51:27pardonnez-moi
00:51:28ils ont même inventé
00:51:31un nouvel acte barbare
00:51:32il y a des jeunes filles
00:51:34qui ont été ramassées
00:51:34dans les manifestations
00:51:36de 16-17 ans
00:51:37elles sont violées
00:51:39en prison
00:51:39et on envoie
00:51:41on filme ce viol
00:51:42et on l'envoie aux familles
00:51:44voilà
00:51:44ça a été révélé
00:51:45par plusieurs familles iraniennes
00:51:47dans les jours
00:51:47qui viennent de s'écouler
00:51:48pour briser
00:51:49la résistance
00:51:50pour dire
00:51:51voyez
00:51:52voilà
00:51:52maintenant
00:51:53il y a une question
00:51:54que vous avez posée
00:51:54qui est juste
00:51:55mais je vais répondre
00:51:56de manière un peu provocatrice
00:51:57pas à vous
00:51:57mais en général
00:51:58s'il faut qu'on fasse tous
00:52:00quelques sacrifices
00:52:01y compris sur le plan financier
00:52:03alors vous me direz
00:52:04c'est facile pour vous
00:52:05parce que
00:52:06vous êtes à la retraite
00:52:07etc.
00:52:07je le reconnais
00:52:08mais s'il faut qu'on fasse
00:52:09peut-être collectivement
00:52:10un effort
00:52:10pour faire tomber ce régime
00:52:12et bien faisons-le
00:52:13parce qu'on ne peut pas
00:52:14leur donner victoire
00:52:16c'est-à-dire un effort
00:52:17si ça veut dire
00:52:18que ça prend plus de temps
00:52:19de les étouffer économiquement
00:52:20sur notre pouvoir d'achat
00:52:21oui pour ce qu'il peut
00:52:23peut-être plus de temps
00:52:24plutôt
00:52:25d'ailleurs
00:52:25je pense que si on s'y était
00:52:27tous mis
00:52:28pour les faire tomber
00:52:29ça aurait été plus facile
00:52:30et la position
00:52:31ambiguë
00:52:32de l'Europe
00:52:32et de la France
00:52:33qui donne le sentiment
00:52:34que finalement
00:52:35l'Europe c'est des principes
00:52:37mais après
00:52:37business là aussi
00:52:38à Jujual
00:52:39on a besoin
00:52:40et bien c'est ça
00:52:40qui les a renforcés
00:52:42il est quasiment
00:52:4319h30
00:52:44et on poursuit
00:52:44notre face-à-face
00:52:46je suis peut-être
00:52:47entouré
00:52:48de ma boule
00:52:49c'est le mot
00:52:49de la semaine
00:52:50mot employé
00:52:51par le président
00:52:52de la république
00:52:53pour attaquer
00:52:56ceux
00:52:56qui voudraient sanctionner
00:52:58ou se fâcher
00:52:59du moins
00:53:00avec l'Algérie
00:53:02phrase prononcée
00:53:03en tout début de semaine
00:53:04allez le dire
00:53:04à tous les maboules
00:53:06qui disent
00:53:07qu'il faut se fâcher
00:53:08avec l'Algérie
00:53:09Bruno Retailleux
00:53:10lui a répondu
00:53:10dans les colonnes
00:53:11du JDD
00:53:11aujourd'hui
00:53:12en considérant
00:53:14qu'Emmanuel Macron
00:53:15est l'otage
00:53:16des chantages
00:53:17mémoriels
00:53:18de l'Algérie
00:53:19si je le suis
00:53:20puisqu'on lui pose
00:53:21la question
00:53:22au JDD
00:53:22alors une écrasante
00:53:24majorité de français
00:53:25l'est également
00:53:26car les français
00:53:27ne supportent plus
00:53:28de voir leur pays
00:53:29humilié par l'Algérie
00:53:32bien sûr
00:53:32que j'étais visé
00:53:33mais le sujet
00:53:33ce n'est pas moi
00:53:34c'est notre pays
00:53:34le devoir du président
00:53:35c'est de faire respecter
00:53:36la France
00:53:37et de protéger
00:53:38les français
00:53:39vous êtes un maboule
00:53:41Julien Drey
00:53:42alors d'abord
00:53:43c'est pas l'Algérie
00:53:44c'est le gouvernement
00:53:45algérien
00:53:46l'Algérie
00:53:47c'est un peuple
00:53:47qui a une histoire
00:53:48et avec lequel
00:53:50moi personnellement
00:53:51j'ai beaucoup de liens
00:53:52et pas simplement historiques
00:53:53donc dire
00:53:55que parce qu'on condamne
00:53:56le gouvernement algérien
00:53:57on condamne l'Algérie
00:53:58c'est un peu réducteur
00:53:59surtout quand on sait
00:54:00que par exemple
00:54:00plusieurs milliers
00:54:02de détenus politiques
00:54:03sont dans les prisons algériennes
00:54:04sont des cabiles
00:54:05et qui sont simplement
00:54:06réprimés
00:54:06parce qu'ils veulent
00:54:07défendre leurs droits
00:54:09légitimes par ailleurs
00:54:10voilà
00:54:10donc le gouvernement
00:54:11essaye de
00:54:12monsieur Macron
00:54:14essaye de faire
00:54:14une confusion
00:54:16vous voyez
00:54:17il a employé l'expression
00:54:18personne ne veut faire
00:54:18la guerre à l'Algérie
00:54:19on n'est pas en train
00:54:20de recommencer
00:54:21une deuxième guerre
00:54:22ce que nous n'admettons pas
00:54:25beaucoup d'entre nous
00:54:26c'est d'abord
00:54:26ce que fait le régime
00:54:27algérien
00:54:28à son propre peuple
00:54:29et le chantage
00:54:30qu'il livre
00:54:30au nom de
00:54:31soi-disant
00:54:33le ressentiment
00:54:34mémoriel
00:54:34étant entendu
00:54:35que d'ailleurs
00:54:36si on faisait
00:54:37l'histoire
00:54:37les choses
00:54:38seraient moins simples
00:54:40par rapport à ceux
00:54:41qui parlent aujourd'hui
00:54:42pas par rapport
