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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel !
00:04Bonjour Laurence !
00:05Est-ce que vous êtes prêt à commenter l'actualité de la semaine politique et internationale ?
00:08Toujours prêt !
00:09Allez c'est parti !
00:10Les municipales, pour commencer, les Français ont massivement boudé les urnes,
00:14alors même que le maire est pourtant leur élu préféré.
00:17Une désaffection qui surprend, surtout à l'échelon local,
00:20comment retisser le lien entre les électeurs et les politiques ?
00:22Un sujet qui vous préoccupe depuis longtemps, mon cher Michel.
00:26On évoquera aussi les grandes lignes des résultats de ces élections,
00:28qui sont les dernières avant la présidentielle de 2027.
00:32Pas de changement dans les grandes villes, Paris-Lyon, Marseille,
00:34mais émergence d'élus d'extrême-gauche de la France insoumise dans les villes de Banlieue,
00:39avec des scènes de violence dimanche soir, à l'encontre des maires sortants,
00:42qu'ils soient de gauche ou de droite.
00:44Certains ont dû être escortés par la police, le petit théâtre antifasciste de Jean-Luc Mélenchon,
00:49se mettent en place, la présidentielle a bien commencé.
00:52On évoquera aussi l'implantation locale du Rassemblement national, qui se confirme,
00:56et bien sûr la zizanie dans les partis, les socialistes qui se déchirent après les alliances faites,
01:02dans une dizaine de villes avec les Insoumis, les LR qui ne sont plus du tout sur la même longueur
01:07de ronde.
01:07Ils ont réglé leur compte aussi cette semaine.
01:09David Lysnard, le maire de Cannes, a claqué la porte du parti.
01:11Et heureusement, on prendra aussi de la hauteur avec votre point philo, mon cher Michel.
01:15« Réflexions sur la violence » du philosophe Georges Sorel,
01:20un ouvrage dans lequel il théorise l'usage révolutionnaire de la violence.
01:24Encore une fois, c'est tellement d'actualité.
01:26Merci de nous apporter cette culture philosophique-là.
01:29Michel Onfrère, on commence, on évoquait peut-être ce qui s'est passé dimanche soir,
01:33dans certains endroits, certaines villes gagnées par l'extrême gauche.
01:36Des maires huées, insultées, exfiltrées par la police.
01:40À Saint-Denis, Creil, Mantes-la-Jolie, Le Blanc-Ménil, Vaud-en-Levin, Aubervilliers.
01:46On va voir comment vous qualifiez ces comportements.
01:48Est-ce que c'est pour vous de la décivilisation, de l'ensauvagement ?
01:51Avant ça, j'aimerais qu'on écoute le témoignage de l'ex-maire de Mantes-la-Vaux-Jolie, Raphaël Cognet.
01:57Il dit avoir eu peur pour lui, le soir du dimanche soir.
02:00Il était là avec sa famille, ses quatre enfants qui étaient à l'étage.
02:03Il n'a même pas pu faire son discours de passation de pouvoir à celui qui a remporté l'élection,
02:08qui est un maire d'extrême gauche.
02:10Il décrit de l'hystérie collective.
02:13Écoutez.
02:14C'est complètement inédit dans une soirée électorale à Mantes-la-Jolie.
02:17Et Dieu sait que des soirées électorales chaudes, on en a connu un certain nombre.
02:20Donc non, non, c'est un truc auquel je n'étais pas préparé.
02:23Heureusement d'ailleurs, parce que si je m'étais préparé, je pense que je ne serais jamais descendu.
02:26Mais moi, je suis maire d'une ville, j'ai quand même des résultats à procréer.
02:28Et en plus, je m'apprêtais à faire un discours plutôt consensuel pour féliciter M. Gueye de sa victoire
02:35et lui dire que je me tenais à sa disposition pour la transition.
02:37Vous savez, les gens sont à 10 centimètres de vous et vous traitent de tous les noms possibles.
02:41Donc au bout d'un moment, vous avez quand même un sujet un peu physique.
02:43En fait, moi, j'ai un peu un blackout de ce qui s'est passé parce que je pense que
02:46je me suis mis un peu en mode défense.
02:47Et quand je suis remonté, ma femme m'a dit « mais tu as une tête ».
02:50Elle m'a dit « mais j'ai cru que tu ne remonterais jamais ».
02:52Raphaël Cogné, ex-maire sortant Horizon, qui témoignait sur notre antenne.
02:56M. L'Onfray, comment vous qualifiez ce qui s'est passé dans ces mairies ?
02:59C'est l'exercice de la terreur, à tous les sens du terme.
03:02C'est-à-dire que quand je fais savoir qu'on est dans une situation pré-révolutionnaire,
03:06même pouvoir bientôt enlever près, on est dans une situation révolutionnaire,
03:09où vous avez deux Frances qui s'opposent,
03:11et une France qui a choisi la violence, clairement la violence, l'intimidation.
03:16On a vu des candidats, des partis politiques que je ne citerai pas,
03:22mais qui sont allés intimider physiquement des gens sur place,
03:25en leur disant « on est chez vous, on sait vous habiter, frapper à la porte, etc. »
03:30Donc il y a une terreur qui s'installe, avant plus ou pire, je crois.
03:36Vous pensez qu'on peut aller plus loin encore ?
03:37Ça peut basculer plus loin ?
03:38Oui. Écoutez, moi, quand je me fais agresser dans la rue, pour l'instant, ça n'est que verbalement.
03:41Donc il y a un moment donné où on peut se prendre des coups,
03:43puis il y a un moment donné où on peut se faire tabasser,
03:44et puis le jour où vous vous êtes tabassé et mort,
03:46on vous dit que vous étiez nazi et que c'était de toute façon justifiable.
03:49Et vous avez tous les journaux comme il faut, comme Le Monde, comme Libération,
03:54y compris Ouest-France, y compris Télérama, etc.
03:57qui vous expliquent que globalement, même Mme Broun-Pivet,
03:59qui a fait savoir récemment qu'en reprenant les argumentaires de Mediapart,
04:04que si elle avait su que ce garçon qui a été assassiné avait été nazi, néo-nazi,
04:11et il n'aurait pas eu droit à sa minute de silence.
04:13Enfin, tous ces gens collaborent, tous ces gens font partie...
04:16Collaborent, c'est un mot important.
04:18Oui, ils collaborent.
04:19Et je pense qu'il y a un homme qui est responsable et qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon.
04:21Parce que tout ce qu'on voit là, c'est une autre chose,
04:25et le silence de M. Mélenchon.
04:27Silence.
04:27C'est son monde, c'est sa nouvelle France, ce sont ses bandes,
04:31ce sont ces gens qui se réclament de lui,
04:33ce sont ces gens qui veulent faire une nouvelle France en nous disant
04:35l'ancienne débarrasser le plancher, vous n'avez plus à être ici.
04:38Et on n'entend rien de la part de M. Mélenchon.
04:40C'est pourquoi d'ailleurs, on va parler de ça tout de suite,
04:41j'ai choisi Georges Sorel en fin d'émission pour nous parler
04:45de cette légitimation et justification de la violence.
04:48Et que fait Emmanuel Macron ? Rien.
04:51Que fait le Premier ministre ? Rien.
04:52Que fait le ministre de l'Intérieur ? Rien.
04:55Que fait le ministre de la Justice ? Rien.
04:56Il condamne tous, après coup, 48 heures après.
05:00Mais le silence s'explique aussi.
05:03Mélenchon n'est pas arrivé à la tribune,
05:06avec ses bons mots, ses jeux de mots,
05:08tout ça étant ironique évidemment,
05:09pour nous expliquer qu'il y avait un jeu démocratique,
05:12qu'on peut gagner et qu'on peut perdre.
05:13Moi je me suis réjoui que le maire de mon village ait perdu,
05:16puisqu'il a fait de telle sorte que l'université populaire n'ait pas lieu,
05:21il a tout fait pour que ça n'ait pas lieu.
05:23Celui d'une autre ville à côté avait fait le nécessaire
05:25pour ne pas m'accueillir non plus.
05:26Et quand ils n'ont pas été élus, j'ai été content.
05:28Mais c'est tout, vous n'êtes pas allé les insulter.
05:30Ils ne me seraient pas arrivé.
05:31Vous menacez à l'hôtel de ville.
05:32Ils les menaçaient physiquement, d'aller vociférer publiquement.
05:37Est-ce que c'est des comportements tribaux ?
05:38Julien Aubert-Dellert dit que ce sont des comportements de tribus.
05:41Complètement, complètement.
05:42J'ai beaucoup dit que si on lisait Darwin,
05:46on retrouvait la description du comportement de ces gens-là.
05:49Ce sont les tribus primitives.
05:50On regarde les images qui sont monstrueuses,
05:53le visage déformé par la haine, avec des menaces, le point.
05:56Des choses comme ça qui sont extrêmement visibles.
05:58Et qu'est-ce que va faire la justice dans ces cas-là ?
06:00Vous avez des gens qui menacent du point un individu
06:03et qu'il faut s'y faire sur lui.
06:04Il va se passer quoi pour ce personnage-là ?
06:06Rien.
06:07De toute façon, vous avez des gens, des OQTF, violeurs, etc.
06:10Et puis parfois, on dit, c'est un problème de civilisation,
06:13vous n'allez tout de même pas maltraiter ce pauvre garçon, etc.
06:15Si effectivement, on en est là, dans la tolérance
06:18pour les gens qui détestent la France
06:19et dans l'intolérance pour ceux qui voudraient défendre
06:22un peu ce qui reste de France ou de République,
06:24c'est qu'effectivement, on n'est pas loin du pire.
