00:00Oui, Hervé Marseille, bonjour.
00:02Vous avez posé une question à Sébastien Lecornu sur cette affaire du 1er mai.
00:08Il vous a répondu en disant, finalement, pourquoi il n'a pas inscrit ce texte à la commission mixte paritaire
00:13?
00:13C'était en quelque sorte parce que le texte avait été, je vais un peu caricaturer, écrit avec les pieds.
00:18En gros, il a dit ça. Il a dit qu'il y avait trop de commerces qui étaient concernés.
00:22Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:23Écoutez, on ne va pas se questionner et se répondre pendant encore 107 ans.
00:28Ça fait un an que cette affaire est posée.
00:32Il y a un an, on a voté ici au Sénat, environ un an environ.
00:40C'était juin 2025.
00:41Oui, et puis la ministre, Madame Vautrin, alors avait répondu, on vous soutient.
00:45On va faire un décret parallèlement, un décret en Conseil d'État, parallèlement à la procédure législative.
00:54Et tout ça va avancer.
00:57Pendant un an, il ne s'est rien passé. C'est ça le sujet. Il ne s'est rien passé.
01:00Bon, alors maintenant, en catastrophe, on dit que le 1er mai approche et donc on va faire quelque chose.
01:05Et puis, vous avez vu l'Assemblée, une fois de plus, avec l'EFI, bruit, fureur, blocage.
01:13Et puis maintenant, tout le monde s'invective.
01:16Je crois que ce qu'il faut surtout, c'est trouver une solution.
01:19Mais là, il n'y aura pas de solution qui va être trouvée d'ici au 1er mai 2026.
01:22Oui, le Premier ministre a ouvert la porte. Il a dit quand même qu'on pouvait peut-être trouver une
01:27solution pour les boulangers et les fleuristes.
01:29D'ici deux semaines.
01:30Si on en reste à l'épure de ces deux professions.
01:34Moi, ça me va bien. Je veux dire, l'essentiel, c'est déjà que dans ces deux professions...
01:39Boulangerie artisanale, fleuriste...
01:41Voilà, et qui sont les principales concernées par cette affaire de 1er mai,
01:45eh bien, ma foi, qu'ils puissent ouvrir tranquillement pour ceux qui le veulent, le 1er mai,
01:52et que, voilà, on sorte de cet impasse.
01:55Vous êtes encore optimiste, on va dire ça comme ça.
01:58Bruno Retailleau qui demande à Yael Brunpivet et à Gérard Larcher de passer par l'article 45 de la Constitution,
02:03de faire inscrire ce texte à l'ordre du jour, enfin à l'ordre du jour,
02:06de le faire passer en commission mixte paritaire. Vous êtes favorable à cette disposition ?
02:11Oui, on peut faire ça.
02:13A ceci près que si les deux présidents d'Assemblée peuvent réunir la CMP,
02:19les conclusions de la CMP, elles, sont à la main du gouvernement.
02:23Donc, vous réglez le problème de la CMP, mais vous ne réglez pas à la suite.
02:27Alors, vous allez me dire, c'est un bras de fer entre le Parlement et le gouvernement.
02:30Mais il faut le tenter ?
02:31Écoutez, on a peut-être autre chose à faire maintenant que de continuer,
02:37à s'énerver sur des sujets comme ceux-là.
02:39Je crois que la France a beaucoup de sujets.
02:42Il faut faire face à la guerre aujourd'hui en Iran,
02:45au problème du détroit d'Ormuz, la cherté de l'énergie.
02:50Donc, vous dites, on peut tourner la page.
02:51On tourne la page du premier mai.
02:52Trouvent une solution.
02:53Tout le monde se met autour de la table.
02:54Moi, ce que je regrette, c'est une fois de plus,
02:56à l'Assemblée nationale, les injonctions,
02:59les objurgations, notamment de LFI,
03:01mais aussi de certains de ses alliés.
03:04Tout ça est pénible.
03:05Et si, comme je l'ai dit au Premier ministre,
03:07tout ça doit durer un an de plus encore,
03:10ça veut dire que pendant un an, il ne se passera rien en France.
03:12C'est ça le sujet.
03:13C'est tragique.
03:14Il vous a répondu en disant, on va faire quand même des choses.
03:16Vous le croyez ?
03:17J'espère, parce que franchement,
03:18est-ce qu'on a les moyens d'attendre un an sans rien faire ?
03:21Il va y avoir un budget.
03:22On va recommencer toutes les palinodies pour le budget ?
03:25Non.
03:26On voit bien qu'il y a des problèmes de vie chère.
03:28On voit bien qu'il y a des problèmes de pouvoir d'achat.
03:30On voit qu'il y a des problèmes de toutes sortes.
03:32On vous sent un peu agacé.
03:33Oui, je suis agacé, parce que je pense qu'on n'a pas les moyens.
03:36Notre pays, les Français, les Françaises,
03:39n'ont pas les moyens de rester dans l'immobilisme
03:41et d'assister à un spectacle aussi navrant.
03:43Je pense que tout ça va mal finir.
03:46Sur le plan électoral, l'année prochaine,
03:48on a une élection majeure, l'élection présidentielle.
03:52Si vous conjuguez l'abstention,
03:55qui est signifiante, qui est significative,
03:57les gens qui ne votent pas, ça veut dire quelque chose.
03:59Avec la résilience vis-à-vis des problèmes de vie chère,
04:03vous vous dites que ce silence et ce désintérêt pour la République,
04:07ça peut alimenter une vraie et grande colère.
04:09Merci beaucoup, Havé Marseille.
04:11Merci d'avoir répondu.
Commentaires