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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:03Bonjour Michel.
00:04Bonjour Laurent.
00:04Ravi de vous accueillir.
00:05On va évoquer la grande colère des Français après la mort de la petite Liana, 11 ans,
00:10et le sort que l'on réserve dans notre pays aux enfants victimes d'agressions.
00:14Chaque jour qui passe amène son lot de nouvelles affaires classées sans suite,
00:19de plaintes qui n'aboutissent jamais et d'affaires qui ne sont jamais jugées.
00:23Pourquoi les Français se révoltent-ils face à une justice qu'ils ne comprennent plus ?
00:27Peut-on encore parler de dysfonctionnement quand on est face à de telles fautes systémiques ?
00:32Et qu'est-ce que l'état de la justice dit de l'état de nos sociétés ?
00:36Autant de thèmes à aborder avec vous aujourd'hui.
00:38On se posera aussi la question, Michel, de la réponse politique face à cette colère des Français.
00:42Est-ce que nos dirigeants sont à la hauteur de l'enjeu de civilisation
00:46que pose la multiplication des violences dans la société, notamment contre les femmes et les enfants ?
00:52On va parler d'autre chose aussi, Michel.
00:53Vous avez vu le film sur le général de Gaulle, le premier volet du diptyque d'Antonin Baudry
00:57intitulé « La bataille de Gaulle » avec le sous-titre « L'âge de fer ».
01:01Cela retrace l'histoire générale lorsque, juste après la capitulation, il gagne Londres,
01:06ses premières tentatives pour rallier des résistants et la bonne volonté britannique.
01:10Bref, c'est un film que vous avez aimé et donc c'est important, on va en parler avec vous.
01:15Et puis le point philo, vous nous conseillez alors un livre de Michel Foucault,
01:18peut-être pour le critiquer, qui pose cette question, à quoi bon les prisons ?
01:22C'est de lui que vient toute l'idéologie de la gauche qui irrigue aujourd'hui le droit français.
01:27On va décortiquer ça avec vous, Michel, dans le point philo à la fin de l'émission.
01:31On va commencer par cette émotion que chacun ressent après un drame,
01:35la mort d'une petite fille de 11 ans, Liana, avec un suspect de 41 ans,
01:40qui la connaissait bien puisqu'elle était très amie avec ses filles.
01:43On va écouter d'abord les réactions recueillies lors de la marche blanche
01:47qui a eu lieu la semaine dernière en le mémoire de Liana.
01:50Et puis on s'attachera ensuite au volet judiciaire et politique.
01:52Mais d'abord l'émotion et les paroles des Français.
01:55On est dans un département quand même où il se passe très rarement grand-chose.
02:00En tout cas pas des choses de cette ampleur-là.
02:03Donc oui, ça a choqué tout un département de toute manière et toute la France.
02:07Pour eux, ça doit être très difficile et je me mets effectivement à leur place en ayant trois enfants.
02:12Ça peut arriver à n'importe quel parent et on aimerait d'avoir du soutien.
02:17Je suis papa d'un enfant de 10 ans et on y pense.
02:20On se dit qu'il y a des gens comme ça qui sont partout.
02:23Florence est tout petit et on se dit quand même que ça arrive près de chez nous.
02:27C'est honteux.
02:28Nous nous devons de protéger nos enfants.
02:31C'est essentiel, c'est l'avenir.
02:33Et puis je veux dire, c'est des petits quoi.
02:35Je ne vois pas les choses autrement.
02:38Cette marche blanche, je pense qu'elle n'aurait pas de lieu d'avoir.
02:42Il fallait qu'on vienne pour soutenir pour tout le monde.
02:45Il y a beaucoup de dignité, beaucoup de bon sens dans ce que disent les Français, Michel.
02:50Ils sont révoltés tout simplement et c'est une révolte universelle.
02:54Oui d'abord, on devrait mettre en perspective le peuple et la populace.
02:58On a le peuple là.
02:59C'est une espèce de vraie dignité, d'élégance, de réflexion simple mais tellement juste, tellement vrai.
03:07Et puis les émeutes avec cette populace de gens qui disent on massacre, on détruit, on met le feu, on
03:14insulte, on tire sur les policiers, etc.
03:16Il y a deux France là.
03:17Il y a vraiment les deux France.
03:18Et ce peuple, il pense d'une certaine manière.
03:22C'est-à-dire qu'on parlera peut-être en point philo un jour d'un livre de Gustave Lebon
03:27qui s'appelle La psychologie des foules.
03:29Mais le peuple, il reste digne.
03:31C'est le bon sens dont nous parlait Descartes en nous disant qu'il était la chose la mieux partagée
03:35du monde.
03:36Alors il est la mieux partagée du monde parfois dans le peuple plutôt que les intellectuels.
03:39On verra pourquoi et comment.
03:41Et moi je trouve que le peuple sent un certain nombre de choses parce qu'il est très informé, surinformé
03:46maintenant.
03:46Et il a bien compris qu'il se passait des choses pas très claires sur les enfants, sur la pédocriminalité
03:51au sens large du terme.
03:52Alors d'abord on a imposé le mot pédocriminalité parce qu'on voulait expliquer que finalement la pédophilie, c'était
03:58pas exactement la même chose.
03:59C'était une concession faite aux pédophiles.
04:02Pédocriminalité, moi j'ai pas entendu ça.
04:04Il y a 30 ans j'écrivais contre ces gens-là, contre Gabriel Mazeneff et quelques autres.
04:08Mon premier texte il date effectivement d'il y a une trentaine d'années.
04:10Et on a fait une révolution sémantique en disant mais non, laissons tout de même la pédophilie.
04:15Ça c'était un bon point offert à M. Mazeneff qui nous expliquait que c'était une pratique grecque,
04:19que finalement il y avait les races et les romaines, c'est-à-dire l'adulte et puis l'enfant.
04:23Et que c'était une initiation, certes elle était sexuelle, mais en même temps on initiait à la culture, au
04:27beaux-arts, etc.
04:28On a parlé sur notre plateau du banquet de Platon et effectivement de cette pédophilie-là.
04:35Et puis ils comprennent bien les Français qu'il y a quelque chose de pas clair.
04:38Par exemple, l'affaire Epstein. Je vais rendre hommage aux députés de la France Insoumise, une fois n'est pas
04:44coutume.
04:45Ils ont demandé une commission d'enquête et je les soutiens à 100% dans cette demande de commission d
04:49'enquête.
04:50Epstein a un appartement dans un quartier chic à Paris et beaucoup de gens viennent dans cet appartement.
04:56La France Insoumise, les députés de la France Insoumise ont demandé une commission d'enquête.
04:59Ils ont raison. Qui sait ou qui se souvient que l'Assemblée Nationale a refusé cette commission d'enquête ?
05:05Que Mme Yaël Braun-Pivet a fait savoir qu'il ne fallait pas interférer avec la justice, etc.
05:10Ah, la belle affaire !
05:11Le Sénat, M. Larcher, nous a fait savoir que même chose, on ne pouvait pas faire une commission d'enquête.
05:17Ce serait quand même très intéressant de savoir ce que M. Epstein faisait à Paris dans cet immeuble.
05:21Ce serait quand même bien, par exemple, qu'on sache pourquoi la fille de Jacqueline a eu beaucoup d'argent
05:25quand il est décédé dans un testament avec plusieurs millions.
05:29On peut peut-être avoir une commission d'enquête.
05:30On pourrait peut-être aussi avoir une commission d'enquête.
05:32J'ai entendu qu'elle semblait avoir lieu ou se dessiner.
05:35Peut-être, hélas, à cause du meurtre de cette petite fille.
05:39Mais la mairie de Paris, le périscolaire, 150 personnes concernées, une cinquantaine de gens qui seraient coupables d'attouchements sexuels,
05:46etc.
05:47On se dit, mais là aussi, il n'y a pas de problème en matière de justice.
05:50J'ai lu un livre de Willy Le Devin qui vient de paraître aux éditions La Thèse et qui s
05:56'appelle Les Hommes de la rue du Bac.
05:57C'est terrible ce qu'on apprend sur ce réseau pédophile de Saint-Germain-des-Prés.
06:00On en reparlera tout à l'heure.
06:02Mais j'aimerais juste revenir à cette émotion populaire et vous faire écouter d'autres réactions, Michel,
06:06parce qu'il y a eu la marche blanche pour la petite Liana et puis il y a eu des
06:09rassemblements spontanés devant les tribunaux, devant les palais de justice,
06:13vraiment sur tout l'ensemble du territoire.
06:14Et là encore, cette grande dignité des gens qui venaient manifester, je voulais qu'on entende quelques extraits.
06:20de ces réactions.
06:22C'est une injustice complètement folle.
06:26Il n'y a pas de justice en France, mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse, nous,
06:29petits Français ?
06:31On ne peut que soutenir cette cause.
06:35La cause des enfants qui n'a pas été entendue depuis de longues années.
06:40Je crois que c'est la raison essentielle de se laisser aller.
06:43Je suis en colère, déjà.
06:46J'ai une petite fille de 10 ans.
06:48J'ai une fille, bon, qui est grande.
06:50Mais ma petite fille de 10 ans réveille beaucoup de choses en moi et beaucoup de colère par rapport à
06:56ce qui vient de se passer.
06:57Les excuses, ça fait 40 ans qu'on les subit.
07:00Donc maintenant, il faut que les gens, enfin, on ouvre les yeux et que chacun prenne ses responsabilités.
07:04Là, chacun prenne ses responsabilités.
07:06Qu'est-ce que ça a dit d'une société quand elle ne sait pas protéger les plus vulnérables, c
07:10'est-à-dire les enfants, Michel Onfray ?
07:12Mais ce n'est pas qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle ne veut pas.
07:13Elle ne veut pas.
07:14Moi, je m'oppose au mot dysfonctionnement.
07:17C'est une façon de mettre la poussière sous le tapis en disant dysfonctionnement.
07:20Ça veut dire qu'habituellement, la justice, elle fonctionne bien et que de temps en temps, il y a des
07:24ratés.
07:24Non, non, il n'y a pas des ratés.
07:26Il y a une justice idéologique, il y a une justice de classe, il y a une justice qui protège
07:29des individus.
07:30Ce que je viens de dire, il me semble qu'Epstein est protégé.
07:33Les amis d'Epstein sont protégés, que les gens de la mairie de Paris, mairie ancienne, mairie nouvelle, sont protégés.
07:39Donc, ce ne sont pas des dysfonctionnements.
07:41Et que ceux qu'on appelle les identitaires, pour tout de suite les présenter comme des gens d'extrême droite,
07:46et presque dire qu'ils ont parfois esquissé une ébauche de salut nazi dans le canon français,
07:52alors ceux-là, ils ont des problèmes.
07:53Quand des gamins s'en vont, enfin des garçons, des jeunes filles, ils ont une vingtaine d'années, je crois,
07:59s'en vont à la frontière franco-italienne en disant, symboliquement, regardez, ça peut s'arrêter.
08:04Ils vont tout de suite, ils sont tout de suite arrêtés.
08:07Vous avez cette actrice, actrice ou réalisatrice, je ne sais pas qui,
08:11Madame Bescon, je crois, qui a travaillé dans un film qui s'appelait Les chatouilles.
08:14Les chatouilles, elle a raconté son histoire dans un livre.
08:16Et qui s'est retrouvé en garde à vue.
08:19Vous voyez qu'il y a des bons fonctionnements de la justice quand on veut.
08:22Quand il y a eu des paysans qui se sont manifestés, eux aussi se sont trouvés en garde à vue.
08:29Mais il y a aussi des magistrats qui se battent et qui démantèlent des réseaux de pédocriminels, Michel.
08:34Effectivement, il y a des hommes et des femmes de bonne volonté dans le système judiciaire.
08:38Je veux dire que le principe du journalisme, c'est qu'on ne fait pas une émission en expliquant tous
08:42les trains qui sont arrivés à l'heure.
08:43Le problème, c'est les trains qui arrivent en retard.
08:44Donc après, on nous dit, il y a ceci, il y a cela.
08:47Regardez les dossiers, les piles de dossiers, ceci, cela, etc.
08:49D'accord, très bien.
08:50Alors là, je veux bien, à ce moment-là, passons à autre chose.
08:52Et pourquoi y a-t-il dysfonctionnement ?
08:54Parce qu'il a été décidé que la justice n'était pas prioritaire en France.
08:57On a décidé qu'il fallait accueillir toute la misère du monde.
09:00Il fallait d'ailleurs gérer toutes les guerres du monde.
09:02Il fallait intervenir sur le conflit russo-icrainien.
09:05Il fallait intervenir sur le conflit israélo-palestinien.
09:07Il faut intervenir à peu près partout.
09:09Il faut aider la pauvre Chine parce qu'il faudrait l'aider dans son développement.
09:12Il faudrait aider la totalité des pays africains parce qu'il y a des problèmes de réchauffement climatique.
09:16C'est-à-dire qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent.
09:18Et on a beaucoup entendu sur cette chaîne, et c'était fort heureux de pouvoir l'entendre,
09:22que les budgets français concernant la justice sont ridicules par rapport aux budgets d'autres pays européens.
09:27Notamment l'Allemagne.
09:27Ce sont des choix politiques.
09:29Et ce sont des choix politiques de droite et de gauche.
09:31Pardonnez-moi, je vais utiliser le mot, mais maastrichtienne.
09:33qui, depuis des années, estime que les ordres sont à prendre à Bruxelles.
09:36Et à Bruxelles, on nous fait savoir qu'il y a des priorités en matière de justice.
09:40Et que ces priorités, elles ne sont pas pour le petit peuple.
09:42Elles ne sont pas pour les plus exposés.
09:44J'entends les petits enfants et j'entends les personnes âgées aussi.
09:48Il s'en est passé des choses dans les EHPAD et il s'en passe dans les EHPAD.
09:51C'est facile quand vous avez des enfants infants en latin.
09:53L'étymologie, c'est qu'ils ne parlent pas.
09:54C'est très difficile d'expliquer un certain nombre de choses.
09:57Alors, vous avez le doigt du pipi, le trou du pipi, etc.
10:00On a entendu cette chose-là.
10:01Et ce sont les petits mots des petits enfants qui sont abusés.
10:04Et un policier, un gendarme qui dit
10:07« Ouais, ouais, bon, c'est des trucs d'enfants, c'est pas très grave, etc. »
10:10Ça, pour le coup, j'accablerai, alors pas pour le coup, les priorités de justice,
10:13mais le gauchisme culturel.
10:15On en reparlera tout à l'heure avec Michel Foucault.
10:17Mais ce gauchisme culturel qui a consisté à dire que finalement,
10:20la pédophilie, c'était une affaire de bourgeois étriqués, coincés.
10:26Je renvoie par exemple à tous les travaux de Guy Ockengam,
10:29« La beauté du métisse », qui est un livre terrible,
10:32qui nous explique, ou alors d'autres individus,
10:33Tony Duvert, qui s'en vient de nous expliquer
10:35qu'on peut avoir des relations sexuelles avec des enfants de 6 ans.
10:38Tony Duvert, l'œuvre complète, a été publiée aux éditions de Minuit.
10:43Je veux dire, les journaux de Gabriel Madzneff
10:45ont été publiés aux éditions Gallimard.
10:47Il n'y a aucun problème.
10:48Dans une collection dirigée par Philippe Solers.
10:52Quand il y a ce livre de Madzneff qui s'appelle
10:55« Les Moins de 16 ans », il est publié dans une collection
10:57dirigée par Jacques Chancel.
10:58Quand il y a un livre de René Scherrer qui s'appelle
11:00« Émile Perverti » qui fait l'éloge de la pédophilie,
11:03ça se trouve publié dans une collection dirigée par Jean-François Revelle.
11:06C'est-à-dire qu'il y a une espèce d'imprégnation.
11:09J'ajoute aussi peut-être Freud et Dolto.
11:11Freud qui nous dit, à les enfants, des pulsions sexuelles.
11:14Et finalement, il y a une sexualité chez les enfants.
11:15Et Gide, qui est un pédophile notoire,
11:18pédéraste notoire, comme on disait à l'époque,
11:20est un personnage qui nous dit que c'est formidable.
11:21Gide a beaucoup fait pour qu'il y ait une introduction de la pensée de Freud en France.
11:25Et puis, mon ami Didier Pleu avait écrit un livre qui s'appelait
11:28« La déraison pure ».
11:29C'était un livre consacré à Françoise Dolto.
11:31Pendant des années, sur une chaîne de radio,
11:33Françoise Dolto nous expliquait que oui, il y avait une sexualité des enfants,
11:36que finalement, quand il y avait des relations sexuelles avec les parents et les enfants,
11:39ce n'était pas forcément problématique, etc.
11:41Ça, c'est un gauchisme culturel,
11:42qui fait la loi aussi, intellectuellement,
11:44chez des jeunes gens, chez des jeunes magistrats.
11:46Il y a une espèce de complaisance à l'endroit des pédophiles, des pédérastes, etc.,
11:53enfin, tous ces pédocriminels,
11:55pendant qu'il n'y a pas de tolérance pour les paysans, pour les marins-pêcheurs
11:58et qui se disent « Vous êtes en train de mettre notre métier à l'eau »,
12:01c'est le cas de le dire.
12:02Et donc, il y a des priorités en matière de justice.
12:05Et c'est fort sympathique de la part de Gérald Darmanin de présenter ses excuses,
12:08mais ce n'est pas à lui de présenter ses excuses.
12:10C'est à toute la classe politique depuis une trentaine d'années
12:13de nous dire « Oui, les priorités n'ont pas été les bonnes »
12:16et nous constatons aujourd'hui que cette politique a généré
12:19des crimes d'enfants, des meurtres d'enfants, des assassinats d'enfants.
12:21Et ça ne sert à rien de dire « Maintenant, on va faire ceci, maintenant, on va faire cela ».
12:24C'est un peu facile.
12:26On est dans face à Michel, on est sur CNews et sur Europe 1.
12:28On continue à évoquer ce drame, la mort de Liana,
12:32la réponse de la justice, non pas ces dysfonctionnements,
12:35mais les failles systémiques que nous venons de décrire.
