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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:04Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:10Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:12Deux destroyers de la marine américaine ont franchi le détroit d'Hormuz
00:16afin de commencer à poser les conditions d'un déminage.
00:19Des mines marines avaient précédemment été posées par les gardiens de la révolution.
00:24Depuis le début du cessez-le-feu, d'autres navires non-iraniens
00:27ont pu franchir le passage stratégique.
00:30Pour parler direct au Pakistan, entre responsables iraniens et américains,
00:35selon la Maison-Blanche, des échanges de haut niveau étaient en cours ce soir à Islamabad.
00:39La télévision d'État iranienne affirme que deux sessions de négociations ont déjà eu lieu.
00:45Une troisième pourrait se tenir ce soir ou demain.
00:48L'objectif est de parvenir à une trêve durable alors qu'un cessez-le-feu temporaire est en cours.
00:53L'armée israélienne a frappé plus de 200 cibles du Hezbollah en 24 heures au Liban.
00:59Le mouvement allié de Téhéran poursuit également ses attaques contre l'État hébreu.
01:03Un drone a frappé la ville de Shlomi dans le nord.
01:06Benyamin Netanyahou affirme que sous sa direction,
01:09Israël continuera à combattre le régime terroriste de l'Iran et ses ramifications.
01:14Une rencontre se tiendra mardi à Washington entre des représentants libanais, israéliens et américains.
01:20Dans ce contexte, Emmanuel Macron appelle son homologue iranien à saisir l'opportunité que représente ses pourparlers
01:27qui pourrait ouvrir la voie à une désescalade durable.
01:30Le président français a rappelé à Massoud Pézechkian la nécessité de restaurer la liberté de circulation dans le détroit d
01:38'Hormuz.
01:38Il insiste aussi sur l'importance d'un respect total du cessez-le-feu, y compris au Liban.
01:43Enfin, à Paris, près de 3000 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées place du Trocadéro
01:48pour dénoncer les exécutions d'opposants en Iran.
01:52Une manifestation à l'appel du Conseil national de la résistance iranienne.
01:57Pour le CNRI, tout accord entre l'Iran et les États-Unis doit absolument comprendre la fin de ces exécutions
02:03de prisonniers politiques.
02:05Merci, chère Isabelle Piboulot, pour le point sur l'information.
02:08Judith Vintraub est avec nous, Michel Fayad, Geoffroy Lejeune, bonsoir à tous les trois,
02:12et Joachim Lefloch-Limade, ainsi que Mathieu Rock.
02:15On va commencer avec une information qui n'a absolument pas été traitée par les médias occidentaux,
02:21alors que tous les médias sont concentrés sur la guerre en Iran.
02:25Et à juste titre d'ailleurs, il y a les pourparlers, les enjeux sont évidemment existentiels pour l'ensemble de
02:34la planète.
02:35Ce qui se passe en Iran est essentiel.
02:36Bon, mais cette information, elle vient et elle montre, elle met en lumière l'organisation des Nations Unies
02:46qui est devenue pour certains, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même.
02:52Puisque cette semaine, à l'ONU, l'Iran a désormais intégré, le régime islamique iranien a intégré un comité
02:59pour façonner la politique du droit des femmes.
03:02C'est une association, une ONG, qui s'appelle UN Watch, qui surveille tout ce qui se passe du côté
03:08de l'ONU,
03:09qui l'a relayé, silence radio, que ce soit du Quai d'Orsay et surtout des médias occidentaux.
03:15C'est l'ONU qui n'a pas communiqué non plus là-dessus.
03:18L'Iran vient d'intégrer un organe lié à l'ONU, qui est le Conseil économique et social des Nations
03:24Unies.
03:25Et écoutez bien, ils vont intervenir sur les questions du droit des femmes, par exemple.
03:30Par exemple, sur les questions du terrorisme également.
03:33Ça a été validé sans vote formel.
03:35Je vous propose de découvrir le sujet qui est signé Tancred Guillotel.
03:41C'est officiel.
03:42L'Iran était tout juste nommé au sein du comité du programme et de la coordination,
03:47rattaché au Conseil économique et social de l'ONU.
03:51Dois-je comprendre que le Conseil souhaite proposer la candidature de la République islamique d'Iran
03:59au comité du programme et de la coordination pour un mandat de trois ans ?
04:04C'est donc décidé.
04:08Le mois prochain, des discussions portant sur des sujets sensibles seront menées par ce comité.
04:14Seront par exemple abordées les opérations de maintien de la paix,
04:17la prévention du terrorisme ou encore la question des réfugiés palestiniens.
04:22Cet organe n'a pas de pouvoir réel de sanctions.
04:25Mais pour Claude Moniquet, cette nomination témoigne de l'inutilité de l'ONU.
04:29Ça montre à quel point l'ONU, avec son système de majorité automatique,
04:35son système qui met absolument sur le même pied tous les États,
04:39qu'ils soient démocratiques ou non démocratiques,
04:41est une machine qui tourne à vide, qui est devenue folle et qui ne correspond plus à rien.
04:48L'Iran est membre de l'ONU depuis 1945.
04:51Je me tourne vers vous, Michel Fayette.
04:53J'ai besoin de comprendre déjà cette décision,
04:57ce silence des Occidentaux.
05:00Seuls les États-Unis se sont opposés à ce que l'Iran intègre ce comité.
05:07Et également maintenant le sens de l'ONU, de son action, bien évidemment.
05:13Non seulement l'Occident ne s'y est pas opposé,
05:15à part les États-Unis, comme vous avez dit,
05:18mais il y a quand même la France, l'Espagne, l'Allemagne, le Canada,
05:22la Suisse qui ont laissé faire.
05:24Donc c'est assez bizarre.
05:27Et vous savez, il y a quelques années, il y avait eu déjà un cas avec la Libye,
05:30avec l'Arabie saoudite, dans ce genre de choses,
05:33où on accordait à ces pays le droit de décider sur les droits des femmes notamment.
05:38C'est ça ce qui est devenu l'ONU ces dernières années.
05:41Une officine qui fait de l'idéologie,
05:46plutôt que des mesures concrètes,
05:47en faveur des pays qui ont réellement besoin,
05:50des peuples qui ont vraiment besoin,
05:51et des communautés comme les femmes qui en ont vraiment besoin.
05:55Confier franchement à la République islamique d'Iran,
05:58qui massacre non seulement les manifestants,
06:01mais depuis des décennies des femmes,
06:03parce qu'elles ne partent pas le voile correctement,
06:05leur confier un poste, un siège dans ce genre de commission,
06:09La symbolique, elle est terrible.
06:11Je pense par exemple aux femmes iraniennes,
06:13l'association Fama Zadi,
06:15qui a le courage,
06:16on a des représentantes en France,
06:18qui au péril de leur vie parfois,
06:19prennent la parole pour parler de la situation de la population iranienne,
06:24en pleine guerre actuellement,
06:27avec en janvier des dizaines de milliers d'Iraniens
06:31qui ont été massacrés par le régime.
06:33Vous avez l'ONU qui accepte d'intégrer,
06:36dans ce Conseil économique et social des Nations Unies,
06:39l'Iran.
06:40Il y a quand même une incompréhension,
06:42une incohérence, Judith Vintraub.
06:44C'est d'autant plus incompréhensible,
06:45parce qu'en fait, c'est la deuxième fois
06:47que l'Iran est coopté au sein de ce machin,
06:50qui s'appelle très exactement
06:51la commission de la condition de la femme des Nations Unies.
06:55Et la première fois, c'était en 2021.
06:58Et là, quand même,
06:59quelques pays, notamment occidentaux,
07:01s'en étaient émus,
07:02dont la France,
07:03qui avait obtenu l'exclusion,
07:05en 2022, de l'Iran.
07:07Et là, rebolote,
07:08alors que les choses sont pires.
07:11Donc, vraiment,
07:11je m'interroge sur la position de la France.
07:14Quant à l'ONU,
07:16elle s'est discréditée depuis très longtemps.
07:18Elle s'est discréditée depuis très longtemps.
07:19Mais aujourd'hui,
07:21tout le monde ne jure que par l'ONU
07:23pour condamner telle ou telle action
07:25des pays étrangers.
07:27J'ai bien peur que le mal ne soit pas conjoncturel,
07:30mais qu'il soit structurel,
07:31dans la mesure où il y a tout un tas d'organes de l'ONU
07:33qui sont pris en otage par l'idéologie,
07:35pris en otage aussi par une sorte d'anti-impérialisme,
07:38de déconstructionnisme mal digéré,
07:40qui fait qu'on a le sentiment
07:41que l'Occident, en quelque sorte,
07:43aurait le monopole de la domination
07:44et qu'on laisse passer à tout un tas de régimes du Sud global
07:48des atrocités,
07:49qu'on serait les premiers,
07:51et c'est normal,
07:51à condamner s'ils étaient le fait d'occidentaux.
07:53Et ce qui m'interroge encore plus,
07:54c'est le silence des diplomaties françaises dans tout ça.
07:57Pourquoi est-ce qu'on a laissé passer cette nomination ?
07:59Et surtout, pourquoi personne n'en parle dans les médias ?
08:03C'est encore une fois la même chose.
08:05Restons prudents ce soir.
08:07En fait, il y a tellement peu de médias qui en parlent
08:10que je me suis demandé si c'était une fake news,
08:13une fausse information.
08:14C'est vrai.
08:14C'est vrai.
08:15Et même en vous donnant cette actualité,
08:19avec le sujet qu'on vient de voir de Tancred qui est au DEL,
08:21ce n'est pas la question de prendre des pas de droit.
08:23Je n'arrive pas à comprendre pourquoi personne n'en parle.
08:27C'est saisissant.
08:28Souvent, ceux qui se disent le plus féministes
08:30ne le sont pas réellement,
08:31ou en tout cas ne s'attaquent pas au vrai sujet,
08:33aux vraies causes,
08:35notamment là où les femmes sont le plus en danger,
08:37c'est-à-dire dans une partie importante des pays du Sud,
08:40et notamment dans certains pays,
08:42il faut le dire, de confession musulmane,
08:44puisque sur les 20 pays les plus dangereux,
08:47où les conditions de la femme sont les moins bien respectées,
08:50sur les 20 pires pays de l'ONU,
08:51il y en a 11 qui sont des pays musulmans.
08:54Et on entend rarement des gens en Occident
08:56qui se prétendent très féministes,
08:58s'indigner de manière une et indivisible
09:01sur ce qui se passe en Iran,
09:02sur ce qui peut se passer au Yémen,
09:04sur ce qui peut se passer en Mauritanie,
09:06en Libye ou en Algérie,
09:08par exemple sur le droit des femmes.
09:09Aujourd'hui, c'est un peu le problème qu'on a sur le féminisme,
09:11c'est qu'on a des gens qui se disent en Occident très féministes,
09:14que quand il s'agit de dénoncer
09:15la structure blanche, patriarcale, occidentale,
09:19et qui donc pratiquent un féminisme à deux vitesses,
09:22deux poids, deux mesures.
09:23Et je cite souvent cet exemple au moment de la mort
09:25de Massa Amini, qui a été tuée
09:27par le régime islamique iranien
09:30parce qu'elle portait mal son voile.
09:33Vous aviez eu des grandes mobilisations en France
09:35et Sandrine Rousseau avait voulu participer
09:37à l'une d'entre elles, Place de la République,
09:40et les militantes iraniennes qui étaient présentes,
09:43elle avait sifflé, elle avait dû quitter la manifestation,
09:47c'était il y a quelques années de cela,
09:49parce que cette tartufferie,
09:51cette indignation à géométrie variable,
09:54les militantes ne sont pas dupes de cela.
09:57Mais encore une fois, c'est un sujet
09:59qui mérite quand même d'avoir une certaine attention
10:02et surtout peut-être des précisions
10:05venant du Quai d'Orsay.
10:07Pourquoi il n'y a pas eu de réaction française
10:09cette fois-ci, Geoffroy Lejeune ?
10:11Vous savez, vous avez posé la question
10:12de pourquoi les médias n'en parlent pas.
10:13Moi, je ne suis pas spécialiste du fonctionnement de l'ONU,
10:15en revanche, je suis journaliste,
10:16du coup, je vois comment se fabrique à peu près l'information.
10:19Je pense que la raison pour laquelle personne n'en parle,
10:21c'est que tout simplement, on ne parle plus jamais de l'ONU.
10:23C'est quelque chose qui a complètement disparu.
10:24Cette espèce d'institution mondiale
10:27qui a régi l'ordre mondial d'après 1945,
10:31aujourd'hui n'a plus aucun poids.
10:33Personne ne sait qui est le secrétaire général de l'ONU,
10:35personne n'écoute ce qu'il dit.
10:37Vous avez vraiment cette sensation, je crois,
10:39parce que, par exemple, depuis le 7 octobre...
10:40Vous ne lisez pas assez la presse de gauche ?
10:42Non, mais depuis le 7 octobre,
10:44l'ONU a multiplié les alertes
10:49sur l'intervention israélienne,
10:52sur la situation à Gaza,
10:54sur la question au Liban.
10:55Et alors moi, pour le coup,
10:57le secrétaire général de l'ONU,
10:59j'ai l'impression qu'on en parle beaucoup
11:00depuis deux ans et demi.
11:01Écoutez, vous vous souvenez de Kofi Annan ou pas ?
11:04Évidemment, le viol, bien sûr.
11:06Oui, mais ça, c'est évidemment l'un détournant,
11:08vous avez raison.
11:08Alors, dans ce cas-là, je vais le dire différemment.
11:09À l'époque, c'était une institution
11:11qui pesait réellement
11:12et on écoutait ce qu'elle disait.
11:14Aujourd'hui, en effet, on en parle,
11:15évidemment, la presse de gauche
11:16relaie énormément,
11:17se sert de l'ONU
11:18pour justifier ses positions,
11:20mais ça n'a pas de prise sur le réel.
11:21Autre comparaison.
11:22Quand, en 2003,
11:23les États-Unis attaquent l'Irak,
11:25ce qui se passe à l'ONU,
11:28avec Dominique de Villepin,
11:29la France,
11:29est un événement planétaire.
11:31Planétaire, je suis 100 fois d'accord avec vous.
11:32Sur l'Iran,
11:32les États-Unis n'ont même pas demandé
11:34l'autorisation.
11:35Non, mais ça, je vous rejoins là aussi.
11:37Vous avez raison.
11:38Sur le poids de l'ONU,
11:39dans le monde diplomatique,
11:41dans la géopolitique aujourd'hui,
11:43ce poids, il est devenu minime.
11:44Vous avez entièrement raison.
11:46Mais, dans l'univers médiatique,
11:48le relais des informations,
11:50etc.,
11:50je trouve que, quand même,
11:51c'est une information
11:52qui mériterait
11:53d'être soulignée,
11:55ou du moins,
11:55d'être creusée.
11:56Vous voyez ce que je veux dire ?
11:57J'ai compris, j'ai compris, bien sûr.
11:58Moi, j'ai besoin de comprendre
12:00à quoi sert ce comité,
12:01j'ai besoin de comprendre
12:02pourquoi la France
12:03ne s'est pas soulevée
12:04comme l'a pu le faire
12:06les États-Unis.
12:08Visiblement,
12:08c'est une ONG
12:09qui s'appelle UN Watch,
12:10qui a joué le rôle
12:12de lanceur d'alerte.
12:14Qu'est-ce que c'est que cette ONG ?
12:16Quelles sont ses proximités ?
12:18Visiblement,
12:18je suis allée un peu creuser.
12:21Est-ce que, souvent,
12:22elle est,
12:23on va suspecter,
12:23Elle est liée au Jewish Committee,
12:25je crois.
12:25Voilà,
12:25on dit qu'elle est liée
12:27C'est pas rendu,
12:28je crois que
12:28elle est liée.
12:29C'est pas caché.
12:30Non, mais...
12:31C'est pas le complot
12:32du mondial.
12:33J'entends,
12:33c'est pas une question
12:34de complot,
12:35c'est est-ce qu'il y a
12:35une proximité avec Israël
12:37ou avec le gouvernement
12:38israélien, etc.
12:39C'est toutes ces questions
12:41qui méritent là aussi
12:42d'être posées.
12:43C'est pas une question
12:43de complotisme, bien sûr.
12:45Mais...
12:45Le ministère
12:46des Affaires étrangères
12:47se dit diplomatie féministe.
12:49On a aujourd'hui...
12:50Ah oui, moi je comprends pas.
12:51Quand vous voyez vous passer
12:52devant le ministère,
12:53que ce soit des Affaires étrangères
12:54ou le ministère de l'Europe,
12:55il y a écrit en gros
12:56diplomatie féministe.
12:57Ça veut dire que c'est
12:58un argument de la diplomatie française.
12:59Donc c'est-à-dire que normalement,
13:01si l'on suit leur position
13:02et que la grille de lecture du monde,
13:03c'est quels sont les régimes
13:05qui font le plus de mal aux femmes
13:06et aux droits des femmes,
13:08alors effectivement,
13:08il faut être très virulent
13:10et très hostile à des régimes
13:11comme celui de l'Iran, etc.
13:13Or le problème,
13:14c'est qu'on a l'impression
13:14que ce n'est pas le cas
13:15de la part de la diplomatie,
13:17en tout cas telle et telle
13:17elle est pratiquée
13:18par Jean-Noël Barraud
13:19et ses équipes.
13:20Par exemple,
13:20ce comité se réunira
13:21le 14 mai
13:22pour l'égalité des genres,
13:23le 19 mai le désarmement,
13:25le 21 mai sur les droits de l'homme,
13:27bon, après le terrorisme,
13:29vous allez demander
13:30au régime iranien
13:30ce qu'il pense du terrorisme.
13:32C'est comme demander
13:32à McDonald's de lutter
13:33contre la malbouffe.
13:34Écoute, il y a des très bonnes choses.
13:36On va se souper McDo,
13:37on va se souper Quick,
13:38qu'est-ce qu'on peut souper ?
13:38Les chaînes de fast-food.
13:40La chaîne de fast-food
13:42préférée de François Bayrou,
13:44qui avait sonné
13:45en conseil municipal ?
13:46Oui, c'est vrai.
13:47Vous avez fait la petite
13:49formule publicitaire
13:49de Burger King.
13:51Voilà ce qu'on pouvait dire
13:51sur ce sujet.
13:52Je veux qu'on aborde
13:53désormais le détroit d'Hormuz.
13:54Donald Trump,
13:55qui a affirmé samedi
13:56que les États-Unis
13:56avaient commencé
13:57le processus de déblocage
13:59du détroit d'Hormuz
14:00au moment où
14:00plusieurs médias américains
14:01ont rapporté
14:02que des navires
14:03de la marine américaine
14:04avaient franchi
14:05le même jour
14:06ce passage contrôlé
14:07par l'Iran
14:09pour le déminer.
14:10Nous entamons actuellement
14:10le déminage
14:11du détroit d'Hormuz.
14:14Et si vous êtes avec nous,
14:16Michel,
14:16c'est pour nous apporter
14:17votre éclairage
14:17en tant que spécialiste
14:19du Proche-Orient.
14:20Qu'est-ce que ça veut dire
14:22cette idée
14:23d'aller déminer
14:24le détroit d'Hormuz ?
14:25D'Hormuz,
14:26c'est ces bateaux,
14:27ces navires américains
14:29qui ont réussi
14:30à rentrer
14:31dans ce détroit.
14:32Vous savez,
14:33le seul vrai acquis
14:35de Donald Trump
14:35depuis 40 jours,
14:37c'est la réouverture
14:38du détroit d'Hormuz
14:39qui était en réalité
14:40déjà ouvert
14:42avant le début
14:43de la guerre.
14:43Donc, pour sauver
14:45cet acquis
14:46qui n'en est pas
14:47vraiment un,
14:47il est obligé
14:48d'aller en avant
14:50et d'essayer
14:50de voir
14:52comment le déminer,
14:53etc.
14:53Mais les faits
14:54sont aujourd'hui là,
14:55c'est que les négociations
14:56de paix
14:56sont en train
14:57de prendre
14:59plus de temps
15:00que prévu
15:00puisqu'elles sont prolongées
15:01et que les négociations
15:03justement sur
15:03le détroit d'Hormuz
15:05sont au point mort
15:06d'après le Financial Times
15:07ce soir.
15:07Donc, aujourd'hui...
15:09On est en la troisième
15:10session de négociation
15:11visiblement.
15:11Mais dans une négociation
15:13aidée pour parler,
15:14ça peut prendre du temps.
15:15L'idée, ce n'était pas
15:16qu'en quelques heures
15:17l'histoire soit réglée,
15:19j'imagine.
15:19C'est vrai, Elliot,
15:20sauf que, vous savez,
15:21il y a les fameux 10 points
15:24présentés par les Iraniens
15:25que les Américains
15:26auraient dû,
15:26avaient soi-disant
15:27acceptés.
15:28Finalement,
15:28on s'est rendu compte
15:30que peut-être
15:30que le Pakistan
15:31avait présenté 10 points
15:32qui ne sont pas vraiment
15:33les mêmes aux Américains
15:34et aux Iraniens.
15:35Le fait est que,
15:36comme avant la guerre
15:38et maintenant,
15:39il y a deux positions
15:40qui sont radicalement opposées.
15:41Vous avez Donald Trump
15:42qui souhaiterait
15:43le démantèlement complet
15:44du programme nucléaire iranien,
15:45du programme de missiles
15:47balistiques iranien,
15:47l'arrêt du soutien au proxy.
15:49De l'autre côté,
15:50comme le Hezbollah au Liban,
15:51les Hachel Sharbi en Irak.
15:53Et de l'autre côté,
15:53vous avez des Iraniens
15:54qui veulent continuer
15:55à enrichir l'uranium,
15:56qui ne veulent pas parler
15:57du programme balistique,
15:58qui ne veulent pas parler
15:59des proxys,
16:00qui même disent
16:01qu'ils veulent négocier
16:03au nom du Hezbollah
16:04et du Liban.
16:05Il y a vraiment
16:06deux discussions parallèles,
16:08deux positions
16:08qui sont quasiment irréconciliables.
16:11Et la seule chose
16:12que Donald Trump
16:12peut faire
16:13pour sauver les apparences,
16:14c'est vraiment
16:15d'essayer de voir
16:16comment déminer
16:17le détroit d'Ormuz.
16:18Même ça,
16:18je ne vois pas
16:18comment il va pouvoir
16:20vraiment le faire.
16:20Parce qu'il y a quelques heures,
16:21on a entendu certains membres
16:23des gardiens de la Révolution
16:24dire qu'ils donnent
16:2530 minutes aux Etats-Unis
16:26pour retirer leur bateau,
16:27sinon ils tirent.
16:29Vous voyez,
16:29on est encore vraiment
16:30dans un flou extrêmement important.
16:32Alors, puisqu'on est
16:32dans ce flou extrêmement important,
16:34l'idée n'est pas
16:36de rajouter du flou
16:37au flou
16:38et restons sur
16:39les choses concrètes,
16:40les déclarations
16:41des uns et des autres.
16:42Emmanuel Macron
16:42s'est entretenu ce samedi
16:44avec son homologue
16:46iranien
16:46Massoud Pesekchian
16:49l'appelant
16:49à saisir
16:50l'opportunité
16:51que représentent
16:52les discussions
16:52lancées à Islamabad
16:53pour ouvrir la voie
16:54à une désescalade
16:56durable.
16:58Je vous propose
16:59d'écouter
16:59l'ex-ambassadeur
17:00de France
17:00en Israël,
17:02l'ancien ambassadeur
17:02Éric Danon
17:03qui était
17:03à être invité
17:04ce matin.
17:05Ce qui va se jouer
17:07c'est
17:08la place
17:10de l'Iran
17:11et de sa
17:12de son agressivité
17:14dans le monde arabe
17:15et par rapport
17:16à Israël.
17:17En fait,
17:18c'est ça le but
17:19de Trump.
17:20Le détroit d'Hormuz
17:22il a dit
17:22c'est pas le plus important
17:23nous on peut
17:24en passer.
17:25Le nucléaire,
17:26les 450 kilos
17:27ils sont tellement
17:28enterrés profondément
17:29que personne ne peut
17:30aller les chercher
17:31et sans doute
17:31même pas
17:32les Iraniens
17:32eux-mêmes.
17:33Donc,
17:34c'est pas
17:34pour Trump
17:35l'essentiel.
17:37Trump
17:37il veut
17:39non pas
17:40la paix
17:40il veut
17:41la non-guerre
17:42il veut
17:42arrêter
17:43l'agressivité
17:45iranienne
17:45dans la zone
17:46et il a besoin
17:48d'un résultat
17:49concret
17:49en termes
17:51de fin
17:52de ce
17:54qu'il considère
17:54être
17:55une agressivité
17:57iranienne
17:58vis-à-vis
17:59du reste
17:59du monde
18:00et notamment
18:01des pays arabes.
18:02Et il allait aussi
18:04l'ancien ambassadeur
18:06Eric Danon
18:06sur la question
18:07libanaise
18:07parce que les frappes
18:08se poursuivent
18:09vous avez aussi
18:10des civils
18:11qui dans ce conflit
18:12sont tués
18:14des civils
18:14iraniens
18:14une population
18:15chrétienne
18:15en Iran
18:16qui est en grande
18:17souffrance
18:20au Liban
18:20en grande
18:21souffrance
18:22mais il expliquait
18:23que pour la première fois
18:24peut-être
18:24la population
18:25libanaise
18:26était
18:28en
18:30totale
18:30contradiction
18:31avec le
18:32Hezbollah
18:32avait compris
18:33que la menace
18:33venait du
18:34Hezbollah
18:34plus que
18:35de l'armée
18:37israélienne.
18:38Vous savez
18:39depuis que
18:40le Hezbollah
18:41a déclenché
18:42cette guerre
18:43les Libanais
18:44en ont vraiment
18:45assez
18:45du Hezbollah
18:46aujourd'hui
18:46on voit
18:46pour la première fois
18:47des chiites
18:49comme
18:50les membres
18:51du Hezbollah
18:51qui passent
18:52à la télévision
18:52libanaise
18:53visage
18:53non couverte
18:54et qui attaquent
18:55le Hezbollah
18:56qui insultent
18:56le Hezbollah
18:57ça c'est quand même
18:58quelque chose
18:58d'assez nouveau
19:00la seule chose
19:01c'est que
19:01ces derniers jours
19:02il y a eu
19:02quand même
19:02beaucoup de morts
19:04on parle maintenant
19:05d'un total
19:05de plus de 2000 morts
19:06qui fait que
19:08l'opinion
19:08est un peu
19:10partagée
19:11beaucoup plus
19:11qu'au départ
19:12au départ
19:12il y avait une
19:13détestation absolue
19:14du Hezbollah
19:14cette détestation
19:15se poursuit
19:16mais il commence
19:17à y avoir
19:17beaucoup de crainte
19:18par rapport
19:19à cette guerre-là
19:20parce qu'il y a eu
19:21beaucoup de morts
19:22que ce soit
19:22côté chéite
19:23que ce soit
19:24côté chrétien
19:24et autres
19:25et donc
19:27le sentiment
19:28est que
19:28est-ce que
19:29cette guerre
19:29va vraiment
19:30aller jusqu'au bout
19:30est-ce que
19:31cette guerre
19:31va vraiment
19:33cibler précisément
19:34le Hezbollah
19:35ou si ça va aller
19:36ça va déraper
19:37il y a cette crainte
19:38malgré tout
19:38au niveau
19:39de la population
19:41maintenant
19:41le vrai point
19:43c'est que
19:43comment est-ce qu'on fait
19:44pour désarmer
19:44concrètement
19:45le Hezbollah
19:46puisque
19:46Israël a beau bombarder
19:48le Hezbollah
19:48reste quand même
19:49présent sur le terrain
19:50donc il va falloir
19:50que quelqu'un
19:51fasse le travail terrestre
19:53et pour ça
19:53il faut quand même
19:54que l'armée libanaise
19:54soit renforcée
19:55il faut que
19:56l'armée libanaise
19:57puisse avoir du vrai matériel
19:59de quoi frapper
20:00durement
20:01le Hezbollah
20:01si nécessaire
20:02et puis
20:04comme vous savez
20:05il y a les négociations
20:06de paix
20:06qui s'ouvrent
20:08lundi
20:08entre Israël
20:09et le Liban
20:09à Washington
20:11et qui sont
20:12extrêmement importantes
20:13vous savez
20:14qu'entre Israël
20:14et le Liban
20:15il y a en réalité
20:15il y a déjà
20:16un accord de paix
20:16qui est l'accord
20:17du 17 mai 1983
20:19cet accord de paix
20:20en fait
20:22a été abrogé
20:23illégalement
20:24par le président
20:24libanais
20:25de l'époque
20:25Hamid Jemayel
20:26il est important
20:27je pense
20:27et ça c'est la France
20:28qui peut le faire
20:29et d'autres
20:29de faire pression
20:30sur le Liban
20:31pour légaliser
20:32à nouveau cet accord
20:33et faire que
20:34le Liban
20:34et Israël
20:34soient en paix
20:35les deux pays
20:36ne cherchent pas
20:37à avoir une guerre
20:38entre eux
20:38il n'y a aucune raison
20:39qu'il y ait
20:39une guerre entre eux
20:40sauf à ce que
20:41d'autres s'en mêlent
20:42comme le Hezbollah
20:42avec la république
20:43islamique d'Iran
20:44ou les palestiniens
20:45et donc
20:47je pense
20:48c'est important
20:48aujourd'hui
20:49que le Hezbollah
20:51soit enfin désarmé
20:52et que les cibles
20:53soient bien précises
20:55Voilà ce qu'on pouvait dire
20:56sur les négociations
20:57sur la situation au Liban
20:58dans l'actualité internationale
21:00puisqu'on est sur
21:01l'actualité internationale
21:02Donald Trump
21:03pendant ce temps-là
21:04a dévoilé
21:04vous savez
21:05les plans
21:05d'une grande arche
21:07je ne sais pas
21:07si vous avez vu
21:08ces images
21:09la plus grande du monde
21:10il souhaite construire
21:11à Washington
21:12l'arc de triomphe
21:14une arche de 76 mètres
21:16qui serait donc
21:17un peu plus de 20 mètres
21:19plus haute
21:20que la parisienne
21:21c'est l'arc de triomphe
21:23à Paris
21:24qui l'a d'ailleurs inspiré
21:25trois statues en or
21:28où il est inscrit
21:28une nation sous Dieu
21:30liberté
21:31et égalité
21:33pour tous
21:35je voulais juste
21:35vous montrer
21:36cette petite image
21:37Geoffroy Lejeune
21:38attendez
21:39si Paris peut inspirer
21:41Washington
21:42pourquoi pas
21:42tant mieux
21:43dirons-nous
21:44ils n'auront pas
21:44la plus belle avenue
21:45du monde
21:47installé à Washington
21:48vous pouvez faire
21:48la plus belle arche
21:49que vous voulez
21:50c'est pas sur l'avenue
21:51des Champs-Elysées
21:52si vous les poussez un peu
21:53ils vont construire
21:54la plus belle avenue
21:54du monde aussi
21:55ce sera la même chose
21:55avec 16 mètres de plus
21:56oui mais c'est à Washington
21:58avec tout le respect
21:59que j'ai pour Washington
21:59bien évidemment
22:00honnêtement
22:00vous m'auriez montré
22:01l'image sans me parler
22:01de Donald Trump
22:02j'aurais pensé
22:02que c'était
22:03une sorte de détournement
22:04avec l'intelligence artificielle
22:06de notre art de triomphe
22:07à nous
22:07c'est quand même
22:14sauf que l'arc de triomphe
22:16de Napoléon
22:16a mis 30 ans
22:17à être construit
22:18si bien qu'il ne l'a jamais vu
22:19de son vivant
22:20tandis que Trump
22:21si j'ai bien compris
22:21voudrait que cet arc de triomphe là
22:23soit érigé avant
22:24pour les 250 ans
22:25de l'indépendance américaine
22:26ce qui en dit long
22:27quand même
22:27sur une forme d'hubris
22:28du Trumpy 5
22:29vous pouvez avoir
22:31un symbole
22:32pour célébrer
22:33les 250 ans
22:34des Etats-Unis
22:35je préfère
22:36pardonnez-moi
22:37avoir une arc de triomphe
22:38construite
22:39plutôt que
22:39place Vendôme
22:40une espèce de machin
22:42pour ne pas
22:43être vulgaire
22:44même quelques jours
22:46même quelques jours
22:47c'est vrai
22:48si vous parlez de la colonne
22:49je ne comprenais pas
22:49l'attaque
22:50non
22:50pas du tout
22:51à côté
22:52mais vous avez vu
22:53c'est l'art
22:54l'art moderne
22:55qui nous impose
22:56parfois des choses
22:57très spéciales
22:59notamment à Paris
23:01ce que je vous propose
23:02c'est qu'on fasse
23:03une courte pause
23:04on revient dans un instant
23:05pour parler
23:06de l'actualité nationale
23:07j'ai proposé
23:08une déclaration
23:09de Gérald Darmanin
23:10Gérald Darmanin
23:11qui a parlé
23:11de la haine des élites
23:13pourquoi
23:13il y a un décalage
23:15complet aujourd'hui
23:16un fossé
23:17qui ne cesse
23:18de se creuser
23:18entre la France
23:20dite périphérique
23:21et les élites
23:23et j'ai vu
23:24dans cette déclaration
23:25déjà une sorte
23:26de bon sens populaire
23:27quelqu'un qui est toujours
23:27ancré dans son territoire
23:29dans le nord
23:30et puis aussi
23:31je faisais le parallèle
23:33entre ce qu'il a dit
23:33et puis l'allocution
23:35hier de Sébastien Lecornu
23:36mais alors
23:37Sébastien Lecornu
23:38je me suis demandé
23:38quand il a pris la parole
23:39s'il était sur le perron
23:40de l'Elysée
23:40ou s'il était avec
23:41les astronautes
23:42à Artemis 2
23:44tellement qu'il était
23:45déconnecté
23:46de la situation
23:47en France
23:49il était à Matignon
23:50vous êtes sûr
23:51il n'était pas
23:51à Artemis
23:52vous avez dit l'Elysée
23:54vous allez un peu vite
23:54pour lui
23:56le lapsus révélateur
23:57je vais vous dire
23:58je pense que
24:00concernant les
24:02spécialistes
24:02qui sont
24:02et les collaborateurs
24:03qui sont à l'Elysée
24:04eux ils n'étaient pas
24:05sur Artemis
24:05ils sont déjà sur Mars
24:06c'est encore un peu plus loin
24:07dans le niveau de déconnexion
24:1020h23
24:10on revient dans un instant
24:11sur CNews
24:12merci Michel
24:12d'être venu nous voir
24:13sur les questions
24:15internationales
24:15et je vous ferai écouter
24:17Gérald Darmanin
24:17dans un instant
24:20on revient pour la deuxième partie
24:22de l'heure des pros
24:22toujours avec
24:23Judith Vintroup
24:24Geoffroy Lejeune
24:25Joachim Lefoc
24:25Imad
24:26et Mathieu Hoque
24:27les Grecs
24:28alors quand je dis ça
24:29les téléspectateurs
24:31ne sont peut-être pas au courant
24:32mais c'est un think tank
24:33c'est vraiment
24:34le temple du cercle
24:36de la raison
24:36think tank social libéral
24:38think tank
24:39qui a été au plus près
24:40et accompagné
24:42intellectuellement
24:43la première
24:44élection
24:45d'Emmanuel Macron
24:47qui s'est mobilisé aujourd'hui
24:48il y avait une grande messe
24:49au Grec
24:50avec plusieurs candidats
24:53potentiels
24:53à la présidentielle
24:55alors il y avait
24:56François Hollande
24:57je crois qu'il y avait
24:58également
24:58Yelbrun Pivet
24:59il y avait aussi
25:01des dirigeants
25:03d'associations
25:04anciens fondateurs
25:05par exemple
25:05de SOS Racisme
25:07Elisabeth Borne
25:09mais également
25:10Gérald Darmanin
25:11et toutes les questions
25:12ont été posées
25:13sur les questions
25:13d'immigration
25:14l'évolution
25:15de la politique
25:17en France
25:18de l'extrême gauche
25:19avec la France insoumise
25:20bref
25:21mille et une
25:22questions
25:23mille et un débat
25:24et je vous propose
25:25d'écouter
25:25Gérald Darmanin
25:26qui est revenu
25:28sur la haine
25:29des élites
25:31et il va
25:32finalement peut-être
25:34dans ce cercle
25:35de la raison
25:36apporter une petite lumière
25:38de bon sens populaire
25:39écoutez
25:41quand mon hôpital
25:44n'a pas le bon
25:45cancérologue
25:46et que je suis
25:47à Tourcoing
25:48bon ben moi
25:49Gérald Darmanin
25:50c'est pas très grave
25:50j'appelle ma maman
25:51je lui ai trouvé
25:52un cancérologue
25:53à Paris ou à Lille
25:54parce que je vais
25:55appeler le cabinet
25:55des ministres de la santé
25:56ou parce que je connais
25:57quelqu'un qui connaît
25:57quelqu'un qui connaît
25:58un bon cancérologue
25:59mais l'ouvrier
26:00le salarié
26:01l'employé
26:01il connaît pas ça
26:02il va évidemment
26:03subir le mauvais médecin
26:06la mauvaise organisation
26:07quand on se sent bloqué
26:08on n'a plus de stratégie
26:10de contournement
26:10on n'a pas de stratégie
26:11de contournement
26:11ce qui fait qu'on a
26:12une haine des élites
26:12puisqu'on voit que
26:14leurs gamins aux élites
26:15eux ils font les écoles
26:16grosso modo
26:17qui contribuent au diplôme
26:18de demain
26:19et à la bonne rémunération
26:20moi mon gamin a fait
26:21Master 2
26:21mais finalement dans une fac
26:23pourquoi faire
26:24je n'ai pas la stratégie
26:25de contournement
26:25si mon école publique
26:26ne marche pas bien
26:27si mon commissariat
26:28il n'y a pas assez de flics
26:29et là je crois
26:31qu'il touche peut-être
26:32un point essentiel
26:32c'est-à-dire la fracture
26:35entre l'élite mondialisée
26:37et la France périphérique
26:39mais est-ce que
26:39j'ai l'impression
26:40que vous dites
26:40qu'il enfonce une porte ouverte
26:41Judith ?
26:42mais en plus
26:43ce n'est pas la première fois
26:44lui non plus
26:44parce que rappelez-vous
26:46sauf erreur de ma part
26:47c'est lui qui disait
26:48on ne mange pas assez
26:49il manque de gens
26:50qui mangent les frites
26:51avec les doigts
26:53autour d'Emmanuel Macron
26:54si je ne m'abuse
26:55mais est-ce qu'il a tort
26:57de rappeler ça ?
26:58il a tout à fait raison
26:59mais il fait partie
27:00depuis quand ?
27:01du gouvernement
27:02ou des gouvernements
27:03d'Emmanuel Macron
27:04alors à un moment
27:05le discours sur la déconnexion
27:07des élites
27:08quand on fait
27:08soi-même partie
27:10des décideurs
27:11et des gouvernements
27:13qui participent
27:14à cette déconnexion
27:15il sonne un peu creux
27:16depuis qu'Emmanuel Macron
27:19a été élu
27:19premier mandat
27:21le fossé
27:22s'est aggravé
27:23à l'école
27:24entre les enfants
27:26de gens
27:28plutôt fortunés
27:29et les enfants
27:30de classes
27:30très populaires
27:31or l'école
27:32est l'instrument
27:33par excellence
27:35pour aplanir
27:36les discriminations
27:37ça n'a jamais été
27:38pire qu'aujourd'hui
27:40voilà une cause
27:41à laquelle
27:41Gérald Darmanin
27:42devrait s'attaquer
27:44au lieu de faire des discussions
27:45déjà il a maillé
27:46à partir avec
27:46les syndicats
27:48de magistrats
27:49et tenter de s'occuper
27:50de la place Vendôme
27:52je vous raconte
27:53une petite histoire
27:54au moment des Jeux Olympiques
27:55à Paris
27:56j'étais allé faire
27:57une interview
27:57de Gérald Darmanin
27:58avec mes collègues
27:59du JDD
27:59et ils nous avaient reçu
28:00à Beauvau
28:01ils étaient très beaux
28:01c'était le début de l'été
28:02et il était en chemise
28:04il n'avait pas de cravate
28:04et dans cette interview
28:05je pense que même
28:06on en avait parlé
28:06d'ailleurs en plateau
28:07à l'époque
28:07il dit
28:08j'arrête de mettre
28:09une cravate
28:09c'est terminé
28:10parce que rappelez-vous
28:10il devait quitter
28:11le gouvernement
28:11juste après
28:12il n'était plus
28:13au gouvernement
28:14j'arrête de mettre
28:14une cravate
28:15parce que la cravate
28:15est devenue
28:16le symbole
28:16de la déconnexion
28:17c'est insupportable
28:18pour les gens
28:19de voir des gens
28:19toujours habillés
28:19pareils
28:20tous les mêmes
28:20qui se ressemblent
28:21et qui incarnent
28:22de très loin
28:22une élite
28:23qui a mis le pays
28:24là où il est
28:24donc je ne metrai plus
28:25jamais de cravate
28:25il se trouve que
28:26sa stratégie
28:26de l'absence de cravate
28:27a duré quelques mois
28:29le temps qu'il redevienne
28:30ministre de la justice
28:32mais au-delà de ça
28:33ça disait quelque chose
28:34moi je suis d'accord
28:34avec ce que disait Judith
28:35mais le bon sens populaire
28:38et les classes populaires
28:39en fait on connait
28:40ou on ne connait pas
28:40on en vient
28:41ou on n'en vient pas
28:42et il y a quand même
28:42une fracture dans nos élites
28:44il y a ceux qui
28:44d'un moment
28:45viennent d'un milieu populaire
28:46et il sait
28:47il a cette fibre là
28:48même s'il est au gouvernement
28:49depuis 10 ans
28:50même s'il ne fréquente
28:51que des parisiens
28:51qu'il est très souvent à Paris
28:53qu'il habite dans un beau ministère
28:55etc
28:55malgré tout
28:56vous l'avez en vous
28:57ou vous ne l'avez pas
28:58il y a des gens
28:58qui ne l'ont pas
28:59qui ne l'ont jamais connu
29:00et pour qui ce sera toujours
29:01une langue étrangère
29:02lui ce n'est pas le cas
29:02mais je pense qu'il se trompe
29:03sur un point
29:04c'est que
29:05enfin je suis d'accord
29:06avec ce qu'il vient de dire
29:07mais c'est que
29:07à mon avis
29:08le vrai sujet de haine
29:08des gens vis-à-vis des élites
29:09ce n'est pas tellement
29:10la stratégie de contournement
29:11ce n'est pas les différences
29:12qui peuvent exister
29:13entre la vie des élites
29:14et leur vie à eux
29:14parce que
29:15ça a toujours existé
29:16c'est-à-dire il y a toujours
29:17eu des privilégiés
29:18et d'autres qui étaient en souffrance
29:19mais je sais ce que vous allez
29:20peut-être dire après
29:21allez-y
29:21mais personne ne reprochait
29:22à Pompidou d'avoir une Porsche
29:23ce n'était pas un sujet
29:24c'est leur échec
29:25c'est l'absence de résultats
29:27en fait c'est l'absence de résultats
29:29et c'est la faillite
29:32de l'État
29:33pour gérer efficacement
29:35les dépenses publiques
29:35si on avait
29:38un hôpital qui fonctionnait
29:39un hôpital public
29:40qui fonctionnait
29:41une école
29:42dignement
29:42une école
29:43qui surperformait
29:44une justice
29:45qui était ferme
29:46et efficace
29:48il n'y a que
29:49j'allais dire
29:50il n'y a que
29:50mais finalement
29:52les français
29:52ont une proximité
29:53avec la police
29:54parce qu'ils sont bien
29:55conscients
29:56que faute de bras
29:57et faute de moyens
29:58ça reste l'un des derniers
29:59remparts de cette république
30:00ce que je constate également
30:01c'est qu'au-delà
30:02du cas personnel
30:03de Darmanin
30:04qui par ailleurs
30:05avait déjà invoqué
30:06par le passé
30:06Philippe Séguin
30:07qui me semble
30:07a déjà fait référence
30:08à la France
30:09dans certains discours
30:10c'est qu'on a
30:11et c'est le cas
30:12dans toutes les démocraties
30:13libérales occidentales
30:14c'est qu'on a
30:14tellement d'échecs
30:15des classes dirigeantes
30:16au pouvoir
30:17tellement d'abaissement
30:18de l'autorité
30:18que le dégagisme
30:19est devenu un point
30:20de passage obligé
30:21de la quasi-totalité
30:22des discours politiques
30:23y compris à l'extrême centre
30:24et ça il me semble
30:25que c'est un fait nouveau
30:26Peut-être Mathieu
30:27Et surtout
30:28c'est qu'au-delà de ça
30:29c'est qu'ils se sont
30:30complètement trompés
30:31mais surtout
30:31c'est qu'ils donnent
30:32des leçons encore
30:33et c'est ça je pense
30:34qui est le plus insupportable
30:36pour les français
30:37c'est quand vous avez des gens
30:38qui ont été
30:42des gens comme Amélie de Montchalin
30:43qui vous expliquent
30:44d'un air assez hautain
30:45et je rejoins ce que vous avez dit
30:46Geoffroy
30:47sur on a le sens populaire
30:48ou on ne l'a pas
30:49par exemple
30:49quelqu'un comme Amélie de Montchalin
30:50j'ai rien contre à la titre personnelle
30:52mais c'est quand même
30:52qu'il n'a pas le bon sens populaire
30:53en elle
30:54et qu'il ne l'aura jamais
30:55et donc en fait
30:56quand ces personnes-là
30:57nous disent
30:58aux autres politiques
30:59qui sont issues
31:00de milieux populaires
31:01ou qui incarnent
31:02des aspirations populaires
31:03que ce soit
31:04le Rassemblement National
31:04ou même la France Insoumise
31:05ou même d'autres partis
31:07d'autres bords politiques
31:09et qui disent
31:09soit c'est nous
31:11soit c'est le chaos
31:12ou c'est la mauvaise gestion
31:13alors même qu'ils portent
31:14un bilan
31:15en termes de la gestion
31:16de services publics
31:17qui est désastreux
31:17dans la mesure
31:18où les impôts
31:18n'ont jamais été aussi élevés
31:19qu'aujourd'hui
31:20on est à 48%
31:21de prélèvements obligatoires
31:23en 2026
31:24et que l'on a 57%
31:26de dépenses publiques
31:26et que les services publics
31:27ne fonctionnent pas
31:28l'hôpital, l'école
31:29la sécurité etc
31:31et bien les gens se disent
31:32mais en fait
31:32pourquoi on va voter pour vous
31:34puisque vous vous dites
31:35technique et expert
31:36et en réalité
31:37vous avez des échecs
31:38sur tous les plans
31:39des politiques publiques
31:40et ce décalage là
31:42en tous les cas
31:43l'alerte qu'il faisait
31:44l'expertise qu'il avait
31:45sur la haine des élites
31:46du moins ce décalage
31:48ce fossé qu'il y a
31:49entre les élites
31:50et le peuple
31:51peut-être
31:52pouvait-on le voir
31:53hier
31:53alors que tous les français
31:55attendaient
31:56des réponses directes
31:57sur la crise
31:59des carburants
32:00et la crise du gaz
32:01à venir
32:02puisque ça arrivera
32:03en mai prochain
32:04l'explosion
32:04des prix du gaz
32:05vous avez
32:06un premier ministre
32:07qui vient
32:07sur le perron
32:08de l'hôtel
32:09de Matignon
32:10vous expliquez
32:11qu'en 2030
32:12vous allez rouler
32:13à l'électrique
32:13et que la solution
32:15viendra de l'électrique
32:16et l'électrique
32:16et l'électrique
32:17en investissant
32:19massivement
32:19en ayant lui-même
32:23participé
32:23à la fermeture
32:24de Fessenheim
32:25donc
32:26et nous promettent
32:27désormais la souveraineté
32:28et les dépendances
32:29il y a une incohérence
32:31et un homme
32:31complètement déconnecté
32:33des réalités
32:34et des préoccupations
32:35du terrain
32:35je vous propose
32:36d'écouter
32:36monsieur Lecornu
32:36c'était
32:37il n'y a pas
32:38mille ans
32:38c'était en 2017
32:39ou 2018
32:40sur France Inter
32:41nous expliquer
32:42à quel point
32:43il a accompagné
32:44les salariés
32:45de Fessenheim
32:45parce qu'il fallait
32:46fermer Fessenheim
32:47bien sûr
32:49on parle de fermeture
32:50d'une centrale nucléaire
32:51et que personne
32:52ne s'est déplacé
32:52sur la zone
32:53qu'on n'a pas eu
32:53le courage
32:54d'aller voir
32:54les salariés
32:55en leur disant
32:55droit dans les yeux
32:56ce qui va se passer
32:56et d'organiser
32:57la transition
32:58de ce modèle
32:59après Fessenheim
33:00forcément ça crée
33:01de la colère
33:01c'est pour ça
33:01que je me suis rendu
33:02la demande
33:02d'Emmanuel Macron
33:03d'Edouard Philippe
33:04et de Nicolas Hulot
33:04au mois de janvier dernier
33:06sur le territoire
33:06et je vais le refaire
33:07pendant deux jours
33:07parce qu'il y a
33:08des enjeux importants
33:09il y a l'irréversibilité
33:10du principe
33:10la fermeture
33:11de la centrale
33:12de Fessenheim
33:12je le redis ce matin
33:13mais ça doit s'accompagner
33:14de mesures
33:15de protection
33:15pour les collectivités
33:16territoriales
33:17pour les salariés
33:18bien évidemment
33:18pour les sous-traitants
33:19et à l'époque
33:20il était secrétaire d'état
33:21auprès de monsieur Hulot
33:22c'est ça la Macronie
33:25il trouvait que c'était
33:25juste un problème social
33:27et rappelez-vous
33:28à l'époque
33:29il y a un syndicat
33:30qui a été formidable
33:32c'était la CGT
33:33de Fessenheim
33:34qui était vraiment
33:36d'une rigueur
33:36dans l'analyse
33:37qu'on a rarement vu
33:39à la CGT
33:40ils n'étaient pas du tout
33:41râlez-pas crête
33:43l'emploi
33:43il faut plus d'argent
33:44il faut plus de moyens
33:45il ne faut pas fermer
33:45parce qu'il ne faut pas fermer
33:46ils expliquaient
33:47très rationnellement
33:49avec des arguments
33:50très bien informés
33:51pourquoi c'était
33:51une erreur
33:52de fond
33:53de fermer Fessenheim
33:54et à côté de ça
33:55le cornu faisait
33:56l'assistante sociale
33:57je vous propose
33:58d'écouter les français
33:58qui n'ont pas été convaincus
34:00sur l'idée d'avoir
34:00une voiture électrique
34:01bah oui
34:01aujourd'hui c'est
34:02beaucoup trop cher
34:03alors il y a eu
34:03un auditeur d'Europe 1
34:04que j'ai eu
34:04qui était agriculteur
34:05absolument passionnant ce midi
34:06qui disait
34:07quand même
34:07imaginez que
34:08certes aujourd'hui
34:09c'est excessivement cher
34:11mais si on enclenche
34:12le processus
34:13dans les prochaines années
34:14les prix ne seront pas
34:15les mêmes
34:16et il a entièrement raison
34:17mais
34:18vous promettez
34:19l'indépendance
34:20vous mentez en français
34:21puisque
34:22pour construire
34:24un moteur électrique
34:25qui a
34:27les matériaux rares
34:29qui a la technologie
34:30aujourd'hui
34:31c'est malheureusement
34:32pour construire massivement
34:33c'est pas la France
34:34ça se passe en Chine
34:36pareil pour les pompes à chaleur
34:38on va en parler dans un instant
34:40les pompes à chaleur
34:41les principales
34:43sociétés de pompes à chaleur
34:44françaises
34:44elles sont aujourd'hui
34:45sous giron et étrangers
34:46donc vous quittez
34:47une dépendance
34:48sur le gaz
34:49c'était la Russie
34:49plus tintant
34:50le pétrole
34:51c'est évidemment
34:52pour une autre dépendance
34:54une autre forme
34:55donc là on est
34:55sur la poudre de perlimpinpin
34:57écoutez les français
34:59si on va en électrique
35:00il y aura encore
35:01de nouveaux problèmes
35:02il y aura encore
35:03peut-être pas assez de bornes
35:04pour recharger
35:04en fait
35:05c'est un cercle vicieux
35:07finalement
35:08donc non
35:10moi personnellement
35:10ça va pas m'intéresser
35:11je suis très bien
35:12avec ma petite voiture
35:13à essence
35:14pour les plus diminués
35:15oui je pense qu'il y a
35:15quelque chose à faire
35:16parce que
35:16ceux qui sont extrêmement
35:18impactés par le haut
35:19par le coût
35:20en fait de carburant
35:21c'est ceux qui vont faire
35:22beaucoup de kilomètres
35:22qui vont venir parfois
35:23de loin pour travailler
35:24au moins encore une fois
35:25sur Paris
35:25je suis en deux roues
35:26donc il n'y a pas encore
35:27mon modèle en électrique
35:28donc pour l'instant
35:29je reste en thermique
35:30ça pourrait être une solution
35:31mais on n'a pas les moyens
35:33de racheter une voiture
35:34donc non
35:36ce n'est pas la bonne solution
35:37encore
35:37il faut réfléchir
35:38à autre chose
35:39je vous propose
35:40d'écouter
35:40Nicolas Mellian
35:41notre expert énergie
35:42qui était notre invité
35:43ce matin
35:43là aussi
35:45il dit
35:45mais attendez
35:45l'électrique
35:46mais vous avez vu
35:47les factures d'électricité
35:48vous votez
35:49la fameuse PPE 3
35:51le projet de loi
35:52pas voté
35:53non pas voté d'ailleurs
35:55imposé
35:56merci Judith
35:57de préciser
35:59ce qui me surprend
36:00c'est que
36:01si on remonte
36:02deux mois en arrière
36:03c'est à dire
36:03mi-février
36:04qu'est-ce qui a été signé
36:05mi-février
36:06la fameuse PPE 3
36:08la programmation
36:09pluriannuelle
36:10de l'énergie
36:10qui va faire exploser
36:12le prix de l'électricité
36:12en fait il y a quelque chose
36:13que les politiques
36:14ne comprennent pas
36:16électrifier
36:16avec un prix de l'électricité
36:17qui augmente
36:18ça n'existe nulle part
36:19et donc la seule chose
36:21que doit faire le gouvernement
36:22c'est faire le nécessaire
36:23pour que les prix
36:24de l'électricité baissent
36:25c'est ça qu'il faut perdre
36:26c'est pas donner de l'argent
36:27aux gens
36:27pour qu'ils achètent
36:28des voitures électriques chinoises
36:29c'est faire le nécessaire
36:31pour que ça baisse
36:31et aujourd'hui
36:33on a engagé
36:34exactement l'inverse
36:34300 milliards d'euros
36:36d'investissement
36:36en horizon 2040
36:37100 milliards sur les autres distributions
36:39100 milliards sur le transport
36:40100 milliards sur les renouvelables
36:41dont on n'a pas besoin
36:42qu'on va payer
36:42de l'argent qu'on n'a pas
36:44Joachim Leflocimade
36:45oui mais l'électrification
36:46de la France
36:47elle est sans doute nécessaire
36:48mais elle serait davantage acceptée
36:49par les français
36:50si on n'avait pas laissé filer
36:52au fil des années
36:53le prix de l'électricité
36:54pour trois raisons
36:55il y a la fragilisation
36:56de la filière nucléaire
36:57vous l'avez rappelé
36:58à travers Fessenheim
36:59il y a la fuite en avant
37:00des énergies renouvelables
37:01dans lesquelles on met encore
37:02300 milliards
37:03dans le cadre de la PPE 3
37:04et il y a aussi
37:05ça n'a pas été encore rappelé
37:06l'absurdité des règles
37:08du marché européen
37:08de l'électricité
37:09que Bruno Le Maire
37:10nous avait promis
37:10de réformer
37:11à l'époque où il était à Bercy
37:12on attend toujours la réforme
37:14donc on ne va pas refaire
37:14le film
37:15de tous les événements
37:16des neuf dernières années
37:17mais il me semble
37:18que Sébastien Lecornu
37:19est largement comptable
37:20des trois dynamiques
37:21que je viens d'évoquer
37:22et il a eu une formule
37:23qui est avec Charlotte
37:26ce matin d'Ornelas
37:27qui elle aussi a tiqué
37:28il a dit
37:28il faut profiter des crises
37:29pour avancer etc
37:31et dans la même matinée
37:33vous avez Jacques Attali
37:34qui a dit
37:35la hausse des prix du pétrole
37:37c'est plutôt une bonne nouvelle
37:38parce que ça va nous permettre
37:40de penser aux autres énergies
37:42mais dans quel monde
37:44vivent ces gens ?
37:45parce qu'ils ne font pas le plein
37:46ils ne font pas le plein
37:46en fait de leur voiture
37:48c'est ça le vrai
37:48parce que vous mettez
37:49à la place des français
37:50vous avez deux choix
37:51l'électrique
37:5220 000 euros
37:5320, 25, 30 000 euros
37:54l'acquisition de la voiture
37:56la voiture neuve
37:56et vous avez ensuite après
37:58le coût de la voiture
37:59ensuite après on vous dit
38:00mais il faut absolument arrêter
38:01le gasoil etc
38:02parce qu'effectivement
38:03quand vous avez une inflation
38:04des prix énergétiques
38:05il faut passer à l'électrique
38:06mais ce qu'oublie de dire
38:07Jacques Attali etc
38:08et les autres
38:08c'est qu'en fait
38:09le prix de l'électricité
38:10va également augmenter
38:11du fait du conflit en Iran
38:12puisque avec les règles européennes
38:14aujourd'hui
38:14le prix de l'électricité
38:16est indexé artificiellement
38:17sur celui du gaz
38:18or celui du gaz
38:19va augmenter
38:20puisque de par le conflit géopolitique
38:22au Moyen-Orient
38:23et avec le conflit en Iran
38:24donc de fait
38:25tous les gens
38:25qui expliquent aujourd'hui
38:26qu'il est nécessaire
38:28d'avoir l'électrique
38:28pour se prémunir
38:29d'un conflit au Moyen-Orient
38:30déjà se trompent en fait
38:32en réalité
38:32et puis ensuite après
38:33effectivement
38:33c'est une politique
38:34bien plus structurelle
38:35et s'aborder le nucléaire
38:36pour promettre ensuite après
38:37l'électrification des usages
38:39c'est un contresens
38:39qui est complètement absurde
38:41parce que les énergies renouvelables
38:42coûtent beaucoup trop cher
38:43aujourd'hui
38:43sont subventionnées par l'Etat
38:45et rendent notre industrie
38:46non compétitive
38:47Je vous propose d'écouter
38:48justement quelques témoignages
38:49de français
38:50qui souffrent de cette explosion
38:51des prix du carburant
38:53et qui ont été heurtés
38:54par le discours
38:56du Premier ministre
38:57le discours déconnecté
38:58c'était ce midi
39:00sur Europe 1
39:01et vraiment
39:01je remercie les téléspectateurs
39:02qui sont parfois également
39:03auditeurs sur Europe 1
39:05entre 11h et 13h le week-end
39:06et qui nous appellent
39:08et on a des
39:09à chaque fois
39:10c'est des histoires différentes
39:12mais qui partagent
39:13les mêmes souffrances
39:14les mêmes difficultés
39:15vous avez une France
39:16qui aujourd'hui
39:18est dans le dur
39:20dès le 15 du mois
39:21qui parfois travaille
39:2260-70 heures par jour
39:24j'ai une VTC
39:26qui nous a dit
39:27je travaille plus
39:28pour gagner moins
39:29imaginez la phrase
39:30je gagne
39:3160 à 70 heures
39:33par semaine
39:34écoutez
39:35bien entendu
39:36que les taxes
39:38le carburant
39:39est trop cher
39:39nous-mêmes
39:40par exemple
39:40agriculteurs
39:41le carburant
39:42c'est une chose
39:42mais prenons les engrais
39:44là c'est carrément
39:45on off
39:46c'est-à-dire
39:46comme il y a moins
39:47de taxes dessus
39:48le doublement
39:49du prix
39:50de la matière première
39:51c'est carrément
39:52le doublement
39:53du prix
39:53qu'on a
39:54ça fait des années
39:55qu'on aurait dû prévoir
39:56un certain nombre
39:57de choses
39:57d'électrique
39:58bien sûr
39:59qu'il faut le faire
40:00mais pour ça
40:01il faut avoir
40:02des bornes pour charger
40:03il faut avoir
40:05une industrie
40:05qui est capable
40:06de sortir
40:09de sortir
40:09des vraies voitures
40:10parce qu'actuellement
40:11l'industrie française
40:12bah non
40:13ça va pas
40:14il y a 5 semaines
40:15j'ai fait le plein
40:16je payais 1,70€
40:17le litre
40:18là hier
40:19j'ai fait le
40:19j'ai tant bien que mal
40:21été chez Total
40:22jusqu'à la semaine dernière
40:23évidemment
40:24où je le payais 2,09€
40:25et hier j'ai fait le plein
40:272,25€
40:28je consomme
40:29900 litres
40:30par semaine
40:31ça fait
40:32495€
40:33vous enlevez
40:34la TVA
40:34vous tombez à 400€
40:36ce qui veut dire
40:36que je suis obligé
40:37de travailler plus
40:38pour ne pas gagner moins
40:40et je n'ai qu'une
40:41petite structure
40:41et donc là
40:43c'est l'agriculteur
40:43qui dit ça
40:44mais vous aviez
40:45donc travailler plus
40:46pour ne pas gagner moins
40:47et la chauffeur VTC
40:49qui disait
40:49je travaille plus
40:50mais je gagne moins
40:51voilà la situation
40:52dans laquelle on est
40:53l'autre secteur
40:55c'est le secteur
40:55du logement
40:56avec l'installation
40:57de chauffe à gaz
40:58à gaz
40:58qui sera interdit
40:59à partir de la fin
41:00de cette année
41:01dans les constructions
41:03neuves
41:03et puis vous avez
41:04les fameuses
41:05pompes à chaleur
41:06il faudrait avoir
41:09je crois que c'est
41:09plus d'un million
41:10de pompes à chaleur
41:11à partir de 2030
41:14fabriquées d'ici
41:15à 2030
41:15mais voyez
41:17que les entreprises
41:18de pompes à chaleur
41:19ne sont plus
41:20les fleurons français
41:21ne sont plus français
41:21ils sont désormais
41:23sous Girond
41:23étrangers
41:25dès la fin de l'année
41:26le premier ministre
41:28l'affirme
41:28les chaudières à gaz
41:29seront proscrites
41:30dans les constructions
41:31neuves
41:31au profit
41:32des pompes à chaleur
41:34historiquement
41:34la France compte
41:35plusieurs fleurons
41:36nationaux
41:36mais ces derniers
41:37se font racheter
41:38petit à petit
41:39par des groupes étrangers
41:40le dernier en date
41:42et pas des moindres
41:43le groupe Atlantique
41:44basé à la Roche-sur-Yon
41:45en Vendée
41:46le numéro 1
41:47de la pompe à chaleur
41:48est en passe
41:48d'être racheté
41:49par un groupe
41:49nipo-américain
41:50basé à Tokyo
41:51une prise de participation
41:53majoritaire
41:53que le gouvernement
41:54dit suivre de très près
41:56en 2015
41:57c'est le groupe SIAT
41:58qui a été racheté
41:59par l'entreprise
42:00américaine Carrière
42:01même perte d'indépendance
42:03pour Sonier Duval
42:03en 2001
42:04racheté par l'allemand
42:05Vaillant Group
42:06De Dietrich
42:07est passé
42:08sous contrôle étranger
42:09en 2004
42:09racheté par un groupe
42:11néerlandais
42:12ces rachats
42:13ne sont pas
42:14sans conséquence
42:14sur l'emploi
42:15selon les syndicats
42:16en 2025
42:17entre 225
42:18et 250 postes
42:19ont été supprimés
42:20sur le site nantais
42:21de Sonier Duval
42:22après sa prise en main
42:23par son nouvel actionnaire
42:24même chose
42:25en 2015
42:26chez SIAT
42:27deux sites de production
42:28avaient tiré le rideau
42:30et un auditeur me dit
42:31mais personne ne parle
42:32des taxes
42:32qui seront mises en place
42:33par la perte
42:34de celle du pétrole
42:36parce que
42:37si aujourd'hui
42:38on va taxer
42:38évidemment
42:39attendez
42:40vous prenez 60%
42:41du prix du plein
42:42que vous faites
42:43c'est 60% de taxes
42:44ne vous imaginez pas
42:46que pour l'électricité
42:47ça sera
42:48pro bono
42:49on ne va pas nous donner
42:50cette électricité
42:52sans taxes
42:52bien sûr
42:55avançons un petit peu
42:55parce qu'il ne nous reste
42:56que 4 minutes
42:57et que le temps défile
42:58je voudrais qu'on aille
42:58sur une actualité
43:00qui est une actualité
43:01extrêmement lourde
43:01c'est l'agression
43:02d'un professeur
43:03à Montpellier
43:04ça s'est passé ce vendredi
43:05vous imaginez que vendredi
43:06vous avez donc
43:07un professeur
43:08qui est agressé
43:08vous avez une étudiante
43:09à une jeune fille lycéenne
43:13poignardée
43:14ça s'est passé
43:14à côté de Nantes
43:15qui en a parlé
43:17depuis vendredi ?
43:18je veux bien
43:20qu'on soit tous
43:20concentrés sur l'Iran
43:21évidemment
43:23mais qui en parle ?
43:25donc vous avez un professeur
43:26la vidéo
43:27elle est affolante
43:30et ça témoigne aussi
43:31de cette fracture
43:33qu'il peut y avoir
43:34entre l'élève
43:35et le professeur
43:36où avant
43:37il y avait
43:37un minimum de respect
43:39vous avez l'autorité
43:40du professeur
43:41qui s'effondre
43:42petit à petit
43:43en même temps
43:44que le niveau
43:44des élèves s'effondre
43:45voyez le sujet
43:46il est signé
43:47Nicolas Roger
43:49un professeur
43:50jeté au sol
43:52par des lycéens
43:55l'agression
43:56filmée
43:57se déroule
43:58dans les couloirs
43:59d'un lycée
43:59Montpellier 1
44:00les images
44:02montrent le professeur
44:03s'avancer
44:03vers un élève
44:04téléphone à la main
44:05selon les informations
44:07d'un quotidien régional
44:08le professeur
44:10aurait fait une demande
44:11à des élèves
44:12face à leur refus
44:13d'obéir
44:14le professeur
44:15les aurait sommés
44:15de décliner
44:16leur identité
44:17mais une fois encore
44:18les élèves refusent
44:20le professeur
44:21saisit alors son téléphone
44:22pour les identifier
44:23en les photographiant
44:24c'est à ce moment là
44:25que l'un des élèves
44:26concernés
44:27tente d'arracher
44:28le téléphone
44:29de l'enseignant
44:29en réponse
44:31le professeur
44:32assène une gifle
44:32au lycéen
44:33plusieurs élèves
44:34se jettent alors
44:35sur l'enseignant
44:36lui infligeant des coups
44:37et le projetant au sol
44:39le syndicat national
44:40des lycées et collèges
44:42demande des sanctions
44:43fortes
44:44à l'encontre de tous
44:45les élèves présents
44:46dans la vidéo
44:46il faut que ce soit
44:48l'institution qui porte
44:49plainte
44:49et pas l'enseignant
44:51parce que je commence
44:52à avoir des parents
44:53qui commentent en disant
44:54oui il n'avait pas
44:55à se défendre
44:55à mettre une gifle
44:56il est par terre
44:57on a des gamins
44:58qui sont en train
44:58de filmer
44:59qui rigolent
45:00il faut que ces élèves
45:01aussi soient sanctionnés
45:02pour complicité
45:03ils sont en train
45:04de filmer
45:05alors qu'on est un professeur
45:06de l'éducation nationale
45:07représentant de l'état
45:08qui est à terre
45:09et qui se fait frapper
45:11pour le moment
45:12deux élèves ont été
45:13écartés temporairement
45:14du lycée
45:15et seront convoqués
45:16en conseil de discipline
45:17après les vacances scolaires
45:19voilà
45:21et l'homme
45:22qui a pris la plume
45:23pour écrire
45:24main basse
45:24sur l'éducation nationale
45:26Joachim Leflochimad
45:27quel regard il porte
45:28sur ce qui vient de se passer
45:29rien d'étonnant
45:30on parle
45:31de cette agression
45:32insoutenable
45:32puisqu'elle a été filmée
45:34malheureusement
45:35je crains que ce que cet enseignant
45:36a vécu
45:36ne correspond qu'à la face
45:38émergée
45:39d'une violence scolaire
45:41beaucoup plus large
45:41puisqu'il faut quand même rappeler
45:42que 100 000 professeurs
45:43dans ce pays
45:44sont menacés
45:45ou agressés
45:46chaque année
45:46et je crains pour eux
45:47que cette violence
45:48continue dans les années à venir
45:50tout simplement
45:50parce qu'au sommet
45:51de l'éducation nationale
45:52on n'a pas fait un travail
45:53d'analyse
45:53sur ce qui s'est passé
45:54ces cinq dernières décennies
45:55dans notre école
45:56je pense en particulier
45:57à deux phénomènes
45:58qui font qu'on en est arrivé
45:59à ce niveau de violence
46:00d'abord la déconstruction
46:01de l'autorité
46:01c'est des décennies
46:03à mettre l'élève au centre
46:04à expliquer que les professeurs
46:05ne sont que des animateurs
46:06que l'autorité
46:07et l'éducation
46:08sont incompatibles
46:08c'était un bouquin
46:09de Jean Housset
46:10de référence
46:10qui a été publié en 1995
46:12et l'autre problème
46:13c'est la décentralisation
46:14de l'école
46:14une école qui est devenue
46:16une caisse de résonance
46:17de violence
46:18de la décivilisation
46:19de la société
46:20de la démission
46:21des parents
46:22bref
46:23on paye
46:24toutes les factures
46:24en même temps
46:25on aurait besoin
46:26d'un ministre
46:26qui ferait ce travail
46:27de diagnostic
46:28qui mettrait en oeuvre
46:29des politiques de rupture
46:30au lieu de ça
46:30on a Édouard Jeffray
46:31qui est un bureaucrate
46:32qui ?
46:32Édouard Jeffray
46:33il faut le rappeler
46:34qui est un pur bureaucrate
46:35ancien des gesco
46:36qui est là
46:37pour gérer
46:37les affaires courantes
46:38au jour le jour
46:39et organiser l'immobilisme
46:40jusqu'en 2027
46:41je pense que beaucoup de français
46:42ont hâte qu'on tourne cette page
46:44après le départ
46:44du premier ministre
46:47de l'éducation nationale
46:48sous
46:49Jean-Michel Blanquer
46:50il y a eu
46:51sept ministres
46:52de l'éducation nationale
46:53qui se sont succédés
46:54un quinquennat pour rien
46:55voilà
46:56c'est peut-être un peu plus
46:57et c'est pas
46:58que sous
46:59effectivement
47:00Emmanuel Macron
47:01que l'éducation nationale
47:02s'est répondu
47:03il nous reste
47:04quelques petites secondes
47:05pour présenter
47:06la une
47:07du journal du dimanche
47:08avec vous
47:08Geoffroy Lejeune
47:09en une
47:11du JDD
47:11vous avez
47:12Boilem Sansal
47:13et
47:14Philippe Devilliers
47:15les retrouvailles
47:16de deux amis
47:17et deux amis
47:18qui alertent
47:19notre pays
47:20est au bord de l'abîme
47:21vous avez 30 secondes
47:22pour nous ciser
47:23ce que nous allons découvrir
47:24demain dans le JDD
47:25c'est à cause de vous
47:26déjà qu'elle existe
47:26cette couverture
47:27parce qu'on a beaucoup parlé
47:30de Boilem Sansal
47:30avec Philippe
47:31dans l'émission
47:32qu'on fait avec lui
47:32le vendredi
47:34ensuite
47:35Boilem Sansal
47:35a adressé un message
47:36dans cette émission
47:37à Philippe Devilliers
47:38et aux gens
47:39qui me regardaient
47:39et en fait
47:40c'est ce jour-là
47:40je me suis dit
47:41mais il faudrait les réunir
47:42puisqu'en fait
47:42ils ne se sont pas vus
47:42depuis la libération
47:43de Boilem Sansal
47:44il faudrait les réunir
47:45pour les faire dialoguer
47:45c'est ce qu'on a fait
47:46donc c'est la photo
47:47que vous voyez
47:47et pour moi
47:48c'est un moment
47:48absolument génial
47:49en fait
47:50je ne connaissais pas
47:50très bien Boilem Sansal
47:51et en fait
47:52il y a une vraie affection
47:53une vraie complicité
47:53ce qu'ils disent
47:54est absolument exceptionnel
47:56c'est lumineux
47:56et puis en plus
47:57c'est les écrivains
47:57donc c'est formidable
47:59et c'était une rencontre
48:00super émouvante
48:01avec deux personnes
48:02qui vous savez
48:02ne se sont pas vues
48:03Philippe a été très inquiet
48:04vous le savez
48:05pour Boilem Sansal
48:06Boilem Sansal aime beaucoup Philippe
48:07donc ils se tombent dans les bras
48:08ils sont super heureux
48:09comme des gamins de se retrouver
48:10et ils ont beaucoup de choses à dire
48:11donc c'est vraiment
48:12un super numéro
48:12j'en suis très heureux
48:13et ça sera à découvrir
48:18cette émission
48:19et notamment Julien Duroux
48:20l'info se poursuit sur CNews
48:22dans un instant
48:22et c'est Michel Onfray
48:24et Laurence Ferrari
48:26à demain matin
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