Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 minutes
Édouard Philippe, maire du Havre, ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle, détaille son programme pour 2027. Il souhaite notamment "utiliser à nouveau l'outil référendaire", par exemple pour une réforme des retraites. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-jeudi-28-mai-2026-5446683

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Dans le grand entretien, nous recevons donc ce matin le maire du Havre, candidat à l'élection présidentielle.
00:06Avec vos questions, évidemment, vos remarques, chers auditeurs au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France.
00:13Bonjour Edouard Philippe.
00:14Bonjour.
00:15Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter.
00:17Alors qu'à moins d'un an de l'élection présidentielle, la campagne s'accélère,
00:21Gabriel Attal est lui aussi candidat désormais.
00:24Quelles sont vos différences ?
00:25On en parlera, on prendra aussi des nouvelles de votre projet massif.
00:29Je mets des guillemets qui se fait toujours attendre.
00:32Mais d'abord, Edouard Philippe, vous êtes rentré hier d'un séjour à Kiev, en Ukraine.
00:37Vous avez rencontré le président Zelensky.
00:38Vous dites vouloir inscrire l'Ukraine comme un des grands sujets de la campagne présidentielle.
00:44Est-ce que les Français peuvent encore l'entendre ?
00:47Après tant d'années de guerre, est-ce que vous pensez vraiment pouvoir les convaincre que ça reste un sujet
00:52capital ?
00:53C'est un sujet capital.
00:55Je pense que tout le monde en France et probablement tout le monde en Ukraine préférait que ce sujet soit
01:00derrière nous.
01:01Préférait qu'on arrive, qu'on revienne à une paix qui permette à l'Ukraine de vivre souverainement.
01:06Mais la vérité, c'est que là-bas, c'est encore la guerre.
01:09Il y a une ligne de front où les combats sont acharnés et au-delà de la ligne de front,
01:14il y a des bombardements, il y a des missiles, il y a des drones et il y a des
01:18morts.
01:19Et donc la guerre est encore et manifestement pour quelque temps aux frontières de l'Europe.
01:27Et je pense que personne en Europe, et donc personne en France, ne peut se désintéresser de ce qui se
01:33passe à notre frontière extérieure parce que c'est un élément important de notre sécurité.
01:37Vous voyez, Edouard Philippe, que pour la première fois en février dernier, moins d'un Français sur deux était favorable
01:42à un soutien à l'Ukraine.
01:43Vous avez des formations politiques, que vous allez d'ailleurs affronter à l'occasion de l'élection présidentielle, qui disent
01:47que s'il faut faire des économies, il faut commencer sur l'aide à l'Ukraine.
01:50Quand on demande, comme vous, des économies importantes, certains vont vous dire qu'il faut commencer sur l'aide militaire
01:57qu'on donne aux soldats ukrainiens.
01:59Je ne recommande pas de faire des économies sur notre sécurité dans un monde dangereux.
02:03Non, mais vraiment pas.
02:04D'ailleurs, quand j'étais Premier ministre, et depuis, la France a consacré plus de moyens à sa défense.
02:10Et je pense que vu la dangerosité du monde, elle a bien fait.
02:14Ce qui se passe en Ukraine, c'est à la fois une question de principe et une question d'intérêt.
02:19C'est une question de principe.
02:20L'Ukraine, c'est un pays libre, souverain, agressé par la Russie, qui rentre sur son territoire par la force
02:26et qui veut la soumettre à sa volonté.
02:28Il y a une question de principe.
02:29Est-ce qu'un pays libre, souverain, en l'occurrence une démocratie probablement imparfaite, c'est vrai,
02:34mais enfin une démocratie qui veut se rapprocher de l'Europe, peut être agressée et conquise par la Russie ?
02:39Première question de principe.
02:40Moi, je considère que la France, elle est dans son rôle, elle est dans sa voix lorsqu'elle dit que
02:44ça n'est pas acceptable
02:45et lorsqu'elle aide un pays à défendre sa liberté et sa souveraineté.
02:48Et puis, il y a une deuxième question.
02:50Au-delà de la question de principe, c'est une question d'intérêt.
02:53Est-ce que l'Europe a intérêt ou non à soutenir l'Ukraine ?
02:56La vérité, c'est que la volonté de puissance russe, telle qu'elle s'exprime, avec un recours à la
03:01force,
03:02a notamment pour objectif, ce n'est pas son seul objectif, mais a notamment pour objectif de fragiliser l'Europe.
03:06Plus l'Europe est faible, plus l'Europe est inquiète, plus l'Europe est soumise, mieux Moscou se porte.
03:12Et donc, je pense qu'il est dans notre intérêt de montrer que nous sommes un bloc uni et que
03:16nous sommes capables d'aider nos alliés,
03:18nos cousins, en l'occurrence nos frères ukrainiens, à se défendre.
03:21Alors, vous parlez d'affaiblir l'Europe, c'est la volonté de Moscou.
03:24On a justement une enquête du Monde qui souligne l'influence d'une propagandiste du Kremlin,
03:28Xenia Fedorova, ancienne patronne de RT France, aujourd'hui chroniqueuse sur CNews,
03:32sans contradiction, sans transparence sur son pédigré.
03:36Cette même Xenia Fedorova dit à votre sujet,
03:39la visite d'Edouard Philippe à Kiev envoie un message bizarre, puisqu'il faudrait dialoguer avec la Russie.
03:44Est-ce que ce n'est pas un peu paradoxal de faire de l'Ukraine un sujet existentiel,
03:49quand on laisse en France exprimer ce genre de propos venus tout droit de Moscou ?
03:54J'ai entendu les propos de cette dame que je ne connais pas.
03:57Je ne sais pas si c'est un message bizarre, mais ce que je sais, c'est que je suis
04:00allé à Kiev,
04:00alors que Moscou disait « Aucun diplomate ne doit rester en Ukraine,
04:04aucun étranger ne doit être à Kiev parce que nous allons bombarder ».
04:07Franchement, n'inversons pas les rôles.
04:09Moi, j'ai été donné un message de soutien et d'engagement personnel et politique.
04:13Mais qu'est-ce que vous pensez de la présence large de cette personne sur une antenne qui est très
04:21regardée ?
04:21Le message bizarre, me semble-t-il, c'est plutôt ce qu'elle relaie.
04:25Ensuite, je ne la connais pas, et moi je suis totalement en faveur de la liberté d'expression,
04:30quels que soient les médias qui s'expriment.
04:32Ça ne veut pas dire que je suis toujours d'accord avec, mais je n'ai pas de problème avec
04:35ça.
04:35J'observe néanmoins que cette dame, qui n'est pas ressortissante française,
04:40s'exprime, qui n'est pas journaliste d'ailleurs non plus, je crois, qui n'a pas de carte de
04:43presse,
04:44s'exprime de façon très récurrente, en effet, sur un certain nombre de médias français,
04:49dont les propriétaires sont d'ailleurs parfois extrêmement soucieux d'expliquer que l'immigration, ça suffit.
04:55Elle a une carte de séjour et elle vient parler en France en s'exprimant en général contre le gouvernement
05:00ou contre la position française, et en se faisant le relais, à dessein ou non, des positions russes.
05:06Je trouve ça curieux, et je les ai trouvés, je les ai trouvés plus...
05:12J'ai trouvé ces médias plus promptes à défendre l'intérêt de la France dans d'autres occasions.
05:16Mais juste, Edouard Philippe, poursuivre la logique, puisque vous parlez de sa carte de séjour,
05:19ça veut dire qu'il faudrait, quoi qu'elle s'en aille, qu'elle quitte la France ?
05:22Je n'ai pas dit ça, je trouve que...
05:24Une OQTF ?
05:25Non, je trouve que les étrangers qui sont accueillis sur le territoire national,
05:30et qui vivent dans un pays de grande liberté d'expression,
05:33où ils peuvent même critiquer le gouvernement qui les accueille,
05:35et le pays qui les accueille,
05:37je trouve que, encore une fois, les propriétaires de ces news,
05:41et du JD News, et de je ne sais quels organes de presse dans lesquels s'exprime cette dame,
05:46sont souvent beaucoup plus durs,
05:48et beaucoup plus exigeants avec la présence sur le sol d'étrangers en France.
05:54Ça, c'est une critique en règle, notamment des médias possédés par Vincent Bolloré.
05:58Est-ce que vous en tirerez des conclusions personnelles en disant,
06:00moi, comme je vois effectivement cette dame, Ksenia Fedorova,
06:03qui est officielle à l'antenne, je n'irai pas sur ces news,
06:05je ne donnerai pas d'interviews aux médias qui lui donnent la parole ?
06:09Écoutez, je dois avouer que je ne regarde jamais ces news.
06:15Mais là, ce n'est pas regarder, c'est participer à des interviews.
06:17Et il ne vous aura pas échappé que j'y vais rarement.
06:21Je ne renonce pas à aller sur un média en disant,
06:24j'irai sur tous les médias pendant la campagne pour exprimer ce que je pense.
06:27Mais après, les gens prennent leur responsabilité, encore une fois.
06:31Et il est clair que relayer à Paris les positions de la Russie,
06:37c'est critiquer la position de la France.
06:39Eh bien moi, je considère que la position de la France sur l'Ukraine,
06:42elle est bonne.
06:43Et je veux la défendre, et je veux la poursuivre.
06:45Un tout dernier mot sur le sujet, Edouard Philippe,
06:46en octobre dernier, en pleine crise politique,
06:48vous aviez appelé Emmanuel Macron à démissionner
06:50pour qu'une présidentielle anticipée soit organisée.
06:52Quand on voit ce chaos du monde que vous décrivez,
06:55en Ukraine, on pourrait aussi parler de ce qui se passe en Iran,
06:57est-ce que vous ne vous dites pas, avec le recul,
06:59face à cette instabilité mondiale ?
07:00Heureusement qu'en France, il y a de la stabilité.
07:03Est-ce que vous regrettez ces propos ?
