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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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00:01Bonjour à tous, ravis de vous retrouver en ce dimanche 19 avril pour l'heure des pros.
00:06A la une ce matin, voilà une semaine qu'il est présenté par le système comme un martyr,
00:11que du boulevard Saint-Germain jusqu'à la maison de la radio ont faim la révolte.
00:15Ce microcosme parisien sature les médias pour hurler au scandale.
00:20Et si la réalité du départ d'Olivier Nora à la tête de Grasset était d'une banalité confondante,
00:26moins complexe que romancée dans l'Ibée sur France 2 ou France Inter,
00:30que ce qui est présenté comme un séisme dans le monde de l'édition est une tempête dans un verre
00:36d'eau français.
00:37Ferrar, Vincent Bolloré prend la plume ce dimanche dans les colonnes du JDD, remet l'église au milieu du village.
00:43Je découvre donc que le cœur du problème est Boilem sans salle.
00:47Olivier Nora refusant d'éditer dès juin prochain le livre de l'académicien pourtant déjà prêt.
00:52Olivier Nora, dirigeant de Grasset, aux performances économiques en Berne,
00:56mais aux rémunérations augmentées, à qui veut gagner un million.
01:00Sous la plume est l'histoire de sans salle détenue un an arbitrairement en Algérie.
01:04J'imagine un mélange de Kafka, d'Orwell, d'Hugo.
01:07Ce livre témoignage dépasse le bureau du dirigeant de Grasset.
01:11Sans salle est une référence littéraire mondiale,
01:13à tel point que sa libération est le fruit d'une coopération européenne,
01:16que c'est l'Allemagne qui est allée libérer sans salle des geôles du régime algérien.
01:21Il existe dans cette non-affaire toute la déconnexion d'un petit monde
01:24qui pense avoir le monopole de la culture,
01:28de dans ce cercle grand-île sachant, les autres n'ont pas le droit de citer.
01:32Dans le vrai monde, on parle pouvoir d'achat, santé,
01:35on parle de sécurité, sur et en dehors de nos frontières,
01:38on parle de notre culture, de notre histoire,
01:40loin, très loin du théâtre du boulevard Saint-Germain.
01:43Des auteurs partent, d'autres reviennent, des dirigeants se succèdent.
01:48Ainsi va la vie en entreprise, loin, très loin,
01:52des manipulations grossières.
01:54Et nous en parlerons dans cette émission.
01:56Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Sabourin.
01:59Bonjour Marine.
02:00Bonjour Eliott, bonjour à tous.
02:01L'accord de paix entre l'Iran et les Etats-Unis est encore loin d'être conclu.
02:05C'est ce que déclare le président du Parlement iranien.
02:08Il précise que les deux pays ont fait des progrès dans les négociations.
02:11Toutefois, de nombreuses divergences persistent.
02:14Cette fusillade en Ukraine, six personnes sont mortes et plus d'une dizaine a été blessée.
02:18Hier à Kiev, un homme a ouvert le feu dans la rue,
02:20puis dans un supermarché où il a pris en otage plusieurs personnes.
02:23L'homme a été tué lors d'une tentative d'interpellation.
02:27Retour en France à Colombes, dans les Hauts-Seines.
02:29Une opération spectaculaire est en cours.
02:31Le déminage d'une bombe de 225 kg datant de la Seconde Guerre mondiale.
02:34Elle a été retrouvée sur un chantier.
02:3615 000 habitants sont évacus à cette occasion.
02:39La fin des opérations est prévue en fin de journée.
02:41Et puis, ne ratez pas à 10h le grand rendez-vous.
02:44Pierre De Villeneau reçoit Aurore Berger,
02:45ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes
02:48et de la lutte contre les discriminations.
02:51Merci beaucoup Marine Sabourin pour le point sur l'information.
02:53Éric Revelle est avec nous.
02:54Bonjour.
02:56J'ai appris avant l'antenne que vous alliez partir pendant deux semaines.
03:00Donc on va profiter de ce dimanche.
03:01Oui, je vais aller un peu.
03:03Bien sûr, vive les vacances.
03:05Jean-Christophe Galien est avec nous.
03:06Bonjour.
03:07Bonjour.
03:07Michel Fayad est présent.
03:09Et Raphaël Steinville, qu'on est heureux de retrouver le dimanche également,
03:13journaliste au JDD.
03:14On reviendra sur les contre-vérités de l'affaire Grasset.
03:19Je disais, c'est une séisme présentée dans les médias comme un séisme
03:23qui est en fait une tempête dans un verre d'eau des Français.
03:25C'est absolument passionnant de découvrir tout cela dans les colonnes du JDD.
03:29Mais avant cela, bien sûr.
03:30Et je voulais vraiment qu'on commence par Florian Montorio, qui est mort pour la France, soldat français.
03:37Voilà une information capitale piégée dans une embuscade.
03:42Ce week-end, Florian Montorio, du 17e régiment du génie parachutiste de Montemban, marié, père de deux enfants.
03:48Il œuvrait pour la France depuis plus de 19 ans.
03:51Après Arnaud Friand tué en Irak le 12 mars dernier, la France pleure un deuxième de ses soldats tués,
03:58cette fois au sud du Liban, visiblement par des membres du Hezbollah.
04:04Mais nous y reviendrons dans un instant.
04:05Je voudrais, pour rendre hommage à Florian Montorio, qu'on s'arrête un instant
04:10et qu'on écoute le chant de ce 17e régiment du génie parachutiste de Montauban.
04:17Il s'appelle l'écho du sapeur parachutiste.
04:21Sapeur parachutiste, tu progresses loin là-bas, en avant, toujours prêt au combat.
04:33En terre aux ennemis, déjouant tes yeux émis, pour toujours le courage de ta vie.
04:45Les rizières de l'Asie, aux salles de l'Arabie, partout, partout, on salue notre ardeur,
04:58des hauteurs des Balkans, au Val et du Liban.
05:07C'est vrai que c'est des chants qui sont à chaque fois bouleversants et qui nous ramènent à l
05:16'importance de notre armée.
05:17Ces soldats français qui, pour certains, des milliers d'entre eux, sont actuellement en opération extérieure
05:23et qui nous protègent sur des théâtres de guerre et qui, au péril de leur vie, protègent la population française.
05:30Le sergent-chef a été touché dans un tir à l'arme légère dans le sud du Liban,
05:34lors d'une opération de déminage de la finule.
05:37Ses frères d'armes ont tenté de le réanimer en vain.
05:39Emmanuel Macron accuse le Hezbollah libanais.
05:41Portrait de ce militaire, signé Michael De Santos et Alexis Prince.
05:45C'est en 2007, alors âgé d'à peine 21 ans, que Florian Montorio décide de servir la France.
05:51Très vite, le militaire originaire de Montauban se distingue au sein de l'armée de terre.
05:56Deux ans seulement après s'être engagé, il est nommé caporal, puis gravit les échelons.
06:00Caporal-chef, sous-officier adjoint, jusqu'à sergent-chef en décembre 2024.
06:05Ceux qui ont croisé sa route le décrivent comme un homme aux qualités physiques et intellectuelles remarquables.
06:10Le sergent-chef Montorio était un militaire d'exception.
06:15Sa bravoure et sa valeur étaient immenses.
06:18Florian était effectivement au terme de son parcours militaire.
06:22Et d'ici à quelques mois, il était prévu de revenir à la vie civile.
06:28En janvier dernier, Florian Montorio avait intégré la force intérimaire des Nations Unies au Liban.
06:33Par le passé, le militaire de 39 ans avait multiplié les opérations à l'étranger.
06:37Au Sénégal, en Irak, mais aussi en Afghanistan.
06:42Une mission à la suite de laquelle il avait été décoré de la croix de la valeur militaire.
06:47Florian était profondément généreux et profondément courageux.
06:51À titre d'exemple, il aura pris en charge au combat en Afghanistan un de ses camarades blessés dans des
06:58circonstances particulièrement périlleuses.
