00:00Je suis quand même très inquiet de cette société qui part quand même dans une pente très glissante.
00:05C'est-à-dire qu'on n'arrive même plus à se mettre d'accord non seulement sur des faits,
00:08mais sur des grands principes.
00:10J'ai écouté, moi, par exemple, hier soir, l'interview de Christophe Willem sur une autre chaîne,
00:14et on a l'impression que la présomption d'innocence n'existe plus dans ce pays.
00:17Que, finalement, parce qu'il y a eu en effet la vague MeToo,
00:21et parce qu'il y a eu en effet un certain nombre d'hommes qui se sont très mal comportés,
00:25parce que pendant un temps, en effet, la parole des femmes n'a pas été entendue,
00:28on est prêts à balayer d'un revers de main une civilisation, quasiment,
00:33parce que les règles qui sont édictées, les règles qui sont les nôtres, elles existent depuis 1500 ans.
00:38On a voté une constitution, on a eu des grands hommes de droit qui ont bâti des textes extrêmement forts.
00:43Il y a un code pénal qui existe dans notre juridiction.
00:46Et nous, on est là à se dire, finalement, est-ce que, parce qu'il y a en effet 30
00:51femmes et 15 plaignantes,
00:52enfin 30 femmes, donc 15 plaignantes, on peut bafouer la présomption d'innocence d'un homme.
00:57Mais si on bafoue la présomption d'innocence de Patrick Buel, on va le faire avec tout le monde.
01:01Parce que moi, je veux bien qu'il y ait le temps médiatique, le temps de la justice,
01:05et que la justice ne soit pas assez longue.
01:07Pour les plaignantes, elles ont sans doute raison,
01:09mais ce n'est pas pour autant qu'on va supprimer la justice,
01:12parce que la justice, c'est quand même un élément fondateur de notre droit,
01:16un élément fondateur de notre société.
01:17Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires