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  • il y a 1 jour
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-04-22##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:13Bah oui, vous êtes bien sur Sud Radio, évidemment.
00:17Michael Jackson, parce qu'il est à la sortie du Biopic, vous irez le voir vous Elisabeth Lévy ?
00:22Je vous avoue que j'aime bien sa musique, je vous le dis, vous avez raison, on a tous dansé
00:27dessus.
00:27Mais le personnage ne me fascine pas spécialement, pas plus que ça.
00:32D'autant que bon, il y a certaines choses qui sont un peu effacées, mais bon, on se replonge peut
00:37-être.
00:37C'est une biographie autorisée en quelque sorte.
00:39En tout cas, moi je ne vous propose pas des places au cinéma, mais je vous propose une platine vinyle,
00:45automatique.
00:46C'est pas mal, d'une valeur de 250 euros, vous pouvez continuer de jouer, c'est Audio Technica, Sud
00:51au 7-20-18,
00:52et vous pourrez écouter du Michael Jackson ou d'autres morceaux, bien sûr, évidemment.
00:58Même du bac, là.
01:00Mais oui.
01:02Éric Revelle.
01:03Je vous vois bien danser sur ce morceau, Éric.
01:06J'entends pas sur tout.
01:07On aurait dû faire une vidéo ce matin, évidemment.
01:10Avec sa tête de crôneur, évidemment.
01:11Oui, évidemment.
01:12Le crôneur fatigué.
01:13Bon, crôneur fatigué.
01:14Allez, on va parler du rugby, du manque de mixité dans le rugby, peut-être d'immigration aussi dans un
01:19instant.
01:19Des hausses, évidemment, aussi pour les hausses des carburants et des ailes.
01:24C'est quand même difficile de s'y retrouver, évidemment, pour les gros rouleurs, etc.
01:28Il va falloir remplir des feuilles serfas, comme le disait Philippe Brun à Maxime Liedot, en fait, tout à l
01:33'heure.
01:34J'aimerais vous entendre.
01:35Et puis, ça vous a fait réagir, vous et Elisabeth Léville.
01:38Nous en parlions ce matin.
01:40En Grande-Bretagne, il y a eu une décision, quand même, qu'il faut suivre,
01:43parce que ce sera peut-être la même chose un jour en France.
01:48Interdire à vie la vente de cigarettes.
01:52C'est-à-dire que les jeunes britanniques nés après 2008
01:55ne pourront jamais acheter légalement du tabac.
02:01Ces jeunes seront un jour moins jeunes.
02:03L'idée, évidemment, c'est puisqu'on considère que les vieux sont indécrotables,
02:08on ne va pas les obliger à s'arrêter de fumer.
02:09Donc, on met un truc et, en fait, ils veulent interdire la cigarette, la faire disparaître.
02:14Oui, parce que c'est des dizaines de milliers de morts, en fait, liés aux...
02:17Oui, il y a des dizaines de milliers de morts.
02:18Vivre, ça tue, évidemment.
02:20Oui, bien sûr.
02:23Alors, je ne vais même pas vous parler de liberté,
02:26bien que j'essaye d'imaginer un adulte,
02:29quelqu'un de 45 ans qui veut s'acheter un paquet de clopes et à qui on l'interdit.
02:33Un, ça me paraît déjà très liberticide.
02:36Deux, aucune interdiction n'a jamais marché de ce point de vue.
02:39Vous avez la prohibition aux Etats-Unis.
02:42Vous ne pouvez pas interdire aux gens tout ce qui fait mal parce que c'est souvent bon.
02:47Voilà.
02:48Et que les gens sont adultes.
02:49Et dernièrement, les gens voyagent.
02:52Donc, ils vont venir en France, ils vont acheter des clopes.
02:54Et puis, il y a le cinéma.
02:56Il va falloir expurger le cinéma pour ne pas donner envie.
03:00Et, évidemment, il y aura du trafic et de la contrebande.
03:02Je déteste ces mesures liberticides prises par des gens dans leur bureau.
03:06Est-ce que l'Etat protège ou décide à la place des individus ?
03:10Grosso modo, c'est un peu ça.
03:12Absolument.
03:13Mais sur plein de sujets, en fait.
03:15Vous avez deux heures.
03:16On est encadrés, on est bercés, on est...
03:20Calinés.
03:20On est, oui, calinés.
