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  • il y a 8 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00De retour sur le plateau de BFM TV édition spéciale qui se poursuit en étant direct, évidemment comme tous les
00:06soirs, il se passe mille choses ce soir.
00:08D'abord l'optimisme de Trump, Trump persuadé qu'on se rapproche d'un accord avec les Iraniens.
00:13Il y a sur la table ce soir une page, un mémorandum d'une page et on va en parler
00:18dans un instant.
00:20Mais d'abord Trump, l'optimisme de Trump ce soir, ça donne ça.
00:23— Nous nous en sortons bien. La situation est bonne. Nous souhaitons obtenir ce que nous souhaitons obtenir, évidemment.
00:32Ceci étant, ils veulent conclure un accord. Nous avons de très bons échanges depuis 24 heures. Il est très possible
00:40qu'on puisse conclure un accord.
00:42— Laurence Seymour, direct de Washington. Laurence, on a déjà entendu Trump prononcer cette phrase.
00:46Est-ce que ce soir on se rapproche vraiment de quelque chose qui pourrait ressembler à un accord entre Iraniens
00:51et Américains ?
00:52— Oui. Si on écoute Donald Trump qui n'arrête pas de dire que nous, journalistes, eh bien trois jours
00:59de commentaires ne servent à rien
01:01et qu'il faut se fier à ce qui se passe à 7 minutes et ce qui se passe à
01:047 minutes pour Donald Trump et ses conseillers à l'intérieur de la Maison-Blanche,
01:08c'est que Wall Street va très bien et que visiblement, il y a donc un accord qui a été
01:12mis sur une seule page avec 14 points.
01:16Et Donald Trump, eh bien vous le voyez, il était vraiment très optimiste. Il y a en France une expression
01:20« Tout va très bien, Madame la Marquise ».
01:22On attendait presque Donald Trump de dire « Tout va très bien, Monsieur et Mesdames qui nous regardaient dans le
01:28monde.
01:28On va arriver à un accord. » Et c'est vraiment ce que Donald Trump souhaite.
01:32— Vous restez avec nous en fil rouge, Laurence Seymour, évidemment. On accueille Olivier Weber.
01:37Bonsoir Olivier. Merci d'être là, grand reporter, ancien correspondant de guerre.
01:40Je note que vous sortez ce livre aujourd'hui « Des anges et des ogres ». C'est chez Kadman
01:45Nevy et que dedans, il y est notamment question de l'Iran.
01:49Je vous donne les points que contient visiblement cette feuille. Encore une fois, ça tient visiblement sur une page, sur
01:56une feuille,
01:57sur laquelle les Américains et les Iraniens seraient en train de se mettre d'accord. On n'y est pas,
02:01mais le travail est en train de se faire.
02:02Fin de la guerre et période de 30 jours de négociations, justement, pour se mettre d'accord sur un cadre.
02:08Déblocage progressif et réciproque, j'allais dire, du détroit d'Hormuz. L'Iran qui accepterait de déplacer son uranium enrichi
02:14à l'étranger.
02:14L'Iran qui s'engagerait à ne jamais se doter de l'arme nucléaire. Est-ce que tout ça vous
02:18semble crédible ?
02:19— Je pense surtout qu'il y a un jeu de la part des Iraniens. On l'a vu avec
02:22la déclaration de Ralibaf, qui est le président du Parlement,
02:25qui a dit « On nous propose une réédition ». Alors c'est intéressant, parce que ça veut dire aussi
02:29qu'il est prêt à négocier, lui, le président du Parlement, Ralibaf,
02:31qui est un dur, mais qui est sous la coupe de, vous savez, du fameux Ahmed Vaidi, le nouveau chef
02:35des Guariniens de la Révolution,
02:37qui incarne, on va dire, la radicalisation et la militarisation du système iranien, du nouveau pouvoir iranien.
02:44Ce président du Parlement ne peut rien faire sans Vaidi. C'est Vaidi qui a les clés. C'est lui
02:48le chef des Pazara, des Guariniens de la Révolution, etc.
02:50L'objectif, on en parlait encore tout à l'heure avec des Iraniens, des Iraniennes, c'est que, de l
02:54'exil, qui sont en France,
02:55c'est que ce régime cherche à gagner du temps. Il sait très bien que le temps joue pour l
03:00'Iran.
03:01Contre Trump, Trump à les mid-terms, donc je ne sais pas si les négociations vont aller jusqu'à mid
03:05-terms,
03:05mais pour l'instant, il y a la visite de Trump annoncée, vous en parliez tout à l'heure, Maxime,
03:1014-15 mai, en Chine.
03:12Deuxièmement, il y a actuellement, à Rakhshib, les infirmières étrangères, à Pékin.
03:16La Chine a un rôle clé à jouer. Avec le Pakistan, le Pakistan, c'est plutôt le missy dominicien intermédiaire
03:21qui va faire une caisse de résonance.
03:22Et je rappelle que Trump parle de l'homme fort du Pakistan, le général, pardon, maréchal,
03:28à Simounir, le deuxième maréchal de l'histoire du Pakistan, après Ubram, comme étant son général préféré.
03:33Mais le Pakistan, c'est un peu l'intermédiaire.
03:36La Chine a un rôle à jouer et je pense qu'il y a un gain de temps.
03:39Alors après, la question de la sortie de l'uranium, techniquement, les militaires nous l'expliquent,
03:43c'est quand même très compliqué.
03:44Je pense que là-dessus, il n'y aura pas un gain de cause.
03:47Peut-être que l'arrêt temporaire nucléaire, effectivement, est sur la tête du côté iranien.
03:52Ça, c'est une possibilité. On reviendra sur le détail, notamment sur le nucléaire,
03:54mais quand même, Elsa Vidal, une page, est-ce bien sérieux ?
03:58Ou au contraire, est-ce que c'est précisément comme ça que ça peut marcher ?
04:00C'est-à-dire qu'on se met d'accord sur le minimum, un cadre d'une page
04:05pour, comment dire, dresser un cadre, un chemin pour les 30 jours qui viennent.
04:10Oui, en réalité, dans les négociations internationales,
04:13le plus soulevant, on a le choix entre deux techniques.
04:15Soit on commence par le problème le plus difficile pour l'écarter définitivement du chemin.
04:20Il faut être, en réalité, déjà arrivé à un stade où l'un des deux est épuisé
04:25et il y a un besoin de s'arrêter et d'avancer.
04:28Et là, on n'y est pas ?
04:29Non.
04:30Soit on décide d'aller sur ce qu'on avait appelé le plus simple,
04:35le plus petit dénominateur commun,
04:38ce qui permet de s'entendre et de bâtir la confiance
04:41pour après s'approcher de problèmes plus sensibles.
04:46Et là, c'est une de ces variantes.
04:47On se rapproche, on va construire la confiance, peut-être,
04:51en commençant par se mettre d'accord sur le cadre, le périmètre de la conversation.
04:56Et bien sûr, comme le disait Olivier, c'est aussi un moyen de gagner du temps.
05:00Parce que pour avancer d'une de ces étapes à la prochaine étape,
05:04il va y avoir beaucoup de circonvolutions,
05:08beaucoup de moments dilatoires,
05:11beaucoup de techniques pour épuiser les nerfs des uns et des autres.
05:15Et ça, on en parlera un peu tout à l'heure,
05:18les Iraniens ont dans leurs équipes des spécialistes.
05:20Oui, des spécialistes pour ce genre de choses.
05:21Bertrand Gallichet, on lisait tout à l'heure,
05:23c'est nos confrères d'Axios, qui est un site américain,
05:26justement, qui donnait les détails de ce plan
05:28et qui donnait aussi les détails un peu de l'optimisme
05:31qui semble régner autour de Donald Trump ce soir,
05:34en disant qu'on n'est jamais allé aussi loin avec les Iraniens ces derniers temps,
05:38ou aussi proche d'avoir un accord.
05:41Est-ce que tout ça vous semble sérieux, tel que c'est proposé ?
05:44Et oui, et décrit ce soir.
05:46Alors ça me paraît prématuré, surtout,
05:48parce qu'on est loin d'un accord.
05:50On est dans la perspective d'une discussion qui pourrait durer un mois.
05:56Et effectivement, les Iraniens font tout pour faire durer le plaisir.
06:00Et notamment pour essayer d'épuiser, finalement,
06:05le temps qui reste à Trump pour négocier,
06:08compte tenu de tout le contexte aux États-Unis
06:10et le contexte mondial que l'on connaît.
06:13Il y a deux éléments dans ce mémorandum
06:15qui me paraissent intéressants
06:16et qui pourraient séduire un certain nombre de responsables iraniens.
06:21C'est notamment le dégel des avoirs iraniens
06:24qui ont été confisqués par les Occidentaux,
06:27notamment par les États-Unis.
06:28Il y a des milliards en jeu.
06:29Et puis, la levée des sanctions,
06:33qui ne serait naturellement que progressive.
06:35Mais vous savez que ça fait quand même des décennies
06:37que les Iraniens sont sous sanctions.
06:39Et ça perturbe naturellement beaucoup l'économie,
06:43l'activité en Iran.
06:44Et ça, ça peut être entendu de la part même
06:47des gardiens de la Révolution les plus arc-boutés
06:52sur, finalement, cette opposition avec les États-Unis.
06:55Parce que dans les avoirs qui peuvent être rendus,
06:57il y a aussi des avoirs qui pourraient atterrir directement
07:00dans la poche des gardiens de la Révolution.
07:02Ce régime, comme vous le savez,
07:04n'est pas forcément un modèle de vertu.
