- il y a 8 heures
La cyberattaque visant l’Agence nationale des titres sécurisés révèle une fuite massive de données personnelles concernant potentiellement des millions de Français. Si les informations dérobées ne permettent pas une usurpation d’identité complète, elles pourraient alimenter des campagnes de phishing particulièrement crédibles.
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00:04C'est parti pour le grand débrief de l'actu tech, il est 10h45, on est en direct sur la
00:08chaîne Bsmart.
00:09Aujourd'hui autour de la table pour débattre de tous ces sujets qu'on va traiter ensemble.
00:14Et il y en a, vous allez voir, il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup, on va essayer d'y
00:16arriver.
00:17Alexandra Itanu, bonjour Alexandra.
00:19Bonjour Delphine.
00:19Avocate spécialiste des sujets du numérique, de la cybersécurité, Alain Garnier est aussi avec nous.
00:25Bonjour Alain.
00:25Bonjour à tous.
00:26CEO de Jamespot et Philippe Legrand.
00:28Bonjour Philippe.
00:30Bonjour Delphine.
00:30Ravi de vous avoir tous les trois.
00:32Vice-président d'Infranum, on va parler des infrastructures encore, et président de Teleos.
00:37Alors, bon, je ne l'avais pas mis au programme, mais je me suis dit qu'on ne pouvait pas
00:39passer à côté de l'annonce de Scaleway
00:42qui récupère le Health Data Hub, qu'on appelle maintenant la plateforme des données de santé.
00:48Donc il y aura vraiment une migration de la plateforme Microsoft Azure vers une solution sécurisée, souveraine, française, quoi.
00:57Et on est super content.
00:58C'est quand même une bataille très très longue qui a été menée pour en arriver là.
01:02J'en parle avec d'autant plus d'enthousiasme et d'émotion que la première émission que j'ai faite
01:07sur Bsmart,
01:08j'étais en interview avec Michel Paulin, et notre sujet c'était le Health Data Hub et le problème de
01:14l'appel d'offres qui n'avait pas eu lieu.
01:15Donc vous voyez, on va parler aussi du piratage de l'AMTS, l'agence des titres sécurisés.
01:28On va s'intéresser au rachat de SFR.
01:31On va parler du départ de Tim Cook.
01:34Et puis peut-être qu'on aura le temps aussi de dire un mot sur la collaboration entre le gouvernement
01:38et AMD.
01:39Mais on commence avec ce qu'il faut savoir sur la fin du cuivre.
01:42Et pour lancer la discussion, nous sommes connectés avec Marie Lamoureux.
01:46Bonjour Marie.
01:48Bonjour Delphine, bonjour à tous.
01:50Vous êtes directrice des infrastructures d'Action, qui est un spécialiste du déploiement des infrastructures.
01:56Déjà peut-être un état des lieux.
01:57On en est où de cette fin du cuivre en France ?
02:00Qu'est-ce que vous constatez sur le terrain ?
02:03Alors déjà, moi j'ai envie peut-être de reparler de la fibre avant de parler du cuivre.
02:08On va peut-être en parler après, parce que notre sujet c'est le cuivre quand même.
02:11D'accord.
02:12Très bien, très bien.
02:14Donc on en est où sur la fermeture du cuivre ?
02:16Pour le moment, on a à peu près 1000 communes en France qui ont fermé au cuivre, dont environ 300
02:23chez Axone.
02:24Donc vous voyez qu'on a un opérateur vraiment très investi sur ce sujet-là.
02:28Et ces 1000 communes, ça représente à peu près 1 million de logements.
02:32Donc j'ai envie de dire qu'on est au début.
02:34Mais en tout cas, sur ces premières phases de fermeture, c'est vraiment un succès.
02:40Tout s'est très bien passé.
02:41Donc ce qui laisse augurer vraiment que du positif pour la suite.
02:46Et dans le plan d'Orange, la fermeture complète est prévue d'ici 2030.
02:53Donc d'ici 4 ans, on devrait avoir une fermeture complète de ce réseau
02:58qui accompagne les Français depuis plus de 50 ans.
03:00Et ça vous semble un bon calendrier, tenable, raisonnable ?
03:05Alors, c'est un bon calendrier au niveau national.
03:09Après nous, donc Axone, on déploie la fibre uniquement dans les zones rurales.
03:14Donc on a déployé un peu plus de 3,5 millions de prises.
03:19Nous, on est prêts à aller plus vite, puisque grâce à l'engagement de l'État français,
03:26du régulateur, etc., les zones rurales ont été déployées quand même dans des calendriers
03:31très ambitieux et qui ont tous été tenus.
03:33Donc nous, on aimerait justement accélérer les choses pour que les zones qui sont déjà prêtes,
03:43et c'est le cas des réseaux d'Action, puissent anticiper la date de 2030 et aller le plus vite
03:50possible.
03:51Alors j'ai vu qu'en plus, il y a eu une annonce gouvernementale de généralisation du dispositif d'accompagnement
03:58pour aider à financer les travaux s'ils sont nécessaires au moment où on va installer la fibre optique.
04:05Ça, ça peut aider aussi, Philippe ?
04:07Ah oui, absolument, mais je ne veux pas... Enfin, Marie, elle saurait en parler très très bien.
04:11Il y a une petite enveloppe pour aider au financement des travaux de raccordement sur les zones privées,
04:17sur les zones privatives, pour le cas où on est dans une situation de carence d'infrastructures en génie civil,
04:22en effet.
04:23Ça va accompagner le mouvement, en effet, pour les personnes ou les entreprises les plus démunies.
