- il y a 23 heures
Les clefs d'une vie de Sophie Coste
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-04-20##
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05La domination dans les sondages, vous l'avez connue jusqu'ici dans un monde des médias
00:09où l'on appelle tout le monde chéri.
00:11C'est un tout autre univers que vous décrivez dans votre premier roman,
00:15l'histoire d'un conte de fées qui a viré au cauchemar.
00:18Bonjour Sophie Coste.
00:19Bonjour Jacques Pessis.
00:21Alors on va tout à l'heure parler de Chéri, votre premier roman chez Mazarine.
00:25Un premier roman étonnant, une sorte de polar lié à des sujets
00:29hélas d'actualité.
00:30Mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours
00:33et Dieu sait qu'il est riche à travers des dates clés.
00:37Et la première que j'ai trouvée, c'est le 24 septembre 1997.
00:40C'est la première de des clips et des bulles sur M6.
00:48Oui, c'était en 97.
00:5124 septembre.
00:52Oui c'est ça, c'était la rentrée d'M6.
00:54Et c'est marrant parce qu'alors, je ne me destinais pas du tout à faire de la télévision.
01:00Mais bien sûr.
01:00Mais alors des clips et des bulles.
01:01Il faut savoir que les bulles au départ, c'était des bulles sur les clips justement.
01:05Oui c'est ça.
01:05Avec un côté humoristique.
01:07Et les bulles, ça vient de la BD.
01:09Je ne sais pas si vous le savez.
01:10Et les premières BD avec des bulles, c'était aux Etats-Unis.
01:13Pim pam poum.
01:15Et en France, c'était Ziggy et Puce d'Alain Saint-Augan.
01:18Exactement.
01:18On ouvre la première fois en M&B des bulles.
01:20Et là, c'est passé à la télévision.
01:22Oui.
01:22Et vous êtes l'animatrice, je crois que c'est chaque mercredi à l'époque.
01:25Ça devait être le mercredi.
01:27C'était diffusé.
01:28Et puis c'est vrai qu'on s'amusait beaucoup.
01:30Et c'était une émission très fun.
01:31En fait, ils avaient repris un concept qui venait des Etats-Unis.
01:34C'était sur MTV à l'époque.
01:36Ça passait.
01:36Voilà.
01:37C'était un concept américain.
01:38Et il l'avait adapté pour M6.
01:40En fait, ça a duré trois ans.
01:42Et c'était vraiment les clips.
01:44Alors, on a oublié un peu les ancêtres des clips qui étaient les Scopitons.
01:48Je ne sais pas si vous les connaissez.
01:49Là, vous me parlez d'un truc, Jacques.
01:52Je découvre TikTok.
01:53Mais les Scopitons, franchement, je ne sais pas.
01:55Je suis entre les deux, en fait.
01:56C'était des tournages dans les années 60 avec toutes les grandes vedettes de la chanson.
02:00Il y en a eu 800 qui ont fait les beaux jours de la télévision ensuite.
02:04Et les deux réalisateurs étaient deux jeunes débutants qui s'appelaient Claude Loulouch.
02:08Et Alexandre Tarta qui a été ensuite le réalisateur, notamment, du Général de Gaulle.
02:12C'était pendant les YI, alors ?
02:13Exactement.
02:14C'était cette époque-là, d'accord.
02:15Alors, vous présentez dans cette émission des groupes et des chanteurs, Sophie Coste, que vous ne connaissez pas forcément.
02:23Ce n'était pas moi qui faisais les choix, en fait, de la ligne éditoriale de l'émission.
02:28Mais c'était des clips d'actualité, en fait.
02:31C'était toujours les nouveautés, etc.
02:33Et puis, je devais me renseigner quand même.
02:34Parce que, en fait, le principe de cette émission, c'est au fur et à mesure, c'est assez vite
02:38devenu en plateau des sketchs.
02:40Donc, je présentais les clips en me déguisant.
02:43Enfin, voilà.
02:43J'avais vraiment carte blanche.
02:45Je travaillais vraiment avec des gens que j'adorais.
02:47Et c'était... J'avais 19 ans.
02:50Enfin, franchement, je me suis éclatée comme premier job.
02:53Je veux dire, il y a pire, quoi.
02:54C'était très sympa.
02:55C'est presque un côté comédienne.
02:56Oui, c'est ça.
02:57J'avais fait les cours Florent.
02:59J'aimais bien ce côté-là.
03:00J'ai toujours adoré me grimer, me déguiser et m'amuser.
03:04Et donc, j'avais proposé ça.
03:06Et je ne bossais qu'avec des gens que j'aimais.
03:08Ma styliste, c'était ma meilleure amie.
03:10Mon coiffeur, c'était mon pote.
03:11Enfin, voilà.
03:11J'avais ramené tous mes amis comme ça sur cette émission.
03:15Et franchement, c'était des belles années.
03:16C'était très chouette, ouais.
03:17Je crois que tout a commencé, Sophie Coste,
03:19par une petite annonce que vous avez repérée dans le journal
03:21pour un casting.
03:22Oui, mais c'était un casting qui n'avait rien à voir avec la télévision.
03:26C'était...
03:27Donc, à l'époque, moi, j'étais étudiante en stylisme.
03:29Et pour mon école, je devais faire un sujet
03:32qui devait être filmé.
03:33Voilà, une collection, en fait, dessinée.
03:35Et on devait filmer un monument de Paris.
03:38C'était ça, le thème.
03:39C'était pour un sujet de fin d'année.
03:40Enfin, bref.
03:41Et donc, j'avais un ami qui m'avait prêté une caméra.
03:44Mais vraiment une caméra, à l'époque.
03:45Un vrai truc, quoi.
03:46Il était réel, lui.
03:47Il faisait de la télévision, d'ailleurs, à l'époque.
03:49Mais moi, ça ne m'était jamais venu à l'idée de faire ça.
03:51Et puis, j'avais cette caméra qui était là pour ce sujet.
03:54Et à un moment donné, on avait qu'une copine.
03:56Et on regardait M6.
03:57L'émission, à l'époque, c'était Fan 2.
03:59Et Fan 2 organisait un casting
04:01pour trouver le nouveau Girls Band à la française.
04:04Voilà, il voulait faire une sorte de Spice Girls française.
04:08Donc, il y a eu les L5.
04:09Je ne sais plus si c'était vraiment pour faire les L5 ou pas.
04:11Enfin, en tout cas, voilà.
04:12Et donc, je me suis...
04:13Ce n'est même pas moi qui me suis inscrite à ce casting.
04:15On a commencé à se filmer avec ma copine,
04:17à rigoler, à danser, à chanter du Ophélie Winter.
04:20Et elle a envoyé le cassette chez BMG.
04:22Et BMG, ils m'ont rappelé.
04:24Ils m'ont dit, vous êtes sélectionnée.
04:25Je me suis dit, mais je ne sais pas.
04:26Ni chanter, ni danser, les gars.
04:28Donc, ça va être compliqué.
04:29Et puis, finalement, je me suis retrouvée.
04:30Je me suis dit, j'y vais.
04:31Après tout, oui, j'ai 19 ans.
04:33Qu'est-ce que je risque ?
04:34Et j'ai été repérée par un producteur d'M6.
04:36Alors, justement, la chanson que vous avez interprétée
04:38comme maquette, c'était celle-ci.
04:40Ah oui, c'est Dieu va donner la...
04:44C'est très drôle.
04:47Ah, mais c'était à mourir de rire.
04:48En fait, Ophélie Winter avait été repérée
04:50comme mannequin par les frères Nakache.
04:52Et c'est comme ça qu'ils lui ont écrit cette chanson,
04:53qui n'a rien à voir avec Dieu, d'ailleurs.
04:55Et qui a lancé la carrière d'Ophélie Winter.
04:57Oui, c'est marrant.
04:58Et les Spice Girls, je ne sais pas si vous le savez,
05:00mais ces filles ont établi un record.
05:02C'est encore le plus grand nombre de produits dérivés
05:04pour un groupe dans l'histoire de la chanson.
05:06Elles ont fait des poupées, elles ont fait des mugs,
05:08elles ont fait presque plus que la reine d'Angleterre.
05:11Alors, le producteur qui vous repère, Sophie Coz,
05:14je crois qu'il a déjà fait Fan 2.
05:17C'est le producteur de Fan 2.
05:19Exactement.
05:19Et c'était Séverine Ferrer qui débutait.
05:21Avec qui vous allez travailler ensuite, d'ailleurs ?
05:23J'ai travaillé avec elle sur les Dance Machine, en fait.
05:27Assez vite, je suis arrivée sur M6.
05:29Et c'était assez amusant parce que je n'avais jamais fait de télévision.
05:33Et puis, très rapidement, ils m'ont dit
05:34« Ah bah, il y a un Dance Machine. »
05:37Je me rappelle, le premier, c'était à Bordeaux, au Zenith.
05:39« Ah bah, ce serait super que tu le fasses. »
05:40Je dis « C'est-à-dire, vous voulez que je fasse quoi ? »
05:42Je ne comprenais pas très bien ce qu'il me voulait.
05:44Il voulait que je présente.
05:46Mais je dis « Mais je présente, c'est-à-dire sur scène ? »
05:48C'est-à-dire, je me retrouve sur la scène d'un Zenith.
05:51Oui, avec des boys bands.
05:52À l'époque, c'était la folie.
05:54C'était les toubiteries.
05:55C'était toute cette époque-là.
05:57Je me suis... David Charvet.
05:59Enfin, c'était vraiment cette période de fans absolus.
06:04Enfin, de liesse absolue, etc.
06:05Et moi, je me retrouve là.
06:09Honnêtement, je m'en suis bien sortie.
06:11Parce que j'ai regardé les images.
06:13C'est marrant, il n'y a pas si longtemps que ça.
06:14Et j'étais pétrifiée.
06:16Mais pétrifiée.
06:17Mais on a oublié que c'est « Dunge Machine »,
06:19il y avait la télévision.
06:20Et derrière, la fête continuait dans les Zenith jusqu'à 6h du matin.
06:23Oui.
06:24Alors ça, je ne sais pas.
06:24Parce que moi, je crois que la scène...
06:26Et puis même encore aujourd'hui, d'ailleurs, je suis une couche tôt.
06:28Et je crois qu'après, je vais me coucher.
06:30Exactement.
06:31D'autres vous ont remplacé sur scène.
06:33Peut-être.
06:33Alors, il se trouve que vous avez été une des pionnières
06:36de ces formules jeunesse à la télévision.
06:38Car aujourd'hui, il y en a beaucoup.
06:39Mais M6, à l'époque, tatillonnait.
06:41Ça faisait 10 ans que ça existait.
06:43Ça ne marchait pas vraiment.
06:44Et c'est vraiment ce qu'il y a dans M6.
06:46Oui, c'est vraiment ces formats-là.
06:49Je dirais que la pionnière, c'est vraiment Séverine Ferrer avec Fan 2.
06:52Parce que moi, d'ailleurs, j'étais assez fan de ça.
06:55Où elle arrivait à mettre les people en exergue à la télévision.
07:02Alors qu'avant, il n'y avait que des journaux people.
07:05Et puis maintenant, il y a les réseaux sociaux.
07:07Donc, c'est encore un support différent.
07:08Mais c'est vrai que c'était la première chaîne.
07:11À l'époque, c'était encore la petite chaîne qui monte.
07:13Qui est devenue une très, très grande chaîne.
07:15Mais c'est vrai que c'était des concepts comme ça.
07:17Où il mettait des jeunes femmes et des jeunes hommes aussi.
07:21Parce qu'il y avait Yves et Hervé Noël.
07:22Je me souviens.
07:23Il y avait Charlie et Lulu qui ont commencé aussi sur M6.
07:26Et c'est vrai qu'il y avait un vivier comme ça de talent et d'énergie.
07:29On avait vachement d'envie.
07:31Je me rappelle, M6, c'était un laboratoire d'expérimentation.
07:35Où on avait carte blanche.
07:36Et où il n'y avait que des gens qui avaient envie.
07:39Alors, il se trouve que vous arrivez à la télévision.
07:41Alors qu'effectivement, vous voulez faire du stylisme.
07:43Et je crois que vous avez fait une école de stylisme contre la vie familiale.
07:48Mon père trouvait que ce n'était pas des études.
07:50Il voulait que je fasse HEC.
07:53Autres études communales, c'est ça ?
07:54En fait, j'ai un grand frère qui, lui, a suivi plutôt la voie qui était tracée par mon père.
08:00C'est-à-dire, il a fait maths-sup et une école d'ingénieurs, etc.
08:04Il fallait faire des études.
08:06C'était probablement un peu à l'ancienne dans sa tête.
08:09Lui, il n'avait pas pu en faire.
08:12Donc, je pense qu'il avait envie que ses enfants...
08:16Pour lui, c'était sans doute un gage de réussite.
08:19Et probablement qu'il aurait été plus tranquille si j'avais fait HEC.
08:23C'était pas mon truc.
08:24Non, mais vous avez fait d'autres choses.
08:25Alors, votre père, justement, n'était pas votre père, puisque vous avez été adopté très jeune.
08:30Mais vous avez fait le bonheur de votre famille.
08:32Oui, alors, mon père, c'est mon père.
08:34Voilà, exactement.
08:34Ça, c'est certain.
08:35C'est pas mon géniteur, en tout cas.
08:38Mais c'est mon père.
08:40Oui, j'ai été abandonnée, en fait, à la naissance.
08:43Donc, voilà, je suis une enfant de la DAS.
08:46Après, je suis restée quelques temps, pupille de l'État, ce qu'on dit.
08:50C'est-à-dire, en fait, on s'appelle, à un moment donné,
08:53c'est assez étonnant.
08:55Mais on s'appelle, je m'appelais Sophie SNP.
08:57Ça veut dire sans nom patronymique.
08:59Voilà, j'avais pas de nom.
09:00Donc, j'étais plus, j'avais plus, évidemment, le nom de ma génitrice.
09:04Et j'avais pas encore le nom de mon père.
09:06Et ça le rendait dingue.
09:07Parce qu'il y avait déjà eu l'adoption plénière.
09:09Et il y a eu un espèce de vide, comme ça, une espèce de latence, en fait,
09:13entre le moment où j'étais sa fille et le moment où je portais son nom.
09:16Et je sais que ça, pour lui, quand il veut quelque chose, il l'a.
09:22Et ça, ça l'avait rendu fou, je me souviens.
09:24Vous aussi, quand vous voulez quelque chose, vous l'avez.
09:26Alors, le stylisme, vous l'avez eu.
09:28Parce que déjà, enfant, vous adoriez vous déguiser, faire des tas de tenues.
09:32Quoi ? Vous savez ça ? C'est marrant.
09:33Vous avez faussé ?
09:35Non, mais c'est vrai.
09:36Oui, oui, c'était vraiment...
09:37Dans mon ADN, j'adorais ça.
09:39J'aimais mettre les bijoux de ma grand-mère.
09:42Je me rappelle, maintenant, c'est plus du tout à la mode.
09:44Et au contraire, et tant mieux.
09:46Mais ma tante, elle portait souvent des fourrures.
09:48Elle avait des manteaux de fourrures.
09:49Je me mettais toujours dedans.
09:50Je les drapais d'une autre manière.
09:52J'aimais me déguiser.
09:54Je me mettais dans des tissus.
09:55Je faisais des robes, des jupes, des trucs.
09:57Et je cousais.
09:57Je faisais tous les vêtements pour les poupées.
09:59C'est moi qui les faisais.
10:00Vous avez fait ensuite, non seulement du stylisme,
10:02mais des cours d'histoire du costume à la Sorbonne.
10:05C'est plutôt rare, ça, en plus.
10:06Oui, oui.
10:07J'étais vraiment passionnée par ça,
10:08par l'histoire de l'art et surtout par l'histoire du costume,
10:11puisque c'était en lien avec ce que je voulais faire.
10:13En fait, ce qui s'est passé, c'est que
10:15j'ai commencé par l'histoire de l'art
10:17et ensuite, j'ai fait du stylisme.
10:18Parce que mes parents m'ont dit
10:20on est en train de payer les études de ton frère,
10:22son école d'ingénieur.
10:23Donc, on ne peut pas payer une école pour l'instant.
10:25J'avais un an de latence, de battement.
10:28Donc, ils m'ont dit
10:29tu fais ce que tu veux à la fac.
10:30Et en fait, je suis allée, effectivement, à la Sorbonne.
10:33Je me suis inscrite
10:34et j'ai adoré ces cours d'histoire de l'art
10:37et d'histoire du costume.
10:38Il y avait un prof qui était passionnant, quoi.
10:40Et puis, ça vous a quand même conduit
10:42dans une école à Londres
10:43où il y a seulement 6% des candidats qui sont admis.
10:46C'est le Central Saint-Martins.
10:47Oui, mais je n'y suis pas restée
10:49parce que du coup, j'ai commencé la télévision
10:50et que j'ai dû faire trois mois là-bas.
10:53Et en fait, ce qui est un peu honteux
10:56parce qu'en effet, j'avais réussi à obtenir une bourse.
10:58Donc, vraiment, j'étais douée pour ce que je faisais.
11:00Je dois dire que c'était vraiment ma...
11:02presque une vocation.
11:04Et elle a été avortée par la télévision.
11:06Mais quand on a 19 ans
11:07et qu'on se retrouve à la télévision
11:08et qu'on gagne bien sa vie
11:10et qu'on vient d'une famille modeste,
11:12on se dit, bah, je vais traire la vache
11:13tant qu'il y a du lait.
11:14Bon, maintenant, voilà, j'y suis restée.
11:16Voilà, et ça s'est plutôt bien passé.
11:18Et il y a une autre date que j'ai repérée
11:20qui est tout à fait étonnante dans votre parcours.
11:22C'est le 26 septembre 2019.
11:23À tout de suite sur Sud Radio avec Sophie Coste.
11:27Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:30Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Sophie Coste.
11:33Nous parlerons tout à l'heure de ce premier roman étonnant,
11:36chéri, chez Mazarine.
11:37Mais justement, j'ai trouvé une date
11:38qui a un rapport avec la littérature.
11:40Car le 26 septembre 2019,
11:43c'est la première d'une émission
11:44qui s'appelle De quoi je me mêle ?
11:46Ah oui.
11:46Donc vous allez être chroniqueuse.
11:47Oui.
11:48Et ça, c'est étonnant
11:49parce que vous passez directement des clips
11:51à Éric Nolo et à ses débats.
11:53Alors, pas tout à fait.
11:54En fait, ce qui se passe,
11:56c'est que entre-temps,
11:59enfin, entre-temps, ce qui se passe,
12:01c'est que je rentre dans le monde de l'édition.
12:02Donc je travaille dans le monde de l'édition
12:04pendant quatre ans
12:05chez un grand éditeur parisien.
12:08Un petit peu en sous-marin
12:10parce qu'en fait,
12:11c'est un des membres du comité lecture
12:15qui se prend d'amitié pour moi,
12:17qui, lui, n'a plus tellement de temps
12:19de faire un peu son travail
12:20et qui me donne les trucs
12:21à faire un peu sous le manteau.
12:22D'accord.
12:23Les livres à lire
12:23et les manuscrits à choisir.
12:25Exactement.
12:25Donc je valide, j'invalide.
12:26Effectivement, des jeunes auteurs.
12:27Je suis au pôle premier roman,
12:29jeunes auteurs.
12:30Et puis, à l'époque,
12:34il se trouve que Jonathan Curiel,
12:35qui était sur M6 aussi
12:37à l'époque où j'y étais,
12:39devient directeur des programmes
12:40de Paris Première.
12:41Et moi, je parle beaucoup
12:43avec lui, en fait, de littérature.
12:45Et finalement, c'est vrai
12:46que personne ne sait
12:47que c'est ma passion,
12:49que depuis toujours,
12:50je m'intéresse non seulement
12:51à l'histoire de l'art,
12:52mais à l'histoire de la littérature,
12:53à l'histoire de la musique.
12:54Enfin, voilà,
12:54toutes ces choses-là.
12:56En tout cas,
12:56quelque chose qui tourne
12:57autour de la culture
12:58et du cinéma aussi,
12:59beaucoup,
13:00parce que j'adore le cinéma
13:01et j'ai une grande culture
13:02cinématographique.
13:03Mais ça, personne ne le sait
13:04parce qu'en effet,
13:05je viens du divertissement,
13:06je viens d'M6,
13:08je viens de TF1
13:08et qu'il va falloir
13:10que je puisse asseoir ça,
13:12c'est-à-dire que je puisse
13:13faire mes promesses.
13:14Mais il faut que quelqu'un
13:14me donne cette chance-là,
13:15c'est-à-dire croire en moi
13:16et me dise
13:18oui, tu as ta place
13:19dans cette émission-là.
13:20Et la première émission
13:21que je fais,
13:21qui est une émission culturelle,
13:22c'est Sa Balance à Paris
13:23sur Paris 1ère,
13:25qui est présentée
13:26par Eric Nolot,
13:27où effectivement,
13:28je m'entends très bien
13:29avec Eric,
13:29on a vraiment
13:30un coup de cœur amical
13:31tous les deux,
13:32qui d'ailleurs,
13:33qui dure toujours.
13:34Et puis,
13:36quand l'émission s'arrête,
13:37puisqu'en fait,
13:37la chaîne est remaniée,
13:38l'émission marche très bien,
13:39mais bon,
13:40il y a une nouvelle direction
13:41des programmes
13:42et des changements.
13:43Classique.
13:44Voilà, classique,
13:45vous connaissez le sujet.
13:46Et en fait,
13:47Eric part sur C8,
13:51présenter une émission culturelle
13:52et il me dit
13:54viens avec moi.
13:55Voilà,
13:55donc c'est comme ça
13:55que je me retrouve
13:56sur De quoi je me mêle.
13:57Alors De quoi je me mêle,
13:58en fait,
13:59cette expression,
14:00elle est née,
14:00paraît-il,
14:00en 1623
14:02et c'était dans les lettres
14:03de Nicolas Pasquier
14:04sous le règne de Louis XIII.
14:05C'est la première fois
14:06qu'on emploie cette expression.
14:08Voilà.
14:08Alors il se trouve
14:09qu'effectivement,
14:09il y a eu un coup
14:10de foudre amical
14:11parce qu'Éric Nolo,
14:12d'abord,
14:12c'est un très bon journaliste,
14:13un très bon écrivain,
14:14on oublie qu'il a traduit
14:16et édité des livres
14:18de Bulgarie.
14:19Oui,
14:19il adore.
14:20Oui,
14:20il adore
14:21et c'est marrant
14:22parce qu'il a une passion
14:22non seulement
14:23pour la littérature
14:24de l'Est,
14:25bulgare entre autres,
14:26mais aussi pour le cinéma
14:27de l'Est.
14:28Exactement.
14:29Et moi,
14:29par exemple,
14:30c'est marrant
14:30parce qu'à chaque fois
14:31il me conseillait
14:32des films à voir,
14:35je m'en mets.
14:37En fait,
14:38tout ça est né
14:39parce qu'il avait fait
14:39dans ses jeunes années
14:40un séjour en Bulgarie
14:42comme coopérant.
14:43Exactement.
14:43Alors,
14:43vous allez donc découvrir
14:44une nouvelle forme
14:45de télévision
14:47avec pas du tout
14:48les mêmes invités
14:49que sur M6
14:50puisqu'il y a des écrivains,
14:52il y a des romanciers
14:53et vous devez débattre
14:54sur les sujets littéraires.
14:56C'est autre chose.
14:57Oui,
14:57c'était très amusant.
14:58Enfin,
14:58le concept
15:00déjà de sa balance à Paris,
15:01c'était très amusant
15:02parce qu'on devait
15:05en effet faire la critique
15:06d'un livre,
15:07d'un film
15:07ou autre d'ailleurs,
15:08d'un album,
15:08d'un CD,
15:09etc.
15:10Sans savoir
15:10si l'artiste
15:12en tout cas était là.
15:13Donc,
15:14il y a eu comme ça
15:14deux,
15:15trois petites surprises
15:19en tout cas
15:19où effectivement,
15:20alors moi,
15:22j'essaye,
15:22j'essaye
15:23dans la mesure du possible
15:24de toujours voir
15:24le positif d'une oeuvre.
15:26J'aime bien me dire
15:27que c'est déjà très compliqué
15:29de réaliser un film,
15:29c'est déjà très compliqué
15:30d'écrire un livre,
15:31c'est compliqué
15:32d'aller jusqu'au bout
15:32de ses idées.
15:33Donc,
15:33j'essaye toujours
15:34d'avoir de l'empathie
15:37en tout cas
15:38et d'essayer de voir.
15:39Après,
15:40il y a des livres
15:41qui me sont tombés
15:42des mains
15:43et parfois,
15:44il y avait l'auteur
15:45qui était là
15:45et c'était un peu compliqué.
15:47Mais Maurice Siégel,
15:48qui était directeur de VSD,
15:49avait dit
15:50je ne veux pas de critiques
15:51négatives dans mon journal.
15:52Un livre,
15:52c'est du travail,
15:53on n'a pas le droit
15:54de le démolir en quelques lignes.
15:55S'il n'est pas bon,
15:55on n'en parle pas.
15:57C'est ça,
15:58c'est la critique
15:58qui est aisée,
15:59l'art est difficile,
16:00c'est vraiment ça.
16:02Alors après,
16:03j'étais obligée,
16:04ça se voyait en fait,
16:05ça se voyait quand même
16:05un peu sur mon visage,
16:06c'est-à-dire que j'essayais
16:07de mettre des bémols
16:09en disant
16:09bon,
16:09ça ne m'a pas emballée,
16:11emballée.
16:12Ce à quoi Eric répondait
16:13en général,
16:14ça se voit,
16:15ça se voit.
16:16Mais bon.
16:17Le métier de débattrice
16:19à la télévision,
16:19c'est encore autre chose
16:20parce qu'il faut avoir
16:21des réflexes,
16:22il faut savoir répondre.
16:23Là aussi,
16:23c'est une technique
16:23très particulière,
16:24ça s'apprend.
16:25Moi,
16:26je n'ai rien appris
16:26parce qu'honnêtement,
16:27j'ai commencé comme ça
16:31c'est vrai que j'ai appris
16:31le travail de journaliste
16:32plutôt à la radio,
16:33je dirais.
16:34C'est plus la radio,
16:35c'est plus en travaillant
16:36sur le groupe RTL,
16:37ensuite j'ai travaillé
16:38pour la Gardère,
16:39j'ai fait tous les groupes
16:39quasiment de radio,
16:40d'ailleurs je me rends compte.
16:42Et la radio,
16:43c'est une vraie école,
16:47je dirais,
16:47pour apprendre ça,
16:48vraiment le journalisme.
16:49Et les réflexes.
16:50Alors il se trouve aussi
16:51que je crois
16:51que dans vos fréquentations favorites,
16:53il y avait une grande librairie,
16:54La Une,
16:55Boulevard Saint-Germain,
16:56dont vous étiez une habituée.
16:57Oui,
16:58j'aime beaucoup cette librairie,
16:59il y en a deux que j'aime bien,
17:00mais qui sont très,
17:01d'ailleurs j'ai Hermano Pratine,
17:02mais je ne sais pas pourquoi,
17:03ces deux-là,
17:04je les aime particulièrement.
17:05Il y en a plusieurs en fait.
17:06Il y a la Une,
17:07j'allais souvent à la Une,
17:08Traîner mes guêtres là-bas,
17:10il y a l'écume des pages
17:11que j'adore,
17:11il y a la librairie Lamartine aussi,
17:14il y a la librairie aussi,
17:15la librairie Fontaine que j'adore,
17:16mais j'ai vu qu'elle était fermée.
17:17Enfin voilà,
17:18à Paris,
17:19j'aime traîner dans les librairies.
17:21Ce qui est plus en plus rare
17:22parce qu'il y en a de moins en moins.
17:23Il y en a de moins en moins
17:24et ça me fait de la peine
17:25et à chaque fois que je recommande
17:28d'acheter mon livre
17:29et que je mets en lien Amazon,
17:32je me dis que je suis en train
17:34de déroger à ma règle initiale,
17:36c'est-à-dire toujours acheter
17:37mes livres chez les libraires,
17:38mais bon, voilà.
17:39Alors il se trouve que parmi
17:40vos écrivains favoris,
17:41il y a avant tout,
17:42je crois,
17:43Romain Garry et la promesse de l'aube.
17:45C'est vraiment,
17:45en fait c'est vraiment,
17:48surtout c'est un livre
17:48que j'ai lu beaucoup de fois,
17:50je pense que j'ai dû le lire,
17:52c'est comme une série
17:53qu'on regarde à nouveau,
17:54voilà.
17:56C'était le récit de son enfant
17:57et de sa mère.
17:58C'est le rapport surtout à sa mère.
18:00Et j'ai compris en fait,
18:03en lisant la promesse de l'aube,
18:06que les parents peuvent en effet
18:09être parfois trop intrusifs
18:11ou trop pousser leurs enfants,
18:13mais si ça part d'une bonne intention
18:14et d'un bon sentiment,
18:16en fait on le comprend
18:16quand on devient parent,
18:17donc j'ai trouvé ça extrêmement émouvant.
18:21Extrêmement émouvant.
18:21Il y a d'ailleurs un film
18:23qui m'a fait penser à ça
18:24il n'y a pas si longtemps que ça,
18:27qui était le film
18:29Sylvie Vartan,
18:30Dieu, ma mère et moi,
18:31enfin je ne sais plus,
18:31dans l'ordre, etc.
18:32qui est sur la vie de l'avocat,
18:35Roland Perez.
18:35C'est tellement ça,
18:36c'est la même relation
18:37avec cette mère qui est là,
18:39qui pousse, qui pousse, qui pousse.
18:40Et puis à un moment donné,
18:41on n'en peut plus
18:42parce qu'on a envie de vivre
18:43par soi-même,
18:43mais à la fois,
18:44elle a tellement poussé son enfant
18:46qu'il a eu deux fois le Goncourt
18:47quand même.
18:48Alors le Goncourt,
18:49il a eu le Goncourt
18:49avec son vrai nom,
18:50avec Émile Lajard,
18:51mais il avait aussi
18:52d'autres pseudonymes.
18:53En effet, il s'est appelé
18:54dans d'autres livres.
18:55René Deville,
18:56Jacques Ribbons,
18:57John Markham,
18:58Bitch,
18:59Satan Bogat
19:00et Fosco Sinibaldi.
19:01C'est dingue,
19:01il était tellement prolixe
19:03qu'il a eu tellement de noms
19:04pour écrire, c'est fou.
19:05Et puis dans votre enfance,
19:06il y a aussi un livre
19:07qui vous a marqué.
19:09Les malheurs de Sophie,
19:11les malheurs de Sophie,
19:13les malheurs de Sophie,
19:15en plus avec lui.
19:16Cette chanson
19:17de Chantal Goyard
19:18l'a créée,
19:18je crois que vous étiez
19:18encore bébé.
19:19Oui, j'allais voir,
19:20Chantal Goyard,
19:21j'allais à tous ses spectacles
19:22au Palais des Congrès,
19:22c'était fou.
19:23Et les malheurs de Sophie,
19:24c'est vrai,
19:24la comtesse de Ségur,
19:26ça fait vraiment partie
19:28des premiers émois littéraires
19:30en fait.
19:31Il y avait,
19:31je me rappelle,
19:32avant probablement
19:33la bibliothèque rose,
19:34la bibliothèque verte,
19:35etc.
19:35avec Fomet,
19:36tout ça.
19:37Et puis après,
19:37il y a eu
19:38la comtesse de Ségur,
19:40c'était les malheurs
19:41de Sophie,
19:42j'adorais.
19:42Et puis en plus,
19:43j'étais un peu comme elle,
19:44la petite fille,
19:44je faisais un peu des bêtises,
19:45donc c'était sympa.
19:47Alors,
19:48je crois qu'il y a aussi
19:48un livre qui a marqué,
19:49vous comme d'autres adolescentes,
19:51c'est moi,
19:52Christiane F,
19:5213 ans,
19:53droguée,
19:54prostituée.
19:54Non,
19:55mais ce livre,
19:55il est...
19:57Moi,
19:58je l'ai lu,
19:58j'avais 13 ans,
19:59en plus.
20:00Oui,
20:00je l'ai lu vraiment
20:02au moment où ça faisait,
20:04on ne disait pas encore ce mot-là,
20:05mais ça faisait vraiment le buzz.
20:07Et je crois que mes parents,
20:09je n'avais pas de censure moi,
20:10mes parents,
20:11ils me laissaient lire ce que je voulais
20:12du moment où je lisais,
20:12enfin ça leur allait bien.
20:15Et ce livre,
20:16il est,
20:17oui,
20:17il est redoutable.
20:18Enfin,
20:19on se retrouve face à une détresse absolue,
20:22l'addiction,
20:23et puis c'est tellement bien écrit.
20:24Et en plus,
20:25on a oublié ce livre
20:26alors qu'il a été vraiment
20:26un phénomène pour une génération.
20:28Oui,
20:29un phénomène.
20:29Je ne me souviens plus
20:29comment ça s'appelait son mec.
20:31Je crois que c'était
20:32Detlef ou un truc comme ça.
20:33Elle était avec un Allemand.
20:35Et c'était terrible
20:36parce que je me rappelle
20:36d'une scène
20:37où elle était obligée,
20:38elle était dans les toilettes,
20:39enfin bref,
20:40et elle ne pouvait plus piquer
20:41tellement sa peau
20:43était nécrosée
20:43par les piqûres de seringues
20:46et elle se piquait
20:47entre les orteils.
20:48Et moi,
20:49je me rappelle
20:49qu'elle avait le même âge
20:50que moi.
20:51Et je me disais,
20:52waouh,
20:53moi j'étais dans mon lit
20:53avec mes peluches à 13 ans,
20:55encore assez bébé d'ailleurs
20:56du reste à l'époque,
20:57et ça m'avait,
20:59c'était une claque littéraire.
21:01Alors je sais en revanche
21:02qu'il y a un livre
21:02qu'on n'avait pas jamais terminé
21:03et vous n'êtes pas la seule,
21:04moi aussi,
21:05c'est
21:05La recherche du temps perdu
21:07de Marcel Proust.
21:08Oui mais je m'y suis remise.
21:08Ah bon ?
21:09Vous avez du courage.
21:10Je m'y suis remise
21:11parce que j'ai un de mes enfants
21:12qui l'a commencé.
21:13Oui.
21:15Et du coup,
21:16je me suis dit,
21:16tu ne peux pas pas l'avoir lu,
21:17il faut quand même
21:18que tu lises,
21:19allez vas-y.
21:20Et alors ?
21:21Je ne l'ai toujours pas fini,
21:23mais je m'y suis remise,
21:24j'avance.
21:25La Madeleine de Proust,
21:26on sait maintenant,
21:27parce qu'il y a eu des recherches,
21:28que ce n'était pas du tout
21:29une Madeleine,
21:30mais une biscotte.
21:30C'est extraordinaire.
21:32Comme quoi,
21:32on refait l'histoire autrement.
21:33C'est vrai.
21:34Alors une autre date importante
21:35dans votre parcours aussi,
21:36beaucoup plus récente,
21:37le 14 janvier 2020.
21:39A tout de suite
21:39sur Sud Radio
21:40avec Sophie Coste.
21:42Sud Radio,
21:43les clés d'une vie,
21:46mon invité Sophie Coste.
21:47Nous parlerons tout d'ailleurs
21:48de Chérie,
21:49ce premier roman
21:50chez Mazarine,
21:51un polar étonnant.
21:52J'emploie le mot polar
21:53parce qu'il y a vraiment
21:54un suspense jusqu'au bout.
21:55Ça me fait plaisir
21:56que vous employiez ce mot,
21:57vraiment.
21:57Je crois que ça correspond au livre.
21:59Alors,
21:59on a évoqué déjà vos débuts
22:00à la télévision,
22:01le stylisme,
22:03votre culture littéraire
22:04et là,
22:05encore changement de genre
22:06le 14 janvier 2020
22:07avec votre arrivée
22:09dans cette émission.
22:13Je ne touche pas à mon poste.
22:14C'était PMT.
22:15Exactement.
22:16Là,
22:16c'est une autre facette
22:17encore de Sophie Coste,
22:18l'arrivée
22:19chez Cyril Alouna.
22:20Oui,
22:20en fait,
22:21Cyril,
22:22c'est vrai,
22:23nous a fait confiance
22:24avec Eric
22:24puisque c'est lui
22:25qui produisait
22:25De quoi je me mêle.
22:26Il ne voulait pas de vous
22:27au début,
22:27je crois.
22:28Il ne voulait pas de moi
22:29du tout
22:29parce que,
22:31alors,
22:31Cyril,
22:32il faut savoir une chose,
22:33c'est un ordinateur.
22:34C'est-à-dire que
22:35c'est un truc de fou.
22:36Il est hyper mnésique.
22:38Donc,
22:39il enregistre tout.
22:41Alors,
22:42je l'ai vu,
22:42je l'ai vu moi
22:44par rapport à,
22:45c'est un jukebox.
22:46C'est-à-dire que
22:47vous lui dites
22:47tiens,
22:48chante-moi ça
22:49ou chante-moi ci.
22:50Il connaît les paroles
22:51de toutes les chansons
22:52par cœur.
22:53Donc,
22:53il entend un truc une fois,
22:55il va le retenir,
22:56le problème,
22:56il va le retenir à vie.
22:57Et moi,
22:58j'avais,
22:59mais alors,
23:00je crois des années auparavant,
23:04envoyé vraiment
23:05sous la publication
23:05d'une amie à moi,
23:08je crois que c'était même
23:09sur le compte
23:09d'Elsa Wolinsky,
23:12un commentaire
23:14sur Cyril,
23:15mais je ne sais plus,
23:15ce n'était pas un truc
23:16très négatif non plus,
23:18ce n'était pas non plus
23:18un truc amélioratif.
23:20Ce n'était pas extrêmement valorisant,
23:22mais après,
23:23ce n'était pas la guerre.
23:24ça lui avait déplu,
23:26il l'avait retenu,
23:27il s'en souvenait.
23:28Et quand Eric lui a dit
23:29moi,
23:30j'aimerais Sophie
23:33avec moi
23:33pour de quoi je me mêle,
23:35il a dit Sophie Coste.
23:36Et j'étais en train
23:37de déjeuner avec Eric
23:38à ce moment-là.
23:38Et donc,
23:39il reçoit un texto
23:41de Cyril
23:42qui lui dit
23:43non,
23:43Sophie Coste,
23:43non.
23:44Et donc,
23:45je dis,
23:45mais mince alors,
23:46mais pourquoi ?
23:46Parce que moi,
23:47j'ai oublié tout ça,
23:48je ne sais même plus,
23:49j'ai écrit un truc
23:50pour moi qui était
23:50complètement anecdotique.
23:53Mais lui,
23:54ça ne lui avait pas plu.
23:55Et il lui envoie,
23:56elle a écrit,
23:57je ne sais pas quoi,
23:58un truc.
24:00Et je dis,
24:00non,
24:00non,
24:01non,
24:01je lui dis,
24:02écoute,
24:02non,
24:02non,
24:02attendez,
24:02ce n'est pas grave,
24:03je vais lui écrire
24:04une lettre
24:05et je vais m'en expliquer
24:07et je vois de quoi il parle
24:09et en effet,
24:10il a cette intelligence
24:12de comprendre,
24:14d'entendre
24:15et puis voilà.
24:15Et puis après,
24:15on s'est très bien entendu.
24:16Il n'y a eu aucun problème,
24:18c'est quelqu'un
24:18qui peut changer d'avis.
24:20Voilà,
24:20donc c'est plutôt bien.
24:21Donc vous arrivez,
24:22après Eric Nolo,
24:23d'en touche pas à mon poste,
24:24c'est quand même autre chose.
24:26D'abord,
24:26il vous le propose
24:27ou ça s'est passé comment ?
24:28Je ne sais même plus
24:29comment ça s'est passé.
24:30Je crois que,
24:31comme il y a eu le Covid,
24:32en fait,
24:33de quoi je me mêle,
24:33ça s'est arrêté.
24:34De fait,
24:35puisqu'il n'y avait plus
24:37d'éditeurs,
24:38il n'y avait plus de livres,
24:38il n'y avait plus de cinéma,
24:40il n'y avait plus tout ce qui est
24:40vie sociale,
24:41donc il n'y avait plus de culture.
24:42Donc comme c'était
24:43une émission culturelle,
24:44nous,
24:44on recevait des comédiens,
24:47donc on recevait
24:47Sylvie Testu
24:49pour telle pièce de théâtre,
24:50ben là,
24:51il n'y avait plus de pièce de théâtre.
24:52Donc il n'y avait plus
24:53de culture,
24:54donc en effet,
24:55ça s'est arrêté.
24:56On ne savait pas
24:57combien de temps
24:57ça allait durer
24:58cette période de Covid,
24:59donc,
25:01en fait,
25:02quand j'ai commencé
25:04avec Cyril
25:05sur TPMP,
25:07et c'était,
25:09ouais,
25:10c'était cette période-là.
25:11Janvier 2020,
25:12ça colle.
25:12C'est ça,
25:13voilà,
25:13exactement,
25:13c'était pendant le Covid,
25:14et en fait,
25:15on a fait très très peu
25:15d'émissions en plateau,
25:17parce qu'après,
25:17on a été confinés,
25:18voilà,
25:19janvier,
25:19c'est ça,
25:20janvier,
25:20donc ensuite,
25:21on a été confinés en mars,
25:22donc vous voyez,
25:22j'ai dû faire deux mois
25:23en plateau,
25:24et ensuite,
25:25on était en Zoom,
25:26on était à la maison,
25:27et on faisait,
25:28et on travaillait ensemble,
25:30mais en même temps,
25:31on a découvert
25:31une autre Sophie Coste
25:34parlant de tout,
25:35sauf de littérature,
25:36pratiquement.
25:37Oh,
25:38enfin,
25:38on n'avait pas...
25:39C'était votre vie,
25:41il y avait beaucoup d'humour,
25:42il y avait des anecdotes,
25:43on se chambrait,
25:45on faisait,
25:45en fait,
25:46on faisait de la télévision,
25:47quoi,
25:48donc on faisait du divertissement,
25:49donc c'était sympa,
25:50c'était amusant.
25:51Oui,
25:51mais en même temps,
25:51vous avez créé un personnage
25:52très différent.
25:53Non,
25:53non,
25:54pas du tout.
25:54Vous étiez vous-même.
25:55Non,
25:55je pense que oui,
25:56oui,
25:56oui,
25:56je pense qu'en fait,
25:57moi,
25:57je me retrouve dans beaucoup de femmes,
25:59en fait,
26:00je trouve qu'on peut être à la fois
26:05même les hommes,
26:06je pense,
26:06on peut avoir plusieurs facettes,
26:08on n'est pas...
26:09Alors,
26:10à certains moments,
26:11on en montre une
26:12plutôt que l'autre,
26:13etc.,
26:13mais ce n'était pas du tout un personnage,
26:15moi,
26:15je ne sais pas jouer un personnage.
26:16Alors,
26:16il se trouve que Cyril Hanouna,
26:17lui,
26:18ne joue pas un personnage,
26:19il est lui-même,
26:19mais je ne sais pas si vous le savez,
26:20il a tout fait,
26:21il a fait de la télévision avant,
26:22ça ne marchait jamais,
26:23il a même fait un spectacle,
26:25un seul en scène en 2004,
26:26on l'a totalement oublié,
26:27il reste une seule affiche
26:29qui est dans les toilettes
26:30d'un théâtre parisien,
26:31au théâtre Trévise.
26:31Je ne savais pas.
26:33Non,
26:33je ne savais pas,
26:34parce que moi,
26:34j'ai commencé à l'écouter,
26:36Cyril,
26:36j'adorais,
26:37quand il était sur Virgin,
26:38le matin,
26:39avec Enora,
26:40et je me suis dit,
26:41ce gars,
26:42moi,
26:42il me faisait mourir de rire,
26:44le duo,
26:45les deux,
26:45ça fonctionnait super bien,
26:47puis il avait une espèce de,
26:49non seulement d'aisance,
26:51mais d'audace aussi,
26:51qui était très nouvelle.
26:54Alors,
26:54grâce à cette émission,
26:55Sophie Coste,
26:56vous apprenez à parler
26:57à toutes les générations,
26:58et vous devenez
27:00quelqu'un de populaire ?
27:03Je ne sais pas,
27:06en fait,
27:06quelle est ma cote de popularité.
27:08Je ne sais pas trop
27:08si les gens,
27:09justement,
27:09arrivent à identifier
27:11véritablement
27:11qui je suis,
27:12ce que je fais.
27:13Dans les coulisses
27:14de Sud Radio,
27:14on vous a reconnue.
27:16D'accord.
27:17On me reconnaît,
27:18on me reconnaît.
27:18D'ailleurs,
27:19je salue les douaniers,
27:19parce que tous les douaniers,
27:20je pense,
27:20regardent TPMP,
27:21et à chaque fois
27:22que je passe la douane,
27:22quelque part,
27:23j'ai tous les douaniers
27:24qui sont,
27:24et dans les hôpitaux aussi,
27:25je ne sais pas pourquoi,
27:26le personnel hospitalier,
27:27je dois adorer TPMP,
27:30et souvent,
27:31c'est pour des trucs
27:31que je n'ai pas forcément
27:32envie que ça se sache,
27:32et là,
27:33tout le monde me reconnaît.
27:34Mais dans la rue,
27:34je suis un peu tranquille,
27:35mais c'est vrai que
27:37parler aux jeunes,
27:38ça ne me dérangeait pas.
27:39Et moi,
27:39en plus,
27:40comme j'ai quand même
27:40trois ados à la maison,
27:42le parler jeune,
27:43je l'ai toute la journée.
27:44Et puis moi,
27:45je viens de Mante-la-Jolie,
27:47donc je ne suis pas
27:48une bourgeoise parisienne,
27:50donc au moins,
27:50le parler street,
27:51le parler jeune,
27:52je le maîtrise d'ailleurs
27:53dans le livre,
27:53il y a un des personnages
27:54qui parle comme ça,
27:55ça ne m'a pas posé de problème.
27:57Mais en même temps,
27:58les réseaux sociaux,
27:59aujourd'hui,
27:59il faut en prendre la mesure,
28:00et vous en avez pris la mesure aussi,
28:02à la télévision.
28:03Par rapport à ?
28:04Par rapport à tout ce que vous faites,
28:06par rapport à vos récits,
28:07une animatrice de télé
28:08doit se préserver
28:11des réseaux sociaux.
28:12Vous s'en occupez ?
28:12Alors,
28:13moi,
28:14je...
28:15Je ne sais pas,
28:16c'est mon fils
28:16qui m'a dit ça le vôtre jour,
28:17il m'a dit
28:17que tu n'as pas encore assez
28:21de succès pour être détesté.
28:23Parce que je lui dis,
28:23c'est bizarre,
28:24je n'ai pas tellement de haters,
28:25je n'ai pas de gens
28:26qui m'envoient des trucs dégueulasses,
28:28parce que je sais
28:28que les réseaux sociaux,
28:29c'est quand même beaucoup ça.
28:30Oui,
28:30c'est des gens qui se défoulent.
28:32Oui,
28:32mais je n'ai pas,
28:33moi,
28:33je n'ai pas ça.
28:34Alors,
28:34presque,
28:35parfois,
28:35je me dis,
28:35mais pourquoi je n'ai pas ça,
28:36moi ?
28:37Je n'ai pas,
28:37j'ai des gens...
28:39Les femmes,
28:40elles sont adorables avec moi,
28:41mais vraiment,
28:41et je pense qu'elles sentent
28:43que j'aime les femmes.
28:44Moi,
28:44je ne suis jamais mise en compétition
28:46avec les filles.
28:46Je pense que le jour
28:47où les femmes comprendront ça,
28:48elles auront tout compris.
28:50Donc,
28:50c'est vrai qu'elles doivent le ressentir
28:52et j'ai toujours des messages
28:53hyper bienveillants.
28:54Après,
28:54j'ai quelques mecs
28:55un peu lourds d'eau,
28:56mais sinon,
28:57franchement,
28:57les réseaux sociaux,
28:58moi,
28:58j'ai plutôt une bonne gestion.
29:00En tout cas,
29:00vous avez tout fait,
29:01ou presque,
29:01à la télévision.
29:02Moi,
29:03j'ai fait pas mal de trucs.
29:04J'ai repéré plusieurs émissions.
29:05Alors,
29:05il y a celles qui n'ont pas duré longtemps,
29:08comme...
29:08Comme France 2.
29:10Pourquoi les manchons
29:10ne sont pas froids aux pieds
29:11avec Stéphane Berne ?
29:12Alors,
29:13c'était des questions
29:13de sculpture générale.
29:14C'était super,
29:14en plus.
29:15C'était super.
29:16C'était super,
29:17parce que c'était
29:18un peu comme les grosses têtes,
29:20en fait.
29:20Et ça vous aurait plu,
29:21parce que c'était vraiment,
29:22en fait,
29:23c'était des questions
29:25un peu comme ça,
29:26justement.
29:26Pourquoi les manchons
29:26n'ont-ils pas froids aux pieds ?
29:28Pourquoi est-ce qu'on appelait
29:29Louis XIV le roi soleil ?
29:31Pourquoi...
29:32D'où vient l'expression
29:33tenir le haut du pavé ?
29:34Enfin,
29:35vous voyez,
29:35des trucs comme ça.
29:35Donc,
29:36c'était hyper sympa.
29:37Il y avait...
29:38Je ne sais plus
29:39qui avait comme chroniqueur,
29:41mais il y avait par exemple
29:42un mandalier.
29:42C'était un peu les grosses têtes,
29:43vous voyez,
29:44comme ça,
29:44pressées par Stéphane Bern.
29:46Moi,
29:46j'avais adoré.
29:47Puis c'est vrai
29:47qu'elle n'a pas...
29:48Elle n'a fait qu'un été,
29:49cette émission.
29:50Je ne sais pas pourquoi.
29:50On ne regarde pas forcément
29:51ce genre de choses.
29:52Et Stéphane Bern
29:53a beaucoup d'humour.
29:54L'autre jour,
29:54je l'ai croisé,
29:55il me dit,
29:55j'ai pris le métro.
29:56Et il y a une dame
29:56qui s'est approchée
29:57qui m'a dit,
29:58vous êtes là incognito ?
29:59C'est extraordinaire.
30:00Oui, c'est ça.
30:01D'habitude,
30:01ils se déplacent en carrosse.
30:03Oui, pas toujours.
30:04Et puis,
30:04vous avez été aussi
30:05une pionnière
30:06avec une émission
30:06qui s'appelait
30:07Allo Quiz.
30:08Oui,
30:08Allo Quiz,
30:09c'était marrant
30:09parce que
30:10quand je suis partie
30:13d'M6,
30:14enfin,
30:14je ne suis partie pas vraiment.
30:15D'ailleurs,
30:16j'ai fait un enfant
30:17et puis du coup,
30:17je me suis occupée
30:19de Léon.
30:20Et puis ensuite,
30:23je suis allée
30:24sur TF1
30:25et TF1,
30:26ils m'ont demandé
30:26si j'avais déjà fait
30:27du direct
30:27et si j'avais déjà
30:28présenté des émissions
30:29comme ça.
30:29J'ai dit oui.
30:30je n'avais jamais fait.
30:31Enfin,
30:32j'avais fait si
30:32un peu dans le morning live
30:33avec Mickaël Youn,
30:34mais enfin,
30:35c'est très peu de direct.
30:36Mais voilà,
30:36j'étais tous les matins
30:38en direct
30:39sur TF1
30:40avec un jeu.
30:43Et c'était
30:44une sacrée école,
30:45je peux vous dire,
30:46parce que
30:46j'étais seule en plateau
30:48avec deux candidats
30:49avec des pupitres,
30:50voilà,
30:51un jeu à tenir
30:52et puis des appels.
30:53Donc,
30:54c'était effectivement
30:54la première émission
30:55de ce qu'on appelait
30:56la Coltivi.
30:57Donc,
30:57en effet,
30:57on récoltait,
30:59en fait,
31:00on me passait
31:00le tout venant.
31:01Il n'y avait même
31:01pas de standard,
31:02il n'y avait pas de filtre.
31:03Donc,
31:03j'avais,
31:03voilà,
31:04personne qui appelait,
31:05je les avais en ligne,
31:06en direct.
31:07Donc,
31:07c'était chouette
31:07parce que moi,
31:08j'aime bien ce contact
31:09avec le public
31:10et c'est ça qui est sympa
31:11aussi à la radio
31:11quand vous avez,
31:12par exemple,
31:13des auditeurs,
31:13etc.
31:14et à la télévision,
31:15c'était vachement agréable
31:16de pouvoir parler aux gens,
31:17c'était chouette.
31:18Et puis,
31:19c'est bon pour la culture générale
31:20parce qu'à la culture générale
31:21à la télévision,
31:22elle n'a pas toujours été présente.
31:23Ouais,
31:23enfin,
31:24c'était pas,
31:25on va dire,
31:26que c'était pas le jeu
31:27le plus culturel du monde.
31:29Par exemple,
31:30la question,
31:31je vais vous la donner,
31:32Jacques,
31:32et je pense que vous allez pouvoir répondre.
31:34Une des questions
31:35qui pouvait y avoir
31:36dans Allo Quiz,
31:37c'était,
31:38quel est le prénom
31:39de la Joconde
31:39sachant que ça commence par mots.
31:42Vous voyez,
31:43voilà,
31:43c'était pas un niveau non plus,
31:46c'était pas insurmontable.
31:47Non,
31:48mais ça provoquait
31:48des appels téléphoniques.
31:49Ça provoquait,
31:50c'était plus ça l'idée.
31:51Alors,
31:52il y a aussi une émission
31:53consacrée aux SOSI
31:54que vous avez présentée
31:54à Jean-Pierre Foucault.
31:55C'était à mourir de rire.
31:56Franchement,
31:57c'était à mourir de rire
31:57parce que l'émission,
31:59elle était très sympa,
32:00mais ce qui était encore plus sympa,
32:01c'est quand vous arrivez
32:02ce qu'on appelle le catering,
32:03donc j'explique pour les auditeurs,
32:05c'est là où en fait
32:07on déjeune
32:07ou on dîne
32:08avant une émission de télé,
32:09on appelle ça,
32:09voilà,
32:10c'est là où il y a
32:12la bouffe.
32:13Et là,
32:14donc vous arrivez
32:15dans ce truc-là,
32:15dans cette espèce de cantine
32:17avant l'émission
32:17et en fait,
32:18vous avez les SOSI
32:19de tout le monde,
32:19c'est-à-dire que vous avez
32:20Mylène Farmer
32:20qui dîne avec Francis Lalanne,
32:22qui dîne avec
32:23Johnny Hallyday,
32:24qui dîne avec...
32:25Et c'était un truc de dingue,
32:26mais avec Jean-Pierre,
32:28on était...
32:28Moi,
32:29Jean-Pierre Foucault,
32:30c'est un amour de mec.
32:33Je l'aime,
32:35Jean-Pierre Foucault,
32:36j'ai fait une émission avec lui,
32:38enfin j'en ai fait plusieurs,
32:39j'en ai fait beaucoup,
32:39j'ai dû en faire 4, 5, 6,
32:41des primes avec lui.
32:42Le premier prime
32:43que je fais avec lui,
32:44moi j'ai...
32:46Je viens d'avoir Léon,
32:47donc je dois avoir 25 ans
32:49sur TF1,
32:50un truc comme ça.
32:51Et à la fin de l'émission,
32:52il vient me voir,
32:52il me dit
32:53je voulais te remercier,
32:54merci beaucoup
32:55d'avoir fait l'émission avec moi.
32:56Je dis mais...
32:58Qui est cet ovni en fait ?
32:59Je dis mais tu plaisantes enfin.
33:01Jean-Pierre Foucault,
33:02il est d'une humilité,
33:04d'une gentillesse.
33:06Ah ouais,
33:06c'est vraiment une super rencontre.
33:08Je l'ai connu à ses débuts.
33:09Je l'aime trop.
33:10Avec beaucoup d'amitié et d'humour.
33:12Les sosies,
33:12il faut savoir,
33:13on a un peu oublié
33:13que c'est Philippe Bouvard
33:14qui a commencé,
33:16dès 1958,
33:17il y avait cette obsession des sosies.
33:18Et moi,
33:19quand je travaillais avec lui,
33:20on avait repéré
33:20une certaine Huguette Fenfrock
33:22qui était le sosie
33:24de la Reine d'Angleterre.
33:25Ah oui ?
33:25Et elle faisait
33:26les supermarchés
33:27habillés en Reine d'Angleterre
33:28avec la couronne
33:29et elle signait des autographes.
33:31Et quand on l'appelait,
33:33il vous raccrochait au nez.
33:34Bah oui.
33:35C'est fou, hein ?
33:36Bah oui,
33:36parce que je pense
33:36qu'on se prend vraiment au jeu.
33:38Les sosies, par exemple,
33:39de Johnny Hallyday,
33:41c'est très sérieux
33:42ce qui se passe.
33:43Il paraît qu'on a
33:44sept sosies dans le monde.
33:45Il y en a beaucoup plus.
33:47Et je me souviens
33:48à la sosie de Johnny
33:48qui était en Tunisie,
33:50qui était à un restaurant
33:50et qui vieillissait avec lui.
33:52C'est drôle.
33:52C'est extraordinaire.
33:53Oui, c'est très drôle.
33:54Ça laisse une empreinte, en fait.
33:55Je pense que vous sentez
33:56que ces gens-là,
33:57ils sont vraiment habités
33:58par la star
33:59à laquelle ils ressemblent
34:00ou en laquelle ils se griment.
34:02C'est assez amusant.
34:03Et puis,
34:03il y a une autre émission
34:03aussi que vous avez faite.
34:04Et là,
34:05vous avez été aussi une pionnière
34:06parce qu'aujourd'hui,
34:07les années 80 sont à la mode.
34:08Mais quand vous avez présenté
34:10des émissions
34:11avec des vedettes oubliées,
34:14c'était nouveau.
34:15ça s'appelait
34:16Retour Gagnant.
34:17Exactement.
34:17C'était avec Jean-Pierre aussi,
34:19Jean-Pierre Foucault.
34:20Et c'était sur TF1,
34:22en Prime.
34:23Et c'est vrai
34:23que c'était un pari
34:24de le faire
34:24parce qu'à l'époque,
34:25il n'y avait pas du tout
34:27cet engouement
34:28qu'il y a pu y avoir.
34:29En fait,
34:29l'engouement qu'il y a eu,
34:31c'était après
34:32Retour Gagnant.
34:33En fait,
34:33après Retour Gagnant,
34:34ça a permis de faire
34:35les tournées des stars
34:36des années 80,
34:38tous les albums
34:38qui sont ressortis,
34:39etc.
34:40En fait,
34:41c'est Julie Piétry
34:42qui avait gagné
34:43Retour Gagnant.
34:44Je me rappelle.
34:44J'étais trop contente pour elle.
34:45C'était tellement mignon,
34:46son émotion.
34:47Et ça les a vraiment
34:48tous,
34:50toute cette génération-là,
34:52reprojetés
34:53sur le devant de la scène.
34:53Donc,
34:54c'est vrai,
34:54ce que vous dites,
34:55je n'y avais jamais pensé,
34:56mais cette émission-là,
34:57c'est vrai qu'elle a été
34:58très charnière pour ça.
35:00C'est juste.
35:00Alors,
35:01il y a le Retour Gagnant,
35:02mais il y a aussi
35:02les débuts qui j'espère
35:03seront gagnants,
35:04qu'on va évoquer
35:05à travers la date
35:05de la sortie de votre livre,
35:07le 25 mars 2026.
35:09A tout de suite
35:09sur Sud Radio
35:10avec Sophie Coste.
35:11Sud Radio,
35:12les clés d'une vie,
35:13Jacques Pessis.
35:14Sud Radio,
35:15les clés d'une vie,
35:16mon invité Sophie Coste.
35:17On a évoqué
35:17votre parcours
35:18avec la télévision,
35:20toutes ses formes.
35:21Et puis,
35:22une activité
35:23qu'on ne vous connaissait pas,
35:24même si vous avez travaillé
35:25dans l'édition,
35:26c'est romancière,
35:27car le 25 mars 2026
35:29est sorti
35:30votre premier roman,
35:31Chéri.
35:32Alors,
35:32d'abord,
35:33c'est un thème
35:33vieux comme le monde,
35:34on va en parler,
35:35mais pourquoi avoir voulu
35:35écrire un roman aujourd'hui ?
35:37Parce que j'avais
35:39d'abord des vélités de plumes
35:41que j'écrivais beaucoup
35:41pour les autres auteurs.
35:43En fait,
35:43je travaillais beaucoup
35:44en deuxième jet avec eux,
35:46justement,
35:46quand je travaillais
35:47au comité de lecture.
35:48Donc,
35:49j'avais des relectures.
35:50Et puis,
35:50j'ai toujours écrit
35:51en fait,
35:52j'ai toujours eu
35:53d'abord cette passion
35:54pour la lecture,
35:55pour la littérature,
35:56une bibliothèque bien remplie
35:58avec beaucoup,
35:59beaucoup de livres
35:59qui m'ont marquée.
36:00Et puis,
36:01à un moment donné,
36:02je pense que
36:02cette histoire-là,
36:04pourquoi cette histoire-là
36:04n'est pas une autre ?
36:07Probablement parce que
36:08j'avais un personnage
36:09de vilain
36:09qui était tellement fort
36:11que je me suis dit
36:12il faut que j'en fasse
36:13un thriller.
36:14En fait,
36:14vous aviez commencé
36:15à parler,
36:15je crois,
36:16dans un podcast
36:16de violences conjugales.
36:18Vous aviez animé
36:19une soirée
36:19à la télévision
36:20aussi sur les problèmes
36:21des femmes.
36:22C'était quelque chose
36:23qui était en vous,
36:23même si vous n'en parliez pas
36:24dans un livre.
36:25Non,
36:26parce que moi,
36:26j'ai toujours,
36:27j'ai été 15 ans
36:28avec le père de mes enfants
36:29et j'ai eu une relation
36:31exceptionnelle.
36:31Vraiment,
36:32je n'ai jamais été confrontée
36:33à ça,
36:34ni aux violences conjugales,
36:35ni vraiment,
36:37on va dire,
36:38à une relation toxique.
36:40Mais il se trouve
36:40qu'effectivement,
36:41après,
36:42j'ai rencontré,
36:42une fois qu'on s'est séparés,
36:43j'ai rencontré
36:46un personnage
36:48qui était pour moi,
36:49en effet,
36:49après coup,
36:51pas dans la relation.
36:51Dans la relation,
36:52je n'étais pas en train
36:52de me dire,
36:53je l'observe
36:53et je vais écrire sur lui.
36:55Mais après coup,
36:55je me suis dit,
36:56il faut l'acconcilier
36:56dans un livre,
36:57cette histoire.
36:57C'est important.
36:58En fait,
36:58vous avez dit un jour,
36:59je crois,
37:00je le croyais
37:00qu'il était Aladin,
37:01il était Jaffar.
37:02Oui,
37:03c'est exactement ça.
37:04C'est exactement ça.
37:05J'ai dit cette phrase-là
37:06parce que je trouve
37:06qu'elle résume très bien
37:07le truc,
37:08c'est-à-dire que
37:08c'est vraiment ça,
37:09c'était ce rêve bleu,
37:12le tapis volant,
37:13enfin voilà,
37:14les milliers de nuits,
37:15enfin vous voyez,
37:15c'est vraiment l'univers.
37:17Alors là,
37:17pour le coup,
37:17en plus,
37:18ça lui correspond
37:19parfaitement bien
37:20et oui,
37:21j'étais avec Jaffar quoi
37:22et je ne m'en suis pas
37:23rendue compte tout de suite.
37:24Alors,
37:24juste pour vous parler
37:26d'Aladin et du génie,
37:27c'est Robin Williams
37:28qui a doublé
37:28la voix d'Aladin
37:29et comme il improvisait
37:31beaucoup,
37:31les producteurs
37:32se sont retrouvés
37:32avec 18 heures
37:33d'enregistrement
37:34dans lesquelles
37:34il a fallu trier
37:35pour faire le film
37:36d'Aladin.
37:37C'est très drôle
37:38parce qu'en fait,
37:39j'avais vu
37:39une interview de lui
37:40qui parlait de ça justement
37:42et je crois
37:43qu'il y avait
37:44un des producteurs
37:45qui était le même producteur
37:46que pour Jim Carrey
37:47et il disait les deux
37:48que ce soit Robin Williams
37:49ou Jim Carrey
37:51à travailler avec eux
37:52c'est passionnant
37:53mais il y a beaucoup
37:54d'énergie quoi.
37:56Alors,
37:56ce roman chéri,
37:57c'est l'histoire
37:58d'une manipulation
37:59et c'est une histoire
38:00totalement construite
38:01puisque vous avez imaginé
38:02cinq femmes
38:03et un homme,
38:04cinq femmes
38:04qui ne se connaissent pas,
38:06qui vivent dans des pays différents,
38:07qui ont des univers
38:08très différents
38:08et un homme
38:09qui va manipuler.
38:11Alors,
38:11en fait,
38:13effectivement,
38:14le roman,
38:14la scène d'introduction,
38:15la scène d'ouverture
38:16en tout cas,
38:17c'est une femme
38:18qui parle
38:18et qui constate
38:20qu'un homme
38:21a été laissé pour mort
38:23ou c'est pas tellement
38:24s'il est mort.
38:25A priori,
38:25oui,
38:26en tout cas,
38:26elle,
38:26elle le dit.
38:27Il est nu,
38:28il est par terre
38:29sur le marbre
38:30d'une salle de bain
38:30d'un palace
38:31à Kstad.
38:32C'est une scène d'introduction
38:34comme on voit
38:34dans les séries américaines
38:36juste avant le générique.
38:37C'est exactement ça.
38:38C'est vraiment
38:38une scène assez forte
38:40d'introduction
38:40et ensuite,
38:42on va suivre,
38:43en effet,
38:43ces cinq femmes.
38:45on ne sait pas
38:46tout de suite
38:47ce qu'elles ont
38:47finalement en commun
38:48puisqu'elles racontent
38:49leurs histoires d'amour.
38:51On se rend bien compte
38:52qu'en effet,
38:53il y a peut-être
38:53quelque chose
38:54qui ne tourne pas rond.
38:55Elles sont toutes
38:56très différentes.
38:57En tout cas,
38:57elles ont toutes
38:58des vies très remplies.
39:00Elles sont indépendantes,
39:01elles ont des forts caractères,
39:02etc.
39:02et en effet,
39:04plus le puzzle
39:04va se construire,
39:05plus on va se rendre compte
39:06qu'en effet,
39:07il y a un lien
39:08qui les relie.
39:09En même temps,
39:10si les femmes sont
39:10tellement différentes
39:11qu'il y a une banquière,
39:12qu'il y a une américaine,
39:13il y a une certaine Sophie
39:15qui pourrait vous ressembler.
39:17Il a fallu construire
39:18ces personnages,
39:19il a fallu trouver
39:20leur vie,
39:21construire leur vie
39:22avant de les écrire.
39:23C'est le travail
39:23d'écrivain.
39:24C'est-à-dire que
39:26j'avais
39:27quelques petites
39:29bribes
39:29comme ça
39:29de personnes
39:31que j'avais rencontrées
39:32et qui m'avaient marquées
39:33aussi de femmes
39:36qui probablement
39:37avaient eu
39:37cette même histoire,
39:38enfin en tout cas
39:39ce sujet-là.
39:40Et je me suis dit
39:41tiens,
39:41il me fallait
39:43une vraie gentille,
39:44un peu,
39:45en effet,
39:45ça c'est l'américaine
39:46qui elle
39:47n'a pas du tout
39:48les mêmes référents
39:50puisqu'elle ne vient pas,
39:51enfin voilà,
39:52elle est américaine
39:52donc elle est très
39:53sur un truc,
39:55les américains
39:56ils sont très
39:56sur la gentillesse,
39:58sur l'enthousiasme.
39:59Il me fallait
39:59quelqu'un d'un peu
40:00comme ça.
40:00J'en ai une autre,
40:02alors elle,
40:03c'est plutôt
40:03une fille de la street,
40:04elle a un peu
40:05le couteau entre les dents,
40:06elle est beaucoup plus jeune
40:06d'ailleurs que les autres aussi
40:08et puis elle,
40:08elle pense qu'en effet,
40:10elle,
40:11il ne peut rien lui arriver
40:11quoi,
40:12elle est boulette prouf quoi,
40:13elle est vraiment...
40:14Et puis bon,
40:15elle va se retrouver aussi
40:16dans les méandres
40:17comme ça
40:17de la manipulation.
40:20Oui,
40:20effectivement,
40:21il y a une banquière
40:21qui est très accomplie
40:23professionnellement,
40:24qui n'a pas besoin d'hommes
40:25et qui va aussi,
40:26elle,
40:27se retrouver dans le piège
40:28de la manipulation
40:30aussi amoureuse.
40:31Donc,
40:32je voulais montrer
40:34cette espèce de différence
40:35qu'il peut y avoir
40:35entre les unes et les autres
40:36et malgré tout,
40:37ce point commun
40:38où on peut se retrouver
40:41piégé.
40:41Alors,
40:42quand je parle de polar,
40:43c'est qu'il y a
40:43une véritable construction,
40:44c'est-à-dire que ce sont
40:44des chapitres très très courts,
40:45avec à chaque fois
40:47une des personnes
40:48qui se retrouve
40:49dans le récit.
40:51Et c'est vraiment,
40:52ça a été une construction
40:52très compliquée
40:53puisqu'il faut maintenir
40:54le suspense
40:55en disant
40:55qu'est-ce qui va se passer.
40:57Alors,
40:57qu'est-ce que vous en pensez Jacques ?
40:58Vous trouvez que c'est réussi ?
40:59Ah bah oui,
41:00complètement.
41:00C'est-à-dire qu'on ne peut pas
41:01lâcher le livre jusqu'à la fin.
41:02D'ailleurs,
41:02je crois qu'Éric Nolo
41:03l'a dit aussi.
41:05On veut savoir
41:05comment ça termine
41:06et puis on voit
41:07le destin de ces femmes évoluer
41:08et ça,
41:08ça n'a pas été simple
41:09à construire.
41:10Non,
41:10non,
41:10c'était vraiment,
41:11alors parce que c'est quand même
41:12plus de 400 pages
41:13en effet,
41:13et la construction,
41:15la structure narrative,
41:17elle a été,
41:19en fait,
41:20à la fois,
41:21il fallait bien réfléchir
41:22parce que je ne voulais
41:23aucune incohérence,
41:24même dans la chronologie,
41:25etc.
41:25Il fallait que dans la temporalité
41:26ça tienne la route.
41:28Moi,
41:28je n'aime pas
41:29en tant que lectrice
41:30quand il y a des espèces
41:31d'anachronismes
41:32ou des choses comme ça
41:32où je me dis
41:33non,
41:33là,
41:34ça ne marche pas.
41:34Donc,
41:34il fallait que tout fonctionne
41:35très bien.
41:36Donc,
41:36c'était vraiment une partition
41:37qui était extrêmement millimétrée
41:39dans l'écriture
41:40et en effet,
41:43je pense
41:44que je ne suis pas mauvaise
41:45pour écrire ce genre
41:46d'histoires
41:47parce qu'en fait,
41:48j'ai été aussi nourrie
41:49de ce genre d'histoires.
41:50Moi,
41:50j'adore les thrillers.
41:51Alors,
41:51il se trouve aussi
41:52que le personnage principal,
41:53donc,
41:53c'est un,
41:54c'est un,
41:54c'est un,
41:55c'est un,
41:57il y en a beaucoup
41:58dans l'actualité,
41:59on n'en parle jamais
42:00et encore moins
42:01dans les livres.
42:02C'est vrai
42:03parce que moi,
42:04j'ai en fait,
42:05ça,
42:05je pense que c'est mon travers
42:06de journaliste,
42:07j'ai vraiment lu,
42:10regardé,
42:11écouté tout ce qui existe
42:12sur le sujet.
42:13Alors,
42:13il y a eu des,
42:14il y a des femmes
42:14qui ont écrit des romans,
42:16enfin,
42:16pas vraiment des romans,
42:17d'ailleurs,
42:17vous avez raison,
42:18c'est plutôt des témoignages,
42:19elles racontent leur histoire,
42:20voilà,
42:20j'ai rencontré un manipulateur
42:24qui présentait un trouble
42:25de la personnalité narcissique,
42:26etc.
42:27Bon,
42:27et donc,
42:28elles racontent effectivement
42:29leur descente aux enfers
42:31mais il n'y a pas eu,
42:33en effet,
42:34de thriller comme ça,
42:36de roman à suspense,
42:38de page-turner
42:38où on se dit,
42:39waouh,
42:40qu'est-ce qui va se passer ?
42:41Après,
42:41c'est difficile de parler
42:42de mon livre
42:42d'une manière un peu objective,
42:43mais j'ai l'air de m'emballer,
42:44m'emballer,
42:45mais c'est vrai,
42:45j'aime beaucoup,
42:46j'aime mon livre
42:47parce qu'à chaque fois
42:48qu'on le lit,
42:49que ce soit les hommes
42:50comme les femmes,
42:51d'ailleurs,
42:51du reste,
42:52tout le monde me dit,
42:53je ne peux pas le lâcher,
42:54c'est le plus beau compliment
42:54qu'on puisse faire
42:55à un auteur de Polar.
42:57Et en même temps,
42:58les femmes qui vous liront
42:59et qui ont peut-être été victimes
43:01de ces perverses
43:02se reconnaîtront
43:03et en même temps,
43:04les autres se méfieront.
43:05C'est aussi une leçon
43:06que vous donnez,
43:07un conseil.
43:08Elles se reconnaissent déjà,
43:09c'est fou le nombre
43:10de témoignages
43:11que j'ai reçus
43:12depuis la sortie du livre
43:14et ça ne fait vraiment
43:14pas très longtemps,
43:16donc je pense que ça va,
43:18même le bouche à oreille,
43:20voyez,
43:20c'est une manière en fait,
43:21c'est assez juste
43:22ce que vous dites justement,
43:23Jacques,
43:23sur ce sujet
43:24parce que comme ça n'existe pas,
43:26comme c'est un objet
43:27qui est nouveau,
43:28on va dire,
43:29c'est-à-dire à la fois
43:30de lire quelque chose
43:32qui nous tient en haleine,
43:33un vrai suspense,
43:34etc.,
43:34et à la fois
43:35de se reconnaître
43:36dans les personnages.
43:37Moi,
43:37j'ai une de mes lectrices
43:39qui m'a fait
43:40un très joli compliment
43:41l'autre jour,
43:41elle m'a dit
43:42j'ai fermé le livre
43:43et elle me manquait,
43:45ces femmes,
43:45j'avais envie de passer
43:46encore plus de temps
43:47avec elles.
43:48C'est fantastique
43:48quand vous entendez ça.
43:49Mais en même temps,
43:50vous analysez Sophie Coste
43:52un phénomène de société
43:53dont on parle peu
43:54et qui existe.
43:55C'est marrant
43:55que vous disiez ça
43:56parce que moi,
43:57tout le monde me dit
43:57sur le réseau
43:58oh là là,
43:58tout le monde en parle.
44:00Mais au quotidien,
44:02on n'en parle pas,
44:02on en parle entre nous
44:03mais ça reste secret.
44:05En fait,
44:06ça dépend du terme
44:06qu'on utilise.
44:07Par exemple,
44:07je vois que le terme
44:09pervers narcissique
44:10de temps en temps,
44:12ce terme-là,
44:13il est un peu mis
44:13à toutes les sauces,
44:14soyez dans les magazines
44:14féminins et tout.
44:15Donc,
44:16c'est vrai que
44:17les gens,
44:18parfois,
44:19peuvent s'inscrivent
44:19en faux en disant
44:20oh là là,
44:20tout le monde parle
44:21des pervers narcissiques
44:22comme s'il y en avait
44:22partout,
44:23etc.
44:23Il n'y a pas vraiment
44:24de prévalence
44:25mais en tout cas,
44:26moi,
44:27la psychologue
44:29avec laquelle
44:29j'ai travaillé,
44:30psychothérapeute
44:30qui s'appelle
44:31Anne-Claude Ziegler
44:32qui a écrit
44:33la post-phase
44:34de mon livre
44:34avec qui j'ai travaillé
44:35sur moi,
44:36pas sur le livre
44:37mais que c'est elle
44:38qui m'a reconstruite
44:40après cette relation
44:41en tout cas
44:41puisque c'est quand même
44:42très inspiré
44:43de ma vie personnelle.
44:47Elle dit
44:48oui,
44:49peut-être
44:49entre
44:50allez,
44:514,
44:515,
44:526%
44:52de la population
44:53donc
44:53il n'y en a pas partout
44:55après de la toxicité
44:56je me rends compte
44:58hélas qu'il y en a
44:58beaucoup
44:59mais la toxicité
45:00vous savez
45:00le spectre
45:01c'est du ghosting
45:02sur Tinder
45:03au féminicide
45:05en fait
45:05ça va très loin
45:06donc il y a vraiment
45:07un spectre
45:08extrêmement large
45:09dans la toxicité.
45:10Et puis dans ce livre
45:11Sophie Coste
45:12au fil du récit
45:13vous analysez
45:14le travail méticuleux
45:16que fait ce pervers
45:17pour arriver à ses fins
45:18c'est-à-dire qu'il est
45:19un gentil séducteur
45:20qui est du jour au lendemain
45:21à un moment
45:22où il le sent
45:23va se transformer
45:24c'est comme
45:25tous les
45:25vous voyez
45:26les espèces de bascules
45:27qu'il peut y avoir
45:28dans les films
45:29ou dans les livres
45:30quand
45:32le méchant
45:33c'est pas celui
45:34qu'on croit
45:34ou voyez
45:35voilà il arrive
45:36effectivement
45:36il arrive masqué
45:37au début
45:37parce que sinon
45:38ça ferait pas
45:38un bon livre
45:39ça c'est une certitude
45:40mais il y a
45:41toute cette méthodologie
45:42tout ce mode opératoire
45:44qui est mis en place
45:45et en effet
45:45qui est toujours le même
45:46en fait
45:46quand vous écoutez
45:48les témoignages de femmes
45:49ou d'hommes
45:49c'est toujours la même chose
45:51il repère une femme
45:52en plein désespoir
45:53et il va s'incruster
45:54dans sa vie
45:55et elle va tomber amoureuse
45:57alors en fait
45:58elles sont pas
45:58en plein désespoir
45:59elles sont
46:00en période un peu plus fragile
46:01de contexte
46:02comme ça
46:03peut-être un peu plus bancal
46:05que d'habitude
46:05parce que c'est des femmes
46:06qui sont extrêmement
46:08cortiquées
46:09indépendantes
46:10actives
46:10etc
46:11donc elles sont pas du tout
46:12c'est pas des cibles
46:13ou des proies faciles
46:14au contraire
46:15c'est plutôt des femmes
46:16qui sont lumineuses
46:17qui sont
46:20déjà construites
46:21et qui ont pas forcément
46:22besoin d'un homme
46:23à ce moment là
46:24mais en effet
46:24lui il va repérer
46:25parce qu'il a cette
46:27cette faculté là
46:28qui est vraiment
46:29il a une acuité
46:30comme ça
46:30très très particulière
46:32à la faille de l'autre
46:33donc il va repérer ça
46:34cette brèche
46:35cette fêlure
46:36que vous avez en vous
46:36et il va aller
46:38se loger dedans
46:38donc en effet
46:39il va cibler
46:41que des femmes
46:42qui sont
46:42qui ont beaucoup d'empathie
46:44qui vont essayer
46:44de le comprendre
46:45parce que
46:46elles vont pas
46:47l'envoyer promener
46:48elles vont rester avec lui
46:49en effet
46:50parce qu'elles vont se retrouver
46:51dans une espèce de forme
46:52de codépendance aussi
46:53qui crée lui
46:54et dans ce livre
46:55petit à petit
46:56on va comprendre
46:56que finalement
46:57ces femmes
46:57vont réaliser
46:59la vérité
47:00et c'est tout le suspense
47:01du livre
47:02est-ce qu'elles vont
47:02le réaliser à temps ?
47:04alors
47:06ça je ne veux pas
47:07je ne veux pas trop
47:07on ne va pas répondre
47:09mais c'est la question
47:10qu'on peut se poser
47:10oui
47:13en fait
47:14ce qui m'a
47:15ce qui m'a
47:15ce qui m'a intéressée
47:17dans l'écriture
47:18et avec ces personnages
47:20féminins
47:22c'est que
47:22en effet
47:23elles sont à un moment donné
47:24victimes
47:25parce que c'est vrai
47:26elles sont dans une position
47:27de victime
47:27en tout cas
47:28elles sont victimes
47:29d'un manipulateur
47:31ça c'est certain
47:32mais
47:33elles se réveillent
47:35j'avais envie
47:35qu'à nouveau
47:37il y ait quand même
47:39quelque chose
47:40une impulsion à nouveau
47:41une énergie
47:42une lumière
47:42quelque chose qui renaît
47:43enfin voilà
47:44c'est tout le secret du livre
47:45quelque chose de vert à nouveau
47:46qui pousse quoi
47:47alors il y a une scène
47:48qui se déroule
47:48chez La Pérouse
47:49qui est un restaurant parisien
47:50et je ne sais pas si vous le savez
47:51mais dans l'année 1900
47:52il y avait des couloirs
47:54qui reliaient directement
47:54La Pérouse au Sénat
47:55et les Sénateurs
47:57venaient voir les jeunes femmes
47:58dans des salons particuliers
47:59sans que personne
48:00ne s'en aperçoive
48:01c'est marrant
48:02parce que
48:03j'ai appris aussi
48:04une chose
48:05sur les salons de La Pérouse
48:06il y a
48:08vous savez
48:08il y a des miroirs
48:09dans tous les petits salons
48:11et ils sont rayés
48:12les miroirs
48:13et en fait
48:13c'était les
48:15les gourgandines
48:16voilà ce que vous décrivez
48:17qui se faisaient offrir
48:19des bijoux justement
48:19par les Sénateurs
48:20et pour vérifier
48:21si c'était un vrai diamant
48:22et bien le vrai diamant
48:24raye le miroir
48:25pour savoir
48:25si c'est une fosse
48:26ou une vraie pierre
48:27et donc
48:27quand vous allez
48:28dans les salons de La Pérouse
48:29vous avez en effet
48:31plein de mises
48:31ils ont gardé
48:32les miroirs anciens rayés
48:33alors les temps ont changé
48:35est-ce que ces prédateurs
48:36sont en voie de disparition
48:37on peut se poser la question
48:38mais en tout cas
48:39ce livre
48:40d'abord vous a libéré
48:41de quelque chose
48:42moralement peut-être
48:43et surtout
48:43vous avez envie de comprendre
48:44que l'écriture
48:45c'était peut-être un avenir
48:47ah mais c'est sûr
48:48je suis déjà en train
48:48d'écrire le deuxième
48:49non non mais ça y est
48:50c'est lancé
48:51non non bien sûr
48:52j'ai déjà le sujet
48:53j'ai déjà
48:54l'envie elle était là
48:55en fait
48:55depuis très longtemps
48:57puis voilà
48:57j'étais très occupée
48:58je faisais la radio le matin
49:00je faisais
49:01Cyril Hanouna le soir
49:02donc enfin
49:03et je ne trouvais pas le temps
49:04puis à un moment donné
49:05je me suis dit
49:05ça s'est imposé
49:06et maintenant ça y est
49:07c'est l'autoroute de l'écriture
49:09c'est sûr
49:09il y a tout dans cette histoire
49:10pour qu'elle devienne
49:11une mini-série à la télévision
49:12ah mais Jacques
49:13vous ne pouvez pas
49:14me faire plus plaisir
49:15parce que c'est
49:17vraiment c'est un des plus
49:18beaux compliments
49:18et c'est ce qu'on me dit
49:19à chaque fois
49:19on me dit franchement
49:20j'ai ouvert le livre
49:21je l'ai vraiment
49:22mais bingé
49:23comme une série
49:24et on ne peut pas le lâcher
49:25et on a envie de continuer
49:26et c'est vrai que
49:27aussi la structure
49:28et la narration
49:29fait que
49:30c'est possible
49:31ça me fait penser un peu
49:32à une série
49:32je ne sais pas si vous l'aviez vue
49:33mais qui était super
49:34qui s'appelait
49:35In Treatment
49:36avec Gabriel Byrne
49:38qui est génial
49:38ça a été adapté en France
49:40ça s'appelait
49:40En Thérapie
49:41mais la version américaine
49:43est moi je trouve
49:44beaucoup mieux
49:44et en effet
49:45on a chaque session de psy
49:47lui il joue à un psychiatre
49:48et chaque session de psy
49:50en fait
49:50c'est un de ses patients
49:52et là ça pourrait être
49:53la même chose
49:54parce qu'en effet
49:54tous les chapitres
49:55il faut le préciser
49:56c'est un prénom de femme
49:57qui est à chaque fois différente
49:59en effet
49:59elles sont cinq
50:00en tout cas
50:00je souhaite que ça le devienne
50:02et puis en attendant
50:02je recommande à celles et ceux
50:04qui nous écoutent
50:04de lire Chérie
50:06chez Mazarine
50:06car c'est un roman
50:07effectivement qu'on ne lâchera pas
50:08et on en a bien besoin
50:10en ce moment
50:10C'est gentil
50:11merci beaucoup
50:11Merci Sophie Coste
50:12et à bientôt pour le prochain livre
50:13Merci beaucoup Jacques
50:14Merci
50:15Merci les Clés d'une vie
50:16c'est terminé pour aujourd'hui
50:17on se retrouve bientôt
50:18restez fidèles
50:18à l'écoute de Sud Radio
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