07:06Donc, voilà, ça, ça fait partie des choses
07:07qui pourraient, finalement, être assez agréables
07:11à entendre à l'oreille des gardiens.
07:13Pour le reste, ça n'est effectivement que des prémices.
07:19Et ce n'est pas tout de suite.
07:21Laurence Haïm, vous voulez réagir depuis Washington ?
07:25Non, je voulais réagir sur l'opinion publique américaine
07:28qui compte énormément pour Trump.
07:30Trump est un homme qui est obsédé par les sondages.
07:32Il regarde les études chaque matin.
07:34Et là, cette semaine, il s'est rendu compte
07:36que la guerre en Iran, elle était vraiment très, très impopulaire.
07:40On le sent lorsque Valentine Reap, qui est arrivée de Paris,
07:42qui a été à Miami avec moi,
07:45qui a rencontré des Trumpistes chaque fois qu'on leur posait la question.
07:48Les Américains, ici, disent, mais voilà, le prix de l'essence augmente.
07:51On ne veut pas de cette guerre.
07:52Je vous rappelle encore et toujours qu'il y a le traumatisme
07:54de la guerre en Irak, de la guerre en Afghanistan.
07:56Et on a vraiment l'impression, depuis quelques jours,
07:59que Donald Trump veut à tout prix que cette guerre s'arrête,
08:02que le détroit d'Hormuz soit sécurisé,
08:04mais que ce ne soient plus les Américains qui s'occupent
08:07de ce qui va se passer dans le détroit d'Hormuz au bout d'un moment.
08:10Et c'est vraiment une musique qui a changé.
08:12Et le ton optimiste de Donald Trump qu'on vient d'entendre,
08:15eh bien c'est aussi parce que dès qu'il fait une annonce un peu positive,
08:18il y a Wall Street qui remonte.
08:20Et donc la base est contente.
08:21Ah, Donald Trump nous dit que ça va peut-être s'arrêter.
08:23mais aussi les gens très riches qui, comme vous le savez,
08:26ont souvent financé la campagne de Donald Trump.
08:29Oui, de ce point de vue-là, pardon, mais ça marche d'une certaine manière.
08:32C'est-à-dire qu'effectivement, la bourse est remontée,
08:34le baril de pétrole descend, on l'a vu tout à l'heure,
08:36on se rapproche des 100 dollars.
08:38Il fait cette partie-là du boulot, elle est faite ce soir par Donald Trump.
08:42Tout à fait, c'est assez récent, on va dire, au nouveau même,
08:44dans l'histoire américaine, que de voir cet effet yo-yo,
08:47la volatilité, c'est-à-dire en fait l'impact des propos d'un président
08:50sur la bourse, sur les cours du pétrole, etc.
08:52Il dit quelque chose, le prix du baril descend,
08:55il est à à peu près 100 dollars aujourd'hui,
08:57alors qu'il était à 125-129 la semaine dernière.
08:59Il dit le contraire le lendemain, évidemment, ça remonte.
09:01Donc, il est vraiment dans le court terme, mais c'est vrai que ça marche.
09:04Et en même temps, je suis d'accord avec Laurence,
09:05il y a le spectre, il y a le traumatisme même des expéditions,
09:09les searchs, les grandes expéditions, les bourbiers en Afghanistan et en Irak.
09:12Là, évidemment, on cherche non seulement à gagner du temps,
09:15comme on le disait tout à l'heure, du côté iranien,
09:17mais d'un côté global, tant du côté iranien que du côté américain,
09:21on cherche à sauver la face.
09:22Il y a eu donc le début de la guerre, 28 février,
09:25après un round de négociations qui n'a pas marché,
09:27donc avec quand même les Chinois behind the door derrière les portes.
09:30Et après, maintenant, on montre les muscles à nouveau des deux côtés.
09:33Je pense que, pardon, pas l'incident,
09:35l'attentat, enfin la frappe du navire français,
09:39ce n'est pas un hasard, c'est pour dire du côté iranien,
09:42attention, même un bateau qui voudrait protéger la marine marchande française,
09:49ou sous pavillon, autre, mais en tout cas possédé par un amateur français,
09:52ne peut pas être protégé parce que nous sommes là.
09:54Donc on montre les muscles, mais ça ne veut pas dire
09:56qu'il n'y a pas un round de négociations plus tard.
09:58Au contraire, et là, l'optimisme de Trump est peut-être basé,
10:01effectivement, sur ce mémorandum, même s'il est très léger,
10:04évidemment, comme le disait Elsa tout à l'heure, c'est un cadre,
10:05après on négocie, mais on a l'impression quand même
10:07qu'il y a une porte de manœuvre,
10:10une marge de manœuvre qui se dessine
10:11pour pouvoir négocier rapidement,
10:13et peut-être encore une fois que le Pakistan est...
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