07:04On aurait pu aussi dire qu'un président nouvellement élu,
07:08avec une majorité stable, aurait pu mettre en place
07:10un certain nombre de réformes dont nous avons besoin.
07:12Ce n'est pas le scénario le plus plausible.
07:13C'est ce que vous dites.
07:15Mais je pense encore une fois que quand la clé de voûte
07:17des institutions met en danger les institutions,
07:19et en tout cas provoque leur instabilité permanente
07:22pendant trois ans, il est utile d'en tirer les conséquences.
07:25J'ai dit ce que je pensais.
07:27Je n'avais aucun doute sur le fait que ce que je disais
07:30ne serait pas suivi d'effet s'agissant du président de la République.
07:34Aujourd'hui, la question est sérieuse.
07:35Moi, je soutiens le président de la République
07:36quand il dit des choses que je crois justes.
07:38Je le soutiens totalement dans l'actualisation
07:40qu'il a fait de la doctrine nucléaire française.
07:42Son discours qu'il a prononcé à Brest
07:43est un remarquable discours.
07:44Mais sur ces propos, Edouard,
07:45vous voyez bien que ça vous parle.
07:46Mais vous voyez bien que vous avez aussi dit...
07:48Attendez, attendez, attendez.
07:49Vous avez aussi dit...
07:50Lorsqu'il dit des choses que j'estime justes,
07:53je le soutiens.
07:54Quand il se fait des erreurs,
07:55et des erreurs qui me paraissent mettre en danger
07:57la stabilité des institutions,
07:58je le dis aussi.
07:59Mais est-ce que vous ne regrettez pas
08:00d'être passé pour peut-être un responsable politique
08:04avec une forme d'hypocrisie
08:05qui dit je ne dois rien à Emmanuel Macron,
08:06qui demande à ce qu'il s'en aille,
08:08alors même que vous lui devez beaucoup ?
08:10Monsieur Duhamel,
08:10je ne regretterai jamais
08:12de dire des choses que je pense.
08:14Très bien.
08:14Edouard Philippe,
08:16ça ne vous a pas échappé ?
08:17La France vit un épisode de chaleur,
08:20de canicule précoce, inédit.
08:23Vous, qui avez été le Premier ministre,
08:25qui a abandonné la taxe carbone,
08:27l'idée de mettre en place une taxe carbone,
08:29qui a vu son ministre de l'écologie,
08:30Nicolas Hulot,
08:32démissionner ici même,
08:33en direct à la radio.
08:35Est-ce que vous vous dites
08:36que vous avez du retard à rattraper
08:38sur cette question de l'écologie,
08:40du changement climatique ?
08:41Je pense que la France a du retard à rattraper.
08:44Elle avance.
08:45C'est difficile de le dire aujourd'hui,
08:47parce qu'aujourd'hui,
08:47on est confronté à un événement climatique
08:49qui donne le sentiment qu'on n'est pas prêt,
08:50et du reste,
08:51on a encore beaucoup de travail à faire.
08:52Mais elle avance.
08:53Ne dites pas...
08:54Est-ce que ça fera l'objet
08:55de mesures massives dans votre programme ?
08:58Je vais vous répondre,
08:59en plus, je vais vous répondre
09:00parce que je pense que le sujet
09:01que vous évoquez,
09:02c'est un sujet qui est extrêmement important.
09:03Nous avons avancé.
09:04La France ne parle pas de moi.
09:06La France a avancé.
09:07On a réduit nos émissions de CO2.
09:08On a lancé des plans d'adaptation.
09:10Il se passe des choses.
09:11Regardez toutes les villes en France.
09:12Elles ont lancé des plans d'adaptation
09:13à la transformation climatique.
09:15Il se passe des choses dans notre pays.
09:17Nous avançons.
09:18Est-ce que nous avançons assez vite
09:20pour faire face à une transformation aussi massive ?
09:24Probablement pas.
09:25Probablement pas.
09:25Je veux bien l'entendre.
09:27Donc, il est clair que nous devons avancer.
09:29Il est clair que l'enjeu
09:30de la transformation climatique,
09:31de l'adaptation à cette transformation climatique,
09:33est un enjeu politique qu'on ne peut pas nier.
09:36J'observe, dans le spectre politique
09:38tel qu'il s'exprime aujourd'hui,
09:39que vous avez, d'un côté,
09:41à la droite extrême,
09:42des gens qui continuent à être climato-sceptiques,
09:45qui continuent à expliquer que non,
09:46vraiment, c'est vraiment pas un sujet.
09:47On a déjà vu ça.
09:48Vous avez des gens qui continuent,
09:50soit très fermement,
09:51soit indirectement,
09:52à nier la réalité du problème.
09:54Et vous avez, à l'extrême gauche,
09:55à LFI,
09:55des gens qui disent
09:56« Il y a un énorme problème,
09:57mais vous inquiétez pas,
09:58si on est élu,
09:59on arrête le nucléaire. »
10:01Il n'y a pas de solution sans le nucléaire
10:02pour lutter face à la transformation climatique.
