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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est quasiment 19h et 20h, quasiment 20h sur CNews pour l'heure des pros.
00:04Merci d'être avec nous en direct bien sûr.
00:06Le point sur l'information c'est avec Isabelle Piboulot.
00:09Bonsoir Isabelle.
00:13Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:14Les hommages à Nathalie Baye se succèdent.
00:17Le président de la République salue une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi.
00:22De Truffaut à Godard à Steven Spielberg,
00:24elle s'était illustrée aux côtés des plus grands du cinéma français
00:27avec un passage à Hollywood, une carrière couronnée de quatre Césars.
00:32Nathalie Baye a été emportée hier par une maladie neurodégénérative.
00:36Elle avait 77 ans.
00:38La France une nouvelle fois en deuil.
00:40Le sergent-chef Florian Montorio, engagé au sein de la Finule,
00:44a été tué ce matin dans une embuscade au sud Liban.
00:47Trois autres militaires français ont été blessés.
00:50Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah,
00:54affirme Emmanuel Macron, ce que le groupe pro-iranien conteste.
00:58En plein cessez-le-feu, l'Iran examine de nouvelles propositions des États-Unis
01:02en vue de discussions pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient de façon durable.
01:07Selon le Conseil suprême de sécurité nationale,
01:10les négociateurs iraniens ne feront aucun compromis.
01:14L'Iran a d'ailleurs annoncé reprendre le contrôle du détroit d'Hormuz.
01:18Donald Trump, lui, soutient qu'un accord de paix est très proche.
01:22Fusillade en Ukraine, au moins cinq morts et une quinzaine de blessés sont à déplorer à Kiev.
01:27Le suspect, qui a ouvert le feu dans la rue, puis dans un supermarché,
01:31a été abattu au moment de son interpellation.
01:34Quatre victimes prises en otage ont été secourues.
01:37Les motivations de cet homme de 58 ans, né à Moscou, restent pour l'heure inconnues.
01:43Et puis après l'Algérie et le Cameroun,
01:45le pape Léon XIV poursuit sa tournée africaine en Angola.
01:48À Luanda, le Saint-Père s'est offert un bain de foule en papamobile.
01:52Devant les autorités, le souverain pontife a dénoncé les catastrophes sociales et environnementales
01:57liées à des décennies d'exploitation des réserves pétrolières,
02:01notamment un tiers de la population angolaise vivant sous le seuil international de pauvreté.
02:07Merci, chère Isabelle Piboulot, pour le point sur l'information.
02:11On est ce soir avec Najib Fayad, ancien conseiller du président de Bachir Jemayel,
02:15fondateur des forces libanaises.
02:17Merci d'être avec nous.
02:18Pierre Lelouch, ancien ministre, qui avait raison d'être prudent hier soir,
02:22pour ne pas dire sceptique,
02:24et forcé de constater que la situation sur le détroit d'Hormuz
02:27s'est très rapidement été compromise.
02:30Et nous en parlerons dans un instant.
02:32Bruno Combi est avec nous, polytechnicien, ingénieur en génie nucléaire.
02:36Tout le monde m'a parlé de vous le week-end dernier.
02:39Vous êtes venu le dimanche matin, le dimanche soir.
02:42Le lendemain, j'étais dans le sud-est de la France.
02:44Et les gens me parlaient de vous, de l'expérience que vous avez eue
02:48lors d'une mission, notamment en 1981,
02:51une mission durant laquelle vous avez dû sécuriser le détroit d'Hormuz
02:55et déminer la zone.
02:56Nous en parlerons également.
02:58Mériadec Traffray est là.
03:00Vous êtes journaliste spécialiste des questions de défense et questions internationales.
03:03Et enfin, Joachim Lefloc, on va commencer.
03:06Malheureusement, avec ce visage, il s'agit du sergent-chef Florian Montorio,
03:10du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, marié, père de deux enfants.
03:16Il œuvrait pour la France depuis plus de 19 ans.
03:19C'est un soldat qui était rattaché à la Finule,
03:22soldat qui a été tué au sud du Liban.
03:25Après Arnaud Friand, tué en Irak, le 14 mars dernier, la France pleure.
03:30Un deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre.
03:34Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah,
03:38annonce Emmanuel Macron.
03:40Le portrait, donc, de ce soldat, Florian Montorio, avec Michael Dos Santos.
03:46Âgé à peine de 21 ans, Florian Montorio décide de servir la France.
03:51Très vite, le militaire, originaire de Montauban, se distingue au sein de l'armée de terre.
03:56Deux ans seulement après s'être engagé, il devient caporal, puis gravit les échelons,
04:01jusqu'à être nommé sergent-chef en décembre 2024.
04:04Ceux qui ont croisé sa route se le décrivent comme un homme aux qualités remarquables,
04:09tant physiques qu'intellectuelles.
04:11Le sergent-chef Montorio était un militaire d'exception.
04:16Sa bravoure et sa valeur étaient immenses.
04:18Florian était effectivement au terme de son parcours militaire.
04:23Et d'ici à quelques mois, il était prévu de revenir à la vie civile.
04:28En janvier dernier, Florian Montorio avait intégré la force intérimaire des Nations Unies au Liban.
04:34Par le passé, le militaire de 40 ans avait multiplié les opérations à l'étranger,
04:39au Sénégal, en Irak, mais aussi en Afghanistan.
04:43Une mission suite à laquelle il avait été décoré de la croix de la valeur militaire.
04:47Florian était profondément généreux et profondément courageux.
04:52À titre d'exemple, il aura pris en charge au combat en Afghanistan
04:56un de ses camarades blessé dans des circonstances particulièrement périlleuses.
05:00Florian Montorio laisse derrière lui une famille en deuil.
05:03Le militaire était paxé avec sa compagne et père de deux enfants.
05:08Et je voudrais vraiment qu'on garde l'image d'Arnaud Frion, pardonnez-moi, de Florian Montorio.
05:13Je repense à Arnaud Frion, militaire qui a été tué le 14 mars dernier.
05:17Je repense également à sa famille.
05:19Et je me souviens du débat que nous avions eu le 14 mars dernier
05:21en disant quel hommage pour Arnaud Frion, on espérait un hommage du côté des Invalides
05:27avec pourquoi pas des milliers de jeunes Français présents sur l'esplanade des Invalides
05:34pour que les Français, les jeunes, pourquoi pas les collégiens, lycéens se rendent compte
05:39qu'on a des héros qui travaillent en opération extérieure comme Florian Montorio.
05:46Et la phrase du colonel du 16e régiment qui dit « Dans quelques mois, il devait revenir à la vie
05:51civile ».
05:52Cette phrase est terrible.
05:54Est-ce qu'on connaît, Mérida Craffray, les conditions dans lesquelles il a été tué ?
05:59Oui, on les connaît.
06:00Je voulais simplement me permettre de vous corriger.
06:03Arnaud Frion est mort le 12 mars.
06:05Pardonnez-moi.
06:05Voilà, mais c'est pas grave.
06:08Et donc, à nouveau mort, le sergent-chef, un soldat qui avait 19 ans de service
06:14et en fait dont l'itinéraire balise toutes les opérations françaises
06:22depuis l'Afghanistan jusqu'à cette finule, finule qui existe depuis 1978.
06:27Et ce matin, donc, le sergent-chef Montorio était à la tête d'une patrouille
06:35dans le nord-est du Liban, du côté de Al-Gandourier.
06:39Ça se situe un peu au nord-est de la position de cette fameuse force de réserve
06:43qui est constituée des Français, qui se situe à Derkifa,
06:47pour ceux qui connaissent un peu le Liban.
06:48Donc, dans la partie nord du sud-Liban,
06:50ce qui déjà montre un petit peu quels sont les...
06:54qui peut-être à l'origine de cet incident.
06:57Donc, il y avait en fait un piège sur la piste
07:00que devaient emprunter ces militaires
07:02pour aller en fait approvisionner à un poste isolé de l'ONU.
07:07Et donc, ils sont débarqués.
07:09Ce sont des génies, des sapeurs de combat,
07:11des hommes qui sont chargés en fait de tout ce qui est le génie au combat.
07:16Et donc, 17MRGP, c'est un régiment...
07:18Voilà, c'est parmi l'élite des forces occidentales dans cette spécialité.
07:23C'est vraiment des hommes incroyables,
07:25à la fois militairement et techniquement.
07:28Et en fait, ils ont débarqué et ils ont été pris à partie par des hommes.
07:33Et effectivement, tous les éléments que j'ai et qu'on a
07:37désignent en effet l'ESBOLA, puisqu'on était vraiment très loin.
07:40L'ESBOLA qui a démenti via un communiqué.
07:43Mais c'est encore, il faut être extrêmement prudent
07:46sur les communiqués d'un groupe terroriste, bien sûr.
07:49Je vous propose d'écouter la ministre déléguée des Armées, Alice Ruffeau,
07:51qui parle d'un acte inacceptable.
07:56Ce qui s'est passé est non seulement très grave,
07:59mais complètement inacceptable.
08:01Parce qu'une enquête est en cours.
08:03J'ai vu les déclarations du Premier ministre libanais.
