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  • il y a 10 minutes
Alors que les incendies continuent de mobiliser des milliers de sapeurs-pompiers et de forces de sécurité, notamment en Gironde, dans les Landes et dans le Var, et que des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées ces derniers jours, la matinale de RTL fera le point sur une situation qui reste sous haute surveillance. Quels sont les moyens engagés par l'État ? Comment évolue le front des incendies ? À quoi faut-il s'attendre dans les prochaines heures et les prochaines semaines face à un risque toujours très élevé ? Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, est l'invité de Vincent Derosier dans RTL Matin.
Regardez L'invité de RTL Matin avec Vincent Derosier du 31 juillet 2026.

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Transcription
00:01RTL Matin, Vincent Derosier
00:04Et l'invité exceptionnelle de RTL est le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Alors la nuit en Gironde, la météo, le travail des pompiers, est-ce que cela a entamé votre optimisme ou
00:14plutôt est-ce que ça l'a renforcé ?
00:16Non, l'optimisme reste le même qu'hier, c'est ce que disait madame la préfète de zone qui gère
00:21la situation remarquablement sur place.
00:23Non, hier les conditions météo ont été évidemment plus favorables, il y a eu une baisse des températures.
00:30Le taux d'humilité a augmenté et donc le feu sans être fixé a été stabilisé, c'est toujours le
00:35cas ce matin.
00:36Et il est stabilisé grâce au remarquable travail qui a été fait par les sapeurs-pompiers, les militaires, l'ensemble
00:42des personnels engagés, les bénévoles également, dont les agriculteurs,
00:45pour stabiliser les lisières de ce feu, c'est-à-dire entreprendre des travaux de génie, des coupes, parfois allumer
00:53des feux tactiques pour éviter qu'ils ne puissent progresser.
00:55Et ce travail a été réalisé sur 240 mètres de lisière, donc c'est remarquable.
00:59À date, on va dire qu'il est stabilisé, mais il n'est pas encore fixé, surtout, il reste encore
01:04des poids chauds.
01:04Alors, on a évidemment les yeux rivés sur la Gironde parce que les images, les chiffres sont astronomiques,
01:10mais il y a du feu ailleurs, dans le Var encore, est-ce que là il y a encore des
01:13zones du territoire qui vous inquiètent ce matin ?
01:15Il y a un certain nombre de feux qui ont été fixés également, donc il faut évidemment s'en féliciter,
01:21dont, me dit-on, le feu de Corté, qui nous inquiétait.
01:25Dans le Var également, il y a un feu, le feu qu'on appelle le Pontevesse. On donne toujours à
01:31un feu le nom de la commune dont il est parti.
01:33Donc, dans le Var, il y avait eu un feu qui est également extrêmement important. Il y en a eu
01:36un autre à Brignol.
01:37Voilà, donc il n'y a pas de feu majeur en cours, mais tous les jours, il y a une
01:41trentaine de feux sur le territoire national,
01:43compte tenu de la situation actuelle, beaucoup de sécheresse, beaucoup de végétation liée aux pluies de la fin de l
01:49'année 2025.
01:50Et donc, les feux partent vite et fort. Donc voilà, on reste très attentif, on ne baisse absolument pas la
01:56garde.
01:56Et on s'attend de toute façon à une saison compliquée, puisque la carte de vigilance des feux aujourd'hui
02:00reste toujours...
02:01Donc en Gironde, ça peut repartir à tout moment ?
02:03En Gironde, il faut rester extrêmement vigilance. Aujourd'hui, sur la carte de vigilance feux, ce n'est pas la
02:08zone la plus sensible,
02:09mais le pourtour méditerranéen reste très sensible, comme la vallée du Rhône et comme certains départements du nord-est de
02:15la France.
02:16Et ce qui est la caractéristique, finalement, de cette saison que nous vivons, c'est que les feux, maintenant, on
02:21peut les retrouver un peu partout sur le territoire national.