06:26D'une certaine manière, il y aura des leçons déjà
06:29à prendre de ces municipalités,
06:30parce qu'on va voir comment elles gouvernent.
06:32Absolument.
06:32Comment ils gèrent ces maires.
06:34Comment ils gèrent la ville.
06:35D'abord, comment ils gèrent.
06:36Et ensuite, comment ils gouvernent.
06:37C'est-à-dire que c'est une doctrine stupide,
06:40une doctrine d'enfant de dire que la police...
06:42D'abord, que la police tue.
06:43Ça ne devrait pas être toléré.
06:46Mais de penser qu'on n'a pas besoin de police,
06:47qu'on n'a pas besoin de prison,
06:48ce serait formidable si tel était le cas.
06:50Mais ces gens-là font la démonstration
06:52en déchaînant la violence que nous avons besoin
06:54de ce que Max Weber appelait le monopole de la violence légale.
06:58C'est-à-dire des gens qui disent
06:59la violence, elle est légale quand elle est exercée par un policier
07:02qui vous protège.
07:03Parce que tous ces gens-là, si on squatte la maison de M. Mélenchon,
07:06je pense que M. Mélenchon, il va les porter plainte.
07:08Il ne sera pas d'accord.
07:09Il ne sera pas d'accord.
07:10Et il aura raison de ne pas être d'accord.
07:12Mais dans ces cas-là, il ne faut pas être d'accord pour les autres non plus.
07:14Donc il y a une espèce de disparition de la justice,
07:16une disparition de la morale,
07:18une disparition de l'équité.
07:19Les gens savent bien qu'il vaut mieux ne pas avoir affaire à la justice.
07:22Et puis peut-être on peut expliquer
07:24le fort taux d'abstention par là.
07:26C'est-à-dire que 40% des gens n'y sont pas allés
07:28parce qu'ils se sont dit que ça ne sert à rien.
07:29Oui, mais Reseta, ils ne peuvent pas se plaindre.
07:31Parce que s'ils n'ont pas allé voter,
07:32ils ne pouvaient pas influer sur le scrutin.
07:34Non, mais vous pouvez très bien ne pas aller voter
07:35si vous savez que ça ne sert à rien.
07:38Les gens ont bien compris.
07:39On a vu Robert Ménard, on en a vu quelques autres,
07:41des maires qui ont dit
07:42« Je ne veux pas célébrer le mariage d'OQTF ».
07:45Si les gens ont l'obligation à quitter le territoire français,
07:48ce que veut dire OQTF, je le rappelle,
07:49eh bien s'ils ont l'obligation de quitter le territoire,
07:52on ne va pas leur donner la possibilité de ne pas le quitter.
07:54On ne va pas annuler une décision de justice
07:56en disant « Je vous marie », etc.
07:57Et nombre de gens ont bien vu
07:59que le pouvoir communal n'était plus communal.
08:02Moi, mon petit village de Chambois
08:03a perdu la possibilité même d'exister.
08:05Il est devenu Gouffernan-Auge dans une communauté commune.
08:07Vous avez un maire délégué,
08:09mais il n'est pas maire.
08:11Il est surtout délégué.
08:12Il absorbe les petites communes.
08:13Voilà, c'est-à-dire que Hollande avait,
08:15en créant cette réforme-là,
08:18en interdisant le panachage, etc.,
08:19on a politisé les listes et en même temps
08:21on les a politisés en disant
08:23« Il va falloir que vous obéissiez de toute façon
08:24aux directives européennes.
08:25Dans votre village,
08:27la personne qui fait la loi
08:28dans votre village n'est pas le maire,
08:30c'est Mme Ursula von der Leyen. »
08:31Donc, les gens disent
08:32« À quoi bon se dépasser ? »
08:34Un petit mot de la sécurité.
08:35une chose aussi sur les élections.
08:36Parce que, moi, ma leçon, c'était ça.
08:38C'était d'expliquer que, de fait,
08:40il y a une rupture du contrat social.
08:41Puis de dire quand même
08:42que tous les sondeurs se sont trompés.
08:44Absolument.
08:45Et là, on ne le dit jamais assez.
08:47Lionel Jospin vient de disparaître,
08:48comme chacun sait.
08:49Mais quand Lionel Jospin
08:50a été battu au premier tour
08:52et que Lionel Jospin est arrivé au second tour,
08:54les sondages n'avaient rien vu de tout ça.
08:56Donc, je pense qu'à un moment donné,
08:57il va falloir quand même
08:58faire aussi une analyse des sondeurs.
09:00Qui sont ces gens
09:01qui nous prédisent
09:01un certain nombre de choses
09:02selon leur désir
09:03et pour quelles raisons
09:04se trompent-ils autant ?
09:05Ça coûte horriblement cher.
09:07Il y a beaucoup de sondages.
09:08On les commande beaucoup
09:09sur les chaînes d'info continue
09:10et on fabrique l'opinion
09:11avec des sondages.
09:12On essaie du moins
09:12de la fabriquer, cette opinion.
09:14Et puis, le soir des élections,
09:15on se dit
09:15« Ah, mais ce n'est pas du tout
09:15ce qu'on attendait.
09:16On nous a présenté
09:17Mme Lavalette comme élue,
09:18elle ne l'était pas.
09:19On nous a présenté
09:20Rachida Dati comme gagnante,
09:22elle ne l'a pas été.
09:23Et que s'est-il passé ?
09:24Oui, mais c'est compliqué
09:25le rapport des voix, etc.
09:26Oui, d'accord,
09:26mais c'est votre boulot,
09:27vous êtes payé très cher
09:28pour modérer et pondérer.
09:29Ça s'appelle d'ailleurs
09:30faire des sondages.
09:31Donc, ça aussi,
09:32on peut critiquer les sondages.
09:33Peut-être aussi que les gens
09:34se disent,
09:35ceux qui ne vont pas voter
09:36et auxquels je songe,
09:37se disent
09:37« Il y a un matraquage
09:38auquel on veut échapper
09:39et nous, ce jour-là,
09:40on s'en va à la pêche. »
09:41On est sur CNews
09:42et sur Europe 1
09:43face à Michel Onfray.
09:44Michel, un dernier mot
09:45de la sécurité,
09:46le nouveau maire de Saint-Denis,
09:47LFI,
09:48Bali Bakayoko,
09:49a annoncé d'abord
09:50que son élection
09:51était le début
09:52de cette nouvelle France
09:53appelée de ses voeux
09:54par Jean-Luc Mélenchon
09:55et surtout,
09:56il a annoncé
09:57qu'il désarmerait
09:57la police municipale
09:59et il a évoqué
10:01le terme d'allégeance.
10:02Écoutez ce qu'il a dit
10:02à propos des fonctionnaires
10:03de la ville de Saint-Denis.
10:05Les yeux,
10:06on en parle.
10:07Moi, je suis issu
10:08du milieu sportif
10:09et que,
10:10même s'il l'on s'est entraîné
10:12pendant des mois,
10:14lorsque le résultat tombe,
10:16nous faisons allégeance.
10:18Nous avons besoin
10:19de tous celles et ceux
10:20qui ne vont pas regarder
10:22dans le rétroviseur,
10:23pas celles et ceux
10:25qui vont tenter
10:26de remettre un programme
10:27qui a été battu
10:28dans les urnes.
10:29Et donc,
10:30ces personnes-là,
10:31c'est votre projet,
10:32ne n'auront pas
10:33d'autre solution
10:34que, bien sûr,
10:35de nous en séparer.
10:37Alors,
10:37le mot allégeance,
10:38il est quand même
10:39très fort en symbolique,
10:40Michel Onfray.
10:41Y compris
10:42de nous en séparer.
10:43C'est ça,
10:44exactement.
10:45C'est sidérant,
10:46cette façon de dire
10:47on met à la porte
10:48des fonctionnaires
10:49de l'État,
10:49de la municipalité.
10:51C'est-à-dire qu'il y a
10:52quelque chose
10:53de clair
10:53dans cette profession
10:55de foi,
10:55c'est que ces gens-là
10:56n'ont pas le sens
10:57de l'intérêt général
10:57et du bien public.
10:59La bande a gagné,
11:01donc la bande va imposer
11:02sa loi.
11:02Et la bande qui a imposé
11:03sa loi dit
11:04maintenant,
11:04c'est allégeance.
11:05Mais ça,
11:06c'est très tribal.
11:07On fait l'allégeance
11:08au mal dominant.
11:09Ce monsieur n'est pas
11:09un mal dominant,
11:10enfin,
11:10je ne le sache pas.
11:11Ce monsieur,
11:12il est un élu
11:13et en tant qu'élu,
11:14il est normalement
11:15le représentant
11:16de la totalité de la cité,
11:17y compris de ceux
11:17qui n'ont pas voté.
11:18c'est-à-dire que vous avez
11:19normalement le sens
11:20de l'intérêt général
11:20et du bien public.
11:22Là, il nous dit
11:22non, moi j'ai le sens
11:23de l'intérêt particulier,
11:23pas du tout du bien public
11:24et je vais virer,
11:26me séparer de gens
11:27de l'allégeance.
11:28Mais on n'est pas
11:29dans une tribu primitive
11:31comme l'écrit Darwin
11:33en disant
11:34vous avez le mal dominant
11:34qui est là
11:35qui décide
11:35et qui dit
11:35c'est moi qui décide.
11:37Toi, tu auras à manger,
11:38toi, tu n'auras pas à manger.
11:38Moi, j'aurai les femelles,
11:39toi, tu n'auras pas les femelles.
11:40Nous allons attaquer,
11:41nous n'allons pas attaquer
11:48une démocratie,
11:49on a fabriqué une république,
11:50on a eu des penseurs politiques
11:51dans l'Europe judéo-chrétienne.
11:54Commençons avec Eops,
11:55on ne va pas aller chercher
11:55trop loin.
11:57Le contrat social,
11:58la question de la démocratie,
12:00la question de la république,
12:01on n'est pas dans une théocratie.
12:02Il faudra dire à ce monsieur
12:03qu'on n'est pas dans une théocratie.
12:04Il n'est pas devenu
12:06le roi divin du village
12:08dans lequel il peut dire
12:09je tue, j'épargne,
12:11je promeux.
12:12Parce qu'il dit, voilà.
12:14On n'est pas, je dis,
12:15bien entendu que je dis,
12:16on n'est pas dans cette configuration-là.
12:18Je ne dis pas que lui dit
12:19qu'il l'est dans cette configuration.
12:20Mais justement,
12:21s'il veut être l'héritier
12:23d'autres choses
12:24qu'il faut qu'il nous dise,
12:26d'autres choses
12:27que la tradition occidentale
12:28en matière de politique,
12:29la théocratie, c'est fini.
12:31Le pouvoir d'un seul, c'est fini.
12:33Une espèce de domination tyrannique
12:34d'un individu qui dira
12:35il va y avoir une allégeance.
12:37Il y a eu de l'allégeance,
12:38jadis, quand il y avait
12:39des chevaliers,
12:40quand il y avait des suzerains,
12:41quand il y avait des vassaux.
12:42Si ce monsieur veut restaurer
12:44la féodalité et la théocratie,
12:45qu'il nous le dise
12:46et que les gens sachent
12:47qu'ils ont voté
12:48pour ce type de programme.
12:49Mais je trouve très bien
12:50que ces gens-là aient été élus
12:51parce qu'on va avoir
12:52à peu près une petite année
12:53pour voir comment ça fonctionne.
12:55Une cité dans laquelle,
12:56effectivement,
12:57on restaure les valeurs féodales.
12:59Michel Onfray,
13:00attardons-nous un tout petit peu
13:01sur ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon.
13:03Il y a eu beaucoup de propos
13:03qu'on n'a pas pu commenter
13:04de ce qu'on était
13:05dans la période de réserve politique
13:06pendant les samedis.
13:08D'abord sur la Nouvelle-France.
13:09Écoutez ce qu'il a dit
13:09sur ce fameux concept
13:10de Nouvelle-France
13:11qu'il prouve.
13:13Et on nous a montré du doigt.
13:15Il a fallu un million de fois
13:17qu'on fasse la preuve
13:18qu'on était légitime à être là.
13:21Il aurait fallu
13:22qu'on s'en excuse
13:22ou qu'on remercie d'abord.
13:24Ni on remerciera,
13:25ni on s'en excusera.
13:27On est là, on est bien
13:28et on fait vivre cela.
13:29Ce pays est à nous,
13:31comme aux autres.
13:32Alors ça,
13:33c'est l'idée révolutionnaire
13:34parce que ça transforme
13:35une souffrance
13:36en une fierté.
13:38Nous avons appris ça,
13:40on n'a pas découvert nous
13:41dans notre bureau.
13:42On l'a appris
13:43des Gay Pride.
13:44Parce que la Gay Pride
13:46fait une fierté
13:47de ce qui a été
13:48une souffrance
13:48pendant on ne sait
13:50combien de temps.
13:51Vous voyez ?
13:52Le concept de Nouvelle-France
13:53embrase tout ça
13:55et fait de la souffrance
13:56de ne pas être
13:57de la bonne société,
13:59de la bonne catégorie sociale,
14:01de ne pas avoir la famille
14:02qui a fait les grandes études,
14:03etc.
14:04La fierté de dire
14:05je m'y mets.
14:06Et vous allez voir
14:07ce que vous allez voir.
14:08Voilà le concept
14:09de Nouvelle-France.
14:10C'est pourquoi il est porté
14:11avec autant de fierté
14:12par tous les copains
14:13qui ont été souvent
14:15les plus exclus,
14:16qui sont les premiers
14:17à dire oui,
14:17oui, c'est la Nouvelle-France.
14:18Alors, sur cette Nouvelle-France,
14:20qu'est-ce que ça vous inspire,
14:21Michel Onfray ?
14:21C'est un exclu, lui.
14:22Il a été 25 ans
14:23sénateur socialiste,
14:25il a défendu Maastricht,
14:26il a craché sur les Danois
14:27qui avaient vu
14:29ce que lui n'a rien vu.
14:30Il a été sous-secrétaire d'État
14:32ou je ne sais quoi,
14:32jamais ministre,
14:33mais ministre délégué
14:35de Jospin.
14:36Il a fait semblant
14:37d'être mitterrandiste
14:37en pensant que le chapeau
14:38et l'écharpe suffisaient.
14:40Et aujourd'hui,
14:40je vais utiliser leur vocabulaire.
14:42Donc je mets des guillemets
14:42pour les gens
14:45de l'Arcôme.
14:46Il est un bourgeois visqueux.
14:48Oui, c'est un mot
14:49qu'il a en plus.
14:50Oui, on a insulté,
14:52il me pardonnera le maire
14:53qui a subi cette insulte,
14:54mais enfin on a insulté
14:55un maire,
14:55je ne sais plus dans quelle ville,
14:56en estimant effectivement
14:57que c'était un bourgeois visqueux.
14:58Et on voit bien
14:59que Mélenchon
15:00est une jeune femme
15:03homosexuelle noire.
15:04Tout le monde le voit à l'écran.
15:06Vraiment, il est tout ça.
15:07Comme d'autres ont jadis
15:08fait l'éloge
15:08des grands blonds aux yeux bleus
15:09sans être forcément eux-mêmes
15:11très grands blonds aux yeux bleus.
15:13Donc si vraiment
15:14il veut être mélenchoniste,
15:15Mélenchon qu'il quitte
15:17la présidence,
15:18la direction
15:19de la France Insoumise.
15:22Oui, il n'y a pas de présidence.
15:23L'organisation à l'état gazeux.
15:25Il a décidé.
15:25Jeudis, il avait d'ailleurs donné
15:27il y avait tout Mélenchon.
15:28C'était Mathieu Annotin
15:29de Saint-Denis.
15:30Voilà, merci de préciser.
15:32Il avait fait une recette
15:34écologique
15:34parce qu'à l'époque
15:35il était à la télévision
15:36donc il fallait se montrer
15:37chez soi, etc.
15:38Et il avait fait
15:38une petite recette écologique.
15:40Il expliquait effectivement
15:41qu'il fallait faire attention
15:42à la planète,
15:43qu'il fallait être soucieux
15:45de ce qu'on mangeait
15:46et que le végétarisme
15:47c'était quand même
15:47beaucoup mieux.
15:48Et il avait montré
15:49qu'il savait faire
15:50une recette au quinoa.
15:52Et puis à la fin
15:52il a mis des crevettes
15:54parce qu'il fallait mettre des crevettes.
15:55Donc dans le végétarien
15:56il y a de la crevette aussi.
15:57C'est du Mélenchon ça.
15:58C'est-à-dire qu'il est végétarien
15:59mais il mange des animaux.
16:00Mais cette nouvelle France
16:01elle recouvre quoi en fait ?
16:03Elle recouvre tous les gens
16:04qui détestent la France.
16:05Tous les gens qui estiment
16:06que la France c'est vichy,
16:07c'est pétain,
16:08c'est le nazisme.
16:08Tous les gens qui pensent
16:09que c'est le colonialisme,
16:10que la France n'a inventé que ça.
16:13La France n'existait pas
16:14que les traites existaient déjà.
16:16Je parlais de Darwin.
16:17Il suffit juste d'aller voir
16:20comment se comporter des tribus.
16:21On va violer les femmes,
16:22on vole les femmes
16:23et les autres on les transforme
16:25en esclavage, etc.
16:26Ça c'est comme ça
16:26que ça se passe à l'origine.
16:28Et on a ces gens qui nous disent
16:30refaisons une nouvelle France
16:30et retrouvons l'époque
16:31de l'homme de Cro-Magnon.
16:33On aura, alors là pour le coup
16:34je veux dire que les gay pride,
16:36on ne peut pas défendre
16:37en même temps les gay pride
16:37et en même temps le Hamas.
16:38Parce que qu'il aille essayer
16:40de faire une gay pride
16:42à Gaza
16:43et il va voir
16:44ce qui va effectivement se passer.
16:47Donc il y a un discours,
16:48tout le monde dit
16:48il est génial, il est formidable.
16:49Bon je ne suis pas d'accord avec lui
16:50mais qu'est-ce qu'il parle bien ?
16:51Et puis il a une culture, etc.
16:52Mais pas du tout.
16:53Il s'enivre.
16:54Il s'enivre de ses mots.
16:55Je suis assez d'accord.
16:55C'est-à-dire qu'il parle
16:56et il s'écoute parler,
16:57il s'aime parler,
16:59il dit des contre-vérités.
17:00Il y a même une image
17:01qu'on n'a pas choisie,
17:02vous et moi.
17:02Mais je veux dire que
17:04j'ai vu l'autre jour
17:05l'image de la France insoumise.
17:07Il parle
17:07et puis il y a un plan de coupe
17:10et on a quoi ?
17:10Une jeune fille noire
17:11qui rit.
17:13Formidable le discours colonialiste.
17:16Le vieux gros blanc,
17:17etc.
17:18Enfin je prends leur mot
17:19qui est en train de s'adresser
17:20à une jeune fille.
17:22Oui, enfin visqueux.
17:23C'était le mot.
17:24Visqueux qui me manquait
17:25pour être vraiment dans la citation.
17:27Et puis la jeune fille noire
17:28qui rit des plaisanteries
17:30de M. Mélenchon.
17:32Ça c'est un schéma colonialiste formidable.
17:35Le blanc s'adresse aux noirs.
17:36Ça appelle un autre son
17:38que je voulais vous faire écouter
17:39de Jean-Luc Mélenchon.
17:39Notamment sur ce qu'il a dit
17:41sur les tout blancs, tout moches.
17:42On va écouter l'extrait
17:43et là je vais vous faire réagir
17:44Michel Onfray.
17:46Pourquoi a priori ça serait nul ?
17:48Il y a même bien fallu
17:50qu'il y en ait un jour
17:50un ou une qui se mette
17:51debout sur ses pattes
17:52à l'autre bout du continent africain
17:54pour qu'à la fin ici
17:55vous soyez en train de faire les malins
17:57tout blanc, tout moches que vous êtes.
17:59Alors, tout blanc, tout moches que vous êtes.
18:01C'est un autoportrait.
18:03Il me semble.
18:05Pour faire les malins
18:05où il fait le malin
18:06il est tout blanc, il est tout moche
18:08ou too much
18:09mais pourquoi est-ce qu'on tolère ça ?
18:12Pourquoi est-ce qu'on peut dire
18:13tout et n'importe quoi ?
18:14Pourquoi est-ce que ce monsieur
18:15est sans limite ?
18:16Pourquoi est-ce qu'on ne le voit
18:16jamais au tribunal
18:17alors que le moindre dérapage
18:20prétendu comme un dérapage
18:21du moins ou une virgule mal placée
18:22quand on fait une heure de direct
18:25nous envoie directement au tribunal ?
18:27Lui, il peut tout se permettre.
18:28Traiter les gens de vieux, de moches.
18:30Le privilège rouge ?
18:31Oui, c'est ça.
18:32Et il n'a aucun problème.
18:34Et il fait rire les gens.
18:34On dit qu'il a quand même du talent.
18:36Mais jusqu'où tolérerons-nous ça ?
18:38Cette façon de se faire cracher
18:39au visage sans cesse
18:40avec des gens qui disent
18:41allez-y, continuez, je vous en prie.
18:42Il y a un esprit collaborateur
18:44avec les collaborateurs.
18:45C'est-à-dire qu'on tolère ces gens-là.
18:48Mais qui résiste ?
18:48Quand résiste-t-on ?
18:50On peut peut-être baptiser
18:52un porte-avions France Libre
18:53mais ce serait bien
18:54qu'on ait une vraie France Libre
18:55dans laquelle le pouvoir
18:57ne serait pas donné
18:57aux gens qui crachent,
18:58aux gens qui tabassent,
18:59aux gens qui menacent,
19:00aux gens qui insultent
19:01mais simplement donner
19:02à la République,
19:04à la loi,
19:05aux droits.
19:05Ces gens n'ont à la bouche
19:06que l'expression d'état de droit.
19:08Mais il est où cet état de droit ?
19:10Où des gens ont tous les droits
19:11et d'autres n'en ont aucun.
19:12Où certains ont la possibilité
19:14effectivement de passer
19:15au travers des mailles du filet
19:16parce qu'ils ont la bonne couleur.
19:18Ils sont racisés comme il est dit.
19:19Donc je trouve qu'Emmanuel Macron
19:22est extrêmement silencieux
19:23et que ce silence est assassin.
19:26Ce silence est assassin,
19:27ne rien dire,
19:28laisser faire, laisser courir.
19:29C'est faire avancer
19:30une vague rouge-brun.
19:32Pour le coup,
19:33elle est là vraiment
19:33la vague rouge-brun.
19:34Et puis voir du fascisme
19:35là où il n'y en a pas
19:36en disant regardez par ici
19:37il y a du fascisme,
19:37il n'y en a pas.
19:38Pendant ce temps-là,
19:38là où il y a du fascisme,
19:39il existe,
19:40il avance
19:41et en toute impunité.
19:42Bon, Michel Onfray,
19:43on fait une petite pause.
19:44On va continuer
19:44à analyser ces résultats
19:46des municipales.
19:46On va parler aussi
19:47de ce qui se passe
19:48au Moyen-Orient
19:49et l'impact
19:50sur les Français,
19:51sur leur pouvoir d'achat
19:52avec la hausse des carburants
19:53qui pénalise beaucoup
19:53les agriculteurs
19:54et les pêcheurs.
19:55Allez, une petite pause.
19:56A tout de suite
19:57sur CNews d'Europe 1.
20:00On se retrouve
20:01pour la seconde partie
20:02de Face à Michel Onfray.
20:03Michel, on a beaucoup parlé
20:04de la France insoumise.
20:04Parlons des autres parties.
20:06D'abord,
20:06le Rassemblement national
20:07qui a obtenu 70 villes,
20:093000 élus municipaux.
20:11Vraiment,
20:11le RN s'implante.
20:13Les grandes villes
20:13lui échappent toujours.
20:14On a évoqué Marseille
20:15et Toulon.
20:16On va écouter ce qu'en dit
20:17Marine Le Pen
20:18et puis après,
20:18on passera aux autres parties.
20:19Marine Le Pen.
20:21Nous avons gagné
20:21plus de villes
20:22que nous n'en espérions
20:23en réalité.
20:24Donc, ça a été plutôt
20:25une bonne surprise.
20:26Toutes ces villes moyennes
20:29dans lesquelles
20:30nous avons gagnées,
20:31soit au premier tour
20:32d'ailleurs,
20:32soit au second,
20:33vont nous permettre
20:34de continuer
20:35d'accélérer
20:36l'implantation locale
20:37que nous avons engagée
20:38depuis un certain
20:39nombre d'années déjà.
20:40Voilà.
20:40Pour le RN,
20:41effectivement,
20:41c'est la stratégie
20:42de l'implantation locale
20:43pour avoir des élus,
20:45pour espérer peser
20:45un peu plus au Sénat,
20:46etc.
20:47C'est une stratégie
20:48qui se poursuit, Michel.
20:49Est-ce que c'est
20:50le prélude,
20:51encore une fois,
20:51on a parlé de la France
20:52soumise et l'URN,
20:53de ce qui va se passer
20:54en 2027 ?
20:56C'est loin,
20:572027,
20:57d'une part.
20:58Et d'autre part,
20:59on ne peut pas
20:59se contenter de dire
21:00qu'on a X mairies,
21:02X municipalités,
21:03X conseillers municipaux.
21:05Je comprends
21:05qu'elles puissent
21:05être réjouies.
21:07Ça compte pour avoir
21:07les 500 signatures,
21:08par exemple,
21:09et obtenir des élus.
21:10Bien sûr.
21:12Mais quel est le projet
21:13vraiment du Rassemblement
21:14national ?
21:15Et quel est le projet
21:18des Républicains ?
21:18Quels sont les projets
21:19de tous ces gens-là ?
21:20Des socialistes,
21:21etc.
21:21Il y en a,
21:23j'allais dire,
21:23un,
21:23il y en a deux
21:24qui ont des projets.
21:24C'est Éric Zemmour
21:25et Sarah Knafou
21:26et puis Jean-Luc Mélenchon
21:28qui sont des projets
21:29civilisationnels.
21:30Et après,
21:30on aime ou on n'aime pas.
21:32Les Blancs,
21:32il y en a marre.
21:33Tous les gens
21:34qui ressemblent à Mélenchon,
21:35il y en a marre
21:35parce que ce sont
21:36des vieux Blancs,
21:37ceci,
21:38ceci,
21:38etc.
21:39et puis il faut créoliser,
21:41il faut métisser,
21:41et puis tout ce qui a été
21:43occidental,
21:44etc.
21:45L'architecture,
21:46finalement,
21:47c'est grâce aux Arabes
21:47si vous avez des cathédrales,
21:48etc.
21:49Laissez tout dire.
21:51Tout est n'importe quoi.
21:52S'il y a eu la philosophie
21:53occidentale,
21:54c'est parce qu'il y a eu
21:54les Arabes,
21:55en confondant les Arabes
21:56et les musulmans,
21:57etc.
21:57Oui,
21:58je le dis,
21:58au passage,
21:59la philosophie orientale
22:01a pu exister
22:02grâce à des gens
22:03qui venaient de l'Orient
22:04mais qui n'étaient pas
22:05des musulmans.
22:06Donc c'était
22:07des chrétiens syriacs
22:08qui pouvaient être arabes
22:09mais ça c'est un peu compliqué
22:10pour Mélenchon
22:11parce qu'on peut être arabe
22:12et pas forcément musulman.
22:13Puis on peut être musulman
22:14et pas forcément arabe.
22:15Vous voyez les Indonésiens
22:16et vous voyez par exemple
22:17les Iraniens.
22:18Donc il y a tout ce délire
22:21chez ces gens-là.
22:23Et pour Marine Le Pen ?
22:24Et pour Marine Le Pen,
22:25vous avez raison de...
22:26Et pour Marine Le Pen,
22:27on cherche le projet civilisationnel.
22:29Il est où le projet civilisationnel ?
22:32Se séparer des migrants
22:33un peu,
22:34pas trop comme il faut
22:35mais ceux-là,
22:35on les renvoie,
22:36ceux-là...
22:36Tout en restant dans l'Europe.
22:37Voilà.
22:38Et puis on reste dans l'Europe.
22:39Schengen,
22:39on n'y touche pas.
22:40L'euro non plus.
22:41Et quelle civilisation veut-on ?
22:42Où sont les intellectuels
22:44du Rassemblement National ?
22:45Même peut-être l'homme de la culture
22:47au Rassemblement National
22:48parce que parfois,
22:49on parle de Sébastien Chenu,
22:50parfois il a des compétences pour ça.