03:22Alors, il faut dire aussi que les Français râlent beaucoup
03:25et qu'ils ont des raisons de râler.
03:27Regardez, en ce moment, le prix de l'essence.
03:29Mais c'est vrai qu'interdire la cigarette, je vois bien l'idée.
03:33C'est pas en France, pour l'instant.
03:35C'est en Grande-Bretagne.
03:36Vous voyez bien, déjà, dans les bureaux de tabac en France,
03:38je crois qu'il faut normalement fournir une pièce d'identité.
03:40Quand vous êtes mineur.
03:42Bon, il suffit d'envoyer votre grand frère et votre frère
03:45acheter des cigarettes et puis l'affaire est réglée.
03:48Bon, voilà.
03:50Puis, n'oublions pas l'hypocrisie de l'Etat aussi,
03:52qui perçoit des taxes énormes sur le tabac.
03:55C'est quand même assez paradoxal où il y a ce débat
03:57et qui viendra peut-être en France,
03:59même si on a interrogé une spécialiste des addictions
04:02et dit, pour l'instant, il n'en est pas question,
04:04effectivement, le débat n'est pas là en France,
04:06mais ça viendra peut-être, évidemment.
04:07Ça peut donner des idées.
04:08Alors que, dans le même temps,
04:10ça explose du côté de la consommation, en fait, des drogues.
04:15En Angleterre, ils ont réussi à stabiliser un peu.
04:17Enfin, c'est toujours la même chose, quoi.
04:19Non, mais vous pouvez prévenir,
04:21vous pouvez essayer d'éduquer la jeunesse.
04:23Et personnellement, je dirais aux jeunes
04:25que s'ils n'ont pas commencé à fumer,
04:26franchement, qu'ils ne le fassent pas.
04:28Et je dis aux jeunes filles,
04:29c'est très mauvais pour la peau.
04:31C'est un très bon argument, je vous assure.
04:34Donc, c'est évidemment mieux de ne pas fumer.
04:37Mais cette civilisation des interdits,
04:40un, ça ne marche pas,
04:42et deux, nous sommes des êtres libres et responsables
04:45à la fin des fins.
04:46Oui, oui, c'est vrai.
04:47Allez, on poursuit.
04:49Alors, donc, il y a Thomas Porte,
04:50le député de la France Insoumise,
04:52qui, lors d'une interview,
04:55puisqu'il a joué au rugby dans sa jeunesse,
04:56il était dans le sud.
04:58Je croyais qu'il était plutôt fou.
05:00Ah oui, parce qu'il avait écrasé le ballon.
05:02Non, non, mais il est rugby,
05:03et il a dénoncé un manque de mixité dans le rugby.
05:05Je vous propose de le réécouter.
05:07Moi, j'ai joué depuis que je suis petit au rugby,
05:09et on n'était quasiment que des blancs.
05:11Sans être naïf, tu faisais 100 mètres,
05:13t'allais voir le club de foot à 100 mètres de chez moi,
05:15il y avait beaucoup plus mélangé.
05:16Ouais, ou voire pas du tout,
05:17mais de l'autre côté, tu vois.
05:18Et en plus, là, je vois la vidéo
05:19de la symbole de cette catastrophe-là,
05:23c'est la cérémonie de Coupe du Monde
05:25avec Jean Dujardin, la baguette de pain,
05:27le Marcel et la moustache.
05:29Je veux dire, c'est bon, quoi.
05:30C'est caricatural ?
05:31Mais bien sûr.
05:31Aujourd'hui, regarde le championnat de France
05:34de rugby des top 14.
05:35T'as une mixité internationale incroyable,
05:37t'as des joueurs qui viennent
05:38de toutes les quatre coins du monde,
05:39de toutes les générations,
05:40de toutes les couleurs de peau,
05:41de toutes les religions.
05:42Bon, alors, comme quoi,
05:44ça évolue et ça change, quoi.
05:46Éric Revelle, il y a un auditeur
05:47qui veut réagir,
05:48mais vous voulez réagir d'un mot
05:50à cette interview.
05:51C'était donné dans un podcast,
05:52un Parole d'honneur.
05:53C'est un podcast qui propose
05:56un regard neuf, je cite,
05:57sur l'actualité,
05:58en faisant entendre la voix
05:58des quartiers de l'immigration
06:01post-coloniale.