04:29Alors Marie, on a eu aussi la semaine dernière, je crois, je ne sais plus, les jours passent tellement vite,
04:32un débat sur le problème du coût de la maintenance, aujourd'hui, du réseau installé en fibre optique.
04:38Quelle est votre position là-dessus ?
04:41Nous, effectivement, ce qu'on constate, mais c'est la même chose pour tous les services publics en France,
04:47c'est que le coût d'exploitation d'un service public dans une zone dense,
04:51où les distances sont très... beaucoup plus petites,
04:57et où on a beaucoup moins d'impact dans les réseaux, là, je vais parler un peu technique, désolée,
05:02mais dans les réseaux télécom, un facteur de coût très important,
05:07c'est est-ce que vous avez des poteaux ou est-ce que vous avez des réseaux enterrés ?
05:11Et donc, nous, dans les zones rurales, on a énormément de poteaux.
05:13Donc, dès qu'il y a une tempête, un arbre qui tombe, etc.,
05:18on a des coûts de maintenance très élevés,
05:19parce qu'il faut que les équipes interviennent le plus vite possible.
05:22Plus le réseau est enterré, et moins vous avez de coûts de maintenance.
05:27Donc, effectivement, ces deux situations cumulées font que dans les zones rurales,
05:34les coûts d'exploitation sont beaucoup plus élevés que dans les zones urbaines,
05:38alors que les tarifs sont les mêmes.
05:40Mais la fibre optique, elle n'est pas sur des poteaux, quand même ?
05:44Si, si, si.
05:46Elle est dans des câbles, sur des poteaux, au-dessus...
05:49Soit des poteaux oranges, soit des poteaux navices.
05:51Non, pas du tout.
05:5250% du linéaire est aérien en France.
05:54C'est même 53% en linéaire, oui.
05:56Ok.
05:57Bon, effectivement, ça interroge.
06:00Quels sont, selon vous, justement, les grands défis dans les collectivités les plus rurales
06:06sur ce passage à la fibre optique ?
06:09Et on entend aussi encore certains dire,
06:12finalement, moi, je préfère rester au cuivre,
06:13j'en ai pas forcément besoin de la fibre optique.
06:17Alors, nous, quand même, dans les zones où on intervient,
06:20le cuivre est souvent d'assez mauvaise qualité par rapport aux zones urbaines.
06:26Donc, les usages sont quand même très vite contraints.
06:30Et on observe aussi, depuis le Covid, quand même une recrudescence d'exodes urbains.
06:37C'est peut-être un peu fort, mais de gens, en tout cas,
06:39qui cherchent à avoir la même qualité de vie
06:43et de pouvoir travailler dans les mêmes conditions à la campagne qu'à la ville.
06:47Et donc, la fibre est vraiment nécessaire.
06:49Et on ne peut pas continuer à avoir deux infrastructures exploitées en parallèle.
06:56Sinon, économiquement, ça ne fait pas sens.
06:59Donc, il faut absolument, effectivement,
07:01qu'on arrive à migrer tout le monde sur le réseau fibre.
07:05Les gens qui ont migré sont tous très contents.
07:10Donc, dans les obstacles, vous le citiez tout à l'heure,
07:13il y a des gens pour qui passer à la fibre, ça nécessite des travaux.
07:18Comme le disait Philippe, ça peut nécessiter des travaux sur la parcelle privée.
07:23Donc là, effectivement, on a beaucoup poussé pour que l'État aide les ménages,
07:29les foyers les plus en difficulté,
07:32parce que ça peut être plusieurs milliers d'euros, en fait,
07:34qui sont nécessaires pour permettre d'avoir la fibre optique.
07:38Donc ça, vraiment, il faut absolument que le processus soit généralisé.
07:44Et là, c'était plutôt une expérimentation,
07:47donc qu'il soit effectivement, qu'il perdure jusqu'à la fin du réseau cuivre.
07:53Et il faut aussi, effectivement, aider, accompagner les entreprises.
07:59Il n'y a pas que les foyers et ménages qui peuvent avoir des difficultés.
08:03Les petites entreprises, ça peut aussi nécessiter pas mal d'investissements
08:08de passer à la fibre optique.
08:11Et ça, pour les petites entreprises, il y a également un dispositif d'accompagnement
08:14qui est prévu, financier ?
08:16Non, il n'y a pas de dispositif.
08:18Donc ça, ça peut être, effectivement, quelque chose qui peut être réfléchi
08:22pour accompagner les entreprises dans leur migration vers la fibre optique.
08:26Oui.
08:26Parce qu'en fait, on le voit aujourd'hui, les entreprises sont un peu en retard,
08:30pardon, sont un peu en retard dans la transition,
08:32sont un peu en retard dans l'appropriation de tout ce qui est,
08:36vous en parliez tout à l'heure, de l'IA souveraine, etc.
08:38Donc c'est vraiment très important que ces entreprises,
08:42elles aient le socle d'infrastructure fibre optique
08:46pour derrière pouvoir monter en gamme sur les usages numériques.
08:51OK.
08:52Allez, on fait un petit carton rouge, carton vert sur la fin du cuivre.
08:55Vous dites la fin du cuivre,
08:57« Oh non, c'est pas bien, carton rouge ! »
08:59Oui, c'est bien, passons tous à la fibre optique.
09:03Vous voyez, on est des convaincus, Marie Lamoureux.
09:06Merci beaucoup pour votre intervention.
09:09Je rappelle que vous êtes la directrice des infrastructures d'Action.
09:12Allez, nous, on enchaîne avec tous nos autres sujets.
09:15Je voulais qu'on commence par le piratage de l'ANTS
09:17parce que les fuites de données, ça commence à bien faire.
09:20On ne sait pas jusqu'où ça va aller.
09:22Et voilà, c'est assez désespérant.
09:24Quand ça touche l'Agence nationale des titres sécurisés,
09:27on zicla vraiment quand on nous parle de la vérification de l'âge de main
09:32en utilisant notre biométrie ou nos papiers d'identité,
09:37on se pose la question de la sécurité de toutes ces données.
09:40Est-ce qu'on est capable aujourd'hui de faire face à cette hémorragie ?
09:44Alors, je mets un petit bémol avant de vous faire réagir et de vous entendre.
09:48J'ai quand même vu que Damien Bancal,
09:51l'excellent Damien Bancal dans Zataz,
09:54s'interroge sur cette fuite
09:56et il se demande si ce n'est peut-être pas un peu exagéré
09:58et si ce n'est pas un peu bidon, comme il dit,
10:01puisqu'il y a des contestations qui sont formulées par des pirates informatiques
10:05sur les forums où la revendication a été diffusée.
10:08Voilà, visiblement, cette fuite serait un peu surestimée.
10:11On n'aurait pas toutes les preuves.
10:13Reste qu'il y a un communiqué de l'ANTS
10:15qui dit quand même qu'il y a une fuite de données.
10:17Et aujourd'hui, j'imagine que ça nous interroge.
10:20Alors, qui commence ? Alain ?
10:22Ah ben, c'est problématique.
10:25La France, on fait partie des plus attaqués
10:27et aussi sur lesquelles il y a le plus de fuite
10:29quand on regarde en Europe.
10:30Donc, il y a une vraie problématique.
10:33Et moi, je pense qu'il y a deux dimensions dans cette histoire, je vois.
10:37Il y a une première, c'est que de toute façon,
10:38les menaces cyber vont aller croissant.
10:40Donc, il faut se préparer à ça.
10:42Mais il y a aussi une façon dont on traite ça.
10:45Et moi, je pense que...
10:46Et ça, c'est un point pour moi qui est assez essentiel.
10:49En fait, la France, avec son modèle très centralisateur,
10:52on passe notre temps à centraliser
10:53parce que ça nous rassure ou parce que c'est notre histoire.
10:56C'est catastrophique par rapport à ces questions de cyber.
10:59Parce que là, ce qui se passe...
11:00Ce n'est pas le cas en Allemagne, d'ailleurs.
11:01Ce n'est pas le cas forcément en Allemagne ou dans d'autres pays.
11:03C'est-à-dire qu'on pense que parce qu'on va avoir
11:06un seul système national hyper-sécurisé,
11:10on est à l'abri de tout.
11:11Or, comme on voit qu'effectivement,
11:12c'est très difficile de faire face aujourd'hui aux menaces,
11:15je ne parle même pas des risques avec l'IA qui accélère ça,
11:18en fait, on se met en situation d'avoir des failles
11:23de l'échelle nationale, systématiquement.
11:26Comme là, ça arrive pour la NTS.
11:27Donc je pense qu'il faut...
11:28Ça reste des gros fichiers, quoi.
11:30Il faut urgemment repenser ça
11:32et se dire qu'il faut qu'on quitte cette idée
11:35très centralisatrice française,
11:37mais pour plein de choses.
11:37C'est vrai aussi pour la cyber,
11:38c'est vrai pour les achats,
11:39c'est vrai pour...
11:40Il faut qu'on quitte cette idée
11:41que la centralisation dans un monde connecté,
11:45c'est la solution.
11:46Non, c'est la faiblesse.
11:48Et je pense que ça, c'est structurel.
11:50On aurait eu un fichier par département,
11:51par exemple,
11:52il y aurait eu peut-être un département touché.
11:55Voilà.
11:55Mais là, on pense qu'on va le faire au niveau global.
11:58Et je vois bien.
11:59À chaque fois, on se dit,
11:59mais si, si, le prochain sera plus sécurisé.
12:01Et là, du coup, on a carrément tous les Français.
12:03Donc le coup d'après, je...
12:04Voilà.
12:04Donc ça, c'est vraiment mon point de fond.
12:07Après, je...
12:09Alexandra ?
12:09Oui, non, mais c'est sûr.
12:10Du chef, oui.
12:10Alors, en tout cas, nous, au cabinet,
12:12c'est vrai qu'on assiste.
12:12Alors, il y a l'ANSI qui l'a dit,
12:14il y a plus de 51% d'exfiltration de données.
12:16On assiste à une explosion des cyberattaques.
12:18Et pas que des cyberattaques, d'ailleurs, au cabinet.
12:19Des violations de données.
12:20Parce qu'il faut bien comprendre
12:22qu'une violation de données,
12:22ça peut venir de l'extérieur.
12:23Mais ça vient aussi beaucoup, souvent, de l'intérieur.
12:25Donc on a souvent des anciens salariés,
12:27des intérimaires, des techniciens
12:29qui téléchargent les bases de données illégalement
12:31et qui les mettent sur le dark web.
12:32Et on assiste vraiment aujourd'hui,
12:34et on le voit,
12:34c'est-à-dire à un vrai commerce parallèle
12:35de ces bases de données sur le dark web,
12:37qu'elles soient issues de cyberattaques
12:39ou de violations en interne.
12:41Ça, c'est important de le dire.
12:42C'est la première chose qui est importante de dire.
12:43Deuxième chose, c'est qu'il faut...
12:44Et puis il y a la cyberattaque aussi,
12:45c'est-à-dire la faille informatique.
12:48Mais il y a aussi l'usurpation d'identité
12:51qui est de plus en plus fréquente.
12:53Et voilà, du coup, on a accès.
12:54Le maillon faible, c'est l'humain
12:55et on a accès à tout.
12:56Et il y en a énormément,
12:57de plus en plus, grâce à l'IA,
12:58avec les deepfakes qui imitent les voix.
13:00Et c'est des choses qu'on voit aujourd'hui
13:02de manière quotidienne au cabinet.
13:03Et il y a une seconde chose que j'aimerais dire,
13:05c'est qu'en France,
13:06on a vraiment ce sentiment souvent de honte
13:07quand il y a une cyberattaque.
13:08Et donc souvent, on vient nous voir
13:09six mois après, un an après,
13:12parce qu'on s'est rendu compte justement
13:13que c'était sur le dark web.
13:14Il faut quand même que cette honte,
13:15elle change un peu de camp.
13:16Alors effectivement,
13:17on est responsable quand il y a une cyberattaque,
13:19mais on est aussi un peu victime.
13:20C'est important de porter plainte.
13:21C'est important de notifier à l'ACNIL
13:22parce que c'est comme ça
13:23qu'on appréhende ces gens-là
13:24et on en appréhende de temps en temps.
13:26Il ne faut pas se dire
13:26que c'est dans une grande impunité.
13:28Donc, important quand même de rappeler
13:29qu'il ne faut pas avoir honte
13:30et que les 72 premières heures,
13:31elles sont très, très importantes.
13:33Oui, ça c'est très important.
13:34Effectivement, l'entreprise est victime.
13:36Oui, elle reste victime.
13:37On porte plainte, on est victime.
13:40Effectivement, la honte doit changer de camp,
13:41mais ça n'en reste pas moins
13:42une petite fierté,
13:44et pas une grande fierté en tout cas,
13:45de voir nos agences nationales
13:47à chaque fois se faire pirater
13:48les unes après les autres.
13:50On va bientôt identifier...
13:50Comment ça une fierté ?
13:51Je n'ai pas compris.
13:52Non, ce n'est pas du tout une fierté
13:53justement de porter en plus.
13:56L'ANTS, en plus,
13:57ce n'est pas n'importe quelle administration.
14:00Donc, non, non,
14:00ce n'est pas une grande fierté
14:01effectivement d'avoir
14:02ce genre d'informations qui arrivent.
14:05Alors, Alain disait
14:05que ça arrive plus en France qu'ailleurs.
14:07J'espère pas.
14:08Si c'est le cas,
14:08c'est encore plus dramatique.
14:10Il est vrai qu'il faut qu'on adapte
14:13en tout cas nos architectures
14:15et nos process,
14:16d'autant plus que sur le fait
14:19de publier sur le dark web
14:21des fichiers nominatifs
14:22avec les informations de tout le monde,
14:24donc là, on a même un problème
14:24de RGPD
14:25qui n'est même pas appliqué
14:27dans cette agence nationale.
14:29Donc, effectivement,
14:29il va falloir mettre
14:30les bouchées doubles
14:30sur la cybersécurité.
14:32C'est pour ça que j'ai fait
14:32une petite intro
14:33en prenant des pincettes
14:34sur les informations
14:35qu'on a trouvées sur les forums
14:36parce qu'on ne sait pas
14:37exactement ce qu'il y a.
14:39Et puis, il y a quand même
14:39une bonne nouvelle aussi,
14:40je voulais signaler,
14:41qu'il y a eu l'interpellation
14:42hier,
14:44confirmée par le parquet de Paris,
14:45d'un homme soupçonné
14:47d'être à l'origine
14:48de plusieurs cyberattaques,
14:50notamment visant
14:51l'éducation nationale d'ailleurs.
14:53Et un deuxième aussi
14:54qui n'a pas été confirmé.
14:55Mais donc, il y a quand même
14:56des coups de filet aussi.
14:57D'où l'importance
14:58de porter plainte
14:59pour pouvoir
14:59qu'une enquête soit menée.
15:01Si on ne porte pas de plainte,
15:02malheureusement,
15:03le parquet ne peut pas
15:03ouvrir d'enquête.
15:04Allez, on passe
15:04à notre revue de presse
15:05pour sortir nos cartons.
15:07Le Figaro,
15:09titre,
15:09rachat de SFR,
15:10Orange, Bouygues,
15:11Télécom et Free
15:11décroche l'accord
15:13de Patrick Drahi.
15:15Leur surenchère
15:15à 20,35 milliards d'euros
15:18a été acceptée
15:19par l'homme d'affaires.
15:20Une longue période
15:21s'ouvre désormais
15:22pour obtenir
15:22les autorisations réglementaires.
15:24Parce que bon,
15:24il ne suffit pas de dire
15:25qu'on se met d'accord
15:26pour que tout ça
15:28soit exaucé.
15:29Ça va être encore long
15:30mais ça y est, c'est fait.
15:31Ce deal,
15:31mais ça fait des années
15:32qu'on en parle.
15:33Enfin, ce deal,
15:34en tout cas,
15:34ce retour à trois opérateurs.
15:36Ça fait des années
15:37qu'on en parle.
15:37Il semblerait que là,
15:38ça y est, on y soit.
15:40Quel regard vous portez ?
15:41Ne serait-ce que sur la somme ?
15:42Tiens, 20,35 milliards
15:45pour SFR ?
15:46Oui, on est à peu près
15:46sur la somme objectif
15:47que souhaitait Patrick Drahi.
15:49Évidemment, il avait demandé plus.
15:50Ça lui permet,
15:51enfin, ça permet au groupe Altice
15:53de se désendetter suffisamment.
15:54C'est plutôt une belle vente.
15:56Il faut dire les choses
15:57telles qu'elles sont.
15:57Mais en même temps,
15:58il y a un vrai enjeu
15:59pour les trois opérateurs.
