- il y a 7 semaines
Mettez vous d'accord avec Benjamin Cauchy, Giulia Acha, Arnaud Benedetti et Sophie De Menthon
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NewsTranscription
00:00:00L'A64 entre Toulouse et Bayonne, détracteur également sur l'A9 au niveau de Narbonne.
00:00:05Une colère face à la politique du gouvernement contre la dermatose nodulaire contagieuse,
00:00:09mais aussi contre l'accord de libre-échange avec les pays de Mercosur.
00:00:13Le bilan s'alourdit après l'explosion en début de semaine dans l'Ain.
00:00:16Un troisième corps a été retrouvé dans les décombres hier soir à Trévoux.
00:00:19C'est une femme qui est décédée.
00:00:21Deux petits garçons de 3 et 5 ans ont également perdu la vie dans cette explosion
00:00:24à quelques dizaines de kilomètres au nord de Lyon.
00:00:26La gauche devrait s'unir à Paris pour le premier tour des élections municipales.
00:00:31Un accord doit être conclu aujourd'hui entre le Parti Socialiste, le Parti Communiste,
00:00:35les écologistes et places publiques, liste qui devrait être menée par Emmanuel Grégoire.
00:00:40L'Union Européenne fait marche arrière sur le tout électrique.
00:00:43Elle renonce finalement à l'interdiction de vendre des voitures neuves à moteur essence ou diesel dès 2035.
00:00:49Les constructeurs devront tout de même réduire de 90% les émissions de CO2 de leur vente par rapport au niveau de 2021
00:00:55et compenser les 10% d'émissions restantes.
00:00:59Après des semaines de procès-réponses, demain pour Frédéric Péchier,
00:01:03la cour d'assises du Doubs va rendre son verdict dans la matinée.
00:01:06L'ancienne anesthésiste est jugée depuis début septembre à Besançon
00:01:09pour 30 empoisonnements de patients en bloc opératoire, dont 12 mortels.
00:01:13Une peine de réclusion criminelle à perpétuité a été requise la semaine dernière.
00:01:17On connaît les dates des soldes d'hiver 2026.
00:01:20Elles se dérouleront du mercredi 7 janvier au mardi 3 février
00:01:23dans la majorité des départements métropolitains ou encore en Martinique, en Guyane et à Mayotte.
00:01:28Les professionnels qui espèrent faire mieux en 2026 après des résultats compliqués cette année.
00:01:33Et puis Avatar 3 sort au cinéma aujourd'hui, troisième volet de la saga de James Cameron.
00:01:38Un budget de 400 millions de dollars et une durée de 3h15 pour ce tout dernier film.
00:01:43Les deux premiers ont déjà rapporté plus de 5 milliards de dollars.
00:01:47Très bonne journée.
00:01:49Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:01:54C'est la France, vient de dire Sophie de Menton.
00:01:57Et effectivement, ce sera un peu le thème de l'émission, c'est la France.
00:02:00La France impuissante face à de nombreux sujets.
00:02:05La France impuissante face aux réseaux sociaux.
00:02:08La France impuissante face au trafic de drogue.
00:02:11La France impuissante face aux OQTF.
00:02:14Et puis, peut-être que la France est en train de devenir impuissante face aux agriculteurs
00:02:21avec cette mobilisation qui se poursuit.
00:02:23Sophie, vous êtes là et on vous entend.
00:02:25Chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique.
00:02:28Vous avez publié Réussir, c'est possible aux éditions Fayard.
00:02:31C'est un cadeau de Noël possible, potentiel.
00:02:35Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne.
00:02:37Vous avez publié aux Portes du Pouvoir, RN, l'inéluctable victoire, point d'interrogation
00:02:42aux éditions Michel Laffont.
00:02:43C'est un cadeau de Noël aussi.
00:02:44Julia Hachat, vous êtes conseillère municipale à Kingerheim.
00:02:48Kingersheim.
00:02:49Kingersheim.
00:02:50Je suis désolée.
00:02:51Il va falloir qu'on se y mette.
00:02:52C'est dans le Haut-Rhin.
00:02:54Voilà, c'est dans le Haut-Rhin.
00:02:55Et Benjamin Cochy, bonjour, chef d'entreprise.
00:02:58Merci d'être avec nous.
00:03:00Donc oui, la mobilisation se poursuit.
00:03:02Emmanuel Macron, hier, qui a évoqué un faux coup d'État annoncé sur les réseaux sociaux
00:03:08et qui a raconté son impuissance face à Ameta.
00:03:13Et puis, on va peut-être commencer avec ça.
00:03:17On va évidemment parler de nos agriculteurs dans un instant parce que la mobilisation continue.
00:03:220826 300 300.
00:03:24Vous êtes nombreux à nous appeler tous les matins.
00:03:27Est-ce que vous continuez de soutenir les agriculteurs ?
00:03:30Vous avez vu que la mobilisation s'étend.
00:03:33Le gouvernement Sébastien Lecornu qui est monté au créneau.
00:03:38Donc soutenez-vous cette mobilisation.
00:03:39Et puis, les réseaux sociaux avec Emmanuel Macron, hier, qui a raconté cette histoire.
00:03:47Écoutez.
00:03:48Dimanche, on m'envoie, depuis l'étranger, un de mes collègues africains, pour tout vous dire.
00:03:52Un message Facebook.
00:03:54Et il me dit, cher Président, qu'est-ce qui se passe chez vous ?
00:03:56Je suis très inquiet.
00:03:57On envoie un message Facebook.
00:03:58Crise agricole, etc.
00:03:59On envoie une journaliste qui est à côté de l'Elysée, etc., qui dit, il y a eu un coup d'État en France, un colonel a pris le pouvoir, etc.
00:04:06Alors nous, ça nous fait marrer.
00:04:0812 millions de vues.
00:04:0912 millions.
00:04:10Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
00:04:1212 millions.
00:04:15On en est à 20 millions ce matin.
00:04:18Écoutez, allez voir.
00:04:19Enfin, je ne sais pas s'il faut aller la voir, cette vidéo.
00:04:21Mais écoutez, c'est généré par de l'intelligence artificielle.
00:04:24Écoutez.
00:04:25À l'heure actuelle, les informations non officielles évoquent bien un coup d'État en France, dirigé par un colonel dont l'identité n'a pas été révélée et la possible chute du président Emmanuel Macron.
00:04:34Mais les autorités n'ont publié aucun communiqué clair.
00:04:37Nous continuerons à vous informer.
00:04:39Voilà.
00:04:39Et la réponse, Emmanuel Macron qui raconte comment il a contacté lui-même Facebook et la réponse qu'il a obtenue.
00:04:48Réponse de Facebook.
00:04:49Ça ne contrevient pas à nos règles d'utilisation.
00:04:53Refus de retrait.
00:04:54Donc, je suis pour un débat libre ouvert, mais ces gens-là se moquent de nous.
00:04:59Ils se foutent de la sérénité des débats publics.
00:05:01Ils se moquent de la souveraineté des démocraties.
00:05:04Et donc, ils nous mettent en danger.
00:05:06C'est pour ça qu'il faut réussir.
00:05:07Quand on a, et il ne faut pas du tout que ce soit le fait du prince, avec une procédure votée par le législateur,
00:05:13mais au niveau français et européen, quand on a des contenus manifestement faux qui mettent en danger la sécurité publique par des fausses informations qui déstabilisent,
00:05:22il faut pouvoir les faire retirer.
00:05:23Alors, je m'adresse à nos auditeurs.
00:05:25Je ne sais pas si vous avez entendu cette affaire.
00:05:28Effectivement, la réponse, Emmanuel Macron dit, c'est moi qui ai appelé.
00:05:31Et on m'a dit non, il n'y a aucun problème.
00:05:33Donc, la question, c'est est-ce qu'Emmanuel Macron doit quitter tous ses réseaux sociaux ?
00:05:37Est-ce qu'il doit quitter X lui-même pour donner l'exemple ?
00:05:40Sophie, comment vous réagissez ?
00:05:41C'est vrai qu'on est choqués, c'est incontestable.
00:05:45Mais tout le monde dans le monde entier est à la même enseigne.
00:05:51Là, tout le monde dans le monde entier.
00:05:53Alors, je veux dire, que soit le président, je ne sais pas si chez les Chinois, c'est aussi facile, mais non, mais le monde entier est à la même enseigne.
00:06:02On peut faire la même chose sur le roi d'Angleterre, on peut faire la même chose en Italie.
00:06:06Donc, encore une fois, ça tombe sur nous.
00:06:09Encore une fois, on n'a jamais vu dans aucun pays au monde le président de la République prendre la parole pour dire, je vais réglementer les réseaux sociaux.
00:06:16Bah si, en Australie, c'est ce qui s'est passé, en Espagne.
00:06:21Une grosse volonté de réguler, effectivement, l'usage des réseaux sociaux.
00:06:24Mais ils l'ont fait, mais ils l'ont fait en Australie, en l'occurrence, parce qu'il y a deux sujets, il y a celui des fake news, et il y a celui de l'accès aux jeunes.
00:06:34Et l'Australie a fait en trois semaines une loi qui a été appliquée automatiquement.
00:06:40Donc, Julia, vous connaissez le sujet, visiblement.
00:06:43Un petit peu, effectivement. Alors, Emmanuel Macron aussi a lancé une grande consultation sur les réseaux sociaux et la démocratie,
00:06:49auxquels j'ai eu la chance de participer, notamment à l'Elysée, au mois de novembre, il me semble.
00:06:54Donc, c'est vrai qu'il y a un vrai sujet, aujourd'hui, sociétal, sur lequel il faut vraiment pouvoir avancer.
00:06:59Et consultation de quoi ?
00:07:00Une consultation, justement, de toutes les personnes.
00:07:02Ils continuent de le faire, notamment avec différents journaux, pour pouvoir échanger avec les Français sur quelles propositions on pourrait mettre en œuvre
00:07:10pour justement lutter contre la désinformation, contre les violences en ligne,
00:07:15contre justement aussi cette perte de contrôle qu'on a aujourd'hui vis-à-vis des puissants, des réseaux sociaux.
00:07:21C'est très intéressant parce que, par ailleurs, Pedro Sanchez a lancé la même initiative, une étude qui s'appelle Infancia Digital en Espagne,
00:07:26et qui a abouti, justement, sur des propositions de loi, en tout cas, il va tenter de les faire voter par le gouvernement,
00:07:33qui visent notamment à réduire l'accès drastiquement aux jeunes Espagnols,
00:07:38et qui va permettre, du coup, cette étude-là, de pouvoir porter un projet de loi organique qui devrait être voté au Parlement.
00:07:45Et on sait aussi combien voter au Parlement espagnol est compliqué.
00:07:47– Alors, vous parlez, je fais une parenthèse, mais vous parlez de cette réunion qui a eu lieu,
00:07:53où il y avait quoi, je crois, près de 200 personnes qui ont été…
00:07:55– À l'Élysée, il me semble que c'était 200 ou 300 personnes, effectivement.
00:07:57– Figurez-vous que Thomas Huchon, qui dirige Spicy, qui est un des médias qui lutte contre la désinformation,
00:08:04n'a pas été invité. Parce que je lui ai posé la question quand j'ai vu ça,
00:08:08je lui ai dit « qu'est-ce qui s'est passé ? » Il me dit « je n'ai pas été invité ».
00:08:09Et c'est un des médias les plus en pointe sur les fake news,
00:08:13et donc je me demande encore une fois, enfin, ce n'est pas contre vous,
00:08:17mais je me demande encore une fois, non, non, mais je me demande encore une fois
00:08:20comment on constitue ce genre d'assemblée, comment on constitue ce genre d'assemblée.
00:08:27Et l'autre question que j'aurais pu poser ce matin, au-delà de la France impuissante,
00:08:31c'est que de la com', c'est-à-dire que partout, on a l'impression qu'on est sur la com'.
00:08:34Benjamin Cauchy, sur cette affaire de fake news et de régulation des réseaux sociaux.
00:08:39Puis la question très sérieuse, est-ce qu'Emmanuel Macron doit quitter à ce moment-là ?
00:08:44Mais c'est-à-dire quoi quitter ?
00:08:45C'est-à-dire que l'Elysée ne publie plus sur X, ne publie plus sur Facebook,
00:08:49il s'en est beaucoup servi lui-même.
00:08:52Donc il y a un... Benjamin ?
00:08:53Mais s'il sera pareil, s'il ne publie rien ?
00:08:55Il y a véritablement plusieurs sujets.
00:08:58La première chose, la première information, c'est qu'Emmanuel Macron est un citoyen français
00:09:02comme les autres, au regard du traitement des réseaux sociaux,
00:09:06et que la désinformation, le harcèlement en ligne, la manipulation,
00:09:11Emmanuel Macron en fait l'objet, comme chacun d'entre nous autour de ce micro,
00:09:16ou comme des millions de Français.
00:09:19Sauf que les enjeux, pardon, ne sont pas exactement les mêmes.
00:09:22C'est-à-dire qu'il ne vous a pas échappé que la déstabilisation de l'État
00:09:25est un peu plus grave que de se faire traiter de con sur les réseaux.
00:09:29Oui, j'entends, mais ce que je veux dire par là, c'est que l'un des sujets majeurs
00:09:33qui fait effectivement qu'il y a un lâcher prise sur les réseaux sociaux,
00:09:36y compris aujourd'hui pour aller fragiliser le pouvoir, au-delà des ingérences étrangères,
00:09:40c'est le principe de l'anonymat sur les réseaux sociaux.
00:09:43Et moi, c'est sur ce sujet-là que je voulais qu'on creuse un petit peu ensemble ce matin,
00:09:47parce que derrière les sujets de désinformation, il y a toujours un émetteur.
00:09:51Alors cet émetteur, c'est le fruit d'une ingérence étrangère, ça va être difficile à remonter.
00:09:55Mais quoi qu'il en soit, si l'anonymat sur les réseaux sociaux venait interdit,
00:10:00un, ça serait dissuasif, et deux, ça permettrait, sur un plan légal,
00:10:06de pouvoir se retourner juridiquement lorsqu'il y a de la diffamation.
00:10:09Et donc là, le Président de la République se trouve face à un mur.
00:10:12La réponse de Meta et Emmanuel Macron ne me surplant pas.
00:10:16La question est toujours de se dire que Meta est-il responsable du tuyau
00:10:20ou du contenu qui est diffusé dans ce tuyau ?
00:10:24Il y a un bouquin que j'ai lu ce week-end de Asma Mahala qui s'appelle Technopolitique
00:10:27qui est en train d'expliquer un petit peu le combat qu'il peut y avoir aujourd'hui
00:10:30dans la prise de pouvoir numérique entre les États, qu'elle appelle les Big State,
00:10:34et les grandes entreprises, notamment les GAFA, qu'on appelle les Big Tech.
00:10:39Et là, clairement, cette situation du Président de la République
00:10:42montre bien effectivement qu'il y a un rapport de pouvoir qui est aujourd'hui disproportionné
00:10:47et que peut-être, peut-être, l'outil de la suppression de l'anonymat peut être une solution.
00:10:52Alors, on a Johan en ligne et je vous donne la parole dans un instant à Arnaud Benedetti.
00:10:56Bonjour, je ne sais pas si on dit Johan ou Johan.
00:11:00Johan, bonjour.
00:11:01Johan, bonjour. Vous nous appelez de Malmort.
00:11:03Vous avez vu cette séquence hier, vous en avez pensé quoi ?
00:11:07Qui a été bien faite ?
00:11:09Oui, c'est-à-dire ?
00:11:11Déjà ?
00:11:12Au niveau technologique.
00:11:14Moi, je fais partie de la...
00:11:18Mon métier consiste à gérer la cybersécurité des entreprises aussi.
00:11:22Vous pourriez donner un coup de main au ministère de l'Intérieur.
00:11:28Donc oui, vous trouvez que c'était plutôt bien fait, à part que le mot colonel,
00:11:31un colonel qui prend le pouvoir, quand on connaît un peu la façon dont on se passe,
00:11:35Sophie connaît bien.
00:11:37Alors, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
00:11:38Vous avez trouvé que c'était bien fait,
00:11:40mais la réponse de Meta qui dit que ça ne contrevient pas à nos règles ?
00:11:47Mais c'est bien vu l'histoire du tuyau et du contenu.
00:11:49Alors, laisse-moi verre.
00:11:50Tuyau et contenu, c'est ça le problème ?
00:11:52Oui, alors effectivement, il y a plusieurs sujets au travers de ça.
00:11:57C'est-à-dire que c'est un catalyseur, mais en fait, il y a beaucoup de sujets.
00:12:01Le premier, effectivement, comme vous l'avez dit, c'est le tuyau et le contenu
00:12:04qui est responsable de quoi ?
00:12:06Est-ce qu'on considère que les réseaux sociaux, on les considère comme des chaînes télé ?
00:12:12En l'occurrence, des chaînes plutôt d'information ?
00:12:15Ou pas ?
00:12:16Et en fonction, il y a peut-être aussi des règles qui vont s'appliquer à elles,
00:12:20comme toute chaîne d'information.
00:12:22ou est-ce qu'on considère que c'est de l'expression publique, une place publique,
00:12:28on va dire seulement, qui est une place technologiquement ouverte au monde entier,
00:12:33sur laquelle chacun a le droit de dire ce qu'il veut ?
00:12:35C'est aussi une autre approche.
00:12:39Dans les deux cas, comme on est dans des domaines technologiques,
00:12:44il faut quand même l'encadrer pour que, justement,
00:12:47quand on va dire des choses qui peuvent sembler vraies,
00:12:52qu'on puisse avoir soit une source, soit une identification numérique
00:12:58qui fasse que l'information puisse être vérifiée, valable ou pas.
00:13:04Oui, alors, peut-être qu'Arnaud Bédététi, vous êtes spécialiste.
00:13:08Non, moi je suis toujours très mal à l'aise avec ce débat,
00:13:10parce que, d'abord, la désinformation, ce n'est pas nouveau.
00:13:12Non.
00:13:13C'est-à-dire que ça a existé avant les réseaux sociaux.
00:13:14D'ailleurs, je rappelle que l'expression « fake news » date de la fin du 19e siècle,
00:13:18quand la presse généraliste se massifie, notamment aux États-Unis.
00:13:23Vous avez une caricature faite par un caricaturiste américain
00:13:26qui parle déjà de « fake news ».
00:13:27Donc, ce n'est pas quelque chose de fondamentalement nouveau.
00:13:30Après, quand il faut légiférer, moi je pense qu'il faut légiférer
00:13:32avec toujours le bras qui tremble sur ces sujets,
00:13:36parce qu'il ne faut pas que la législation vienne, à un moment donné,
00:13:41imposer aussi une doxa dominante, ça c'est un vrai problème.
00:13:47Et je crois qu'il faut être extrêmement prudent sur toute tentative de législation dans ce domaine.
00:13:53Ensuite, on voit bien qu'en effet, c'est que les États,
00:13:56et ça c'est quelque chose qui est documenté maintenant depuis près d'une quinzaine d'années,
00:13:59il y a une asymétrie entre la capacité des États à pouvoir finalement contrôler ce qui se passe sur les réseaux sociaux
00:14:08et l'agilité des grandes entreprises numériques qui disposent de moyens technologiques
00:14:14qui sont absolument considérables.
00:14:16Le vrai sujet aujourd'hui, si vous voulez, par rapport à la désinformation qui a toujours existé,
00:14:19c'est que cette désinformation, elle devient, j'allais dire, industrielle.
00:14:23C'est la différence fondamentale avec le passé.
00:14:25C'est que nous avons des volumes considérables de contenus qui circulent
00:14:31et dans le même temps, nous n'avons pas les capacités pour justement à la fois contrôler, réguler et surtout décrypter.
00:14:38Si vous voulez, il y a un hiatus, j'allais dire, presque temporel entre ces deux processus.
00:14:43La production des contenus et la capacité que nous avons à décrypter
00:14:45et la capacité que nous aurions éventuellement à pouvoir réguler.
00:14:50C'est le problème fondamental auquel on est confronté.
00:14:52Mais encore une fois, il faut vraiment avoir la main qui tremble chaque fois qu'on légifère.
00:14:58On va en reparler. 0826 300 300.
00:15:01A tout de suite sur Sud Radio, évidemment.
00:15:03Nous allons revenir sur la mobilisation des agriculteurs avec vous.
00:15:07Sud Radio. Mettez-vous d'accord ?
00:15:10Sud Radio. Le 10h midi. Mettez-vous d'accord ?
00:15:14Valérie Expert.
00:15:14De retour avec vous dans le studio de Sud Radio.
00:15:18Et nous parlons de la mobilisation des agriculteurs, du Premier ministre qui monte au créneau
00:15:24et puis de ces agriculteurs qui étendent leur contestation un petit peu partout en France
00:15:32contre l'abattage.
00:15:34Et la ministre de l'Agriculture, elle, ne souhaite pas revenir sur cette décision.
00:15:39Vous qui êtes dans le Sud-Ouest, Benjamin Cauchy, on sent que la tension, l'émotion est très très forte.
00:15:47Donc, quelle sera la solution ?
00:15:50Et est-ce que la mobilisation, je disais ce matin qu'il y avait des lycéens aussi
00:15:54qui commençaient à se joindre au mouvement ?
00:15:57Appelés par les agriculteurs.
00:15:59Depuis plus d'une semaine, on sentait bien la fièvre monter en Occitanie.
00:16:03Et ce matin, effectivement, une grande partie des autoroutes reliant les grandes villes du Sud-Ouest
00:16:09sont bloquées, que ce soit la 63, la 64 qui bat entre Toulouse et Bayonne.
00:16:15Vous avez la 61 aussi qui mène entre Toulouse et la côte méditerranéenne.
00:16:20Il y a eu pas mal de choses qui se sont passées cette nuit, y compris sur la 68.
00:16:23Hoche est bloquée dans le Gers.
00:16:25À Castres, hier soir, vous aviez eu plus de 60 ou 80 tracteurs, je crois, en centre-ville.
00:16:30Donc, il y a eu une contagion sociale, si je puis me permettre cette expression,
00:16:35de ce mouvement de colère agricole.
00:16:37Et on voit bien, finalement, au fil des jours, que finalement, les revendications ont quelque peu changé.
00:16:43La première, c'était effectivement ce risque, comme dirais-je, vital pour les exploitations bovines
00:16:51qui pouvaient se retrouver avec la disparition complète de leur chêpe telle
00:16:54par le biais de l'abattage systématique d'un troupeau dont une bête pouvait être contaminée.
00:16:58Aujourd'hui, quand vous échangez avec les exploitants agricoles, qu'ils soient céréaliers
00:17:02ou éleveurs bovins caprins sur la région occitane, vous vous rendez compte que finalement,
00:17:07derrière, c'est un mal-être agricole beaucoup plus profond.
00:17:09Et que c'est très difficile de faire entrer le dentifrice une fois qu'il est sorti du tube.
00:17:14Et là, clairement, c'est la colère autour du Mercosur.
00:17:160,826, 300, 300.
00:17:18Vos témoignages qui sont toujours très intéressants, témoignages d'agriculteurs
00:17:22ou témoignages de Français qui les soutiennent.
00:17:26En même temps, parfois, comme Anna me dit sur Facebook, ça devient pénible,
00:17:29ces agriculteurs, jeter des palettes sur les voies ferrées,
00:17:32qu'ils aillent à Bruxelles et ne pas emmerder les Français.
00:17:38Donc, c'est vrai qu'il y a aussi des gens qui estiment qu'il faut peut-être écouter aussi l'autorité sanitaire.
00:17:44C'est une des questions qui se posent, c'est cette défiance vis-à-vis de l'autorité sanitaire
00:17:50qui estime qu'il n'y a pas d'autre moyen que cet abattage des troupeaux.
00:17:55Et pardonnez-moi, quand je vois, et je crois que c'est Quotidien qui en avait fait une petite compile,
00:17:59de gens sur les plateaux qui disent « je ne suis pas vétérinaire »,
00:18:01mais à commencer par Ségolène Royal qui donne l'exemple de la réunion
00:18:04qui n'a évidemment strictement rien à voir avec la métropole,
00:18:09on est un petit peu agacé, ça rejoint un peu notre sujet.
00:18:12Alors, on a, figurez-vous, à Éthique Mouvement Patronal,
00:18:17on a une section agriculteurs, car ce sont des entrepreneurs.
00:18:20Donc, on les traite et on voit comme ça.
00:18:22C'est Bruno Cardo qui préside les agriculteurs là, chez nous.
00:18:27Et c'est très compliqué comme sujet, parce que la révolte, elle est contre tout.
00:18:31Elle est contre le Mercosur qui va arriver,
00:18:33et si ça arrive, je ne sais pas penser à ce qui se passera.
00:18:36Elle est contre un mode de vie et des revenus qui sont complètement insuffisants.
00:18:41C'est des gens qui ne prennent pas un jour de vacances.
00:18:43C'est des gens, il y a eu encore un suicide il y a deux jours d'agriculteurs.
00:18:48Ce sont des gens qui souffrent, qui sont des travailleurs incroyables.
00:18:51Et donc, il y a une espèce de ras-le-bol.