06:02Ouais, ouais, mais je trouve ça dingue,
06:03pardon, comme remarque.
06:04D'abord, parce qu'il y a des joueurs
06:06de couleur qui jouent au rugby,
06:07il y a peut-être plus de joueurs blancs,
06:09mais je trouve que c'est aussi déplacé
06:11comme remarque,
06:12pour ne pas dire raciste,
06:13que si on disait, par exemple,
06:14dans l'équipe de France de football,
06:15il n'y a que des gens de couleur.
06:18Ben, non, non.
06:21On prend les meilleurs.
06:23Je peux dire juste une phrase ?
06:23Oui, oui, une phrase.
06:25Ces gens sont incroyables.
06:26Ils se prétendent d'antiracistes,
06:28ils passent leur temps à compter.
06:30À racialiser.
06:31Ils passent leur temps à compter.
06:32Ils comptent,
06:33et il ne faut pas oublier
06:34que s'il n'y a pas assez de quelque chose,
06:36il y a trop de quelque chose.
06:38Donc, c'est toujours la même histoire.
06:39Voilà, il y a des sports,
06:41c'est leur histoire,
06:42on s'en fout.
06:44Moi, quand vous avez dit mixité,
06:45je croyais qu'ils parlaient
06:45des garçons et des filles,
06:47je pensais,
06:48je ne comprenais pas,
06:49je me disais...
06:49Alors, c'est vrai,
06:50c'est un peu la parité.
06:51Ils veulent que les garçons et les filles
06:52jouent dans les mêmes équipes ?
06:53Non, c'était pas ça.
06:54Mais, écoutez, c'est honteux.
06:56Ces gens-là veulent vraiment
06:57semer les ferments de la division.
06:58Après, ils parlent du masculinisme
07:00dans le rythme.
07:01Alors, ce qui était un peu...
07:03C'est pas complètement faux, aussi.
07:05Ils veulent diviser la société française.
07:07Éric a parfaitement raison.
07:09Est-ce que M. Porte va dire
07:11qu'il n'y a pas assez de blancs
07:13dans l'équipe de France de foot ?
07:14Non, parce qu'on s'en fout, en plus.
07:18Nicolas de Nanterre
07:19est avec nous
07:20et veut réagir.
07:220, 826, 300, 300.
07:23Bonjour, Nicolas.
07:25Oui, bonjour, Patrick.
07:26Bonjour, Elisabeth et Éric.
07:27Merci de me donner la parole.
07:29Parce que j'étais outré
07:30quand j'ai entendu ça ce matin.
07:31D'ailleurs, j'ai été courir
07:32pour me défouler.
07:34Pour vous dire.
07:34Alors, je vous raconte
07:35un petit peu mon histoire
07:36en tant que rugbyman de banlieue
07:38par aïe dienne, d'accord ?
07:39J'ai aussi participé
07:40en tant que bénévole
07:41sur la Coupe du Monde du rugby.
07:42Donc, j'étais vraiment dedans, vous voyez ?
07:44Donc, je peux intervenir
07:46sur ces sujets sans souci.
07:48La première chose, moi,
07:49j'ai commencé au rugby en 1986.
07:50Donc, il y a assez longtemps.
07:51Donc, ça va faire 40 ans, d'accord ?
07:52Je venais de mise sur scène
07:53dans un quartier très bourgeois.
07:54Il n'y a pas de club à l'époque.
07:56J'étais à Plutôt,
07:57la ville à côté,
07:58qui était très populaire.
07:59Parce qu'évidemment,
08:00c'était les bords de scène,
08:01donc des industries, etc.
08:02C'est vrai.
08:02Stade Jean-Boulin.
08:04Pardon ?
08:04Stade Jean-Boulin ?
08:05Ah non, non, non.
08:06C'est à Plutôt.
08:06Dans Stade Jean-Boulin,
08:07c'est à Surenne.
08:08Oui ?
08:08Ah, oui, oui, à Surenne.
08:10Voilà, voilà.
08:11C'était...
08:11Je n'ai pas entré dans...
08:12Non, oui, on ne va pas rentrer
08:13dans le détail des stades.
08:16Pourquoi je vous parle de ça ?
08:17Je vous parle de ça ?
08:18Parce qu'en fait,
08:18l'équipe dans laquelle je suis arrivé,
08:20moi, j'étais habitué à Neuilly Collège
08:22avec quasiment que des Gaulois, etc.
