- il y a 3 heures
Gaspard G, youtubeur, producteur pour TF1 de l’émission « Les Dossiers ».
Alain Duhamel, journaliste et commentateur politique, auteur de « Les politiques, portraits et croquis » (Éditions de l’Observatoire).
Retrouvez « Le débat de la grande matinale » sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-du-7-10
Alain Duhamel, journaliste et commentateur politique, auteur de « Les politiques, portraits et croquis » (Éditions de l’Observatoire).
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00:00Il est 9h29 et c'est l'heure du débat du jour.
00:03L'émission est exceptionnelle puisqu'on reçoit le président Nicolas Sarkozy.
00:07C'est pas un défaut en politique d'être sentimentale ?
00:09C'est sûrement un défaut.
00:10Je suis tellement persuadé que c'est normal que l'on m'aime.
00:15Ça, c'était Nicolas Sarkozy, invité du podcast Legend.
00:19Le rendez-vous de Guillaume Plec qui séduit de plus en plus de politiques.
00:242027, l'élection présidentielle.
00:26Va-t-elle se jouer en France sur le terrain des podcasts, des nouveaux médias ?
00:30Va-t-elle se jouer sur YouTube, sur Instagram et autres plateformes ou réseaux sociaux ?
00:35Souvenez-vous Donald Trump qui chouchoutait pendant la campagne, le podcaster Joe Rogan.
00:40Que cherchent ici les politiques ?
00:42Toucher un nouveau public ?
00:44Que cherche le public ?
00:45Une autre manière de faire de l'interview politique.
00:48Est-ce que ce phénomène d'illusure, des interviewers les plus classiques,
00:53et est-ce que ces nouveaux venus ont vraiment réinventé la poudre, réinventé la roue ?
00:59C'est la question qu'on va poser ce matin.
01:01France Inter, la grande matinale, Sonia de Villers.
01:06Et j'ai le plaisir d'en discuter avec Alain Duhamel.
01:10Bonjour Alain.
01:11Bonjour.
01:12Journaliste, commentateur politique, 60 ans de carrière au compteur,
01:16auteur de Les politiques, portraits et croquis qui est paru aux éditions de l'Observatoire
01:20et qui marche fort bien en librairie.
01:23Face à vous, Gaspard Gé, 28 ans.
01:25Bonjour Gaspard.
01:26Bonjour.
01:27Youtuber.
01:27Et donc, vous venez de signer un contrat avec TF1.
01:31L'émission Les dossiers, une interview en face-à-face d'un homme ou d'une femme politique
01:35s'appuyant sur des archives.
01:36Le premier épisode, c'était Jean-Luc Mélenchon.
01:39Il a été publié il y a deux semaines.
01:43Un peu moins de deux semaines.
01:44Un peu moins de deux semaines, c'est ça.
01:45Et les auditeurs de France Inter se souviennent peut-être que vous avez été une voix du 5-7 en
01:502024.
01:52Alors, Alain Duhamel, on va commencer avec vous.
01:54Ça fait des années qu'on entend qu'il faut renouveler l'interview politique.
01:58Ça fait des années que vous l'entendez, cette petite musique, qu'il faut réinventer l'interview politique.
02:03Ce qui est intéressant avec vous, c'est que vous faites partie de ceux qui l'ont inventé tout court.
02:07C'est-à-dire que vous avez connu un temps où ça n'existait pas.
02:12Oui, il y a eu un moment où il a fallu essayer de conquérir le droit d'interviewer.
02:18Voilà.
02:18Et au début de la Ve République que j'ai vécue, c'était exactement le cas.
02:24On ne le dit pas aujourd'hui.
02:26Mais les années De Gaulle et les années Pompidou,
02:30la France vivait dans un régime qu'aujourd'hui on appellerait illibéral.
02:36C'est-à-dire qu'en ce qui concerne l'audiovisuel public, par exemple, on était coffré, on était surveillé.
02:44Dans les ascenseurs, on savait qu'on ne devait pas se parler entre nous parce que ça pouvait être enregistré.
02:50Et je ne suis pas en train de faire du gouvernement policier, c'était comme ça.
02:53C'était comme ça.
02:54Et l'interview a été une conquête.
02:59Que vous datez de quelle année, de quelle époque ?
03:02J'allais dire de la mienne.
03:04De celle que j'ai vécue.
03:07Parce que c'est vrai que c'était les premières interviews.
03:10C'était les premières interviews.
03:11Et surtout, là je...
03:14P.O. Sandre d'Alain Perfitte qui était le ministre de l'Information à l'époque.
03:19Mais il faut se rendre compte que l'interview, c'était quelque chose de tellement nouveau
03:23que le jour de l'interview, on recevait un coup de téléphone du ministre de l'Information
03:28pour nous dire alors quelles sont vos questions.
03:30Alors quelles sont vos questions.
03:32Est-ce que ça vous fait...
03:33Puisque le bruit court que France 2 va, comment dire, réanimer l'heure de vérité.
03:38Oui, c'était moi qui l'ai inventé.
03:39Ça vous fait sourire.
03:41À la demande de Pierre Desgros.
03:43Qui était quand même le plus grand patron que j'ai connu à la télévision.
03:47Absolument, Pierre Desgros.
03:48Et donc, bah oui, l'heure de vérité, il m'a demandé une idée, j'ai réfléchi et j'ai
03:52trouvé...
03:53Moi j'aime bien la compétition.
03:56C'est ça.
03:56Et donc mon idée a été, il faut mettre les journalistes en compétition
04:00et pas simplement les journalistes par rapport aux interviewés.
04:04C'est ça.
04:04Il faut qu'il y ait une double compétition simultanée.
04:07Qui est une espèce de, comment dire, d'émulation entre les journalistes autour du plateau.
04:12Absolument, de challenge.
04:13De challenge face à l'homme politique, celui qui trouvera la meilleure question.
04:16Et la meilleure façon de s'y prendre.
04:19Parce que c'est ça qui était intéressant.
04:20Quand il y avait trois intervieweurs qui succédaient, il y avait vraiment les tempéraments et les convictions.
04:26Mais il y avait chacun sa méthode.
04:28Et je pense que ça a intéressé à cause de ça.
04:31Eh bien nous vivons une drôle de période.
04:33Alain Duhamel, c'est que d'un côté France 2 va ressusciter l'heure de vérité.
04:37Et d'un autre côté surgissent tout un tas de nouveaux formats.
04:42Donc on va en parler avec vous Gaspard G.
04:44Parce qu'il y a vous, il y a Hugo Décrypte, il y a Guillaume Pley.
04:48On a entendu son podcast Legend.
04:51Il y a aussi tous les formats de Rémi Buzine sur Brut.
04:54En réalité, ça passe soit par les réseaux sociaux, soit par Youtube, soit par des podcasts audio.
05:01Mais en réalité, à votre avis, à quoi ça correspond, cette émergence de nouvelles voix et de nouvelles manières de
05:08faire de l'interview politique ?
05:09Nouvelle manière d'ailleurs, on va en reparler.
05:11En fait, je pense qu'il y a eu une rupture d'usage médiatique entre ma génération et celle d
05:16'au-dessus.
05:17Qu'est-ce que vous appelez une rupture d'usage ?
05:18En fait, on a lu moins la radio, on a lu moins la télévision et on a d'abord une
05:23consommation de l'information qui est sur des médias en ligne ou des créateurs de contenu.
05:28Pour le pire et le meilleur.
05:30Et de ce fait, on était convaincus avec TF1 que la prochaine élection présidentielle en 2027 va d'abord se
05:36jouer comme ça a été le cas en fait.
05:38En 2024, on a appelé l'élection américaine la podcast selection.
05:42On l'a vraiment appelée la podcast selection ?
05:44Tous les analystes médiatiques l'ont appelé comme ça parce que ce qui s'est passé, c'est que les
05:50formats proposés par des podcasteurs,
05:52qui n'étaient pas nécessairement des journalistes politiques d'ailleurs, ont été plus prescripteurs que les interviews de CNN ou
05:57Fox News.