16:00Ça sera long.
16:01Ça sera long
16:02et pour plusieurs raisons.
16:03D'abord, parce que
16:04le deal n'est pas
16:05complètement conclu.
16:05Il reste encore
16:06quelques semaines de discussion.
16:07Et après, il y aura
16:08le passage au niveau
16:09des autorités de la concurrence,
16:10française, voire même européenne.
16:12Voilà, puisque Orange
16:13est de la partie.
16:14Et une fois que ça sera réalisé,
16:16on parle de fin 2027,
16:17qui me semble un calendrier
16:18assez ambitieux,
16:19mais mettons,
16:20derrière,
16:21une structure sera créée
16:22à partir de laquelle
16:23les actifs de SFR
16:24seront partagés
16:25entre les trois opérateurs,
16:26dont les actifs réseau.
16:27Et là,
16:27avec les systèmes d'information,
16:29enfin bref,
16:29on peut parler encore
16:30de deux ans supplémentaires.
16:32Ça peut nous amener
16:33donc à début 2030
16:34pour que cette session
16:35soit effective
16:36et constatée
16:38au quotidien
16:39auprès des Français.
16:40Et qu'on commence à voir
16:41ce que ça veut dire
16:41pour un abonné SFR.
16:43Et ce que ça veut dire
16:44pour un abonné SFR
16:45et ce que ça veut dire
16:46pour le marché.
16:46Alors moi,
16:47j'y vois plusieurs signaux positifs.
16:48Le premier signal...
16:49Carton vert ou carton rouge déjà ?
16:51Pour moi,
16:52c'est un carton vert.
16:52Carton vert, ok.
16:53Ouais.
16:54Tout le monde, très bien.
16:56Premier signal positif
16:57sur la santé des opérateurs.
16:59On sait bien que
17:01cet écosystème
17:01des infrastructures numériques
17:02repose sur la bonne santé
17:04des opérateurs.
17:05La théorie du ruissellement
17:06ne marche que s'il y a
17:06quelque chose
17:07à faire ruisseller.
17:08Aujourd'hui,
17:08ils sont quand même sous pression
17:09face aux investissements
17:11qui ont déjà été consentis
17:12et ceux qui arrivent demain.
17:13On a parlé notamment
17:14des sujets sur le cloud.
17:17Alors ça,
17:18c'est le premier élément
17:19qui est tout à fait positif.
17:20Le deuxième élément,
17:21c'est qu'on l'a vu
17:21et d'ailleurs Marie Lamoureux
17:22le rappelait,
17:23les entreprises françaises
17:24ne sont, désolé,
17:25pas un peu en retard.
17:27Elles sont complètement
17:27à la rue sur la digitalisation.
17:29En Europe,
17:29on est 20ème sur 27.
17:31On est au niveau de la Roumanie.
17:33sur la diffusion du digital
17:35dans les entreprises.
17:36Et on a vraiment besoin
17:38que le marché du B2B
17:39se structure
17:40et qu'émergent enfin
17:42des services
17:42plutôt que de faire
17:43une simple concurrence
17:44sur les prix
17:45qui stérilisent
17:46toutes les factures
17:47d'innovation.
17:47J'entends quand même
17:48dans votre discours,
17:50ça veut dire que
17:50les prix vont augmenter ?
17:51Oui, très probablement.
17:53Oui, ça me paraît
17:54inévitable.
17:54Mais le prix est trop bas
17:55en France.
17:56On est beaucoup plus bas
17:57par rapport à la moyenne européenne.
17:59Mais voilà.
18:00Et on a besoin
18:00d'acteurs solides.
18:02Exactement.
18:02La concurrence est féroce.
18:05Mais bon,
18:06pour le pouvoir d'achat,
18:07ce n'est pas une bonne nouvelle.
18:07Oui, le pouvoir d'achat,
18:08il faut aussi relativiser
18:10en fait...
18:12En fait, aujourd'hui,
18:13effectivement,
18:13on ne paye pas assez cher
18:14nos opérateurs locaux.
18:16Et par contre,
18:16on paye très très cher
18:19les opérateurs étrangers
18:20et gafemmes.
18:21Dans les entreprises.
18:22Oui, mais dans les entreprises.
18:23Parce que chez les particuliers.
18:25Mais les particuliers également.
18:26Ça ne rentre pas compte.
18:27Quand, par exemple,
18:28les particuliers achètent
18:29leur smartphone,
18:31ils les achètent où ?
18:32Ah oui.
18:32Quand les particuliers achètent...
18:33C'est vrai que ça coûte cher.
18:35Quand les particuliers
18:36laissent 30 à 40%
18:38de ce qu'ils achètent
18:39sur le smartphone
18:40à l'opérateur,
18:42c'est qui qui le récupère ?
18:43Oui, ça ne finance pas
18:44les retraites.
18:44Et ça ne finance pas
18:45les retraites.
18:46Quand les trois quarts
18:48du réseau
18:48financé par les opérateurs
18:51escouattés par les gafemmes
18:52qui ne donnent pas
18:53un copec.
18:55Pas un copec,
18:56ce n'est pas totalement vrai.
18:58Aujourd'hui,
18:59ils ne payent pas.
18:59Ils donnent beaucoup de copec,
19:00maintenant, plus en tout cas.
19:01Le fair use, par exemple,
19:02le fait de dire
19:02qu'ils allaient payer
19:03en fonction de leur consommation
19:04a été retoffé.
19:05Le fair share.
19:06Le fair share, pardon,
19:07pas le fair use.
19:07Oui, tu as raison,
19:08le fair use,
19:09c'est que ce qu'il y a...