08:24De bonne famille, voilà.
08:25Et là, j'arrive là-bas,
08:26on me retrouve avec des jeunes Arabes,
08:30des Noirs, des Portugais, des Italiens,
08:33des Musulmans,
08:34enfin, des Juifs, etc.
08:37Mais tout ça, c'était magnifique.
08:39En fait, il n'y avait aucune différence entre nous.
08:40On était vraiment...
08:41Voilà, on était une équipe.
08:43On jouait tous pour nos couleurs
08:45rouges et bleues de Plutôt à l'époque.
08:46Et ça a duré pendant des années, tout ça.
08:49On est en fédéral 3, tous ensemble,
08:51avec des gars qui sont venus de tous les autres milieux.
08:53Voilà, c'était ça qui était extraordinaire.
08:56Et ensuite, moi, j'ai créé une équipe
08:57comme j'étais le plus c'est.
08:58Après, j'ai créé une équipe de rugby.
09:00Le rugby, le loisir,
09:01qu'on appelle les gringalés, d'accord ?
09:02Concrète de chez nous, plutôt.
09:04Et ouais, ouais, ouais.
09:05Ce n'est pas moi qui ai inventé,
09:06ce sont les gars, d'accord ?
09:07Et donc, on est venu jouer à Nanterre
09:09pendant 17 ans.
09:10Pendant 17 ans, je les ai entraînés.
09:12Vous connaissez sans doute de nom
09:13la cité de Pablo Picasso.
09:14Oui, bien sûr.
09:15Voilà.
09:16Et bien, nos terrains étaient au cœur,
09:17nos soldats étaient au cœur de Pablo, d'accord ?
09:19On n'a jamais eu aucun souci.
09:21On a accueilli des gens de Pablo
09:22qui sont venus jouer avec nous, d'accord ?
09:24Et pour vous donner des exemples
09:25assez extraordinaires,
09:26on a eu chez nous un ancien taulard
09:28qui a joué dans la même équipe
09:30avec un mâton de la prison de Nanterre,
09:32vous voyez ?
09:33Et ça s'est très bien passé.
09:34Chez nous, on avait, pareil,
09:35on avait vraiment des gens
09:37qui venaient de tous les milieux.
09:39On avait même des quatre gardiens
09:40qui parlaient à plein français.
09:41On a même accueilli un Marseillais,
09:43pour vous dire qu'on a fait un effort,
09:44et le pire du pire,
09:46on a accueilli des Anglais chez nous.
09:48Alors, vous voyez,
09:48quelle ouverture !
09:52Vous avez remarqué,
09:53pour parler plus sérieusement,
09:54chez nous, vous voyez,
09:56il y avait des différences sociales.
09:57On avait des gars
09:58qui allaient juste un CAP de plombier.
10:00On avait un docteur en droit.
10:01On avait des médecins, des avocats.
10:03On s'en foutait, vous voyez ?
10:04Et surtout, au niveau,
10:05attendez, je vais finir quand même.
10:06Oui, oui, bien sûr.
10:07Au niveau habit politique,
10:10chez moi, j'avais des gars du PC.
10:11D'ailleurs, dont certains,
10:13on est monde dans leur famille,
10:14encore en mairie de Nanterre,
10:15bien placés chez les élus,
10:16des gars du PS,
10:17des gars du MP,
10:18des gars du FN.
10:19OK, on se bouffait le nez,
10:20machin,
10:21c'était drôle.
10:22Une petite France !
10:24Mais complètement, Elisabeth.
10:25J'ai toujours dit que les Gringalais,
10:27c'était une mini-France.
10:28Ça a duré 20 ans.
10:29Je les embrasse tous, d'ailleurs.
10:30Ah bah oui, super !
10:31Et vraiment,
10:32et voilà,
10:32et c'est ça, le rugby.
10:33Oui, oui, bien sûr.
10:34Alors, je peux comprendre
10:35les propos de M. Porte,
10:37qui vient, je crois,
10:37de Carmo,
10:38donc dans le terme.
10:39Effectivement,
10:40moi, je vais très souvent
10:41dans ma belle famille,
10:42dans l'Aveyron.
10:42Ben oui,
10:43il y a plus de blancs
10:44qu'on va dire
10:45que de gens de couleur,
10:46d'accord ?