07:00Florian Montorio laisse derrière lui une famille en deuil.
07:02Le militaire était paxé avec sa compagne et père de deux enfants.
07:06Avant de vous donner la parole, je voudrais qu'on aille sur le terrain, puisqu'on est à Montauban.
07:12Pour rejoindre Jean-Luc Thomas, notre correspondant sur place, Jean-Luc, merci d'être avec nous.
07:17Je le disais donc, il était Florian Montorio du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban.
07:27Et on imagine toute l'émotion ce matin du côté de Montauban.
07:35Oui, c'est une grande émotion.
07:39Et puis hier, les Montalbanais n'étaient pas tous au courant.
07:43Ce matin, ils se réveillent un petit peu gros geeks, parce qu'une nouvelle fois, le 17e, comme on dit
07:49ici, est en deuil.
07:50Et c'est vrai que ce régiment fait corps avec la ville de Montauban.
07:57Il est dans le centre-ville.
07:58Donc, tous les Montalbanais passent devant le régiment au moins une fois par jour.
08:05Et c'est vrai que les habitants que l'on a pu rencontrer depuis hier sont très émus.
08:12Il y a aussi de la sidération, de la tristesse.
08:17Et puis, comme on a pu l'entendre, ce soldat, ce sergent-chef, est originaire.
08:24Il est né dans le Tarn-et-Garonne, à Valence-d'Agin.
08:27Il habite dans un village pas très loin de Montauban.
08:32Donc, ici, on perd vraiment un enfant du pays.
08:37Et c'est vrai que cette tristesse va encore durer quelques jours, au moins jusqu'à l'hommage qui lui
08:44sera rendu.
08:45Je vous propose d'écouter des Montalbanais que l'on a rencontrés avec Clément Lopez, là, tout à l'heure.
08:52Moi, qui suis un fonctionnaire de police, je suis totalement éprouvé par cette perte.
08:59Parce que c'est quand même des soldats qui défendent notre pays.
09:03Et c'est malheureux, quoi.
09:05Pour moi, c'est malheureux.
09:06C'est triste pour la ville de Montauban et le département.
09:09Surtout quand on voit que ce soldat est originaire du Tarn-et-Garonne, né dans le Tarn-et-Garonne, vit
09:15dans le Tarn-et-Garonne.
09:16C'est vrai que c'est triste pour le département et la ville de Montauban.
09:19C'est un choc pour toute la population.
09:21Tout le monde se sent concerné, bien obligatoirement.
09:25On pense bien évidemment à ce militaire, on pense à sa famille,
09:29qui va se retrouver endeuillée sur une émission, en plus, de casque bleu de l'ONU.
09:36Donc c'est d'autant plus surprenant et triste, triste, triste.
09:39Ici, à Montauban, tous les Montalbanais vont se recueillir, vont venir ici devant le 17e régiment aujourd'hui,
09:50mais également tout au long de la semaine prochaine.
09:52Merci, cher Jean-Luc Thomas, pour votre témoignage et merci d'avoir tendu le micro au Montalbanais ce matin.
09:59Montalbanais, vous l'avez dit, groguis, meurtris, après la disparition de Florian Montorio, soldat français tué ce week-end.
10:07Et la question que tout le monde se pose, et je me tourne vers vous, Michel Fayad,
10:12qui a tué notre soldat français, membre de la Finule, et on parlera de la Finule dans quelques instants.
10:18Ça ne peut être que l'œuvre du Hezbollah, ou de quelqu'un qui dépend d'une manière ou d
10:22'une autre du Hezbollah.
10:23Parce que c'est le Hezbollah qui contrôle le Liban Sud, et toutes les armes quasiment,
10:29parce que vous avez quelques Palestiniens qui sont contre le Hezbollah, mais qui sont très loin,
10:33ils sont près de Saïda, dans le camp palestinien de Ayn al-Heloué.
10:36Là, vous y trouvez des gens d'Al-Qaïda, des gens de Daesh, des gens du Fatah, mais ils sont
10:42loin, comme je dis.
10:43Sur le champ où il y avait ce soldat de la Finule, il ne pouvait y avoir que le Hezbollah,
10:47ou des alliés du Hezbollah, c'est-à-dire Amal, qui est la milice chiite dirigée par le président du
10:52Parlement, Namir Béry,
10:53les frères musulmans libanais, qu'on appelle Jamaïs Lameya, ou le parti social national syrien.
10:58Tous ces partis-là sont sous le commandement du Hezbollah,
11:03et le Hezbollah lui-même est sous le commandement des gardiens de la révolution iranienne,
11:06à travers la force Al-Qaïda, la force d'élite qui travaille sur les terrains.
11:09Et pourtant, le Hezbollah, via un communiqué, a démenti toute implication dans cette embuscade,
11:16et donc la mort de notre soldat Montorio.
11:20C'est vrai, sauf qu'Eliot, vous savez qu'étant donné qu'il contrôle l'essentiel des armes,
11:25directement ou indirectement, et qu'il contrôle également tout l'aspect du renseignement dans cette partie du Liban,
11:30si jamais ce n'était pas eux, ce qui était attendu de leur part, c'est qu'ils désignent le
11:34coupable.
11:36Or, ils n'ont pas désigné de coupable.
11:37Comme ils n'ont pas désigné de coupable, c'est une sorte de revendication.
11:41Aujourd'hui, quand vous regardez les médias libanais, c'est ce qu'ils disent.
11:43Ils vous disent qu'ils auraient dû immédiatement accuser celui qui est le coupable,
11:48en ne le faisant pas, même s'ils ont démenti.
11:50C'est une sorte de reconnaissance.
11:53Peut-être parler aussi de ces soldats aujourd'hui qui sont présents,
11:58soldats français qui sont présents, mais pas qu'eux.
12:01Et donc là, on vient à la question de la Finule,
12:04qui est cette force intermédiaire qui est présentée comme une armée pour la paix,
12:08et qui a été ciblée encore ce week-end,
12:11avec des conséquences absolument dramatiques, Raphaël Steinville, pour les Français.
12:17Il y a près de 800 soldats français qui sont engagés au Liban dans le cadre de la Finule,
12:21avec d'autres forces armées d'autres pays qui collaborent à ce corps de la Finule.
12:30Effectivement, c'est une mission très délicate parce qu'ils sont pris presque entre deux feux.
12:36D'une part, entre le Hezbollah qui attaque régulièrement le Liban et l'Israël,
12:41et Israël qui répliquent et s'attachent depuis maintenant plusieurs semaines
12:47à essayer d'éradiquer, en tout cas c'était le souhait de Benyamin Netanyahou,
12:52d'éradiquer la présence du Hezbollah aux portes d'Israël.
12:57On voit que cette situation est extrêmement délicate,
13:01que la mission de la Finule a été souvent remise en cause
13:04parce que finalement, se révélant assez inefficace.
13:07Bien sûr, à tel point que normalement, et ça a été un vote à l'unanimité,
13:10la Finule, l'opération doit s'arrêter décembre 2026.
13:14C'est signe de son impuissance et son incapacité à régler la situation
13:20et surtout à mettre à mal aujourd'hui le Hezbollah qui s'implante de plus en plus.
13:27Pierre Lelouch, hier, parlait d'un cancer qui s'était métastasé
13:31sur l'ensemble du territoire libanais et notamment au sud du Liban.
13:36Jean-Christophe Gallien.
13:37Moi, je voudrais dire quand même qu'on est en France et là, c'est un enfant de France qui
13:41est tombé
13:42comme un autre était tombé en Irak.
13:43Et ça démontre, si vous voulez, que dans la mondialisation économique, nous sommes tous reliés.
13:49Mais la mondialisation, c'est aussi, évidemment, énergétique, commerciale, monétaire,
13:53mais c'est aussi très sécuritaire.
13:54C'est aussi géopolitiquement engageant.
13:56Et quand on nous dit après que ce conflit n'est pas le nôtre, qu'on est en dehors du
14:00conflit,
14:00on voit bien que nous, nous avons payé par deux de nos morts.
14:03Et je rappelle que les Américains qui sont en conflit armés et intégrés ont perdu 13 soldats.
14:07Vous voyez, on en a perdu deux alors qu'on dit qu'on est défensif, qu'on n'est pas
14:09dans ce conflit.
14:10Il faut dire les choses réellement.
14:11Et vous parliez tout à l'heure de ce petit monde parisien qui fait débat sur d'autres sujets.
14:15Là, on est au cœur d'un vrai sujet.
14:16Ce conflit est aussi le nôtre parce qu'on est globalisé.
14:18Et quand il y a un conflit de ce type au Moyen-Orient, alors qu'on a des responsabilités liées
14:23avec le Liban,
14:24qu'on participe à ces organisations, cette force internationale, on ne peut pas dire qu'on est absent.
14:29On a bien compris que c'était une embuscade.
14:31Donc, il y avait une volonté de tuer des soldats de la Finule qui, sur le terrain,
14:36lorsque vous voyez des soldats de la Finule, ils sont reconnaissables de très, très loin.
14:43Donc, il y a une volonté d'aller s'attaquer à la Finule aujourd'hui.
14:46La question qu'on peut se poser, Michel Fayad, c'est pourquoi s'attaquer à la Finule ?
14:50On sait que le Liban et Israël vont entamer des négociations,
14:53que ces négociations ont objectif de trouver un accord,
14:57mais non pas sur le court terme, sur le très long terme.
15:00Et on peut imaginer que le Hezbollah veut rajouter au chaos actuel,
15:04du chaos, internationaliser ce conflit.
15:07Un peu ce qui s'était passé au moment du 7 octobre,
15:10puisque le 7 octobre est une opération qui a été pensée,
15:13un pogrom pensé depuis l'Iran,
15:16avec comme objectif de faire imploser
15:20des potentielles négociations entre Israël et des partenaires de la région.
15:25Et est-ce qu'on est dans le même profil ?
15:26Parce que vous dites qu'on est impliqué dans ce conflit.
15:29Emmanuel Macron, certains diraient à juste titre,
15:32a dit après la mort d'Arnaud Friand,
15:34il faut garder son sang-froid.
15:36C'est-à-dire que les terroristes n'attendent qu'une chose,
15:39peut-être, c'est que tout le monde s'implique dedans
15:42et que ce soit un conflit qui soit mondialisé.
15:44En tout cas, ce que je peux dire, c'est que la France a été visée.
15:48Parce que j'ai posé la question à plusieurs anciens combattants au Liban.
15:54Mon père, Fouad Abonader et d'autres,
15:57qui m'ont tous confirmé qu'ils savaient
16:00qu'ils étaient en train de tuer un soldat français de la Finule.
16:04Ce n'est pas une question seulement de casques bleus de l'ONU.
16:07C'est également, ils pouvaient reconnaître l'insigne français.
16:10Le drapeau, bien sûr.
16:11Et tout, donc, non, parce que je ne suis pas militaire,
16:13donc j'ai voulu poser la question.
16:14Et pour eux, il n'y a aucun doute,
16:15c'est la France, c'est un soldat français qui a été visé.
16:18Ça, c'est une première chose.
16:19La deuxième chose, je suis d'accord avec vous,
16:21l'objectif, c'est vraiment d'empêcher un accord entre Israël et le Liban.
16:25C'est également empêcher le désarmement du Hezbollah.
16:28Et d'ailleurs, le secrétaire général du Hezbollah
16:31a déclaré juste avant la mort de ce soldat français
16:35qu'il refusait tout désarmement
16:38et qu'il refusait tout accord entre Israël et le Liban
16:41parce que tout accord serait une sorte de capitulation.
16:44Voilà ce qu'a dit le secrétaire général du Hezbollah
16:46qui, dans le même temps, quelques heures avant l'assassinat de Florian Montorio,
16:51s'est attaqué à des civils chrétiens dans le village de Marjeoun au sud du Liban.
16:55Donc, vous voyez, en attaquant un soldat français de la Finule
16:58et en attaquant des civils chrétiens d'un village chrétien du sud,
17:02le Hezbollah a très clairement montré
17:03qu'il refusait tout compromis avec le reste de la population,
17:07tout désarmement et tout accord.
17:09C'est de la confirmation, encore une fois,
17:11si, effectivement, via l'enquête qui va être menée
17:14par les autorités libanaises,
17:16mais aussi, j'imagine, par les autorités françaises,
17:19qu'on est face à un groupe terroriste.
17:21Alors, je sais que c'est difficile pour certains
17:23de parler du Hezbollah comme d'un groupe terroriste,
17:25mais qu'on est dans ces considérations-là actuellement.
17:31Éric Revelle, sur l'importance de nos soldats.
17:34Arnaud Frion, on en a parlé, c'était le 12 mars dernier.
17:37Un mois plus tard, donc, il y a ce nouveau soldat montalbanais,
17:42du moins du régiment montalbanais, qui est mort.
17:45Là, vous voyez la photo d'Arnaud Frion, bien sûr, Florian Montorio.
17:47Je rappelle que pour les hommages qui avaient été rendus à Arnaud Frion,
17:52il y avait seulement la ministre des Armées.
17:54Le président de la République ne s'était même pas déplacé
17:59pour rendre hommage l'hommage national qui avait été rendu.
18:01C'était sans le Premier ministre, Sébastien Lecornu,
18:04sans le président de la République.
18:06Et on avait imaginé naïvement que pour Arnaud Frion,
18:10et on imagine que pour Florian Montorio,
18:12on pourrait faire la même chose,
18:13qu'il y ait un hommage aux Invalides,
18:15avec une esplanade des Invalides remplie de jeunes,
18:20pourquoi pas de lycéens, de collégiens,
18:22avec l'idée de se dire,
18:25puisqu'aujourd'hui, on est dans un monde
18:27où les conflits se multiplient,
18:29on a des Français qui donnent leur vie pour vous,
18:32pour vous, et c'est aussi l'idée de faire nation.
18:35Éric Revelle.
18:35Oui, je voudrais aussi avoir une pensée.
18:37Je crois qu'il y a eu trois autres militaires français
18:39qui ont été blessés, dont deux grièvement.
18:42Dont deux grièvement.
18:42Donc, ce guet-tapant, quand on sait à quoi ressemble
18:46un blindé de la finule avec un drapeau français,
18:49visait très clairement les Français,
18:53avec évidemment peut-être l'ambition des terroristes du Hezbollah
18:56d'entraîner la France dans une situation compliquée.
19:02Il faut rappeler que la finule est au Liban depuis 1978,
19:05qu'elle va donc repartir en décembre de cette année.
19:09Mais ce qui me frappe beaucoup, quand on entendait les chants tout à l'heure,
19:13Elliot, c'est, vous voyez, le fracas des contraires.
19:19On a quelqu'un qui représente des valeurs, un héroïsme discret,
19:24j'allais dire, qui l'a payé de sa vie.
19:26Et puis en face de ça, on y reviendra peut-être,
19:28vous avez ces guerres picro-collines type Saint-Germain-des-Prés
19:32qui n'incarnent rien du tout, qui n'incarnent pas d'héroïsme.
19:37– Je voudrais qu'on revienne sur le terrain militaire.
19:40Dernière question après la mort et l'assassinat de Florian Montorio.
19:44Que peut faire la France ? Que peut faire la finule, Michel Fayad ?
19:48– Déjà pour la finule, Philippe Devilliers avait proposé quelque chose
19:52que je soutiens, c'est son redéploiement dans les villages chrétiens du Sud-Liban.
19:57Parce que les villages chiites sont malheureusement encore sous le contrôle du Hezbollah,
20:01d'autres sous le contrôle israélien, mais les villages chrétiens sont délaissés.
20:04Il y a quelques gendarmes, mais l'armée libanaise n'y est même plus déployée.
20:08– Et désormais, ceux qui sont déployés, c'est les membres du Hezbollah qui ont bien compris.