22:52Mais on ne l'entend pas beaucoup là-dessus
22:53sur le civilisationnel.
22:55Qui est le Jacques Lang ?
22:56Enfin, qui est le Malraux, on dira.
22:58Qui est le Malraux ?
22:59Malraux, l'homme de la culture
23:00en disant que quand le général de Gaulle
23:02a son homme de la culture,
23:03c'est lui.
23:03Jadis, il y a eu pour Mitterrand,
23:05Jacques Lang,
23:05ça vaut ce que ça vaut,
23:07mais il y avait une identité,
23:08une identification.
23:10Où est le projet civilisationnel
23:12du Rassemblement National ?
23:13C'est bien de dire
23:14qu'on a 13 communes
23:15de plus de 500 habitants,
23:1618 communes de plus de je ne sais pas quoi.
23:18On a telle grande ville
23:19plus de 100 000 habitants.
23:20Je comprends bien.
23:21C'est de la cuisine de parti.
23:22Mais on a besoin
23:23d'un projet civilisationnel.
23:25Et il est où, le projet civilisationnel ?
23:27On connaît déjà celui
23:28de la France Insoumise,
23:28vous avez raison.
23:29Oui.
23:30Et à gauche,
23:31souvent, leur projet civilisationnel,
23:33pour certains,
23:33c'est de battre
23:34le Rassemblement National.
23:35Et de sauver leur poste.
23:36Où est le projet civilisationnel
23:37du Parti Socialiste ?
23:38Il n'y en a pas.
23:39Alors justement,
23:39on va faire un petit bilan
23:40de tous les partis traditionnels.
23:41Voilà.
23:41Et le projet civilisationnel
23:43de la France Insoumise,
23:45c'est Mélenchon
23:45qui le décide.
23:46Quand il décide que c'est la laïcité
23:48et qu'il y a
23:48avec le retorchon sur la tête,
23:50etc.,
23:50c'est Mélenchon,
23:51donc les gens disent
23:51oui, c'est ça.
23:52Quand après,
23:52ils disent,
23:53enfin, le voile,
23:53quand même,
23:54on a bien le droit
23:55quand on veut
23:55ou on veut partout,
23:56etc.
23:56Ah bon,
23:56mais vous avez dit ça ?
23:57Oui,
23:57mais je l'ai dit à une époque
23:58où ce n'était pas ça.
23:59Ah bon,
24:00maintenant,
24:00vous êtes contre Maastricht,
24:01vous étiez pour,
24:02vous êtes pour,
24:02vous êtes contre,
24:03etc.
24:03Lui dit.
24:04C'est le principe de la dictature,
24:06le chef dit.
24:07Et si le chef a dit blanc,
24:08qu'il dit noir le lendemain,
24:09il a raison de toute façon.
24:11Moi,
24:11j'aimerais qu'il y ait des lieux
24:12et des débats démocratiques
24:13où, effectivement,
24:14on sache quels sont
24:14les intellectuels
24:15du Parti Socialiste
24:16et pas juste des gens
24:17qui signent des pétitions
24:18en disant
24:19on est contre le fascisme
24:20et ce genre de choses.
24:21Michel,
24:22on va parler justement
24:22des socialistes,
24:24ceux qui ont été battus
24:25quand ils ont fait alliance
24:26avec la France Insoumise,
24:27ceux qui ont été élus
24:28quand ils n'ont pas fait alliance
24:29avec la France Insoumise.
24:30Emmanuel Grégoire à Paris
24:31a été largement élu.
24:33Est-ce que ça veut d'abord dire
24:35qu'il y a une fracture
24:35entre les métropoles
24:37et les régions ?
24:38Je suis sûre que vous pensez que oui.
24:40Et puis, il y avait eu cette petite séquence
24:41où on l'a vu prendre un vélo
24:43pour aller jusqu'à...
24:46Avec la petite chanson
24:47de Joe Dassin
24:48pour symboliser le fait
24:51que le nouveau maire de Paris
24:53évidemment privilégie
24:54les mobilités douces,
24:55comme on dit,
24:56le vélo.
24:57C'est de la com' effectivement,
24:59mais c'est un projet.
25:00Et c'est sur ce projet
25:01qu'il a été élu
25:01par les Parisiens.
25:03Et il est très clair,
25:04c'est vraiment...
25:05Oui, mais là,
25:06il faut faire une lecture
25:06ville-campagne aussi.
25:08C'est effectivement,
25:09d'abord,
25:10pour habiter Paris,
25:11il faut l'argent.
25:12Donc si vous avez l'argent,
25:13vous avez le pouvoir d'achat.
25:13Si vous avez le pouvoir d'achat
25:14et que vous avez une gauche
25:16qui n'est pas trop dangereuse,
25:17elle défend des idées de droite,
25:18mais vous êtes de gauche.
25:19Donc vous pouvez toujours dire
25:20qu'il n'y a pas de problème,
25:21on défend Hollande,
25:22on défend Glucksmann,
25:23on défend ce monsieur, etc.
25:25Et on est de gauche, évidemment.
25:26Donc c'est formidable.
25:27Et puis en même temps,
25:27on peut aller dans
25:28ces bonnes épiceries,
25:29ces bonnes fromageries,
25:30ces bons bistrots,
25:31ces bons restaurants,
25:32puis aller à l'opéra,
25:33puis aller à des spectacles,
25:35etc.
25:35Et puis en même temps,
25:36on vote à gauche
25:36parce qu'on est quand même
25:37très généreux.
25:38Donc tout ça est formidable.
25:39Et ça marche avec les villes.
25:41Et si vous cherchez
25:42à habiter dans une ville,
25:43vous avez l'hypercentre,
25:44vous avez le centre,
25:45etc.
25:46Et là, le projet d'Emmanuel Grégoire,
25:48c'est 40% de logements censuels.
25:49Oui.
25:50Donc c'est très important.
25:51Parce qu'après,
25:52vous allez choisir vos électeurs.
25:53Donc vous avez la possibilité
25:54en disant,
25:55ici vous allez pouvoir placer,
25:56vous avez des gens
25:57qui vont regarder les dossiers
25:58et qui vont dire,
25:58bon ben voilà.
25:59Puis après,
25:59vous faites des scores
26:00de maréchaux
26:01et c'est comme ça
26:02que ça fonctionne.
26:04Et sur le fait
26:04qu'il n'ait pas fait
26:05alliance avec la France insoumise
26:06alors que ceux
26:06qui ont fait au PS Alliance,
26:08ils se sont fait battre.
26:10Oui, mais il y a des querelles d'égo
26:12qui font que des individus
26:14qui se mordent le nez
26:16défendent exactement
26:17les mêmes thèses.
26:18Xavier Bertrand,
26:18il défend les mêmes thèses
26:20qu'Olivier Faure.
26:22Vous avez...
26:22Alors c'est la même chose...
26:23Exactement, mais bon.
26:24Mais pardon.
26:24Allez-y, allez-y.
26:25Vous laissez votre analyse.
26:25il s'agit de faire barrage
26:28au fascisme.
26:28Il vote à peu près la même chose.
26:30Et puis d'ailleurs,
26:30on voit ces prétendus républicains
26:32voter pour les communistes
26:33en prétextant
26:34qu'il n'y a pas de danger
26:35à voter pour des gens
26:36qui ont soutenu le Hamas
26:37ou qui soutiennent le Hamas.
26:38Là, vous parlez d'Edouard Philippe ?
26:39Je ne veux pas donner de nom.
26:40D'accord.
26:41Il est au horizon,
26:42il n'est pas LR.
26:42Oui, oui.
26:43Non, mais après,
26:43il y a tous ces gens
26:44qui font un front commun
26:45prétendument antifasciste
26:46qui justifie
26:47qu'on puisse faire de telle sorte
26:49que globalement,
26:50on finit par voter
26:52maastrichtien,
26:52s'il faut utiliser
26:53juste un mot.
26:55Simplement,
26:55qu'est-ce qui distingue Macron
26:57d'Olivier Faure,
26:58de Hollande ?
26:59Rien.
26:59Des querelles personnelles
27:01ou d'autres individus
27:02chez les Républicains.
27:03Même chose.
27:03D'ailleurs,
27:04on voit bien Rachida Dati,
27:05il est chez les macronistes
27:06mais en même temps
27:06il est républicain.
27:07Les gens ont compris tout ça
27:08en disant
27:09mais c'est la même soupe.
27:10Globalement,
27:10ils veulent tous arriver au pouvoir
27:12et puis après,
27:12on est contre
27:13si ça permet d'y parvenir.
27:14On est pour
27:14si ça permet d'y parvenir.
27:16Les gens ne sont pas dupes
27:17de ce genre de choses.
27:18Donc là,
27:18vous avez quoi ?
27:19Vous avez le rassemblement
27:20des bobos.
27:20Bobos de droite,
27:21bobos de gauche
27:22qui se retrouvent tous
27:23et puis qui sont capables
27:24de dire finalement
27:26les gens de droite
27:26vont finir par voter
27:27par des gens de gauche
27:28en disant
27:28on fait un effort
27:29mais enfin,
27:30il n'y a pas d'effort à faire.
27:30Ils pensent exactement
27:31la même chose.
27:32Donc ça s'est vu
27:33dans plusieurs endroits.
27:34Il y a d'autres endroits
27:36où effectivement,
27:37par exemple à Nice
27:39où quand...
27:39Ce qui a été élu
27:40grâce à M. Estrosi.
27:41Voilà,
27:41quand il y a une alliance
27:42on dit voilà,
27:43ça passe.
27:43Et là aussi,
27:44il faut arrêter.
27:45Mais c'est ce que disait
27:46Lionel Jospin
27:47en parlant
27:47du petit théâtre antifasciste
27:48et quand il parlait aussi
27:51du droit d'inventaire.
