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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des Pro 2 avec Françoise Laborde.
00:05Chère Françoise, bonsoir.
00:06Bonsoir, Ignat.
00:07Monsieur le ministre, bonsoir.
00:08Bonsoir, Ignat.
00:09Vous vous formez un sociétaire du week-end.
00:11Sociétaire.
00:11Et c'est un plaisir de vous avoir.
00:13Tous mes voeux, Amine El Khatmi ?
00:15Oui, bonne année.
00:16Bah oui, parce qu'on ne vous a pas vu depuis le 1er janvier.
00:19Oui.
00:19Donc, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter en 2026 ?
00:22La santé.
00:22Ah bon, bah écoutez, parfait.
00:24Joachim Lefloquimad.
00:25On s'est déjà vu.
00:25Oui, on se voit souvent et vous aussi, c'est un plaisir de vous retrouver.
00:30Il est 20h et à 20h, on fait un point complet sur l'information et ce sera avec Mickaël de Santos.
00:36Chère Mickaël, bonsoir.
00:40Bonsoir, Elliot, bonsoir à tous.
00:42À Toulouse, le conducteur de scooters suspecté d'avoir blessé une fonctionnaire de police a été placé en garde à vue.
00:48L'homme de 26 ans a été interpellé en possession de 9 grammes de cocaïne.
00:51La veille, il aurait traîné l'agent sur environ 140 mètres après un refus d'obtempérer.
00:57Blessé à la tête et à la cheville, la policière a été transportée à l'hôpital.
01:01Ces jours ne sont pas en danger.
01:03La primaire de la gauche, dite unitaire, prend forme ce samedi à Tours.
01:08Olivier Faure, Marine Tondelier, Clémentine Autain ou encore François Ruffin ont annoncé sa tenue le 11 octobre prochain.
01:15Ils espèrent attirer 2 millions de personnes.
01:17Malgré la présence de son patron, le parti socialiste, divisé en interne, reste pour le moment en observateur.
01:24Le leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon, et le dirigeant de place publique, Raphaël Glucksmann,
01:28ont refusé, eux, d'y participer, persuadés de pouvoir s'imposer sans primaire.
01:34Le pétrolier Grinch arrive au port de Marseille-Fauss.
01:36L'annonce a été faite par la préfecture maritime de Méditerranée.
01:40Le bateau est escorté par la marine française qu'il avait intercepté jeudi en Méditerranée entre l'Espagne et l'Afrique du Nord.
01:47Le pétrolier est inscrit sur la liste des navires de la flotte fantôme russe.
01:50Près de 600 navires sont soupçonnés d'en faire partie.
01:53Moscou les utilise pour exporter le pétrole russe afin de contourner les sanctions internationales et financer la guerre en Ukraine.
02:01Et puis Donald Trump rétropédale sur son réseau social.
02:04Le président américain a salué le rôle des grands et très braves soldats du Royaume-Uni lors de la guerre en Afghanistan,
02:10dont 457 sont morts au combat.
02:13Jeudi dernier, le président américain avait déclaré que les alliés de l'OTAN étaient restés un peu plus loin des lignes de front lors du conflit.
02:20Des propos jugés insultants par de nombreux dirigeants, dont Emmanuel Macron.
02:24Le président de la République a jugé ses déclarations inacceptables et redit la reconnaissance de la nation aux familles des soldats français tombés en Afghanistan.
02:32Et puis Donald Trump, toujours lui, menace le Canada de droits de douane à 100%.
02:37Cela fait suite à l'annonce d'un accord préliminaire avec la Chine annoncé la semaine dernière par le Premier ministre canadien.
02:44S'il pense qu'il va faire du Canada un port de dépôt pour que la Chine envoie ses biens et produits aux Etats-Unis,
02:49il se trompe lourdement, a dit le président américain.
02:52Cette semaine, Donald Trump avait déjà brandi la menace de nouveaux droits de douane en Europe face à l'opposition des États membres sur le Groenland.
02:59Et puis on termine avec Giorgia Meloni en colère.
03:03La chef du gouvernement italien a exprimé sa vive indignation après la libération de Jacques Moretti.
03:09Hier, le propriétaire du bar Le Constellation à Cran-Montana a été laissé libre par la justice en échange d'une caution d'environ 215 000 euros.
03:18Dans un communiqué, Giorgia Meloni pointe du doigt la gravité du crime, les risques de fuite et l'altération de preuves.
03:24Six jeunes Italiens font partie des 40 victimes de cet incendie meurtrier survenu au Nouvel An.
03:30Merci cher Michael de Santos pour le point sur l'information.
03:34Vous savez, quand on commence à traiter d'un sujet, on y va jusqu'au bout.
03:40On essaye de vous apporter, que ce soit le matin ou le soir, toutes les informations complémentaires, surtout quand il y a un silence médiatique assourdissant.
03:49Hier soir et ce matin, nous avons quasiment ouvert à chaque fois, c'était nos émissions, par ce drame absolu, une femme de 90 ans qui a été violée hier matin à son domicile alors qu'elle pensait ouvrir à son infirmière.
04:06Un individu a été interpellé, il s'agirait donc du principal suspect et le parquet de Nice a communiqué il y a quelques instants.
04:16Et on va découvrir ensemble tous les éléments et notamment le profil de cet individu.
04:22Il reste présumé innocent et d'ailleurs il réfute l'idée d'avoir violé cette femme de 90 ans.
04:30Il s'avère que ce principal suspect est en situation irrégulière et n'avait rien à faire sur notre sol.
04:39Tanguy Hamon.
04:41Le mis en cause dans le viol de cette femme âgée de 90 ans à Nice est donc un Tunisien âgé de 28 ans.
04:48Il squattait avec d'autres étrangers en situation régulière un appartement situé dans le même immeuble que la victime.
04:55Le parquet de Nice nous a confirmé qu'il est sous OQTF depuis le 11 janvier 2026.
05:01Il devait d'ailleurs respecter une assignation à résidence émise par la préfecture de Saône-et-Loire mais se trouvait donc à Nice au moment des faits.
05:11Après son interpellation, il est ressorti positif au test d'alcoolémie, de cannabis et de cocaïne.
05:18L'individu n'est pas connu des services de police.
05:21Il n'a pas d'antécédent judiciaire.
05:23Le parquet a annoncé son intention de demander un placement en détention provisoire une fois qu'il sera présenté au juge.
05:30Silence médiatique, silence politique à part les responsables à Nice, je pense à Christian Estrosi, à Éric Ciotti qui ont très rapidement réagi et condamné ce qu'il s'était passé.
05:43Un seul a pris la parole sur le sujet, Charles Rodouel, qui était notre invité ce matin et qui refuse ce que beaucoup vont dire, bien sûr.
05:52C'est un fait divers et d'ailleurs c'est parce que c'est un fait divers que les médias aujourd'hui ne veulent pas en parler.
05:58En revanche, il s'adarde sur d'autres faits divers mais n'y voit pas ce que Charles Rodouel voit, c'est-à-dire un fait de société.
06:05On va marquer fait divers, deux points, une femme a été violée et agressée à Nice de 90 ans.
06:13Ce n'est pas un fait divers, c'est un fait de société.
06:15C'est-à-dire qu'on a là un homme étranger sous OQTF qui est présent sur le territoire français et qui agresse une femme âgée de 90 ans dans des conditions innommables que vous avez rappelées.
06:26Moi, j'ai déposé une proposition avec d'autres collègues, notamment avec Michel Barnier, mais collectivement, elle ne va pas répondre à tout du jour au lendemain.
06:34Si je venais sur votre plateau en vous disant « c'est bon, tout est réglé demain dès qu'elle a adopté », je pense que vous m'accuserez assez rapidement de mensonge.