10:04Il n'y en a pas.
10:04Et d'ailleurs, j'observe que,
10:05dans les pays proches de la France,
10:06qui s'étaient engagés,
10:08à mon avis,
10:09à mauvais escient,
10:10dans cette voie,
10:10je pense par exemple à la Belgique,
10:12on est revenus en arrière,
10:13parce que nécessité fait loi.
10:14Donc, le plan d'électrification avancé,
10:16ça me convient ?
10:17Ce sujet est un sujet
10:19qu'on ne peut pas méconnaître.
10:21C'est un sujet important.
10:22J'en ferai un enjeu majeur
10:23dans la campagne.
10:24Nous devons impérativement
10:25décarboner notre production d'énergie
10:26et nous devons,
10:28dans le même temps,
10:30lancer un grand plan d'adaptation
10:31partout.
10:32Et ça mérira de la dépense publique.
10:34L'État.
10:34Ça justifiera de la dépense publique.
10:36Et de la dépense privée.
10:36Un grand plan d'adaptation.
10:38Permettez-moi juste
10:39de vous donner un exemple.
10:40Les grands discours sont bien,
10:41les exemples sont toujours mieux.
10:42Je suis maire d'une ville,
10:44le Havre,
10:45qui a 168 000 habitants.
10:46La moitié des habitants
10:47de la ville du Havre
10:48vivent dans ce qu'on appelle
10:49la ville basse,
10:50c'est-à-dire la ville
10:50qui se trouve au niveau de la mer.
10:52Dans les plans d'urbanisme,
10:55il est inscrit d'ores et déjà
10:56la possibilité d'une submersion littorale
10:59à l'horizon 2100.
11:00Vous allez me dire 2100,
11:02j'aurais 130 ans en 2100,
11:03je ne serais probablement plus là.
11:04Mais lorsque vous êtes
11:05un responsable politique,
11:07votre fonction,
11:08ce n'est pas simplement
11:09de penser à l'urgence,
11:11c'est de penser à demain,
11:12voire à après-demain,
11:12à vos enfants
11:13et aux enfants de vos enfants.
11:15Si on n'adapte pas
11:16nos villes littorales
11:17à la transformation climatique,
11:19on s'expose
11:20dans 30 ans,
11:21dans 40 ans
11:21à des déconvenus majeurs.
11:23Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui
11:24pour adapter ça ?
11:25C'est bien de faire du droit,
11:26c'est bien de dire
11:26on va limiter la densité
11:28à tel ou tel endroit.
11:29Mais on doit penser aussi
11:30des investissements,
11:32on doit penser
11:32des outils de protection,
11:33on doit penser
11:34de la recherche technologique
11:35pour veiller
11:36à protéger nos villes.
11:37Donc,
11:37le sujet est extrêmement sérieux,
11:39je le traiterai
11:40complètement,
11:41sérieusement
11:42et très loin des postures
11:43qui nient d'un côté
11:44au Rassemblement national
11:45ou qui ne boucle pas
11:47du côté de LFI.
11:48Sur les postures
11:49et les propositions,
11:50avant de parler politique,
11:52on devrait juste
11:53essayer de comprendre
11:53ce qui se passerait
11:54dans les jours
11:56qui suivraient
11:56votre éventuel
11:57arrivée à l'Elysée
11:58puisque là encore
11:58vous avez esquissé
11:59ce à quoi ça pourrait ressembler,
12:00vous avez donc évoqué
12:01une dissolution,
12:01ça c'est logique,
12:02pour avoir tenté
12:03d'avoir une majorité,
12:03puis des référendums
12:04et notamment sur les retraites.
12:06Alors là,
12:07Edouard Philippe,
12:07il faut clarifier ce point
12:08parce que si vous faites
12:09un référendum sur les retraites
12:10après avoir été élu,
12:12ça veut dire que
12:12si vous perdez ce référendum,
12:13il n'y a pas de réforme
12:14des retraites pendant 5 ans.
12:16Le sujet que j'évoque,
12:18c'est qu'est-ce qui se passe
12:19dans une campagne électorale
12:21pour répondre à l'équation,
12:23qui est l'équation
12:23dont je ne suis pas sûr
12:24qu'elle sera l'équation
12:24présidentielle de 2027,
12:26mais enfin,
12:26qui a été l'équation présidentielle
12:27en 22, en 17 et en 2002,
12:28c'est-à-dire une victoire
12:30d'un candidat
12:30contre l'extrême droite
12:31grâce à un rassemblement
12:33de voix qui ne sont pas unanimes,
12:34c'est le moins qu'on puisse dire,
12:35et qui sont même franchement opposées
12:37au premier tour.
12:38Il me semble
12:39qu'une bonne façon
12:40de ne pas donner le sentiment
12:42de piéger les électeurs
12:44qui, au deuxième tour,
12:44font le choix
12:45de celui ou de celle
12:47qui lutte contre l'extrême droite,
12:49c'est de leur laisser
12:50la possibilité
12:51de s'exprimer
12:51sur un certain nombre
12:52de choses importantes.