05:58Et donc, de cette manière, ça s'est absolument mesuré.
06:02D'ailleurs, Donald Trump, vous avez parlé de l'exemple de Joe Rogan, premier podcast du monde,
06:08ancien commentateur de MMA, donc pas franchement Alain Duhamel,
06:11eh bien, Trump fait 25 millions d'auditeurs en 48 heures, juste avant le scrutin américain.
06:17Alors, il y a beaucoup de choses dans ce que vous venez de dire, Gaspard, mais je vous fais d
06:20'abord rebondir sur quelque chose, Alain Duhamel.
06:23Est-ce que l'interview politique, c'est un métier ?
06:25Est-ce que pour faire une bonne interview politique, il faut être un journaliste politique ?
06:30Bon, disons que ça n'a l'air en tout cas pas à un handicap.
06:34Je pense que pour poser des questions intéressantes, il faut avoir l'habitude de la technique,
06:41mais il faut surtout avoir la culture politique qui va avec.
06:46C'est ça qui permet de trouver des angles un petit peu intéressants.
06:50Et cette culture politique, on peut très bien l'avoir 20 ans, ce n'est pas une question de chronologie.
06:56Oui, ça dépend de ce qu'on a lu.
06:57Ce n'est pas une question d'âge.
06:58Ça dépend de ce qu'on a lu avant.
07:00Je pense que pour être un bon intervieweur, il faut avoir beaucoup lu.
07:03Beaucoup lu la presse ?
07:04La presse, mais pas seulement.
07:06Pas seulement ?
07:07Oui.
07:07Il faut avoir lu quoi ?
07:08Il faut avoir lu 200 livres.
07:10200 livres ?
07:11C'est ce qui manque à beaucoup des dirigeants politiques actuels.
07:15Les 200 livres qui n'ont pas lu.
07:17Oui.
07:18Oui, oui, oui.
07:19Ça n'est pas une blague.
07:20Non, non, non, non, non, non, non, c'est bien, c'est même formidable d'entendre ça.
07:24Gaspard, vous vous diriez quoi ?
07:26Vous diriez que l'interview politique, elle doit sortir aussi des services politiques traditionnels,
07:32des rédactions de la presse, des chaînes de télévision, des radios ?
07:38C'est une bonne question, mais je ne suis pas certain qu'on ait attendu Internet pour ça en vérité.
07:42Parce que quand on regarde ce que Karine Lemarchand fait avec Ambition Intime,
07:45ou l'émission Au Tableau, je ne suis pas certain qu'une classe de CP soit mieux préparée qu'un
07:50youtubeur ou pas pour interviewer.
07:52La grande différence, c'est que quand Karine Lemarchand crée Ambition Intime,
07:56elle propose, on aime ou on n'aime pas, de faire un portrait intime,
08:00c'est-à-dire de laisser complètement la politique de côté.
08:03Et je ne crois pas que ce soit inintéressant.
08:04Je ne crois vraiment pas que ce soit inintéressant.
08:06En revanche, il faut que tout ça puisse coexister et qu'il y ait une complémentarité.
08:10Ce qui est proposé aujourd'hui sur Internet ne vient pas,
08:12en remplaçant les interviews de Benjamin Duhamel ou de Apolline de Malherbe,
08:16ça vient compléter une offre médiatique qui est déjà assez riche en France.
08:19Vous, vous pensez, Alain Duhamel, que les portraits intimes, on va dire,
08:26tombent nécessairement dans quelque chose de complaisant
08:28et que c'est déplacé vis-à-vis d'un leader politique ?
08:32Je pense que ça n'est pas du tout automatique, mais que c'est assez fréquent.
08:36C'est-à-dire ?
08:37C'est-à-dire que je trouve que souvent, effectivement, beaucoup des portraits politiques sont des portraits complaisants.
08:42Alors que j'ai connu des portraits politiques qui n'étaient pas complaisants.
08:46Vous savez, à une autre époque, je parle de l'Antiquité,
08:52mais des groupes et du Maillet, quand ils faisaient une émission avec un invité,
08:56je peux vous dire qu'il y avait une dimension de portrait et qu'elle n'était vraiment pas complaisante.
09:01Vraiment pas complaisante, Gaspard G.
09:02Ce qu'on a essayé de penser avec TF1 dans le cadre de ce format, c'est aussi une émission
09:06sur le temps long.
09:06Parce qu'on voit, et l'exercice de la matinale, par exemple, induit ça.
09:11Des interviews qui sont de plus en plus compressées, qui laissent finalement assez peu le temps à l'exercice de
09:16la parole.
09:16Alors chez nous, c'est 8 minutes 30, 9 minutes le 7h50, et c'est entre 20 et 25 minutes
09:20le 8h20.
09:21Avec des rebonds sur l'actualité, évidemment, puisque c'est ce que l'exercice impose.
09:25Et ce qu'on a aimé faire avec, et c'était le cas avec Jean-Luc Mélenchon,
09:30c'est cet exercice-là du temps long, de la parole libre sur 50 minutes.
09:34On revient sur ses archives, on permet de comprendre son ADN politique.
09:37Et cette parole-là, finalement, en fait, elle est assez rare dans les médias traditionnels aujourd'hui.
09:4050 minutes, oui, et Guillaume Pless, c'est souvent 2h.
09:44Et Joe Rogan, ça peut aller jusqu'à 3h.
09:45Jusqu'à 3h.
09:46Est-ce que vous, c'est quelque chose qui vous a manqué tout au long de votre carrière, Alain Duhamel,
09:51en radio et en télé, du temps ?
09:54Alors, il y a eu des périodes où ça me manquait un peu.
09:58Si je regarde la période actuelle, je fais justement une émission hebdomadaire sur 50 minutes avec un invité.
10:05Donc, je fais ce que vous avez envie qu'on fasse.
10:10Alors, bien ou mal, c'est toujours une autre affaire.
10:13Ça dépend de deux personnes.
10:14Vous avez interviewé l'intervieweur, mais c'est possible, y compris sur un média à large audience.
10:21Il n'y aura personne pour défendre le temps court ?
10:23Mais le temps court et le temps long ne sont pas du tout incompatibles, mais ce n'est pas la
10:26même fonction.
10:29Je me rappelle, évidemment, comme tout le monde, les interviews de Jean-Pierre Elkabache.
10:33Bon, ça ne durait pas 10 minutes, encore qu'il dépassait toujours son temps.
10:36Enfin, il était indiscipliné.
10:38Mais ça durait 10 minutes, mais c'était intense.
10:41Et puis, à côté de ça, il y avait des émissions pour lesquelles on disposait vraiment d'une heure.
10:47Ça n'est pas la même chose.
10:49On n'obtient pas du tout la même chose.
10:51Mais on ne recherche pas non plus la même chose.
10:54Alors, je vous pose la question.
10:55Est-ce qu'une interview, c'est une conversation ?
10:57Gaspard G.
10:58C'est une bonne question.
11:00En tout cas, je pense qu'une interview peut être à vocation populaire,
11:05et donc de se parler de manière normale.
11:08Et ça, j'insiste là-dessus, parce que je pense que ce qui fait la force de ces formats numériques,
11:12c'est peut-être une posture un peu moins descendante,
11:14qui peut exister dans les médias.
11:15Alors, on travaille dessus, etc.
11:17Et on fait notre autocritique en ce moment,
11:19mais qui pouvait exister peut-être dans les médias traditionnels.
11:22Ce que sont allés chercher, je pense, les jeunes sur le numérique,
11:25c'est une autre grammaire, un autre ton qu'on peut avoir.
11:29Et ça, je pense que c'est quelque chose qui n'existe que sur Internet aujourd'hui.
11:33Que sur Internet.
11:34Avec ce risque, encore une fois, du copinage,
11:37ou de la sensation que ça peut donner, de la complaisance.
11:40C'est mon radio, en vérité.