19:14C'est le coup de iraille.
19:22On a aussi du cash
19:23pour faire ça.
19:24Donc, il faut rééquilibrer ça
19:25et aller prendre justement
19:26ces poches,
19:28et c'est d'où
19:29l'intérêt de la souveraineté,
19:30ces poches américaines
19:31sur lesquelles on donne
19:31trop d'argent
19:32pour les remettre
19:33sur les opérateurs locaux.
19:35En l'occurrence,
19:36effectivement,
19:36là, on parle des telcos,
19:37mais il faut aussi monter
19:38sur la partie cloud
19:39et sur la partie logicielle.
19:40Alexandra.
19:42Non, mais je n'ai pas
19:43grand-chose à dire sur ça,
19:44à part sur le coût.
19:45Ce qui est intéressant,
19:45moi, je fais le lien
19:46avec les cyberattaques
19:47et les violations de données.
19:48On dit qu'il faut mettre
19:48des mesures de sécurité
19:50proportionnelles au coût investi.
19:51Effectivement, c'est vrai
19:52que si on a un coût
19:53qui est bas,
19:53comment est-ce que,
19:54d'une certaine manière,
19:55ces opérateurs-là
19:56vont pouvoir investir
19:57pour la sécurité
19:58et la continuité des services ?
20:00Donc, c'est vrai
20:01que ça rejoint un peu
20:01ce que dit Alain sur ça.
20:02Allez, on passe au monde.
20:04Qui titre ?
20:04Tim Cook passe la main
20:05à la tête d'Apple,
20:06une entreprise extrêmement rentable
20:08restée à l'écart
20:09de la course à l'IA.
20:10C'est John Ternus,
20:12le vice-président
20:12de la division produits physiques
20:14qui va lui succéder
20:15au poste de PDG
20:16le 1er septembre.
20:18Alors, carton rouge, carton rouge,
20:19vous êtes content
20:19que Tim Cook s'aide la main ?
20:22Ouais, ouais.
20:23Moi, je dis que j'étais...
20:24Ouais, c'est bien.
20:25C'était le moment.
20:26Pas trop d'avis.
20:27Allez, Alexandra,
20:27pourquoi pas trop d'avis ?
20:28En fait, moi,
20:29je remarque un truc,
20:30c'est que ces chefs d'entreprise,
20:31aujourd'hui,
20:31c'est devenus un peu
20:32des politiques, quoi.
20:34Effectivement, c'est important.
20:35On ne sait pas trop qui...
20:35C'est très incarné.
20:36C'est très incarné, totalement.
20:37Et donc, on ne sait pas trop
20:39quelle va être la ligne
20:40du coup d'Apple
20:41avec ce nouveau dirigeant.
20:43Donc, c'est pour ça
20:45carton orange sur ce coup
20:46à voir quelle va être la ligne...
20:48C'est vrai.
20:48On ne sait pas.
20:49Effectivement.
20:50Alain ?
20:50Oui, alors, par contre,
20:51le bilan de Tim Cook,
20:52c'est exactement ce que tu as dit.
20:53C'est une boîte
20:54qui est devenue rentable.
20:55En fait, c'est un homme
20:55qui a industrialisé
20:56et créé de la marge
20:57de l'Ebidda,
20:57mais il n'a pas créé
20:58vraiment d'innovation.
21:00Et d'ailleurs,
21:01sur l'IA, il n'y en a pas.
21:02Et par contre,
21:03le fait de prendre celui
21:04qui est sur le matériel,
21:05pour moi,
21:06c'est un signe très intéressant
21:07parce qu'il y a une hypothèse
21:08dans laquelle l'IA mange tout.
21:10Et dans ces cas-là,
21:10je pense qu'Apple, là,
21:11est dans une phase de régression.
21:13Se dit,
21:14l'IA est en train de tout manger,
21:16on ne sait pas où on va, nous.
21:17Par contre, ce qu'on sait,
21:18c'est que les gens
21:18achètent du matos.
21:19Donc, revenons au matos.
21:20Moi, je sens ça
21:21comme un repli identitaire d'Apple.
21:25Il ne faut pas oublier
21:25qu'au départ,
21:26Apple, c'est quand même
21:27du matériel.
21:29Donc, n'ayant pas réussi
21:31à aller trop...
21:32Enfin, pas au bon endroit
21:33sur les services.
21:35On préserve la partie business
21:36qui est la plus sûre.
21:37En se disant, voilà.
21:38Et là, je sens qu'Apple,
21:39qui était une boîte
21:40Think Different,
21:41c'est vraiment
21:41Think Conservateur.
21:43Donc, ça a l'air que là...
21:44Moi, c'est pour ça
21:45que je suis contente aussi
21:46que Tim Cook s'en aille
21:47parce que je me dis
21:47peut-être qu'on était entrés
21:48dans une ère un peu
21:49trop conservatrice
21:50et que ça va donner
21:51quelque chose de différent.
21:52Je ne sais pas
21:53si je dois partager
21:53le même avis.
21:54Alors, je suis d'accord
21:54sur une chose,
21:55c'est que les dirigeants
21:56d'entreprises sont très politiques.
21:57Et le message qui est donné
21:58me semble extrêmement clair.
21:59D'ailleurs, les discours
22:00qui ont environné
22:02cette passation en cours,
22:03parce qu'elle n'est pas
22:04encore réalisée,
22:05cette passation en cours,
22:08sont complètement orientées
22:09vers l'innovation technologique
22:11et quelque part,
22:12et là, Alain,
22:13je te rejoins complètement,
22:14sur le rattrapage
22:15vis-à-vis de l'intelligence
22:16artificielle,
22:17parce qu'Apple est un peu
22:18décrochée par rapport
22:19au reste du marché.