12:52Donc vous faites campagne
12:53sur des propositions,
12:53vous ne prenez pas ça
12:54comme une sorte de mandat
12:55et vous leur reposez la question
12:56un mois après.
12:57Et donc je pense
12:58que dans le système
12:59actuel politique,
13:00avec les blocages
13:01de la société française,
13:03il est impératif
13:04de réutiliser,
13:05d'utiliser à nouveau
13:06l'outil référendaire.
13:07Et je propose
13:08de profiter
13:09de l'élection législative
13:10qui se tiendra
13:11mécaniquement
13:12après l'élection présidentielle.
13:13Et si vous perdez
13:13sur les retraites,
13:14Edouard Philippe ?
13:14Parce que vous vous expliquez
13:15que c'est la réforme cardinale
13:17pour faire des économies.
13:18Si vous perdez,
13:19comment est-ce que vous faites
13:19ces économies-là ?
13:20Et donc,
13:21et je termine,
13:22je vais répondre à votre question.
13:23Je suis désolé,
13:24mais j'ai besoin
13:24d'un petit peu plus de temps
13:25que vous pour répondre.
13:26C'est comme ça.
13:27Et donc je considère
13:28qu'il peut être utile
13:29après l'élection présidentielle,
13:31au moment législatif
13:31ou quelques mois après,
13:33de proposer aux Français
13:34de trancher des questions
13:35par référendum.
13:36Une des questions
13:36que je crois nécessaires
13:37de trancher,
13:38c'est la question
13:38de la règle d'or.
13:39Qu'est-ce que c'est
13:40la règle d'or ?
13:41C'est l'idée d'inscrire
13:41dans la Constitution
13:42une contrainte
13:43qui s'applique
13:43au gouvernement
13:44et au Parlement
13:46pour voter les budgets
13:47en équilibre
13:48ou pour revenir à l'équilibre.
13:49Ça fait 52 ans.
13:50Oui, mais là,
13:50vous vous échappez
13:51des retraites.
13:52Parce que d'abord,
13:52moi, j'aimerais bien savoir
13:53quelle est la question
13:54que vous poseriez
13:54dans un référendum
13:56sur les retraites.
13:57Je souhaiterais
13:59que l'on puisse faire
13:59un référendum
14:00sur la règle d'or.
14:01Sur la question
14:02des retraites,
14:03on verra
14:04comment est-ce que
14:04la campagne présidentielle
14:06se déroule.
14:07Ah, donc c'est plus sûr
14:08de faire un référendum ?
14:09Je vous ai dit
14:09que j'en ferais un
14:10sur la règle d'or.
14:11Vous avez dit en mars
14:12en meeting à Lille
14:13que je ferais un référendum
14:14sur les retraites.
14:14Et que je peux ensuite
14:17dans le courant
14:18soit de la législative
14:19qui viendra
14:19soit après
14:21poser aux Français
14:22une question.
14:23Alors, vous savez,
14:24on ne pose pas
14:24des questions au référendum,
14:25on propose un texte de loi.
14:28sur des orientations
14:29pour ou contre ?
14:30Ce sera ce que je proposerai
14:31aux Français
14:32en matière de retraite.
14:33Et ce sera
14:34inspiré de l'idée
14:35qu'il faut
14:36mettre en place
14:37un peu de capitalisation
14:38obligatoire,
14:39probablement travailler
14:40plus longtemps
14:40et peut-être pas
14:42de façon uniforme
14:43tout le monde
14:43dans les mêmes conditions
14:44jusqu'à 67 ans
14:45mais tous
14:46un peu plus longtemps.
14:47Mais vous avez vu,
14:47juste Edouard Philippe,
14:48ce 67 ans,
14:48il vous colle à la peau
14:49depuis une interview
14:50où vous vous donnez à Challenge
14:51en disant
14:51ça pourrait être 65, 66, 67.
14:53Tous vos opposants disent
14:54Edouard Philippe,
14:54c'est la retraite à 67 ans.
14:56Est-ce qu'Edouard Philippe,
14:58c'est la réforme des retraites
14:59à 67 ans ?
15:00Non, M. Duhamel,
15:02d'abord que les opposants
15:04me critiquent
15:05ou caricaturent
15:06des positions
15:06que j'ai pu prendre,
15:07c'est parfaitement naturel.
15:09Ce que je dis,
15:10ce que j'assume,
15:11parce que je crois que c'est vrai
15:12alors même que je sais
15:12que c'est impopulaire,
15:13c'est que si nous voulons
15:14préserver notre modèle social
15:15et préserver notre modèle
15:16de financement des retraites
15:17compte tenu de notre négographie,
15:18nous allons devoir
15:19travailler plus longtemps.
15:20Oui,
15:21nous allons devoir
15:22travailler plus longtemps.
15:23Et ce n'est pas très agréable
15:23à entendre,
15:24je le sais,
15:25mais nous allons devoir
15:25travailler plus longtemps.
15:26Est-ce que nous allons tous
15:27devoir travailler plus longtemps
15:28dans les mêmes conditions ?
15:29Non,
15:29parce que dans le monde du travail,
15:30il y a des gens comme vous,
15:32comme moi,
15:33comme beaucoup d'autres
15:33qui ont une façon
15:34de s'organiser dans leur travail,
15:36une liberté d'organisation
15:36dans leur travail
15:37ou qui trouvent un sens
15:38dans leur travail
15:38qui fait que le travail
15:39est moins dur pour eux.
15:40Tout ça ne dit pas
15:40si un âge légal à 67 ans
15:42fait partie de vos plans.
15:43Il faudra qu'il y ait un âge légal
15:44parce qu'il y a une contrainte
15:45collective qu'il faut tenir.
15:46Je ne crois pas du tout
15:47au système dans lequel
15:47on renvoie à chacun
15:49la possibilité d'équilibrer
15:50collectivement le système.
15:51On vit dans un système
15:52de solidarité.
15:53Il faut donc l'équilibrer
15:54et je considère que oui,
15:56il va falloir accepter l'idée
15:57qu'on travaille
15:57un peu plus longtemps
15:59et que chacun travaille
16:00un peu plus longtemps.
16:00Et ensuite,
16:01on peut parfaitement
16:02prendre en compte
16:02les cas spécifiques,
16:03les retraites,
16:04les carrières longues
16:05évidemment
16:05ou les différents types
16:07de travail.
16:07Je vous donne un exemple
16:08là encore
16:08puisque c'est vous
16:09qui m'avez branché
16:10sur le sujet
16:10et c'est un sujet important.
16:12Il n'y a pas très longtemps,
16:12j'étais dans le Finistère
16:14et dans le Finistère,
16:15j'ai été visiter
16:16une entreprise.
16:17Le job des gens
16:17qui bossent là-bas,
16:18c'est de découper
16:19des filets de sardines
16:19et de les mettre
16:20dans des boîtes de conserve.
16:21En général,
16:22ce sont des femmes,
16:23elles travaillent debout
16:23dans l'humidité,
16:24dans le froid
16:26et franchement,
16:27c'est un job dur.
16:28Alors,
16:28il ne faut pas aller leur expliquer
16:29la valeur travail.
16:31Je sais très bien
16:31que ce job-là,
16:32il est difficile
16:33et il y en a beaucoup d'autres.
16:34Donc,
16:35je sais très bien
16:35que quand on subit
16:36l'organisation du travail
16:37et qu'on n'est pas
16:37dans sa propre organisation
16:38du travail,
16:39c'est plus difficile.
16:40Et donc,
16:40on doit tenir compte de ça
16:41dans une réforme
16:42qui nécessairement
16:44pour équilibrer le système
16:44verra tout le monde
16:45travailler un peu plus.
16:46Edouard Philippe,
16:46on va citer l'un de vos amis
16:48ce matin
16:49pour essayer de comprendre
16:51un peu mieux
16:51comment vous fonctionnez
16:52dans cette campagne.
16:53C'est Gérald Darmanin
16:54qui dit que vous êtes
16:55le mieux placé
16:56en vue de 2027
16:57qui dit aussi
16:58qu'il faudrait
16:59que vous puissiez montrer
17:00votre envie
17:01d'être président.
17:02Ça veut dire que
17:03de ce point de vue-là,
17:04ça pêche un peu ?
17:05Vous êtes trop discret ?
17:06Écoutez,
17:07je suis comme je suis.
17:08J'écoute toujours
17:08avec beaucoup d'attention
17:09ce que disent mes amis
17:10et j'écoute même souvent
17:11avec beaucoup d'attention
17:11ce que disent les gens
17:12qui ne m'aiment pas.
17:14Mais je suis comme je suis.
17:17Je ne me serais pas engagé
17:18il y a longtemps
17:19quand j'ai créé
17:20le parti Horizon
17:21en 2021
17:22dans cette aventure collective
17:23si je n'étais pas
17:25fondamentalement déterminé.
17:26Alors,
17:26il y a plusieurs façons
17:27de dire qu'on est déterminé.
17:28On peut s'énerver,
17:29on peut...
17:29Monter sur les tables
17:30comme vous le disiez
17:32au sujet de Gabriel Attal
17:33qui vous a répondu
17:34en disant lui aussi
17:34je suis comme ça,
17:35je suis comme je suis.
17:36Très bien, très bien.
17:37Bizarre cette histoire de table
17:38quand même.
17:38Pourquoi c'est bizarre ?
17:40Il y a Gabriel
17:41qui veut monter sur la table
17:43il y a Bruno Retailleau
17:44qui veut la renverser
17:45il va falloir qu'il se parle
17:45parce que s'il le faut
17:46en même temps
17:46il y en a un
17:46qui va se faire mal.
17:47Donc moi,
17:48je suis assez convaincu
17:49qu'on est comme on est
17:51en tout cas moi
17:52je suis comme je suis
17:52mais je suis extrêmement déterminé.
17:54J'aime faire les campagnes.