27:53Lui qui était de gauche
27:54a dit effectivement
27:54que c'était un petit théâtre.
27:56Donc analysons
27:57ce genre de choses
27:58et faisons-le savoir.
27:59Et ce petit théâtre
28:00ça marche encore.
28:00C'est la xième représentation
28:02depuis Carpentras
28:03où on a instrumentalisé
28:06les exactions
28:06de gens
28:07qui étaient plus des alcooliques
28:09que des gens
28:10du Rassemblement national.
28:11Ils trouvaient
28:11que le Rassemblement national
28:12était d'extrême gauche.
28:13Donc c'est dire
28:14s'ils n'étaient pas associés
28:15à ces gens-là.
28:17Madame Germain
28:18dont le mari
28:19avait été déterré
28:19a fait savoir
28:20qu'ils étaient plutôt
28:20sympathisants
28:21du Rassemblement national
28:22de l'époque.
28:23Et puis il y a eu
28:23cette espèce de délire.
28:24Mitterrand avait fait monter
28:25l'extrême droite
28:26de Jean-Marie Le Pen
28:28en se disant
28:29je serai fort
28:30de leur faiblesse
28:30plutôt que de ma propre force
28:32puisqu'il s'était lui-même effondré.
28:33Et puis quand il a vu
28:34que ça montait,
28:35que ça montait,
28:35il a dit
28:35il va falloir me calmer
28:36ce type-là
28:37parce qu'il est en train
28:37de grimper
28:38comme ça n'est pas possible.
28:38Je ne pensais pas
28:39que ça irait si loin.
28:40Il utilise Carpentras
28:46et toujours.
28:47Ces gens qui prétendent
28:48être antifascistes
28:49prennent des leçons
28:49chez quelqu'un
28:50qui a été vichiste,
28:51maréchaliste
28:51et qui a eu la francisque.
28:52Ça ne trouble personne.
28:54On devrait pourtant
28:55faire ce que Jospin
28:56avait dit qu'il faudrait faire,
28:58une espèce de droit d'inventaire.
28:59Et si ce droit d'inventaire
29:00était clairement fait,
29:01peut-être que le PC
29:02n'aurait pas l'audience
29:03qu'il a,
29:03la France insoumise non plus
29:04et que peut-être d'ailleurs
29:06des gens comme Glucksmann
29:09seraient plus audibles,
29:10seraient plus lisibles
29:11ou seraient plus visibles
29:12comme d'autres à droite
29:14pourraient être vraiment
29:15des républicains.
29:16On ne sait pas
29:16ce qui se passe aux républicains.
29:18M. Lysnard
29:19qui est très bien dans ce parti
29:20puis d'un seul coup
29:21il n'y est plus.
29:21Il disparaît.
29:22Ah bon ?
29:23Qu'est-ce qui s'est passé entre deux ?
29:24Il n'y a pas eu
29:24de changement de ligne idéologique.
29:26M. Retailleau
29:26qui dit des choses
29:27quand il est au pouvoir
29:28puis qui dit des choses
29:29quand il est dans l'opposition
29:30qui dit des choses
29:31quand il est le patron
29:32des républicains
29:33puis plus les mêmes.
29:34C'est pourquoi les gens
29:35n'ont pas forcément
29:36voulu aller voter
29:37pour soutenir tout ce monde-là.
29:38Ils ont assez
29:39de la politique professionnelle.
29:41Justement,
29:41comment se départager
29:42tous ces gens
29:43qui vont être candidats
29:44parce qu'ils sont plus tard
29:45déjà à être candidats
29:46dans ce qu'on appelle
29:46le bloc central
29:47expression que vous n'aimez pas
29:48et qui explique bien les choses.
29:51On va écouter
29:52Guillaume Gasparian
29:52qui est l'ancien ministre du Logement.
29:55Lui, il estime
29:56que c'est une espèce
29:57de globi-boulga
29:59qui est en train
30:00d'être préparé.
30:01Écoutez-le.
30:02Je pense que
30:03beaucoup de Français
30:04regardent ça
30:04avec critique
30:06en se disant
30:07on ne sait plus
30:07qui pense quoi.
30:08Où sont les libéraux ?
30:10Où sont les socialistes ?
30:10Où sont les écolos ?
30:11Où sont les nationalistes ?
30:12Où sont les patriotes ?
30:13Où sont les machins ?
30:14Je pense qu'il y a
30:14une sorte de globi-boulga
30:15qui fait que les gens
30:17sont perdus
30:17dans le spectre politique français.
30:19Moi, je fais partie
30:19des libéraux.
30:20Je défends la liberté.
30:22Je défends les idées
30:23les plus radicales
30:24pour pouvoir transformer
30:25le pays
30:26et redonner de la liberté
30:27aux gens.
30:27C'est ça ce qui me fait
30:28lever chaque matin.
30:29Pourquoi vous n'êtes pas
30:29avec David Lissard alors ?
30:31De nouvelles énergies ?
30:32Peut-être qu'un jour
30:32on pourra peut-être
30:33un jour travailler ensemble.
30:34Moi, je défends
30:35en tout cas les idées libérales
30:37et je serai très heureux
30:39qu'on soit le plus nombreux
30:40possible
30:41et qu'un jour
30:42on arrive tous ensemble
30:43à travailler.
30:44Monsieur Casbarian,
30:45député ensemble
30:45pour la République,
30:46sur le fait que les Français
30:47ne comprennent plus rien
30:48et se disent que tout le monde...
30:50En fait, c'est à chaque fois
30:51le même candidat dupliqué.
30:52C'est ça, Michel ?
30:52Oui, il a raison.
30:53Il a raison, ce monsieur,
30:54de dire ce qu'il dit.
30:56Mais à chaque fois...
30:57De toute façon,
30:57c'est l'obsession
30:58de la présidentielle,
30:59des élections présidentielles.
31:00À chaque fois,
31:00surgissent un, deux, trois,
31:02dix individus
31:02dans un même camp.
31:04Avec quel projet ?
31:05Rien.
31:07Il y avait un projet,
31:08Chevènement,
31:08il y avait un projet,
31:09Jospin,
31:10il y avait un projet,
31:11Taubira,
31:11enfin bon,
31:11il y avait des propositions
31:13diverses et multiples,
31:13on pouvait choisir.
31:15Là, ce ne sont pas des projets,
31:16ce sont des hommes
31:16et qui ne sont pas pour autant...
31:18Ou des femmes,
31:18entendons-nous bien.
31:19Et qui ne sont pas pour autant
31:20porteurs d'une légitimité historique.
31:22On n'est plus à l'époque
31:23du général de Gaulle
31:23ou de gens disant
31:24j'ai fait des choses
31:25et je suis légitime.
31:26Ah, pas du tout.
31:27Je suis légitime
31:28parce que pourquoi pas moi ?
31:29N'importe qui
31:30va être président
31:30de la République aujourd'hui.
31:31Pourquoi faire ?
31:32Pour pouvoir jouir
31:33des sirènes,
31:34des voitures hurlantes,
31:35de la puissance médiatique,
31:38etc.
31:38Et personne ne parle
31:39de la France.
31:41Personne.
31:41Ou très peu.
31:43Et alors,
31:44quand on en parle,
31:44c'est pour dire
31:44l'autre France,
31:45la nouvelle France,
31:46la France éternelle
31:48du général de Gaulle,
31:49à la poubelle,
31:49ça a fait son temps maintenant.
31:50On ne veut plus la voir
31:51cette France-là.
31:51Pardon ?
31:51On ne veut plus la voir.
31:52Non, on veut même la détruire.
31:54Qui est vraiment patriote
31:56au sens premier du terme ?
31:57Même nationaliste.
31:58Moi, je n'ai rien
31:59contre le nationalisme,
31:59c'est de défendre sa nation.
32:01Ce n'est pas estimer
32:01que les autres nations
32:02sont mauvaises.
32:03C'est de savoir
32:03qu'il n'y a que des nations
32:04en jeu.
32:05Et je suis nationaliste
32:06pour Israël,
32:07je suis nationaliste
32:07pour les Russes,
32:10même s'il le faut,
32:11et pour toutes les nations
32:12qui défendent leur nation.
32:13Après, les nations
32:14font ce qu'elles font.
32:16Elles sont des amies,
32:17elles sont des ennemis,
32:18elles sont des partenaires,
32:19elles sont des adversaires.
32:20On les aime ou on ne les aime pas.
32:21Elles ont une tradition
32:22qui peut avoir
32:233000, 4000, 5000 ans,
32:25suivant que vous êtes chinois,
32:26que vous êtes persan,
32:27que vous êtes etc.
32:28ou alors suivant
32:29que vous êtes américain,
32:30c'est-à-dire un cow-boy
32:31de deux siècles et demi.
32:33Donc après,
32:34les nations ont intérêt
32:35à se défendre.
32:35Aujourd'hui,
32:36nous détruisons les nations.
32:37Tout nationalisme
32:38est présenté
32:39comme facteur de guerre.
32:40Ça, c'est la jurisprudence.
32:41Encore une fois,
32:42Mitterrand.
32:42Mais non,
32:43ce qui est facteur de guerre,
32:44c'est l'impérialisme.
32:45Et le nationalisme,
32:46c'est la résistance
32:47à l'impérialisme.
32:47Donc il nous faut des gens
32:48qui défendent la nation,
32:49qui défendent la patrie,
32:50qui défendent le peuple français,
32:51qui défendent la souveraineté nationale,
32:52et pas des gens
32:53qui attaquent les musulmans
32:54parce qu'ils seraient musulmans.
32:55Un musulman qui a envie
32:56d'être français,
32:57il est pour moi préférable
32:58à quelqu'un qui sera,
32:59je ne sais pas,
33:00un agnostique
33:01qui ne voudrait pas être français.
33:02La question n'est pas la religion,
33:03la question est le désir
33:04de fabriquer,
33:05refaire la France,
33:06disait le général de Gaulle
33:07quand il s'agissait de 1946.
33:08On est dans,
33:09face à Michel Onfray,
33:10sur scène,
33:10nous et sur Europe 1,
33:11on évoque maintenant
33:13un tout petit peu
33:14la guerre au Moyen-Orient
33:15qui se poursuit,
33:16évidemment,
33:17et son impact direct
33:18sur le pouvoir d'achat
33:19des Français.
33:20Je pense à tous ceux
33:21qui, agriculteurs,
33:24pêcheurs,
33:24ont besoin d'une voiture
33:25tous les jours.
33:26Les routiers,
33:26les chauffeurs de taxi.
33:27Voilà, ça correspond,
33:28ça n'impacte pas les citadins,
33:30c'est sûr que ça impacte
33:31ceux qui sont en région.
33:32On va écouter leur réaction
33:33parce qu'ils voient
33:33le prix de l'essence
33:34grimper, grimper, grimper
33:35et jusqu'au moment,
33:35ils ne pourront plus payer.
33:36Bien sûr.
33:38Là, vous avez mis 80 euros,
33:40quasiment.
33:40D'habitude, vous êtes à combien ?
33:42D'habitude, je suis à 60 euros.
33:44On prend un peu moins la voiture,
33:45on fait attention.
33:48On essaie de devenir
33:49plus en transport en commun.
33:50Il faut faire attention
33:51et on espère que l'État
33:52va faire quelque chose
33:53pour essayer de moins taxer
33:54et de diminuer
33:55le prix de l'essence.
33:56On n'a pas de choix.
33:58Donc, quoi qu'il arrive,
33:59on a besoin de rouler.
34:00On prend nos voitures,
34:01on fait le plein,
34:02même si c'est une arnaque
34:03parce qu'à un moment,
34:04ça devient une arnaque.
34:05Moi, j'ai eu de la chance
34:06de faire beaucoup de télétravail
34:07donc j'ai le privilège
34:08de traverser le télétravail
34:09et les transports.
34:11J'accélère moins vite.
34:13Ben oui.
34:16Disons que je fais attention
34:18à ma consommation d'essence.
34:19Voilà, pour ces Français
34:20qui savent qu'ils ne vont pas
34:22s'en sortir,
34:22il n'y aura pas forcément
34:23d'aide de l'État
34:23parce que l'État dit
34:24que les caisses sont vides
34:25et on se retrouve toujours
34:26avec les mêmes
34:27qui payent Michel Onfray.
34:28Ben oui.
34:29Quand vous voyez un monsieur
34:30qui est moto ou scooter,
34:31je ne sais pas quoi,
34:32il dit j'accélère moins vite.
34:33Vous vous rendez compte
34:33de l'État de la France ?
34:34Des gens qui sont obligés
34:35d'accélérer doucement
34:36pour faire des économies
34:37alors que ce monsieur
34:38probablement il travaille,
34:39qu'il a un petit salaire
34:41et que c'est quand même incroyable
34:42qu'un président de la République
34:43puisse dire rien à faire
34:45de ces gens-là.
34:45On a le souci des plus pauvres,
34:47de tout le monde,
34:47de tous les Français
34:48quand on est le chef de l'État.
34:49Mais d'abord des plus pauvres,
34:50des gens les plus simples
34:51ou les plus modestes.
34:52Vous parliez tout à l'heure
34:53des catégories concernées,
34:55et non pas impactées,
34:56je ne supporte pas ce mot anglais,
34:57mais des catégories concernées.
34:59Vous pouvez ajouter
34:59les infirmiers ou infirmières libéraux
35:02qui dans la campagne
35:03sont obligés de partir
35:04toute la journée.
35:05Et puis voilà,
35:06vous avez des gens
35:06qui ont besoin de leur voiture
35:07vraiment pour travailler.
35:08Ce ne sont pas des pollueurs méchants
35:10qui détestent la nature.
35:11Enfin, il y a une espèce
35:12de jurisprudence écologiste
35:13aussi sur ce sujet-là.
35:14Prendre la voiture,
35:15ce serait systématiquement mauvais.
35:16Mais quelle voiture,
35:17pour faire quoi,
35:18et quel type d'usage ?
35:19Il y a des métiers
35:19qui nécessitent l'usage d'une voiture
35:22comme vous allez bosser
35:24aux pompes funèbres
35:25par télétravail.
35:26Vous allez supprimer
35:27les corbillards
35:29parce que ça pollue.
35:30Il y a des nécessités professionnelles
35:33et puis il y a des gens
35:33simples et modestes
35:34qui sont les plus touchés.
35:36D'abord, l'essentiel
35:37du prix de l'essence
35:38ce sont des taxes.
35:39Donc l'idée d'augmenter
35:41les taxes ces temps-ci
35:42c'est quand même
35:42d'un grand cynisme.
35:43Jacqueline Moureau revient
35:44si je puis me permettre.
35:45C'est-à-dire qu'elle,
35:46elle avait lancé
35:47un peu les gilets jaunes
35:49justement avec une vidéo
35:51qui disait
35:51mais on n'est pas rebelles
35:53pour le plaisir d'être rebelles.
35:54On a juste
35:55l'impossibilité
35:56de payer nos factures
35:58de payer les pleins d'essence
35:59puis Noël arrive bientôt
36:00on n'a pas les moyens
36:01de payer des cadeaux
36:02à nos propres enfants.
36:03Elle avait raison
36:03Jacqueline Moureau
36:04et les gilets jaunes
36:05avaient raison
36:05qui ont d'ailleurs été tués
36:07c'est parce qu'ils ont eu raison
36:08tués par Emmanuel Macron
36:09et par Jean-Luc Mélenchon
36:10très copain comme le cochon.
36:11Tu es virtuellement.
36:12Pardon ?
36:12Tu es virtuellement.
36:14Oui.
36:14Bien sûr.
36:15Michel, on fait un tout petit mot
36:16avant de passer au point philo
36:17qu'attendent nos téléspectateurs
36:18et auditeurs
36:19de Lionel Jospin
36:20Hommage national cette semaine
36:22avec un discours prononcé
36:23par Emmanuel Macron.
36:24Qu'est-ce que vous retenez de lui ?
36:26On a parlé de droit d'inventaire
36:28mais il était l'homme de quoi
36:29pour vous Lionel Jospin
36:30en peu de temps ?
36:31La rectitude, la droiture,
36:33la morale en politique.
36:34Donc il se fait qu'hier soir
36:36j'ai rencontré quelqu'un
36:38qui était l'ancien aide
36:39je ne voudrais pas le compromettre
36:41mais l'ancien aide de camp
36:42l'un des anciens aides de camp
36:43de Lionel Jospin
36:44et il m'a parlé assez longuement
36:46et il m'a fait le portrait
36:48d'un homme bien
36:49Intègre.
36:50D'un homme intègre
36:51d'un homme qui n'a pas de casserole
36:52d'un homme qui alors évidemment
36:53après on peut toujours trouver des choses
36:54il a été trotskiste
36:55oui mais ce que peut faire de mieux
36:57un trotskiste
36:58c'est de cesser de l'être
36:58donc il avait cessé de l'être
37:00et quand il avait cessé de l'être
37:01il ne refaisait pas du trotskisme
37:03comme d'autres
37:04comme Mélenchon
37:05ou quelques autres
37:06oui il avait été dans sa jeunesse
37:07trotskiste
37:07et il avait cessé de l'être
37:08quand il est devenu socialiste
37:10et il a essayé de faire
37:11une espèce de socialisme
37:12à visage humain
37:13c'est-à-dire que
37:14les 35 heures je veux bien
37:15mais ça a été saborder
37:16les 35 heures
37:17alors tout le monde râle aujourd'hui
37:18contre les 35 heures
37:19d'ailleurs les gens qui râle
37:19contre les 35 heures
37:20ne les abolissent pas
37:21ils ne touchent pas
37:22tous les chefs d'État
37:23tous les ministres
37:23tous les premiers
37:24personne n'y touche
37:25mais si vraiment
37:25c'est la catastrophe française
37:26alors supprimez
37:28puis faites le nécessaire
37:29personne ne l'a fait
37:30c'était la possibilité
37:31de repenser le travail
37:32avec Lionel Jospin
37:33c'était une façon de dire
37:34la question n'est pas
37:35de travailler plus
37:36ou de travailler moins
37:37mais de travailler différemment
37:38on peut organiser différemment le travail
37:40on peut penser différemment le travail
37:41aujourd'hui il y a trop de gens
37:42qui ne travaillent pas
37:43et il ne s'agit pas
37:44de faire travailler plus
37:45les gens
37:46en disant
37:46bosser plus
37:47mais il y a trop de gens
37:49qui en amont
37:49ne travaillent pas
37:50les jeunes
37:50et trop de gens
37:51qui en aval ne travaillent pas
37:53c'est-à-dire des personnes
37:54des seniors
37:55on dira
37:56à 55 ans
37:57on est seniors
37:57dans ce pays
37:58oui c'est bien
37:58plus en plus tôt
38:00de l'être depuis longtemps
38:01et donc
38:02c'est ça qu'il faut repenser
38:03mais surtout
38:04ce que j'ai apprécié chez lui
38:05c'était le droit d'inventaire
38:06d'une part
38:07et d'autre part
38:08le petit théâtre antifasciste
38:09c'est-à-dire que la gauche
38:11soit fidèle à ça
38:12en disant
38:13mais il nous a enseigné
38:14la nécessité
38:15du droit d'inventaire
38:16mais si on faisait
38:17un droit d'inventaire
38:17peut-être qu'un certain nombre
38:19de gens du PC
38:20je ne confonds pas
38:21je ne mets pas tous
38:21dans le même sac
38:22mais ce serait un peu
38:23moins arrogant
38:23quand il s'agit aujourd'hui
38:24du pacte germano-soviétique
38:26donc moi je ne reprocherai pas
38:27à Fabien Roussel
38:28le pacte germano-soviétique
38:29mais qu'on ne reproche pas
38:30à Marine Le Pen
38:30le fait que son père
38:31ait eu des sympathies
38:34et était franchement antisémite
38:36plus que des sympathies
38:37d'extrême droite
38:37il était lui-même
38:38d'extrême droite
38:38ou qu'il y ait eu
38:39effectivement
38:40d'anciens collaborationnistes
38:42à la création du Front National
38:43il y avait aussi
38:43des anciens résistants
38:44qui n'avaient pas été
38:45collaborationnistes
38:45faisons de l'histoire
38:46et ce que disait
38:47Lionel Jospin
38:48c'est ça
38:48et puis après
38:49il avait une très belle formule
38:50qui était
38:51il voulait bien lui
38:52d'une économie de marché
38:53mais pas une société de marché
38:54ça c'est un programme politique
38:56une société de marché
38:57c'est un monde
38:58dans lequel tout s'achète
38:59tout se vend
39:00tout n'existe que
39:01parce que c'est valorisé
39:02les utérus féminins
39:04on est obligé de préciser
39:04aujourd'hui
39:05l'achat et la vente
39:06des enfants etc
39:06ça c'est une société de marché
39:07lui il disait
39:08pas de société de marché
39:09mais une économie de marché
39:10parce qu'on n'a rien trouvé de mieux
39:11pour produire des richesses
39:12Michel Lomprez
39:13c'est l'heure du point philo
39:14réflexion sur la violence
39:15c'est l'ouvrage
39:16que vous nous conseillez
39:16cette semaine
39:17du philosophe Georges Sorel
39:18dans lequel il théorise
39:20l'usage révolutionnaire
39:21de la violence
39:22expliquez-nous un peu Michel
39:23oui c'est un texte
39:25qui s'appelle
39:25réflexion sur la violence
39:26et qui est constitué
39:27par des articles
39:27que Georges Sorel
39:28a publié
39:29il a dit des choses
39:30différentes au fur et à mesure
39:31mais enfin bon
39:32sur ce texte là
39:33il fait l'éloge
39:34de la violence
39:36de l'usage
39:36de la violence
39:38contre la rationalité marxiste
39:40la rationalité marxiste
39:41elle est très simple
39:42on n'en parle pas beaucoup
39:43c'est comme la parousie
39:44chez les chrétiens
39:44mais les marxistes nous disent
39:45que le capitalisme
39:47de toute façon
39:47il suffit de laisser faire les choses
39:48il va détruire la société
39:50parce qu'avec la paupérisation
39:52il va faire des pauvres
39:53de plus en plus pauvres
39:54de plus en plus nombreux
39:54des riches
39:55de plus en plus riches
39:55et de moins en moins nombreux
39:57et que ce processus
39:59ira rationnellement
40:01scientifiquement vers la révolution
40:02ça c'est la thèse de Marx
40:03et Sorel dit
40:04non pas du tout
40:04moi je ne crois pas à la science
40:05je crois à autre chose
40:07qu'à la science
40:07et pour le coup
40:08il mobilise Bergson
40:09qui n'aurait probablement
40:10pas été content
40:11de se faire mobiliser
40:12par Sorel
40:13et Bergson
40:14c'est l'homme de l'instinct
40:14c'est l'homme de l'élan vital
40:16et il nous dit
40:18Sorel
40:18qu'il faut distinguer
40:19la force de la violence
40:20la violence
40:21c'est ce que doit utiliser
40:23le prolétariat
40:24pour détruire la force
40:25qui elle
40:26est la violence légitime
40:27la violence légale
40:28c'est à dire la police
40:29l'armée
40:30la justice
40:31utilisent la force
40:32mais pas la violence
40:32or la violence
40:33on doit l'utiliser
40:34pour détruire tout ça
40:35parce qu'il y a une espèce
40:36de confiance
40:36dans la vitalité
40:37du prolétariat
40:38qui va créer
40:39de manière très héroïque
40:41une révolution
40:42dans laquelle
40:42tout va être formidable
40:43il faut en finir
40:44avec la social-démocratie
40:46c'est le début
40:46d'un Jaurès
40:47enfin c'est l'époque
40:48c'est pas le début
40:49mais c'est le moment
40:50où Jaurès est assez puissant
40:51il dit la social-démocratie
40:52elle collabore toujours
40:53avec le capital
40:54et puis il dit
40:55il faut absolument
40:56que l'ouvrier soit
40:58l'homme de la volonté
40:59de puissance
40:59il détourne aussi
41:00un certain Nietzsche
41:01et c'est pas
41:02je pense que Nietzsche
41:03n'aurait pas été content non plus
41:04pas plus que Bergson
41:05mais c'est un philosophe
41:06qui fait l'éloge
41:07de la violence révolutionnaire
41:08en nous disant
41:08il faut surtout un mythe
41:10et il dit le mythe
41:11on n'est pas obligé
41:12de croire qu'il est réalisable
41:13mais on est susceptible
41:15de croire
41:15que c'est ce vers quoi
41:16il faut se diriger
41:16le royaume de Dieu
41:18pour les chrétiens
41:18nous dit-il
41:19l'homme nouveau
41:20pour la révolution française
41:221793
41:22il s'agit de fabriquer
41:23un homme nouveau
41:24Mélenchon nous dirait aujourd'hui
41:25la nouvelle France
41:25la nouvelle France
41:26c'est tout à fait ça
41:27c'est-à-dire que
41:28j'ai choisi ce philosophe-là
41:29pour dire qu'il y a du Sorel
41:34c'est-à-dire la légitimation
41:35de la violence
41:36la destruction de la force
41:38de l'État
41:39la création d'un mythe
41:40pour fédérer le mouvement
41:41le refus de toute scientificité
41:43c'est-à-dire on peut dire
41:44un truc, autre chose
41:45le contraire
41:46etc.
41:46la laïcité, pas la laïcité
41:47de Gaulle, pas de Gaulle
41:48etc.
41:49et puis le projet
41:50d'une France nouvelle
41:51d'une France métissée
41:52d'une France créolisée
41:53en disant
41:54c'est ce vers quoi nous allons
41:55et tous les moyens sont bons
41:56la violence est susceptible
41:57d'être utilisée
41:58elle doit même être utilisée
41:59il y a une espèce de poétique
42:00de la violence chez Sorel
42:01qui nous dit
42:02c'est formidable
42:02et il faut rendre possible
42:05la tension
42:06vers la réalisation
42:08de cet idéal
42:09or l'idéal
42:10c'est une fiction
42:11et ça a influencé
42:12vous dites
42:12des gens comme Mussolini
42:14et Lénine
42:14Mussolini
42:15qui a dit tout le bien
42:16qu'il pensait de lui
42:17et puis aussi Lénine
42:18ce qui est quand même
42:19très étonnant
42:20mais pas tant que ça
42:21c'est-à-dire qu'on voit bien
42:23que Mussolini et Lénine
42:26sont susceptibles
42:27d'être convoqués
42:27pour penser
42:28ce que fabrique aujourd'hui
42:29Jean-Luc Mélenchon
42:31en déchaînant la terreur
42:32y compris dans les conseils municipaux
42:34c'est-à-dire en laissant faire
42:35cette terreur
42:36et cette violence
42:36sous prétexte
42:37qu'elle serait révolutionnaire
42:39c'est une analyse
42:41que fait
42:42Georges Sorel
42:43qui est un philosophe
42:44de Cherbourg
42:44d'ailleurs
42:44en 1908
42:46mais vous voyez
42:47que plus d'un siècle après
42:48on voit qu'il y a encore
42:50des émules
42:50et les émules de Sorel
42:52sont des gens dangereux
42:53c'est-à-dire on m'a dit
42:53la dernière fois
42:54vous avez parlé
42:57écoute petit tome
42:57de Reich
42:58vous avez fait
42:58l'éloge de ça
42:59je fais l'éloge
43:00de personne
43:00je fais des propositions
43:01philosophiques
43:02en disant
43:02voyez les livres
43:03de philosophie
43:04qui nous permettent
43:05de penser
43:05notre moment contemporain
43:08passionnant
43:08réflexion sur la violence
43:09du philosophe
43:10Georges Sorel
43:11avec la bonne édition
43:12que vous avez signalée
43:13parce qu'elle permet
43:14une préface
43:15de l'excellent
43:16de Pierre-André Taguieff
43:17c'est ça
43:17c'est une crise
43:19de Pierre-André Taguieff
43:20et surtout de quelqu'un
43:21dont peut-être
43:21je vous parlerai un jour
43:22qui s'appelle
43:22Julien Freund
43:23qui était un grand philosophe
43:25de la politique
43:26gaulliste, résistant
43:27et présenté comme d'extrême droite
43:28parce qu'un temps
43:29Alain de Benoît a dit
43:30lisez l'essence du politique
43:32je ferai
43:32on fera ensemble
43:33une chronique
43:34la semaine prochaine
43:34ou dans les prochaines semaines
43:35Julien Freund
43:35bonne idée
43:36merci beaucoup Michel Onfray
43:37c'était votre émission
43:38face à Michel Onfray
43:39sur CNews et sur Europe 1
43:40à la semaine prochaine
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