06:39Mais je suis assez convaincu, même complètement convaincu, que les propositions qu'on fait hyper concrètes permettent tout simplement d'arrêter certains de ces actes-là en enfermant plus longtemps
06:49et en prenant, en internant des personnes qui sont sous OQTF, qui n'ont rien à faire sur le territoire français, en attendant leur expulsion avant qu'elles passent à l'acte, dans ce type d'acte.
07:02Il n'était visiblement pas connu des services de police, il n'avait pas d'antécédent judiciaire cet individu.
07:07Il est forcé de constater qu'il avait une obligation de quitter le territoire français avec une assignation à résidence en Saône-et-Loire.
07:14Il y a environ 400 kilomètres à vol d'oiseau entre la Saône-et-Loire et Nice.
07:19Il était dans un appartement squatté, il a été positif à la drogue, il était positif également avec un fort taux d'alcoolémie.
07:28Il n'avait strictement rien à faire sur notre sol.
07:31Alors j'ai entendu le président de la République sur les réseaux sociaux expliquer très fièrement qu'il allait mettre en place une procédure d'urgence
07:38ou du moins accélérer la procédure pour légiférer sur les réseaux sociaux.
07:43Quand est-ce qu'on va avoir un Premier ministre ou un Président de la République nous expliquer qu'en urgence ils vont légiférer ?
07:50En urgence et pas attendre un an et demi pour qu'il y ait une proposition de loi
07:54pour que les individus qui n'ont rien à faire sur notre sol et qui sont potentiellement des individus dangereux
08:00restent dans des centres de rétention administratifs.
08:03Ce n'était pas le cas pour cet individu.
08:04mais le plus longtemps possible pour éviter d'avoir des bombes à retardement sur notre sol.
08:09Pierre Lelouch.
08:11Bon, vous avez parlé de faits divers, puis de faits de société.
08:15En fait c'est un fait éminemment politique.
08:18Parce que malheureusement ce n'est pas la première fois qu'on assiste à des crimes aussi graves.
08:23Des enfants ont été touchés, des adolescents, des vieilles dames maintenant.
08:28Et à chaque fois on sort la même rengaine, faits divers.
08:32Quand on en parle, s'il n'y avait pas CNews et Europe 1, on ne parlait pas du tout.
08:39Ça soulève plusieurs problèmes.
08:41Le premier problème c'est le contrôle de notre territoire et de l'immigration.
08:46Et les gens qui rentrent sans titre de séjour en France et qui s'installent et qui restent.
08:51La deuxième chose c'est qu'une fois qu'on a mis cette appellation
08:57« prier de quitter le territoire », il ne faut pas les remettre dans la nature.
09:00Il faut tout de suite mettre dans un centre de rétention.
09:03Sinon vous ne le retrouverez pas.
09:05Mais c'est un vieux...
09:06Le centre de rétention...
09:07Le centre de faute de place ?
09:08Alors ce n'est pas seulement faute de place, c'est aussi faute du Conseil constitutionnel
09:13qui a sabré les mesures qui auraient permis de les garder plus longtemps
09:16sous le contrôle de la puissance publique.
09:20Donc un, on ne les arrête pas à l'entrée.
09:22Deux, quand on les arrête, on les remet dans la nature.
09:25Et trois, il faut qu'il y ait un délit ou un crime commis
09:28pour que quelque chose se passe et qu'on les mette en rétention.
09:33Encore une fois, ce n'est pas une affaire de...
09:35Ce n'est pas un fait divers, c'est un problème politique gravissime
09:39pour la sécurité de notre pays.
09:42Et puis il faudrait qu'on m'explique, mais ça je n'ai pas l'information,
09:45mais on va continuer à traiter de ce sujet puisqu'il y a un silence médiatique.
09:49Et vous avez raison.
09:50Ne vous inquiétez pas, on va creuser encore un peu plus.
09:52Moi, dans le communiqué du procureur, il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre,
09:55c'est comment un individu qui est inconnu des services de police
09:58sans antécédent judiciaire en France
10:00peut être frappé d'une obligation de quitter le territoire français.
10:04Ça peut arriver évidemment pour des raisons administratives,
10:06mais surtout assigné à résidence.
10:08Et si vous avez une assignation à résidence...
10:10Il y a dû y avoir quelque chose.
10:12Mais peut-être pas à l'échelle nationale,
10:14mais peut-être à l'échelle européenne.
10:16Et certaines sources policières disaient
10:17s'il n'a pas commis des méfaits chez nous,
10:19il est possible qu'il en ait commis en Europe.
10:22D'ailleurs, l'idée, c'était qu'il y avait peut-être une fiche Schengen,
10:25c'est-à-dire un individu dangereux,
10:28mais non pas en France,
10:29mais qui était recherché par exemple dans d'autres pays européens.
10:33C'est une femme qui a 90 ans.
10:36Et je me tourne vers vous, Françoise Delaborde.
10:38Je pensais que les violences faites aux femmes,
10:40et c'était la grande cause du quinquennat,
10:42déjà pas actuel, le précédent.
10:45Aujourd'hui, personne ne parle de cette femme
10:47qui a été victime d'un viol.
10:49Oui, justement parce qu'elle a 90 ans,
10:52j'allais dire que c'est presque un facteur d'indifférenciation.
10:57C'est-à-dire que, de la même façon,
10:59on s'intéresse rarement au sort des enfants maltraités,
11:04on ne s'intéresse pas autant qu'il le faudrait
11:06au sort des personnes âgées maltraitées.
11:07Elle a 90 ans, on se dit finalement qu'elle a survécu à cette agression.
11:13Et il y a une sorte de banalisation des violences
11:16faites aux personnes les plus fragiles dans notre société.
11:19Et c'est ça qui est insupportable.
11:21Et ce qui est insupportable, c'est que cette banalisation
11:23fait que, en effet, peut-être que nos confrères
11:27ne voient pas l'urgence et la nécessité de parler d'une affaire.
11:30Ou alors, il faut le rester extrêmement prudent.
11:33L'enquête est en cours, je donne les derniers éléments quand même.
11:36Elle a été hospitalisée, elle présentait des blessures aux mains,
11:39aux bras, aux jambes, avec une incapacité totale de travail
11:42fixée à cinq jours.
11:44Et s'il reconnaissait être entré dans l'appartement de la victime
11:47sous l'effet de l'alcool, il niait l'effet de viol.
11:50Il reste bien évidemment présumé innocent.
11:53Il ne se souvient, vous dites, de rien, peut-être.
11:58Une enquête de flagrance avait été confiée aux policiers de la zone.
12:02Je voudrais juste rajouter d'un mot à cette facilité
12:05et à cette banalisation.
12:07Il y a aussi sans doute le sentiment d'impunité des agresseurs.
12:10C'est-à-dire que vous dites à Fort, justement,
12:12qu'il était assigné à résidence en son nez noir
12:14et qu'il se trouvait à Nice dans un squat
12:16où manifestement il ne s'ennuyait pas trop avec ses copains
12:18puisqu'ils passaient leur temps à fumer et à boire.
12:21Et donc, il y a un sentiment d'impunité totale
12:24parce qu'à personne, il ne se dit pas
12:25« Tiens, on va m'arrêter, on va me reconduire à la frontière. »
12:28Il sera déféré demain dans le cadre de l'ouverture
12:31d'une information judiciaire pour viol sur une personne vulnérable.
12:35Des réquisitions de placement en détention provisoire seront prises.
12:38Mais vous rappeliez, Eliott, les promesses présidentielles
12:41sur le sujet des violences faites aux femmes.
12:44On pourrait également rappeler les promesses d'Emmanuel Macron
12:46relatives aux OQTF.
12:48On nous avait promis un taux d'exécution de 100%.
12:50Aujourd'hui, on en est à 10%,
12:52ce qui est absolument catastrophique pour l'exécution d'une politique publique.