17:57J'aime les campagnes électorales
17:58et j'ai envie de gagner
17:59cette élection présidentielle
18:01et j'ai envie de proposer
18:02très exactement aux Français
18:03le programme
18:04qui est le mien.
18:05Et c'est ça
18:05qui fera la différence.
18:06Édouard Philippe
18:07quand Gérald Darmanin
18:07qui l'est encore
18:08on ne peut pas le suspecter
18:09d'être malveillant
18:10à votre égard
18:10il dit
18:11il faut qu'il montre
18:11qu'il est en vie.
18:12Est-ce qu'à un moment donné
18:13sous la 5ème République
18:14quand on veut être président
18:14de la République
18:16il ne faut pas montrer
18:16un peu plus
18:17peut-être de grinta
18:19vous ironisez sur Gabriel Attel
18:21qui dit
18:21je veux monter sur la table
18:22mais est-ce qu'à un moment donné
18:23je n'y enise pas
18:24il a tout à fait le droit
18:24de le dire
18:25c'est parce que je n'y enise
18:26absolument pas.
18:27Et peut-être aussi
18:28quand on voit d'ailleurs
18:28des sondages
18:29où vous perdez
18:29quelques points
18:30vous êtes au coude à coude
18:31dans un dernier sondage
18:32avec Jean-Luc Mélenchon
18:32est-ce que ce n'est pas la preuve
18:33peut-être que les Français
18:34ils attendent de vous
18:35plus d'engagement
18:36peut-être d'être plus vocal
18:39et qu'ils prennent peut-être ça
18:40comme une forme de nonchalance ?
18:42Écoutez
18:42je suis heureux
18:45de vous entendre dire
18:46que je pourrais être regardé
18:47comme nonchalant
18:47en général
18:48on explique que
18:49au contraire
18:50je suis soit trop concentré
18:51je vais vous dire
18:53on va faire une campagne
18:54qui va durer 11 mois
18:56elle va être longue
18:57il y aura beaucoup de rebondissements
18:58il y aura beaucoup de moments
18:59où on va pouvoir parler au français
19:00dans des formats totalement différents
19:02moi je vais la faire pleinement
19:03je vais la faire à mon rythme
19:05et personne ne me dit
19:05que d'abord à mon rythme
19:06ni mes amis
19:07ni mes adversaires
19:08Donc vous ne serez pas
19:09Édouard Balladur ?
19:12Je pense qu'Édouard Balladur
19:14ne serait pas heureux
19:14de la comparaison
19:16et je ne crois pas non
19:17je crois qu'on est assez différents
19:18Et Édouard Philippe
19:19pour simplement s'arrêter
19:21une seconde sur la compétition
19:21Moi vous savez M. Duhamel
19:22je suis moi
19:23Oui ça ne nous a pas échappé
19:25Les autres c'est déjà pris
19:26je crois que c'est Oscar Wilde
19:27qui disait ça
19:28il vaut mieux être soi-même
19:29parce que les autres
19:29c'est déjà pris
19:30Donc je suis moi
19:31avec mes qualités
19:33avec mes défauts
19:34avec les choses que j'ai apprises
19:35Et sans table
19:37Et je vais continuer
19:38à être moi
19:39C'est-à-dire à dire des choses
19:41que je crois importantes
19:42même lorsqu'elles ne sont pas populaires
19:44C'est-à-dire à parcourir le pays
19:46parfois sans caméra
19:47Alors évidemment ça se voit moins
19:49Souvent sans caméra
19:50Ça fait trois ans que je parcours le pays
19:51préfecture, sous-préfecture
19:52sans caméra
19:53Pourquoi ?
19:54Parce que vous savez quoi ?
19:54Quand il n'y a pas de caméra
19:55vous parlez beaucoup mieux au français
19:56Et vous les écoutez beaucoup mieux
19:58J'en suis convaincu
19:59Donc je vais continuer
20:00à faire campagne
20:01comme je fais
20:02Et à la fin
20:03je pense que les français
20:06Je ne suis pas sûr
20:07que les français
20:09Ça compte
20:10l'hypercommunication
20:11dans le monde
20:12dans lequel on vit
20:13Mais je pense que les français
20:15En tout cas c'est ce que j'ai vu
20:16au Havre
20:16à chaque fois que j'ai fait campagne
20:18Ils aiment aussi une forme
20:19d'authenticité
20:20y compris avec des défauts
20:21Bon ça on comprend que ça veut dire
20:22que d'autres sont moins authentiques
20:24et moins sincères
20:24D'un mot Edouard Philippe
20:25sur cet espace politique
20:27et le bloc central
20:27Gabriel Attal est donc candidat
20:29Qu'est-ce que vous dites
20:30et je lui ai posé la question
20:31il y a deux jours
20:32à un auditeur qui ce matin nous écoute
20:33qui peut avoir des sympathies
20:35pour cet espace politique
20:36dit macroniste
20:37si tant est que vous le soyez encore
20:38et qui ne sait pas
20:39pour qui voter entre vous deux
20:40Je lui dis que c'est pas grave
20:41il a encore 11 mois
20:43Je lui dis qu'il faut écouter
20:44Il y a des différences entre vous ou pas ?