22:20Moi, j'ai vu beaucoup
22:21de messages positifs.
22:23Est-ce que l'incarnation
22:25de ce nouveau PDG
22:26va vraiment insuffler
22:28une dynamique
22:28ou est-ce que cette dynamique
22:29était déjà lancée précédemment ?
22:31J'ai plutôt l'impression
22:31que tout était un peu
22:32dans les cartons.
22:32Il y a une vraie volonté
22:34en tout cas d'Apple
22:34d'afficher son rattrapage
22:37technologique,
22:37et je trouve ça bien
22:38parce que l'innovation
22:39technologique chez Apple
22:39sur les dernières années,
22:41on la voyait moins,
22:43elle avait existé beaucoup,
22:45ils ont été très disruptifs
22:46dans les années 2008-2009,
22:47et depuis,
22:48on la voyait moins,
22:49et là, je pense qu'on devrait,
22:51enfin, je l'espère.
22:51Peut-être qu'on peut innover
22:52ailleurs que dans le smartphone aussi,
22:54c'est vrai Alain,
22:55le fait que ce soit quelqu'un
22:56du produit,
22:57c'est assez intéressant,
22:58parce que même si on regarde
22:59les concurrents,
22:59parce que là,
22:59on parle de l'IA,
23:00on dit ouais,
23:00ils sont à la traîne
23:01par rapport aux autres,
23:02mais par rapport aux autres
23:03fabricants de smartphones,
23:04non.
23:04Enfin, je veux dire,
23:05aujourd'hui,
23:05les applications d'IA
23:07sur les smartphones,
23:08c'est chez Sam Altman,
23:10c'est chez Google,
23:12et Anthropik.
23:13Et Johnny Hive,
23:14il est parti chez ChatGPT
23:16pour monter le fameux nouveau device
23:20qu'on devrait tous porter.
23:22Où est-ce qu'il sera d'ailleurs ?
23:23Dans nos cheveux,
23:24dans nos oreilles ?
23:25Je ne sais pas.
23:26Je ne sais pas.
23:27Il y a plein d'endroits du corps
23:28qui n'ont pas été encore explorés.
23:30Et donc là,
23:31tout d'un coup,
23:32Apple n'a pas dit
23:32ben non,
23:33nous,
23:33on sait ce qu'on va faire,
23:33comme ils l'ont fait,
23:34par exemple,
23:35quand ils sont passés du smartphone,
23:36par exemple,
23:37à la montre.
23:38Il ne faut pas oublier
23:39que par exemple,
23:39là,
23:40les petites oreillettes,
23:41c'est quand même
23:41ce qu'il rapporte aujourd'hui
23:42une marge de malade.
23:43Donc voilà,
23:44là,
23:44on se dit,
23:45oui,
23:46il faut effectivement
23:46quelqu'un du matériel
23:47pour dire
23:47quel sera le prochain matériel
23:49mais qui sera exogène.
23:50Autre chose que le smartphone.
23:51Ce que j'allais dire,
23:51parce qu'ils sont tous en train de dire
23:52que ça va être l'air du zéro écran,
23:54bientôt,
23:54qu'on va converser
23:55sans avoir forcément un écran dans nous.
23:57vers quoi ça va mener ?
23:58Peut-être aller au-delà
23:59du smartphone à l'avenir.
24:01En tout cas,
24:02oui,
24:02ce que je voulais juste dire à Tim
24:04qu'il n'avait pas vraiment raté grand-chose
24:06parce qu'aujourd'hui,
24:11oui,
24:11voilà,
24:11je voulais le rassurer.
24:13Alors,
24:13on termine,
24:14enfin on va terminer,
24:15non,
24:15on va essayer de caser un autre sujet
24:16mais je voulais qu'on parle aussi
24:18du titre de l'informaticien cette fois.
24:20L'informaticien qui parle de l'entente
24:22entre AMD et l'État.
24:24Le gouvernement et AMD
24:26vont renforcer leur collaboration
24:27dans le but de renforcer
24:28le numérique et l'intelligence artificielle
24:30dans notre pays.
24:31Voilà,
24:32donc que pensez-vous
24:33de cette collaboration
24:33entre le gouvernement et AMD
24:35pour accélérer dans l'IA ?
24:38Pour moi,
24:40on est beaucoup souvent suiveurs.
24:42Carton rouge,
24:42carton vert ?
24:42Non,
24:43c'est une bonne chose de le faire.
24:44C'est une bonne chose.
24:45C'est une bonne chose
24:45mais par contre,
24:47il y a un petit côté lent
24:48et là aussi un peu conservateur.
24:49Je m'explique.
24:50Alors que tout le monde aujourd'hui,
24:52les derniers modèles
24:53dont on vient de parler
24:53ont été finalement construits,
24:56éduqués,
24:57non plus sur du Nvidia
24:57mais sur d'autres puces
24:58que ce soit les puces chinoises
24:59par exemple
25:00ou les puces qui sont poussées
25:01par AWS.
25:03Et donc nous,
25:03État français,
25:04on se dit
25:05ah ben nous aussi
25:05il faut qu'on soit souverains
25:06et puis Nvidia en fait
25:08met des prix tellement chers
25:09et surtout crée de la pénurie.
25:10Il faut savoir qu'aujourd'hui
25:11par exemple l'État
25:11n'arrive pas à avoir
25:12autant de puces qu'il voudrait
25:13pour mettre sur Outscale
25:14pour déployer son IA.
25:16D'accord ?
25:17Et en plus,
25:18pourquoi ?
25:19Parce qu'il n'y a pas de stock
25:20mais en plus pour avoir accès
25:21au stock il faut payer cher
25:22et l'État n'a pas d'argent.
25:23Donc ça j'ai vraiment
25:24ces informations-là.
25:25Donc ils se disent
25:26bon ben il faut que j'aille chercher ailleurs
25:27mais là j'ai envie de dire
25:28ok AMD
25:28alors là
25:29waouh super
25:30c'est vraiment le numéro 2
25:31donc là
25:32c'est pas très innovant
25:33justement
25:34et à côté de ça
25:34par exemple on a
25:35un acteur français
25:36qui s'appelle Sea Pearl
25:37qui est là
25:38ok ?
25:40Et j'ai envie de dire
25:40mais où est-ce qu'elle est
25:42la commande pour Sea Pearl ?
25:44Ah on leur a donné des subventions
25:45déjà pour France 2030
25:46on attendra.
25:47Mais c'est là
25:48où il fallait mettre le paquet.
25:49Bien sûr.
25:50Parce que là
25:50c'était disruptif
25:51et de deux choses l'une
25:52soit Sea Pearl
25:54dans 5 ans
25:55c'est devenu un géant mondial
25:57soit pas
25:57mais au moins
25:58là aujourd'hui
25:59on va encore payer les Américains.
26:00Donc là
26:00j'ai toujours cette frustration
26:02de l'état français
26:04qui systématiquement
26:06veut un gros en face
26:07pour être rassuré
26:08et en fait
26:09il se fait à la fin
26:09avoir d'un point de vue
26:11industriel et financier.
26:13Donc moi
26:13j'ai envie de dire
26:14oui il fallait sortir d'Nvidia
26:15mais allez
26:16Sea Pearl
26:17et oui
26:17Sea Pearl c'est petit.
26:18C'est presque un carton rouge
26:19quand même à l'ange.
26:20Ouais c'est un carton vert
26:21qui est un peu rouge.
26:23mais voilà
26:23c'est très bien.
26:25Et on l'a en plus
26:26notre champion potentiel
26:27donnons-lui des chances.
26:29Donnons-lui des chances.
26:30Est-ce qu'il était positionné
26:31exactement sur...
26:32Aujourd'hui ce qu'il fait
26:33c'est il fait des puces d'IA
26:34super calculateurs
26:35pour créer des modèles d'IA.
26:36Ouais c'est clair.
26:37C'est son positionnement en plus.
26:38C'est clair.
26:39Il y a un problème d'exemplarité
26:40c'est comme pour le Health Data
26:41qui a évolué aujourd'hui
26:43mais pourquoi est-ce que
26:43l'État qui dit
26:45qui incite les particuliers
26:46les entreprises
26:47à acheter français et européens
26:48lui-même utilise un Américain ?
26:49C'est vrai que c'est la question
26:50qu'on se pose aujourd'hui.
26:52Mais ça reste positif
26:53malgré tout
26:53parce qu'il y a quand même
26:54un État stratège
26:55qui a bien pris en compte
26:56au moins ce besoin
26:57de se rapprocher
26:58pour le coup d'AMD
26:59mais de préparer l'avenir.
27:01Mais je suis d'accord
27:02c'est un vert
27:03qui pourrait être un peu orangé.
27:04Disons qu'on est content
27:06parce qu'on sent
27:06une politique industrielle
27:08pour le numérique
27:08mais elle n'est pas encore
27:09orientée vraiment.
27:11Et donc comme elle...
27:12C'est là où par contre
27:12c'est vrai que...
27:13Par exemple pourquoi
27:14je suis plus rouge que vert
27:15parce qu'à la fin...
27:16Mais plus ça
27:16puis on est rouge.
27:18Mais parce qu'en fait
27:19ça part d'un bon sentiment
27:20et c'est mal exécuté
27:21et donc à la fin
27:22on s'en plaint
27:23et on est triste après
27:25et en plus on a dépensé
27:26du fioul
27:26parce que là
27:27on va dépenser de l'argent
27:28sur AMD.
27:29Donc moi je pense que vraiment
27:30il faut recaler ça
27:31et l'exemplarité
27:33dont tu parles
27:33elle doit être centrale.
27:35En plus là
27:35on l'a le champion
27:36parce qu'en plus souvent
27:37ils disent
27:37on a plusieurs champions
27:38on ne sait pas quoi choisir.
27:40Il y en a un.
27:41Il n'y en a pas douze
27:42il y en a un.
27:42Et donc soit il passe
27:43celui-là
27:43soit il crame
27:44et je lui souhaite de réussir.
27:46Mais là déjà
27:46je pense que lui
27:47quand il entend ça
27:47il se fait
27:48ok
27:49ben voilà
27:49j'attends le train prochain
27:50et comme le Elzatub
27:52il faudra attendre
27:53donc cinq ans
27:54pour qu'on dise
27:54ah
27:54ben là on va peut-être
27:56aller sur un français.
27:57Et ben voilà
27:57donc on n'a pas le temps
27:58de parler de la plateforme
28:00des données de santé
28:00des français
28:01qui va migrer
28:02de la plateforme
28:03Microsoft Azure
28:04à la plateforme
28:05de Scaleway
28:06donc on est ravis
28:07on l'a dit en introduction
28:08et on n'a pas le temps
28:08d'en dire plus.
28:09Merci beaucoup
28:11Alexandra Itéanu
28:11merci Alain Garnier
28:13merci Philippe Legrand
28:14merci à vous
28:15de nous avoir suivis
28:16c'était le grand
28:16débrief de la tech
28:17en direct
28:17à 10h45
28:18tous les jeudis
28:19sur Bsmart
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