12:55Imaginez si l'an prochain, le président arrivait et disait
12:57« Cette année, on n'a récolté que 10% de l'impôt. »
13:00Évidemment, tout le monde, chaque individu serait hors de lui.
13:03Donc, sur ce sujet, il y a la nécessité de politique publique de rupture.
13:06Il faut construire en effet des places.
13:08On n'a que 2 000 places en centre de rétention administrative aujourd'hui
13:10alors qu'on a un stock d'OQTF qui est estimé à 700 000 individus.
13:13Donc, on voit qu'on est en train de vider l'océan de la petite cuire.
13:16Il faut un rapport de force, évidemment, avec les pays qui refusent de délivrer les espaces consulaires.
13:21Mais surtout, dans la mesure où il est toujours plus facile de se couper le lavabo
13:25plutôt que de vider la cuvette,
13:27il faut arrêter, reprendre la main sur une immigration qui est devenue hors de contrôle.
13:32C'est ça la priorité des priorités ?
13:33Depuis maintenant quasiment 48 heures, je n'arrive pas à comprendre.
13:38Je vous assure, et je vous le dis en toute transparence,
13:40je me demande pourquoi, par exemple, les chaînes d'information ne traitent pas de cette affaire.
13:44Tout en restant, il faut toujours le rester extrêmement prudent.
13:47Et on s'appuie sur les sources policières, on s'appuie sur le communiqué du procureur.
13:52Je ne cesse de répéter que pour l'instant l'enquête est en cours
13:54et qu'il est présumé innocent.
13:58Mais depuis 48 heures, je me dis, mais qu'est-ce qu'il faut
14:01pour que ces sujets-là soient traités dans les médias ?
14:06Je n'arrive pas à comprendre, Amin El Khatmi.
14:08Parce que pour toute une partie de l'espace médiatique, c'est un fait divers.
14:11Voilà, c'est tout.
14:12Et que vous, vous considérez à très juste titre, au demeurant,
14:15que c'est un fait de société.
14:17Le député Rodwell dit la même chose.
14:21Je ne veux pas polémiquer avec lui,
14:22mais je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit à l'instant.
14:24Il est député d'une majorité qui est au pouvoir depuis 7 ans,
14:28qui est au service d'un président bavard,
14:30à la tête d'un État impuissant,
14:33président qui a fait des promesses sur le sujet.
14:34Et effectivement, les chiffres qui sont d'une cruauté absolue pour le pouvoir,
14:39c'est-à-dire sur l'application des OQTF,
14:41montrent des bavardages et une incapacité à mener des politiques publiques fortes.
14:48Donc effectivement, sans doute que toute une partie de l'espace médiatique
14:51considère que le sujet que vous traitez là est un fait divers,
14:54qu'il y a des fous et qu'on n'y arrivera jamais à éradiquer la folie des hommes,
14:57et que c'est comme ça et qu'on ne va pas en faire un sujet politique.
14:59Pierre Lelouch.
15:00Tout ça est juste et important.
15:03Je pense qu'il faut changer de braquet.
15:05Il faut faire en sorte que ça s'impose comme un sujet majeur de notre société
15:10qui doit être réglé.
15:12Si ça continue qu'à n'être que des cas isolés, des faits divers,
15:16il ne se passera rien,
15:17parce que faire quelque chose, c'est politiquement coûteux.
15:20Il faut mettre de l'argent,
15:21il faut aussi se trouver en face de gens qui vont vous critiquer,
15:26et on voit bien que ce gouvernement extrêmement faible
15:29n'a pas envie de se lancer dans une opération complexe de ce genre.
15:33Moi, je regrette, par exemple, que les organisations féministes,
15:37qui sont censées protéger une femme,
15:40soient absolument sans un mot, hors sujet.
15:45Et c'est pourtant ce genre de pression,
15:47venant des associations féministes et autres,
15:50qui peuvent faire bouger l'exécutif.
15:52Et là, il n'y a pas de pression.
15:54À l'instant, vous receviez Marguerite Stern,
16:00et je tiens à dire,
16:01parce que je ne sais pas si vous l'avez dit ou si ça a été souligné,
16:03Marguerite Stern, c'est elle qui avait inventé les premiers collages
16:06pour les féminicides.
16:08Vous savez, ces femmes qui allaient coller sur des feuilles de papier
16:11le nom d'une femme qui avait été tuée avec son âge
16:13et qui mettait ça sur les rues à Paris
16:15ou dans n'importe quelle autre ville
16:17pour sensibiliser l'opinion publique.
16:19Et c'est vrai que ce sont des féministes,
16:21et Marguerite en est une,
16:24elle a même été féminine dans une...
16:26Oui, justement, son livre, c'est qu'elle raconte
16:28qu'elle était avec des groupes d'extrême-gauche
16:30et qu'elle a quitté ce monde-là
16:32en voyant qu'il ne collait pas à la réalité.
16:35Et d'ailleurs, aujourd'hui, si nous en parlons,
16:37c'est que, qu'est-ce que c'est le réel ?
16:40Le réel, c'est que la sécurité des biens et des personnes
16:43est la priorité des municipales
16:45à quelques semaines des élections.
16:48Cette priorité absolue,
16:50elle n'existait pas forcément
16:51au plus haut niveau
16:53des priorités des Français
16:55il y a 10 ou 15 ou 20 ans.
16:58Et donc, il se passe quelque chose dans notre société
17:00et la sécurité sera vraiment au cœur de notre émission.
17:03Est-ce que vous vous rappelez de Papy Voise ?
17:08Ça vous dit quelque chose ?
17:08Oui, mais ça a été un tournant, mais 2002, Papy Voise.
17:11Et vous vous rappelez la polémique
17:12qu'il y avait autour de ça ?
17:13Comment vous mettez en avant ce vieil homme
17:15qui s'est fait tabasser dans sa maison ?
17:17Mais c'est une manipulation de l'extrême droite ?
17:19Tout le monde a encore en tête cet épisode.
17:22Alors que ce pauvre...
17:22Mais ce que malheureusement, aujourd'hui,
17:25les Papy Voise, on en a tous les jours.
17:28On en a tous les jours, malheureusement.
17:29Juste en une phrase sur le silence des médias,
17:32si quasiment aucun média en dehors de notre chaîne
17:33ne se saisit de cette information,
17:35c'est parce que l'antiracisme dans ce pays
17:36est devenu fou
17:38et qu'on ne veut pas voir,
17:40ouvrir les yeux sur les conséquences
17:42d'une certaine immigration.
17:44Tout ce qui va à l'encontre de leur narratif
17:46ne doit pas être traité.
17:47Je précise qu'il y a quand même des chaînes,
17:49des sites web qui le traitent,
17:51que évidemment la presse quotidienne régionale le traite,
17:54mais il peut y avoir aussi une extrême prudence.
17:57Je note que sur ce sujet,
17:59il y a une extrême prudence
18:00et que sur d'autres,
18:02il n'y a pas forcément cette prudence.
18:05Tant qu'il n'y a pas de mobilisation
18:06venant de plusieurs côtés,
18:08l'exécutif ne bougera pas.
18:09On reste à Nice.
18:10C'est une semaine absolument dramatique
18:12qui est le symbole aussi
18:14de l'ensauvagement de notre société.
18:16Puisque à Nice,
18:18le principal suspect a été interpellé
18:21dans ce meurtre barbare de Elisabeth,
18:24une jeune femme de 23 ans,
18:26abattue dans sa voiture
18:27en présence de son bébé de 7 mois.
18:30Le principal suspect est portugais
18:32d'origine capverdienne.
18:34Il était déjà connu de la police et de la justice.
18:37Voyez le sujet de Sarah Fenzare.
18:39C'est après trois jours de traque
18:41et demanda d'arrêt
18:43que le principal suspect du meurtre de Elisabeth,
18:46cette jeune femme de 23 ans,
18:48abattue de sang-froid à bord de sa voiture
18:50sous les yeux de son bébé
18:52est désormais entre les mains de la justice.