10:47Mais c'est proportionnel aussi
10:49à la population
10:50qui est sur place,
10:51d'accord ?
10:51Ah oui,
10:52il n'y a pas,
10:53effectivement,
10:53de couleur de peau
10:54ou quoi que ce soit.
10:55De toute manière,
10:55la légende du rugby,
10:56le meilleur joueur,
10:57peut-être,
10:58de tous les temps en France,
11:00ben c'est qui ?
11:01C'est Serge Blanco,
11:02évidemment,
11:03qui est devenu maire,
11:04bien sûr.
11:05Donc, comme quoi,
11:05il n'y a pas de différence,
11:07il faut arrêter avec ça.
11:07Merci en tout cas
11:08de votre témoignage,
11:09Nicolas,
11:10ça sentait vraiment le vécu,
11:11c'était particulièrement intéressant.
11:12Une équipe de couleur,
11:13on vous l'a dit,
11:13un rouge et un.
11:14Bien sûr, bien sûr.
11:15Si vous voulez continuer de réagir,
11:160, 826, 300, 300,
11:18nous continuons.
11:19On va parler aussi,
11:20ben dans un instant,
11:21des housses de carburant,
11:23des gros rouleurs.
11:24Il faut être gros rouleur,
11:26mais alors avec des conditions
11:28quand même très particulières.
11:29Faire une usine à gaz
11:30pour le prix des temps,
11:32c'est drôle.
11:33C'est pas mal.
11:33Allez, dans un instant.
11:37Le Grand Matin Sud Radio,
11:397h10,
11:40Patrick Roger.
11:41Il est 9h moins 10
11:43sur Sud Radio,
11:44évidemment,
11:44vous avez la parole,
11:46Elisabeth Lévy,
11:47Éric Revelle,
11:48avant la vérité en face,
11:49tout à l'heure.
11:50Il y a cette question,
11:52évidemment,
11:53autour de la hausse
11:54des carburants.
11:55Est-ce que les annonces
11:56du gouvernement
11:57sont satisfaisantes ?
11:58Déjà, il faut être capable
11:59de les comprendre.
12:00Là, il faut un Bac plus 10
12:02comme Éric Revelle
12:03pour bien décrypter,
12:04évidemment, ça,
12:05parce que savoir
12:06qui en bénéficie.
12:07Loïc est avec nous.
12:08Normalement,
12:09c'est les gros rouleurs.
12:11Les gros rouleurs
12:11et puis des petits revenus,
12:13en fait.
12:13C'est un peu ça.
12:14Loïc est avec nous.
12:15Bonjour, Loïc.
12:16Oui, bonjour.
12:17Vous roulez beaucoup
12:19chaque jour ou pas ?
12:20Écoutez, moi,
12:21pour aller travailler
12:22et rentrer chez moi,
12:23c'est pratiquement 75 km
12:25tous les jours.
12:25Ah oui, vous êtes où,
12:26mon cher ?
12:27Alors, j'habite
12:28à côté de Toulouse,
12:29mais à une trentaine
12:30de kilomètres
12:31et je dois traverser
12:32toute la ville
12:33pour aller travailler.
12:33Ah oui, c'est ça.
12:34Et vous n'avez pas
12:35d'autre possibilité
12:36que de prendre votre voiture
12:37pour aller bosser, quoi ?
12:39Alors si,
12:39ce serait l'hélicoptère ?
12:40Ah oui ?
12:41Non mais,
12:42oui, oui, bien sûr.
12:43Non mais, je veux dire,
12:44autrement, c'est complexe.
12:45Non, non,
12:45les transports en communs
12:46ne sont pas adaptés du tout.
12:48Les rocades toulousaines
12:49ont 20 ans de retard,
12:51donc, bon,
12:51ce n'est pas le choix.
12:53Et donc,
12:54est-ce que vous vous êtes concerné
12:56par les aides potentielles
12:58qui ont été annoncées ?
13:00Vous vous doutez bien que non,
13:02parce que moi,
13:03je fais partie de ces Français
13:04qui payent,
13:05mais qui n'ont droit à rien.
13:06Oui, c'est ça.
13:07Parce que j'ai le malheur
13:08de gagner un peu plus
13:10que le seuil fiscal.
13:12Bah oui,
13:12qui est 17 000 euros
13:14pour une personne.
13:15En dessous de 17 000 euros
13:16pour une personne seule
13:17et 50 000 euros
13:18pour un couple avec deux enfants.
13:19Oui, un couple avec deux.
13:20Et il faut prouver
13:21que vous faites plus de 15 kilomètres.
13:22Alors, en plus,
13:23il y a les gens
13:23qui vont se trouver
13:24entre les deux,
13:24c'est-à-dire ceux
13:25qui vont faire plus de 15 kilomètres
13:26ou 30 kilomètres
13:27à des retours
13:27pour aller au travail,
13:28mais qui auront des revenus,
13:30par exemple,
13:30à 18 000 euros par an.
13:31Bah, ceux-là,
13:32ils ne toucheront pas.
13:33En plus,
13:34c'est des revenus
13:35quand même pas très...
13:35C'est quand même pas des...
13:37Ce ne sont pas des revenus
13:38très élevés,
13:39si on pense...
13:40Alors, dans les centres-villes,
13:41c'est quasiment...
13:41C'est vraiment très difficile
13:42avec des loyers élevés,
13:44etc.
13:44Donc, c'est quand même incroyable
13:46d'avoir fixé ce seuil.
13:47Dans les centres-villes,
13:48vous pouvez prendre
13:48un peu plus les transports en commun.
13:50Le bus, évidemment,
13:51et tout,
13:52c'est un petit peu plus simple.
13:53Mais là,
13:53c'est pour des trajets comme Loïc
13:55et ça concerne
13:55des millions de Français,
13:57Loïc, évidemment.
13:59Vous savez,
13:59mais c'est une stratégie
14:01que Bercy met en place
14:02depuis au moins 10 ou 15 ans.
14:03À chaque fois
14:03qu'une annonce est faite,
14:05de toute façon,
14:05Bercy se débrouille
14:06pour que le seuil
14:07de déclenchement de revenus
14:08reste suffisamment bas
14:09parce que ça fait quoi ?
14:10Ça fait du 1 400,
14:111 500 euros net
14:13par mois.
14:14Donc, très sincèrement,
14:15voilà.
14:16Et puis derrière,
14:18comme ça,
14:19les trois quarts
14:20ou les deux tiers
14:20des personnes
14:22ne peuvent pas rentrer
14:23dans les mesures annoncées.
14:24Et chose rigolote,
14:25c'est que les mesures
14:26sont annoncées à grand frais.
14:27Mais on ne parle jamais
14:29des résultats
14:29de ces mesures
14:30six mois
14:30ou un an plus tard.
14:31Oui, ça c'est vrai.
14:32Bon, après,
14:33ce n'est pas non plus
14:34le gouvernement
14:34qui est responsable
14:36de la guerre
14:37qui a été déclenchée
14:38au Moyen-Orient.
14:39Ah non,
14:39mais ça,
14:40je suis parfaitement conscient.
14:41Mais ce que je veux dire,
14:42c'est que l'essence
14:43n'est qu'un prétexte
14:44comme un autre.
14:45À chaque fois
14:46que des mesures
14:46ont été annoncées,
14:47ils se sont débrouillés
14:48pour que les gens
14:49ne puissent pas y aller.
14:49Est-ce que vous avez pensé
14:50à l'électrique, Loïc ?
14:53Oui, j'y ai pensé.
14:54Maintenant,
14:54je vais être très franc
14:55avec vous.
14:57Je suis séparé,
15:00divorcé.
15:01J'ai une pension alimentaire.
15:03J'ai énormément de revenus
15:04qui partent tous les mois
15:05parce que l'électricité
15:06a quand même pris 50%
15:08en l'espace de 5 ans.
15:09Ça a rebaissé un peu,
15:10mais bon,
15:11oui, bien sûr.
15:12Et sortir aujourd'hui
15:1325 ou 30 000 euros
15:14pour une petite électrique
15:16qui fera faire
15:17200 km par jour
15:18avant de devoir être rechargée,
15:20je n'ai ni l'envie
15:21ni surtout les moyens.
15:22C'est vrai.
15:24Ça va changer, je pense,
15:26dans les quelques années
15:27qui viennent.
15:28Notamment,
15:29c'est assez terrible,
15:30mais évidemment,
15:31pour notre industrie
15:33automobile française,
15:34mais les Chinois
15:35sont en train
15:35de déferler.
15:36Ça y est,
15:37ils arrivent
15:37avec des prix...
15:39J'attends qu'un ministre
15:40conseille aux Français
15:41qui travaillent
15:42de prendre un vélo,
15:43je suis sûr
15:44qu'on va l'entendre.
15:44C'est déjà arrivé,
15:45c'est déjà arrivé.
15:46Christine Lagarde,
15:47Christine Lagarde,
15:48il y a quelques années,
15:50quand elle était
15:50ministre du Commerce,
15:51je me souviens,
15:51ça avait chauffé,
15:53elle avait proposé
15:53que les Français
15:55prennent le vélo.
15:56Christine Lagarde.
15:57Parce que ce n'est pas
15:58elle qui avait dit
15:58les pauvres n'ont pas de voiture,
16:00ce qui est d'ailleurs...
16:01Ça, c'était Agnès Pannier-Runachet.
16:03Oui, c'est ça.
16:04Merci, en tout cas,
16:05de votre témoignage.
16:05Bon courage, Loïc.
16:07On comprend parfaitement,
16:08en fait,
16:08la situation d'amour.
16:10On ne va pas avoir
16:10trop le temps
16:10parce qu'il y a
16:14dans votre édito,
16:16je sais que ça a fait réagir
16:18des auditeurs derrière.
16:19Vous avez dit,
16:20Elisabeth Lévy,
16:21l'immigration
16:21qui régularise
16:23500 000...
16:24L'Espagne.
16:25Qu'est-ce que j'ai dit ?
16:26Vous avez dit l'immigration,
16:27mais...
16:27Oui, non, mais sur l'immigration,
16:29l'Italie,
16:29500 000 minimum,
16:31en fait,
16:31ce sera peut-être
16:31un petit peu plus,
16:33clandestin.
16:35C'est le seul pays
16:36en Europe.
16:37Alors, c'est vrai
16:38que l'Allemagne
16:38l'avait fait
16:39il y a quelques années.
16:40L'Italie a ouvert
16:41quand même aussi
16:41un peu les vannes,
16:42mais c'était avec des gens
16:44sur des permis de travail.
16:45C'est ça.
16:46L'Italie fait venir
16:48les gens dont elle a besoin
16:49tout en accélérant
16:50elle aussi
16:51ses expulsions
16:52puisque Mme Mélanie,
16:53elle négocie
16:54avec les pays
16:54de départ.
16:56Assez intelligemment.
16:58Non, mais moi,
16:59ce qui me frappe,
17:00c'est que Pedro Sanchez,
17:01avec sa régularisation
17:02de clandestins,
17:03de gens qui sont là
17:04à qui on demande
17:05très peu de choses.
17:06Et pas un contrat de travail,
17:07forcément,
17:08ça peut être familial,
17:09etc.
17:09Il est complètement
17:10à contre-courant
17:11en disant
17:12la politique européenne
17:14migratoire,
17:14le sentiment général
17:16en Europe
17:16a complètement changé.
17:18Je vous l'ai dit,
17:19il y a quelques années,
17:21Orban a été dénoncé
17:22parce qu'il voulait
17:22fermer ses frontières.
17:24Aujourd'hui,
17:25tout le monde regarde
17:25Pedro Sanchez
17:26qui veut les ouvrir.
17:27Donc ça...
17:28Non, mais régulariser
17:29et puis avec des quotas,
17:32on ne va pas refaire
17:33le débat.
17:34Oui, bien sûr,
17:35mais ce qui pourrait se faire,
17:37parce que c'est l'un
17:38des problèmes...
17:39c'est une catastrophe.
17:40Faire venir des gens
17:41dont vous avez besoin
17:42spécifiquement
17:43sur certains postes,
17:44très bien.
17:45La régularisation
17:46de clandestins,
17:47c'est une prime
17:47à la clandestinité,
17:49ça crée un appel d'air
17:50et à mon avis,
17:52c'est vraiment
17:52une très mauvaise politique.
17:54Bon, allez,
17:55évidemment,
17:56ça pourrait être
17:56un débat
17:57que l'on fera aussi
17:58sur Sud Radio.
17:59Avec vous,
17:59hashtag,
18:00on en parle justement,
18:01c'est assez intéressant,
18:02on va terminer là-dessus,
18:03avant la vérité en face,
18:05Benjamin Glaze,
18:05sur les déclarations
18:07de patrimoine
18:07des ministres
18:08qui ont été dévoilés.
18:09Ça fait causer...
18:10Oui, par la haute autorité
18:11pour la transparence
18:12de la vie publique,
18:13plusieurs enseignements.
18:13Le premier,
18:14c'est que les risques
18:14de conflits d'intérêts
18:15sont assez nombreux.
18:16Sur 30 ministres,
18:1714 sont sommés
18:18de se déporter
18:18de certains sujets.
18:19Un exemple,
18:20parmi d'autres,
18:20le ministre du Commerce,
18:21Serge Papin,
18:22qui ne pourra pas traiter
18:23les dossiers liés à Auchan,
18:24dont il a été président
18:25de l'exécutif.
18:26Il y en a pas mal
18:26des exemples à donner comme ça.
18:28Mais à part ces risques
18:29de conflits d'intérêts,
18:30on apprend,
18:30en pêle-mêle,
18:31tenait que la ministre
18:31de l'Écologie,
18:32Monique Barbu,
18:33possède des actions
18:34chez Airbus,
18:35que Roland Lescure
18:36a le plus gros patrimoine
18:37immobilier,
18:37trois appartements,
18:38une maison estimée au total
18:39à plus de 3,7 millions d'euros.
18:41On apprend aussi
18:42que Gérald Darmanin
18:43possède des comptes
18:44courants presque vides,
18:45que le premier ministre,
18:46Sébastien Lecornu,
18:47a carrément lu un compte
18:48dans le rouge
18:48de l'ordre de 559 euros,
18:50mais avec un patrimoine
18:51immobilier tout de même
18:52évalué à plus de 900 000 euros.
18:54Sinon, alors tenez,
18:55côté bagnole,
18:55on parlait des télécarburants.
18:57Ça roule français
18:57pour le ministre de l'Éducation
18:59Édouard Geffray,
19:00mais également pour
19:00le ministre des Affaires étrangères
19:02Jean-Noël Barreau.
19:03Ils sont tous les deux
19:03sur Peugeot.
19:04En revanche,
19:04pas de voiture déclarée
19:05pour le ministre des Transports
19:06Philippe Tabarro,
19:08non plus pour Sébastien Lecornu.
19:09Ah oui,
19:10ça vous fait réagir ?
19:11Je voudrais qu'on ferme
19:13la haute autorité
19:14pour la transparence
19:14de la vie publique.
19:15Vous n'aimez pas ça.
19:15Je trouve ça dégoûtant.
19:17Je trouve ça encore plus dégoûtant
19:18que ce soit accessible
19:19à tout le monde.
19:21Je trouve que c'est...
19:22Ah, je n'aime pas ça.
19:23Éric,
19:24je suis assez d'accord.
19:25En plus,
19:25ça dissuade plein de gens
19:26de faire de la politique.
19:27Vous n'avez pas forcément envie
19:28qu'on sache combien
19:29vous avez de patrimoine
19:30ou que vous gagnez.
19:31Non, mais c'est vrai
19:32que Monique Barbu,
19:33elle a un paquet d'actions,
19:35je ne sais pas si vous l'avez vu,
19:35dans un tas...
19:36Elle est contre
19:37les grandes entreprises
19:38dans les hydrocarbures,
19:39etc.
19:40Et quand on regarde...
19:40Vous avez parlé d'Airbus,
19:41mais quand vous regardez
19:42dans le détail,
19:42elle a plein d'actions,
19:43évidemment,
19:44dans des sociétés
19:45qui sont cotées,
19:46en fait, dans un...
19:46Alors, elle a répondu,
19:47elle a dit,
19:48oui, mais alors,
19:48ce n'est pas moi qui gère.
19:49Mais qui n'a pas
19:50ces contradictions ?
19:51Est-ce qu'on va vraiment...
19:52Il a raison.
19:52Éric a dit quelque chose,
19:53à mon avis,
19:54de très important.
19:55Vous ne trouverez plus personne
19:57pour faire de la politique bientôt.
19:58On ne gagne pas d'argent,
20:00on se fait engueuler
20:01toute la journée,
20:02on vit...
20:03On est épié par tout le monde.
20:04C'est horrible.
20:05Allez, dans un instant,
20:06la vérité en face.
20:08Et des surprises.
20:09Des surprises à venir.
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