12:37On va écouter l'avocat des parents de Liana,
12:39qui lui exprime, comme vous, que le vrai cœur du problème,
12:42c'est les moyens que l'on donne à la justice.
12:45D'accord, on évoquera le volet politique de l'affaire.
12:47Je ne dis pas que ça.
12:48Vous ne dites pas que ça, mais vous dites qu'il y a un problème de moyens
12:50et de volonté politique.
12:51Oui, alors ça c'est la gauche.
12:52Et c'est un discours qui est juste, si on ajoute le discours de droite
12:55qui va avec et qui consiste à dire qu'il y a aussi une imprégnation culturelle.
12:58Il n'y a pas que des problèmes de moyens, il y a aussi une imprégnation culturelle.
13:01Ce n'est pas que le discours de la gauche,
13:03c'est l'hémiplégie, la droite-la gauche.
13:06C'est pourquoi j'aime tant le général de Gaulle,
13:07c'est-à-dire de dire, mais comment est-ce qu'on peut faire pour dire
13:08oui, vous avez raison, la gauche, de dire qu'il y a un problème de moyens,
13:11mais oui, vous avez aussi raison, la droite, d'estimer qu'il y a un problème
13:14d'imprégnation culturelle.
13:15On écoute l'avocat des parents de Liana.
13:18Il y a une question.
13:20Comment cela a pu arriver ?
13:22Alors je ne suis ni enquêteur,
13:23ni politicien, je suis l'avocat de la famille
13:25et j'ai eu accès au dossier.
13:27Et par ma voix, cette famille endeuillée
13:30souhaite envisager les véritables responsabilités,
13:32celles des moyens qu'on accorde à la justice
13:34et à leur efficacité.
13:36Car oui, Monsieur le Président,
13:37c'est le vrai cœur du problème.
13:40J'ai vu des gendarmes,
13:41des policiers, des magistrats et des greffiers
13:43crouler sous les piles de dossiers à traiter.
13:46J'ai vu les mêmes se battre
13:47pour des post-it ou des ramettes de papiers,
13:49on en est là.
13:50J'ai vu des décisions de justice
13:52qui n'étaient pas appliquées,
13:53faute d'avoir du personnel pour pouvoir le faire.
13:56J'ai vu des experts refuser leur mission
13:58car ils avaient trop de travail.
14:00J'ai vu des rapports d'expertise
14:02être rendus six mois après
14:03qu'on les avait demandés.
14:07J'ai vu des instructions judiciaires pour viol
14:09durer des années
14:10car il n'y a pas assez de juges,
14:12pas de place en audience.
14:13Voilà pour le constat de l'avocat des parents de Diana,
14:16imparable, de toute façon,
14:17il est au cœur du système et il le sait.
14:19Et il fait allusion à une réponse d'Emmanuel Macron
14:22qui a dit que ce n'est pas une question de moyens.
14:24Cette affaire-là, ce n'est pas une question de moyens.
14:25Qu'est-ce que vous en pensez, Michel ?
14:27Deux choses, si on prend le discours de ce monsieur,
14:29je trouve assez consternant de dire
14:31que s'il y a des pédophiles aujourd'hui,
14:32des pédophiles criminels,
14:33des pédocriminels,
14:34c'est à cause du manque de papiers
14:35et des post-it qui ne sont pas en assez grande quantité.
14:38C'est assez consternant, ce genre de discours.
14:40Ensuite, ce monsieur nous dit
14:41« Je ne suis pas un politicien ».
14:42Il n'est pas un politicien,
14:43mais il fait de la politique.
14:44Il est de la politique la plus basse.
14:45Cette façon de dire
14:46« Je dois défendre une petite fille
14:48qui a été assassinée,
14:48mais c'est la faute aux post-it
14:49et aux ramètes de papiers. »
14:51Après, l'Emmanuel Macron,
14:54on sait comment il est.
14:55Il nous a fait savoir
14:56qu'il ne fallait pas répondre par des cris.
14:58Mais par quoi faut-il répondre ?
15:00Quand c'est par le bulletin de vote,
15:01on met le bulletin de vote à la poubelle.
15:03On a envie que ça change,
15:04on va voter pour des gens
15:05qui nous proposent de changement
15:06et on dit « Ah, vous avez voté ? »
15:07Ben non, finalement,
15:08on va mettre votre vote à la poubelle.
15:10Qu'est-ce que peut faire le peuple
15:11qui ne crie pas tant que ça, je rappelle ?
15:13Il est très digne.
15:14Il est digne.
15:15Moi, j'aimerais bien que
15:16sur les émeutiers d'après PSG,
15:19le président de la République
15:20parle des cris
15:21et plus que des cris.
15:23Là, il n'y a rien du tout.
15:24Et là, on entend cette façon
15:25qu'a le président de la République
15:26de nous dire que
15:27le peuple qui descend dans la rue
15:29avec une grande sérénité,
15:30un grand calme,
15:31une grande décence,
15:33aucune insulte.
15:34Vous avez vu les pancartes.
15:35Il n'y a aucune insulte,
15:36il n'y a aucune agressivité,
15:37il n'y a aucun mépris.
15:38On dit « Mais la réponse,
15:40ce n'est pas les cris,
15:41ce n'est pas la démagogie. »
15:42C'est quoi la démagogie pour ce monsieur ?
15:44Il faudrait quand même
15:45arrêter de croire
15:46que ces gens
15:47qui, depuis des années,
15:48se font trahir et tromper
15:49par la classe politique,
15:50et je ne dis pas seulement 10 ans,
15:51mais on peut remonter à 2005,
15:53tous ces gens qui ont dit
15:54« Votez, la République,
15:56l'État de droit,
15:57le suffrage universel,
15:58les élections,
15:59vous allez pouvoir vous exprimer.
16:01Nous sommes des Républicains,
16:02d'abord la République
16:03et la France après. »
16:04Et tous ces gens qui disent
16:05« Mais quand la République marche mal,
16:06c'est-à-dire quand vous votez mal,
16:07on va jeter votre bulletin de vote
16:09à la poubelle. »
16:10Quand, sur un coup de colère,
16:12M. Macron dissout l'Assemblée nationale
16:14parce qu'il a perdu,
16:15une fois encore,
16:16des élections intermédiaires,
16:18notamment les élections européennes,
16:19personne ne descend dans la rue
16:21en disant « C'est inadmissible. »
16:22C'est inadmissible
16:22parce que c'est un coup d'État.
16:23Il y a des chiffres,
16:24les chiffres sont là
16:25et ce n'est pas
16:26ceux qui sont arrivés,
16:27les troisièmes,
16:28qui doivent prendre le pouvoir,
16:29conserver le pouvoir
16:30ou garder le pouvoir.
16:31Et ce peuple garde la dignité.
16:33Il ne casse rien,
16:34il ne brûle rien.
16:34Et on s'en vient dire
16:36les cris,
16:37la démagogie,
16:38etc.
16:38Mais il ne se rend pas compte
16:40de la relation
16:41qui est la sienne,
16:42le président de la République,
16:43avec le peuple français.
16:44Une relation qui n'a jamais été
16:45autant dégradée.
16:46On a pu en avoir assez
16:47d'un certain nombre
16:48d'hommes politiques.
16:49Machin,
16:49habitué l'intel.
16:50Enfin,
16:50ça se passe souvent comme ça.
16:51D'ailleurs,
16:51presque tous les présidents
16:52de la République
16:52ont eu des problèmes
16:53avec leur fin de mandat
16:55ou leur double mandat.
16:57Je crois qu'on n'a jamais
16:58atteint un tel degré
17:00de détestation.
17:01François Mitterrand
17:02était capable
17:02d'aller acheter des bouquins
17:06dans les librairies
17:07de livres anciens
17:09tranquillement.
17:09Nicolas Sarkozy
17:10pouvait faire son footing.
17:12François Hollande
17:12pouvait faire du scooter
17:13autant qu'il le souhaitait.
17:15Il y avait encore
17:15une espèce de respect,
17:17de dignité.
17:18Et puis voilà.
17:18Et là,
17:19il y a un mépris perpétuel
17:20sur le président de la République.
17:21Méprise son peuple,
17:22le peuple.
17:23Alors,
17:23il y a un risque aussi,
17:24Michel,
17:25à force que les Français
17:26se rendent compte
17:26que la justice
17:27ne les défend pas.
17:28C'est le risque
17:29de se faire justice
17:29soi-même.
17:30On va juste écouter
17:31le témoignage
17:32d'un père de famille
17:34dont la petite fille
17:34de 12 ans
17:35a été violée.
17:36Il a décidé lui-même
17:37d'enquêter
17:37parce qu'il ne se passait rien
17:38du côté de la justice.
17:40Et il a donné
17:41le nom du criminel
17:42à la justice.
17:43On écoute ce reportage
17:44de Franck Triviaud
17:45avec le récit
17:45Nicolas Rouget
17:46et je vous passe
17:46la parole ensuite.
17:48Tu reprends à quelle heure là ?
17:50À 40,
17:51je dois partir.
17:52Ce père de famille
17:53a adressé
17:54une lettre ouverte
17:55au ministre de la Justice.
17:57Sur ses réseaux sociaux,
17:59il interpelle régulièrement
18:00Gérald Darmanin.