20:45Il y en a évidemment
20:46C'est quoi par exemple ?
20:48On a du mal à les voir
20:49Eh ben moi je pense que les gens les verront
20:51Ils verront des choses
20:52qui peuvent être similaires
20:53Ils verront des différences
20:53Ils verront des points
20:54sur lesquels je suis d'accord
20:55avec monsieur Retailleau
20:55et ils verront des grosses différences
20:57Mais c'est quoi les différences ?
20:58Mais c'est des différences sur le fond
20:59et puis peut-être des différences de style
21:00Mais vous verrez bien dans les programmes
21:02La campagne elle a commencé
21:03Elle a commencé
21:05J'ai proposé un plan
21:06en matière de lutte contre le narcotrafic
21:08Oui
21:09Gabriel Attal dit à peu de choses près
21:10la même chose
21:11Et Bruno Retailleau aussi
21:12Ah je suis pas sûr
21:14Sur l'état d'urgence
21:15sur le narcotrafic
21:15Eh ben tant mieux
21:16Parce que moi je l'ai dit en décembre
21:17Et là je l'ai développé
21:20S'inspirer de ce qui est fait
21:21contre le terrorisme
21:23Lutter contre les consommations
21:25Et accepter l'idée
21:26de lutter contre les consommations
21:27et contre les lieux de consommation
21:29Moi ça m'intéresse
21:30d'entendre tout le monde
21:30s'exprimer sur ce sujet
21:32Et un grand plan d'infrastructures
21:34portuaire
21:34Et pourquoi vous avez autant de mal
21:35à dire ce qui vous caractérise
21:36et ce qui vous singularise
21:37par rapport aux autres ?
21:38Parce que je n'ai pas
21:40Une campagne électorale
21:41c'est pas exprimer
21:43la différenciation qu'on a
21:44avec tel ou tel
21:45C'est exprimer ce qu'on veut faire
21:46Donc moi je vais dire
21:47ce que je veux faire
21:49Puis je vais dire qui je suis
21:50Ça c'est naturel
21:50Et puis les français
21:51se feront un avis
21:52On n'est pas là pour
21:54Vos auditeurs
21:55c'est des auditeurs
21:57qui sont exigeants
21:58qui sont responsables
21:59qui écoutent
22:00les propos de chacun
22:01et qui se font un avis
22:02Ils n'ont pas besoin
22:03de savoir
22:03quelle différence je vois moi
22:04L'important
22:05c'est ce qu'ils voient eux
22:06C'est ce qu'ils pensent eux
22:08Et on peut quand même
22:09considérer que le débat public
22:11il repose sur le bon sens
22:12des français
22:13et sur leurs raisons
22:13Un dernier mot
22:14Vous inquiétez pas
22:15pour l'exprimer
22:15Un dernier mot
22:16Je rappelle que le parquet
22:17national financier
22:17a ouvert une information
22:18judiciaire pour des soupçons
22:20de détournement de fonds publics
22:21favoritisme
22:21prise illégale d'intérêts
22:22concussion au Havre
22:23C'est une de vos anciennes collaboratrices
22:26qui dénonce
22:26un possible conflit d'intérêts
22:28sur un marché conclu
22:29entre la mairie
22:30et une association
22:31dirigée par l'une
22:33de vos anciennes adjointes
22:34On a connu
22:35ces derniers temps
22:36des campagnes présidentielles
22:38heurtées par des affaires judiciaires
22:40Si vous étiez mis en examen
22:42est-ce que ça vous empocherait
22:43d'aller au bout de cette campagne ?
22:45Dans cette histoire
22:45très technique
22:46qui en est fait
22:46par l'énonciation
22:48d'une ancienne
22:50directrice générale
22:51adjointe
22:52des services
22:52de la communauté urbaine du Havre
22:53Dans cette affaire très technique
22:55je vous propose de retenir
22:56trois principes simples
22:57Le premier
22:57c'est que je n'ai pas enfreint la loi
22:59et je suis innocent
23:00et que je tiens à le dire
23:02Le deuxième
23:03c'est que je me suis tenu
23:04et je me tiendrai
23:05à la disposition de la justice
23:07pour répondre à toutes les questions
23:08qui se poseront
23:08Alors vraiment
23:09je l'ai fait
23:11je continuerai à le faire
23:12je suis
23:13La troisième
23:14troisième principe
23:15c'est que je suis candidat
23:16à l'élection présidentielle
23:17et aucune décision
23:18non définitive de justice
23:20ne m'empêchera
23:20Donc une mise en examen
23:21ne vous empêchera pas
23:21aucune décision
23:22non définitive de justice
23:23ne m'empêchera
23:24d'être candidat à l'élection présidentielle
23:25Merci Edouard Philippe
23:26Merci beaucoup
23:26Merci d'avoir été au micro d'Inter ce matin
23:28Sous-titrage Société Radio-Canada
23:28Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations