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  • il y a 6 semaines
Le Sénégal revendique de plus en plus sa souveraineté. Pour répondre à cela, le développement de l’ESS est essentiel pour soutenir l’emploi. Simplon Afrique participe à cet objectif. Le Groupe associatif SOS accompagne le développement de l’ESS à l’international. À l’occasion du Sommet de la Mesure d’Impact, Alexandre Lourié et Bouna Kae parlent de la coopération entre les deux organismes.

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00:00...
00:08Notre édition spéciale continue, on est toujours au Palais d'Iéna,
00:10ici au CESE, le sommet de la mesure d'impact.
00:14On parle coopération internationale avec Alexandre Lourier, bonjour.
00:17Bonjour.
00:18Directeur général de l'action internationale du groupe SOS,
00:21qui est quoi ? Co-organisateur de ce sommet.
00:24Exactement.
00:24Voilà. Et Bounakan, bonjour.
00:26Heureux de vous accueillir. Vous êtes le directeur de Saint-Plon Afrique.
00:29Tiens, on va commencer par quelques questions de présentation.
00:32Saint-Plon, c'est quoi ? Saint-Plon Afrique ?
00:33Alors, Saint-Plon, c'est un organisme de formation.
00:36On est une organisation de l'économie sociale et solidaire.
00:40Et on forme des personnes vulnérables et on essaie de les insérer dans les entreprises,
00:45soit en emploi ou en auto-emploi.
00:48En gros, l'idée, c'est d'aller chercher des personnes, des demandeurs d'emploi,
00:51des personnes vulnérables, les former, les accompagner
00:53et leur proposer des solutions d'insertion professionnelle.
00:56En quelques mots, le groupe SOS, et peut-être son action internationale,
00:59parce que le groupe SOS, on en a souvent parlé dans nos émissions,
01:03mais c'est quoi l'action internationale du groupe ?
01:05Le groupe SOS, personne ne le sait, mais il est présent dans 50 pays.
01:10Et donc, dans 50 pays, on a des activités, notamment de reforestation,
01:15des milliers d'hectares de mangroves en Indonésie ou au Cameroun,
01:19avec Planète Urgence, des activités d'insertion.
01:22On a une ferme bio d'insertion en Roumanie ou un restaurant d'application à Casablanca,
01:26ou encore des activités, notamment avec Saint-Plon,
01:29de formation pro de jeunes dans nos pays d'intervention.
01:33Donc en fait, en France, on est très opérateur d'établissements,
01:36médico-sociaux notamment, 200 maisons de retraite inclusives.
01:40Mais à l'étranger, on s'applique plutôt à faire en sorte
01:43qu'il y ait des milliers de groupes SOS qui émergent dans tous les pays du monde.
01:46L'économie sociale et solidaire, Bounacan, qu'est-ce que ça représente au Sénégal aujourd'hui ?
01:51Pour la société civile, pour le gouvernement, c'est un levier stratégique ?
01:56C'est devenu un levier stratégique ?
01:58Tout à fait, c'est devenu un levier stratégique dans le sens où ça ne vous a pas échappé aujourd
02:03'hui
02:03que le nouveau régime du Sénégal revendique cette souveraineté.
02:07Et quand on parle de souveraineté, l'économie sociale et solidaire a un grand rôle à jouer
02:12en termes de création d'emplois, en termes de développement de modèles économiques alternatifs.
02:18Et de ce point de vue-là, effectivement, c'est devenu un choix stratégique
02:21et pour le gouvernement et pour la société civile que nous nous sommes.
02:24Et nous proposons des projets pour aider justement à trouver des modèles d'insertion durables pour nos jeunes.
02:31Vous savez que le Sénégal, à l'image de l'Afrique, a une population très jeune.
02:34Et il faut trouver des solutions à tous ces jeunes-là.
02:37Et c'est ce qu'on est en train de faire avec nos partenaires et nos gouvernements.
02:40Et ça prend même une forme de communication puisque cette année 2026, c'est l'année de l'ESS au
02:49Sénégal.
02:49Qu'est-ce que ça peut changer d'une manière générale ?
02:52Mais peut-être aussi pour vous, pour Saint-Plon, qu'est-ce que vous en attendez
02:54quand on met à ce point le projecteur dans un pays sur l'économie sociale et solidaire ?
02:59Oui, alors vous savez qu'au Sénégal, aujourd'hui, le gouvernement a des grosses ambitions sur l'emploi des jeunes.
03:07Et aujourd'hui, il y a en moyenne 300 000 jeunes au Sénégal qui portent des entreprises diplômées.
03:15Mais on sait très bien également que la structuration du marché du travail du Sénégal ne peut pas absorber tous
03:19ces jeunes-là.
03:20Donc il faut absolument trouver des alternatifs.
03:23Et l'économie sociale et solidaire, grâce à la formation, peut accompagner ces politiques publiques-là.
03:29Et c'est pour ça que le gouvernement a déclaré 2026, année de l'économie sociale et solidaire, pour en
03:34profiter.
03:35Et moi, je pense qu'il faudrait passer de j'ai mon diplôme, je cherche un emploi,
03:40ou j'ai mon diplôme, je crée mon activité.
03:42Et je pense que c'est sur ça qu'on essaie de travailler, pour donner des opportunités à cette jeunesse
03:47-là.
03:47Alors vous nous l'avez dit, Alexandre Louriez, vous travaillez sur des projets communs avec Saint-Plon,
03:53notamment au Sénégal.
03:56Alors sur quel projet ? On va rentrer dans le détail, tiens, pour bien comprendre ce que vous faites
03:59et comment vous pouvez travailler ensemble. Sur quel projet ?
04:01Je vais rebondir sur ce que vient de dire Bouna sur le Sénégal.
04:06Il y a à peu près un job formel pour 10 jeunes qui rejoignent le marché de l'emploi au
04:11Sénégal.
04:12À l'échelle de l'Afrique, il y a 12 millions de jeunes chaque année qui arrivent sur le marché
04:16de l'emploi.
04:16Il n'y a que 3 millions de jobs formels. Donc 12 millions de jeunes, 3 millions de jobs formels.
04:20Ça veut dire que...
04:21Chaque année.
04:22Chaque année. On parle en milliards quand on se projette à horizon 2050.
04:27Il y aura un terrien sur trois qui sera africain à la fin du siècle.
04:30Donc si on ne traite pas cette question de la jeunesse, à travers le prisme de nouvelles formes d'emploi,
04:36on n'est pas prêt d'y arriver.
04:37Donc ce qui se passe, comme l'expliquait Bouna, c'est que trouver un job formel,
04:41c'est très important, mais ça ne suffit pas.
04:44Donc on permet à ces jeunes de créer leur propre activité économique,
04:49de créer leur propre boîte formelle en bénéficiant de filets de sécurité,
04:53parce que l'économie informelle, il n'y a pas les filets de sécurité derrière les jeunes.
04:58Et on leur permet surtout d'aller vers des compétences d'avenir.
05:01Le projet qu'on porte, c'est sur l'inclusion financière,
05:03pouvoir utiliser des applications de mobile money que tout le monde a dans sa poche.
05:06Ça, ça permet de créer des jobs d'avenir pour les jeunes.
05:10Alors quel rôle le groupe SOS joue auprès de vous sur ces projets ?
05:14Comment ça fonctionne ce partenariat ?
05:16Alors je pense que la collaboration entre le groupe SOS et Saint-Plan est venue tout naturellement.
05:20Et elle est venue aussi parce qu'on a constaté qu'aujourd'hui, il faut qu'on se réinvente.
05:26Il faut que les ONG se réinventent avec le nouveau modèle économique.
05:29Et donc on s'est dit, au lieu de travailler en silo, au lieu de monter des projets,
05:33on essaie de bâtir des écosystèmes.
05:34Et aujourd'hui, on a une expérience hyper concrète qu'on mène au Sénégal et au Cameroun
05:39sur un projet appelé, qui est nommé Finance for All,
05:43où nous, on forme sur des compétences digitales.
05:45Et le groupe SOS, via sa filiale PPI, forme sur l'éducation financière.
05:51Et aujourd'hui, on est en train de mettre en place une plateforme,
05:53une plateforme pour permettre aux femmes du Sénégal de pouvoir comparer, par exemple,
05:57les microcrédits, histoire de mieux les protéger et de leur dire,
06:00« Écoutez, il y a des différences entre les crédits, les sensibiliser pour qu'elles puissent en profiter pleinement. »
06:05Et derrière, dans la mise en œuvre de leurs projets, qu'elles puissent avoir des compétences digitales.
06:10Et c'est ce que SINPLON fait.
06:11Ça veut dire que c'est la création de sa propre entreprise qui est en jeu à chaque fois ?
06:18C'est ça les histoires humaines que vous nous racontez en fait ?
06:20Tout à fait. C'est des belles histoires que nous racontons.
06:22On en a raconté pendant quasiment 10 ans sur le placement en entreprise.
06:27On voit maintenant, comme a dit Alexandre tout à l'heure, comment le marché de l'emploi est sature.
06:31Et là, on est en train d'essayer de raconter des belles histoires sur « j'ai créé mon entreprise,
06:34j'ai été accompagné et j'ai réussi ».
06:36Et pour les femmes, parce qu'on a parlé beaucoup des jeunes, qu'est-ce que ça change de pouvoir
06:41créer son entreprise ?
06:43Pour les femmes, qu'est-ce que ça change de pouvoir créer son entreprise comme levier d'inclusion, d'intégration
06:50à la société ?
06:50Ça change depuis toujours.
06:51C'est-à-dire que je crois qu'il y a une femme africaine sur quatre qui est entrepreneuse.
06:57Elles n'ont pas attendu qu'on invente des projets d'inclusion financière.
07:01Elles n'ont pas attendu SOS et SINPLON.
07:02Non, certainement pas.
07:02Je pense que dans beaucoup de cas, c'est elles qui tiennent les cordons de la bourse,
07:06les finances du ménage, les outils financiers, la stabilité des revenus, etc.
07:12En fait, je crois qu'il n'existe pas de projet de renforcement d'entrepreneurs,
07:16de micro-entrepreneurs ou d'incubateurs locaux qui n'est pas une action en faveur des femmes,
07:21de facto, puisqu'elles sont de grandes entrepreneuses et qu'elles font partie, pour nous,
07:26de la majorité des bénéficiaires de nos projets d'accompagnement.
07:30Moi, je viens d'une commune qui s'appelle Poutre, qui est à 50 kilomètres de Dakar.
07:35Mais l'économie locale est complètement tenue par les femmes.
07:38Elles sont dans des groupements.
07:39C'est vrai qu'elles ne sont pas formalisées et ça, c'est un vrai enjeu.
07:42Et d'ailleurs, j'appelle le gouvernement.
07:44Si on a dit aujourd'hui que l'année 2026 est l'année de l'économie sociale et solidaire,
07:47on devrait penser aussi à formaliser ces femmes-là, à mieux les accompagner,
07:51à leur permettre d'aller pouvoir chercher des financements, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
07:56Il y a des dizaines et des dizaines de groupements de femmes dans ma commune
08:00qui tiennent l'économie locale et qui mènent des activités génératrices de revenus
08:04et qui gagneraient à accompagner compte tenu de leur valeur ajoutée dans l'économie locale.
08:10Oui, parce qu'il y a un effet domino après pour toute l'économie.
08:14Et évidemment, on parle de finance.
08:15Vous venez d'évoquer cette question.
08:17Alexandre Lourier, la finance à impact, elle est évidemment au cœur de beaucoup de projets internationaux.
08:23Comment on peut mobiliser davantage d'investissements vers ce dont on parle là,
08:29c'est-à-dire cette économie sociale et solidaire ?
08:31Alors, il y a la théorie et la pratique.
08:34En théorie, la finance est un marteau.
08:38On peut détruire beaucoup avec ou fabriquer des maisons.
08:41Et en théorie, on veut le mobiliser, ce marteau.
08:44L'économie sociale et solidaire, les investissements solidaires.
08:47L'ONU l'a promu dans une résolution en 2023.
08:50En 2023, en France, on est beaucoup à pousser ça.
08:53J'ai remis un rapport au ministre en charge il y a trois ans.
08:56En Afrique, il y a le forum africain de l'ESS qui le promeut à Dakar d'ailleurs cette année
09:00en juillet.
09:01Tout le monde le reconnaît.
09:02Dans la vraie vie, qu'est-ce qui se passe ?
09:04Dans la vraie vie, de la même manière que les femmes entrepreneuses du village de Buna,
09:08elles restent dans une activité qui n'est pas formalisée,
09:11c'est qu'on ne va pas toujours jusqu'au dernier kilomètre.
09:14Et en fait, les masses financières qui sont mobilisées en théorie pour le développement,
09:20elles ont du mal à aller aux petites entrepreneuses, aux micro-entrepreneurs, aux petits producteurs.
09:24Je vous donne un exemple.
09:26Notre filiale Pulse à Madagascar accompagne la filière vanille.
09:30C'est des milliards et des milliards le marché de la vanille.
09:32C'est le yaourt que vous avez mangé ce matin.
09:34Mais au tout début de la chaîne, c'est des tout petits producteurs qui ne sont parfois pas formalisés,
09:40que nous, depuis 10 ans, on aide à se structurer dans une sorte de coopérative qui crée un pot commun
09:44et qui, une fois réunis, ont un pouvoir de négociation un peu plus important par rapport à ceux qui fabriquent
09:49vos yaourts.
09:50Et donc en fait, ce qu'il faut faire, c'est souvent ce dernier kilomètre que les grands programmes financiers
09:55ne font pas.
09:56Et ce que je peux constater, parce que je suis un éternel impatient,
10:00c'est que quand on propose des outils de structuration financière et d'investissement dédiés aux plus petits,
10:07ça ne marche pas souvent avec les grands institutionnels.
10:09Et il faut souvent des acteurs qui prennent des risques et qui s'improvisent financiers.
10:13Nous, le groupe LSS, on a commencé comme incubateur à l'étranger.
10:16Maintenant, on finance directement des projets.
10:18On est devenu un acteur de la finance parce que personne ne le faisait.
10:21Oui. Bon, je n'ai pas eu le temps de manger un yaourt ce matin.
10:23Je commençais très, très tôt. J'ai mangé un pain au chocolat à l'arrache dans ma voiture.
10:27C'est l'histoire de vous raconter un peu ma vie.
10:29La filière cacao aussi, attention.
10:31Elle est très importante.
10:32Bounakan, puisqu'on parle finance, on va redevenir un peu sérieux.
10:36Est-ce que vous voyez, vous, des lacunes ou des réformes ?
10:40Qu'est-ce qu'on pourrait améliorer pour que ces financements aillent vers les entrepreneurs sociaux au Sénégal ?
10:47Alors aujourd'hui au Sénégal, c'est simple.
10:49Il y a énormément de projets que nous, on voit sur le terrain,
10:52mais qui ne seront jamais financés.
10:54Pourquoi ? Parce que tout simplement, ces entrepreneurs et leurs modèles ne cochent pas les cases.
10:58Les cases de la banque, les banques classiques ne financent pas.
11:01Parce qu'il y a un très faible taux de bancarisation.
11:05Les entrepreneurs sociaux n'ont pas de garantie.
11:08Donc de l'autre côté, les banques ne veulent pas prendre de risque.
11:10C'est ça qu'il faut réformer.
11:11Il faut aujourd'hui procéder à la mise en place de mécanismes hybrides de financement
11:16qui vont allier un peu de subvention, un peu de garantie de la part de l'État.
11:21Et de ce point de vue-là, quand même, le Sénégal est en avance.
11:23Je ne le dis pas parce que je suis Sénégalais, mais c'est la réalité.
11:25On a aujourd'hui des fonds de garantie.
11:27On a le fonds de financement de la formation professionnelle.
11:30On a la délégation à l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes.
11:34Tous ces dispositifs-là devraient travailler à mieux protéger les entrepreneurs
11:37et à leur permettre d'accéder aux crédits.
11:39Sous quelle forme ? C'est à voir.
11:41Effectivement, moi, je ne traite pas la pierre à une banque qui dit
11:43« je ne te prête pas parce que je n'ai pas de garantie ».
11:45Mais c'est à l'État sénégalais aujourd'hui de travailler à mettre en place ces garanties-là
11:49pour permettre aux entrepreneurs sociaux d'arriver à des crédits
11:53et puis d'essayer un peu de travailler aussi sur la fiscalité.
11:58La fiscalité, elle est très lourde.
12:01Elle est vue comme très lourde.
12:02Moi, je dirige une entreprise sociale, mais je croule sous la TVA.
12:07Je croule sous la TVA alors que tout ce que j'ai fait est d'utilité publique.
12:10Donc aujourd'hui, je pense aussi que le gouvernement devrait travailler
12:13à alléger un peu la fiscalité auprès de ces entrepreneurs sociaux-là.
12:16Un dernier mot, Alexandre Lourier.
12:18Ce qui compte vraiment, c'est le thème de cette journée.
12:22C'est vrai qu'on voit beaucoup d'associations qui parlent d'assèchement de leur financement.
12:27Ça veut dire qu'il faut prioriser les projets ?
12:30Faire des choix plus difficiles ?
12:33Les chiffres sont sortis il y a quelques jours.
12:35L'aide publique au développement, elle a baissé de 25% l'an dernier.
12:39Si on zoome sur les entreprises sociales et les ONG,
12:41en réalité, c'est plus de la moitié des financements qui ont disparu.
12:44Donc si je le dis autrement, les ONG internationales et les entreprises sociales internationales,
12:49la moitié va faire faillite en trois ans.
12:52Sauf si elles changent un peu de modèle.
12:54Sauf si les ONG assument de devenir un peu plus des entreprises sociales.
12:58Et ce qui est très complexe, c'est que le ROI, il est énorme pour la puissance publique.
13:03Quand on aide à créer des points de PIB d'économie informelle,
13:08on crée des emplois, des cotisations, des recettes fiscales pour l'État, etc.
13:11Mais ce qui est très dur, c'est de mesurer ce qu'on ne quantifie pas en euros.
13:14Comment on mesure d'avoir confiance en soi, de rendre fière sa famille,
13:18d'avoir un territoire un peu plus paisible ?
13:20Ça, ce n'est pas facile à mesurer.
13:22Merci beaucoup.
13:23Merci à tous les deux.
13:24A bientôt sur Bsmart4Chain.
13:26C'est la fin de ce Smart Impact dédié au sommet de la mesure d'impact
13:30depuis le Palais d'Iena à Paris.
13:33A très vite.
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