20:12– Pas dans les villages chrétiens, mais ils essayent justement de rentrer.
20:14Et justement, c'est ce que je vous disais tout à l'heure,
20:15ils ont attaqué des civils chrétiens dans un village chrétien de Marjayoun.
20:19C'est pour cela que je vous dis, la finule devrait se redéployer
20:21dans les villages chrétiens du Sud-Liban.
20:23C'est 15 villages chrétiens délaissés,
20:25et qu'il faudrait vraiment protéger parce qu'eux ne sont pas armés.
20:28– Puisque depuis près d'un mois, le Hezbollah n'a aucun remords
20:32à utiliser la population civile libanaise comme d'un bouclier humain.
20:36Et l'un des seuls à avoir eu le courage de dire les choses,
20:38c'est François-Xavier Bellamy concernant le Hezbollah.
20:42Parce que politiquement en France, c'est compliqué de tenir ce genre de propos.
20:46Que peut faire la France aujourd'hui, Michel Fayad ?
20:48– Deux choses.
20:49La première, c'est arrêter de dire qu'il y a une aile politique et une aile militaire.
20:52Ce fameux discours de Le Drian et d'Emmanuel Macron depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.
21:00Et l'autre chose, c'est renforcer l'armée libanaise.
21:03C'est la chose prioritaire qui doit être effectuée.
21:08La France voulait organiser une conférence internationale pour lever de l'argent pour l'armée libanaise,
21:14puisque les salaires des soldats de l'armée libanaise sont payés par les États-Unis et le Qatar.
21:17Parce que l'armée libanaise n'a que quelques gazelles fournies par l'armée française
21:21comme aviation, pour se battre.
21:24Donc il faut vraiment la renforcer pour vraiment qu'elle puisse désarmer elle-même le Hezbollah.
21:30Vous savez que l'essentiel des armes du Hezbollah se trouve à l'extrémité nord du pays.
21:35Et donc il est impossible pour Israël d'aller jusque-là.
21:38Ça signifierait en fait une invasion complète du pays.
21:40Alors il ne faudrait surtout pas que la Syrie, elle, rentre au Liban pour attaquer le Hezbollah.
21:46Il faut que l'armée libanaise prenne ce travail.
21:49L'armée libanaise a effectué certaines choses dans le passé.
21:52C'est elle qui avait vaincu tout seul Daesh.
21:54C'est elle qui avait vaincu Fatah et l'Islam en 2007.
21:56Donc elle est capable si on l'aide.
21:58La situation qui se tend dans le détroit d'Hormuz.
22:01L'Iran dit avoir repris le contrôle strict du détroit après avoir annoncé sa réouverture la veille.
22:06Téhéran dénonce le blocus américain des ports iraniens.
22:08De ce côté de Donald Trump, dénonce le comportement de Téhéran.
22:11Il y a des navires qui auraient été visés par l'armée du régime islamique iranien.
22:18Et on envisagerait aussi une intervention militaire américaine sur des navires iraniens.
22:24Donc on est, la question qui se pose ce matin, c'est jusqu'où l'engrenage concernant le détroit d
22:29'Hormuz.
22:29Michael De Santos.
22:32L'ouverture du détroit d'Hormuz n'aura duré que quelques heures.
22:36Agacé par le blocus américain des ports iraniens, Téhéran a annoncé un nouveau blocage de cette voie maritime stratégique.
22:44Tant que les Etats-Unis ne mettront pas fin aux restrictions sur la totale liberté de mouvement des navires depuis
22:50l'Iran et vers l'Iran,
22:51la situation dans le détroit d'Hormuz restera sous contrôle strict et inchangé.
22:57Dans la foulée, les médias iraniens relaient un message menaçant du guide suprême Moshtaba Khamenei.
23:03Sa vaillante marine est prête à faire goûter aux ennemis l'amertume de nouvelles défaites.
23:07De leur côté, les gardiens de la révolution ouvrent le feu sur des navires commerciaux qui tentent de franchir le
23:12détroit d'Hormuz.
23:14Des attaques et un changement de ton qui agacent Donald Trump.
23:18Depuis la Maison-Blanche, le président américain se montre ferme avec Téhéran.
23:23Ils n'ont pas de marine, ils n'ont pas d'armée de l'air, ils n'ont pas de
23:28dirigeants, ils n'ont rien du tout.
23:31Il s'agit d'un changement de régime. On appelle ça un changement de régime imposé.
23:36Mais nous discutons avec eux. Ils voulaient fermer à nouveau le détroit d'Hormuz, comme ils le font depuis des
23:41années, mais ils ne peuvent pas nous faire chanter.
23:45Malgré ces désaccords et la fragilité du cessez-le-feu, les négociations se poursuivent.
23:50Donald Trump fait état de très bonnes conversations avec les dirigeants iraniens.
23:55Que peut-il se passer, Michel Fayad, dans les prochaines heures ?
23:57J'ai cru comprendre qu'il était envisagé une intervention des soldats américains sur les navires iraniens.
24:04Donc là, on passe une nouvelle étape, c'est ça ?
24:06Oui, l'accord de cessez-le-feu est extrêmement fragile.
24:09D'ailleurs, on avait entendu il y a quelques jours Morsen Rezaé, qui est le conseil militaire du guide suprême,
24:14qui est le vrai chef, puisque le guide suprême, il parle, mais on ne le voit pas, dire qu'il
24:18était contre cet accord de cessez-le-feu.
24:20Et le New York Times, là, aujourd'hui, révèle que 40% des drones iraniens sont encore disponibles.
24:28Et même 60% des lanceurs de missiles sont encore intacts.
24:32Donc il y a encore une force de frappe en Iran, capable, effectivement, d'intervenir, de frapper les États-Unis,
24:39enfin, les intérêts américains dans la région, les intérêts arabes dans la région et Israël.
24:43Et les Israéliens souhaitent reprendre, bien entendu, les combats.
24:46Donc c'est l'engrenage, c'est aussi l'enlisement, malheureusement, c'est-à-dire qu'on n'est pas
24:50si...
24:51On est si près, si loin d'un accord de cessez-le-feu.
24:57Cher Raphaël, en un mot pour...
24:59Il faut peut-être ajouter que les responsables iraniens qui négociaient avec les Américains
25:04ont été désavoués par les gardiens de la Révolution.
25:07Donc ceux qui ont arraché un début d'accord, de concession avec les Américains
25:13ont été tensés par les plus hautes autorités des gardiens de la Révolution.
25:18C'est vous dire à quel point la situation est compliquée et le cessez-le-feu fragile.
25:22Je retrouverai ce soir, et je le dis aux auditeurs et aux téléspectateurs, bien sûr,
25:26mais vous en avez l'habitude, c'est votre rendez-vous du dimanche, William Golnadel.
25:30Je regarde son tweet.
25:30France Inter touche définitivement le fond.
25:32À 9h, reportage sur la mort du casque bleu français tué au Liban.
25:38À aucun moment, il le met en majuscule, ni dans le titre, ni dans les commentaires.
25:42Il est indiqué que la responsabilité du Hezbollah est pointée.
25:46Immense malhonnêteté et il cible l'ARCOM.
25:50Donc est-ce qu'il va saisir l'ARCOM ?
25:51Non, c'est qu'à la chance, c'est rien.
25:53Mais en tous les cas, c'est vrai que dans les médias,
25:56la responsabilité du Hezbollah à ces dernières heures
26:00n'est pas forcément au cœur de la question,
26:04après la disparition et l'assassinat de notre soldat,
26:07Florian Montorio, tué donc ce week-end.
26:10pensons à sa famille, pensons bien sûr à ses enfants
26:13et pensons à tous les soldats français
26:15qui, au péril de leur vie, nous protègent sur et en dehors de nos frontières.
26:24Quasiment 9h30 sur CNews et on poursuit l'heure des pros,
26:26bien sûr, ce matin jusqu'à 10h.
26:29Et à 10h, la ministre Aurore Berger sera l'invité du grand rendez-vous européen.
26:33CNews, les échos, interrogés par Pierre De Villeneau,
26:37Yohann Uzaï et M. Dupont, donc, pour les échos.
26:41Je voudrais qu'on parle du canon français.
26:44Alors, ce dimanche, vous savez, et ce week-end,
26:47il y avait un grand rassemblement à Caen, dans le Calvados,
26:50au parc des expositions.
26:52Le canon français, c'est un banquet XXL
26:55avec une population qui se dit fière d'être française,
27:00qui ne parle absolument pas de politique,
27:02mais qui est fière de sa culture, de son histoire
27:05et qui se rassemble pour partager un moment de plaisir
27:08autour d'un grand buffet, un grand banquet.
27:11Mais ça dérangeait visiblement l'extrême gauche
27:15à tel point qu'Emma Fourreau, la députée de la France Insoumise,
27:18voulait interdire ce banquet financé par un danger public,
27:23M. Sterrin, entre autres,
27:25et qui menaçait d'interdire.
27:27Voilà, il fallait interdire le grand banquet.
27:28Et vous voyez donc Emma Fourreau qui avait dit
27:32parce que la convivialité à la fête
27:34ne sont pas réservées à l'extrême droite,
27:36aigris et raboucrés.
27:37On se retrouve samedi à Caen
27:39avec deux rendez-vous festifs et revendicatifs.
27:42C'est un montage qui a été fait
27:43parce que ce n'est pas elle qui a mis la photo,
27:45je le précise, pour éviter toute confusion.
27:48Son banquet n'a pas rassemblé beaucoup de monde,
27:52visiblement.
27:53Le montage a été fait pour que vous voyez
27:55les personnes.
27:56selon Ouest France, à cette grande réunion,
28:00cette anti-soirée, ou contre-soirée,
28:02vous aviez 200 personnes.
28:04Combien y avait-il de personnes
28:05au banquet français hier ?
28:08Que canons français ?
28:091 000 ? 4 000 ?
28:104 000, exactement.
28:11Regardez en séquencé, en images.
28:41À droite, on chante Michel,
28:43Michel Nelpech, à gauche, sur l'image.
28:45C'était peut-être le début de ce rassemblement.
28:47Moi, j'ai confiance en Ouest France,
28:49ils ont eu plus de 200 personnes.
28:50Mais c'est intéressant de voir le décalage
28:52qu'il y a pu avoir samedi.
28:55Et c'est finalement une formidable publicité
28:58pour le canon français qui a rassemblé hier
29:00plus de 4 000 personnes dans Raphaël Estinville.
29:01Vous avez déjà fait un canon français ou pas ?
29:05Je pense que c'est quand même assez intéressant
29:07de voir à quel point les français ont besoin
29:10de se retrouver autour d'une identité commune.
29:14Ça passe par la gastronomie, ça passe par le champ.
29:17Mais je pense que ça traduit quelque chose.
29:18Là où on nous dit que la France est fracturée,
29:20en fait, les français, ils ont besoin
29:23de ces moments de convivialité.
29:25Complètement, c'est un moment de convivialité,
29:27mais qui, visiblement, dérangeait Emma Fourreau
29:30qui a voulu lancer une contre-soirée.
29:33Un contre-banquet, résultat, vous avez 200 personnes
29:36qui se réunissent autour d'Emma Fourreau.
29:38Il y en avait 4 000, visiblement,
29:39par des expositions à Caen.
29:42Et ce serait intéressant d'avoir le fondateur
29:44du canon français dans la journée
29:46pour savoir comment ça s'est passé.
29:47Est-ce que c'était un grand rendez-vous dangereux,
29:51bien sûr, pour la France, Éric Revelle ?
29:53Non, ce n'était pas dangereux, visiblement.
29:57Tout ça a dû être consommé avec modération.
29:59Pour ça, je ne suis pas sûr, mais il faut le dire.
30:01Oui, Raphaël a raison.
30:03Je pense qu'en fait, c'est la réponse
30:06à la fracturation de la société française.
30:09C'est-à-dire, en réalité, les gens, le peuple,
30:11alors je ne sais pas, l'extrême-gauche n'a pas l'air d'aimer le peuple,
30:13parce que là, il s'agit bien du peuple,
30:15des Français qui se réunissent autour de Valeurs Communes.
30:18En fait, les Français, oui, ils ont besoin,
30:19j'allais dire, de communier aussi de manière laïque.
30:22Ils ont besoin d'être ensemble.
30:24Et puis, c'est quand même...
30:26Alors, je ne sais pas ce qu'ils ont chanté d'autre.
30:28Bah, c'était Michel Berge.
30:29Oui, mais...
30:30Mais ce que je veux dire, c'est que là aussi...
30:31Je crois qu'il y a du Aznavour.
30:32Et Aznavour, attention, c'est dangereux.
30:34Faites attention si vous chantez Aznavour.
30:36Mais là aussi, c'est intéressant.
30:37Regardez, les deux images, elles sont extraordinaires.
30:39Les chansons qui relient plein de générations
30:41sont des chansons des années 80, vous voyez.
30:44C'est-à-dire, le sentiment inconscient
30:46que la France, à cette époque, sans doute,
30:49était plus heureuse, était plus solidaire,
30:51était plus unie qu'elle ne l'est aujourd'hui.
30:53Bah, tout ça, c'est très symbolique,
30:55mais c'est très fort.
30:56Bah, à gauche, vous avez un ressemblement...
30:58Pourquoi pas ?
30:58Mais d'ailleurs, tout le monde peut se rassembler.
31:01Mais dans la tolérance...
31:02Moi, je crois qu'il y a 200, là.
31:03Non, alors, c'est peut-être...
31:04Non, mais ça, c'est les prémices, probablement.
31:06Et je le précise encore une fois,
31:08l'image que vous avez vue,
31:09vous avez eu en haut le tweet d'Emma Foro
31:11qui a appelé à la mobilisation.
31:14Ensuite, la carte, c'est un montage
31:15pour essayer de voir toute l'histoire.
31:17C'est pas Emma Foro qui a mis tout cela
31:21en montage sur ses réseaux sociaux.
31:22Je préfère préciser parce que je connais
31:24les âmes chagrines sur les réseaux sociaux.
31:26Très vite, Jean-Christophe.
31:27Le canon français, c'est pas nostalgique.
31:29C'est très actuel.
31:31Et c'est très porté sur l'idée.
31:33Non, non, c'est sorté sur l'idée.
31:34D'ailleurs, les gens qui y vont
31:35sont plutôt des jeunes gens.
31:37Et ils y vont pour partager,
31:39effectivement, ensemble,
31:39une partie de l'identité,
31:40ce qui fait ce pays,
31:43notamment gastronomique,
31:44mais aussi ce qu'il y a dans les verres, évidemment.
31:46Et donc, bien sûr qu'il y a des chansons,
31:48il y a des choses très variées qui chantent.
31:49Mais je pense que c'est pas de la nostalgie.
31:50C'est l'idée que demain, ça peut être aussi ça.
31:53Avançons.
31:54Et justement, parlons de la France,
31:55de ces Français qui sont aujourd'hui
31:57en grande difficulté
31:58avec l'explosion des prix à la pompe,
32:01avec une augmentation des prix de l'alimentation
32:04sur les cinq dernières années de 20 %,
32:06l'augmentation des prix du gaz
32:09et de l'électricité.
32:11Et face à cela,
32:11on a un gouvernement qui peine
32:13à faire comme ses voisins européens,
32:16c'est-à-dire à porter
32:17une sorte de bouclier face à l'explosion des prix.
32:22Et le contre-feu,
32:25ou du moins l'écran de fumée
32:26qui a été présenté il y a deux semaines
32:27par Sébastien Lecornu,
32:29c'était le tout électrique.
32:30Il y a tout un dossier dans les colonnes du JDD,
32:32là aussi c'est passionnant,
32:34avec des prises de parole d'Alexandre Jardin
32:36qui représente son mouvement,
32:38les gueux,
32:39mais également le directeur général
32:41de 40 millions d'automobilistes,
32:42qui dit qu'on n'est plus face
32:44à une inaction gouvernementale,
32:47mais du mépris.
32:48Je vous propose de voir le sujet
32:49de Chloé Tarka.
32:52Flambée des prix, ZFE,
32:54inaction du gouvernement,
32:56une couverture offensive
32:57du journal du dimanche.
32:59Alors que les prix du carburant
33:00s'envolent,
33:01le Premier ministre Sébastien Lecornu
33:03présentait récemment
33:05les grandes lignes du plan
33:06d'électrification du pays.
33:08Parmi les annonces,
33:0910 milliards d'euros investis
33:10chaque année d'ici 2030,
33:13avec l'objectif que deux voitures
33:14neufs sur trois soient électriques
33:16d'ici là.
33:17Interrogé,
33:18l'écrivain Alexandre Jardin
33:19dénonce une mesure
33:20déconnectée des Français.
33:22Vous n'avez pas d'argent ?
33:23Achetez des véhicules électriques
33:25à 30 000 euros.
33:26Comment vous y dire cela
33:27au moment même
33:27où ils payent leur gasoil
33:282,30 euros le litre ?
33:30Une critique partagée
33:31par le président
33:32de 40 millions d'automobilistes.
33:34On parle de véhicules
33:35à 30 000 ou 40 000 euros.
33:36Et même quand le véhicule
33:38est envisageable,
33:39les contraintes restent nombreuses.
33:40Absence de bornes,
33:41impossibilité de recharge
33:42en habitat collectif,
33:43manque d'infrastructures
33:44dans certaines zones.
33:45Pour plusieurs spécialistes interrogés,
33:47le remède pourrait finalement
33:49coûter plus cher que le mal.
33:51Car la consommation d'électricité
33:52attendue n'a, selon eux,
33:54pas explosé comme prévu.
33:56Malgré les nombreuses subventions
33:58accordées depuis 10 ans,
34:00l'électrification progresse
34:01à un rythme homéopathique.
34:03En effet, selon ces spécialistes,
34:05la consommation d'électricité,
34:06annoncée en forte hausse,
34:08est revenue en 2025
34:10à son niveau de 2006.
34:12Conséquence redoutée,
34:14une surproduction chronique
34:15d'électricité
34:16et une facture
34:17qui pourrait encore grimper.
34:19Et c'est important
34:20de remettre justement
34:22en perspective
34:23les promesses et propositions
34:25du gouvernement
34:27qui ne jurent que par
34:28l'indépendance énergétique,
34:31sauf que le tout électrique
34:33ne veut pas dire
34:33une indépendance totale.
34:36Bien au contraire.
34:37Une grande partie
34:38de ces véhicules électriques
34:40seront chinois.
34:42Donc, il en est de même
34:44pour les pompes à chaleur.
34:45C'est ça un petit peu
34:46la grande escroquerie,
34:48l'enfumage
34:49de Sébastien Lecornu
34:49avec son plan.
34:51Ce qui est encore plus terrible,
34:53c'est que l'inaction
34:54du gouvernement,
34:55sous couvert
34:56de ne plus avoir
34:57les moyens
34:57de venir en aide
34:58aux Français,
34:59en fait,
35:00elle traduit
35:00un choix
35:01absolument politique.
35:03C'est-à-dire que
35:03c'est une marche forcée,
35:05une accélération
35:06de la transition énergétique,
35:09là où les Français
35:10attendent des réponses
35:11immédiates.
35:12c'est encore une fois,
35:14d'une certaine manière,
35:15la France des villes,
35:17des grandes agglomérations
35:18contre celles
35:20des campagnes
35:21qui ont un besoin
35:22absolument cruel
35:24de pouvoir utiliser
35:26leurs véhicules
35:26et qui n'ont pas
35:27les moyens
35:28de pouvoir s'offrir
35:29d'un jour,
35:30d'un seul,
35:30une voiture électrique.
35:32Là où ils ont à peine
35:34de quoi pouvoir
35:35faire un point,
35:35un plein.
35:36Michel Fayad.
35:37Oui, en fait,
35:38ce gouvernement
35:39et sous François Hollande,
35:41ils ont fermé
35:41deux raffineries
35:42qui nous fournissaient
35:43des produits raffinés.
35:45Une près de Paris
35:46qui est la raffinerie
35:47de Petite-Couronne
35:47en Normandie,
35:48une près de Marseille.
35:49Ils ont fait la loi Hulot
35:50qui interdit la production
35:51pétrolière sur le sol national.
35:53On produit 20 000 barils
35:54de pétrole par jour.
35:55Donc ils veulent arrêter ça
35:56d'ici 2040.
35:57Ils payent 10 milliards,
35:59ils investissent 10 milliards
36:00dans l'éolien
36:00qui est une énergie intermittente.
36:02Tout cela au lieu de faire
36:03de la géothermie par exemple
36:04qui pourrait nous aider réellement.
36:05Donc on a un gouvernement
36:06qui en fait fait tout
36:08sauf obtenir
36:09cette indépendance énergétique
36:11dont on a besoin.
36:12Mais ce qui est vrai
36:13c'est qu'aujourd'hui
36:13il y a visiblement
36:14un décalage
36:15entre la réalité
36:16du quotidien
36:17et la réalité du quotidien
36:19des Français
36:19et ce que propose
36:20ce gouvernement.
36:22Sur l'éolien,
36:23il faudrait faire
36:24tout un débat
36:25sur l'éolien
36:26parce que j'ai pu
36:26m'entretenir
36:27avec un grand responsable
36:28de l'éolien
36:30en France
36:31qui disait
36:33attention aux caricatures
36:34l'éolien en mer
36:35n'est pas si
36:37finalement
36:38intermittent
36:38que ça
36:39et en revanche
36:40l'éolien sur terre
36:42est plus
36:43c'est beaucoup plus complexe
36:44c'est beaucoup moins efficace.
36:46Que le gouvernement
36:47veuille faire passer
36:50de l'énergie fossile
36:51à l'énergie décarbonée
36:53ça ne me semble pas
36:53du tout fallacieux.
36:55Le problème
36:55c'est que les Français
36:56ce qu'ils attendent
36:57là c'est immédiatement.
36:58Parce que là
36:58on commentait tout à l'heure
37:01la non-paie
37:02et la non-ouverture
37:03du territoire d'Hormuz
37:04mais très clairement
37:05le prix du baril
37:06qui avait baissé
37:0610% ce week-end
37:07va sans doute
37:08repartir à la hausse
37:09et puis ça impacte
37:11énormément de produits
37:12de grande consommation
37:13mais aussi par exemple
37:15les emballages
37:15les emballages en plastique
37:17les bouteilles
37:18en fait le prix
37:19va sans doute exploser
37:21parce que
37:21le pétrole est cher
37:23et parce que
37:23pour fabriquer
37:24on soit pour ou contre
37:25du plastique
37:25il faut du pétrole
37:26les engrais
37:27les engrais
37:28donc vous avez une inflation
37:29en fait
37:29qui est en train
37:29de repartir
37:31fortement
37:32en France
37:33les dernières prévisions
37:34du FMI
37:34sont très alarmises
37:35sur l'inflation
37:36selon les scénaristes
37:37ça peut aller jusqu'à
37:386% d'inflation
37:39donc on est dans
37:40cette situation là
37:41et Alexandre Jardin
37:42sera l'invité
37:43de 100%
37:44Actu
37:45présenté par
37:46Elodie Huchard
37:48je voudrais qu'on fasse
37:48un tour par
37:50la police municipale
37:51et le malaise
37:53du côté de Saint-Denis
37:54c'est vrai qu'on en parlait
37:55déjà hier
37:55il y a un décalage
37:56entre les promesses
37:57faites par
37:58M. Bali Bagayoko
38:00le maire de Saint-Denis
38:01et finalement
38:02les premiers résultats
38:04il s'avère que
38:05dans son programme
38:06il disait
38:07et c'était inscrit
38:08dans son programme
38:09on va retirer
38:10les LBD
38:11un mois plus tard
38:12dans les colonnes du monde
38:14il dit
38:14finalement
38:15ces LBD
38:17vont rester
38:17dans la voiture
38:19et ils n'utiliseront
38:21pas forcément
38:22les LBD
38:22tout le temps
38:23donc il y a
38:24un rétro-pédalage
38:25sur le droit
38:26de propriété
38:27là aussi
38:28il s'était inscrit
38:29dans son programme
38:29il a été retoqué
38:31et par le préfet
38:32de Saint-Denis
38:32et par le tribunal
38:34administratif
38:34et il avait même
38:35voulu mettre en place
38:37des vélos gratuits
38:38pour les fins
38:39de collégiens
38:40et ces vélos gratuits
38:42pourraient ne pas voir
38:42le jour
38:43du moins
38:43ça risque d'être
38:44compliqué à la rentrée
38:46donc les premières
38:47promesses
38:48de M. Bali Bagayoko
38:49sur vraiment le concret
38:50ne sont pas tenues
38:52ou sont difficilement
38:53tenables
38:54et les policiers
38:55municipaux
38:56il y avait tout un dossier
38:57là aussi passionnant
38:58dans les colonnes
38:58du Parisien
38:59sur ces policiers
39:01municipaux
39:02et le malaise
39:02à Saint-Denis
39:03je vous propose
39:03de voir le reportage
39:05à quoi sert donc
39:06cette police
39:07qui a du mal
39:08à agir aujourd'hui
39:09reportage signé
39:10Célia Judas
39:12à Saint-Denis
39:13les policiers
39:14municipaux
39:14poursuivent
39:15leur patrouille
39:16armée
39:16mais bien que
39:17leur désarmement
39:18progressif
39:19souhaité par le nouveau maire
39:20ne soit pour leur
39:21pas effectif
39:22certaines de leurs missions
39:23ont bien changé
39:24sur ordre de Bali Bagayoko
39:26interdiction de se rendre
39:28dans les quartiers
39:28dits populaires
39:29sauf cas exceptionnel
39:31pour certains agents
39:32le métier
39:33ne fait plus vraiment sens
39:34ils ont peur
39:35de ne plus pouvoir
39:37assurer la sécurité
39:38de leurs concitoyens
39:39comme ils le faisaient avant
39:40cette réforme municipale
39:41est loin des réalités
39:42du terrain
39:43alors même que
39:44Saint-Denis
39:44connaît une délinquance
39:46constante
39:46des délinquants
39:47qui avaient disparu
39:49comme certains points
39:50de ville etc
39:50sont revenus
39:51dès le premier jour
39:52du mandat
39:53du maire
39:54selon mes collègues
39:55de Saint-Denis
39:55qui m'expliquaient
39:56des agressions au couteau
39:58pour pouvoir récupérer
39:59le terrain
39:59et les collègues
40:00m'expliquaient
40:01avoir un sentiment
40:03de trahison
40:04parce qu'ils abandonnaient
40:05le terrain
40:05au profit
40:06de la délinquance
40:07qui risquait de revenir
40:08pour l'heure
40:09sur les 130 policiers
40:10municipaux
40:11de Saint-Denis
40:1110 agents
40:12auraient d'ores et déjà
40:13annoncé leur mutation
40:15dans l'actualité également
40:17et il est 9h45
40:18sur CNews
40:19je voudrais qu'on revienne
40:20sur ce que je disais
40:22en édito
40:23c'est-à-dire
40:24cette tempête
40:26littéraire
40:27du monde de l'édition
40:27dans un verre d'eau français
40:29et de voir
40:30à quel point
40:31ce qu'il s'est passé
40:33cette semaine
40:34dans le monde médiatique
40:35est à des années-lumière
40:37de la réalité
40:38on va parler
40:39de l'affaire Grasset
40:40je ne suis pas sûr
40:41que ce soit une préoccupation
40:42majeure des français
40:43Raphaël Steinville
40:44en revanche
40:45ce qui est passionnant
40:46c'est de voir
40:46à quel point
40:47la machine médiatique
40:48ce mastodonte
40:49s'est uni
40:50pour romancer
40:52une affaire
40:52qui est d'une banalité
40:53confondante
40:54dans une entreprise
40:55une entreprise
40:55qui a des difficultés
40:57financières
40:58avec un patron
40:58qui est bien rémunéré
41:00et qui refuse
41:02de
41:03seul contre tous
41:04en quelque sorte
41:05de
41:07d'agir
41:07de manière très concrète
41:09sur un livre
41:10qui devait paraître
41:10est-ce que vous pouvez
41:11résumer
41:12l'affaire Grasset
41:12Raphaël Steinville
41:13qu'on peut découvrir
41:14dans les colonnes
41:15du JDD
41:17écoutez Elliot
41:18si l'on s'en tient
41:20à la lecture
41:21du monde
41:21de libération
41:22de l'Obs
41:23et à l'écoute
41:24de l'audiovisuel
41:25public
41:26on a l'impression
41:27que la guerre
41:28en Iran
41:28n'existait plus
41:29et que
41:29ce qui devait
41:32concentrer
41:32toute l'attention
41:33des français
41:34c'était
41:34le limogage
41:35du patron
41:36de Grasset
41:37Olivier Nora
41:39Olivier Nora
41:40que je sache
41:41il n'a jamais été
41:42empêché
41:43de publier
41:44les auteurs
41:45qu'il voulait
41:46des auteurs
41:47qui pour beaucoup
41:49avant même
41:50cette crise
41:51ne manquaient pas
41:53de dire
41:54tout le mal
41:54qu'il pensait
41:55de Vincent Bolloré
41:56des idées
41:57qu'il pouvait véhiculer
41:59sans que jamais
42:00ce dernier
42:01ne soit intervenu
42:02pour les empêcher
42:03d'être publié
42:04par Olivier Nora
42:05ce qui cristallise
42:07cette crise
42:08c'est le souhait
42:10de Boalem Sansal
42:12dès lors que son manuscrit
42:14était prêt
42:14achevé
42:15de pouvoir publier
42:16son ouvrage
42:18sur ces mois
42:19de captivité
42:20où il était retenu
42:21en otage
42:22par le régime algérien
42:23et de le faire
42:24lorsque le fer
42:26était encore chaud
42:26pour finalement
42:28que
42:29d'une part
42:30tourner la page
42:31parce que je pense
42:32que c'est douloureux
42:32pour cet auteur
42:34que de porter ce livre
42:36depuis des mois
42:37il l'a écrit
42:38pendant toute sa captivité
42:40il était prêt
42:41et Olivier Nora
42:42s'est obstiné
42:44à vouloir finalement
42:45le reporter
42:46à novembre
42:48contre l'avis
42:49de la direction
42:50de Hachette
42:51qui d'un point de vue
42:52commercial
42:53et même
42:54des éditeurs
42:55du groupe
42:56concurrent Editis
42:57reconnaissent
42:58que c'est absurde
42:59d'un point de vue
43:00industriel
43:01que de décaler
43:02d'autant
43:02une sortie
43:03d'un livre
43:04qui est achevé
43:04et dont tout le monde sait
43:06qu'il connaîtra
43:07un succès
43:08parce qu'il est attendu
43:09parce que cet auteur
43:10par ailleurs
43:10a déjà connu
43:11de grands succès
43:12et donc dans une maison
43:14comme Grasset
43:14où on l'a rappelé
43:17il y avait quelques
43:18difficultés commerciales
43:19de se passer
43:20d'un écrivain
43:21qui vous porte
43:22et vous assure des ventes
43:23c'est absolument ruineux
43:25et ce qui est essentiel
43:26de dire aussi
43:27c'est que
43:28le livre de Boilem Sansal
43:30dépasse le bureau
43:31du patron
43:32de Grasset
43:33c'est-à-dire que
43:34ce livre
43:35il est attendu
43:36dans le monde entier
43:37et pourquoi
43:38nous en parlons
43:39ce matin
43:39c'est-à-dire que
43:40j'ai vu que
43:41par exemple
43:41au JT de France 2
43:42vous avez vu
43:43un grand reportage
43:44de quasiment 10 minutes
43:45cette semaine
43:45vous avez tout
43:46le boulevard Saint-Germain
43:47qui s'est mis en branle
43:48à tel point d'ailleurs
43:49que Vincent Bolloré
43:50c'est un fait extrêmement rare
43:52a pris la plume
43:53dans les colonnes du JDD
43:55où il vient rappeler
43:56quelques évidences
43:57d'abord
43:58moi ce qui m'a marqué
43:59c'est qu'il dit quand même
44:00bien que n'ayant aucune fonction
44:02chez H7
44:02mais étant qualifié
44:03par certains de responsables
44:04d'un séisme entre guillemets
44:05il me paraît intéressant
44:06de résumer
44:06ce que j'ai appris
44:07qu'est-ce qu'on apprend
44:08à travers ce papier
44:10un que Grasset
44:12économiquement
44:12n'allait pas bien
44:13ces dernières années
44:13c'est d'ailleurs triste
44:14en perte de vitesse
44:15en perte de vitesse
44:16en revanche
44:17la rémunération
44:18de monsieur Olivier Nora
44:19et peut-être que c'est normal
44:21parce que c'est quelqu'un
44:22de brillant
44:22d'expérimenter
44:25elle a été augmentée
44:27cette rémunération
44:29à plus d'un million d'euros
44:31mais en fonction de son talent
44:33c'est peut-être normal
44:34dans le monde de l'édition
44:36je n'ai pas la prétention
44:37de le connaître
44:37attention
44:37supporté pour moitié
44:39par le groupe H7
44:41ce qui expliquait
44:43que finalement
44:44les résultats nets
44:46de la maison Grasset
44:47soient presque flatteurs
44:49mais c'était oublié
44:50qu'une partie de ce salaire
44:52de son patron
44:53était supportée
44:53par la maison mère
44:54comment cette affaire
44:56peut-elle faire
44:56tant de vacarne
44:57se questionne-t-il
44:59simplement parce que
45:00cela touche une petite caste
45:01qui se croit au-dessus
45:02de tout
45:02et de tous
45:03et qui se coopte
45:05et se soutient
45:06et qui grâce à sa capacité
45:07de fracas médiatique
45:08fait peur
45:09à beaucoup
45:10ce qui est saisissant
45:11dans cette affaire
45:12c'est encore une fois
45:13c'est d'une banalité
45:14confondante
45:14on a un homme
45:16qui dirige
45:17donc une maison d'édition
45:18qui va contre
45:20le groupe
45:21H7
45:21qui souhaite
45:23et vous l'avez
45:24précisé
45:26publier le plus rapidement
45:27possible
45:27le livre
45:28le plus attendu
45:29de l'année
45:30Boilem Sansal
45:31c'est le livre
45:31qui va être lu
45:32en France
45:33mais pas que
45:33bien sûr
45:34je disais que l'Allemagne
45:35c'est l'Allemagne
45:36qui s'est mobilisée
45:37avec bien sûr
45:38le quai d'Orsay
45:39on imagine
45:39mais c'est l'Allemagne
45:40qui est allée chercher
45:41Boilem Sansal
45:42Boilem Sansal
45:43il est connu
45:43dans le monde entier
45:44et c'est un académicien
45:45et c'est un académicien
45:47mais ça va au-delà de ça
45:48c'est l'histoire
45:49dans l'affaire de Boilem Sansal
45:51vous avez l'histoire
45:52de Kafka
45:53c'est évidemment
45:54je disais
45:55Orwell
45:55c'est aussi un peu
45:56le dernier jour
45:56d'un condamné
45:57moi j'ai qu'une hâte
45:58c'est de prendre son livre
45:59de le dévorer
46:00de savoir ce qui s'est passé
46:01oui mais
46:03tout a été dit
46:03mais c'est pour ça
46:04que j'avais employé
46:05ce terme tout à l'heure
46:05les espèces de guerres
46:07picro-collines
46:07de Saint-Germain-des-Prés
46:09si vous voulez
46:09qui à mon avis
46:10ne touche pas
46:10les français
46:11alors la culture
46:12la littérature
46:13ça ça touche
46:14c'est pas un produit
46:15comme un autre
46:15bien sûr
46:16mais c'est une entreprise
46:17c'est une entreprise
46:19une maison d'édition
46:20et quand vous voyez
46:20les résultats
46:22au-delà du talent
46:23de monsieur Nora
46:23des résultats de Grasset
46:25c'est un vrai sujet
46:26donc vous avez des guerres
46:27picro-collines
46:28intello-parisiano-bobo
46:31qui n'intéressent qu'eux
46:32face
46:33on en parlait au début
46:34au sacrifice
46:34d'un soldat français
46:36vous voyez
46:36ce sont des valeurs différentes
46:38chacun
46:39se range derrière
46:40le drapeau de ses valeurs
46:41moi je suis plutôt enclin
46:43à souligner la mémoire
46:44de notre soldat
46:45je crois qu'il y a quand même
46:46autre chose
46:47je crois que ça se fait
46:48pendant le moment
46:49du salon du livre
46:50ça se fait au moment
46:51où les français
46:51regardent cet univers là
46:52et donc il y a un enjeu politique
46:54Noréliot
46:55c'est très clairement
46:56quelque chose aussi
46:57qui touche à la politique
46:58à l'idée qu'il y a
46:59potentiellement des gens
47:00qui veulent faire
47:00beaucoup de mal
47:01à ce pays
47:02qui sont prêts à tout
47:03c'est ce qui a été romancé
47:05tout au long de la semaine
47:06et vous avez aujourd'hui
47:08un monde médiatique
47:10et politique
47:10qui va du 1 boulevard Saint-Germain
47:12jusqu'au de Magot
47:14et qui aujourd'hui
47:16présente ça
47:16comme la nouvelle révolution
47:17mais on nous parle
47:18de quelque chose de grave
47:19on nous dit que la liberté
47:20est en danger
47:20est-ce que ces auteurs
47:22ont été empêchés
47:23d'être publiés
47:23chez Grassey
47:24bien évidemment que non
47:24pire j'ai envie de vous dire
47:26parmi les signataires
47:27Georges Salandon
47:29qui avant même
47:30que nous reprenions
47:32le JDD
47:33signé des pétitions
47:34pour s'insurger
47:35que l'on puisse arriver
47:37nous n'avons jamais
47:38nous avons dit
47:40le plus grand bien
47:40de ses livres
47:41c'est un auteur
47:41qui est immense
47:42qui a écrit
47:42Mon Traître
47:43et d'autres livres
47:44et à chaque fois
47:45nous faisons des recensions
47:47sur ses romans
47:49le sectarisme
47:50il n'est pas de notre côté
47:51et l'intolérance
47:52et le sectarisme
47:54effectivement
47:54mais les gens
47:55ne sont pas dupes
47:55c'était juste intéressant
47:56de voir cette machine
47:57médiatique
47:58qui s'est mise en branle
47:59il est 9h52
48:01Aurore Berger
48:02la ministre sera
48:03l'invité
48:04de Pierre de Villeneuve
48:05dans quelques instants
48:06nous on se retrouve
48:07ce soir
48:08et Charles Aloncle
48:10bien sûr
48:10ne ratez pas
48:11le grand reportage
48:11ce dimanche
48:12à 18h
48:13Charles Aloncle
48:14seul contre tous
48:15reportage
48:16qui a été diffusé
48:17jeudi soir
48:18si vous ne l'avez pas vu
48:18restez avec nous
48:19parce qu'ensuite
48:20on va le débriefer
48:20avec Julien Drey
48:22et Gilles William
48:23Golnadel
48:24c'est ce dimanche
48:24à 18h
48:25restez avec nous
48:26bien sûr
48:27sur CNews
48:27excellente journée
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