02:23Vous avez beaucoup répété que c'était un feu inédit. Le président de la République a rappelé qu'il n
02:27'avait pas eu lieu depuis la Seconde Guerre mondiale.
02:29Mais des feux comme ceci, il y en a eu au Portugal, en Espagne, donc à nos frontières. Est-ce
02:34que ce n'était pas prévisible, attendu, en fait ?
02:36Non, mais on savait que la saison serait compliquée, qu'on aurait des feux. On l'a annoncé dès le
02:40lancement de la saison, qui a eu lieu le 4 juin.
02:44Donc, en signant l'Ordre national d'opération qui prévoit le dispositif de sécurité civile pour la saison des feux,
02:49on avait prévu énormément de colonnes de renfort, énormément de moyens. La flotte aérienne était évidemment disponible pour intervenir.
02:57On savait que cette saison serait compliquée. Quand le président de la République dit, le Premier ministre dit, ou quand
03:01je le dis moi-même que le feu est inédit,
03:03c'est qu'on a assisté à un feu, qui est un feu convectif. Ce sont des feux qui s
03:06'auto-alimentent, qui créent leur propre vent,
03:08qui, quand ils se transforment en nuages pyro-cumulonimbus, que nous n'avions jamais vus sur le territoire national.
03:14Ce que le Portugal avait connu, par exemple.
03:15C'est-à-dire des orages de feu qui déclenchent un arc électrique qui peut provoquer des mises à feu,
03:23parfois indépendamment de l'endroit où se trouve le feu. Voilà, donc c'était totalement, totalement inédit.
03:28Plus de 200 000 personnes évacuées, 144 000 ne sont plus concernées.
03:33Dites-nous, quels sont les critères précis qui déclenchent l'autorisation de retour dans les logements ?
03:37Parce que certains habitants ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas rentrer.
03:39C'est quand le feu est stabilisé et qu'il n'y a plus de point chaud, à proximité immédiate.
03:45Donc ce qui fait qu'hier, effectivement, il y a eu 144 000 personnes qui ont pu regagner leur habitation.
03:50Je crois que ce sont 9 communes au total qui sont concernées.
03:52La préfète a bien annoncé qu'aujourd'hui, elle devrait sans doute annoncer d'autres réintégrations.
03:58Mais il faut qu'il n'y ait plus de point chaud.
04:00C'est-à-dire pour cela qu'en tout état de cause, il y a une réintégration qui, à date,
04:04n'aura pas lieu.
04:05Enfin, en tout cas, c'était le cas hier soir, encore ce matin.
04:07C'est les personnes qui habitent ou qui résident sur la presqu'île du Cap-Ferré,
04:11puisqu'on a encore un point chaud qui était actif encore hier soir.
04:14Et comme sur le secteur du sud de la Canot aussi, il y a un point chaud.
04:17Ce sont les mêmes critères qu'on réintègre quand on est certain que la situation est stabilisée.
04:23Mais je réitère, c'est ce qui a été dit localement et je le réitère,
04:27c'est-à-dire que les personnes réintègrent, mais elles doivent se préparer aussi à évacuer à nouveau,
04:32de toute sorte, s'il le fallait.
04:34Et donc ça, c'est un message de précaution, évidemment, qu'on rappelle et que je rappelle.
04:37Et on l'entend.
04:37Avant de revenir sur les moyens de nos soldats du feu,
04:39les interpellations qui ont eu lieu également depuis le début des incendies,
04:42j'aimerais vous faire écouter la colère des habitants de la commune du Porges,
04:46la plus touchée par ces incendies.
04:47Ils ont monté un collectif, ils vont déposer une plainte,
04:50car ils se sont sentis abandonnés par les pompiers.
04:52Abandon au profit du Cap Ferret et des luxueuses villas.
04:55Moi, je pense qu'ils auront plutôt voulu sauver les maisons d'un million d'euros
04:59que les maisons à 500 000.
05:01Il y a eu un moment où on a été abandonnés.
05:02On a arrosé, arrosé, on a appelé les pompiers.
05:04Ils ont mis deux heures et demie pour venir.
05:06Une amie qui était là en dernière a vu la ligne de pompiers quitter le front
05:09pour soi-disant partir vers le ferret.
05:12Est-ce que des choix ont été faits ?
05:13Qu'est-ce que vous leur répondez ce matin ?
05:14Non, d'abord, dire que toute la transparence sera faite,
05:16de toute façon, on fera des rétextes.
05:18Je comprends plus qu'il y aura une action judiciaire.
05:20Donc voilà, on sera évidemment transparents, comme on l'est toujours.
05:22Vous dire ensuite, contrairement à ce qu'on peut dire et entendre,
05:24il n'y a pas eu d'instruction locale et encore moins nationale
05:28de privilégier tel ou tel site par rapport à tel autre.
05:32Voilà.
05:32Notre priorité, nous, c'est de sauver des vies humaines.
05:34C'est vraiment la priorité.
05:35Je veux rappeler, je le redis,
05:36que nous déplorons le décès de quatre sapeurs-pompiers
05:39sur toute la séquence, dont deux en Géronde,
05:42un en Savoie et un plus récemment dans les Bouches-du-Rhône.
05:44Notre priorité, c'est de sauver des vies humaines,
05:47des vies humaines civiles.
05:49Je regrette, évidemment,
05:50j'ai une pensée pour ces quatre sapeurs-pompiers
05:53décédés courageusement en luttant contre le feu.
05:56Notre priorité, c'est de sauver des vies humaines, de civiles.
06:00Il n'y a aucune personne née décédée.
06:04Il y a très, très peu de blessés en dehors de personnes
06:06qui ont pu être gênées par les fumées.
06:08Et donc voilà, c'est notre priorité.
06:09Sur cette affaire, sur ce qui est devenu une polémique.
06:13Toute la lumière sera faite.
06:14Voilà, on fera un rétexte.
06:15Toute la lumière sera faite.
06:16Mais je veux dire, il n'y a pas eu d'instruction,
06:17contrairement à ce que je peux entendre,
06:18de délaisser une commune sur rapport aux gens du Cap-Ferré.
06:21Absolument, toutes les questions posées auront des réponses, évidemment.
06:243 300 sapeurs-pompiers mobilisés,
06:261 500 militaires,
06:271 250 policiers et gendarmes
06:29sont des chiffres que vous avez beaucoup répétés.
06:31Le syndicat national des sapeurs-pompiers
06:33affirme qu'il n'y en avait pas assez sur le terrain.
06:35Le nombre de sapeurs-pompiers volontaires et professionnels tout confondus
06:39n'a pas augmenté.
06:40On est toujours resté entre 250 et 260 000 pompiers.
06:44En parallèle, le nombre d'interventions a pris 50% d'augmentation.
06:49Ça peut devenir très compliqué.
06:50Et aujourd'hui, nous sommes en rupture capacitaire.
06:53La France ne peut plus faire face à ce qui se passe aujourd'hui
06:56dans la sécurité civile avec les effectifs actuels.
06:59Voilà, ça c'est Bruno Ménard,
07:01le secrétaire général du syndicat des sapeurs-pompiers.
07:03Il y a deux choses dans sa réponse.
07:04D'abord, premièrement, sur le terrain,
07:063 300 sapeurs-pompiers,
07:07ce sont des renforts exceptionnels.
07:11Vous avez les locaux,
07:12les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires
07:15de Gironde, d'une part,
07:16et puis vous avez des colonnes de renforts
07:18qui ont représenté jusqu'à,
07:20sur les 3 300 sapeurs-pompiers,
07:22vous avez plus de 2 000 renforts qui viennent de l'extérieur.
07:25Et donc c'est un nombre tout à fait conséquent,
07:26il faut y ajouter les 1 500 militaires.
07:28Il n'y avait pas besoin de plus.
07:281 500 militaires, voilà.
07:29Donc je crois qu'il y avait un nombre haut terrestre,
07:31il y avait un nombre, une présence qui était très forte,
07:34c'est du jamais vu.
07:34D'ailleurs, comme sur l'ensemble du territoire national,
07:36chaque année, c'est une cinquantaine de colonnes
07:38qu'on mobilise,
07:39des colonnes de renforts,
07:40qui sont payées par l'État.
07:41C'est-à-dire que ce sont des sapeurs-pompiers
07:43des différents départements
07:46qui constituent des colonnes
07:47pour intervenir ailleurs,
07:48dans d'autres départements,
07:49quand il y a des feux importants.
07:50Et ça, c'est pris en charge par l'État.
07:53C'est mon budget,
07:53le budget du ministre de l'Intérieur,
07:54qui finance ces sapeurs-pompiers.
07:56Donc, franchement,
07:58l'engagement terrestre aérien
08:00sur le feu de la Gironde,
08:00il est exceptionnel.
08:01On avait encore 24 moyens aériens hier,
08:03je veux le rappeler.
08:03D'un mot, les entreprises...
08:04Non, non, ce que dit ce représentant syndical,
08:07c'est autre chose.
08:08C'est autre chose.
08:08Il parle du volume global, effectivement.
08:11On a 250 000 sapeurs-pompiers.
08:13On a 250 000 sapeurs-pompiers,
08:14donc un peu moins de 200 000 volontaires,
08:17et le reste sont des professionnels.
08:18Et ce qu'il pointe du doigt,
08:20et le gouvernement le partage,
08:21on ne le nie pas,
08:22c'est que les interventions,
08:24et notamment qui ne sont pas
08:26de la compétence des sapeurs-pompiers,
08:28elles augmentent.
08:28Vous savez, les pompiers,
08:3085% des interventions,
08:31c'est du secours à personne,
08:32secours d'urgence à personne.
08:34Or, il se trouve que de plus en plus,
08:37les sapeurs-pompiers se substituent
08:38à d'autres acteurs
08:39pour d'autres types de transports
08:41qui ne sont pas du secours d'urgence à personne
08:43et qui ne relèvent pas de leurs compétences.
08:44Et ça, c'est un souci
08:45qu'il faut que nous traitons
08:46dans le cadre du Beauvau civil.
08:47Et donc, ce qui a été dit...
08:48En les recentrant sur leur mission de protection.
08:49Absolument.
08:50Ça sera un des objectifs
08:52dans la foulée du Beauvau
08:53de la sécurité civile
08:54qui avait été lancé par Gérald Darmanin
08:56et puis poursuit par mon prédécesseur.
08:57Et moi, je l'ai traduit en loi
08:58que j'ai proposée au Premier ministre
08:59sur laquelle on va discuter.
09:01Ce missionnel, il faudra qu'on en discute.
09:02Et c'est ça ce que pointe du doigt
09:04ce syndicaliste
09:05et au cas d'espèce, à juste titre.
09:07Côté judiciaire,
09:09275 interpellations,
09:10c'est toujours le bon chiffre ce matin ?
09:12On est à 308 ce matin
09:13avec les interpellations
09:14qui ont eu lieu en fin de journée
09:17et dans la nuit.
09:17Donc, c'est évidemment un chiffre très élevé
09:19surtout quand on sait que
09:21quand on sait que dans deux tiers des cas
09:23on est sur des interpellations
09:24pour des motifs criminels,
09:26c'est-à-dire des mises à feu volontaires.
09:28Quand vous dites
09:28qu'on sera intraitable avec les incendiaires,
09:30ça veut dire que les sanctions
09:32seront exemplaires ?
09:34Il y a les procureurs
09:35sur l'autorité du garde des Sceaux
09:37Gérald Darmanin, effectivement,
09:38ont tous annoncé
09:39qu'ils auraient une politique
09:40extrêmement ferme.
09:41Et on a,
09:42à l'issue de ces interpellations,
09:44on a un certain nombre de personnes
09:46qui ont été condamnées
09:47à de la prison ferme.
09:48Combien pour l'instant ?
09:50Moi, j'ai le chiffre de 33 personnes
09:52qui sont soit en détention provisoire,
09:53en attente de jugement,
09:55soit qui ont été condamnées.
09:56Mais ce chiffre évoluera évidemment
09:57au fur et à mesure que se dérouleront
10:00les gardes à vue
10:00et que les personnes seront présentées.
10:01Plus de 300 personnes interpellées,
10:03c'est un chiffre considérable.
10:05Vous n'avez pas été très bavard
10:06pour l'instant sur le profil.
10:07C'est monsieur et madame tout le monde.
10:09Je n'ai pas été très bavard sur le profil
10:10parce qu'en fait,
10:12je déteste dire des bêtises
10:13et personne ne peut vous donner,
10:14on n'a pas la monographie complète
10:17des personnes interpellées.
10:18Ils sont interpellés partout
10:19sur le territoire national.
10:21Donc voilà,
10:21la centralisation et l'analyse
10:23des profils n'a pas encore été faite.
10:24Ce que l'on voit par contre,
10:26évidemment avec les affaires
10:26qui nous remontent au cas par cas,
10:28c'est qu'on a à peu près tous les profils.
10:30Je ne sais pas les quantifier
10:31en fonction des catégories.
10:32Les mineurs.
10:32Vous avez des profils de personnes
10:33qui sont sérielles,
10:37qui ont l'habitude
10:37de se livrer à ce genre d'actes.
10:40Vous avez des personnes
10:41qui le font par imprudence, etc.
10:43Ensuite, il faudra qu'on voit
10:43la répartition entre tous ces cas
10:45de mise à feu
10:46qui sont, encore une fois,
10:47soit volontaires,
10:48soit par imprudence et négligence.
10:49Et pour ce qui est
10:51sur les 308 interpellés,
10:53on a, je crois,
10:54un peu plus de 120 mineurs
10:55pour vous donner un ordre de grandeur.
10:56120 mineurs.
10:57Donc sur ces 308 interpellations,
10:59un peu plus,
11:00ça veut dire que certains l'ont été
11:01parce qu'ils étaient en train
11:02de fumer une cigarette,
11:03d'autres parce qu'ils cherchaient
11:04à déclencher un feu volontaire.
11:06Absolument, absolument.
11:06Et puis quand c'est par négligence
11:07ou imprudence,
11:08c'est très grave aussi.
11:09C'est très grave aussi.
11:10C'est justement fermement sanctionné.
11:12Est-ce que durcir les peines
11:13est une solution ?
11:14Une proposition de loi
11:15a été déposée par le député UDR,
11:17Mathieu Bloch,
11:17avec la circonstance aggravante
11:19en cas de sécheresse.
11:21Oui, enfin, tout ça.
11:21Voilà, c'est une proposition de loi.
11:24C'est-à-dire une initiative
11:25d'un parlementaire.
11:26Nous en avons discuté
11:27avec le Premier ministre
11:28dans le cadre du projet de loi
11:29qui suivra le Beauvau
11:30de la sécurité civile.
11:32Il faudra qu'il y ait
11:33dans ce texte un volet
11:34qui renforce les obligations,
11:36qui renforce encore plus
11:37sans doute les obligations
11:38des propriétaires
11:39en termes de débroussaillage
11:40et autres.
11:41Et il faudra sans doute
11:41qu'il y ait un volet pénal renforcé.
11:43On verra sur quelle,
11:44comment,
11:45la consistance,
11:46le contenu qu'on lui donnera.
11:47Mais il faudra effectivement
11:47qu'on y réfléchisse
11:48puisqu'on ne peut pas avoir
11:49ce que l'on vit actuellement.
11:51On déploie des moyens
11:52qui sont coûteux,
11:52des moyens énormes.
11:53Et dans le même temps,
11:54vous avez des personnes
11:55qui procèdent à des mises à feu.
11:56Une question sur les pillages.
11:58Vous avez déployé
11:58des réservistes de la gendarmerie,
12:00de la police
12:00dans les zones évacuées.
12:02C'est une présence dissuasive
12:03ou c'est un phénomène massif ?
12:04Parce que nous,
12:05on a parlé de ces grands crus
12:06dérobés,
12:07quelqu'un avec 44 bouteilles de vin,
12:08une dame avec des bijoux.
12:09Mais est-ce que c'est massif,
12:10ces pillages ?
12:12On n'a que quelques faits
12:13qui nous sont remontés.
12:15Ceux que vous venez de citer,
12:16d'ailleurs,
12:16vous êtes bien informés,
12:17qui ont eu lieu
12:18en Gironde, effectivement.
12:20Mais c'est parce que
12:22nous avons un déploiement
12:24important sur le terrain
12:25de policiers,
12:26de gendarmes,
12:27de militaires
12:27du dispositif Sentinelle aussi.
12:29La ministre des Armées
12:29a détaché 1 500 militaires,
12:321 000 pour traiter le feu,
12:33500 pour venir renforcer
12:35les patrouilles de gendarmes
12:35et de policiers.
12:36Je pense que c'est
12:37ce dispositif dissuasif
12:38qui est déployé
12:40sur le terrain
12:41qui permet, évidemment,
12:43d'éviter ces pillages
12:45et donc d'assurer
12:45une sécurisation de haut niveau.
12:47D'ailleurs,
12:47je peux vous dire aussi
12:47qu'hier soir,
12:48j'ai pris la décision par ailleurs
12:49de renforcer partout
12:50sur le territoire national
12:51le contrôle par des gendarmes,
12:53notamment des massifs forestiers
12:55partout sur le territoire
12:56pour prévenir les mises à feu.
12:58Une question sur un tout autre sujet,
13:00monsieur le ministre.
13:00On voulait revenir avec vous
13:01sur ces images
13:02qui nous viennent d'Espagne,
13:03des centaines de migrants
13:04en provenance du Maroc
13:06qui arrivent par la mer à Ceuta.
13:07L'Italie appelle à suspendre
13:09l'Espagne de l'espace Schengen,
13:11c'est-à-dire mettre en place
13:11des contrôles systématiques
13:13à la frontière franco-espagnole.
13:15Que répond le gouvernement ce matin ?
13:17D'abord,
13:18nous avons le contrôle
13:19à la frontière franco-espagnole
13:20et il existe.
13:22D'ailleurs,
13:23il a été renforcé
13:24ces derniers mois
13:24puisque nous avons
13:25une force mobile
13:26qui est présente en permanence
13:27et qui renforce ses contrôles.
13:29Sur la situation
13:30que vous décrivez,
13:32je me suis entretenu hier
13:33avec mon homologue espagnol
13:35et on doit se parler aujourd'hui.
13:36Voilà,
13:36donc on prendra évidemment
13:37des mesures
13:38s'il devait y avoir
13:39des mouvements
13:39vers le territoire national
13:40et en tout cas,
13:41on renforcera évidemment
13:42le contrôle à la frontière.
13:43Et sur un autre sujet,
13:45Laurent Nunez,
13:46vous avez dit hier
13:46chez nos confrères de BFMTV
13:47que l'arrêté d'expulsion
13:49visant Xena Fedorova,
13:50la chroniqueuse pro-russe
13:52accusée d'être
13:52la voix du Kremlin,
13:54n'est pas une atteinte
13:55à la liberté d'expression.
13:56Alors,
13:57vous parlez d'atteinte
13:57aux intérêts fondamentaux
13:59de la nation,
13:59de menaces graves
14:00pour l'ordre public.
14:01Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
14:03sur cet arrêté d'expulsion
14:05et sur ces menaces ?
14:06Vous dire d'abord
14:07que ce n'est pas une atteinte
14:08à la liberté d'expression,
14:09c'est faux.
14:10Cette personne
14:11n'est que le relais
14:12de la propagande russe
14:14sur le territoire national.
14:17Pour nous,
14:17c'est un facteur
14:18de l'ingérence pure.
14:22C'est-à-dire qu'elle diffuse
14:23la propagande du Kremlin,
14:26à la fois sur ce qui se passe
14:26en Ukraine,
14:27sur la position de la France.
14:29Quels propos ont déclenché
14:31l'arrêté d'expulsion ?
14:32C'est tout un travail.
14:34Vous savez,
14:34c'est un arrêté
14:35qui est très motivé,
14:36qui fait référence
14:36à de nombreux propos
14:37qu'elle a pu tenir
14:38et qui systématiquement
14:39reprennent la propagande
14:41du Kremlin
14:42sur l'engagement
14:44de la France,
14:45sur ce qui se passe
14:46en Ukraine,
14:47sur les raisons,
14:49les motivations
14:49de l'agression russe
14:51en Ukraine.
14:52Systématiquement,
14:53elle reprend
14:54le verbatim
14:55au mot près
14:56de la Russie
14:58et elle intervient
14:59dans le débat
15:00politique français
15:01sur ces sujets.
15:01et donc c'est une forme
15:03d'ingérence,
15:03c'est une atteinte
15:04aux intérêts fondamentaux
15:04de la nation,
15:05certainement pas
15:06une atteinte
15:07à la liberté d'expression.
15:08C'est l'approche
15:08de l'élection présidentielle
15:09qui a guidé ce choix ?
15:10Absolument pas,
15:11c'est toute une série
15:12de prises de position
15:13qui ont été faites
15:13et qui ont justifié
15:14que nous prenons
15:15un arrêté ministériel
15:16d'expulsion
15:17qui est pris
15:19par mes services
15:21et que j'assume
15:22totalement.
15:24Deuxièmement,
15:25elle est assignée
15:25à résidence,
15:26elle est pointée
15:27tous les jours
15:27en commissariat
15:28et dans la nuit
15:30ces avoirs
15:31ont été gelés.
15:32Enfin dans la nuit hier,
15:33nous avons été publiés
15:34dans la nuit
15:34l'arrêté que j'ai
15:35co-signé
15:36avec M. Roland Lescure,
15:38le ministre
15:39de l'économie
15:39et des finances,
15:40un arrêté
15:41qui comporte
15:41et gèle
15:42ces avoirs
15:43pour ingérents.
15:45Et elle sera
15:46expulsée quand ?
15:47Écoutez,
15:47pour l'instant
15:49il faut qu'elle
15:50se présente.
15:51L'arrêté
15:52lui a été remis
15:53par son avocat
15:53donc elle en a
15:54connaissance,
15:55elle peut évidemment
15:55quitter le territoire
15:56national aussi
15:57de son plein gré.
15:58On nous annonce
15:58un recours,
15:59voilà en tout cas
16:00la décision est prise.
16:01Le recours d'abord,
16:02son expulsion après ?
16:02Un arrêté mystériel
16:03d'expulsion
16:04qui à date
16:04la rang irrégulière
16:06sur le territoire national
16:07si elle s'y trouve,
16:07je ne sais pas
16:08où elle est.
16:09Voilà,
16:09en tout état de cause
16:09cet arrêté sera appliqué.
16:11Et merci Laurent Nunez,
16:14ce matin.
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