00:18:52Et par rapport à ça, il est vrai, et c'est très difficile à défendre,
00:18:58qu'il faut essayer de trouver une méthode hybride qu'on est en train de chercher.
00:19:02Mais la seule solution, c'est d'abattre les animaux.
00:19:06Dès qu'il y a une suspicion de contagion, on est obligé.
00:19:11Alors là, j'avais des agriculteurs en Savoie,
00:19:13ils ont tous vacciné leurs bêtes cet été, tout va très bien.
00:19:17Donc il y a aussi la rapidité.
00:19:19Tout va très bien, c'est économiquement compliqué aussi,
00:19:22parce qu'ils ne pourront pas les vendre.
00:19:24Alors, peut-être que vous voulez réagir, Julia Achat.
00:19:30Je rappelle que vous êtes conseillère municipale dans le Haut-Rhin.
00:19:33Je pense que sur ce sujet-là, il faut faire preuve d'une grande solidarité et fraternité
00:19:37à l'égard des agriculteurs.
00:19:38D'autant plus quand on n'est pas agriculteur et qu'on maîtrise très mal leur quotidien.
00:19:43Je pense qu'il faut rappeler quand même que là, les agriculteurs subissent quand même deux chocs.
00:19:46A la fois la dermatose nodulaire qui est très compliquée à vivre.
00:19:50Je n'ose imaginer ces agriculteurs qui doivent renoncer à leurs troupeaux.
00:19:54Je pense qu'il y a un attachement émotionnel terrible.
00:19:56Et que par ailleurs, il y a une incertitude forte autour du Mercosur,
00:20:00où mine de rien, tout va jouer cette semaine et tout se joue en même temps.
00:20:03Donc on est à la fois en train de gérer une crise nationale
00:20:05et une crise européenne, voire internationale,
00:20:08que je comprends, inquiètent fortement les agriculteurs
00:20:11et je comprends du coup une forme de défiance à la fois à l'égard des politiques
00:20:15et à l'égard également des décisions qui vont être prises.
00:20:19Arnaud ?
00:20:20Oui, ils sont dans une situation absolument épouvantable.
00:20:22Vous avez raison.
00:20:23Enfin, je veux dire, envoyer quand même des blindés
00:20:25comme on l'a fait devant les fermes,
00:20:26je ne crois pas que ce soit la meilleure des solutions
00:20:28pour, je veux dire, entamer un dialogue...
00:20:31En racontant qu'il y avait l'extrême gauche.
00:20:34En racontant qu'il y avait l'extrême gauche.
00:20:35Mais enfin, on connaît, je connais un peu le sud-ouest,
00:20:37la coordination rurale n'est pas particulièrement infiltrée
00:20:39par l'extrême gauche, ça se saurait.
00:20:41Donc la coordination rurale,
00:20:43qui a gagné d'ailleurs pas mal de chambres d'agriculture
00:20:45lors des dernières élections,
00:20:47n'est pas en effet un syndicat proche de la France insoumise
00:20:51ou des plus radicaux de l'extrême gauche.
00:20:53Certainement pas.
00:20:54Non.
00:20:54Ce qu'il y a, c'est qu'ils sont en effet dans une situation
00:20:56qui est sur le plan de la trésorerie absolument catastrophique.
00:20:59Il faut le rappeler,
00:21:00ils n'ont plus de trésorerie pour un certain nombre d'entre eux
00:21:03dans les semaines qui viennent.
00:21:06Ils sont en plus, en effet, particulièrement préoccupés,
00:21:09particulièrement inquiets de la signature du traité du Mercosur
00:21:13qui doit intervenir, si l'on croit l'agenda, le 20 décembre prochain.
00:21:17Donc le timing est absolument épouvantable pour eux.
00:21:20Ensuite, il y a une réalité.
00:21:22Il y a une réalité, c'est que de la même manière
00:21:23que vous avez une désindustrialisation,
00:21:25vous avez une désagricultérialisation de la société française.
00:21:29En 1951, plus de 50% de la population active
00:21:32était issue du monde rural.
00:21:33Aujourd'hui, vous avez 500 000 agriculteurs.
00:21:35La balance commerciale,
00:21:38pour la première fois depuis 50 ans sur le plan agricole,
00:21:41est déficitaire.
00:21:42Donc ça devrait quand même nous interroger
00:21:44sur la question de la souveraineté alimentaire.
00:21:48Je rappelle, on importe 70% de nos légumes,
00:21:54ou 70% de nos fruits,
00:21:5550% de nos légumes,
00:21:5750% de nos volailles.
00:21:58Donc on voit bien qu'aujourd'hui,
00:22:00si vous voulez quelque chose qui a constitué
00:22:02quand même la richesse de la France
00:22:03et qui était un élément extrêmement important,
00:22:06justement, sur le plan de la balance commerciale,
00:22:08est en très grande difficulté.
00:22:10Donc, je pense qu'en effet,
00:22:12il y a un véritable enjeu.
00:22:15Et je ne suis pas sûr qu'en effet,
00:22:17si vous voulez,
00:22:17ça fait 50 ans qu'on leur dit,
00:22:19adaptez-vous, adaptez-vous, adaptez-vous.
00:22:21Et s'il y a une profession qui s'est adaptée
00:22:23depuis 50 ans,
00:22:24ce sont bien les agriculteurs,
00:22:25ils n'ont fait que ça.
00:22:26Et aujourd'hui, ils se retrouvent face à un mur.
00:22:28Et la décision qui a été prise sur le plan sanitaire
00:22:31a été une décision qui a été prise
00:22:32de manière verticale.
00:22:34En plus, ils avaient, il faut le rappeler,
00:22:36alerté depuis plusieurs mois.
00:22:38En l'occurrence,
00:22:38ils n'ont pas été entendus.
00:22:40Et du jour au lendemain,
00:22:41on décide de la bêtage systématique des troupeaux.
00:22:43Je rappelle qu'en Suisse,
00:22:43ils n'ont pas du tout procédé de la même manière.
00:22:45– Oui, mais je pense que ce n'est pas comparable.
00:22:46– Ah oui, mais ce n'est pas comparable.
00:22:48Mais enfin, ça montre qu'on peut avoir d'autres moyens d'agir.
00:22:51– On a Romain qui est en ligne avec nous.
00:22:56Romain, bonjour.
00:22:56Vous nous appelez de Bourgouin-Jalieu.
00:23:00Vous êtes agriculteur ?
00:23:02– Non, absolument pas.
00:23:03Par contre, je suis né en zone rurale
00:23:06et j'ai des copains, des amis d'enfance
00:23:08qui sont agriculteurs
00:23:08et qui galèrent depuis de plus en plus longtemps.
00:23:13– Mais là, ça dépasse,
00:23:14ce que vous dites,
00:23:15c'est que ça dépasse le cadre
00:23:17de cet abattage et de cette dermatose.
00:23:19– Mais alors, moi, je vais être très clair avec vous, Valérie,
00:23:22et j'espère ne froisser personne,
00:23:24mais en fait, le constat, il est très clair.
00:23:25Ça fait des années qu'on est gérés
00:23:27par des gens qui n'aiment pas la France,
00:23:29par des globalistes, des mondialistes, des européistes.
00:23:31Ces gens n'aiment pas la France.
00:23:33Et je crois, je crois qu'enfin,
00:23:35malgré tout le mal que se donnent les médias
00:23:37pour effacer cette évidence,
00:23:39je crois qu'enfin, les Français ont compris.
00:23:41Je crois que la France est vouée à disparaître
00:23:43si les Français ne réagissent pas,
00:23:45si la population française ne réagit pas.
00:23:47Et je pense qu'aujourd'hui, le point de bascule,
00:23:49il est peut-être en train, justement, d'être...
00:23:52Il est là.
00:23:52Il est peut-être là, le point de bascule,
00:23:54qui peut faire que les Français vont se révolter.
00:23:56Je vais vous dire quelque chose de très simple.
00:23:58Et je connais l'histoire de ce pays.
00:23:59Je pense qu'aujourd'hui,
00:24:01on a coupé la tête de Louis XVI
00:24:02pour des raisons beaucoup plus légères
00:24:04que ce que font nos dirigeants actuels.
00:24:06Très sincèrement.
00:24:07Aujourd'hui, ce qui se passe, c'est très grave.
00:24:09On accepte de détruire l'agriculture.
00:24:11Il n'y a pas de pays sans paysans, Valérie.
00:24:14Écoutez, quand même,
00:24:15la réponse, elle est dans la question.
00:24:16Il n'y a pas de pays sans paysans.
00:24:18Le jour où il n'y a plus de paysans,
00:24:20il n'y a plus de France.
00:24:21D'accord ?
00:24:21Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:24:24Parce qu'ils reçoivent des aides régulièrement.
00:24:29Justement, on achète la paix sociale
00:24:30avec les aides, Valérie.
00:24:31Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:24:33Il faut sortir de la soumission de l'Union européenne
00:24:35qui est gérée par des gens
00:24:36qui n'ont été élus par personne
00:24:37et qui sont là contre les intérêts des peuples
00:24:39de chacun des pays qui composent l'Union européenne.
00:24:42Aujourd'hui, la seule chose qui doit arriver,
00:24:43c'est la sortie de l'UE
00:24:44et la survie de la France,
00:24:46elle ne passera que par leur sortie de l'Union européenne.
00:24:48J'appelle aujourd'hui tous les Français de ce pays,
00:24:50quelles que soient leurs opinions politiques,
00:24:52à voter pour un candidat souverainiste
00:24:54aux prochaines élections.
00:24:55C'est la chose la plus importante qui soit,
00:24:58sortir de l'UE avant de voir notre pays
00:25:00disparaître et s'effacer
00:25:01au profit d'un monde globalisé.
00:25:03Si on sort de l'UE, on disparaître encore plus vite remarqué.
00:25:06Thomas nous dit, puisqu'on vous dit
00:25:08que c'est la souveraineté européenne
00:25:09qui compte pour ces gens-là,
00:25:10en disant que la France a été massacrée,
00:25:12nous dit Stéphane.
00:25:13Nathalie est d'accord avec vous.
00:25:16Stéphane nous dit,
00:25:17élection présidentielle anticipée et vite.
00:25:19On sent qu'il y a quand même une...
00:25:21Alors, on va y revenir, évidemment,
00:25:23avec vous, 0826 300 300.
00:25:26On va parler de nos agriculteurs,
00:25:29de ce malaise.
00:25:30Et puis, il y a un petit peu tout,
00:25:31on l'entend, qu'il y a une colère
00:25:33qui se cristallise.
00:25:35Je vous propose que nous jouions,
00:25:37puisque vous savez que c'est bientôt Noël.
00:25:39Et sous le sapin de Sud Radio,
00:25:41il y a de très très beaux cadeaux.
00:25:43Envoyez sapin par SMS.
00:25:44Notez bien, 7-20-18 pour gagner
00:25:474 entrées au Futuroscope.
00:25:49Extraordinaire Futuroscope,
00:25:51une fierté pour la France.
00:25:54Donc, vous nous appelez...
00:25:56Enfin, non, vous ne nous appelez pas,
00:25:57pardon, vous envoyez sapin par SMS
00:25:59si vous voulez gagner.
00:26:01C'est 4 entrées au Futuroscope,
00:26:027-20-18.
00:26:04A tout de suite.
00:26:04Et on aura en ligne, Paul,
00:26:06pour parler des agriculteurs
00:26:08et du malaise de nos agriculteurs.
00:26:09A tout de suite.
00:26:11Sud Radio, le 10h midi.
00:26:13Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:26:17D'accord, Valérie Expert.
00:26:18Et de retour avec vous sur Sud Radio,
00:26:21nous commentons l'actualité,
00:26:22évidemment, le malaise,
00:26:24enfin, plus que le malaise,
00:26:25la révolte des paysans.
00:26:27Je vous rappelle notre jeu
00:26:29pour gagner 4 entrées au Futuroscope.
00:26:32Vous envoyez sapin par SMS
00:26:34au 7-20-18.
00:26:37Futuroscope, un endroit où il faut absolument
00:26:39emmener vos enfants.
00:26:41C'est pour les grands et les petits.
00:26:42Donc, sapin au 7-20-18
00:26:45pour jouer et remporter
00:26:47ces 4 places.
00:26:48On parlait donc des agriculteurs.
00:26:50On a eu Johan tout à l'heure
00:26:52qui nous disait que la seule solution
00:26:53c'était de sortir de l'Europe.
00:26:55Alors, on a Christophe en ligne.
00:26:58Christophe qui voulait lui répondre.
00:27:01Ah non, je ne sais pas si c'est à lui
00:27:02qu'il voulait répondre.
00:27:02Oui, à Romain.
00:27:03Alors, Christophe, bonjour.
00:27:05Bonjour, oui.
00:27:06Oui, c'était Romain, pas Johan.
00:27:07Pardon.
00:27:08Effectivement, je ne suis pas d'accord
00:27:10dans le sens où les Français
00:27:12vont se révolutionner.
00:27:14Moi, je suis sur les marchés actuellement
00:27:15parce que j'essaye de mettre en place
00:27:17une liste électorale
00:27:19pour les municipales.
00:27:22Et je vois prendre conscience aux Français.
00:27:25En fait, j'ai l'impression
00:27:26qu'ils sont résignés.
00:27:27Ils ne croient plus en la politique.
00:27:29Par contre, je suis d'accord.
00:27:30Effectivement, il faut arrêter le Mercosur.
00:27:33Je suis de tout cœur avec les agriculteurs.
00:27:35Il faut arrêter le Mercosur,
00:27:36reprendre notre souveraineté agricole
00:27:39et sur d'autres plans, d'ailleurs.
00:27:41Parce qu'effectivement,
00:27:43la seule façon, c'est effectivement
00:27:45de faire un bras de fer avec Van der Leyen
00:27:47qui impose des lois
00:27:49mais qui met la France à la remorque.
00:27:56Mais je ne crois pas du tout
00:27:58aux Français qui vont se révolter.
00:28:00Je les sens plutôt résignés.
00:28:03Ils sont d'accord, effectivement,
00:28:04avec ce qui se passe.
00:28:05Mais moi, je ne sens pas un ventre de révolution.
00:28:08Et c'est ça qui est...
00:28:08Alors, je ne dis pas que c'est dommage.
00:28:10Il ne faut pas se révolutionner.
00:28:11Mais se révolter.
00:28:12Mais par contre, effectivement,
00:28:14il y aurait de quoi rendre des décisions.
00:28:16Et je crois qu'on ne fait pas
00:28:17d'éducation économique dans les médias.
00:28:21Ça manque d'éducation vraiment économique
00:28:23pour que les gens...
00:28:23Sinon, on saurait que l'Europe
00:28:24donne énormément d'argent
00:28:25aux agriculteurs depuis des années.
00:28:27Les fonds européens
00:28:29pour aider les agriculteurs
00:28:30sont énormes.
00:28:31On le saurait aussi, ça.
00:28:33La France donne plus
00:28:34que la France ne reçoit.
00:28:37Concernant l'Union européenne,
00:28:38je mettrais un bémol, Sophie.
00:28:40Effectivement, les agriculteurs
00:28:41perçoivent énormément d'argent
00:28:42mais la France est contributrice nette
00:28:44à l'Union européenne.
00:28:45Donc, on pourrait très bien
00:28:46avoir une solution d'aide nationale
00:28:49auprès de nos exploitants agricoles
00:28:51qui seraient indépendants
00:28:52de l'Union européenne.
00:28:53Oui, enfin, étant donné nos finances,
00:28:56en ce moment,
00:28:57étant donné nos finances,
00:28:58je n'ose pas penser
00:28:59à ce que ce serait
00:29:00si en plus on sortait de l'Europe.
00:29:01Parce que le pays
00:29:02est en décapilotat actuellement
00:29:03dans tous les secteurs.
00:29:04Julia Hachin.
00:29:05On ne peut pas harguer,
00:29:07on ne peut pas utiliser l'argument
00:29:08que l'Union européenne
00:29:09donne de l'argent
00:29:10aux exploitants agricoles.
00:29:11C'est la France
00:29:12qui donne de l'argent
00:29:12à l'Union européenne
00:29:13qui redistribue
00:29:14à nos exploitants agricoles.
00:29:15C'est vrai.
00:29:16Oui, Julia Hachin.
00:29:17Pour moi, c'est assez difficile
00:29:18d'être contre l'Europe.
00:29:21Je pense que l'Europe
00:29:22a toute sa place à jouer.
00:29:24En revanche, effectivement,
00:29:25sur la séquence politique
00:29:26qu'on est en train de vivre
00:29:26avec le Mercosur,
00:29:27j'ai quand même l'impression
00:29:28à la fois le Mercosur
00:29:29et le projet
00:29:31concernant les véhicules thermiques
00:29:34avec la prolongation,
00:29:35j'ai quand même l'impression
00:29:35qu'on a un grand gagnant
00:29:36cette semaine
00:29:37au niveau de l'Europe,
00:29:38c'est l'Allemagne.
00:29:39Là où la France,
00:29:40effectivement,
00:29:40on rame un petit peu,
00:29:41y compris à la fois
00:29:42pour nos agriculteurs.
00:29:44En revanche,
00:29:45là où je suis positive,
00:29:46c'est qu'il y a des dynamiques
00:29:47aussi nationales
00:29:47qui sont favorables
00:29:49et solidaires
00:29:50face à nos agriculteurs.
00:29:51En tout cas,
00:29:52en faveur de nos agriculteurs,
00:29:53je pense notamment
00:29:54à Dominique Schellcher
00:29:55qui est le président
00:29:55de la coopérative Uenseigne
00:29:56et qui est sorti,
00:29:57il me semble, hier
00:29:58au micro d'Apolline de Malherbe
00:29:59en disant que la coopérative
00:30:01Uenseigne s'engageait
00:30:02à ne pas commercialiser
00:30:03les produits issus
00:30:04de l'alliance Mercosur
00:30:05si celle-ci devait être
00:30:07ratifiée samedi.
00:30:08Donc voilà,
00:30:09je pense qu'il y a quand même
00:30:09effectivement...
00:30:10C'est l'Europe qui décide
00:30:11en fait le Mercosur.
00:30:13On a beau hurler
00:30:14et dire qu'on ne veut pas,
00:30:15imaginons...
00:30:15C'est une compétence
00:30:15dans les politiques commerciales,
00:30:16c'est une compétence
00:30:17de l'Union Européenne.
00:30:18Oui, absolument.
00:30:18Depuis le traité de Maastricht.
00:30:20Quoi que dise le président
00:30:20de la République
00:30:21qui a dit le contraire d'ailleurs.
00:30:23Il peut avoir une influence
00:30:25sur la possibilité
00:30:26de ratification.
00:30:28Alors,
00:30:28si l'Italie se joint à nous
00:30:29et c'est d'ailleurs
00:30:30l'incertitude qui demeure aujourd'hui,
00:30:32oui,
00:30:32il peut avoir une forte influence
00:30:33effectivement sur la ratification
00:30:35du Mercosur.
00:30:35Donc on peut imaginer
00:30:36qu'on ne ratifie pas
00:30:37si l'Italie nous soutient.
00:30:39Il faut trouver
00:30:4035% des États
00:30:41pour, je veux dire,
00:30:43qu'il n'y ait pas de ratification.
00:30:44Après,
00:30:45rappelez-vous,
00:30:45De Gaulle en 1966
00:30:46avait pratiqué justement
00:30:47sur la politique agricole commune
00:30:48la politique de la chaise vide.
00:30:49Mais c'était
00:30:50une autre époque.
00:30:51Mais la réalité,
00:30:52c'est qu'au-delà
00:30:53de la question européenne,
00:30:55c'est que
00:30:56beaucoup d'exploitations
00:30:57souffrent,
00:30:58si vous voulez,
00:30:59d'un dumping social
00:31:00par rapport notamment
00:31:01au coût de production.
00:31:03Prenez une filière
00:31:04comme l'arboriculture,
00:31:05l'arboriculture française,
00:31:07elle est concurrencée
00:31:08à l'intérieur même
00:31:08de l'Europe également.
00:31:11Il ne faut jamais l'oublier.
00:31:13Ce n'est pas seulement
00:31:13le sujet de l'Union européenne,
00:31:16c'est le sujet
00:31:16de la concurrence aussi interne
00:31:18à l'intérieur de l'Union européenne
00:31:20entre des législations sociales
00:31:22sur notamment
00:31:24le coût du travail
00:31:25qui sont extrêmement différentes
00:31:26entre les différents États
00:31:27de l'Union européenne.
00:31:29Et puis,
00:31:30on sait très bien
00:31:30que les coûts de production
00:31:32de la viande
00:31:35en Amérique latine,
00:31:36ça c'est une évidence,
00:31:38je ne parle même pas
00:31:39des normes
00:31:40qui ne sont pas les mêmes,
00:31:41la plupart du temps
00:31:41ne sont pas les mêmes
00:31:43que ceux
00:31:44que les éleveurs français
00:31:47et européens
00:31:48doivent pratiquer.
00:31:49Donc,
00:31:49c'est vrai qu'il y a quand même
00:31:50des phénomènes
00:31:51de concurrence délo royale
00:31:52qui aujourd'hui
00:31:53nuisent à l'agriculture européenne
00:31:55et à l'agriculture française.
00:31:56En revanche,
00:31:57si je peux ajouter,
00:31:57il y a quand même
00:31:58un autre sujet
00:31:58au niveau des alliances économiques.
00:32:01Aujourd'hui,
00:32:01on est quand même
00:32:01relativement asphyxiés
00:32:03par les Etats-Unis.
00:32:04On doit trouver
00:32:05des nouveaux alliés,
00:32:06des nouveaux partenaires économiques.
00:32:07Donc,
00:32:08il va falloir trouver
00:32:08des solutions
00:32:09pour peser économiquement
00:32:10sur le domaine international.
00:32:13Donc,
00:32:13il faudra quand même
00:32:14se poser à un moment donné
00:32:15la question
00:32:15jusqu'où on va
00:32:17et qu'est-ce qu'on peut faire
00:32:18pour ça.
00:32:18L'Europe doit se réformer.
00:32:21L'Europe ne doit pas
00:32:22avoir de concurrence illégale.
00:32:23Est-ce qu'il ne faut pas
00:32:23une Europe à six ?
00:32:25Il faut la réformer.
00:32:27Il faut la réformer.
00:32:28Et pouvoir,
00:32:29effectivement,
00:32:29ne pas avoir de concurrence déloyale
00:32:30de ça même de notre Europe.
00:32:32Je vous vois sourciller,
00:32:33Benjamin Cauchy.
00:32:35J'ai l'impression
00:32:35qu'on est un peu
00:32:36au pays des bisounours.
00:32:37On peut rêver
00:32:38de toute la plus belle Europe
00:32:40du monde.
00:32:40Tous ensemble,
00:32:41on va être extrêmement
00:32:42pragmatiques.
00:32:42On se retrouve face
00:32:44à des empires commerciaux
00:32:45aujourd'hui.
00:32:45Le multilatéralisme
00:32:46et l'OMC
00:32:47est complètement chaos.
00:32:49Donc,
00:32:49on se retrouve face
00:32:50à des empires.
00:32:50Donc,
00:32:51effectivement,
00:32:51je serai d'accord avec vous.
00:32:52L'Union européenne,
00:32:53en tout cas,
00:32:53l'Europe a tout son rôle
00:32:54à jouer de se réunir
00:32:56et de potentiellement
00:32:56réinstaurer,
00:32:58ne se passe que
00:32:58de façon dissuasive,
00:32:59des droits de douane.
00:33:00D'accord ?
00:33:01Moi,
00:33:01je pense qu'aujourd'hui,
00:33:03cette ouverture au monde
00:33:04et cette globalisation
00:33:05complètement effrénée,
00:33:07aujourd'hui,
00:33:07n'a plus de sens
00:33:08au regard du retour
00:33:09des impérialismes économiques
00:33:11que sont l'Inde,
00:33:11que sont la Chine,
00:33:12que sont les États-Unis.
00:33:13Donc,
00:33:13on doit réfléchir autrement.
00:33:15Et réfléchir autrement
00:33:16par le biais
00:33:16des droits de douane,
00:33:17c'est de se dire
00:33:17que tout seul,
00:33:18effectivement,
00:33:19la France,
00:33:19nous ne serons pas
00:33:19en capacité
00:33:20de lutter contre ces empires,
00:33:22mais que là,
00:33:23pour le coup,
00:33:23l'Union européenne
00:33:24a tout son sens
00:33:24par des synergies industrielles,
00:33:26des synergies
00:33:26sur la voie alimentaire.
00:33:29C'est là-dessus
00:33:30qu'on va attendre
00:33:31des réponses.
00:33:31J'ai le sentiment,
00:33:32aujourd'hui,
00:33:33qu'avec cette histoire
00:33:34de Mercosur,
00:33:35on comprend surtout
00:33:35que l'Union européenne,
00:33:36aujourd'hui,
00:33:37est un boulet,
00:33:37en tout cas,
00:33:38dans la manière
00:33:38dont elle régule
00:33:40les marchés internationaux,
00:33:43plutôt qu'une bouée
00:33:43de sauvetage.
00:33:44Le problème est là.
00:33:45On a en ligne Paul.
00:33:46Bonjour Paul.
00:33:47Vous nous appelez
00:33:48de Damazan.
00:33:50Oui,
00:33:50bonjour Valérie,
00:33:51bonjour Daniel,
00:33:51bonjour à vos invités.
00:33:53Bonjour.
00:33:53Je suis Dan Lotté-Garonne.
00:33:54Et je vais vous faire part
00:33:55des remontées du terrain.
00:33:56Aujourd'hui,
00:33:57monsieur agriculteur,
00:33:58lundi soir,
00:33:59j'ai un collègue
00:33:59accablé par les bêtes
00:34:02et autres,
00:34:02il s'est foutu
00:34:02un coup de cuisier
00:34:03dans la tête.
00:34:04Voilà,
00:34:04mon ami Thierry,
00:34:0563 ans.
00:34:07On en est là.
00:34:08On en est là.
00:34:09Aujourd'hui,
00:34:10on voit un État
00:34:12qui nous nourrit pas.
00:34:13Ils sont aux abonnés
00:34:14absents.
00:34:15On est en fin d'année,
00:34:17là.
00:34:17Donc les gens,
00:34:18ils ont des factures
00:34:18à payer.
00:34:20Ils ont une trésorerie
00:34:21négative.
00:34:21Tous les céréaliers
00:34:22ont même des d'argent.
00:34:23La pomme des terres,
00:34:24ça ne s'est pas vendue.
00:34:26La fraise,
00:34:27ça marche.
00:34:27Moi,
00:34:28je fais des fraises,
00:34:28on fait des canarderas
00:34:29et tout ça,
00:34:29ça marche.
00:34:29On ne peut pas se prendre.
00:34:31Mais il y a des gens
00:34:31qui ont des trésoreries
00:34:32négatives avec des emprunts
00:34:34à rembourser.
00:34:35La MSA a payé.
00:34:36Les impôts,
00:34:37parce qu'ils sont
00:34:37à la moyenne triennale,
00:34:38ça veut dire que c'est
00:34:39sur trois exercices.
00:34:40Donc il suffit
00:34:41que deux exercices avant,
00:34:42ils aient fait des bénéfices,
00:34:43c'est étalé dans le temps.
00:34:45Et on est contraint
00:34:46par des normes.
00:34:47Tous les ans,
00:34:48on nous rajoute des normes.
00:34:49Bien sûr.
00:34:49On nous rajoute des contraintes.
00:34:51Aujourd'hui,
00:34:52la seule issue,
00:34:53c'est que l'État
00:34:54débloque des fonds rapidement,
00:34:55comme avait fait Sarkozy.
00:34:57Il avait fait le prêt Sarkozy.
00:34:59Il avait fait 30 000 euros
00:35:00pour chaque exploitation
00:35:01à taux zéro.
00:35:02Il faut faire
00:35:02donner de l'oxygène
00:35:03rapidement.
00:35:05Et ensuite,
00:35:05il faut sortir
00:35:06l'agriculture
00:35:07des traités de libre-échange.
00:35:08C'est la seule voie de sortie.
00:35:09Aujourd'hui,
00:35:10importé,
00:35:11dans le contexte actuel,
00:35:12les incertitudes qu'il y a,
00:35:14imaginez-vous
00:35:14qu'il y ait des gens
00:35:15qui attaquent
00:35:15les atouts
00:35:16qui viennent d'Amérique du Sud
00:35:17et que nous,
00:35:18on n'arrive plus à produire.
00:35:19Les rayons sont vides.
00:35:20On a organisé la famine.
00:35:22Aujourd'hui,
00:35:22c'est débile.
00:35:23On est gérés par des gens
00:35:24qui ne sont pas compétents.
00:35:26Moi,
00:35:26j'ai 62 ans.
00:35:27On a une exploitation
00:35:28qui fonctionne.
00:35:29On nous parle déjà de PAC.
00:35:30Moi,
00:35:30je fais 650 000 euros
00:35:31au chiffre d'affaires.
00:35:32La PAC,
00:35:32chez moi,
00:35:33c'est 4 000 euros
00:35:33parce qu'on fait des serelles.
00:35:35Sinon,
00:35:35on n'a pas de PAC.
00:35:36Mais pour avoir ces 4 000 euros,
00:35:37il faut voir
00:35:37toutes les contraintes
00:35:38que l'on a.
00:35:39Il faut avoir du matériel
00:35:40aux normes,
00:35:41être expert géomètre
00:35:43parce qu'il faut vous mesurer
00:35:44à 5 mètres près
00:35:45sinon vous avez des pénalités.
00:35:46On a un satellite
00:35:47qui prend les photos
00:35:47tous les 3 jours
00:35:48de nos exploitations
00:35:49pour voir les cultures
00:35:50qu'on a mis en place,
00:35:51pour voir s'il y a de la banane
00:35:52herbé le long du ruisseau.
00:35:54C'est le reflet
00:35:55de ce qui arrive
00:35:55aux PME françaises
00:35:56en pire actuellement.
00:35:58Toutes les PME françaises
00:36:00subissent ce même genre
00:36:01de contraintes.
00:36:03Toutes,
00:36:03elles sont en train
00:36:04de fermer,
00:36:05de partir.
00:36:05Enfin,
00:36:06il faut le dire
00:36:06les agriculteurs,
00:36:07les entrepreneurs
00:36:09sont révoltés
00:36:09et les agriculteurs
00:36:11sont des entrepreneurs
00:36:12comme les autres
00:36:13et à ce moment
00:36:14ils vivent la pire
00:36:15des crises de l'entreprise.
00:36:16J'ai une amie en Alsace
00:36:17qui a une petite
00:36:17entreprise de traiteurs
00:36:20et qui me disait
00:36:20qu'elle avait fait
00:36:21une dépression
00:36:22suite aux normes,
00:36:24aux contrôles
00:36:25qu'elle subit
00:36:25qu'elle n'en pouvait plus
00:36:27et qu'elle était à bout.
00:36:28Là où je suis d'ordre
00:36:29avec vous,
00:36:30c'est que par ailleurs
00:36:30dans la construction
00:36:33des politiques publiques
00:36:34aujourd'hui,
00:36:34nos politiques
00:36:35ne nous représentent plus.
00:36:36On n'a plus
00:36:37d'entrepreneurs.
00:36:37On n'a plus
00:36:38d'agriculteurs
00:36:39aujourd'hui
00:36:39qui contribuent
00:36:41drastiquement
00:36:42à créer
00:36:43des politiques publiques
00:36:44qui soient réalistes
00:36:45et favorables
00:36:46avec le terrain.
00:36:47On n'a plus
00:36:47assez de classes moyennes
00:36:48non plus
00:36:49représentées à l'Assemblée nationale.
00:36:50Donc comment
00:36:51à un moment donné
00:36:51pouvoir imaginer
00:36:52un système
00:36:53qui fonctionne
00:36:53à la fois pour tous ?
00:36:54Il n'y a pas d'entrepreneurs
00:36:55dans nos élus.
00:36:56On est représentés
00:36:57effectivement,
00:36:57mais je suis totalement
00:36:58d'accord avec cette exclamation.
00:37:00Les Français
00:37:01ne sont plus représentés
00:37:02dans leur individualité.
00:37:04ça va être votre coup de gueule
00:37:06sur la classe moyenne.
00:37:08On se retrouve dans un instant
00:37:09avec vous.
00:37:10Je voudrais qu'on parle
00:37:11également du narcotrafic
00:37:16et des déclarations
00:37:18d'Emmanuel Macron hier.
00:37:25De la com,
00:37:26encore de la com.
00:37:27Est-ce qu'il faut aller
00:37:27à l'affrontement ?
00:37:28Moi, je voyais hier
00:37:29un reportage
00:37:30d'un dealer
00:37:31qui disait,
00:37:31de deux dealers
00:37:32qui disaient
00:37:32mourir,
00:37:33on s'en fout
00:37:34et puis il y aura quelqu'un
00:37:35qui nous remplacera
00:37:36et puis qui vienne,
00:37:37on s'en fout.
00:37:39Appelez-nous.
00:37:39Est-ce que vous pensez
00:37:40qu'il faut un affrontement ?
00:37:42Peut-être
00:37:42envoyer l'armée,
00:37:44je ne sais pas.
00:37:45Je ne sais pas
00:37:45quelles sont les solutions.
00:37:47Mais en tout cas,
00:37:47une amende de 500 euros
00:37:48pour les consommateurs,
00:37:49franchement,
00:37:50je ne sais pas
00:37:51ce que vous en pensez,
00:37:52mais c'est assez risible.
00:37:530826 300 300.
00:37:54A tout de suite.
00:37:56Sud Radio,
00:37:57le 10h midi,
00:37:58mettez-vous d'accord,
00:37:59Valérie Expert.
00:38:02Les Chevaliers du Fiel,
00:38:0417h-18h sur Sud Radio.
00:38:06Qu'est-ce qui se passe
00:38:07d'accord ?
00:38:08Valérie Expert.
00:38:11Nous sommes avec vous
00:38:12sur Sud Radio
00:38:13pour commenter l'actualité hier.
00:38:15Emmanuel Macron à Marseille,
00:38:16s'est exprimé
00:38:18sur le narcotrafic,
00:38:20sur la nécessité
00:38:21de lutter
00:38:21contre le trafic
00:38:23en sanctionnant
00:38:24pourquoi pas
00:38:25les consommateurs
00:38:28avec une amende
00:38:29de 500 euros.
00:38:30Quand on sait
00:38:31que les trafiquants,
00:38:31quand ils sont
00:38:32interpellés,
00:38:34le taux de recouvrement
00:38:36est d'au moins
00:38:36de 50%.
00:38:37On ne voit pas
00:38:39comment des amendes,
00:38:39ce sont des gens
00:38:40qui sont souvent insolvables,
00:38:41comment ils vont pouvoir,
00:38:44comment cette lutte
00:38:46contre le narcotrafic
00:38:47peut réellement
00:38:49se mettre en place
00:38:50si ce n'est
00:38:50avec un affrontement
00:38:52assez violent.
00:38:53Benjamin Cauchy ?
00:38:55Oui, il y a une limite
00:38:55à l'exercice
00:38:56avec ces amendes
00:38:57qui passent à 500 euros
00:38:58qui pourraient être
00:38:59de 1 000 ou de 2 000 euros.
00:39:01Le sujet,
00:39:01c'est que
00:39:02notre système judiciaire
00:39:04est complètement
00:39:04ankylosé
00:39:05et que
00:39:05ça reste très facile
00:39:07pour l'État
00:39:08finalement
00:39:09de continuer
00:39:10par le biais
00:39:10des contraventions
00:39:11plutôt que
00:39:13par des sanctions pénales
00:39:14qui seraient
00:39:15beaucoup plus dures.
00:39:16Donc je pense
00:39:16que là,
00:39:16on gère également
00:39:17un petit peu
00:39:18notre tuyauterie judiciaire
00:39:19si je puis me permettre.
00:39:20Le vrai sujet,
00:39:21c'est
00:39:22l'importation
00:39:23de la drogue
00:39:24dans notre pays.
00:39:25On parle des consommateurs,
00:39:27on parle des distributeurs,
00:39:28on parle de l'économie
00:39:29souterraine
00:39:29que ça peut générer,
00:39:30de la partition territoriale
00:39:32que ça engendre également
00:39:33avec la DZMafia
00:39:34et en Occitanie,
00:39:35quand vous voyez
00:39:35qu'il y a des émeutes
00:39:36qui se passent à Castres
00:39:37où vous avez
00:39:38des règlements de compte
00:39:39entre les narcotrafiquants
00:39:40toulousains
00:39:41et la DZMafia marseillaise
00:39:42qui tente
00:39:42de s'accaparer
00:39:43des départements ruraux,
00:39:45on voit bien
00:39:45que le sujet,
00:39:46c'est qu'il y a
00:39:47des consommateurs,
00:39:48il y a des distributeurs
00:39:49mais il y a aussi
00:39:49du matos qui rentre,
00:39:50il y a du matériel.
00:39:51On sait parfaitement
00:39:52d'où viennent
00:39:53ces substances.
00:39:55Je reviendrai
00:39:56sur ce sujet,
00:39:57c'est le contrôle
00:39:57des frontières pour moi.
00:39:58Avant de s'attaquer
00:39:59directement dans les cités,
00:40:00il faut assacher
00:40:00effectivement l'approvisionnement.
00:40:02Contrôler les frontières,
00:40:03quand on a
00:40:03deux énormes ports
00:40:04en France
00:40:05comme Le Havre,
00:40:06Esset ou Marseille
00:40:07et que vous n'avez
00:40:07qu'un seul scanner
00:40:08à conteneur
00:40:09sur l'ensemble
00:40:10de notre pays,
00:40:11évidemment c'est
00:40:11extrêmement difficile.
00:40:13Donc au lieu
00:40:13d'envoyer
00:40:13des hélicoptères
00:40:16avec un petit peu
00:40:17de fumigène
00:40:18dans les montagnes
00:40:18de l'Ariège,
00:40:19je pense qu'on pourrait
00:40:20certainement être
00:40:20beaucoup plus vindicatif
00:40:22à l'entrée
00:40:23de notre pays.
00:40:24Je pense que le sujet
00:40:24il est là.
00:40:25Après derrière,
00:40:26on peut s'amuser
00:40:26à verbaliser
00:40:27les consommateurs,
00:40:28on peut les dissuader.
00:40:30Il y a effectivement
00:40:30un rôle de santé publique
00:40:32et l'État
00:40:33est dans son rôle
00:40:34effectivement
00:40:35de jouer
00:40:36au garde-fou.
00:40:38Mais là,
00:40:38clairement,
00:40:38il faut qu'on assèche
00:40:40les approvisionnements.
00:40:41Oui.
00:40:42Arnaud Benedetti ?
00:40:44Certainement,
00:40:44on fait assécher
00:40:45les approvisionnements,
00:40:46c'est pas si...
00:40:46C'est facile à dire
00:40:48et pas facile à faire.
00:40:49C'est compliqué.
00:40:50Contrôle des marchandises,
00:40:51Arnaud.
00:40:51Oui, le contrôle des marchandises,
00:40:52je vois bien,
00:40:53mais la difficulté,
00:40:54c'est qu'on a
00:40:55un arsenal aujourd'hui
00:40:56judiciaire et législatif
00:40:58qui est certainement
00:40:59insuffisant pour...
00:41:00Même s'il a été amélioré
00:41:01ces derniers mois
00:41:03et ces dernières années,
00:41:05certainement insuffisant
00:41:06pour lutter contre
00:41:08un développement
00:41:09qui, il faut le rappeler,
00:41:11s'étend sur l'ensemble
00:41:11du territoire.
00:41:12Parce que là,
00:41:12on parle de Marseille,
00:41:13parce que le président
00:41:14de la République
00:41:14était à Marseille,
00:41:16mais aujourd'hui,
00:41:17ce narcotrafic
00:41:18touche les villes moyennes,
00:41:20des petites villes.
00:41:21D'accord,
00:41:21par la campagne.
00:41:22une extension
00:41:23qui est aujourd'hui
00:41:25pratiquement sur l'ensemble
00:41:26du territoire,
00:41:27avec des chiffres d'affaires
00:41:28qui sont des chiffres d'affaires
00:41:29de boîtes du CAC 40,
00:41:31clairement.
00:41:32Donc,
00:41:33il y a cette réalité-là.
00:41:35Après,
00:41:36est-ce qu'il ne faut pas
00:41:36finalement s'inspirer
00:41:38de ce qu'ont fait
00:41:39les Italiens ?
00:41:39Alors,
00:41:39les Italiens n'ont pas
00:41:40contenu totalement
00:41:41le phénomène,
00:41:42mais quand même
00:41:42ont obtenu des succès.
00:41:43avec la loi notamment.
00:41:45Oui,
00:41:46il faut rappeler
00:41:46qu'il y a eu la mafia
00:41:47chez eux.
00:41:48Les Italiens sont quand même,
00:41:49je veux dire,
00:41:50ont une culture
00:41:51de lutte contre la mafia
00:41:53qui est réelle.
00:41:56La loi,
00:41:57la législation
00:41:58sur les repentis
00:41:59a donné des résultats,
00:42:00en l'occurrence.
00:42:02Elle a permis,
00:42:02en effet,
00:42:03de démanteler des filières.
00:42:04Elle a permis
00:42:05de démanteler des...
00:42:06Tout simplement,
00:42:08ça donne une forme
00:42:09d'humilité judiciaire
00:42:12à des gens
00:42:15qui sont dans des réseaux,
00:42:17qui sont parfois
00:42:18des chefs mafieux
00:42:18et qui décident
00:42:19de tout simplement,
00:42:20comme on dit
00:42:20dans le jargon policier,
00:42:21de passer à table
00:42:22et de se repentir.
00:42:24Alors,
00:42:24il faudrait vraisemblablement
00:42:26aussi réfléchir
00:42:27à ce qu'ont fait
00:42:27les Italiens,
00:42:28voir un peu
00:42:28ce qu'ont fait
00:42:29justement nos voisins
00:42:30transalpins
00:42:31pour essayer
00:42:32d'avoir des méthodes
00:42:33qui soient des méthodes
00:42:34intelligentes et efficaces.
00:42:37Et le problème,
00:42:37ce n'est pas seulement
00:42:38une question de moyens,
00:42:39c'est vraiment
00:42:39une question aussi
00:42:40d'arsenal.
00:42:40D'arsenal,
00:42:41d'arsenal juridique
00:42:43et qui n'est pas,
00:42:44me semble-t-il,
00:42:44très compliqué
00:42:45à mettre en oeuvre.
00:42:46Et je ne m'étonne
00:42:46que l'on n'y ait pas pensé.
00:42:49Il y a deux magistrats
00:42:53ce matin
00:42:53qui signent une tribune
00:42:54très intéressante.
00:42:55Vous avez des législateurs.
00:42:57Il y a une tribune
00:42:58ce matin dans le Figaro
00:42:59signée par Béatrice Brugère
00:43:00qui est magistrate
00:43:02et Yvan Combert
00:43:03qui est le secrétaire
00:43:03national FO
00:43:04et qui parle
00:43:05de cet exemple italien,
00:43:06de cet article 41 bis
00:43:08de la loi pénitentiaire italienne
00:43:10qui durcit les conditions
00:43:11de détention
00:43:12des narcotrafiquants.
00:43:14Arrêtez cette complaisance.
00:43:15Les détenus sont placés
00:43:16à l'isolement.
00:43:17Les visites familiales
00:43:19sont limitées.
00:43:19C'est ce qu'on essaye
00:43:20de faire avec la prison
00:43:21qu'on est sur sort.
00:43:22Mais pas de remise
00:43:23de peine
00:43:23pour les narcotrafiquants
00:43:25ce qui est déjà
00:43:26un début.
00:43:28Inverser la charge
00:43:29de la preuve.
00:43:29C'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:43:30c'est la police judiciaire
00:43:31qui doit prouver
00:43:32que les revenus
00:43:32des narcotrafiquants
00:43:33proviennent du narcotrafic.
00:43:35en Italie
00:43:36ce sont les narcotrafiquants
00:43:37qui doivent prouver
00:43:38eux-mêmes
00:43:39d'où vient leur...
00:43:40Mais c'est tellement évident.
00:43:41C'est désespérant d'entendre ça.
00:43:42Voilà.
00:43:43Donc il y a énormément
00:43:44de choses
00:43:44assez pratiques
00:43:46à faire
00:43:47avec un effet
00:43:48extrêmement dissuasif.
00:43:50Elle dit
00:43:50les chefs de clan
00:43:51savent qu'en franchissant
00:43:52certaines lignes rouges
00:43:53ils s'exposent
00:43:54à un enfermement
00:43:54dont ils ne sortiront
00:43:55ni par la corruption
00:43:56ni par la violence.
00:43:57Et puis il faut parler
00:43:58et puis il faut parler
00:43:59de la corruption.
00:44:01Moi je suis assez d'accord
00:44:02avec tout ce que vous dites.
00:44:04Il faut à la fois
00:44:04s'attaquer à la demande.
00:44:06C'est ce qu'Emmanuel Macron
00:44:08essaie de faire
00:44:08en se donnant l'illusion
00:44:10d'augmenter
00:44:11le montant de l'amende
00:44:12à 500 euros
00:44:13au lieu de 200 euros
00:44:14c'est assez symbolique.
00:44:15Mais il faut surtout
00:44:15s'attaquer aussi à l'offre.
00:44:17Effectivement,
00:44:17c'est ce que vous dites
00:44:17avec ce qui a été fait en Italie.
00:44:19Moi là je suis curieuse de savoir
00:44:20et j'ai une méconnaissance
00:44:21sur ce sujet-là
00:44:22mais c'est
00:44:22quelle contrepartie
00:44:24a été donnée
00:44:24à ceux qui souhaitent se repentir ?
00:44:25Parce qu'en France
00:44:26il y a un vrai sujet
00:44:27c'est quand vous vous échangez
00:44:28avec ces jeunes...
00:44:29Remise de peine
00:44:31voire parfois
00:44:31exfiltration
00:44:32d'Italie.
00:44:34Mais protection
00:44:35et protection des familles.
00:44:38Évidemment,
00:44:38il y a eu des mesures
00:44:39de protection
00:44:40qui ont été prises
00:44:40à la fois pour
00:44:41bien évidemment
00:44:42ceux qui se repentaient
00:44:43et évidemment aussi
00:44:44pour leurs proches
00:44:45et leurs familles
00:44:46avec encore une fois
00:44:47des mesures parfois
00:44:48de sortie du territoire italien.
00:44:49Mais comment faire en France ?
00:44:50Quand vous échangez ça ?
00:44:51Je vous laissez terminer.
00:44:52Et puis culturellement
00:44:52la mafia italienne
00:44:53n'est pas la même.
00:44:54Et puis il y a une parenthèse
00:44:55autour de la culture
00:44:56de la mafia
00:44:57et par ailleurs aussi en France
00:44:58mais quels arguments
00:45:00donner finalement
00:45:00à un jeune
00:45:01qui aujourd'hui
00:45:01est un petit trafiquant de drogue
00:45:02qui gagne mieux sa vie
00:45:04en vendant de la drogue
00:45:04qu'en allant travailler ?
00:45:05Comment on fait
00:45:06pour à un moment donné
00:45:07les accompagner ?
00:45:08Quelles sont les idées ?
00:45:09Comment on arrive
00:45:10à faire rêver de nouveau
00:45:11ces jeunes
00:45:11pour essayer de les sortir
00:45:12de ce domaine-là ?
00:45:14Et c'est là
00:45:14où je me demande
00:45:15comment l'Italie
00:45:15pourrait réussir à le faire
00:45:17dans la mesure
00:45:17où là vous évoquez
00:45:18des personnes
00:45:18qui sont prises et condamnées.
00:45:20Mais comment faire
00:45:21sur ceux qui ne sont pas condamnés
00:45:22et qui continuent ?
00:45:23Il y a une différence fondamentale
00:45:25me semble-t-il
00:45:25avec l'Italie
00:45:26c'est que la mafia italienne
00:45:28était une mafia
00:45:29culturellement très différente
00:45:31de ce phénomène
00:45:32qui se développe
00:45:33aujourd'hui en France.
00:45:35Donc bon
00:45:36c'est une mafia
00:45:37aujourd'hui
00:45:37c'est une mafia
00:45:38d'ailleurs c'est pas une mafia
00:45:38ce sont des groupes
00:45:40d'un contre-infiquant
00:45:41une organisation
00:45:42des cités
00:45:43avec des ramifications
00:45:45parfois dans des pays
00:45:46qui sont des pays d'origine
00:45:46aussi
00:45:47il faut le signaler
00:45:49donc on a
00:45:50j'allais dire
00:45:51une sociologie
00:45:52des réseaux
00:45:53mafieux
00:45:54en France
00:45:56qui est quand même
00:45:56assez différente
00:45:57de ce qu'elle était
00:45:57en Italie
00:45:59et ce qui a permis
00:45:59d'ailleurs
00:45:59vraisemblablement
00:46:00à l'Italie
00:46:00de pouvoir mieux lutter
00:46:01en l'occurrence
00:46:02que nous sommes capables
00:46:04de le faire aujourd'hui
00:46:04nous en France.
00:46:05Alors écoutez ce que disait
00:46:06Emmanuel Macron
00:46:07On a mis en place
00:46:08c'est une innovation
00:46:09des dernières années
00:46:10une amende forfaitaire
00:46:11délictuelle
00:46:12tout de suite
00:46:12on peut vous mettre l'amende
00:46:13ça a permis de commencer
00:46:15à avancer les choses
00:46:16mais maintenant
00:46:16on va changer drastiquement
00:46:18sur deux trucs
00:46:18un, les procédures
00:46:20de recouvrement
00:46:20on va mettre
00:46:21des commissaires de la République
00:46:22pour aider
00:46:23les finances publiques
00:46:24la justice
00:46:24à les recouvrer
00:46:25parce qu'on a des taux
00:46:26de recouvrement
00:46:26qui sont pas satisfaisants
00:46:27deux, on va le passer
00:46:29à 500 euros l'amende
00:46:30500 euros
00:46:32parce qu'il faut taper
00:46:33au portefeuille
00:46:33ce qu'on attrape
00:46:34avec de la drogue
00:46:36parce que ça n'est pas
00:46:37festif de se droguer
00:46:38ce n'est pas festif
00:46:39de se droguer
00:46:40bon bah oui
00:46:41on est d'accord
00:46:42mais c'est le...
00:46:44bon c'est malheureusement
00:46:45un discours passe partout
00:46:46non mais 500 euros
00:46:47quand vous avez des gens
00:46:47qui sont pas solvables
00:46:48qui payent déjà pas les ailes
00:46:50qui payent pas les amendes
00:46:51le sous-texte c'est de dire
00:46:53le sous-texte d'Emmanuel Macron
00:46:54c'est de responsabiliser
00:46:56les consommateurs
00:46:56c'est de responsabiliser
00:46:57les consommateurs
00:46:58et il dit les consommateurs
00:46:59ce sont des petits bourgeois
00:47:00et ce sont les gamins
00:47:01des cités qui meurent
00:47:02voilà ce qu'il a voulu dire
00:47:04hier à Marseille
00:47:05c'est ce qu'il a mis en scène
00:47:06c'est pas toujours
00:47:06le même discours
00:47:07alors après il y a aussi
00:47:09des bourgeois qui consomment
00:47:10je pense qu'il faut
00:47:10avoir l'honnêteté de l'honneur
00:47:12mais par ailleurs
00:47:13là où c'est pas extrêmement
00:47:14intéressant
00:47:15c'est qu'aujourd'hui
00:47:15les amendes forfaitaires
00:47:16touchent 3% des consommateurs
00:47:17donc c'est là où
00:47:19malheureusement
00:47:19ce qui est terrible
00:47:21c'est l'utilisation des mineurs
00:47:22dans ce trafic de drogue
00:47:23donc on revient
00:47:23c'est que de la com
00:47:24encore une fois
00:47:25on est sur un sujet de com
00:47:26et d'urgence
00:47:27Benjamin
00:47:27mais il n'y a pas d'autre pouvoir
00:47:28le président de la République
00:47:29moi je voudrais attirer l'attention là-dessus
00:47:31il n'y a pas d'autre pouvoir
00:47:32ce qui est terrible
00:47:33bah si passer des lois
00:47:34en Australie je vous le dis
00:47:35on passait la loi
00:47:36et l'appliquer
00:47:37non
00:47:38quand vous voulez vous le faites
00:47:39même à l'Elysée
00:47:40je me souviens
00:47:41parce que j'y allais
00:47:42de temps en temps
00:47:44il y a 3-4 ans
00:47:46etc
00:47:46pour travailler
00:47:47oui pour travailler
00:47:50et où je
00:47:51vraiment je disais
00:47:53que c'était inadmissible
00:47:54et je voyais
00:47:55et le président de la République
00:47:58et tous ceux qui sont à l'Elysée
00:47:59faisaient un aveu d'impuissance terrible
00:48:02le président hurlait
00:48:03en disant
00:48:03j'ai demandé ça il y a 3 mois
00:48:04tout le monde se disait
00:48:05ah oui
00:48:05qui a traité
00:48:06et ils vivent presque
00:48:08les mêmes freins
00:48:10que nous vivons dans nos boîtes
00:48:11le président de la République
00:48:13n'a aucun pouvoir
00:48:14Benjamin un mot
00:48:16oui
00:48:18ce que je viens de dire
00:48:19Sophie
00:48:19est absolument navrant
00:48:20non pas ses propos
00:48:22mais le fond des propos
00:48:24si le président de la République
00:48:25n'a pas de pouvoir
00:48:26et que l'Union Européenne
00:48:27est en train de tout gérer
00:48:28de l'autre côté
00:48:29ça commence à nous inquiéter
00:48:30profondément
00:48:31allez on se retrouve
00:48:33après les infos
00:48:34on va parler de nos classes moyennes
00:48:36qui sont effectivement
00:48:38un peu les oubliés
00:48:39de tous nos débats
00:48:41et pourtant
00:48:41ce sont eux qui bossent
00:48:42et qui payent des impôts
00:48:44et puis aussi
00:48:45cette OQTF
00:48:45qui a réussi
00:48:48à faire démissionner
00:48:50tout un conseil municipal
00:48:51là aussi
00:48:52problème avec les OQTF
00:48:53la gagnante
00:48:55de notre grand jeu
00:48:56c'est Nathalie
00:48:57de Poissy
00:48:58Nathalie
00:48:59qui a gagné
00:49:004 entrées
00:49:01au Futuroscope
00:49:03bravo Nathalie
00:49:04j'espère que
00:49:05vous profiterez
00:49:06de cette escapade
00:49:08à Poitiers
00:49:09très très beau
00:49:10très très belle découverte
00:49:11au Futuroscope
00:49:12et vous jouez
00:49:12toute la journée
00:49:13au grand sapin
00:49:14de Noël Sud Radio
00:49:15toutes les heures
00:49:16de magnifiques cadeaux
00:49:17à gagner
00:49:18on se retrouve
00:49:19dans un instant
00:49:19avec vous
00:49:20à tout de suite
00:49:20On est ensemble
00:49:34avec vous
00:49:34sur Sud Radio
00:49:35avec Benjamin Cochy
00:49:36chef d'entreprise
00:49:37Julia Achat
00:49:38conseillère municipale
00:49:39à Kingersheim
00:49:40c'est bien dit
00:49:41c'est dans le Haut-Rhin
00:49:43c'est intéressant
00:49:44votre commune
00:49:45ce que vous me disiez
00:49:45c'est une commune
00:49:48qui prône
00:49:49la démocratie participative
00:49:50effectivement
00:49:50parce que vous êtes
00:49:51plus de 20 ans
00:49:51parce que vous êtes proche
00:49:52de la Suisse
00:49:52alors on est à la fois
00:49:53proche de la Suisse
00:49:54de l'Allemagne
00:49:55on a un territoire
00:49:56assez dynamique
00:49:56et effectivement
00:49:57nous sur notre commune
00:49:57en particulier
00:49:58on a une approche
00:49:59à la démocratie
00:50:00avec les citoyens
00:50:01et ça se traduit comment ?
00:50:03ça se traduit par
00:50:03des projets participatifs
00:50:04où vous avez
00:50:05les citoyens
00:50:06qui nous rejoignent
00:50:06typiquement
00:50:07le parc des Gravières
00:50:09qui est vraiment
00:50:10le parc de la commune
00:50:10de Kingersheim
00:50:11a été imaginé
00:50:12avec des citoyens
00:50:13d'accord
00:50:13et donc il y a un vote
00:50:14qui est fait
00:50:15il y a un vote
00:50:15qui est fait
00:50:16il y a des discussions
00:50:17qui sont faites
00:50:17on l'imagine
00:50:18on le met en place
00:50:19il y a combien d'habitants ?
00:50:21on est à 13 000 habitants
00:50:22pour le moment
00:50:22c'est très intéressant
00:50:24Arnaud Benedetti
00:50:25professeur à la Sorbonne
00:50:27et Sophie de Menton
00:50:27chef d'entreprise
00:50:28et présidente
00:50:29du mouvement éthique
00:50:30alors ce qui a retenu
00:50:31votre attention
00:50:32aux uns et aux autres
00:50:33dans l'actualité
00:50:34Sophie on va commencer
00:50:35avec vous
00:50:35c'est un sujet
00:50:35que je voulais traiter
00:50:37c'est ce qui s'est passé
00:50:38à Chessy
00:50:39à Chessy
00:50:40donc où un maire
00:50:42a refusé de marier
00:50:43un OQTF
00:50:44et tout le conseil municipal
00:50:46a décidé de démissionner
00:50:49par solidarité
00:50:50avec le maire
00:50:52qu'est-ce que vous avez
00:50:54retenu de cette affaire ?
00:50:55évidemment
00:50:56c'est totalement absurde
00:50:58mais ce qui est très grave
00:50:58ça rejoint exactement
00:51:00tous les sujets
00:51:01qu'on aborde
00:51:01on est incapable
00:51:02de prendre des décisions
00:51:04cohérentes
00:51:04de mettre les gens d'accord
00:51:05mariés
00:51:07des OQTF
00:51:08OQTF
00:51:09obligation de quitter le territoire
00:51:11ça veut dire que c'était
00:51:12de quitter le territoire
00:51:13c'est une absurdité totale
00:51:15puisqu'à partir du moment
00:51:16où ils sont mariés
00:51:17ils ont évidemment
00:51:18l'autorisation
00:51:19de rester sur le territoire
00:51:20donc les mariages
00:51:22faits pour ça
00:51:23sont évidemment pléthores
00:51:25et celui qui nous concerne
00:51:27le cas qui nous concerne
00:51:27il a dit oui oui
00:51:28c'est pour avoir l'autorisation
00:51:30de rester sur le territoire
00:51:31mais ce qui est extraordinaire
00:51:32moi ce qui a retenu
00:51:33mon attention
00:51:33outre le fait
00:51:35que le maire
00:51:36donc le maire avait refusé
00:51:37c'est une ordonnance rendue
00:51:38par le juge des référés
00:51:40qu'il a obligé
00:51:42donc à célébrer ce mariage
00:51:43donc il a démissionné
00:51:44pour cette raison
00:51:44ils sont contraints
00:51:45parce qu'un maire
00:51:46est obligé de célébrer un mariage
00:51:48et l'aberration française
00:51:50qui consiste à obliger un maire
00:51:52à marier quelqu'un
00:51:54qu'on oblige à quitter le territoire
00:51:56est une telle absurdité
00:51:57qu'on ne comprend pas
00:51:58que ce ne soit pas réglé
00:51:58dans les 15 jours
00:52:00mais le pire de tout
00:52:02parce que ça veut dire aussi
00:52:04quelque chose de l'état du pays
00:52:05c'est que l'humanité
00:52:06le journal titre aujourd'hui
00:52:08racisme
00:52:09de point
00:52:10à Chessy-sur-Marne
00:52:11le maire de droite
00:52:12démissionne
00:52:13pour ne pas marier
00:52:14un étranger
00:52:15sous OQTF
00:52:16ça veut dire que
00:52:18il y a une partie
00:52:19de la population
00:52:19de l'extrême gauche
00:52:21il faut le dire
00:52:22qui considère
00:52:23que tout est racisme
00:52:24et je veux dire
00:52:25c'est insensé
00:52:27parce qu'un OQTF
00:52:28par définition
00:52:29si on veut le mettre dehors
00:52:31et que c'est qu'il n'est pas français
00:52:32on peut accuser ça
00:52:33de fait raciste
00:52:34donc je veux dire
00:52:35que c'est très grave
00:52:36parce qu'il y a toutes nos mentalités
00:52:37qui sont en jeu
00:52:38et je pense que les français
00:52:39qui ont tout à fait raison
00:52:40de se plaindre
00:52:42de toutes les situations
00:52:43que nous vivons
00:52:44devraient faire un peu aussi
00:52:45des examens de conscience
00:52:47les examens de conscience
00:52:47ça fait un peu catho
00:52:48mais
00:52:48de réfléchir
00:52:52et de
00:52:52chacun a un rôle à jouer
00:52:53chacun a une responsabilité
00:52:55et
00:52:56c'est plus possible
00:52:58les habitants
00:52:59de chez ci
00:53:00soutiennent
00:53:00leur mère
00:53:02Julia
00:53:03vous aviez vu passer
00:53:04cette information
00:53:05j'imagine
00:53:05alors oui
00:53:06effectivement
00:53:06je l'ai vu passer
00:53:07effectivement
00:53:08quand on est élu
00:53:09de la république
00:53:10on a des droits
00:53:10et des devoirs
00:53:11et quand on est adjoint
00:53:13en tout cas
00:53:14on exerce cette fonction là
00:53:16on doit
00:53:16on doit célébrer
00:53:18des mariages
00:53:18effectivement
00:53:19si ça va à l'encontre
00:53:20de ces valeurs
00:53:21je ne voyais pas
00:53:22d'autre solution
00:53:22que d'effectivement
00:53:24démissionner
00:53:25vous auriez démissionné ?
00:53:26alors moi j'ai la chance
00:53:27aujourd'hui
00:53:27de ne pas célébrer
00:53:28des mariages
00:53:28sur ce sujet là
00:53:29si ça allait
00:53:30à l'encontre
00:53:31de mes valeurs
00:53:32le cas présent
00:53:33est-ce que vous démissionnez
00:53:34vous ?