18:55Cet homme de 45 ans, né au Portugal,
18:58n'est autre que l'ex-compagnon
18:59de la belle-mère de Elisabeth
19:01qui avait déjà, quelques jours plus tôt,
19:04été mis en cause dans une affaire
19:05de violence intrafamiliale
19:07au sein de la communauté capverdienne.
19:09Il avait été déféré
19:11et placé sous contrôle judiciaire.
19:14Le fugitif,
19:15agent au service des sports
19:17de la ville de Nice,
19:18était en cavale
19:18depuis l'assassinat mercredi dernier.
19:21Le procureur de la République de Nice
19:23a confirmé l'interpellation
19:24via ce communiqué.
19:26Il a été arrêté dans la journée
19:28par le raid et la BRI
19:29sur les hauteurs de Grasse.
19:31Les enquêteurs soupçonnent
19:33qu'il n'ait pas agi seul.
19:34Deux personnes ont été placées
19:36en garde à vue pour l'avoir aidé,
19:38notamment en l'hébergeant
19:40après les faits.
19:41Une information judiciaire
19:43pour meurtre aggravé
19:44est désormais ouverte.
19:45Au-delà de l'horreur du crime,
19:47les enquêteurs cherchent
19:48à comprendre le parcours,
19:50l'entourage et les failles
19:52qui ont permis à cet homme
19:53sous contrôle judiciaire
19:55de passer à l'acte.
19:58Évidemment, le lien n'est pas total
20:01entre l'affaire précédente
20:03et celle-ci.
20:04Mais il y a quand même une chose.
20:06Les OQTF ne sont pas exécutés.
20:08Les assignations à résidence
20:10ne sont pas exécutées.
20:12Les contrôles judiciaires,
20:14visiblement pour cet homme,
20:15n'ont pas été respectés.
20:16Donc là, il y a besoin d'une chose,
20:18c'est la plus grande transparence.
20:20Que devraient faire,
20:21alors peut-être c'est le garde des Sceaux
20:23ou le ministre de l'Intérieur,
20:24c'est-à-dire qu'il faut une enquête flash,
20:26souvent l'expression,
20:27la formule consacrée,
20:28pour savoir s'il y a eu
20:29des failles administratives.
20:30Puisque visiblement,
20:31cet homme, il était déjà connu.
20:33Il était en plus employé
20:33d'une collectivité locale.
20:34Donc il faut faire toute la lumière
20:35sur cette affaire.
20:37Encore une fois,
20:38les Français ont besoin de savoir.
20:40Vous imaginez ce qui est
20:40en train de nous arriver ?
20:42Oui, c'est encore une fois
20:44l'illustration,
20:44c'est ce que je disais tout à l'heure,
20:46l'illustration d'un État bavard
20:47et impuissant
20:48à se saisir des vrais problèmes
20:50et qui, en même temps,
20:51sait se montrer implacable
20:54dans des situations
20:55qui paraissent complètement farfelues.
20:57Et je prends souvent l'exemple
20:58de ces boulangers
20:58qui ont ouvert le 1er mai,
21:00qui ont commis un crime horrible
21:01de vendre des baguettes
21:03et des pains au chocolat,
21:04c'est-à-dire faire leur métier
21:05le 1er mai.
21:06On a réussi à les trouver,
21:07à faire les listes,
21:08à les poursuivre,
21:09à leur mettre des amendes,
21:11à les traîner devant les tribunaux.
21:12Donc les dangereux boulangers,
21:14l'État a su être très dur avec eux.
21:16Et par contre,
21:17les vrais, vrais dangers
21:18pour la société,
21:19des criminels,
21:19des OQTF,
21:20des gens qui ne devraient pas
21:21être libres dans les rues,
21:22eux, on n'arrive pas
21:23à faire respecter.
21:23On va vous répondre,
21:24État de droit,
21:25Aminal Khatni.
21:26Julien Duroux dans l'Oriette,
21:27il me dit,
21:27les agriculteurs,
21:28il a raison,
21:28on est déblindés face aux agriculteurs.
21:30Fort avec les faibles
21:30et faible avec les forts,
21:32c'est toujours la même logique.
21:32saluons aussi le travail du RAID
21:34et de la BRI,
21:35des forces de l'ordre
21:35qui ont interpellé
21:36le principal suspect
21:38très rapidement.
21:39Mais les policiers,
21:40ils le font le job.
21:41Mais ils sont désespérés.
21:42Ils sont désespérés.
21:44Ils se disent,
21:45mais attendez,
21:45mais tous les jours,
21:46on en interpelle.
21:47Vous parlez du narcotrafic,
21:49tous les jours,
21:49on les interpelle.
21:50Et puis 48 heures plus tard,
21:51on le retrouve,
21:52non pas sur le point de deal
21:53qu'on vient de démanteler,
21:54d'ailleurs,
21:55ça a été recensé,
21:55le point de deal démantelé,
21:56mais 150 mètres plus loin.
21:57À côté, oui.
21:58Ils sont désespérés.
22:01Mais ils continuent
22:02et heureusement
22:03qu'ils sont là,
22:04bien sûr,
22:04et saluons leur courage,
22:06ayons une pensée,
22:07évidemment,
22:08pour la famille d'Elizabeth,
22:09pour la famille également
22:11de cette femme de 90 ans
22:14qui a été...
22:14Et de cette policière aussi.
22:17Ça fait beaucoup de femmes
22:18abîmées.
22:19Bien sûr.
22:19Vous savez,
22:19la policière qui a été traînée
22:21sur 140 mètres.
22:22Pierre,
22:23on va parler dans un instant
22:24de...
22:25Vous me dites,
22:26ça fait beaucoup de femmes.
22:26On vit aussi un tournant.
22:29C'est la fin de l'Omerta.
22:30Vous avez des femmes
22:30d'un courage absolu
22:31qui ont perdu leur fille,
22:33leur fils,
22:34qui ont perdu parfois
22:35leur mari
22:35et qui refusent
22:36cette loi du silence
22:37et qui ont pris la parole.
22:39Je pense à Harmonie Comine,
22:40je pense à la maman d'Elias,
22:42je pense à la mère de Matisse.
22:46Et il y en a tant d'autres.
22:46Mais elles ont pris
22:47ces derniers temps la parole
22:48et les choses sont en train,
22:50évidemment,
22:50de bouger.
22:51Il est 20h22,
22:52on revient dans un instant
22:52et on parlera justement
22:53de cet ensauvagement de la société
22:55quand les familles refusent
22:55la loi du silence.
22:57A tout de suite.
22:58Il y avait une belle page.
23:0120h30 sur CNews
23:02pour la suite de l'heure des pros.
23:04Je voudrais qu'on parle d'Elias
23:05il y a un an.
23:06Elias,
23:07jeune homme de 14 ans,
23:09sort de son entraînement
23:10de football
23:11et ne rentrera jamais chez lui.
23:12tué à coups,
23:14non pas de couteau
23:15comme certains médias
23:15voulaient le présenter,
23:17non pas parce qu'il a engagé
23:19une sorte de bras de fer
23:20parce qu'il a refusé
23:21de donner son téléphone
23:23comme le présentait
23:24certaines grandes presses papiers.
23:28Il a été tué
23:29par des lâches
23:30à coups de machettes.
23:32C'était il y a un an.
23:34Depuis un an,
23:35sa mère se bat
23:35pour que justice soit rendue,
23:38pour que toutes les défaillances,
23:39notamment en matière
23:41de justice des mineurs,
23:43que les choses changent.
23:44Je sais que le garde des Sceaux
23:45aujourd'hui
23:46suit très attentivement
23:48le sujet
23:49et la justice des mineurs
23:51doit trouver aujourd'hui
23:53peut-être une nouvelle forme.
23:55Voyez le sujet,
23:56il est signé Célia Barod.
23:58Il est 19h50
23:59lorsqu'Elias et son amie
24:01sortent de leur entraînement
24:02de football.
24:03Ils sont abordés
24:04par deux autres mineurs
24:05domiciliés à proximité du stade,
24:07armés d'une hachette
24:08et d'une machette
24:09ils demandent à Elias
24:10son téléphone.
24:12Puis l'un d'eux
24:12le blesse à la horte
24:13et lui provoque
24:14une importante hémorragie.
24:16L'adolescent de 14 ans
24:17succombe à ses blessures.
24:19Personne n'imagine
24:20qu'il porte une machette
24:21et une hachette.
24:22Caché.
24:23Caché.
24:23En fait,
24:24il ne la voit pas.
24:25Moi, je ne sais pas.
24:26Nous ne savons pas
24:27si Elias a refusé
24:28ou non
24:29de donner son téléphone.
24:30Et en fait,
24:31faire le gars
24:31et rester droit,
24:32ça c'est un acte
24:33de résistance.
24:35Et c'est pour cet acte
24:37de résistance
24:37qu'Elias a été poignardé
24:39à mort.
24:39Multirécidivistes,
24:41les agresseurs d'Elias
24:42n'ont pas respecté
24:43l'interdiction de contact
24:44prononcée à leur rencontre
24:46trois mois avant les faits.
24:47Par exemple,
24:48on relève dans leur parcours
24:49judiciaire au printemps 2023
24:51sept chefs d'infraction
24:53et sept victimes pour l'un,
24:54douze chefs d'infraction
24:55et autant de victimes
24:56pour l'autre.
24:57Sous l'impulsion
24:58de la famille d'Elias,
24:59le ministère de la Justice
25:00a réalisé une mission
25:01d'évaluation.
25:03A la lecture de ce rapport,
25:04Stéphanie Bonhomme
25:05estime que la justice
25:06n'a pas protégé son fils.
25:08C'est vraiment la chronique
25:10d'une mort annoncée.
25:12Les juges des enfants
25:13ont, malgré la dangerosité
25:16montante des deux assassins
25:18d'Elias,
25:19répété la même mesure.
25:21Mise en examen
25:21pour extorsion
25:22avec violence
25:23ayant entraîné la mort
25:24et violence sans incapacité
25:25totale de travail
25:26sur mineurs de 15 ans.
25:28Les deux mises en cause
25:29dans la mort d'Elias
25:30ont été placées
25:30en détention provisoire.
25:32Et 79% des Français
25:34attendent que l'excuse
25:35de minorité
25:36soit suspendue
25:37pour les mineurs
25:38auteurs de crimes graves.
25:40Quel courage !
25:41La mer, bien sûr !
25:42Quelle dignité !
25:44On n'imagine pas
25:46personne ne peut...
25:47Quel pays !
25:48Oui, ne peut imaginer
25:50ce que doit être
25:52la douleur d'un parent
25:53qui perd son enfant
25:54dans ces circonstances.
25:56Et il a fallu
25:57pour cette dame
25:58et pour les siens
25:58en plus
25:59de l'immensité
26:01d'un chagrin
26:02que personne ne peut mesurer
26:03tant qu'on n'a pas vécu
26:04de la même chose.
26:05Affronter aussi
26:06les bavardages
26:07dans le débat public
26:08sur...
26:10Vous savez,
26:10les débats sur machette,
26:12pas machette,
26:13une partie de l'espace médiatique
26:14qui a tenté
26:15de nier
26:16la gravité des faits,
26:18des accusations
26:18qui ont été portées
26:19contre elle
26:20en raison de ce qu'elle disait
26:21ou on expliquait.
26:23C'est comme Claire Géronimo,
26:25c'est comme...
26:25Géronimie.
26:25Géronimie, pardon,
26:26tout un tas d'autres victimes
26:27qu'on accuse
26:29d'être d'extrême droite
26:30parce qu'elles ont
26:31le courage
26:32de poser un certain nombre
26:33de mots.
26:33Elle s'est fait traiter
26:34de populiste.
26:34Mais dans quel pays
26:37on vit ?
26:38Où les femmes
26:38ne peuvent plus
26:39prendre les transports
26:40en commun ?
26:41Où on craint
26:41pour les vieillards ?
26:43On craint
26:43pour les enfants ?
26:44Dans quel pays
26:45on vit ?
26:45Combien de temps
26:46ça va durer ?
26:47Et qui peut prendre
26:48une décision ?
26:49Le drame de ce pays,
26:50en plus,
26:51c'est qu'on est complètement
26:52ensuqué dans l'immobilisme
26:53pendant encore
26:54un an et demi.
26:55Parce que
26:56ce parlement
26:57et ce gouvernement
26:58ne peuvent prendre
26:59aucune mesure
27:00sérieuse
27:01sur ces sujets.
27:02Donc on va être
27:02condamné,
27:04mon cher Eliott,
27:05à revenir
27:05et s'y permettent.
27:06Si vous le trouvez,
27:07je vous le trouvez,
27:08mais vous le trouvez,
27:08mais vous le trouvez,
27:09toutes les heures
27:10perdues
27:10sur le budget,
27:12par exemple,
27:12350 heures de débat
27:14sur le budget
27:15avec des amendements,
27:17avec des taxes.
27:18On vous a fait
27:19des heures d'antenne
27:19sur la taxe Zuckman
27:21et j'en passe,
27:22les étoiles filantes
27:23souvent présentes
27:24dans le service public.
27:25Toutes ces heures perdues,
27:27on aurait pu utiliser
27:28pour régler peut-être
27:30aussi les priorités
27:32des Français.
27:33Alors vous pourrez me répondre,
27:34c'est démago de dire ça,
27:35il faut un budget,
27:36bien évidemment.
27:37Oui, il faut un budget,
27:38mais il ne fallait peut-être
27:38pas celui-là.
27:39Moi, ce que je constate,
27:40c'est que malgré
27:41le courage immense
27:42de la maire d'Elias,
27:43malgré le rapport
27:44qui a été écrit
27:45par l'Inspection Générale
27:46de la Justice,
27:47malgré la colère
27:48des Français,
27:48quasiment rien n'a changé
27:49depuis un an.
27:50La protection
27:51de la jeunesse,
27:54la PJJ,
27:55reste à l'os.
27:56Le politique n'a pas pris
27:57ses responsabilités.
27:58J'attends toujours
27:58la suppression
27:59de l'excuse de minorité,
28:00j'attends toujours
28:00les courtes peines
28:01pour les mineurs délinquants,
28:03j'attends toujours
28:03une vraie politique
28:04de responsabilisation
28:05des parents démissionnaires.
28:07L'éducation nationale,
28:08quant à elle,
28:08n'a toujours pas pris
28:09la mesure du problème
28:10de l'ensauvagement,
28:11non pas de tous les mineurs,
28:12mais de certains profils
28:13de mineurs.
28:14Je rappelle quand même
28:14qu'Elisabeth Borne,
28:15dans le cadre de cette affaire,
28:16avait dit qu'il ne fallait
28:17pas légiférer à chaud,
28:19ce qui était quand même,
28:19pardonnez-moi,
28:20mais lamentable.
28:21Et le système médiatique
28:22dont vous parliez, Amine,
28:22aussi toujours
28:23entre déni et idéologie.
28:25Moi, j'en peux plus
28:25vraiment de cette détergite,
28:27c'est de non-assistance
28:27à générer son danger.
28:29On a des devoirs
28:29envers les vivants,
28:30mais on a aussi des devoirs
28:31envers les morts,
28:32on a des devoirs
28:32envers Elias.
28:33Et un des premiers devoirs
28:34qu'on a envers Elias,
28:35c'est peut-être de faire en sorte
28:36qu'il ne soit pas mort en vain.
28:37Deux observations.
28:39Les deux assassins
28:40meurtriers d'Elias
28:40étaient censés
28:41ne pas pouvoir se rencontrer
28:42sauf qu'ils habitaient
28:43dans le même immeuble.
28:45Donc à un moment donné,
28:46ce genre de mesures,
28:47quand elles ne sont pas
28:48physiquement applicables,
28:50il faudrait réfléchir.
28:51La deuxième chose
28:52sur la suppression
28:53de l'excuse de minorité,
28:54les courtes peines,
28:55tout ça est très bien,
28:56mais il n'y a pas de place.
28:57De toute façon,
28:57il n'y a même pas de place
28:59dans les foyers
28:59pour des enfants
29:01victimes de violences.
29:02On les laisse
29:03au domicile des parents
29:04parce qu'il n'y a plus de place
29:05dans les foyers d'accueil,
29:06de l'aide sociale à l'enfance.
29:08Et quand il y a des enfants
29:09qui sont en effet
29:10des délinquants
29:11ou des mineurs
29:11qui sont délinquants,
29:12il n'y a aucune place
29:13nulle part.
29:14Et on les laisse
29:15entre eux
29:17dans le même immeuble.
29:18Donc, j'allais dire,
29:19c'est le début de tout.
29:21On devait construire
29:21des places de prison,
29:23on devait construire
29:23des places pour accueillir
29:24dans les foyers.
29:25Oui, mais on devait faire
29:26tant de choses.
29:27Mais c'est le dernier mois.
29:28Ce qui a changé,
29:29c'est qu'à l'image,
29:30bien sûr,
29:31du courage
29:31de la maman d'Elias,
29:33dans plusieurs drames,
29:35les familles ont refusé
29:37la loi du silence,
29:39ont refusé
29:40de croire
29:42en certains responsables politiques
29:44qui vous disent
29:45lorsqu'il y a un drame,
29:46ne parlez pas
29:47tout de suite,
29:49vous n'aurez pas
29:50leur haine,
29:52ils n'auront pas
29:53votre haine,
29:54il faut se taire,
29:55il faut attendre
29:57que justice passe.
29:57Ben non,
29:58ils interviennent.
29:59Je pense par exemple
29:59à Harmonie Comine
30:00qui considère
30:01que l'État
30:02a tué son mari.
30:04Donc, voyez le sujet,
30:05il est résumé
30:06par Sarah Varny
30:07et ce sont des femmes
30:08qui prennent la parole,
30:09des femmes là aussi
30:10d'un courage absolu.
30:11Les proches des victimes
30:13prennent leur chagrin
30:14à bras le corps
30:15et libèrent la parole
30:16autour de ces drames.
30:18En novembre dernier,
30:19à Lille,
30:20le jeune Matisse
30:21a été tué
30:21par un conducteur
30:22qui avait consommé
30:23du protoxyde d'azote.
30:25Quelques jours après seulement,
30:27sa mère avait souhaité
30:28prendre la parole.
30:28Ce n'est pas possible
30:29que des mecs comme ça
30:31sortent de prison
30:31et n'y soient pas
30:33ou toutes ces récidives,
30:35ces délinquants.
30:36Autre drame,
30:37le meurtre de Philippine
30:38étudiante
30:39dont le corps a été retrouvé
30:40dans le bois de Boulogne
30:41à Paris en 2024.
30:43Sa mère pointe du doigt
30:44plusieurs dysfonctionnements
30:46et fait part
30:46de son sentiment d'abandon.
30:48Tout ce qu'on avait fait
30:49pendant 24 heures,
30:50on a, comme vous disiez,
30:51on a été seules,
30:53seules, seules.
30:55Mes fils ont vu l'assassin.
30:58Mon cadet lui a parlé.
31:02Il s'est enfui.
31:03Des gens de la battue
31:04l'ont poursuivi.
31:05S'il y avait eu deux policiers,
31:07il l'aurait arrêté.
31:08Un sentiment d'injustice
31:09et une colère
31:10que partage la veuve
31:11d'Éric Comine,
31:12gendarme tué en 2024
31:14à Mougins,
31:14d'un refus d'obtempérer.
31:16Le conducteur avait déjà
31:17dit condamnation
31:18à son casier judiciaire.
31:20La France a tué mon mari.
31:22Pourquoi cet homme
31:23multirécidiviste
31:24peut-il évoluer
31:25en toute liberté ?
31:28Quand est-ce que
31:28nos législatifs
31:29ouvriront réellement les yeux ?
31:31Les familles
31:31et proches des victimes
31:32prennent aujourd'hui
31:33la parole
31:33et réclament des mesures concrètes
31:35afin d'éviter
31:36que de nouveaux drames
31:37se produisent.
31:39C'était important
31:40de donner et de rappeler
31:41aussi le courage
31:42de ces femmes
31:42qui prennent la parole.
31:43Françoise ?
31:44Moi je me rappelle
31:45quand même
31:45il y a quelques années
31:46quand ce père
31:46qui avait perdu sa fille
31:47avait écrit
31:48« Vous n'aurez pas ma haine »
31:50et chacun vit son deuil
31:51comme il le peut.
31:52Il n'y a aucun jugement
31:53de valeur là-dessus.
31:54Tout le monde avait dit
31:55« C'est merveilleux,
31:56c'est formidable, etc. »
31:57Et c'était sans doute
31:58extrêmement courageux
31:59de la part de cet homme
31:59en effet.
32:00Et puis il y a un autre père
32:02qui a dit
32:02« Mais moi je ne peux pas pardonner,
32:04moi je n'excuse pas. »
32:05Et tout de suite
32:07tout le monde
32:08lui est tombé dessus
32:08à bras raccourcis
32:09en disant
32:10« Salaud, fasciste en effet,
32:12bon votre fille est morte
32:14mais ce n'est pas une raison pour,
32:15etc. »
32:15Et c'est là où on voit
32:16qu'il y a en effet
32:17une pression sociale
32:20ou médiatique
32:21sur les familles
32:22pour avoir cette espèce
32:23de discours angélique
32:24qui consiste à dire
32:25« Je ne veux accabler personne
32:27et puis à chaque fois
32:28les criminels
32:29ce n'est pas de leur faute
32:29et peut-être qu'il ne faut pas
32:31se laisser emporter par la haine. »
32:33Alors sans doute
32:33qu'il ne faut pas se laisser
32:34emporter par la haine,
32:35sans doute que le pardon
32:36est une vertu chrétienne,
32:37mais il n'en reste pas moins
32:38qu'accabler les familles
32:39qui sont déjà accablées
32:40en leur disant
32:41« Vous n'avez pas
32:43à vous plaindre
32:43et rentrez dans le rang
32:45et on s'occupe de tout. »
32:46C'est vrai que c'est insupportable.
32:47Alors ça n'arrive pas
32:48à chaque fois.
32:49Vous avez vu par exemple
32:49lorsque Harmonie Comine
32:50prend la parole,
32:52elle est accompagnée
32:53par le maire de Mandelieu,
32:55le maire de Mandelieu
32:56qui un an après
32:57l'a également accompagnée
32:59parce qu'il y a eu
32:59une nouvelle cérémonie d'hommage
33:00et c'est un maire
33:01qui est extrêmement présent
33:02justement pour...
33:04Elle a quand même
33:05été attaquée, Elliot.
33:06Bien sûr.
33:06Elle a été attaquée
33:07parce qu'elle a osé dire
33:08le réel.
33:10Bien sûr qu'elle a été attaquée.
33:12Alors dans ce contexte
33:13et notre fil rouge
33:15c'est la sécurité des Français
33:16dans ce contexte
33:18vous avez dit
33:18c'est éminemment politique
33:19ce qui se passe
33:20du côté de Nice.
33:22Vous savez que Bruno Retailleau
33:23par exemple
33:23il est attaqué
33:24mais violemment
33:25parfois caricaturalement
33:27caricaturé
33:28pardon
33:28par Antoine Léaumant
33:31par exemple
33:31qui expliquait
33:34à bas Retailleau.
33:35Bruno Retailleau
33:35lui a répondu
33:36d'ailleurs
33:36au député
33:37robespierriste
33:39Antoine Léaumant
33:40voilà le nouveau
33:41cri de ralliement
33:42des fascistes
33:43de LFI
33:44c'est comme ça
33:44qu'il présente
33:45les fascistes
33:49de LFI
33:49à Barretailleau
33:50ils sont
33:50le plus grand danger
33:51pour nos valeurs communes
33:52on imagine
33:53le tollé médiatique
33:54si un politique de droite
33:54avait prononcé ses mots
33:55contre un politique de gauche
33:57mais là ça passe
33:58le camp du bien
33:59n'a rien à dire
34:00sur cette violence hallucinante
34:01c'est le cœur du sujet
34:03imaginez
34:04si un député
34:05de l'UDR
34:06du RN
34:07de ce que vous voulez
34:09avait dit
34:11par exemple
34:12à bas Mélenchon
34:13imaginez les réactions
34:15à juste titre
34:17au demeurant
34:17on aurait eu
34:18tout l'espace médiatique
34:20qui aurait dit
34:20vous voyez
34:20c'est un député
34:22c'est un député
34:23d'extrême droite
34:24c'est le retour
34:25des heures sombres
34:25de l'histoire
34:26le bruit des bottes
34:27le fascisme
34:27le nazisme
34:28etc
34:28et les milices
34:30veulent s'en prendre
34:31physiquement
34:31à Jean-Luc Mélenchon
34:33les milices fascistes
34:34et on l'aurait dit
34:35probablement
34:35à juste titre
34:36pourquoi
34:37lorsque c'est un député
34:38d'extrême gauche
34:39qui menace
34:41un responsable politique
34:43de droite
34:43vous avez toute une partie
34:45du système médiatique
34:46et toute une partie
34:46du système politique
34:47qui ne condamne pas
34:48et qui ne trouve rien
34:49à redire
34:49pourquoi ce deux poids
34:51deux mesures en fait
34:52et surtout
34:53qu'il est attaqué
34:53par Antoine Léomant
34:56vous voulez qu'on l'écoute
34:57parce qu'il l'attaque aussi
34:58sur la proposition
34:59de détendre
35:00les jours
35:01dans les centres
35:02de rétention administrative
35:03pour les étrangers délinquants
35:05Pierre Lelouch
35:05Abba Retailleau
35:06on le trouve aussi
35:07si vous regardez
35:07la presse algérienne
35:09j'ai vu
35:10ces derniers jours
35:11avec l'ambassadeur
35:12de Yancourt
35:13des mises en cause
35:14d'une violence
35:15inouïe
35:16avec Abba
35:17oui
35:18le mot Abba Retailleau
35:19nommément accusé
35:20d'eux
35:20etc
35:21donc il y a
35:22plus qu'une complicité
35:25il y a une intimité
35:26de vue
35:27entre ces gens
35:28de LFI
35:29les Algériens
35:30voilà
35:32il faut que le chaos
35:33s'installe en France
35:34mais
35:34la bonne nouvelle
35:36c'est quand même
35:37que les français se réveillent
35:39ces femmes se réveillent
35:40derrière eux
35:41il y a un nombre
35:42innombrable de français
35:43qui n'en peuvent plus
35:44alors
35:4520h42
35:46c'est vrai
35:47que c'était
35:47et on se le disait
35:48en traitant
35:49de tous ces sujets
35:50dramatiques
35:52que c'est une actualité
35:53qui est lourde
35:53et que c'est évidemment
35:55loin d'être
35:56agréable parfois
35:59et on en sort
36:01bien évidemment
36:02bouleversé
36:02mais
36:03c'est tellement important
36:05de donner la parole
36:06aux français
36:06qui sont en souffrance
36:07tellement important
36:08aussi de parler du réel
36:09de ces priorités là
36:11qu'il était
36:12en quelque sorte
36:13de notre devoir
36:14de le faire
36:14on va passer
36:15à un tout autre sujet
36:16plus
36:17on va dire
36:19c'est une respiration
36:20quoique c'est intéressant
36:21on va parler plus léger
36:22me dit Julien
36:23il a entièrement raison
36:24quoique c'est important
36:25parce que c'est pas si léger
36:26que ça
36:26puisqu'on va parler
36:27de la bataille culturelle
36:28avec François Ruffin
36:30François Ruffin
36:32qui rêve
36:32qui rêve
36:33de créer
36:34un puits du fou
36:34de gauche
36:35alors écoutons
36:36François Ruffin
36:38il dit
36:38on a vécu
36:39une sorte de puits du fou
36:40de gauche
36:40d'ailleurs c'est terrible
36:41pour Thomas Joly
36:43qui a fait
36:43la cérémonie des JO
36:44parce qu'il nous expliquait
36:45que ça rassemblait
36:46tout le monde
36:46etc
36:46pour François Ruffin
36:47c'était une cérémonie
36:48de gauche
36:49c'était un puits du fou
36:50ça peut effectivement
36:54s'appeler la fête
36:54de l'humain
36:55le puits du fou de gauche
36:56écoutons François Ruffin
36:58il n'y a pas
36:59de discours politique
37:00sur la culture
37:01ce qui fait que
37:02chaque secteur
37:03travaille bien
37:04chaque acteur
37:05travaille bien localement
37:06mais ça ne porte pas
37:08ça ne contribue pas
37:09à une fierté
37:10ou à un récit national
37:11et on a
37:13le puits du fou
37:15je suis désolé
37:15mais moi il y a
37:15des tas de gens de gauche
37:16de gens qui vont
37:18avec leurs gamins
37:19et ils trouvent ça super
37:19ils passent un moment
37:20formidable et tout ça
37:21et en même temps
37:22il y a des bouts
37:23de leur récit national
37:25qui rentrent
37:25non je ne veux pas ça
37:26je veux qu'on ait
37:28notre récit
37:28qui traite
37:31de l'esclavage
37:32qui traite
37:33de nos pages sombres
37:34et de nos pages
37:35de lumière
37:35et je pense qu'on doit
37:37voilà
37:37porter l'idée
37:39qu'on doit avoir
37:40un puits du fou de gauche
37:41bon allez
37:42je balance sa formule
37:43comme ça
37:43et à mon sens
37:44l'âme de la France
37:45aujourd'hui
37:45va mal
37:46les gens aujourd'hui
37:47quand ils me parlent
37:48ils n'ont pas seulement mal
37:49pour leur fiche de paye
37:50ils ont mal à la France
37:51et dans ce temps-là
37:52se dire qu'on va relever
37:55notre pays
37:56par son âme
37:57c'est aussi
37:58évidemment
37:59par les artistes
38:00et par une politique culturelle
38:02Nicolas De Villiers
38:04quel hommage
38:05Nicolas De Villiers
38:06je lui ai posé la question
38:07ce midi
38:07un puits du chevou
38:08de droite
38:09vous avez
38:10vous êtes le patron
38:11d'un puits du fou de droite
38:12qu'est-ce que ça veut dire
38:13un puits du fou de gauche
38:14réponse de Nicolas De Villiers
38:15d'abord il faut préciser
38:20que le puits du fou
38:20n'est justement
38:21ni de gauche
38:22ni de droite
38:23parce qu'il est universel
38:24c'est-à-dire qu'il
38:25considère
38:26comme François Ruffin
38:27le dit très bien
38:28dans son tweet
38:29ou dans son discours
38:29que nous avons besoin
38:31d'un horizon commun
38:33et donc
38:33nous avons besoin
38:34de souvenirs communs
38:35il n'y a pas
38:36vous savez
38:36dans une famille
38:37la possibilité
38:38d'un ciment familial
38:39si l'on passe son temps
38:40à parler des querelles
38:42qui ont pu exister
38:44dans le passé
38:45on doit d'abord
38:46se tourner
38:47non pas vers les pages sombres
38:48mais on doit tourner
38:48notre regard
38:49vers le passé glorieux
38:51et c'est en cela
38:52en fait que
38:52des hommes politiques
38:54comme M. Ruffin
38:55voudraient catégoriser
38:57le puits du fou
38:58d'un côté
38:58ou d'un autre
38:59je dirais
39:00de l'idéologie
39:02qu'il porte
39:03alors
39:04là j'ai hâte
39:05d'avoir votre avis
39:05même si on va manquer
39:07de temps
39:07Joachim Leflogne
39:07ce qui me frappe
39:09c'est de constater
39:09que la gauche
39:10est passée de l'imaginaire
39:11de la nation
39:11à une entreprise
39:12de déconstruction
39:13de cette même nation
39:14alors même que
39:15le récit national
39:15il faut le rappeler
39:16est né à gauche
39:17sous la troisième république
39:18l'instituteur de la nation
39:19c'était Ernest Lavis
39:20c'était pas un Maurassien
39:22pardonnez-moi
39:22mais quant à François Ruffin
39:24alors j'ai lu
39:24j'ai lu ses propos
39:25j'ai écouté son entretien
39:27dans le détail
39:28il a dit qu'on voulait
39:29qu'il voulait
39:30qu'on parle davantage
39:31des heures sombres
39:32des pages sombres
39:33de la France
39:33mais je sais pas
39:34dans quel monde
39:34il vit
39:35dans quelle réalité
39:36il évolue
39:36ça fait 40 ans
39:37qu'on a vu se développer
39:39une approche
39:39purement pénitentielle
39:40de notre histoire
39:41il a parlé de l'esclavage
39:42comme si nous étions
39:42un pays esclavagiste
39:43oui mais c'est précisément
39:44ce qui est déjà au coeur
39:45de l'enseignement de l'histoire
39:46aussi bien à l'école
39:47qu'à l'université
39:48que dans les médias
39:49jusqu'au sommet de l'état
39:49il faut quand même rappeler
39:50qu'Emmanuel Macron
39:51s'est fait élire
39:51en disant que la France
39:52avait été responsable
39:53de crimes
39:54contre l'humanité
39:55en Algérie
39:55donc moi la question
39:56que je me pose
39:57c'est quand est-ce
39:57qu'on retrouve
39:58la fierté d'être français
39:59je pense que je suis pas le seul
40:00à me la poser dans ce pays
40:01mais c'est pour ça
40:02que le Puy du Fou
40:03explose
40:04mais vous avez raison
40:05puisqu'il y a 3 millions
40:06de spectateurs
40:07chers visiteurs chaque année
40:09c'est un sacré aveu
40:10de la part de la gauche
40:11de rendre hommage
40:13à Philippe de Villiers
40:14en lui disant
40:14voilà vous avez reconstruit
40:15en prenant exemple
40:16sur les chiots
40:16bien sûr
40:16je me conseillerais
40:18juste un mot François
40:20je lui conseillerais
40:21de s'installer
40:22dans la ZAC
40:24vous avez
40:24la ZAC
40:25de Notre-Dame-des-Landes
40:26ça c'est un bon
40:28Puy du Fou
40:28leur Puy du Fou
40:29d'abord un
40:30c'est vrai que
40:30le Puy du Fou de gauche
40:31on l'a vu
40:32avec la soirée
40:33d'inauguration
40:33des Jeux Olympiques
40:34et puis deuxièmement
40:35si l'éducation nationale
40:36n'avait pas supprimé
40:38tous les grands textes
40:39qui font le récit
40:40de notre histoire
40:41à commencer par
40:42Alexandre Dumas
40:43ou sans famille
40:44ou etc.
40:45on a là des récits
40:46qui sont des récits
40:47qui pourraient en effet
40:48trouver toute leur place
40:50mais en effet
40:51on n'incite plus
40:52les enfants à lire
40:53ni Alexandre Dumas
40:54ni la Reine Margaux
40:54ni les Trois Mousquetaires
40:56donc ils ne risquent pas
40:57de connaître
40:58l'histoire de la Saint-Barthélemy
40:59pendant toutes les histoires
41:00de l'esclavage
41:00il y a eu de très bons films
41:01dont un qui s'appelle
41:02Casse Départ
41:03qui est extrêmement drôle
41:04et que je recommande
41:06à tous nos spectateurs
41:06et pour terminer
41:07je rappelle que France Télévisions
41:09au moment de la cérémonie
41:10des Jeux Olympiques
41:11avait publié ce poste
41:13en expliquant
41:14une mise en scène
41:15légendaire
41:16vous avez vu
41:17l'orthographe
41:18de mise en scène
41:19bien sûr
41:19parce qu'après
41:20Thomas Lujoli
41:20nous a expliqué
41:21que ça ne voulait pas
41:22représenter
41:22rien à voir
41:24avec la scène
41:24bien sûr
41:25et pourquoi
41:26je vous montre ça
41:27parce que
41:28alors ça c'est incroyable
41:30c'est un contre son camp
41:31historique
41:32de François Ruffin
41:33qui dit
41:33mais attendez
41:34on a déjà eu
41:35un puits du foot gauche
41:36c'est la cérémonie
41:37des Jeux Olympiques
41:38regardez la déclaration
41:40de François Ruffin
41:41il y a la fête de l'humanité
41:42certains m'ont même dit
41:43France Télévisions
41:44mais c'était de l'humour
41:46bien sûr
41:46c'était de l'humour
41:48c'est des esprits
41:49taquins
41:50ce qu'il
41:51Thomas Lujoli a fait
41:52aux Jeux Olympiques
41:53a constitué en partie
41:54sur une journée
41:55un puits du foot gauche
41:56c'était un moment de fierté
41:58un moment de reconstruction
41:59de la solidarité nationale
42:00qui n'a été
42:01que la parenthèse
42:02d'un été
42:03je précise que
42:04Nicolas Devilliers
42:05invite
42:07il l'a dit
42:08sur notre antenne
42:08ça pourrait avoir son charme
42:09un puits de foot du gauche
42:10avec des pinca-chiens
42:11et des woke à cheveux bleus
42:13se faisant courser
42:14par des islamistes
42:15des chaises
42:15ça pourrait être sympa
42:16et original
42:17des staliniens
42:18des tamboutins
42:19des reconstitution
42:20des gants
42:20des merguez
42:21des bières tièdes
42:23le stand Robespierre
42:24le stand Robespierre
42:25les guillotines
42:26les Khmers rouges
42:27nos amis les Khmers rouges
42:28c'est fini
42:30merci à tous les quatre
42:31c'était
42:31vive Staline
42:32je vous remercie
42:33on a plein d'idées
42:34pour Ruffin
42:34on a des idées
42:38merci à Julien Durot
42:39qui a préparé cette émission
42:41merci à tous les quatre
42:42parce que effectivement
42:43c'est une émission
42:44qui n'était pas simple
42:45puisque les sujets
42:47étaient dramatiques
42:47mais on garde le sourire
42:49on garde l'espérance
42:50et puis
42:50vive le puits du fou
42:52de goûter le droit
42:53évidemment
42:53le ressaisissement
42:55des français
42:56allez
42:56dans un instant
42:57c'est Michel Onfray
42:57et Laurence Ferrat
42:58peut-être qu'il se réveille
43:00pour la réveille
43:01pour la réveiller
43:01pour le soutenir
43:03il y a un très
43:03très important
43:04et pour le soutenir
43:04la réveiller
43:05et pour le soutenir
43:05la réveiller
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