18:02J'envoyais un message
18:04le 17 janvier
18:05puis un autre
18:05le 8 mars.
18:07Je n'ai jamais eu
18:08de réponse.
18:09Il y a un an,
18:10la fille de Georges,
18:1112 ans à l'époque,
18:13a été approchée
18:14par un pédocriminel
18:15âgé de 36 ans
18:16via les réseaux sociaux.
18:17Le père de famille
18:18découvre les messages
18:19à caractère sexuel
18:21et décide de porter plainte.
18:23Le lendemain,
18:24sa fille tente
18:25de se suicider.
18:26Quelques instants plus tard,
18:28son père parvient
18:29à la réanimer.
18:30La première chose
18:31que j'ai eu envie de faire,
18:32c'est de découper.
18:34Mais bon,
18:34ce n'est pas la solution
18:35parce que mes enfants
18:36ont perdu leur mère.
18:37Si je vais en prison,
18:38ils n'ont plus personne.
18:39Donc,
18:39ça règle
18:40le problème.
18:42Après avoir déposé plainte
18:43et en constatant
18:44la lenteur
18:45du processus,
18:46Georges décide
18:47de traquer lui-même
18:48le pédocriminel.
18:50On me dit qu'on me tient
18:51au courant
18:53parce que là,
18:53tout va bien.
18:55J'appelle une semaine après,
18:57il n'y a rien.
18:57J'appelle la semaine d'après,
18:59il n'y a rien.
19:01Je me débrouiller par moi-même,
19:02je vais le trouver moi-même.
19:04Le père de famille
19:05retrouve l'adresse
19:06du criminel.
19:07Après l'avoir transmise
19:08aux autorités,
19:10l'homme de 36 ans
19:11est interpellé
19:11quelques semaines plus tard.
19:13En mars dernier,
19:14il a été condamné
19:15à 12 mois de prison
19:16avec sursis probatoires
19:18pendant deux ans.
19:20Voilà pour ce père de famille,
19:22le fait qu'on puisse
19:23faire justice soi-même,
19:24c'est un des risques,
19:25effectivement,
19:26aujourd'hui,
19:26Michel Onfray.
19:27Oui, mais quand je vous parlais
19:29du bon sens populaire,
19:31ce que dit ce monsieur
19:32est dit par Hobbes
19:33dans toute sa philosophie politique
19:35au XVIIe siècle,
19:36il nous dit
19:36le contrat social,
19:37c'est très simple,
19:38c'est très clair.
19:39Vous avez la possibilité
19:40de nuire à autrui
19:40parce que les plus forts
19:41peuvent avoir raison
19:42des plus faibles,
19:43les plus nombreux
19:43peuvent avoir raison
19:44des moins nombreux,
19:45les plus malins
19:45peuvent avoir raison
19:46des moins intelligents
19:47et il faut renoncer
19:48à cette violence
19:49parce qu'on vit dans la peur.
19:51Et Hobbes est un obsédé
19:52de la peur,
19:52il dit il faut conjurer la peur.
19:54On doit réaliser
19:55une sécurité
19:57dans une cité
19:58et on doit pouvoir
19:59cesser d'avoir peur.
20:00Et il dit
20:00on renonce
20:02à sa propre possibilité
20:03de nuire
20:04en conséquence de quoi ?
20:06L'État nous dit
20:06je vous protège.
20:07Nous renonçons
20:08à notre liberté de nuire
20:09et l'État nous donne
20:10une liberté civile
20:11qui elle est garantie
20:12par la police,
20:14la justice,
20:14etc.
20:15Et Hobbes dit
20:17le Léviathan
20:17ça fait 600 pages
20:18un très gros livre
20:19et c'est sur une dizaine
20:20de lignes
20:20il faut vraiment avoir
20:21tout lu
20:21plus mal à main
20:22pour voir ce qu'il dit
20:23à ce moment là
20:23parce qu'on le présente
20:24comme une espèce
20:25de légiste
20:26très autoritaire
20:28défendant une espèce
20:28de monarchie absolue
20:29c'est pas le cas
20:29quand on écrit
20:30une chose
20:30qui est la suivante
20:31il nous dit
20:32si en revanche
20:33l'État
20:33n'assure pas
20:34la sécurité
20:35alors vous pouvez
20:36recouvrer votre liberté
20:37et c'est ce que dit ce monsieur
20:38il dit moi
20:39je fais les choses
20:41dans l'ordre
20:42je suis dans l'ordre des choses
20:43je respecte la loi
20:44je sollicite la gendarmerie
20:46on me dit oui
20:46on va faire des choses
20:48rien n'est fait
20:49je fais moi-même une enquête
20:50je dis le résultat
20:51de ma propre enquête
20:51on dit mais monsieur
20:52vous n'avez pas le droit
20:52vous allez vous retrouver en prison
20:53vous n'allez pas vous substituer
20:54à la justice
20:55substituer à la police
20:56substituer à la gendarmerie
20:57le monsieur dit
20:58mais moi ma fille
20:59a été violée
20:59ou a été abusée
21:00et elle est dans une souffrance
21:03perpétuelle
21:03elle finira sa vie
21:04avec cette souffrance
21:05ce monsieur qui nous dit
21:06avoir perdu son épouse
21:07il est veuf
21:08il se retrouve
21:09avec une petite fille
21:09qui se trouve violée
21:10et l'état français qui lui dit
21:13circuler il n'y a rien à voir
21:13qu'il ait envie de dire
21:15ce qu'il dit
21:16me paraît tout à fait légitime
21:17c'est tout à fait défendable
21:18et puis d'autres disent
21:19j'ai entendu
21:20je vous ai entendu
21:21avec Nicolas Dupont-Aignan
21:23repensons à la peine de mort
21:25je suis contre la peine de mort
21:27entendons-nous bien
21:27mais je veux dire
21:28je conçois très bien
21:29le raisonnement
21:30des gens qui nous disent
21:30on est contre la peine de mort
21:32mais ceci dit
21:33si rien n'est fait
21:34alors on va nous
21:35s'en occuper
21:36et si vraiment un état
21:37a failli comme il a failli
21:39c'est qu'effectivement
21:40il a laissé le peuple de côté
21:41mais pour tout
21:41la volonté du peuple
21:43compte pour rien
21:43et les enfants du peuple
21:45comptent pour rien
21:45et c'est cette colère-là
21:47que l'on a évidemment
21:48entendu beaucoup ces jours-ci
21:49on va faire une petite pause
21:50Michel Onfray
21:51on se retrouve dans un instant
21:52sur CNews et sur Europe 1
21:53on évoquera à nouveau
21:54ces questions
21:55de la réponse de la justice
21:57face à ces crimes et délits
21:59la peine de mort
22:00on a entreouvert le dossier
22:01certains hommes politiques
22:03réclament
22:03la réouverture d'un débat
22:05sur la peine de mort
22:06et puis on évoquera
22:07les réseaux de pédocriminalité
22:08en France
22:09à la lumière
22:10effectivement
22:11de l'affaire
22:11Epstein ou Maznev
22:12à tout de suite
22:14on se retrouve
22:14pour la seconde partie
22:15de face à Michel Onfray
22:16Michel on va évoquer
22:18la question de la peine de mort
22:19parce qu'à chaque drame
22:20concernant des enfants
22:22des morts d'enfants
22:23la question de ce grand débat
22:25sur la peine de mort
22:26revient
22:27Nicolas Dupont-Aignan
22:27on va l'écouter
22:28demande la réouverture
22:29du débat
22:30sur cette question
22:31écoutons le président
22:33de Debout la France
22:34je pense
22:35qu'il faut rouvrir
22:36le débat
22:37par un référendum
22:38sur la peine de mort
22:39dans notre pays
22:40vous êtes favorable
22:41au rétablissement
22:42de la peine de mort
22:42dans notre pays
22:42je le dis solennellement
22:44pour les crimes
22:46qui touchent les enfants
22:47la perpétuité réelle
22:49que nous propose
22:49le Premier ministre
22:50est à l'heure
22:52elle n'arrivera jamais
22:53elle n'est jamais
22:54mise en place
22:55et que la seule solution
22:57c'est qu'il y a un débat
22:57et que les Français
22:58tranchent par référendum
22:59sur le rétablissement
23:01de la peine de mort
23:01mais bien évidemment
23:02cette mesure
23:04très forte
23:05tout à fait symbolique
23:07symboliquement
23:08vous en connaissez
23:09la conséquence
23:09on ne touche pas
23:10à un enfant
23:10le poids symbolique
23:11mais c'est exprès
23:12que je le propose
23:13et par référendum
23:14ne suffit pas
23:15bien sûr
23:16je ne vais pas vous dire
23:17le rétablissement
23:18de la peine de mort
23:18est la seule solution
23:19ça serait idiot
23:19inscrit dans la Constitution
23:20je pense
23:21qu'il faut ce débat
23:22et puis
23:23il faut ensuite
23:24mettre les moyens
23:25est-ce que vous questionnez
23:27vous aussi
23:27Michel
23:28la peine de mort
23:30est-ce que
23:30cette grande avancée
23:31des années 80
23:33est à remettre en cause
23:34ou pas du tout ?
23:35non
23:35il ne faut pas ouvrir
23:36cette boîte de Pandore
23:37parce qu'un grand débat
23:39ça n'est plus possible
23:40aujourd'hui
23:40tout le monde se fait
23:41insulter
23:41tout le monde se fait
23:42mépriser
23:42tout le monde se fait
23:43attaquer
23:43les réseaux sociaux
23:44disent tout et n'importe quoi
23:45moi je renvoie aux réflexions
23:46sur la peine capitale
23:47d'Albert Camus
23:48où tout a été dit
23:48très précisément
23:49et Albert Camus
23:50explique en quoi
23:51ça n'est pas dissuasif
23:53il explique d'ailleurs
23:54Albert Camus
23:55que quand il y avait
23:55des exécutions capitales
23:57on ne peut pas être plus près
23:59de celui qu'on décapite
24:00et bien
24:00ou à l'époque
24:01qu'on décapitait à l'âge
24:03il dit
24:04mais il y a des gens
24:04qui sont dans la foule
24:05pour pouvoir voler
24:06il y a des pickpockets
24:07juste au pied de la guillotine
24:08ou juste au pied
24:10du bon de justice
24:11donc il dit
24:12si vraiment
24:12c'était dissuasif
24:13ça se saurait
24:14et puis après
24:15on ne peut pas
24:16dire tu ne tueras point
24:17et en même temps
24:17dire on va tuer
24:18ceux qui ont tué
24:19il faut être cohérent
24:20il faut être logique
24:21donc si on commence
24:22à aller dans ce sens là
24:23c'est un peu problématique
24:24il le dit lui-même un peu
24:25d'ailleurs
24:26Nicolas Dupont-Aignan
24:26bon il est en campagne présidentielle
24:29c'est une façon
24:29de rallier un certain nombre
24:30d'individus
24:31mais il le dit lui-même
24:33il n'y a pas de perpétuité réelle
24:34et bien justement
24:34c'est là qu'il faut travailler
24:35d'une certaine manière
24:36moi j'ai souvenir du débat
24:37avec Badinter
24:39au moment de l'abolition
24:41de la peine capitale
24:41je rappelle
24:42que je ne suis pas
24:43pour sa restauration
24:44il disait
24:45un peu comme Simone Veil
24:46avec l'avortement
24:47on n'a pas beaucoup parlé
24:48mais je veux dire
24:49il disait
24:49mais on aura une peine
24:50qui sera substitutive
24:52et on y veillera
24:54et voilà
24:55et non
24:55il n'y a pas eu
24:56de peine substitutive
24:56vous savez aujourd'hui
24:57que la perpétuité
24:58ça n'existe pas
24:59parce qu'on commence
25:00à avancer
25:00puis on dit
25:01oui mais non
25:01mais ce n'est pas bien
25:02non plus la perpétuité
25:03puis après
25:03il y a des remises de peine
25:04c'est la pérision
25:05qui n'est pas bien du tout
25:05non plus
25:06puis après
25:06il faut changer la société
25:07etc.
25:07c'est la même chose
25:08avec Simone Veil
25:09qui quand elle démarre
25:12s'appelle
25:13une plaidoirie
25:14j'avais dit
25:14appelons-se une plaidoirie
25:15sa défense
25:17de l'IVG
25:18dit il ne faut pas
25:19que ce soit une chose simple
25:20il ne faut pas
25:24en sorte qu'il n'y ait plus
25:25d'avortement
25:26donc ça ne veut pas dire
25:27qu'il faut interdire
25:28l'avortement
25:29mais qu'il faut tout faire
25:30c'est-à-dire des politiques
25:31de prévention
25:31des politiques d'accompagnement
25:32pour qu'on n'ait pas recours
25:34à ça
25:34donc il faut tout faire
25:35pour qu'on n'ait pas recours
25:36à la peine de mort
25:37il faut voir ce que c'est
25:38c'est-à-dire
25:38quand l'État s'en vient expliquer
25:39qu'on va décapiter un individu
25:42c'est pas terrible
25:43maintenant la solution
25:43c'est quoi ?
25:44moi j'ai me souvenir
25:45de discussions
25:45avec Mme Rodinesco
25:46à l'époque
25:47où il ne me traitait pas de nazi
25:48qui disait
25:48mais bien sûr
25:49que la psychanalyse
25:50ça permet de soigner
25:51la pédocriminalité
25:53bien sûr que non
25:53ça ne permet pas
25:54et même
25:55il faudrait voir un peu
25:56quelle est la théorie
25:57d'un certain nombre
25:59de psys sur ce sujet-là
26:00et
26:01enfin c'est un autre sujet
26:02c'est un autre sujet
26:04il n'y a pas un vrai
26:05combat frontal
26:06puis Benoît Rotaillot
26:07dit castration chimique
26:08c'est problématique aussi
26:09on ne peut pas intervenir
26:11sur le corps des individus
26:12on intervient déjà
26:12en disant
26:13vous allez vous retrouver
26:14dans une prison privée
26:15de dignité
26:16de liberté
26:17etc
26:17donc il faut repenser
26:18la prison
26:19mais il faut repenser aussi
26:21la façon de protéger
26:22la société
26:22on ne peut pas exposer
26:24des petits garçons
26:24des petites filles
26:25comme ça
26:26mais il faut aussi
26:26une vigilance
26:27je rappelle que ce monsieur
26:30il était semble-t-il
26:31tous les jours
26:31dans sa voiture
26:32avec des enfants
26:33il apportait
26:34des petits déjeuners
26:36dégoûtés
26:36à ses enfants
26:37personne n'a bougé
26:38je rappelle quand vous avez vu
26:39l'affaire Paty
26:40vous dites on ajoute ceci
26:41on ajoute cela
26:42c'est-à-dire que
26:42les instituteurs n'ont rien vu
26:44la direction n'a rien vu
26:45c'était tous les jours
26:46il y a eu des enfants
26:47qui n'ont rien dit
26:48il y a eu des parents
26:49qui ne se sont pas occupés
26:51de ce que devenait l'enfant
26:52en disant
26:52nous on fait confiance
26:53à l'administration de l'école
26:55etc etc
26:55comment s'appelait ce film
26:56pardon j'ai oublié le titre
26:57l'abandon
26:58et bien c'est exactement la même chose
27:00là aussi il y a un abandon
27:03donc quand on braque le projecteur
27:05juste sur un maillon de la chaîne
27:08on risque de faire un bouc émissaire
27:09mais le gendarme qui dit
27:12vous commencez à m'ennuyer
27:13et puis moi je vais porter plainte
27:14pour harcèlement etc
27:15il est responsable
27:15et la gendarmerie aussi
27:17derrière
27:19les surveillants
27:20je ne sais plus comment on appelle ça
27:21des maîtres d'internet
27:23qui sont là
27:23et qui assurent l'entrée des enfants
27:25on ne va pas me faire croire
27:25CPE
27:26non ça c'est le conseiller principal
27:28de l'éducation
27:28c'est le surveillant général
27:29il est dans son bureau lui
27:32pendant qu'il y a des pions
27:33on appelle ça comme ça je le dise
27:34pendant qu'il y a des pions
27:35qui sont censés regarder
27:35ce qui se passe
27:36qui est là
27:37comment ça se passe etc
27:38et puis si effectivement
27:40vous dites il y a un problème ici
27:41c'est une société entière
27:42qui abaisse sa vigilance
27:43et vous avez raison
27:44oui mais quand vous commencez à dire
27:45regardez voisins vigilants
27:47moi je trouve ça très intéressant
27:48voisins vigilants
27:48ça s'appelle du civisme
27:49et de la citoyenneté
27:50si la sûreté n'est pas assurée
27:52on a vu avec le monsieur
27:53si la sûreté n'est pas assurée
27:54par l'état
27:55et qu'on vous interdit
27:56à vous de faire vous-même la loi
27:57vous pouvez peut-être
27:58faire un peu la police
27:59en disant
28:00on tourne
28:00on regarde les fameux
28:02les patrouilles
28:03regardez la peinture de Rembrandt
28:04qui montre les gens
28:05qui sortent
28:06et qui font la police
28:06qui regardent
28:07alors qu'ils ne font pas
28:08eux-mêmes la justice
28:09j'entends bien
28:09mais faire la police
28:10en disant
28:11dites donc la police
28:12venez
28:12il y a un problème ici
28:13il y a des gens qui se cire
28:14on dit après délation
28:15délation
28:16vichy vichy pétain etc
28:17mais je suis désolé
28:18si on ne veut pas être
28:20assimilé à vichy et à pétain
28:21et qu'en même temps
28:22on est du côté du violeur
28:24c'est-à-dire qu'on laisse
28:25la petite victime
28:25se faire violer
28:26il y a quelque chose
28:27qui ne va plus intellectuellement
28:28ça ne tourne pas rond
28:28quand on finit par penser comme ça
28:30bien sûr
28:30et le dernier aspect
28:31que je voulais aborder
28:32mais on l'a déjà abordé
28:33au début de l'émission
28:34c'est cette espèce de tabou
28:35sur la pédocriminalité
28:36on l'a évoqué à travers
28:38Maznev
28:38à travers les agressions
28:39dans le péri-scolaire
28:40vous voulez juste nous dire
28:41un mot sur ce livre
28:42Les hommes de la rue du Bac
28:43dans lequel une jeune femme