08:05Mais il y a une vraie exigence de notre part,
08:06que toute la lumière soit faite.
08:08Parce que les éléments dont on dispose,
08:10mais ça a été dit par le Président de la République,
08:13par la ministre, c'est qu'il s'agit d'un groupe armé.
08:15Donc il faut vraiment, là maintenant,
08:18qu'il n'y ait pas d'impunité sur ce sujet-là.
08:21Parce qu'il s'agit d'un soldat de maintien de la paix
08:23et d'une force de maintien de la paix.
08:26Et que c'est absolument inacceptable, ce qui s'est passé.
08:29Pierre Lelouch, on a un nouveau soldat français
08:32qui a été tué, donc depuis 50 jours de conflit.
08:35C'est le second, c'est le deuxième.
08:36J'aimerais dire le second pour m'imaginer
08:38qu'il n'y en ait pas un troisième dans les prochains jours.
08:41Dans un contexte différent,
08:43Arnaud Frion, c'était en Irak.
08:46Là, on est au sud de Liban,
08:49avec le Hezbollah, très probablement,
08:52qui a, via peut-être une milice,
08:55un groupe frappé de la finule.
08:58Les attaques contre nos bases à Abu Dhabi.
09:01Bien sûr.
09:02Qu'est-ce que ça dit de la France ?
09:03Il n'y a pas non plus aussi
09:04les manœuvres terroristes en Europe,
09:06y compris en France.
09:07Donc, voilà.
09:09Maintenant, la question qui se pose
09:11sur cette opération ce matin,
09:12c'est de savoir si elle était téléguidée
09:15ou pas depuis Téhéran.
09:17J'en sais rien.
09:19C'est une possibilité.
09:20À supposer que les communications
09:22fonctionnent encore sérieusement
09:25entre le Hezbollah et leur patron à Téhéran
09:29ou bien si c'était à l'initiative
09:32d'un groupe local
09:34qui se bat dans la zone
09:35contre les Israéliens
09:36et qui a voulu s'en prendre à l'ONU.
09:38Moi, ce qui est intéressant,
09:39c'est qu'ils s'en prennent aux Français.
09:41À un moment où on parle de traité de paix
09:44entre le Liban et Israël,
09:48moi, je pense qu'il y a un lien.
09:50Ce n'est pas par hasard.
09:50Jusqu'à présent, il y a eu beaucoup de morts
09:53dans la Finule.
09:54Depuis 1978, il y a eu 340 morts,
09:57339 morts.
09:59Mais les derniers, c'était des Indonésiens.
10:02Le 30 mars dernier.
10:04Je pense qu'ils savaient très bien
10:06qu'ils tiraient sur des Français
10:07parce que dans la zone,
10:09on connaît les contingents des différents pays.
10:11Et vous avez les drapeaux
10:14des pays et les véhicules de la Finule
10:16qui sont clairement définissables
10:20pour les personnes qui les croisent.
10:22Donc, il y a un doute.
10:23Je ne sais pas.
10:24La ministre dit que c'est inacceptable.
10:26Bien sûr, c'est inacceptable.
10:27Une fois qu'on a dit ça, on a tout dit.
10:29Non, le sujet, c'est de savoir
10:30si le gouvernement libanais
10:31va pouvoir accoucher d'une enquête.
10:34Sachant que le président de l'Assemblée
10:36est proche du Hezbollah, Nabi Béry.
10:38M. Fayad est là.
10:39Il va vous expliquer ce que c'est
10:41que la vie politique à Beyrouth.
10:42C'est quand même un cauchemar.
10:44Donc, pour que le gouvernement libanais
10:45lance une enquête sur le Hezbollah,
10:48ça me paraît pour le monde...
10:49En sachant l'impuissance aujourd'hui
10:52de l'armée libanaise
10:53à désarmer le Hezbollah
10:54et la politique libanaise
10:57qui a bien du mal
10:58à se détacher de la branche armée
11:01mais aussi de la branche politique
11:02et donc de ce groupe terroriste.
11:05Pierre Lelouch.
11:05Un dernier mot, la Finule
11:06devait expirer au mois de décembre de cette année.
11:092026, exact.
11:10Et donc, la question c'était
11:12est-ce qu'on reste ou est-ce qu'on ne reste pas ?
11:14Donc, c'était en discussion côté français.
11:17Voilà.
11:18Donc, il faut remettre ça dans le contexte
11:21d'un rapprochement historique
11:23entre l'État d'Israël et l'État libanais
11:25contre cette espèce de cancer,
11:27cette excroissance
11:28qui est le Hezbollah
11:30à l'intérieur du Liban.
11:31Maintenant, c'est ça l'enjeu.
11:33Est-ce qu'on arrive ou pas
11:35à éradiquer ce cancer
11:37depuis le Liban ou pas ?
11:38Aux conséquences dramatiques
11:40pour la France
11:40qui a perdu donc
11:42un nouveau soldat
11:44et trois soldats
11:45et frères d'armes
11:46ont également été blessés.
11:48Je me tourne vers vous,
11:48Najib Fayad.
11:49Je rappelle que vous êtes
11:49ancien conseiller du président
11:51Bachir Jemayel
11:52que vous êtes fondateur
11:53des forces...
11:53Non, moi, c'est Bachir Jemayel
11:55qui est le fondateur,
11:56encore une fois,
11:56des forces sionnistes.
11:57J'étais à ses côtés
11:58mais c'est lui le fondateur.
11:59Vous êtes un des fondateurs...
12:01Enfin, vous avez participé
12:01à la fondation.
12:02Exactement.
12:03Mais le principal,
12:04c'est lui, pardon, Elio.
12:05Mais vous avez raison
12:06de le préciser.
12:08L'honneur est à lui.
12:10Mais c'est effectivement
12:11important d'avoir
12:12cette précision.
12:14Mais Najib Fayad,
12:15parlez-nous aujourd'hui
12:17des forces militaires
12:18libanaises
12:19et ce qu'elles peuvent faire
12:21contre le Hezbollah.
12:22Ce qu'elles n'ont pas fait,
12:24malheureusement,
12:24ces dernières années,
12:26pour ne pas dire
12:27ces dernières décennies.
12:28Au départ,
12:29je voudrais commencer par,
12:30comme tout le monde,
12:31d'avoir une pensée
12:32très triste,
12:33on va dire,
12:34et tragique
12:35par rapport
12:36au sergent-chef
12:36qui est mort en héros
12:38aujourd'hui.
12:39C'est vraiment un héros.
12:40Et ne pas oublier
12:41qu'il est mort en combat
12:42parce qu'en fin de compte,
12:43c'était,
12:43comme vous l'avez bien précisé,
12:45il a été pris à partie.
12:47C'était quelque part
12:47un piège.
12:49Il est décédé
12:51par des fusils
12:52d'assaut directement.
12:53Donc, c'était
12:54à court porté.
12:55On ne peut pas dire
12:55qu'on ne savait pas
12:56que c'était des Français.
12:57Voilà.
12:57Donc, ça, c'est...
12:59Il faut appeler chat
13:00un chat
13:00et dire la vérité.
13:02Et c'est pour ça
13:02qu'on parle d'une attaque
13:03directe.
13:04Exactement.
13:05Et ne pas oublier...
13:06Une embuscade, notamment.
13:06Une embuscade.
13:07La formule qui a été employée,
13:08c'est une embuscade.
13:09Exactement.
13:10Et bien préciser
13:11que quand on est dans une embuscade
13:13et ce sont des tirs
13:15à fusil réel,
13:16comme on dit,
13:17à balle réel directement,
13:19ils devaient savoir au départ
13:21à qui ils s'attaquaient.
13:22Et d'autre façon,
13:23avoir aussi une pensée
13:24aux trois blessés,
13:25dont deux graves,
13:25à ne pas les oublier.
13:26Donc, ça, c'est sûr.
13:27Maintenant,
13:28concernant l'armée libanaise.
13:30J'entends aujourd'hui,
13:31comme je l'ai entendu
13:33depuis ce matin,
13:34le président Macron
13:35qui a demandé
13:37à l'armée libanaise
13:38d'aller en support,
13:40pas en support,
13:40de garantir
13:43la finule,
13:44de donner toutes les garanties
13:45qui peuvent
13:46concernant
13:47défendre la finule.
13:49C'est un peu,
13:51excusez-moi,
13:52se moquer quelque part
13:53de la réalité.
13:54Aujourd'hui,
13:55c'est l'armée libanaise
13:55qui a besoin
13:56de l'appui français.
13:57Ce n'est pas le contraire.
13:58Ce n'est pas l'armée libanaise
14:00qui peut donner un appui
14:01aujourd'hui à la finule.
14:04On connaît aujourd'hui
14:05les faiblesses
14:05de l'armée libanaise
14:06qui ne peut malheureusement pas.
14:08Moi,
14:09je voudrais bien
14:09un certain moment
14:10qu'elle rentre dans l'action.
14:11Mais bon,
14:12il y a une certaine peur
14:13quelque part
14:13de cette armée.
14:14C'est-à-dire,
14:14plus que la peur,
14:15c'est le rapport de force
14:15qui n'est malheureusement
14:17pas équilibré
14:18entre le Hezbollah
14:19sur l'armée.
14:20Comme l'a dit
14:21M. le ministre avant,
14:22si vous voulez,
14:22il y a plusieurs points.
14:23L'armée libanaise,
14:24un,
14:24a besoin d'une logistique
14:25qu'elle n'a pas aujourd'hui.
14:27Elle n'a pas d'appui maritime,
14:29elle n'a pas d'appui aérien.
14:31Donc,
14:31c'est une armée désarmée.
14:32Pardonnez-moi
14:32essayons de faire,
14:34malheureusement,
14:35de résumer ça.
14:36C'est bien triste de le dire.
14:37Exactement.
14:37Mais en une phrase
14:39ou une formule,
14:40c'est une armée désarmée
14:41face à un groupe terroriste.
14:42D'où le fait que,
14:43depuis toutes ces années,
14:44il y ait la finule
14:45qui soit présente.
14:47Sauf que cette finule,
14:48et nous en parlerons
14:49dans un instant,
14:50n'a pas réussi,
14:51là aussi,
14:53à mettre en grande difficulté
14:55le Hezbollah
14:56qui s'est développé
14:57au sud du Liban.
14:57Oui,
14:58son rôle,
14:58c'était la dernière en date.
15:00Il y a eu
15:00beaucoup de résolutions.
15:01La 1701,
15:02c'était qu'elle devait garantir
15:05l'espace entre la ligne
15:07sud
15:07où sont déployés
15:09les Israéliens
15:09et le Litani.
15:10Après,
15:11le retrait du Hezbollah.
15:12Sauf que le Hezbollah
15:13ne s'est jamais retiré.
15:15Et le désarmement.
15:18Retiré et le désarmement.
15:20Il n'y a jamais eu
15:21de consensus à l'ONU
15:23pour rentrer physiquement
15:24contre le Hezbollah
15:25et l'armée libanaise
15:27ne peut pas le faire,
15:28y compris parce que
15:29le régime est gangréné
15:31par le Hezbollah.
15:32Il y a des ministres,
15:33il y a des députés
15:34et puis le poids de l'Iran
15:36est considérable.
15:37Sachez que l'ambassadeur
15:39d'Iran au Liban
15:41a été déclaré
15:42personnel en grata,
15:43il est donc expulsé,
15:44mais il a dit
15:45je reste.
15:45Et il reste.
15:46Il est resté.
15:46Et il reste.
15:47Donc vous voyez
15:48les limites de l'État libanais,
15:50c'est ça qui est en cause.
15:51Bruno Combi.
15:52Oui, la finule,
15:53c'est une force d'interposition.
15:55C'est le I de finule
15:56des Nations Unies,
15:57donc au Liban.
15:58C'est une force de paix.
15:59Et donc moi, d'abord,
16:00je voudrais respect
16:02pour le sergent-chef Montorio.
16:05Et pour moi,
16:06c'est une affaire
16:07qui me remue
16:08quelque part profondément
16:11pour des raisons familiales
16:13puisque lorsque ma maman
16:14était enceinte de moi,
16:16mon oncle est mort
16:17exactement dans les mêmes circonstances.
16:20Une embuscade.
16:22C'était pendant la guerre d'Algérie
16:23en 1960.
16:25Et c'est pour ça
16:25que mon deuxième prénom,
16:27c'est Pierre.
16:28Il m'appelle Bruno Pierre.
16:30Pierre de Nantes
16:31qui a une rue
16:31qui porte son nom maintenant
16:32à Voiron
16:33et qui a été tiré
16:34à bout portant
16:35par des gens
16:36qui l'ont appris au secours.
16:38Son rôle,
16:38c'était aussi de porter secours.
16:40Il a répondu
16:41à un appel au secours
16:41et il s'est fait tirer
16:42dans le dos
16:43par les personnes
16:44qui l'avaient appris
16:44en lui tendant un piège.
16:46Donc la guerre,
16:47malheureusement,
16:47c'est pas beau.
16:48Et même quand on y va
16:50pour faire la paix,
16:51pour rendre service,
16:53pour s'interposer,
16:54eh bien on peut mourir.
16:55Donc respect
16:56pour le sergent Montorio
16:58et une grosse pensée
17:00pour sa famille surtout.
17:01Et c'est pour ça
17:02que nous gardons l'image
17:04du sergent-chef Montorio
17:06et que nous la garderons
17:08tout au long
17:08de notre émission
17:10lorsque nous parlerons
17:11du conflit
17:12au Proche et au Moyen-Orient.
17:14Je voudrais revenir
17:14sur cette attaque
17:16donc au sud du Liban.
17:17Une enquête est en cours.
17:18Il faut rester prudent
17:19au Mériadek.
17:20Mais on sait,
17:21et Pierre l'a dit
17:22très justement,
17:23les négociations
17:24pourraient s'accélérer
17:27entre le Liban
17:28et Israël
17:29afin de trouver
17:31un terrain d'entente
17:32non pas sur le court terme
17:34mais sur le long terme.
17:36Ce que ne supporte pas
17:38le Hezbollah.
17:39Est-ce que finalement
17:40on pourrait imaginer
17:42que cette opération
17:43serait pour rajouter
17:45un peu plus de chaos
17:46au chaos dans la région
17:47un peu ce qui s'est passé
17:49au moment du 7 octobre.
17:50Et on oublie
17:53à quel point
17:54le 7 octobre
17:54il y avait cette volonté
17:56de créer un chaos
17:58dans la région
17:59pour éviter
18:01qu'il y ait finalement
18:02une accélération
18:04et des relations
18:05qui soient de plus en plus saines
18:06avec Israël.
18:08Est-ce que c'est une option
18:10qui est envisagée ?
18:11C'est la première option
18:13qui est envisagée.
18:14Les Français aujourd'hui
18:15pour les uns
18:16comme pour les autres
18:16sont des empêcheurs
18:17de tourner en rond
18:18et en plus
18:18ils n'ont pas les moyens
18:19de se faire respecter.
18:20La réalité c'est ça.
18:21C'est que vous avez
18:22au sud de l'Iban
18:23en fait une finule
18:23qui est désarmée
18:24entre guillemets
18:27à qui on ne donne pas
18:29les moyens d'agir
18:30qui aujourd'hui
18:31d'ailleurs
18:31ne veut plus agir
18:33car elle a peur
18:34en fait d'Israël
18:35c'est clair.
18:36Et par ailleurs
18:37nous avons aujourd'hui
18:39des casques-leux
18:40qui deviennent des cibles
18:41pour les deux camps
18:42puisque un cher Merkava
18:44a tué un Indonésien.
18:45Alors les Tzahal
18:47a dit que c'était
18:48une erreur
18:48peut-être.
18:50Là on est en train
18:51de parler d'une emboscade
18:52ce matin
18:52donc il y a deux choses
18:53qui sont quand même
18:54différentes.
18:55Ce que j'essaye de comprendre
18:56c'est est-ce que le Hezbollah
18:58je me suis peut-être mal exprimé
18:59ou je ne me suis pas fait comprendre
19:01est-ce que le Hezbollah
19:02a fait cette opération
19:04pour éviter
19:05et rajouter du chaos au chaos
19:07et éviter qu'il y ait
19:09finalement un processus de paix
19:10entre le Liban et Israël
19:12d'autant plus
19:13qu'il pourrait imaginer
19:14en touchant des pays étrangers
19:16et bien que les pays étrangers
19:17interviennent dans la région.
19:18Les Français sont aujourd'hui
19:19la cheville ouvrière
19:21de cette finule
19:21qui aujourd'hui
19:22en est réduite
19:23à être un objet
19:24qui est placé
19:25entre les deux
19:26les deux si vous voulez
19:28belligérants
19:28vrais belligérants de la zone
19:29au sud
19:30les Israéliens
19:32et plutôt au nord
19:33le Hezbollah
19:34et c'est la raison
19:35pour laquelle
19:35depuis plusieurs mois
19:36les experts français
19:37avaient alerté
19:38en disant
19:38il va bien falloir
19:39qu'on trouve une solution
19:40pour cette finule
19:41dont la position
19:42devient intenable
19:43au risque d'avoir des morts
19:45nous avons le premier mort
19:46aujourd'hui
19:46et je pense
19:47qu'il serait très rapidement
19:49important de prendre
19:50des décisions pour la suite
19:51pour que nos soldats français
19:53ne soient pas
19:53à nouveau
19:54pris pour cibles.
19:56Najib Fayad
19:57vous souhaitez réagir.
19:57Exactement
19:58donc le Hezbollah
19:59a bien exprimé
19:59hier et avant
20:00hier soir
20:01et même il y a deux heures
20:02qu'il était tout à fait
20:03contre n'importe quelle
20:05entente entre le Liban
20:06et Israël
20:06il a même menacé
20:07le président de la république
20:09en disant
20:10qu'il a amené
20:10l'état libanais
20:11dans ce qu'on appelle
20:12une marée de feu
20:13qui allait se produire
20:15etc.
20:15donc ils sont tout à fait
20:16contre cet accord de paix
20:17moi je vois ce qui s'est passé
20:19sous deux angles
20:19si vous voulez
20:20il y a un angle
20:20qui est plutôt
20:21un avertissement
20:22une intimidation
20:23à la finule
20:24il ne faut pas oublier
20:25que depuis hier
20:26certaines
20:27il y a quelque part
20:29une théorie qui dit
20:30qu'ils veulent renforcer
20:31la finule
20:32pour qu'elle vienne
20:32en renfort
20:33à l'armée libanaise
20:34pour pouvoir
20:36rester sur tous
20:37les villages frontaliers
20:38et essayer de désarmer
20:39le Hezbollah
20:40et de l'autre côté
20:41on a vu les photos
20:42hier
20:42les images
20:43il y a plein de chiites
20:44qui sont revenus
20:44principalement dans leur village
20:45mais ce qu'on a oublié
20:47aussi de montrer
20:47c'est qu'une partie
20:48de ces chiites
20:49sont contre
20:50le Hezbollah
20:51aujourd'hui
20:52ils ne veulent plus
20:52des Hezbollah
20:53et là
20:54le Hezbollah
20:54se sent un peu
20:55en concurrence
20:56parce que
20:56l'opération
20:57de la finule
20:58l'opération
20:59de l'armée libanaise
21:00c'est surtout
21:01des opérations
21:01humanitaires
21:02ils peuvent rentrer
21:04en concurrence
21:04avec eux
21:05et là
21:05le Hezbollah
21:06ne peut pas accepter
21:07parce qu'il veut
21:08reprendre
21:08cette partie
21:09de gens
21:09qui a fui
21:10il veut la reprendre
21:11avant de donner
21:11la parole
21:12à Joachim Lefloquimat
21:13je voudrais qu'on écoute
21:14Pauline Trevzer
21:15notre envoyée spéciale
21:16sur place
21:17vraiment à la frontière
21:18accompagnée de
21:19Fabrice Elsner
21:20qui nous résume
21:21ce qui s'est passé
21:21aujourd'hui
21:23juste derrière moi
21:24c'est la frontière
21:25libanaise
21:25et sur 10 km
21:26encore au sud
21:27de Liban
21:28se trouve
21:28la zone
21:29tampon
21:30fictive
21:31dessinée
21:31par l'armée
21:32israélienne
21:33pour assurer
21:34une mission
21:35de sécurité
21:36c'est juste
21:37à côté
21:37de cette zone
21:38à Der Kifa
21:39que ce soldat
21:40a été tué
21:41ce matin
21:42par le Hezbollah
21:43un tir
21:44à bout portant
21:45car ce soldat
21:46a été pris
21:46dans une embuscade
21:48on sait également
21:49que 3 autres
21:50soldats français
21:50ont été blessés
21:52alors il va y avoir
21:522 enquêtes
21:53une enquête
21:54menée par la Finule
21:55et une autre
21:56menée par l'Etat
21:58libanais
21:58pour éclaircir
21:59cette attaque
22:00et ce qu'on voulait
22:01également vous dire
22:02ce soir
22:02avec Fabrice Elsner
22:03c'est qu'à la frontière
22:04israélo-libanaise
22:06où on se trouve
22:06les combats
22:07continuent
22:07je ne sais pas
22:08si vous avez pu
22:08entendre à l'instant
22:10ces bruits
22:10d'explosion
22:11de Sahal
22:12qui continuent
22:13de bombarder
22:15le sud
22:15Liban
22:16car le Hezbollah
22:17se rapproche
22:18on sait aussi
22:19qu'un réseau
22:20terroriste
22:21a encore été
22:22démantelé
22:23un peu plus tôt
22:23dans la journée
22:24et donc on comprend
22:25que ce cessez-le-feu
22:27entre
22:28non pas le Liban
22:29et Israël
22:31mais entre Israël
22:33l'armée israélienne
22:34et le Hezbollah
22:34n'est pas effectif
22:36complètement
22:37aujourd'hui
22:38Pierre
22:38c'est pour ça
22:38c'est pour ça
22:39que Netanyahou
22:39ne voulait pas
22:39arrêter
22:40et c'est pour ça
22:41que Trump
22:42s'est littéralement
22:43assis sur le premier
22:44ministre israélien
22:45pour imposer
22:46la fin des combats
22:47au Liban
22:48la fin des bombardements
22:50que Téhéran
22:51avait mis
22:51comme condition
22:52pour le reste
22:53de la négociation
22:54y compris sur Hormuz
22:56et sur le nucléaire
22:57on parlera d'Hormuz
22:57après la publicité
22:58et donc en fait
22:59Trump a fait pression
23:01sur Israël
23:01pour arrêter
23:02les bombardements
23:03mais ce que dit
23:05le reporter sur place
23:06c'est que naturellement
23:07les escarmouches
23:08elles continuent
23:08et le Hezbollah
23:10n'a aucune envie d'arrêter
23:12pardon mais Israël non plus
23:14Israël non plus
23:15et le Hezbollah
23:16ne se sent pas concerné
23:17par l'accord
23:18ou la réunion
23:19des deux ambassadeurs
23:20du Liban
23:21et d'Israël
23:22à Washington
23:22c'est pas son affaire
23:23on parle d'une capitulation
23:25la question que je me pose
23:26et qu'on doit se poser aussi
23:28c'est maintenant
23:28ça veut dire
23:29est-ce que la France
23:31et vous avez une population
23:32un peuple libanais
23:33qui attend aussi
23:34que la France
23:34puisse intervenir
23:35pour protéger
23:36le Liban
23:38il y a un lien
23:39évidemment
23:39c'est la vraie question
23:40c'est aujourd'hui
23:41le problème
23:41c'est que beaucoup de gens
23:42attendent que la France
23:43voudrait bien
23:44que la France intervienne
23:45pour essayer justement
23:46d'accompagner
23:48de faire monter en puissance
23:49les FAL
23:50pour qu'elles fassent
23:50enfin leur métier
23:51leur mission
23:53de désarmer
23:54en particulier
23:54au nord du Litanie
23:56mais comme
23:57je l'ai entendu
23:58de la part
23:58de responsables israéliens
24:00il y a quelques jours
24:01force est de constater
24:02que la France
24:03aujourd'hui
24:03n'a pas
24:04ne veut pas
24:04ou en tout cas
24:05ne met pas
24:06les moyens
24:06mais la perte
24:07d'un soldat
24:08peut provoquer
24:09une accélération
24:10du processus
24:10pour peser
24:12dans une situation
24:12comme ça
24:13il faut être audible
24:13des deux côtés
24:14les relations
24:15entre la France
24:16et Israël
24:16se sont dégradées
24:17à un tel point
24:18que ça n'est pas pensable
24:20or la France
24:21ne peut intervenir
24:22au Liban
24:23que dans le cadre
24:23d'un accord
24:25diplomatique
24:25avec
24:26avec Télévée
24:27et pour l'instant
24:28c'est exclu
24:28donc ça ajoute
24:30malheureusement
24:30à la tragédie
24:32Joachim
24:32en un mot
24:32s'il vous plaît
24:33ce que je constate
24:33et ce qui me heurte
24:34en tant que franco-libanais
24:35mais je pense que ça nous heurte
24:36tous ici
24:37c'est en effet
24:37le grand effacement
24:38de la France
24:39le fait qu'on n'a plus
24:40voix au chapitre
24:40au moment même
24:41où il y a des pourparlers
24:42historiques
24:42entre Israël
24:43et le Liban
24:43et pourquoi est-ce
24:44qu'on n'a plus voix
24:45au chapitre
24:45alors même
24:46qu'on était depuis
24:46Saint-Louis
24:47un pays considéré
24:48comme protecteur du Liban
24:49je crois que ça tient
24:50à trois facteurs
24:50c'est d'abord
24:51notre paralysie politique
24:52c'est notre déclassement
24:54économique
24:54puisque un pays
24:55qui vit à crédit
24:56ne peut plus avoir
24:57de crédit
24:57dans les affaires du monde
24:58et enfin
24:59c'est le caractère
24:59hyper erratique
25:00de notre diplomatie
25:01au Moyen-Orient
25:02depuis des années
25:02et la faiblesse militaire
25:03aussi
25:03et la publicité
25:04on revient dans un instant
25:06on revient dans un instant
25:07pour une courte pause
25:08on se retrouve
25:09dans quelques secondes
25:10nous reviendrons aussi
25:11sur les déclarations
25:12de Donald Trump
25:13sur le détroit d'Hormuz
25:14bien sûr
25:14et nous reviendrons aussi
25:15sur l'actualité nationale
25:16à tout de suite
25:20Il est quasiment 20h30
25:21sur CNews
25:22et on poursuit
25:23l'heure des pros
25:23toujours avec
25:23Najib Fayad
25:24ancien conseiller
25:25du président
25:26de Bachir Jemayel
25:27virgule
25:28Bachir Jemayel
25:29virgule
25:29fondateur
25:30des forces libanaises
25:31c'est pour ça que
25:32c'est inscrit ainsi
25:34sur les synthés
25:35vous m'avez mis le doute
25:35je ne comprenais pas
25:36pourquoi
25:37on le disait ainsi
25:38Pierre Lelouch
25:39est avec nous bien sûr
25:40Bruno Combi
25:41politique négcien
25:42et ingénieur
25:42en génie nucléaire
25:43Meryad Ekrafra
25:44spécialiste des questions
25:45de défense et internationales
25:47et Joachim Lefloc
25:48Imad
25:49Essayiste est avec nous
25:50je voudrais qu'on parle
25:51de la finule
25:52parce que
25:52si vous nous rejoignez
25:53à 20h30 ce soir
25:55l'actualité du jour
25:57c'est malheureusement
25:58la disparition
26:00d'un soldat français
26:03rattaché à la finule
26:04la force d'interposition
26:05de l'ONU au Liban
26:05le sergent-chef
26:07Florian Montorio
26:08du 17ème régiment
26:10du génie parachutiste
26:11de Montauban
26:11marié
26:12père de deux enfants
26:13qui a été tué
26:14dans une embuscade
26:16et Emmanuel Macron
26:17qui annonçait
26:19cet après-midi
26:19que tout laissait à penser
26:21que la responsabilité
26:21de cette attaque
26:22incombait au Hezbollah
26:24donc qu'est-ce que la finule
26:25et quel est le sens
26:26de la finule aujourd'hui
26:27c'est la question
26:28qu'on va se poser
26:28voyez le sujet
26:29de Sharon Kamara
26:32Déployés dans le sud du Liban
26:33ces casques bleus
26:34ont une mission
26:35de maintien de la paix
26:36ils font partie
26:37de la finule
26:38la force intérimaire
26:39des Nations Unies
26:40au Liban
26:41c'est en 1978
26:42que la mission
26:43est établie
26:44par le conseil
26:45de sécurité
26:45de l'ONU
26:46en réponse
26:47à l'offensive
26:47de l'armée israélienne
26:48visant à combattre
26:49l'organisation
26:50de libération
26:51de la Palestine
26:51installée dans la zone
26:53la mission initiale
26:55de la finule
26:55était alors
26:56de confirmer
26:57le retrait
26:57des troupes israéliennes
26:58de rétablir
26:59la paix et la sécurité
27:00et d'aider le gouvernement
27:02à rétablir son autorité
27:03à ce moment-là
27:05elle compte
27:05environ 2000 soldats
27:08en 2006
27:09une nouvelle guerre
27:10éclate dans le sud du Liban
27:11entre Israël
27:12et le Hezbollah
27:13la finule passe alors
27:14à plus de 10 000
27:15casques bleus
27:16chargés de contrôler
27:17la cessation
27:18des hostilités
27:18accompagner
27:19et appuyer
27:20les forces armées
27:21libanaises
27:2220 ans plus tard
27:23ils sont désormais
27:24plus de 7 000
27:25sur le terrain
27:25venus de 48 pays
27:27dont la France
27:28qui compte plus de 600 soldats
27:29en plein coeur du conflit
27:31les soldats de la finule
27:33sont parfois pris pour cible
27:34en mars dernier
27:36deux soldats ghanais
27:37ont été blessés
27:38trois casques bleus
27:39indonésiens
27:40ont été tués
27:40et cinq autres blessés
27:42ce samedi
27:43c'est un militaire français
27:44qui a perdu la vie
27:45et trois autres
27:46ont été blessés
27:47lors d'une embuscade
27:49au total
27:49la force intérimaire
27:51des Nations Unies
27:51au Liban
27:52a enregistré
27:53342 décès
27:54depuis sa création
27:55dont une majorité
27:56de militaires
27:58alors que la mission
27:58doit être renouvelée
28:00chaque année
28:00le conseil de sécurité
28:01de l'ONU
28:02a voté à l'unanimité
28:03la fin de la finule
28:04prévue le 31 décembre
28:062026
28:08pourquoi cette opération
28:10a été votée
28:10à l'unanimité
28:11la fin de la finule
28:12pour le décembre 2026
28:14on a bien compris
28:15qu'elle ne servait plus
28:15à rien
28:16sauf à prendre des coups
28:17voilà
28:17donc il y a une forme
28:18d'impuissance
28:18c'est la question
28:19qu'on se pose
28:19est-ce que la finule
28:19est impuissante
28:20face au Hezbollah
28:21aujourd'hui ?
28:22il faut changer de braquet
28:23en fonction de l'évolution
28:24de la géopolitique
28:26du Moyen-Orient
28:26depuis 1978
28:27c'est plus du tout
28:28le même
28:29c'est pas la même zone
28:30c'est pas les mêmes acteurs
28:31l'acteur nouveau
28:32depuis la création
28:33de la finule
28:34c'est l'arrivée
28:35en force de l'Iran
28:36dans tout ça
28:36c'est l'Iran
28:37qui a pris le contrôle
28:38et qui est devenu
28:39un état du front
28:40contre Israël
28:41en prenant le contrôle
28:42de l'Irak
28:43de la Syrie
28:44du Liban
28:45de Hamas
28:46et de Gaza
28:47c'est en encerclant
28:49vous avez employé
28:50une formule
28:50qui m'a marqué
28:51vous avez dit
28:52c'est un cancer
28:52qui s'est métastasé
28:55mais pour filer
28:56la métaphore
28:57Pierre Lelouch
28:58un cancer
28:59si on le prend
29:00à temps
29:01on peut
29:02il peut y avoir
29:04une phase de rémission
29:05on peut guérir
29:06d'ailleurs
29:08donc est-ce que
29:09la finule
29:10a laissé
29:11en quelque sorte
29:11ce cancer
29:12vous parlez de cancer
29:13les groupes terroristes
29:14se métastasés
29:15dans la région
29:16sans rien faire
29:17elle n'avait pas
29:17le mandat
29:18de l'empêcher
29:20c'est-à-dire
29:21qu'elle a vu
29:21se développer
29:22le Hezbollah
29:23le développement
29:25du Hezbollah
29:25au Liban
29:26c'est l'affaire
29:27du gouvernement
29:27de la classe politique
29:28libanaise
29:29que monsieur Macron
29:31est allé insulter
29:32sur place
29:32après l'explosion
29:34du port de Beyrouth
29:34vous vous souvenez
29:35il est allé
29:35en 2020
29:36dire tout le mal
29:37qu'il pensait
29:38de cette bande
29:38de corrompus
29:39qui dirigeait le Liban
29:40en disant
29:41maintenant ça suffit
29:42je reviens
29:43je vais vous donner
29:43des leçons
29:44évidemment
29:45tout le monde
29:45a dit
29:45bon écoute
29:46voilà
29:47merci
29:48au revoir
29:49à bientôt
29:49il ne s'est absolument
29:50rien passé
29:51et donc
29:53le cancer iranien
29:55à l'intérieur du Liban
29:56n'a fait que se développer
29:57y compris parce que
29:58il faut comprendre
29:59que le Hezbollah
30:00fait aussi assistante sociale
30:01c'est eux qui distribuent
30:02de l'argent
30:03c'est eux qui s'occupent
30:04des jeunes
30:04de la scolarité
30:05à la place de l'état libanais
30:07juste une précision
30:09il y aura un hommage
30:10qui lui sera rendu
30:11dans les prochains jours
30:12je repense à Arnaud Frion
30:13qui a été tué en Irak
30:15le 12 mars dernier
30:17à l'hommage
30:18qui avait été rendu
30:19il n'y avait que
30:20la ministre des armées
30:21et même pas
30:21le premier ministre
30:23monsieur Lecornu
30:24ou encore Emmanuel Macron
30:26alors oui
30:27il faut combien de morts
30:27sur les opérations
30:30l'Elysée avait laissé dire
30:32qu'il ne voulait pas
30:33donner plus d'importance
30:35que cela
30:35à la mort d'Arnaud Frion
30:37parce qu'il ne fallait pas
30:39donner ça en pâture
30:40à nos ennemis
30:41c'est-à-dire à l'Iran
30:42ce qui est une justification
30:43qui n'en est pas une
30:44qui est absurde
30:45je ne connaissais pas
30:47cet argument
30:48Mériadek
30:48mais c'est l'argument
30:50le plus absurde
30:50que j'ai entendu de ma vie
30:52surtout qu'Arnaud Frion
30:52on dit qu'il faut avoir
30:53des héros
30:54les forces morales
30:56voilà un autre
30:56qu'il fallait mettre
30:57à la lune
30:58de tous les médias
31:00mais que ce soit
31:03Arnaud Frion
31:04ou Florian Montorio
31:07imaginez
31:08l'esplanade des Invalides
31:10avec des milliers
31:11de gamins
31:12de la région parisienne
31:13pour dire
31:14ben voilà
31:14regardez nos héros
31:15vous ne les connaissez pas
31:16vous ne connaissez pas
31:17leur visage
31:18vous avez des dizaines
31:19de milliers
31:20de soldats
31:21des milliers de soldats
31:22français
31:22qui sont en opération extérieure
31:24qui vous protègent
31:25à des milliers de kilomètres
31:26de chez vous
31:27c'est peut-être
31:28avec quelque chose
31:29d'essentiel
31:29il faut s'essayer
31:30de tourner autour du pot
31:31par respect
31:32à ces soldats
31:33qui sont morts
31:33pour la France
31:34et ce sont des héros
31:36pour la France
31:36il faut assumer
31:37ses responsabilités
31:38prendre ses responsabilités
31:39je pense
31:40que le président Macron
31:41est devant
31:42une décision
31:43très importante
31:44à prendre
31:45dans les jours
31:46qui suivent
31:46c'est la deuxième fois
31:48c'est la deuxième provocation
31:49qu'on fait à la France
31:50aux soldats français
31:51à l'armée française
31:52voilà on ne peut pas
31:53alors pour le coup
31:54je me souviens
31:55de sa déclaration
31:55au lendemain
31:56de la mort
31:57d'Arnaud Friand
31:58il avait dit
31:59il faut garder
32:00dans ce contexte-là
32:01son sang-froid
32:02parce que les terroristes
32:03n'attendent qu'une chose
32:04quand vous avez
32:05un régime terroriste
32:06en force de vous
32:07ou des groupes terroristes
32:08c'est d'emporter tout
32:09sur son passage
32:10c'est de créer
32:11une zone de désolation
32:12c'est de
32:13s'ils doivent mourir
32:15et qu'autour
32:15ce sont des milliers
32:16de personnes qui meurent
32:17ils le feront
32:18et d'ailleurs on voit
32:19qu'au Liban par exemple
32:20ils utilisent
32:20les civils parfois
32:21c'est là que le dilemme
32:26de la France se pose
32:27je peux concevoir
32:29largement
32:30qu'il ne faille pas
32:31tout le temps
32:32coller à monsieur Trump
32:33ça c'est clair
32:34compte tenu du caractère
32:36assez erratique
32:37et de la façon
32:37de fonctionner
32:38du président américain
32:39mais
32:40la posture
32:41de neutralité
32:43et le mot défensif
32:45le mot non belligérant
32:47employé par la diplomatie
32:49française
32:49pose problème
32:50parce que dans cette affaire
32:51nous avons été attaqués
32:53ils nous tuent des soldats
32:54ils attaquent nos bases
32:56ils mettent en péril
32:57notre économie
32:58c'est quand même pas rien
33:00et de dire que
33:01tout ça
33:01ça ne peut être que
33:02la responsabilité
33:03des américains
33:03et qu'après
33:04on ira peut-être
33:05s'occuper du golfe persique
33:06ça c'est quelque chose
33:08que j'ai beaucoup de mal
33:09à accepter
33:10vous êtes en face
33:10de gens qui ne comprennent
33:11que le rapport de force
33:12vous faites quoi
33:13vous reculez ?
33:14mais personne ne dit ça
33:15Najib Fayad
33:16je dis simplement
33:17qu'on a été
33:19sur les terrains
33:19des hommages
33:20là pour le coup
33:22incompréhensible
33:23l'argument qui a été donné
33:24sur le terrain
33:25de ne pas tomber
33:26dans l'escalade
33:27puisque personne ne sait
33:28l'issue de ce conflit
33:29et de voir
33:31que ce conflit
33:32est déjà régionalisé
33:33pourrait s'internationaliser
33:35on peut comprendre
33:37cette position là
33:38en revanche
33:39il est internationalisé
33:41les iraniens
33:42ont frappé
33:42six états arabes
33:44donc certains sont alliés
33:46allons sur le factuel
33:47l'Iran
33:48a verrouillé de nouveau
33:49le détroit d'Harmouz
33:50et je dis une nouvelle fois
33:51Pierre Lelouch
33:52mais je me répète
33:53assez souvent
33:54malheureusement
33:54depuis 50 jours
33:55vous aviez raison
33:56parce qu'hier
33:57vous étiez là
33:58attendez
33:59Donald Trump jubile
34:00dans les heures à venir
34:02si vous croyez
34:03que l'Iran
34:03va se laisser faire
34:04le régime islamique iranien
34:05vous vous mettez
34:06le doigt dans l'oeil
34:06ils ont dit hier
34:07c'était assez clair
34:08ce qu'ils disaient
34:09on ouvre
34:10mais on ouvre
34:10le long de notre côte
34:12et vous passez
34:12par la caisse
34:13la case iranienne
34:15sous le contrôle
34:15donc c'était pas
34:16une vraie réouverture
34:17en fait ils jouaient
34:18à remettre la balle
34:20dans le camp de Trump
34:20et voir ce qu'il allait faire
34:22alors l'Iran
34:22a même tiré
34:23sur un pétrolier
34:24sans faire de victime
34:25au sein de l'équipage
34:27retournement de situation
34:29après avoir annoncé
34:29la réouverture hier
34:30l'Iran a décidé
34:31de refermer
34:32en réaction
34:33au blocus américain
34:34je voudrais juste
34:35qu'on voit le sujet
34:36de Nicolas Roger
34:36je donne la parole
34:37à Bruno Combi
34:37et Maria Zekraf
34:38bien sûr
34:40un pétrolier
34:41visé par des tirs iraniens
34:44l'attaque
34:45rapportée par une agence
34:46de sécurité maritime britannique
34:48est intervenue
34:49dans le détroit d'Hormuz
34:50et au lendemain
34:52de l'annonce
34:52de la réouverture
34:53de celui-ci
34:54par le régime iranien
34:55qui a inversé
34:56sa position
34:57la télévision
34:59d'état iranienne
35:00a relayé
35:00les propos
35:01du porte-parole
35:02des forces armées
35:03du pays
35:03le contrôle du détroit
35:05d'Hormuz
35:05est revenu
35:06à son état antérieur
35:07il est soumis
35:07à une gestion
35:08et à un contrôle strict
35:09de la part
35:10des forces armées iraniennes
35:12Téhéran ne tolère
35:13pas le blocus américain
35:14sur les ports iraniens
35:15alors que le président
35:17américain
35:17Donald Trump
35:18annonçait hier
35:19que ce blocus
35:19resterait pleinement
35:21en vigueur
35:21jusqu'à la fin
35:22des négociations
35:23et qu'il continuerait
35:24si aucun accord
35:25n'est trouvé
35:25aujourd'hui
35:26l'Iran affirme
35:27que la situation
35:28restera telle qu'elle
35:29si les Etats-Unis
35:30maintiennent leur blocus
35:32tant que les Etats-Unis
35:33ne mettront pas fin
35:34aux restrictions
35:35pesant sur la pleine liberté
35:36de circulation des navires
35:37entre l'Iran
35:38et leur destination
35:39la situation
35:40dans le détroit d'Hormuz
35:41restera sous contrôle
35:42strict et inchangé
35:43La reprise du trafic
35:45dans le détroit d'Hormuz
35:46avait fait baisser
35:47les prix du pétrole
35:48sur les marchés financiers
35:50alors qu'un cinquième
35:51du pétrole brut
35:52et du gaz naturel
35:53passent habituellement
35:54par cette voie maritime
35:56Merya Décraff
35:57l'analyse
35:58du journaliste
35:58et spécialiste
35:59Oui
35:59en fait
36:00on est dans une
36:00négociation ouverte
36:02et Donald Trump
36:03à l'évidence
36:04veut la conclure
36:06maintenant
36:06assez vite
36:07et en fait
36:08le problème
36:09n'est pas
36:10d'abord le nucléaire
36:11mais le problème
36:11est d'abord Hormuz
36:12mais dans la balance
36:14Donald Trump
36:14aimerait bien avoir
36:15le maximum
36:16de profit
36:17de cette négociation
36:18au forceps
36:19et il y inclut
36:20le nucléaire
36:21et les Iraniens
36:22se débattent
36:23comme ils peuvent
36:23pour en donner
36:24le moins possible
36:25et pour obtenir
36:26le maximum
36:26de contrepartie
36:27on est dans
36:28cette négociation là
36:29le Liban
36:30était dans cette
36:34escarcelle
36:34et visiblement
36:37les Iraniens
36:37ne sont pas satisfaits
36:39de ce que donnent
36:41les Américains
36:42je vous signale au passage
36:43quand même
36:43que le Pakistanais
36:44le patron de l'état-major
36:45pakistanais lui-même
36:46était à Téhéran
36:47aujourd'hui
36:47pour apporter
36:48une nouvelle proposition
36:49américaine
36:50donc on est vraiment
36:51vraiment là
36:51dans une négociation
36:52qui pourrait
36:53au finish
36:54donner quelque chose
36:56Bruno Combi
36:56vous qui connaissez
36:57le détroit d'Hormuz
36:58comme votre poche
36:59pour y avoir navigué
37:01en zone de guerre
37:02voilà
37:021981
37:03alors hier
37:04nous étions
37:06presque plein d'optimisme
37:07puisqu'il y avait
37:09un cessez-le-feu
37:10il y avait un cessez-le-feu
37:11à la fois au détroit
37:12d'Hormuz
37:12ça dépend des chaînes
37:13d'information
37:14absolument
37:14il y avait un cessez-le-feu
37:16le détroit était
37:18rouvert
37:19avec des propos positifs
37:21à la fois de l'Iran
37:22et des Etats-Unis
37:22et puis ce matin
37:23patatras
37:26patatras
37:26pourquoi
37:26alors si vous vous souvenez bien
37:28quand
37:29au moment où
37:30le détroit était bloqué
37:31je vous avais
37:32annoncé
37:33qu'il y aurait un processus
37:34de stop and go
37:34en réalité
37:36et donc c'est exactement ça
37:38qu'on est en train de voir
37:38aujourd'hui
37:39ça va mieux
37:40et puis comme en fait
37:41sur le fond
37:42ils ne sont pas d'accord du tout
37:43au moindre prétexte
37:44juste une chose
37:44je rappelle que vous êtes
37:46ingénieur en génie nucléaire
37:48polytechnicien
37:48il y a eu aussi une formule
37:49de Donald Trump
37:51qui m'a interpellé hier
37:52c'est
37:52nous allons récupérer
37:53la poussière nucléaire
37:55c'est 450 kg
37:57d'uranium
37:59comment
38:00on récupère
38:01de la poussière nucléaire
38:03quand il emploie
38:04le mot poussière nucléaire
38:05c'est parce que
38:06évidemment
38:06les centrales
38:07avaient été bombardées
38:08non non non
38:09ce terme de poussière nucléaire
38:11est effectivement
38:12intéressant
38:13et c'est assez peu fréquent
38:15qu'on utilise ce terme là
38:16dans le domaine du nucléaire
38:17mais c'est parce que
38:18Donald Trump
38:19au mois de juin
38:20l'année dernière
38:21nous avait annoncé
38:21qu'il avait tout pulvérisé
38:22voilà c'est pour ça
38:23donc c'est pour appuyer
38:24un petit peu sa thèse
38:25de la pulvérisation
38:26mais en réalité
38:26c'est pas vraiment
38:27de la poussière
38:28puisque ces 440 kg
38:30d'uranium
38:30sont dans des fûts
38:31et c'est de
38:34l'exafluorure d'uranium
38:35donc UF6
38:37U c'est uranium
38:38F c'est le fluor
38:40et à température ambiante
38:42en dessous de 56 degrés
38:43qui est le point
38:44de sublimation
38:45où un corps solide
38:46va s'évaporer
38:47donc si on chauffe
38:48à plus que 56
38:49ça devient un gaz
38:50mais à température ambiante
38:51c'est un solide
38:52qui se présente
38:53sous forme un peu
38:54cristallisée
38:55un peu comme du sel
38:56de couleur blanche
38:57et donc c'est enfermé
38:58dans des fûts
38:58qui sont d'une taille
39:00suffisamment petite
39:00pour qu'il n'y ait pas
39:01de risque
39:01de réaction nucléaire
39:03et ces fûts
39:06sont prévus
39:07pour résister
39:07à des chocs
39:08ou des chutes
39:08relativement importantes
39:09et donc même
39:10s'il y a un bombardement
39:11autour, au-dessus
39:12ou à quelques mètres
39:13ils ne vont pas exploser
39:14et libérer
39:15en fait la poussière
39:16elle est toujours contenue
39:17dans les fûts
39:17Pierre Lelouch
39:18je vous donne la parole
39:18vous avez peut-être entendu
39:20j'adore
39:20c'est-à-dire vos explications
39:21Bruno Combi
39:22j'avais l'impression
39:23d'être dans une émission
39:24lointaine
39:24et puis c'est pas sorcier
39:26vous vous souvenez
39:26de c'est pas sorcier
39:27un jour
39:30il faudra l'entendre
39:32moi et d'autres
39:33vous expliquer
39:33comment on fait
39:34on transforme
39:36cette poudre
39:37en un explosif
39:38ça c'est très intéressant
39:40et très compliqué
39:40et c'est l'étape d'après
39:42où les Iraniens
39:43sont juste au bord
39:44de cette étape
39:45pourquoi je suis
39:46en désaccord
39:47avec
39:48Meryadek Raffray
39:49sur sa vision
39:50assez optimiste
39:51de l'issue
39:51de ces négociations
39:52c'est que
39:53les positions
39:54sont vraiment
39:54complètement éloignées
39:55complètement
39:57les Iraniens
39:58en tout cas
40:00on sait pas
40:01en réalité
40:01qui gouverne
40:02en ce moment
40:03à Téhéran
40:03il y a
40:04de grandes divergences
40:06d'après ce qu'on entend
40:07y compris
40:08des Pakistanais
40:09ils racontent
40:10des positions
40:11très différentes
40:12d'un bord à l'autre
40:13des gardiens
40:13de la révolution
40:14mais en gros
40:15ça se joue
40:16sur deux bombes atomiques
40:18la première
40:19c'est celle
40:19que les Iraniens
40:20veulent construire
40:21depuis 50 ans
40:22et ils sont pas loin
40:23alors est-ce qu'ils vont
40:25faire cadeau
40:26de ces 450 kilos
40:27en échange
40:29du droit
40:30de maintenir
40:31l'enrichissement
40:31dans le pays
40:32c'est-à-dire
40:32de revenir
40:33un jour
40:34à la bombe
40:34les Américains
40:36ne veulent même pas
40:36entendre parler de ça
40:37ils disent
40:37pas du tout
40:38d'enrichissement
40:40en Iran
40:40et pas de bombes atomiques
40:41l'autre bombe atomique
40:43c'est Hormuz
40:44parce qu'avec Hormuz
40:46ils font trembler
40:47l'économie mondiale
40:48et on avait
40:49Jacques Sapir ce matin
40:50là aussi
40:51j'invite les téléspectateurs
40:52ça se joue
40:54sur le facteur temps
40:54combien de temps
40:56l'Iran peut tenir
40:57sans exporter son pétrole
40:58sachant que son économie
40:59est par terre
41:00et que les gens
41:01perdent leur job
41:02etc
41:03et combien de temps
41:04Trump
41:04peut vivre avec
41:06des marchés
41:07qui s'effondrent
41:08des oppositions
41:09à l'intérieur
41:10et la panique générale
41:11dans l'économie mondiale
41:12ce que Jacques Sapir disait
41:13c'est que si tous les regards
41:14se tournent vers
41:16le détroit d'Hormuz
41:16c'est une erreur
41:18parce que certes
41:19il y a le commerce mondial
41:20sur le détroit d'Hormuz
41:21mais il y a aussi
41:22toutes les industries
41:23qui ont été
41:27réduites en cendres
41:28par l'armée iranienne
41:30par les frappes iraniennes
41:31dans les fédicoles
41:32les raffineries par exemple
41:33le gaz
41:34et ça a des conséquences
41:36mondiales
41:37et il disait
41:37ça va prendre
41:38un an et demi
41:39peut-être deux ans
41:40pour retrouver
41:41une économie
41:42et vous aurez une inflation
41:43dans les prix alimentaires
41:44évidemment
41:45dans l'Espagne qui vient
41:46dans un climat
41:46extrêmement tendu
41:47alors
41:47Meryedek
41:48un dernier mot avec vous
41:49mais parce qu'après
41:50je voulais parler de l'actualité nationale
41:51on n'aurait même pas le temps
41:52de parler des autres sujets
41:53il y a toujours un regard affûté
41:54sur ces questions-là
41:55mais simplement
41:56moi ce que je voudrais dire
41:57c'est qu'on sent aujourd'hui
41:58que les deux acteurs
41:59pour les raisons
42:00qui viennent d'être rappelés
42:01ont plutôt intérêt
42:02à trouver un terrain d'entente
42:04voilà
42:04après est-ce qu'ils vont y arriver
42:05ça c'est une
42:06c'est des dernières remarques
42:09qui jeudi pensait
42:11que Trump allait obtenir
42:13un cessez-le-feu au Liban
42:15en fait personne
42:16donc même si c'est un cessez-le-feu
42:17bancal
42:18on voit bien quand même
42:19que Trump a vraiment envie
42:20de marquer des points
42:22pour obtenir quelque chose
42:23voilà
42:24dans l'actualité
42:25vous restez avec nous
42:26si ça bouge évidemment
42:27il nous reste encore quelques minutes
42:28mais je voudrais qu'on aille
42:29non pas en France
42:31mais en Italie
42:32il y avait un grand rassemblement
42:34des partis patriotes européens
42:36qui se sont réunis
42:38place du Duomo
42:39c'est vraiment la place centrale
42:41avec cette cathédrale du Duomo
42:42absolument merveilleuse
42:43des milliers de personnes
42:45et vous le voyez
42:46Jordan Bardella
42:47président du Rassemblement National
42:49était présent
42:49donc à Milan
42:51je vous propose de l'écouter
42:52il a fait son discours en italien
42:54et il a parlé de
42:56normal
42:56quand il se dit
42:57à bordel
42:58on ne peut parler
43:00autrement
43:00d'italien
43:01vous vous appelez Lelouch
43:02donc pourquoi vous parlez
43:03aussi bien italien
43:04parce que ma mère
43:05est sicilienne
43:05ah
43:07ça c'est bon
43:08et voilà
43:10mais vous parlez plein
43:11plusieurs langues
43:12plein oui
43:136 ou 7
43:14non non
43:14non pas en tant que
43:15si vous m'aviez dit ça
43:16non pas en tant que
43:17non c'est pas moi
43:18qui vous ai dit ça
43:18si
43:19allez on écoute Jordan Bardella
43:22ce que nous avons obtenu
43:24sur l'industrie automobile
43:26nous pouvons obtenir partout
43:28sur les questions d'agriculture
43:30pour défendre ceux qui nous nourrissent
43:33contre une concurrence déloyale
43:37l'énergie
43:40pour garantir des prêts accessibles
43:43à nos entreprises
43:44et à nos familles
43:46sur l'immigration
43:47sur l'immigration
43:48pour enfin reprendre
43:50le contrôle
43:50le contrôle
43:51de nos frontières
43:52et 71%
43:54des français
43:55sont en accord
43:56avec
43:57les déclarations
43:58visiblement
43:58de Jordan Bardella
43:59qui envisage
44:00de réserver
44:02l'espace Schengen
44:02aux européens
44:03êtes-vous pour ou contre
44:04le rétablissement
44:05des contrôles aux frontières
44:06donc la fin
44:07de l'espace Schengen
44:07le rétablissement
44:08des contrôles aux frontières
44:0971% des français
44:11répondent oui
44:12deux remarques
44:13que m'inspirent
44:14la tenue de ce rassemblement
44:15la première
44:16c'est qu'on voit très bien
44:16que l'immigration
44:17n'est pas un sujet
44:18franco-français
44:19mais que c'est un défi
44:20existentiel
44:21pour l'ensemble
44:21des peuples européens
44:22pour des raisons qualitatives
44:24c'est les conséquences
44:25qu'emporte l'immigration
44:26en tout domaine
44:27mais aussi pour des raisons
44:28quantitatives
44:28puisque pour vous donner
44:29un seul chiffre
44:30l'Europe en 10 ans
44:31accueille 8,5 millions
44:32de premières demandes d'asile
44:34ce qui représente
44:34à peu près un état membre
44:36de taille intermédiaire
44:37donc on voit que ce sont
44:37des bouleversements
44:38démographiques
44:41c'est que ça n'a rien
44:42d'anodin
44:43le fait que ce rassemblement
44:44ait eu lieu en Italie
44:45à Milan
44:46puisque Giorgia Meloni
44:47a mis en place
44:48depuis plusieurs années
44:49maintenant
44:49une politique migratoire
44:51qui porte ses fruits
44:51moins 60% d'immigration
44:53régulière en un an
44:54donc ça montre
44:55qu'il n'y a absolument
44:56aucune fatalité
44:57avec une régularisation
44:59importante
45:01en Italie
45:02ces dernières années
45:04c'est-à-dire
45:04qu'il y a un contrôle
45:05une nouvelle fermeté
45:07migratoire
45:07mais
45:08lors des premières années
45:09où Giorgia Meloni
45:10on voit quand même
45:11que quand il y a
45:11politique de rupture
45:12à gauche comme à droite
45:14on peut parler
45:14du Danemark
45:15c'est sûr que
45:16Giorgia Meloni
45:17n'est pas
45:19le premier ministre
45:20espagnol
45:21qui a décidé
45:21aujourd'hui
45:22mais
45:23l'Espagne est souveraine
45:25ils ont élu
45:26oui mais la frontière
45:27malheureusement
45:27elle est poreuse
45:28d'où le fait
45:29qu'aujourd'hui
45:30certains disent
45:31et ils sont nombreux
45:3271%
45:33vous allez recontrôler
45:34les frontières espagnoles
45:35puisque si vous régularisez
45:37il y a un principe
45:38de responsabilité
45:39de l'état voisin
45:39en matière de pollution
45:41en matière de centrales nucléaires
45:42quand vous ouvrez
45:44les portes
45:44de l'immigration
45:45ça va chez le voisin
45:46le voisin a quelques raisons
45:47de précaution
45:48dans la constitution
45:48mais on oublie en matière
45:49de migration
45:49je manque de temps
45:51pour vous parler
45:52du journal
45:53Le Monde
45:54ce monde
45:54qui vous donne
45:55des leçons en permanence
45:56et qui ne vérifie pas
45:58ses informations
45:59Le Monde
45:59pris en flagrant d'élite
46:00fake news
46:01obligé de rectifier
46:02non pas une
46:03mais deux fois
46:05trompe-moi une fois
46:06honte à toi
46:07trompe-moi deux fois
46:08honte à moi
46:09deux fois
46:10l'article
46:11qu'ils avaient publié
46:12sur
46:13de Valérie Trippenbach
46:15et
46:16si
46:17je ne m'abuse
46:18d'Ivan Trippenbach
46:19qui est d'Ariane Chemin
46:20vous voyez
46:21correction d'une erreur
46:22alors c'est d'abord
46:24à
46:251h10
46:25sur le retour de Corse
46:27de Jordan Bardella
46:27qui n'a pas voyagé
46:28au bord de
46:29jet privé
46:30de Maria Carolina
46:30de Bourbon de Sicile
46:31et puis
46:32une nouvelle correction
46:33d'une autre erreur
46:34sur le retour de Corse
46:36de Jordan Bardella
46:36qui n'a pas voyagé
46:37à bord d'un jet privé
46:38puis
46:38retrait de la mention
46:39de l'arrivée
46:40de Maria Carolina
46:40de Bourbon de Sicile
46:42en jet privé
46:43c'était tout un article
46:44sur
46:46les photographies
46:47de Paris Match
46:48Jordan Bardella
46:49qui avait dit
46:49je n'ai jamais pris
46:50de jet privé
46:50de ma vie
46:51et tout est faux
46:51dans cet article du Monde
46:52journal de référence
46:54devenu une presse
46:55de caniveau
46:56ces journalistes militants
46:57ils parlent
46:58d'Ivan Trippenbach
46:59et d'Ariane Chemin
47:00enquêteurs et procureurs
47:02du dimanche
47:02devront répondre
47:03de leurs mensonges
47:06une minute seulement
47:07mais on a proposé une édition
47:10quasi spéciale
47:11entre 10h et 11h
47:12sur une légende
47:13du cinéma
47:15Nathalie Baye
47:16légende du cinéma
47:18qui s'est éteinte
47:19à l'âge de 60-17 ans
47:21plus de 50 ans
47:22de carrière
47:234 César
47:25et une douceur
47:27une tendresse
47:28une bienveillance
47:28c'est tout ce qui ressort
47:30des témoignages
47:32qu'on a pu avoir
47:33des scénaristes
47:36des metteurs en scène
47:37des comédiens
47:38qui ont pu
47:40travailler avec elle
47:40et parmi toutes les séquences
47:42c'est pas forcément
47:42une séquence de cinéma
47:43que je vous propose
47:44pour terminer cette émission
47:45mais
47:46vous savez qu'elle a eu
47:47évidemment
47:48une relation amoureuse
47:49avec Johnny Hallyday
47:50une édylle
47:51Laura Smet
47:53finalement
47:55est la fille
47:56de Johnny
47:56et de Nathalie Baye
47:58et en 85
48:01elle participe
48:03elle pose sa voix
48:03dans la chanson
48:05on a tous
48:06quelque chose
48:06en nous
48:06de Phénésie
48:08magnifique chanson
48:09et donc ce soir
48:09on a tous en nous
48:10quelque chose
48:10de Nathalie Baye
48:11regardez
48:14à vous autres
48:15hommes faibles
48:16et merveilleux
48:16qui met des temps
48:18de grâce
48:18à vous retirer
48:19du jeu
48:20il faut qu'une main
48:22posée sur votre épaule
48:23vous pousse vers la vie
48:24cette main tendre
48:26et légère
48:28on a tous
48:30quelque chose
48:31en nous
48:32de Tennessee
48:34cette volonté
48:36de prolonger
48:37la nuit
48:39ce désir fou
48:40de vivre
48:41une autre vie
48:43ce rêve
48:44en nous
48:45avec ces mots
48:46l'actrice
48:46Nathalie Baye
48:48qui s'est éteinte
48:48à l'âge
48:49de 70 ans
48:50et à juste triste
48:51les téléspectateurs
48:53nous ont dit
48:54vous auriez dû parler
48:55aussi de Nadia Fares
48:56et ils ont entièrement
48:57raison
48:58grande actrice
48:59idole au Maroc
49:01qui est décédée hier
49:02à l'âge de 57 ans
49:03après un malaise
49:04dans une piscine
49:04une annonce
49:05de ses deux filles
49:06plusieurs acteurs
49:07actrices lui ont rendu
49:08hommage
49:08et vous verrez
49:09ce sujet de Maëv Valamy
49:10si nous n'avons pas
49:11le temps de le passer
49:11ce soir
49:12je le passerai
49:13promis juré
49:13demain matin
49:16oui
49:16mais je parlais
49:17de Nadia Fares
49:18qui me dit
49:19sur Nathalie Nveil
49:21tous les gens
49:22tous les gens
49:23de ma génération
49:24étaient un peu amoureux
49:26d'elle
49:26elle a touché
49:27le coeur
49:28de tous les hommes
49:29de ma génération
49:3220h52
49:33merci à tous les 5
49:34c'était un plaisir
49:35d'être avec vous
49:37et dans un instant
49:38c'est face à
49:39Michel Onfray
49:39avec Laurence Ferrari
49:40Amen
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