11:41Oui, c'est vrai.
11:42Aujourd'hui, je crois qu'Hugo Décrypte fait un travail bien plus fort
11:46que celui de Pascal Praud en matière de faits,
11:48en matière de précision des faits.
11:53Alain Duhamel, est-ce que la conversation et l'interview,
11:57c'est le même exercice ?
11:59Non.
12:00Mais il y a des interviews qui marchent très bien,
12:03qui sont des interviews sur un ton agréable,
12:06et il y a des interviews qui font date,
12:08et qui sont sur un ton belliqueux.
12:12Les deux existent.
12:14Sauf que le ton agréable et le ton belliqueux en interview,
12:17ça reste de l'interview.
12:18Et l'interview, c'est une écriture très particulière.
12:20Ce n'est quand même pas une conversation.
12:22Je vous dis ça parce que j'en fais toute la journée de l'interview.
12:24Et que pendant deux ans, j'ai fait de l'interview politique au 7h50.
12:29Moi, je pense très profondément qu'une interview,
12:31ce n'est pas une conversation.
12:33Très profondément.
12:34Mon point de vue est que ça dépend de la longueur de l'interview.
12:37ou l'interview qui dépasse un quart d'heure devient une conversation.
12:41Ah, c'est ça.
12:42Ah, c'est ça.
12:42C'est-à-dire que plus le temps s'allonge, plus le ton change.
12:46Bien sûr.
12:46Bien sûr.
12:47Oui.
12:48Ben oui, oui, oui.
12:49On commence comme Benjamin.
12:52Benjamin, c'est le neveu.
12:53Oui, on commence comme Benjamin en quelques minutes,
12:55et puis on termine comme chancel en une heure.
12:58On commence comme Benjamin, on finit comme chancel.
13:01Un dernier mot, Gasparger, parce que ce qui est hyper intéressant avec votre génération,
13:06c'est que vous avez aspiré tout ce qui vous a précédé.
13:09C'est-à-dire que vous arrivez en proposant un nouveau ton,
13:11une nouvelle manière de faire, une nouvelle pâte,
13:13mais en réalité, vos références, c'est Alain Duremel.
13:17Entre autres.
13:17Bien sûr.
13:18Moi, j'ai beaucoup regardé les émissions aussi d'Anne Sinclair, 7 sur 7, etc.
13:22C'est très intéressant d'ailleurs de voir à quel point elle pouvait interviewer
13:27une personnalité aussi pop comme un bruel,
13:30et l'interviewer sur le conflit israélo-palestinien.
13:34Je veux dire, aujourd'hui, les artistes prennent beaucoup moins position,
13:37ce serait très compliqué d'avoir ce genre de format aujourd'hui.
13:39J'ai une dernière question, la petite phrase.
13:41La petite phrase.
13:42Vous vous dites, Gasparger, c'est plus ça qu'on cherche.
13:45J'ai l'impression que ça a un petit peu fatigué, justement,
13:48le fait que, aussi, c'est la critique qu'on fait aux personnalités politiques,
13:51c'est qu'elles parlent plus de temps à parler des autres
13:53que de parler de leur programme et de parler de leur ADN politique.
13:56Alain Duhamel, la petite phrase.
13:58Moi, mon expérience, c'est qu'on a la petite phrase si on ne la cherche pas.
14:02Si on arrive en disant, je veux la petite phrase,
14:05et voilà ce que ça doit être.
14:06On se plante.
14:07Je pense qu'on se plante.
14:08D'accord.
14:08Si en revanche, on est simplement pugnace et ramassé,
14:14à ce moment-là, on a des chances.
14:16On a des chances et on est bien content de l'avoir.
14:18Content de l'avoir.
14:19Merci à tous les deux d'être venus au micro de France Inter.
14:22Gasparger, Alain Duhamel,
14:24deux générations d'intervieweurs politiques.
14:26Et que le meilleur gagne.
14:27Merci.
14:28Sous-titrage Société Radio-Canada
14:28Sous-titrage Société Radio-Canada
14:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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