00:54:43à ceux qui ont été
00:54:44des combattants
00:54:45parce que ceux
00:54:45qui parlent aujourd'hui
00:54:46ils se servent
00:54:47et ils utilisent
00:54:47ce combat-là
00:54:48mais quel est le cap
00:54:49en fait
00:54:50là on arrive presque
00:54:51à la fin du mandat
00:54:52d'Emmanuel Macron
00:54:53quel est le cap
00:54:53du président de la république
00:54:54sur l'Algérie
00:54:55je m'interroge beaucoup
00:54:55parce que
00:54:56je rapproche toujours
00:54:57deux déclarations
00:54:58l'une qu'il avait faite
00:54:59pendant sa campagne
00:55:00présidentielle
00:55:01la première
00:55:01où je crois
00:55:01qu'il s'était rendu
00:55:02en Algérie
00:55:03pour qualifier la colonisation
00:55:04de crime contre l'humanité
00:55:05puis une fois élu président
00:55:07quelques années plus tard
00:55:08il avait expliqué
00:55:09que la junte militaire
00:55:10au pouvoir en Algérie
00:55:11se servait de la guerre d'Algérie
00:55:12comme d'une rente mémorielle
00:55:14alors deux choses l'une
00:55:15deux choses l'une
00:55:16ou bien
00:55:17il condamne le colonialisme
00:55:19mais il ne donne
00:55:20et dans ces cas-là
00:55:22la position qu'il a
00:55:23sur la junte militaire
00:55:25qui tient le pouvoir
00:55:25en Algérie
00:55:26est absolument inexplicable
00:55:28maintenant
00:55:28sur monsieur Rotaillot
00:55:29quand même
00:55:31bon d'abord
00:55:31si la méthode 12
00:55:32fonctionnait avec l'Algérie
00:55:34ça se saurait
00:55:34notre collègue
00:55:36Christophe Gleize
00:55:37serait revenu
00:55:38on n'aurait aucun souci
00:55:40à placer
00:55:41les OQTF
00:55:43algériens
00:55:44de retour
00:55:45dans leur pays
00:55:45donc en tout cas
00:55:46je ne sais pas si la fermeté
00:55:47paierait
00:55:48mais en tout cas
00:55:49la mollesse
00:55:49qui a été mise en place
00:55:50depuis des années
00:55:51par tradition historique
00:55:53d'une politique
00:55:54plutôt pro-arabe
00:55:54du Quai d'Orsay
00:55:55ne fonctionne pas
00:55:56puis quand même
00:55:57monsieur Rotaillot
00:55:59il a raison
00:56:01de prendre cela
00:56:02pour lui
00:56:02mais il a quitté
00:56:04le gouvernement
00:56:04sur quelle décision
00:56:06il a quitté
00:56:07le gouvernement
00:56:07sur le fait
00:56:08que Bruno Le Maire
00:56:09si ma mémoire est bonne
00:56:10allait être nommé
00:56:10ministre de la défense
00:56:12alors qu'il avait mené
00:56:13le combat
00:56:14Bruno Rotaillot
00:56:14sur la redéfinition
00:56:16des accords de 68
00:56:17avec l'Algérie
00:56:18et qu'il a préféré
00:56:19démissionner
00:56:20sur un sujet
00:56:21très annexe
00:56:22que sur un sujet
00:56:23qui aujourd'hui
00:56:25à mon avis
00:56:25politiquement
00:56:26le porterait davantage
00:56:27bon voilà
00:56:28chacun balaye devant sa porte
00:56:29non mais
00:56:29je remercie
00:56:31Eric d'avoir fait
00:56:32ce rappel utile
00:56:33je remarque
00:56:34que le ministre de l'Intérieur
00:56:36il n'a pas fait de bruit
00:56:37mais il a quand même réussi
00:56:38à obtenir
00:56:39que désormais
00:56:39les OQTF
00:56:40en tout cas une partie importante
00:56:41des OQTF
00:56:42qui étaient refusées par l'Algérie
00:56:43soient rapatriées
00:56:44pas une partie importante
00:56:45une partie sérieuse
00:56:47non non
00:56:47je vous assure que non
00:56:48avant il n'y en avait pas
00:56:49avant c'était zéro
00:56:50non non
00:56:51c'est pas une partie importante
00:56:52c'est une partie
00:56:53voilà ça commence
00:56:54voilà une partie
00:56:54d'accord mais ça commence
00:56:55par rapport à une situation
00:56:56où on était en blocage total
00:56:57ça ne veut pas dire que
00:56:58voilà
00:56:59tout se passe bien
00:57:00maintenant je suis d'accord
00:57:01avec ce que je dirais
00:57:02qu'il y a une relation
00:57:03qui questionne
00:57:04le président de la république
00:57:05avec l'Algérie
00:57:06moi je ne porte pas
00:57:07d'accusation sans fondement
00:57:08donc j'en sais rien
00:57:09mais c'est vrai que
00:57:10elle est incompréhensible
00:57:11voilà
00:57:12qu'il y a une forme de
00:57:14c'est un pas en avant
00:57:14deux pas en arrière
00:57:15c'est à dire une fois
00:57:16je montre une fermeté
00:57:18je reconnais le Sahara occidental
00:57:20comme étant parti intégrant du Maroc
00:57:22mais après j'ai obligé
00:57:23de me rattraper
00:57:24donc j'en rajoute
00:57:25voilà
00:57:25maintenant la question
00:57:26qui est posée
00:57:26elle est simple
00:57:27c'est cette rente mémorielle
00:57:29il y a un moment donné
00:57:29où il va falloir la clore
00:57:32en disant voilà les responsabilités
00:57:33on les a assumées
00:57:34voilà les fautes
00:57:35qui ont été commises
00:57:36on les a assumées
00:57:37mais on a aussi donné
00:57:38une indépendance à un pays
00:57:40qui avait la possibilité
00:57:41d'être la Suisse du Moyen-Orient
00:57:43parce que l'Algérie
00:57:44en 1962
00:57:45elle dispose de ressources
00:57:47pétrolières
00:57:48gazées
00:57:48et d'infrastructures
00:57:50qui peuvent lui permettre
00:57:51d'être exceptionnelles
00:57:52et c'est pas ça
00:57:53qui s'est passé
00:57:53Parlons d'un autre
00:57:56potentiel candidat
00:57:57à la présidentielle
00:57:59Dominique de Villepin
00:58:01alors soyons extrêmement prudents
00:58:03bien sûr
00:58:04mais Dominique de Villepin
00:58:06a reçu en cadeau
00:58:08des statuettes
00:58:09lorsqu'il était à l'époque
00:58:11ministre des affaires étrangères
00:58:14il ne nie pas les faits
00:58:15qui ont été révélés
00:58:17par Robert Bourgie
00:58:19il assure cependant
00:58:20qu'il n'aurait jamais
00:58:21accepté ces objets
00:58:22s'il avait connu
00:58:22leur provenance
00:58:23et se dit prêt
00:58:23à les rendre
00:58:24ce sont deux statuettes
00:58:26achetées respectivement
00:58:28pour 75 000 euros
00:58:30et 50 000 euros
00:58:32c'est Robert Bourgie
00:58:34la figure de la France-Afrique
00:58:36qui affirme
00:58:37avoir fait parvenir
00:58:38à Dominique de Villepin
00:58:39deux statuettes de Napoléon
00:58:41l'une offerte en 2002
00:58:42par Blaise Comparoré
00:58:43alors président du Burkina Faso
00:58:45et l'autre par l'homme
00:58:46d'affaires italien
00:58:47Gian Angelo Perrucci
00:58:48voyez le sujet
00:58:50puisque monsieur Bourgie
00:58:52s'est exprimé
00:58:54dans les colonnes
00:58:55du Parisien
00:58:56il dépeint le portrait
00:58:58d'un homme
00:58:59intéressé par l'argent
00:59:00le luxe et l'aisance
00:59:01l'avocat Robert Bourgie
00:59:03règle ses comptes
00:59:04avec Dominique de Villepin
00:59:05présenté par Jacques Chirac
00:59:07alors président de la République
00:59:09les deux hommes
00:59:10vont collaborer
00:59:11pendant près de 20 ans
00:59:12entre 1997 et 2005
00:59:14le spécialiste des relations
00:59:16franco-africaines
00:59:17sera présent tout au long
00:59:19de l'évolution
00:59:19de la carrière politique
00:59:20de l'homme d'état
00:59:21passé de secrétaire général
00:59:23de l'Elysée
00:59:24à ministre de l'intérieur
00:59:25puis des affaires étrangères
00:59:27et enfin premier ministre
00:59:28dès 2005
00:59:29une longue période
00:59:31au cours de laquelle
00:59:32Dominique de Villepin
00:59:33aurait bénéficié
00:59:34de cadeaux
00:59:34et de dons
00:59:35d'importantes sommes d'argent
00:59:36de la part de dirigeants
00:59:38africains
00:59:38et d'hommes d'affaires
00:59:39Robert Bourgie
00:59:40évoque deux statuettes
00:59:42représentatives de Napoléon
00:59:44offertes par le président
00:59:45du Burkina Faso
00:59:46et par un industriel italien
00:59:48estimé à 75 000
00:59:50et 50 000 euros
00:59:51si Dominique de Villepin
00:59:52reconnaît l'existence
00:59:54de ces statuettes
00:59:54il nie avoir connu
00:59:56leur provenance exacte
00:59:57et les qualifie
00:59:58de simples cadeaux personnels
00:59:59Robert Bourgie
01:00:00parle aussi
01:00:01de transferts massifs
01:00:02de fonds
01:00:02qui s'opéraient
01:00:03entre plusieurs capitales
01:00:04africaines
01:00:05et Paris
01:00:06en novembre 2001
01:00:07Dominique de Villepin
01:00:09aurait lui-même participé
01:00:10à la remise
01:00:11par le Burkina Faso
01:00:12de la somme
01:00:12de 3 millions de dollars
01:00:14cachée dans 4 djembes
01:00:15au total
01:00:16Robert Bourgie
01:00:17estime à environ
01:00:1850 millions de dollars
01:00:19l'ensemble de ses dons
01:00:21c'est beaucoup
01:00:22le nom de Robert Bourgie
01:00:24est associé à l'affaire
01:00:25aussi des costumes
01:00:25qui avaient contribué
01:00:27à faire tomber
01:00:28monsieur François Fillon
01:00:30j'ai souvenir que
01:00:3112 000 euros
01:00:33non mais c'était même 13
01:00:35mais c'est pas le problème
01:00:36l'information tombe
01:00:38dans le canard enchaîné
01:00:39le lendemain
01:00:39le PNF
01:00:40ouvre une enquête
01:00:43là visiblement
01:00:44c'est pas la même
01:00:45la même situation
01:00:48écoutez on verra
01:00:49ce qui est sûr
01:00:49c'est qu'on voit bien
01:00:50qu'on est rentré
01:00:50en campagne présidentielle
01:00:51que les boules puantes
01:00:53vont commencer
01:00:54à s'envoler
01:00:56et à s'écraser
01:00:56sur certaines têtes
01:00:59moi
01:00:59bon
01:01:00monsieur Bourgie
01:01:01on en parle
01:01:02presque exclusivement
01:01:03justement
01:01:04quand une campagne présidentielle
01:01:05va se lancer
01:01:07je connais pas la réalité
01:01:08des faits
01:01:09j'ai du mal à croire
01:01:10que
01:01:11quand on a des statuettes
01:01:12de ce prix là
01:01:13on ne soit pas renseigné
01:01:15sur la valeur
01:01:15sur la provenance
01:01:16mais bon
01:01:18chacun fait ce qu'il veut
01:01:19moi ce qui m'inquiète
01:01:20beaucoup
01:01:20si vous voulez
01:01:21c'est à nouveau
01:01:22ce grand
01:01:25déballage
01:01:25sur la classe politique
01:01:26sur
01:01:27on va chercher
01:01:28vous savez je me souviens
01:01:29enfin je reviendrai
01:01:30à plus de mémoire
01:01:31que moi
01:01:31mais par exemple
01:01:31au moment où
01:01:33Jacques Chirac
01:01:34se déclare
01:01:35ou à la fin de la campagne
01:01:36on apprend
01:01:37qu'un certain nombre
01:01:37de terrains
01:01:38de madame
01:01:39de la famille
01:01:40Chaudron de Courcel
01:01:41qui était la famille
01:01:42de madame
01:01:43qui est toujours
01:01:44la famille de madame
01:01:45Chirac
01:01:45aurait vendu
01:01:46des terrains brillés
01:01:47enfin à chaque fois
01:01:48on a des affaires
01:01:49etc
01:01:49alors ce qui m'intéresse
01:01:51moi surtout
01:01:51c'est le timing
01:01:52le timing
01:01:53pourquoi est-ce que
01:01:54ça sort là
01:01:55et puis
01:01:57les personnes visées
01:01:59Villepin
01:01:59il fait peur
01:02:00à ce point là
01:02:02à des gens
01:02:02qui actionnent
01:02:04ou pas
01:02:04monsieur Bourgie
01:02:05ça ça m'intéresserait
01:02:06de le savoir
01:02:07visiblement
01:02:07en tous les cas
01:02:08il n'y a pas
01:02:08une réaction judiciaire
01:02:10aussi rapide
01:02:11que pour d'autres affaires
01:02:13Julien Drey
01:02:13alors
01:02:15moi je sais
01:02:16quand même
01:02:17il en sait
01:02:18des choses
01:02:18non je sais que
01:02:19monsieur de Villepin
01:02:20n'a pas que des amis
01:02:21notamment
01:02:21un ancien président
01:02:23de la république
01:02:23qui avait
01:02:24une haine
01:02:25tenace
01:02:26à son égard
01:02:26liée à l'affaire
01:02:27Claire Stream
01:02:28je crois
01:02:29il y a un rôle
01:02:29puisqu'il avait même dit
01:02:31qu'il le prendrait
01:02:31il l'accrocherait
01:02:32sur un coup de boucher
01:02:33donc je ne sais pas
01:02:34si c'est la conséquence
01:02:35à partir du moment
01:02:36où monsieur de Villepin
01:02:37déclare sa candidature
01:02:39c'était un amour partagé
01:02:40oui oui je crois
01:02:42voilà
01:02:44moi je n'aime pas non plus
01:02:45bon donc
01:02:46je déteste
01:02:47ces règlements de comptes
01:02:48à coups de
01:02:49coups tordus
01:02:50de barbouseries
01:02:52qui surgissent
01:02:52tout d'un coup
01:02:53maintenant il y a aussi
01:02:54les questions réelles
01:02:55qui sont posées
01:02:55je veux dire
01:02:56monsieur de Villepin
01:02:57ne nie pas
01:02:57la réalité des choses
01:02:58qui lui ont été offertes
01:03:00j'ai même vu
01:03:01l'interview
01:03:01où il était gêné
01:03:02moi j'aurais été
01:03:03j'aurais aimé
01:03:03être l'interview
01:03:04ouvert
01:03:04puisqu'il dit
01:03:04à l'interview
01:03:05ouvert
01:03:05bon je ne sais pas
01:03:05quoi en faire
01:03:06si vous voulez
01:03:06prenez-les
01:03:08j'aurais voulu
01:03:08être l'interview
01:03:09parce que moi
01:03:09il se trouve
01:03:10que j'aime bien
01:03:11peut-être que ça
01:03:11va vous choquer
01:03:12j'aime bien
01:03:13Napoléon Bonaparte
01:03:13et que c'est une figure
01:03:14de référence
01:03:15mais je n'ai pas le droit
01:03:16à avoir une affaire
01:03:17une figure de référence
01:03:17là vous me choquez
01:03:19et non
01:03:19parce que c'est une figure
01:03:20de référence
01:03:21on pourra y revenir
01:03:21là-dessus
01:03:24comment dire
01:03:24donc quand même
01:03:26Eric a raison
01:03:27vous savez que maintenant
01:03:28désormais
01:03:29je crois
01:03:29c'est la règle
01:03:30dans la République
01:03:31quand vous recevez
01:03:31des cadeaux
01:03:32vous devez les déclarer
01:03:33et même certains
01:03:34vous ne les gardez pas
01:03:36vous les mettez
01:03:37dans un musée
01:03:38bon alors je ne sais pas
01:03:38quand peut-être
01:03:39que la règle n'existait pas
01:03:40mais il y a quand même
01:03:41quelques prudences
01:03:41à avoir
01:03:42d'ailleurs cette prudence
01:03:43elle est aussi médiatique
01:03:44je note que les médias
01:03:47sont moins intéressés
01:03:50à l'idée de parler
01:03:51de Dominique de Villepin
01:03:52qui était la coqueluche
01:03:53XXL
01:03:55de ces derniers mois
01:03:57il était omniprésent
01:03:58et vous savez pourquoi ?
01:04:00pourquoi ?
01:04:01parce que monsieur de Villepin
01:04:02a une amitié très tenace
01:04:04avec Edouard Pellel
01:04:05ah bah écoutez
01:04:06ça vous donne des explications
01:04:08visiblement
01:04:08il a des bons amis
01:04:12un autre potentiel
01:04:14candidat
01:04:15qui devrait être
01:04:16candidat
01:04:17et l'annoncer
01:04:18dans
01:04:19dirons-nous
01:04:20une quarantaine de minutes
01:04:21il s'appelle
01:04:23Jean-Luc Mélenchon
01:04:24et rien de mieux
01:04:25que d'avoir
01:04:25Julien Drey
01:04:26qui a écrit
01:04:27qui a pris la pluie
01:04:28pour écrire
01:04:29sur Jean-Luc Mélenchon
01:04:30on peut revoir
01:04:30votre ouvrage
01:04:32qui est Mélenchon
01:04:33bah Mélenchon
01:04:34c'est peut-être aussi
01:04:35un candidat
01:04:36pour la quatrième fois
01:04:37ce sera la quatrième
01:04:39à la présidentielle
01:04:41cher Julien Drey
01:04:42pourquoi maintenant
01:04:44est-ce que ça vous surprend ?
01:04:46alors
01:04:46non ça ne me surprend pas
01:04:47je m'attendais
01:04:48je crois que même
01:04:49dans une émission
01:04:50je vous ai dit
01:04:50il ne va pas tarder
01:04:51à le faire
01:04:51pour plusieurs raisons
01:04:52la première c'est que
01:04:54Mélenchon
01:04:54sait anticiper
01:04:55les problèmes
01:04:56et il a vu que
01:04:57discrètement
01:04:58s'installaient des figures
01:04:59qui un moment donné
01:05:00ou un autre
01:05:00dans son propre mouvement
01:05:03pouvaient
01:05:03la tentation pour exister
01:05:05qu'on dise
01:05:05bon le vieux
01:05:06passe la main
01:05:07et regarde
01:05:07il y a une figure montante
01:05:08formidable
01:05:09en plus elle est racisée
01:05:10comme ils disent
01:05:11je parle évidemment
01:05:12du maire de Saint-Denis
01:05:13et donc il anticipe
01:05:15en coupant l'herbe
01:05:15sous les pieds
01:05:16même si le maire de Saint-Denis
01:05:17a dit moi je ne suis pas candidat
01:05:18vous savez les nombres de gens
01:05:19qui m'ont dit qu'ils n'étaient pas candidats
01:05:20et trois mois après
01:05:21ils étaient candidats
01:05:22me laissent dubitatif
01:05:23donc je pense que ça s'ajoue
01:05:24voilà
01:05:25et ça joue dans sa tête
01:05:26il a compris
01:05:27qu'il fallait vite
01:05:27deuxièmement
01:05:29Mélenchon
01:05:30il a cette caractéristique
01:05:31c'est un diesel lent
01:05:34c'est-à-dire que
01:05:34il faut
01:05:35dans une campagne électorale
01:05:36il se met en mouvement
01:05:37et tout doucement
01:05:38il trouve son rythme
01:05:39donc il a besoin
01:05:40de partir de loin
01:05:41troisièmement
01:05:42il a raison
01:05:42il pense que grâce à ça
01:05:43il va occuper
01:05:45il va être omniprésent
01:05:46d'un point de vue médiatique
01:05:48parce que comme il a
01:05:49parfaitement intégré
01:05:49le fonctionnement
01:05:50trumpiste
01:05:51d'un certain nombre
01:05:52de médias
01:05:53il va faire des provocations
01:05:54ça va donner lieu
01:05:55à une présence
01:05:57et il va écraser
01:05:58à partir de là
01:05:59par cette présence
01:05:59toute candidature alternative
01:06:01qui pourrait émerger
01:06:02donc c'est ça son calcul
01:06:03Jamais 304
01:06:04pour Jean-Luc Mélenchon
01:06:06qui a été candidat
01:06:06en 2012
01:06:07en 2017
01:06:08et en 2022
01:06:09il était aux portes
01:06:10du second tour
01:06:11en 2022
01:06:12oui alors il faut se méfier
01:06:13des qualificatifs
01:06:15le vieux
01:06:15on va le mettre
01:06:16dans le placard
01:06:17parce que je pense
01:06:17qu'est-ce qu'on disait
01:06:18à François Mitterrand
01:06:18avant l'élection
01:06:20de 1981
01:06:20la jeune garde
01:06:21du parti socialiste
01:06:22disait le vieux
01:06:23vous êtes socialiste
01:06:26donc je vous désigne
01:06:26mais j'ai pas dit
01:06:27que vous étiez
01:06:28dans ce camp-là
01:06:28mais c'est vrai
01:06:29que Mitterrand
01:06:29avait été taxé
01:06:30de vieux
01:06:31dans lequel on ne croyait plus
01:06:33si vous me permettez
01:06:34le vieux à l'époque
01:06:35l'expression vieux
01:06:36pour Mitterrand
01:06:36était un clin d'œil
01:06:38que nous avions inventé
01:06:39avec Jean-Luc Mélenchon
01:06:40un clin d'œil
01:06:41à celui qu'on appelait
01:06:42le vieux à l'époque
01:06:43c'était Léon Trotsky
01:06:45non mais en revanche
01:06:46moi je pense que
01:06:47Jean-Luc Mélenchon
01:06:48est évidemment redoutable
01:06:49en campagne électorale
01:06:51son épaisseur historique
01:06:53ses qualités de tribun
01:06:56est-ce qu'il peut se frayer
01:06:57un chemin à gauche
01:06:59vu le nombre de candidats
01:07:00aussi qui risque d'y avoir
01:07:02je ne sais pas
01:07:03mais il y avait un petit point
01:07:04que Julien Drey
01:07:04a soulevé tout à l'heure
01:07:05off et qui me semble
01:07:07très intéressant
01:07:07c'est qu'au moment
01:07:08où le RN
01:07:09est peut-être en train
01:07:10tellement de se normaliser
01:07:12qu'il donne l'impression
01:07:13de rentrer dans un système
01:07:16et bien Mélenchon
01:07:17peut faire lui
01:07:18le pari d'accélérer
01:07:19sa campagne électorale
01:07:21en montrant que finalement
01:07:22l'antisystème
01:07:23ce serait lui
01:07:24et ça ce serait un axe
01:07:25évidemment politique
01:07:27je ne dis pas un aspirateur
01:07:28mais ce serait un axe
01:07:29politique important
01:07:30bon alors maintenant
01:07:31je vois les cheveux
01:07:32sans doute sur la tête
01:07:33de ceux qui nous regardent
01:07:34ce soir
01:07:35d'imaginer Jean-Luc Mélenchon
01:07:37au second tour
01:07:38d'une élection présidentielle
01:07:40c'est un autre sujet
01:07:42mais vous savez
01:07:42il a repris tellement
01:07:44il a tellement flatté
01:07:45l'inconscient collectif
01:07:46du peuple de gauche
01:07:47quand on a fêté
01:07:48l'anniversaire
01:07:49de la disparition
01:07:49de François Mitterrand
01:07:51il y a quelques mois
01:07:52je l'ai vu dans un film
01:07:54poser ses mains
01:07:55comme François Mitterrand
01:07:56le faisait
01:07:56avec ce geste-là
01:07:57pour flatter
01:07:58l'inconscient collectif
01:07:59de la nostalgie
01:08:01des Mitterrandiens
01:08:02il porte un chapeau noir
01:08:03vous savez
01:08:04dans les manifestations
01:08:05le même
01:08:06que portait d'ailleurs
01:08:07Léon Blum
01:08:07et qu'a porté ensuite
01:08:09François Mitterrand
01:08:10tout ça
01:08:10ce sont des petits symboles
01:08:11alors ça peut vous sembler
01:08:12mais flatter l'inconscient collectif
01:08:14du peuple de gauche
01:08:14pour Mélenchon
01:08:15au moment où il va
01:08:16arrondir les angles
01:08:17pour essayer d'élargir
01:08:18sa base électorale
01:08:19tous ces symboles
01:08:20sont les bienvenus
01:08:22à mon avis
01:08:22pour lui
01:08:2215 ans
01:08:22je crois
01:08:24je dirais
01:08:25qu'il est juste
01:08:26il est juste
01:08:27sur le fait
01:08:28que Mélenchon
01:08:28a une capacité
01:08:29d'être au deuxième tour
01:08:30et ceux qui nous disent
01:08:32mais non
01:08:32c'est impossible
01:08:34et puis quand il sera
01:08:35au deuxième tour
01:08:35il sera écrasé
01:08:36oui d'accord
01:08:37mais le problème
01:08:38c'est un deuxième tour
01:08:39où Mélenchon est présent
01:08:41je souhaite bien du plaisir
01:08:42au président de la République
01:08:43il sera élu après
01:08:43avec ce que ça va donner
01:08:44comme conséquence
01:08:45quand on a vu des images
01:08:46notamment au soir des municipales
01:08:48dans un certain nombre de mairies
01:08:49et voilà
01:08:50donc vous voyez bien
01:08:50la théorie du carreau
01:08:52c'est là qu'elle trouve
01:08:52son application
01:08:53c'est pas dans l'élection
01:08:54c'est dans l'après-élection
01:08:56voilà
01:08:57pour lui
01:08:57c'est comme ça
01:08:58qu'il considère
01:08:58qu'il peut être
01:08:59l'homme de la situation
01:09:00il n'a pas de doute là-dessus
01:09:01il ne sera pas élu
01:09:02majoritairement
01:09:03mais il pense
01:09:03qu'il peut être
01:09:04l'homme de la situation
01:09:05et dans les législatives
01:09:06et voilà
01:09:07maintenant
01:09:07juste une remarque
01:09:09parce qu'Éric a fait état
01:09:10d'une conversation
01:09:11qu'on a eue ensemble
01:09:12oui
01:09:12moi je pense
01:09:13qu'il faut faire très attention
01:09:14au moment dans lequel
01:09:14nous sommes là
01:09:16pourquoi
01:09:16parce que je considère
01:09:17que bon après
01:09:18c'est leur choix
01:09:20le Rassemblement National
01:09:21est en train
01:09:21je dirais
01:09:23c'est-à-dire qu'il a
01:09:24dans une proximité
01:09:25maintenant avec
01:09:26les échéances électorales
01:09:27envie de donner
01:09:28une image rassurante
01:09:29etc
01:09:30et donc comme il a été
01:09:31longtemps
01:09:32le représentant
01:09:33anti-système
01:09:34et qu'il parlait
01:09:35à des gens
01:09:35qui voulaient renverser
01:09:36la table
01:09:36le fait que désormais
01:09:37il veuille lui
01:09:38s'inviter à la table
01:09:39libère un espace
01:09:40et ça Mélenchon
01:09:41il est capable de le voir
01:09:42et donc s'il est capable
01:09:44de le voir
01:09:44il va tenter
01:09:45alors je ne sais pas
01:09:45comment il va le faire
01:09:46je l'imagine
01:09:47mais je ne précipite pas
01:09:48et je ne vais pas lui donner
01:09:48de bonnes idées
01:09:49je pense qu'il va tenter
01:09:52probablement
01:09:53entre ce qui a été
01:09:54son électorat
01:09:55qu'il a joué à fond
01:09:56communautarisé
01:09:56et cet électorat
01:09:58anti-système
01:09:59Julien Dreyfou
01:10:00qui je le rappelle
01:10:01a écrit
01:10:01qui est Jean-Luc Mélenchon
01:10:0315 ans séparent
01:10:05sa première candidature
01:10:06à la présidentielle
01:10:072012
01:10:08de sa future candidature
01:10:10donc en 2027
01:10:13mais dans ces 15 années
01:10:16on a l'impression
01:10:17d'avoir une évolution
01:10:18et des idées
01:10:19et du personnage
01:10:20ça n'a rien à voir
01:10:21ou est-ce qu'il est resté
01:10:22en fait il a toujours été
01:10:23celui qu'on découvre
01:10:24aujourd'hui
01:10:24ou effectivement
01:10:26c'est une sorte
01:10:27de docteur Jekyll
01:10:28et Mr Hyde
01:10:29non ça n'a rien à voir
01:10:30je veux dire
01:10:31le Mélenchon de 2012
01:10:33c'est un Mélenchon
01:10:34qui joue d'abord
01:10:35la victoire de la gauche
01:10:36sur le fond
01:10:36il commence au début
01:10:38à s'en prendre
01:10:38à François Hollande
01:10:39puis il se rend compte
01:10:40qu'il est en train
01:10:40de faire une bêtise
01:10:41donc il va jouer
01:10:42le candidat
01:10:42anti-Front National
01:10:43à l'époque
01:10:44on parle de Front National
01:10:46puisqu'il a
01:10:47il y aura même
01:10:48jusqu'à mettre au défi
01:10:49la présidente du Front National
01:10:50et se présenter
01:10:51dans le Pas-de-Calais
01:10:53où il sera battu
01:10:54voilà
01:10:54le Mélenchon
01:10:55de 2017
01:10:57est déjà ambigu
01:10:58puisque je vous rappelle
01:10:59qu'au soir
01:11:00du premier tour
01:11:01il se refuse
01:11:02à appeler à voter
01:11:03Emmanuel Macron
01:11:04pour faire barrage
01:11:05et qu'il va flotter
01:11:06et que ça va d'ailleurs
01:11:07lui être reproché
01:11:09et puis alors
01:11:09le Mélenchon de 2022
01:11:10il est déjà très loin
01:11:12voilà
01:11:12dans cette évolution
01:11:14mais le tournant
01:11:15moi c'est mon analyse
01:11:17peut-être je me trompe
01:11:18le tournant
01:11:18c'est qu'à un moment donné
01:11:19c'est pour ça que je pense
01:11:20qu'il n'a pas arrêté de tourner
01:11:21Jean-Luc Mélenchon
01:11:21sur le fond
01:11:22quand vous regardez
01:11:23sa trajectoire
01:11:23il n'arrête pas de changer
01:11:24alors il habitera
01:11:25toujours de concepts intellectuels
01:11:28fantastiques
01:11:29très à la mode
01:11:30etc
01:11:30mais sur le fond
01:11:31c'est très sinusoidal
01:11:32et là
01:11:33il a
01:11:34je pense qu'il va
01:11:36essayer de retrouver
01:11:37il a
01:11:37quand il y a eu
01:11:38les gilets jaunes
01:11:39il pensait que le mouvement
01:11:40des gilets jaunes
01:11:41allait venir à lui
01:11:42voilà
01:11:42le mouvement des gilets jaunes
01:11:43n'est pas venu à lui
01:11:44et donc il fait 6%
01:11:45aux européennes
01:11:45voilà
01:11:46et donc c'est pour ça
01:11:47qu'il s'est tourné
01:11:48vers l'électorat
01:11:49communautarisé
01:11:49mais là
01:11:50je pense qu'il va tenter
01:11:51une jonction
01:11:52et bien écoutez
01:11:53affaire à suivre
01:11:54et on découvrira
01:11:55peut-être
01:11:56au 20h
01:11:57ce soir
01:11:58et dans l'heure des pros
01:11:59l'annonce officielle
01:12:01de la candidature
01:12:03de Jean-Luc Mélenchon
01:12:04j'invite les téléspectateurs
01:12:05à lire
01:12:06votre livre passionnant
01:12:07peut-être on peut inviter
01:12:07même Jean-Luc Mélenchon
01:12:08à faire un débat
01:12:08c'est pas meilleur
01:12:09que je suis un minable
01:12:10il est une petite chose
01:12:10et qui ne veut pas
01:12:11c'est parce que demain
01:12:12vous savez
01:12:12il y a le rapport
01:12:13de la commission d'enquête
01:12:14parlementaire
01:12:14qui sera publié
01:12:15vous me rappelez
01:12:16le nombre de fois
01:12:17que vous avez été invité
01:12:18sur France Inter
01:12:19pour qui est Mélenchon
01:12:20c'est pas pour ça
01:12:22qu'il ne faut pas
01:12:22de service public
01:12:22je vous demande
01:12:23votre livre
01:12:24vous avez été invité
01:12:25sur France Inter
01:12:25il y a une propension
01:12:28journalistique
01:12:29qui fait que tout ce
01:12:30qui est une voix discordante
01:12:31et qui met en cause
01:12:32cette hégémonie culturelle
01:12:33qu'a essayé d'établir
01:12:35Mélenchon et les Insoumis
01:12:36n'a pas voie au chapitre
01:12:38mais c'est pas grave
01:12:39si c'est grave
01:12:40puisque c'est avec notre argent
01:12:41ah bah oui
01:12:42personnellement
01:12:42effectivement
01:12:43moi ça me faisait
01:12:44vous savez
01:12:45le cuir épais
01:12:46mais en revanche
01:12:47c'est un peu grave
01:12:47parce que c'est notre argent
01:12:48l'audiovisuel public
01:12:49d'ailleurs
01:12:50doit avoir l'impartialité
01:12:51comme principe
01:12:52c'est Catherine Pégard
01:12:54la ministre de la culture
01:12:55qui vient de dire cela
01:12:57entretien exclusif
01:12:58de la ministre de la culture
01:12:59qui recevra lundi
01:13:01les PDG de France Télévisions
01:13:02et Radio France
01:13:03pour leur demander
01:13:03d'accélérer les réformes
01:13:05nous n'avons pas attendu
01:13:06ce rapport
01:13:06pour travailler
01:13:07enfin pardonnez-moi
01:13:09ce rapport
01:13:10justement
01:13:12c'est extraordinaire
01:13:12cette phrase
01:13:13de Madame Pégard
01:13:14mais c'est surtout
01:13:15qu'elle est là depuis
01:13:16trois semaines
01:13:18donc elle travaille
01:13:19depuis longtemps
01:13:19alors attendez
01:13:19pardonnez-moi
01:13:20je découvre cette phrase
01:13:21à l'antenne
01:13:22puisque j'ai vu le titre
01:13:23j'ai demandé
01:13:23à ce qu'on mette en exergue
01:13:24des éléments
01:13:24nous n'avons pas attendu
01:13:26ce rapport pour travailler
01:13:27ce n'est pas
01:13:28par des administrations
01:13:30elle parle pas d'elle
01:13:31alors s'ils ont travaillé
01:13:32ils n'ont pas tiré
01:13:33des bonnes conclusions
01:13:33pour l'instant
01:13:34ça dépend
01:13:34parce que regardez
01:13:35ils ont bien bossé
01:13:36regardez il se passe quelque chose
01:13:38parce que France Télévisions
01:13:39a annoncé
01:13:39la remise en place
01:13:40d'une très grande émission politique
01:13:41un peu dans le style
01:13:43de ce qu'était
01:13:45celle que
01:13:45l'heure de vérité
01:13:47et que vous avez vu
01:13:48qu'ils ont pris
01:13:48d'ailleurs
01:13:50comme une des intervenantes
01:13:51oui
01:13:52Eugénie
01:13:53Eugénie Bastier
01:13:54il y a des grands talents
01:13:55vous avez raison
01:13:59bon
01:13:59Catherine Pégard
01:14:00qui dit
01:14:00nous n'avons pas attendu
01:14:01le rapport
01:14:01non mais le base d'administration
01:14:02on ne va pas
01:14:03le rapport
01:14:05c'est la première fois
01:14:05qu'il y a eu un rapport
01:14:06et une commission d'enquête
01:14:07sur l'audiovisuel public
01:14:09mais on en a parlé en longueur
01:14:10les derniers week-ends
01:14:11nous en parlerons
01:14:12en revanche en longueur
01:14:13dans l'heure des pros
01:14:14non je voulais terminer
01:14:15cette émission
01:14:16puisqu'il nous reste 4 minutes
01:14:16vous savez
01:14:17on est encore un peu loin
01:14:18de la fin du règne
01:14:20d'Emmanuel Macron
01:14:21à la tête de l'élité
01:14:22mais lui il y pense
01:14:23il y pense à tel point
01:14:24qu'il prépare
01:14:25notamment le 14 juillet
01:14:27et c'est tout proche
01:14:29explique que
01:14:30attention
01:14:30gare à vous
01:14:31le 14 juillet
01:14:31il ne serait pas un peu trumpiste
01:14:33Emmanuel Macron
01:14:34il veut faire quelque chose
01:14:35d'historique
01:14:36il veut construire
01:14:37un autre arc de triomphe
01:14:38un 14 juillet
01:14:39XXL
01:14:40donc à quoi jouer
01:14:42Emmanuel Macron
01:14:42on va découvrir la citation
01:14:44un discours guerrier
01:14:45qui prendra encore plus de corps
01:14:46à l'occasion du traditionnel défilé
01:14:48du 14 juillet
01:14:49sur les Champs-Elysées
01:14:49le plus gros
01:14:50qu'on ait jamais connu
01:14:51histoire de montrer
01:14:52que l'armée française
01:14:53est au niveau
01:14:54prévient un soutien
01:14:56cette démonstration
01:14:57de force
01:14:57devrait aussi
01:14:59avoir lieu
01:14:59en tribune présidentielle
01:15:00avec la présence exceptionnelle
01:15:01de tous les chefs d'Etat
01:15:02engagés
01:15:02dans la coalition des volontaires
01:15:04cette organisation
01:15:04d'une quarantaine de pays
01:15:05qui oeuvrent
01:15:06à la fin de la guerre
01:15:07en Ukraine
01:15:09Julien Drey
01:15:10un 14 juillet
01:15:11c'est pour les militaires
01:15:12c'est pas pour
01:15:13ça gouverne
01:15:14le 14 juillet
01:15:15d'abord c'est un symbole
01:15:16bah oui
01:15:16si vous me permettez
01:15:17dans notre histoire
01:15:20je parle du défilé
01:15:21bon après
01:15:22il peut faire un défilé
01:15:23XXL
01:15:24avec plus de
01:15:25plus de tanks
01:15:26plus d'avions
01:15:27plus de soldats
01:15:28etc
01:15:29donc une contrainte
01:15:30supplémentaire
01:15:30pour nos armées
01:15:31qu'en ont déjà beaucoup
01:15:32puisque je vous rappelle
01:15:33qu'elles sont présentes
01:15:33sur plusieurs fronts
01:15:34et qu'on est au point limite
01:15:36ce qui est sûr
01:15:37et ce qui est évident
01:15:38c'est qu'Emmanuel Macron
01:15:40est tout sauf stupide
01:15:41et qu'il sait
01:15:42qu'il est aujourd'hui
01:15:44à l'os
01:15:45du point de vue
01:15:45de son rapport
01:15:47à l'opinion
01:15:47et il va essayer
01:15:48peut-être de trouver
01:15:49le moyen
01:15:51notamment dans
01:15:51une présentation du monde
01:15:53dans
01:15:53qu'est-ce qui va être
01:15:54celle-là
01:15:55j'ai préparé la France
01:15:57à affronter
01:15:57des formidables défis
01:15:58ça n'a pas été facile
01:15:59mais je l'ai fait
01:16:00et bien d'ailleurs
01:16:00il l'a tellement bien fait
01:16:01qu'en 2017
01:16:02quand le chef d'état-major
01:16:03alerte
01:16:04l'excellent chef d'état-major
01:16:05de couper
01:16:06les budgets de l'armée
01:16:09le chef d'état-major
01:16:10de Villiers
01:16:11est renvoyé
01:16:11c'est la première fois
01:16:12commise par Emmanuel Macron
01:16:13il était arrivé
01:16:14d'un des meilleurs chefs
01:16:16d'état-major
01:16:17et qui en plus
01:16:17était un républicain
01:16:18sincère
01:16:19c'est-à-dire qu'il arrive
01:16:20en avril ou mai 2017
01:16:21et c'est en juillet
01:16:23il arrive avant
01:16:23parce qu'il y travaille
01:16:24avec François Hollande
01:16:25il est nommé par François Hollande
01:16:26je crois
01:16:26Pierre de Villiers
01:16:27je parle d'Emmanuel Macron
01:16:29vous dites
01:16:29c'est la première erreur
01:16:30d'Emmanuel Macron
01:16:30oui parce que quand il arrive
01:16:31la première chose qu'il fait
01:16:32c'est qu'il liquide
01:16:33il ne supporte pas
01:16:35il ne supporte pas
01:16:36un chef d'état-major
01:16:37qui lui
01:16:37attention
01:16:38le budget des armées
01:16:39c'est pas rien
01:16:39exactement
01:16:40donc la première grande erreur
01:16:41arrive très vite
01:16:42Eric Revelle
01:16:43le mot de la fin
01:16:44sur le 14 juillet
01:16:45je vais être un peu ironique
01:16:46comme il n'y a pas grand chose
01:16:47dont on se souviendra
01:16:48du double quinquennat
01:16:50d'Emmanuel Macron
01:16:51peut-être qu'il veut
01:16:51qu'on conserve
01:16:52cette image
01:16:53d'un 14 juillet flamboyant
01:16:55voilà ça va être un peu
01:16:56c'est pas vrai
01:16:56Notre-Dame
01:16:57oui oui
01:16:58Notre-Dame
01:16:58vous avez raison
01:16:59vous avez raison
01:17:00Notre-Dame
01:17:00il y a eu
01:17:02il y a un 14 juillet
01:17:03qui restera mémorable
01:17:04qui a été formidable
01:17:05c'est le 14 juillet
01:17:061989
01:17:08avec ce défilé
01:17:09qui avait été organisé
01:17:11et qui a fait
01:17:12que la France
01:17:12a rayonné ce jour-là
01:17:13dans le monde
01:17:14entier
01:17:14tous les chefs
01:17:14d'Etat étaient là
01:17:16c'est pas
01:17:17pour le bicentenaire
01:17:18de la révolution
01:17:19mais c'est un 14 juillet
01:17:20qui a aussi marqué
01:17:21et parfois
01:17:22été surpris
01:17:24certains
01:17:25dans la cérémonie
01:17:26et le ton qui était accordé
01:17:28alors excusez-moi
01:17:29quand elle a chanté
01:17:30elle a tellement bien chanté
01:17:32qu'il n'y a pas eu de
01:17:33au contraire
01:17:34je veux même vous dire
01:17:35au départ
01:17:36tout le monde était
01:17:37très réticent
01:17:39à ce qu'allait se passer
01:17:39ce défilé
01:17:40que Jean-Paul Gouda
01:17:41avait
01:17:41et après
01:17:42le lendemain
01:17:43je peux vous dire
01:17:43vous n'allez qu'à lire
01:17:44la presse
01:17:44et l'unanimité
01:17:45et la population
01:17:46vous savez
01:17:47Julien Drey
01:17:47je me méfie toujours
01:17:48de la presse
01:17:49Julien Drey
01:17:49un grand merci
01:17:50merci à vous
01:17:51Eric Trevelle
01:17:52dans un instant
01:17:52c'est l'heure des pros
01:17:54et on se retrouve
01:17:55et on se retrouve
01:17:55dans quelques secondes
01:17:56à tout de suite
01:17:57et on se retrouve
01:18:01et on se retrouve
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