28:45Inès Chatin raconte
28:46son enfance volée
28:47était élevée
28:48dans la grande bourgeoisie
28:49intellectuelle parisienne
28:51adoptée je crois
28:52avec son frère
28:52par un médecin
28:53qui en fait
28:54les livrait à des adultes
28:55voilà
28:55vous avez fait le résumé
28:58quand on lit ce livre
28:58d'abord il y a des noms
28:59qui sont terribles
29:00d'abord il y a des noms
29:00de gens qui sont morts
29:01Claude Inbert
29:02qui était le patron du point
29:03Jean-François Revelle
29:04qui était de l'académie française
29:06je crois me souvenir
29:07qui aurait fait partie
29:08mais moi j'ai été convaincu
29:10par la lecture de ce livre
29:10j'avais lu les articles
29:11de ce journaliste
29:13de Libération
29:14et puis j'avais lu
29:14les contre-articles
29:15et puis j'étais un peu
29:16dans l'expectative
29:17en me disant
29:18finalement le contre-article
29:19il laisse croire que
29:20etc
29:21mais le livre est vraiment
29:21très bien fait
29:22et je vous assure
29:23qu'il y a des noms propres
29:25qui sont cités
29:27je pense que si ce garçon
29:28a fait tout le travail
29:28qu'il dit avoir fait
29:29il l'a fait
29:31il sait de quoi il parle
29:32il y a eu Mgr Di Falco
29:33qui a été cité
29:34dans cette aventure
29:34pour les gens
29:35qui sont encore vivants
29:36il y a Gabriel Matenev
29:37qui est encore vivant
29:38moi de temps en temps
29:39j'ai des gens
29:39qui m'envoient des photos
29:40en disant
29:40tiens il était encore
29:41à Saint-Germain-des-Prés
29:42à la remise
29:43d'un prix littéraire
29:43il n'y a pas de problème
29:44il est couvert
29:45pendant des années
29:46il était couvert
29:47par la mairie de Paris
29:48on lui permettait
29:49d'habiter
29:50dans un logement social
29:51qui était payé
29:52par les impôts
29:53du contribuable
29:53ce monsieur
29:54est toujours en activité
29:55il est parti à l'étranger
29:56on le voit dans
29:57les cocktails à Paris
29:58etc
29:59j'ai eu l'occasion
30:00de discuter
30:00avec une magistrate
30:03je ne vais pas donner
30:03son nom
30:04mais qui m'a parlé
30:04du réseau de Saint-Germain-des-Prés
30:07elle me dit
30:07mais il y a une couverture
30:08c'est évident
30:09il y a des gens
30:09qui ne bougent pas
30:10qui laissent faire
30:11on connait
30:12et je ne donne pas
30:12tous les noms
30:13parce que
30:13ce n'est pas mon boulot
30:14de faire ce travail
30:15il disait ce livre
30:15il est formidablement fait
30:16mais vous avez
30:17des dîners
30:18qui étaient organisés
30:19chez ce type
30:19et puis on donne
30:20des noms
30:21de gens qui sont allés
30:21dans ces dîners
30:22on peut parler
30:23de Michel Tournier
30:23il est mort
30:24mais c'est assez effrayant
30:26et on se dit
30:26mais alors
30:27pas de justice là-dessus
30:27c'est-à-dire
30:28il y a des enfants abusés
30:29cette dame
30:29qui a une cinquantaine
30:31d'années maintenant
30:31qui a raconté son histoire
30:32c'est effrayant
30:33ce qu'elle a vécu
30:34elle semble dire
30:35que son frère
30:35a vécu exactement
30:36la même chose
30:36mais lui
30:37il est dans une espèce
30:38d'oubli
30:39de dénégation
30:39ou de ne pas se mettre
30:40dans les phares
30:41de l'actualité
30:42ou des médias
30:43mais c'est encore
30:45une affaire terrible
30:46donc vous avez Epstein
30:47vous avez ce réseau
30:49de Saint-Germain-des-Prés
30:49avec des gens morts
30:50mais des gens
30:51qui sont toujours vivants
30:51et qui pour le coup
30:52sont toujours dans les cocktails
30:53à Saint-Germain-des-Prés
30:54que se passe-t-il ?
30:55vous avez le périscolaire
30:57comme il est dit
30:58pour éviter de dire
30:59qu'il y a eu des pédophiles
31:00qui ont été soutenus
31:01et défendus
31:02et on a su que
31:03cette affaire avait été retenue
31:04avant les élections municipales
31:06pour ne pas encombrer
31:07les élections municipales
31:08mais il y a un certain nombre
31:09de gens qui devraient être
31:10au tribunal aujourd'hui
31:10si ce n'est en prison
31:11il y a des enquêtes
31:12qui sont en cours effectivement
31:13oui c'est ça
31:13des enquêtes
31:14et ça va prendre du temps
31:15et ça aussi ça va se retrouver
31:16ça fait plusieurs jours
31:17qu'on nous dit
31:17que les enquêtes
31:18ça se trouve
31:19en dessous de la pile
31:20et que ces gens-là
31:21finissent leur carrière
31:22sans jamais avoir été inquiétés
31:23les enfants
31:23ils sont détruits
31:24Michel Onfray
31:25on est sur évidemment
31:26CNews Europe 1
31:27dans votre émission
31:28De Gaulle
31:29parlons un peu
31:29de ce film magnifique
31:31que vous avez vu
31:32racontez-nous
31:33pourquoi c'est un film
31:33que nous devons aller voir
31:35donc il raconte
31:36la bataille de France
31:37ça se passe donc
31:38après la capitulation
31:39quand De Gaulle
31:39rallie Londres
31:40et là
31:41qu'est-ce qu'on découvre ?
31:42ce film est génial
31:44je n'utilise pas beaucoup
31:45le mot
31:45oui vous êtes souvent
31:47sur le De Gaulle
31:48vous êtes très exigeant
31:50j'essaie de l'être
31:51comme je le suis
31:51de manière générale
31:52j'ai fait deux livres
31:53sur le Général De Gaulle
31:54j'ai assez travaillé
31:55pour savoir factuellement
31:56ce qui a eu lieu
31:56ce qui n'a pas eu lieu
31:57aucune erreur factuelle
31:58aucune
31:59un film magnifique
32:00d'un point de vue du cinéma
32:02d'abord le réalisateur
32:04Antoine Baudry
32:05c'est un génie
32:06c'est un génie
32:07il est polytechnicien
32:09normal sup
32:10il a fait une BD
32:11ça a été un succès
32:12il a fait de la diplomatie
32:13ça a été un succès
32:13il a ouvert une librairie
32:15française aux Etats-Unis
32:16ça a été un succès
32:17tout ce qu'il touche
32:17est transformé en or
32:19et ce film est magnifique
32:21parce que d'abord
32:21il dure 2h40
32:22deux fois
32:23la prochaine fois
32:24ce sera autant je pense
32:25et c'est la biographie
32:27c'est pas un biopic
32:29comme on dit
32:29c'est-à-dire une biographie
32:30c'est la biographie
32:31d'une idée
32:31et cette idée
32:32c'est la volonté
32:33et c'est la volonté politique
32:34c'est-à-dire qu'il n'a pas peur
32:36du mot souverain
32:37souveraineté
32:37d'ailleurs on voit
32:38beaucoup des cartes
32:39on voit beaucoup de cartes
32:39et ça c'est très intéressant
32:40les cartes de l'Europe
32:41les cartes du monde
32:42les cartes de la bataille
32:44de Birakheim
32:45et on voit les déplacements
32:46donc on voit concrètement
32:48ce que c'est que la politique
32:49des déplacements de flux
32:50des déplacements de force
32:50et puis des problèmes de volonté
32:52et le général arrive
32:53chez Churchill
32:55et lui dit
32:56la France
32:57alors Churchill lui dit
32:58bravo
32:59perdu
32:59vous avez vu
33:00et l'autre dit
33:01ah non non non
33:01la France n'oublie jamais
33:02ses alliés
33:04culottés
33:04le type il est tout seul
33:05il dit je suis la France
33:08Pétain vient de signer
33:09l'armistice
33:09et il dit je n'oublie pas
33:10les anglais
33:11qui sont nos alliés
33:11alors Churchill dit
33:13il est cinglé ce type
33:14autour de lui
33:14on dit il est complètement cinglé
33:15puis Churchill finit par se dire
33:17peut-être pas tant que ça
33:18et on voit comment
33:19il fabrique la résistance
33:20il y a aujourd'hui
33:21des tenants
33:22de la nouvelle France
33:23moi je suis
33:24fais partie des tenants
33:25de la France libre
33:26et la France libre
33:27elle se constitue à l'époque
33:28et elle peut encore exister
33:29aujourd'hui
33:29il y a des ennemis
33:30de l'intérieur
33:31il y a des adversaires
33:32et il faut les combattre
33:33et c'est une leçon de volonté
33:34en disant
33:35vous n'êtes rien
33:36juste un homme
33:37tout seul
33:37et vous dites
33:38je vais incarner la France
33:39et nous allons résister
33:40et nous allons mettre
33:41les nazis dehors
33:42et il y parvient
33:43c'est à dire au fur et à mesure
33:44au bout de 2h40
33:45on voit même les moments
33:47où le général de Gaulle
33:48a envie de se suicider
33:48il y a eu des moments
33:49dans sa vie
33:49il l'a dit
33:50les hauts et les bas
33:51il l'a dit à Michel Droit
33:53et Christine Clerc
33:54a fait un très beau livre
33:54là dessus
33:55pour montrer les grands moments
33:56de dépression
33:56chez le général de Gaulle
33:57et à un moment donné
33:58justement
33:59après
34:00après
34:02Mercelle-Kébir
34:03il y a vraiment
34:03un moment donné
34:04où on se dit
34:05il se dit
34:05j'ai tout perdu
34:06on tire sur des français
34:07il ne voulait pas
34:07qu'on tire sur des français
34:08et on voit ces deux pieds
34:09posés sur le bord du bateau
34:11et on voit l'eau
34:12l'espèce d'océan menaçant
34:14et on se dit
34:15si les gens ne connaissent pas
34:15l'histoire
34:16il va se suicider
34:17enfin une tentative de suicide
34:18je ne sais quoi
34:18il ne le fait pas
34:19et deux secondes après
34:20on voit les deux pieds
34:21qui se retirent
34:22c'est magnifique
34:22c'est un plan
34:23c'est sûr
34:23quand vous voyez ça
34:24sur un écran géant
34:26cette question
34:27est traitée simplement
34:28avec un langage cinématographique
34:30qui lui est propre
34:30moi j'adore
34:31les blockbusters
34:32quand vous avez des avions
34:33des chars
34:34il y avait un précédent film
34:36avec un sous-marin
34:37mais les tanks
34:38les prises de vue
34:39c'est extraordinaire
34:40et il réussit
34:41à faire plusieurs films
34:42dans le même film
34:43c'est-à-dire
34:43il y a un film d'histoire
34:44il y a un film de psychologie
34:45il y a le tempérament
34:46du personnage
34:47quelques moments
34:47d'une grande émotion
34:49avec sa petite fille
34:50handicapée
34:50Anne
34:50et où on voit
34:53une magnifique image
34:54d'Yvonne
34:55de Madame de Gaulle
34:56du général
34:57de la petite
34:57ça dure deux secondes
34:59on n'a pas besoin
34:59d'un grand discours
35:00on n'a pas besoin
35:00d'en faire des tonnes
35:01on voit la petite
35:02derrière
35:02à un moment donné
35:03derrière une vitre
35:03et puis elle dit papa
35:05on ne voit pas
35:06on n'entend pas
35:06qu'elle le dit
35:07bien sûr
35:07mais on voit
35:08le mouvement de bouche
35:08et ces moments-là
35:09sont extrêmement émouvants
35:11la solitude du personnage
35:12qui finit par se dire
35:13est-ce que j'ai raison
35:14est-ce que vraiment
35:15ça marche mon truc
35:15ou pas
35:16et puis
35:17quand vous avez
35:18un birakem
35:19d'un seul coup
35:19les anglais se disent
35:20ça marche quand même
35:21et ils nous ont sauvé la mise
35:23et peut-être qu'il faut
35:23compter avec cela
35:24et on y va
35:25le rapport avec les Etats-Unis
35:26aussi
35:26les Etats-Unis
35:28arrêter la mythologie
35:29nous ont tellement aimé
35:30ceux qui sont fidèles
35:31à cette émission
35:32je crois sont instruits
35:34et là on voit bien
35:35Roosevelt disant
35:35bon ça va avec ce type
35:37et puis après
35:37évidemment il rentre en guerre
35:39parce que Hitler
35:39les attaque
35:40et pas parce qu'ils aiment
35:41le général de Gaulle
35:41ils finissent par se dire
35:42bon on va essayer de faire
35:43avec le général de Gaulle
35:43ils font le moins possible
35:44ils font plutôt
35:45avec le général Giraud
35:45qui lui était vichiste
35:46et pétiniste
35:47mais ce film est magnifique
35:48parce que tout est vrai
35:50y compris ce qu'il faut
35:51c'est à dire que
35:51par exemple
35:52l'appel du 18 juin
35:53moi je l'ai
35:54il y a eu des affichages
35:56dans les rues
35:57et j'ai eu la chance
35:57d'avoir l'une de ces affiches
35:58dans mon bureau
36:00et je le connais
36:00le discours
36:01je l'ai lu
36:01je l'ai relu
36:02je l'ai analysé
36:02pour un texte
36:03pour un livre que j'ai fait
36:03et là je me dis
36:04c'est pas le discours
36:06exactement
36:06et puis j'ai vu
36:07sur une émission de télévision
36:09un historien qui n'est pas content
36:10parce qu'évidemment
36:10le livre n'a pas été fait
36:11avec son livre à lui
36:12mais avec le livre
36:13d'un américain
36:14je crois
36:14ou d'un anglo-saxon
36:15et il y avait là
36:16un conseil historique
36:17un vrai pour le coup
36:18et qui lui dit
36:19oui mais on n'a jamais dit
36:19que ce serait complètement
36:20le discours
36:21mais ce sont des discours
36:22qui ont eu lieu
36:22et avec des discours
36:23on a fait un discours
36:24justement quand on parle
36:25du soleil
36:26du lever de la lumière
36:26etc.
36:27c'est vrai
36:28et donc je me dis
36:29voilà quelqu'un
36:29qui a été génial
36:30du début jusqu'à la fin
36:31on se dit
36:32c'est une performance
36:33de proposer un diptyque
36:34deux films de 2h40
36:35on se dit
36:35si on est déçu
36:36au bout de 2h40
36:37ça va être problématique
36:39pour le tome 2
36:39je vous assure
36:40je vais régulièrement
36:44aller régulièrement
36:44au cinéma
36:45et on est tous sortis
36:46emballés
36:47bluffés
36:48impressionnés
36:48en se disant
36:49vivement
36:50le tome 2
36:50génial
36:50alors formidable
36:51et ça ce serait
36:52un film montré
36:53justement à l'école
36:53quand tout le monde se dit
36:54etc.
36:55mais il faudrait
36:56les profs à la hauteur
36:56peut-être une journée
36:57du général
36:58peut-être un 18 juin
36:59par exemple
37:00où le film serait montré
37:01dans sa totalité
37:02et où il y aurait
37:02des discussions
37:03sur ce qui a eu lieu
37:04sur ce que c'est
37:05que la souveraineté
37:05sur ce que c'est
37:06que le souverainisme
37:06sur ce que c'est
37:07que la résistance
37:07sur ce que c'est
37:08que l'invasion
37:14vous nous proposez
37:14un livre de Michel Foucault
37:15qui pose la question
37:16à quoi bon les prisons
37:17vous datez en fait
37:19toute l'idéologie
37:20et on revient comme ça
37:21au début de l'émission
37:22qui règle le droit français
37:24de là en fait
37:24de cet ouvrage
37:26alors d'abord
37:27c'est pas un livre facile à lire
37:29sous des aspects
37:30pourtant simples
37:30on n'a pas l'impression
37:31que ce soit très compliqué
37:32d'abord et de lecture
37:33or c'est un livre complexe
37:34compliqué
37:36ensuite il faut le présenter
37:37dans une configuration
37:38c'est la fin du marxisme
37:39et du vieux communisme
37:40et c'est l'avènement
37:41des gauchistes
37:41c'est pas du tout
37:42la même chose
37:43c'est à dire
37:43les marxistes disent
37:45il y a une exploitation
37:45il faut faire une espèce
37:47de coup d'état
37:47sur le principe
37:48de la dictature du prolétariat
37:50et puis on prend le pouvoir
37:51et puis voilà
37:51et Foucault dit
37:52ah non c'est pas seulement l'état
37:53il y a des micro-fascismes
37:55et il y a des micro-résistances
37:56micro-fascisme la prison
37:58mais aussi
37:58tout ce qui est disciplinaire
38:00donc l'hôpital
38:01donc l'école
38:01donc plein d'autres endroits
38:03il travaille sur l'architecture
38:04il travaille notamment
38:05sur l'architecture
38:06de Bentham
38:07qui est un autre philosophe
38:07dont on parlera
38:08il s'appelle le panoptique
38:09et le panoptique
38:10c'est une prison circulaire
38:13dispositif de contrôle
38:14et Foucault dit
38:15vous avez un minimum
38:15de gardiens
38:17et un maximum de prisonniers
38:18et il fait toute une description
38:19de ce dispositif
38:20en disant
38:21tout au départ
38:21on infligeait des tortures
38:23à des gens
38:23Damien par exemple
38:24qui a donné un coup de couteau
38:25au roi Louis XV
38:26il est écartelé en place publique
38:28il dit à l'époque
38:28on fait souffrir le corps
38:30et après on fait souffrir les âmes
38:31et après on essaie
38:32de dresser les âmes
38:33et là c'est la société de contrôle
38:35dans une tour
38:35vous êtes invisible
38:36et vous contrôlez
38:37et vous avez tous les délinquants
38:39alors qu'en fait
38:40il faudrait expliquer
38:41qu'à l'époque
38:42ce sont des culs de basse fosse
38:43et que quand Bentham
38:44propose cette proposition
38:45pour des prisons
38:46il humanise les prisons
38:48la chose n'est pas dite
38:49mais peu importe
38:50et par la suite
38:51Foucault dira
38:51mais la prison
38:52c'est fait pour réintégrer
38:53ça ne réintègre pas
38:54ça fabrique de la délinquance
38:55à quoi bon donc la prison
38:56et il nous le dit très précisément
38:58et les militants
38:59après les Foucaldiens
39:00disent
39:00abolissons la prison
39:01et vous avez quelqu'un
39:02qui passe par là
39:02qui s'appelle Robert Badinter
39:04et qui explique
39:05qu'il a des tremblements
39:05quand il rencontre
39:06Michel Foucault
39:07c'est à dire
39:07quand le philosophe
39:08vient à la chancellerie
39:11il est dans ses petits souliers
39:12Robert Badinter
39:13parce qu'il estime
39:14que ce livre dit tout
39:15il dit tout
39:16sur la souffrance
39:16des prisonniers
39:17sur le dispositif disciplinaire
39:19tout ça effectivement
39:20est superbement analysé
39:22mais il n'y a rien
39:23sur les victimes
39:24des salauds
39:25c'est à dire
39:25des bourreaux
39:26et on se dit
39:27mais il y a des gens
39:27qui s'ils sont en prison
39:28ces gens-là
39:29alors évidemment
39:29à une époque
39:30regardez
39:32Jean Valjean
39:33il a volé un pain
39:34et puis il se prend
39:3520 ans de galère
39:35évidemment
39:36si la prison
39:37ou si les galères
39:38c'est réservé
39:39à des fautes
39:39comme celle-ci
39:40on peut comprendre
39:40que Hugo
39:41a eu une théorie
39:42sur la prison
39:43à l'époque
39:43qui n'est plus
39:44la même théorie
39:45en 75
39:45le livre date de 75
39:47qui n'est plus
39:47la même théorie
39:48non plus aujourd'hui
39:49et qu'est-ce que vous faites
39:50de terroristes
39:50qui ont décidé
39:51de je ne sais pas
39:52Mohamed Merah
39:52qui tue avec
39:53à bout touchant
39:54des enfants juifs
39:55parce qu'ils sont juifs
39:56qu'est-ce qu'on fait là
39:57on va dire non non
39:57on va le laisser dehors
39:58pas besoin de prison
39:59il a été abattu
39:59donc c'est une réflexion
40:00il a été abattu
40:02mais imaginez
40:03s'il n'est pas abattu
40:04et qu'il est interpellé
40:05et qu'est-ce qu'on fait
40:06procès tribunal
40:07et aujourd'hui
40:08il serait en passe
40:08les attentats de Paris
40:10et puis après
40:118 ans plus tard
40:11ils sortent
40:12parce qu'il faut pouvoir
40:13les réintégrer etc
40:13et cette réflexion
40:15il l'amène
40:17dans le milieu gauchiste
40:18pas dans le milieu communiste
40:19les communistes
40:19ont un sens des réalités
40:21qui est bien supérieur
40:22aux gauchistes
40:22qui sont dans des logiques
40:23de théorie pure
40:24et j'ai récemment lu
40:26un livre
40:26j'ai récemment lu
40:27parce qu'il vient de paraître
40:27mais sur des conférences
40:29que Foucault avait données
40:30en Californie
40:31où tout le monde fumait
40:32de la drogue
40:33comme ce n'était pas possible
40:34où il y a eu des relations sexuelles
40:35avec etc
40:35enfin bon ça peu importe
40:37mais ce que j'ai appris
40:38est quand même assez sidérant
40:39c'est-à-dire que cet homme
40:40qui passe pour le dernier penseur
40:41de la prison
40:42ou pour le penseur ultime
40:42de la prison
40:43n'a jamais mis les pieds
40:44dans une prison
40:45et c'est bien ça
40:47les intellectuels gauchistes
40:47ils ont des théories
40:48sur des choses
40:49qu'ils ne connaissent pas
40:50alors il a passé un temps fou
40:51dans les archives
40:51il travaille sur des archives
40:52mais la réalité il ne connaît pas
40:53voilà et pour Foucault
40:54il n'existe que les archives
40:55si ce n'est pas consigné
40:56un jour sur une archive
40:57ça n'existe pas
40:57il avait fait le même travail
40:58avec la folie
40:58avec les mêmes conclusions
41:00c'est-à-dire que le fou
41:01n'est pas fou
41:02c'est le type qui enferme
41:03le fou qui est fou
41:03ou le délinquant n'est pas délinquant
41:05c'est le type qui enferme
41:06le délinquant qui est un délinquant
41:07et avec ces théories
41:10fumeuses d'intellectuels
41:11quand elles sont reprises
41:11par un garde des Sceaux
41:12ça produit effectivement
41:13une idéologie
41:14que la droite
41:14ne remet pas en cause non plus
41:15c'est-à-dire que
41:16c'est pas seulement
41:17le gauchisme culturel
41:18qu'il faut stigmatiser
41:19c'est le gauchisme culturel
41:20ingéré et digéré
41:21par une certaine droite
41:22je ne donnerai pas de nom
41:23dans la classe politique de droite
41:25mais vous avez plein de gens
41:25qui pensent de cette manière-là
41:26il faut repenser la prison
41:27l'alternative
41:28c'est pas
41:28retrouver le cachot
41:30avec les tortures
41:31ou libérer complètement les prisons
41:33mais estimer
41:34qu'on ne traite pas pareillement
41:35un alcoolique
41:36un délinquant routier
41:38un délinquant sexuel
41:39un terroriste
41:40et que
41:40nombre de gens
41:41sont en prison
41:42ne devraient pas s'y trouver
41:43quant à ceux qui s'y trouvent
41:44on devrait pouvoir disposer
41:46d'une vraie politique pénale
41:47elle n'a pas lieu
41:48les hommes politiques
41:48aujourd'hui
41:49veulent être un calife
41:50à la place du calife
41:51mais personne n'a de théorie
41:52sur ce sujet
41:53surveiller et punir
41:54c'est donc le livre
41:55de Michel Foucault
41:55que vous nous avez conseillé
41:56un tout petit mot
41:57de la revue Front Populaire
41:59Michel qui sort
41:59qui est sorti cette semaine
42:01en kiosque
42:01alors soumission des élites
42:03une passion française
42:04en deux mots
42:05il nous reste deux minutes
42:06expliquez-nous
42:07ce qu'il y a dans ce numéro
42:07de Front Populaire
42:09on essaie de savoir
42:10pourquoi la France
42:10qui a tant de talent
42:11se déteste tant
42:12pourquoi elle s'en va chercher
42:13ses modèles partout
42:15pourquoi
42:15mais en dehors de la France
42:16c'est-à-dire nous
42:17on se déteste
42:17mais on aime quand ça vient
42:18de l'extérieur
42:19moi j'ai fait un papier
42:19sur la fascination
42:20qu'a eu la France
42:21pour la philosophie allemande
42:22y compris chez Heidegger
42:24qui était nazi
42:25à cette époque-là
42:26dans les années 30
42:26et Sartre ne voit rien
42:28à redire
42:28au fait d'acclimater Heidegger
42:32mais dans tous les domaines
42:34j'étais hier soir
42:35peu importe avec qui
42:36mais enfin avec une personne
42:37qui connaît très très bien
42:39quelqu'un de la famille
42:40des Mémectes
42:40si vous voulez
42:41la fondation Mectes
42:41et qui m'expliquait
42:42comment la France
42:43avait tout fait
42:43pour détester ces artistes
42:45pour ne pas les soutenir
42:45pour ne pas les défendre
42:46pourquoi est-ce qu'aujourd'hui
42:47les grands artistes
42:48que nous avons
42:49les grands peintres
42:50que nous avons
42:50je songe à mon ami Robert Combasse
42:52par exemple
42:52ne sont pas soutenus
42:54par l'État
42:54pourquoi est-ce que Combasse
42:55par exemple
42:55à l'âge qui est le sien
42:56on a le même âge
42:56il a un peu plus que moi
42:57n'a pas eu d'exposition
42:58à Pompidou
43:00et pourquoi est-ce qu'à Pompidou
43:01on nous présente
43:02des étrangers
43:02c'est très bien
43:03je ne suis pas contre les étrangers
43:04mais les français existent aussi
43:05et donc
43:06c'est une analyse
43:07de toute la détestation française
43:09d'elle-même
43:10de toute la criminalisation
43:12de ceux qui aiment la France
43:13dès que vous commencez à dire
43:13mais ce serait bien
43:14qu'on mette en avant
43:15les musiciens français
43:16les compositeurs français
43:17les peintres français
43:17vous êtes un franc chouillard
43:19vous êtes un nationaliste
43:20vous êtes etc.
43:22donc il y a quantité
43:23d'intervenants
43:24qui sur quantité de sujets
43:25ont fait un très beau numéro
43:26et merci encore
43:27à notre rédacteur en chef
43:29Maxime Le Nagar
43:30qui fait un travail formidable
43:30Merci à vous Michel Onfray
43:32voilà c'était Front Populaire
43:33et c'était votre émission
43:34et on se retrouve
43:35la semaine prochaine
43:36sur CNews
43:36et sur Europe 1
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