00:53:35vous me mettez
00:53:35dans une situation
00:53:36périlleuse
00:53:37si ça allait
00:53:39à l'encontre
00:53:40de mes valeurs
00:53:40j'aurais démissionné
00:53:41est-ce que ça va
00:53:41à l'encontre
00:53:42de vos valeurs ?
00:53:42il faudrait
00:53:43causer davantage
00:53:44le sujet
00:53:46de bien comprendre
00:53:46effectivement
00:53:47est-ce que le mariage
00:53:47est vraiment lié
00:53:48à cette volonté
00:53:49de stabiliser la situation
00:53:50alors ils ont apporté
00:53:51des preuves
00:53:52de concubinage
00:53:55l'amour réel
00:53:55et profond
00:53:56c'est là où c'est complexe
00:53:57c'est là où la morale
00:53:58et le jugement personnel
00:53:59intervient
00:54:00mais c'est la même chose
00:54:01sur les mariages blancs
00:54:02enfin je veux dire
00:54:02c'est un petit peu différent
00:54:03parce que le mariage blanc
00:54:04vous avez effectivement
00:54:06quelqu'un qui est dans
00:54:06une situation
00:54:07plus ou moins irrégulière
00:54:09et l'OQTF
00:54:11il a une obligation
00:54:12de repartir
00:54:12et j'ai découvert
00:54:13à cette occasion
00:54:14qu'en fait
00:54:15une OQTF
00:54:15était valable 3 ans
00:54:16et que le préfet
00:54:18devait la renouveler
00:54:18au bout de 3 ans
00:54:20et s'il ne la renouvelle pas
00:54:21il n'est plus OQTF
00:54:23ce qui est malheureux
00:54:23c'est qu'aujourd'hui
00:54:24dans ce débat là
00:54:25on met la responsabilité
00:54:26sur le maire
00:54:27et ses équipes
00:54:28alors qu'en fait
00:54:28la question c'est
00:54:29pourquoi on n'a pas
00:54:30traité cet OQTF
00:54:31vous avez raison
00:54:31mais on ne met plus
00:54:32la responsabilité
00:54:33sur personne
00:54:34on n'a peut-être pas
00:54:34traité l'OQTF
00:54:35parce que je ne sais pas
00:54:36de quelle origine
00:54:37était l'OQTF
00:54:37mais vous savez
00:54:38qu'il y a des pays
00:54:38qui refusent de reprendre
00:54:39leurs OQTF
00:54:40c'est le cas notamment
00:54:41de l'Algérie
00:54:42entre autres
00:54:42donc s'il était algérien
00:54:44j'imagine qu'actuellement
00:54:45le traitement des OQTF
00:54:46compte tenu d'une relation
00:54:47avec l'Algérie
00:54:48est un peu compliqué
00:54:48mais ils ne sont pas
00:54:49les seuls
00:54:50je veux dire
00:54:50à mettre des obstacles
00:54:52à la reprise
00:54:52des OQTF
00:54:53Benjamin
00:54:54Benjamin Couchy
00:54:55oui
00:54:56j'entendais
00:54:59ce matin
00:55:00un extrait
00:55:01d'Emmanuel Macron
00:55:02qui s'était exprimé
00:55:03sur ce sujet là
00:55:03il y a un an ou deux
00:55:04et qui disait
00:55:05que c'était
00:55:06la politique du bon sens
00:55:07que
00:55:08effectivement
00:55:09de protéger
00:55:10nos élus
00:55:11par rapport
00:55:12à cet événement
00:55:13et qu'aujourd'hui
00:55:14les libertés individuelles
00:55:16avaient tendance
00:55:17à prendre le part
00:55:18sur notre législation
00:55:20et sur notre cadre public
00:55:21oui mais là
00:55:22où est le bon sens
00:55:23il est là
00:55:23pardon
00:55:24où est le bon sens
00:55:25dans ce cas là
00:55:26en tout cas le bon sens
00:55:28il a quitté le territoire
00:55:29lui pour le coup
00:55:30absolument
00:55:30mais il y a toujours
00:55:33cette question
00:55:33effectivement
00:55:34des OQTF
00:55:35Julia
00:55:35vous voulez nous
00:55:36revenir sur ces
00:55:37français moyens
00:55:39dont on parle
00:55:39assez peu
00:55:40dans les médias
00:55:40oui effectivement
00:55:41c'est 63%
00:55:42des français
00:55:43qui s'identifient
00:55:43à la classe moyenne
00:55:44et qui finalement
00:55:45sont invisibilisés
00:55:47aujourd'hui
00:55:48à la fois
00:55:49dans le débat public
00:55:49et en France
00:55:51on entend très peu
00:55:52souvent parler
00:55:52nos responsables politiques
00:55:53des classes moyennes
00:55:54et pourtant
00:55:54ils sont la majeure partie
00:55:57des français
00:55:58on le voit aussi
00:55:59lors de ce débat
00:56:00sur le budget
00:56:00de la sécurité sociale
00:56:01notamment
00:56:02finalement
00:56:02que reste-t-il
00:56:03de nos débats
00:56:04on a eu des compromis
00:56:05techniques
00:56:05on se réjouit
00:56:06de finalement
00:56:07rester sur un statu quo
00:56:08notamment sur la question
00:56:09des heures supplémentaires
00:56:10défiscalisées
00:56:11qui est finalement
00:56:11le seul sujet
00:56:12qui a un impact réel
00:56:14sur la fiche de paie
00:56:15des français
00:56:15et sur le pouvoir d'achat
00:56:16on a failli quand même
00:56:18imposer les tickets restos
00:56:19et la mutuelle
00:56:20oui
00:56:20donc on est quand même
00:56:22sur une aberration
00:56:22assez forte
00:56:23et je rebondis sur le fait
00:56:25qu'effectivement
00:56:25je pense qu'on prend
00:56:26ces décisions-là
00:56:27ou en tout cas
00:56:27on les propose
00:56:28parce que nos responsables
00:56:29politiques sont déconnectés
00:56:30de la vie des français
00:56:31aujourd'hui
00:56:32quand on sait
00:56:33qu'à la fois
00:56:33les tickets restos
00:56:34et la mutuelle
00:56:34ça permet de redonner
00:56:35du souffle
00:56:36à une population
00:56:36qui est asphyxiée
00:56:37de tous les côtés
00:56:38j'aimerais aussi
00:56:39parler du tissu économique
00:56:40qui souffre aussi
00:56:42de ce budget
00:56:43à la fois
00:56:43du budget
00:56:45de la sécurité sociale
00:56:46et du budget
00:56:47puisqu'aujourd'hui
00:56:47on sait qu'en tout cas
00:56:49dans les plans
00:56:49est envisagée
00:56:50une contribution exceptionnelle
00:56:51de plus de 3,5%
00:56:52pour les grandes entreprises
00:56:53et plus d'environ
00:56:541,3% sur les ETI
00:56:55et finalement
00:56:56voilà une bonne façon
00:56:58de montrer
00:56:58comment on asphyxie
00:57:00nos entreprises
00:57:01et comment on empêche
00:57:02la création de richesses
00:57:03et l'emploi
00:57:04on aurait pu envisager
00:57:05que finalement
00:57:06cette contribution exceptionnelle
00:57:07ne soit pas envisagée
00:57:08telle qu'elle
00:57:08mais permettre plutôt
00:57:09une redistribution
00:57:10de la création de valeur
00:57:11pour permettre aux français
00:57:11de gagner en pouvoir d'achat
00:57:13on sait aussi
00:57:14que gagner du pouvoir d'achat
00:57:15c'est un moteur
00:57:15de la relance économique
00:57:17et de la relance
00:57:18de la consommation
00:57:19puis au lieu de ça
00:57:20on préfère fragiliser
00:57:21notre compétitivité
00:57:23qui repose aussi
00:57:24sur la puissance
00:57:25des français
00:57:26en tant que telle
00:57:26donc finalement
00:57:27ceux qui en pâtissent
00:57:28c'est ceux qui portent le pays
00:57:29qui travaillent
00:57:29qui payent des impôts
00:57:30qui consomment
00:57:31et c'est donc
00:57:32les classes moyennes
00:57:32qui sont déclassées
00:57:34qui sont ignorées
00:57:35qui se sentent seules
00:57:36affaiblies
00:57:37on parle de stabilité
00:57:39mais finalement
00:57:39la stabilité
00:57:40ne nourrit pas
00:57:41ne protège plus
00:57:42et j'ai une pensée
00:57:44et j'aimerais citer
00:57:45une citation du livre
00:57:47dans lequel je lis
00:57:47où le personnage principal
00:57:49dit
00:57:50j'ai arrêté de voter
00:57:50parce que je me suis trop trompée
00:57:52et j'aimerais éviter
00:57:53que les français
00:57:53aient ce sentiment-là
00:57:54aussi à terme
00:57:55puisque
00:57:55c'est vraiment le sentiment
00:57:57c'est vraiment le sentiment
00:57:59qui ressort
00:58:00on a Véronique
00:58:01qui nous dit
00:58:01non c'est Marie
00:58:03qui dit
00:58:03je suis de la classe moyenne
00:58:04et je n'ai pas l'impression
00:58:05que le fisc
00:58:05m'invisibilise
00:58:07effectivement
00:58:08le problème c'est qu'en plus
00:58:09au-delà de la visibilisation
00:58:11de la classe moyenne
00:58:12cette notion de classe moyenne
00:58:14oui mais vous avez
00:58:14une réduction
00:58:15des classes moyennes aussi
00:58:16bien sûr
00:58:16c'est à dire qu'en fin de compte
00:58:17la classe moyenne
00:58:19c'est à partir
00:58:19d'un certain seuil
00:58:20de revenus
00:58:21que vous appartenez
00:58:22ou pas
00:58:22à une classe moyenne
00:58:24mais avec l'augmentation
00:58:25de la paupérisation
00:58:26avec la paupérisation
00:58:28d'une partie
00:58:29justement des classes moyennes
00:58:30la classe moyenne
00:58:32tend à se rétracter
00:58:34et ce qui est un vrai
00:58:35problème démocratique
00:58:35il y avait un philosophe
00:58:36qu'on étudie
00:58:39qu'on n'étudie plus
00:58:40beaucoup aujourd'hui
00:58:41qui est le philosophe Alain
00:58:42qui était le grand philosophe
00:58:44de la troisième république
00:58:45qui disait
00:58:45il n'y a pas de démocratie
00:58:46sans classe moyenne
00:58:47c'est la classe moyenne
00:58:48qui a permis la démocratie
00:58:50en Espagne
00:58:50c'est la classe moyenne
00:58:51qui permet la démocratie
00:58:52partout
00:58:53en cette matière
00:58:54et donc là
00:58:55si vous voulez
00:58:56c'est j'allais dire
00:58:57une figure
00:58:57une des multiples figures
00:58:59de la crise démocratique
00:59:00que nous vivons
00:59:02et la réalité
00:59:04c'est que
00:59:06in fine
00:59:08c'est un phénomène
00:59:09qui s'est installé
00:59:12depuis 40 ans
00:59:12parce que
00:59:13c'est la classe moyenne
00:59:13qui est en défiance
00:59:14vis-à-vis
00:59:15notamment
00:59:15de la classe dirigeante
00:59:16vous regardez
00:59:17toutes les études
00:59:18du CEVIPOF
00:59:18sur la confiance
00:59:19dans les institutions
00:59:20sur la confiance
00:59:21du politique
00:59:21la défiance
00:59:22ne fait que croître
00:59:23et elle n'est pas prête
00:59:24malheureusement
00:59:24je pense que c'est lié
00:59:25fortement avec le sentiment
00:59:26de déclassement aussi
00:59:27on en parle peu
00:59:28vous l'avez dit
00:59:29fondamentalement
00:59:31les classes moyennes
00:59:31se réduisent
00:59:32mais quand même
00:59:33on a quand même
00:59:3363% des français
00:59:34qui s'identifient
00:59:35à la classe moyenne
00:59:36il y a l'éducation
00:59:41il y a les valeurs
00:59:42et donc ça c'est très
00:59:44le rapport au travail
00:59:44c'est beaucoup plus important
00:59:46que le revenu
00:59:47on va vous pour en dire
00:59:49un mot
00:59:49Benjamin
00:59:50la classe moyenne
00:59:51est-ce que vous vous
00:59:52identifiez à la classe
00:59:53moyenne
00:59:54puis on parle aussi
00:59:55beaucoup aujourd'hui
00:59:56de travailleurs pauvres
00:59:57c'est-à-dire des gens
00:59:57qui aujourd'hui
00:59:58c'est ce que vous disent
00:59:59les bénévoles
01:00:02qui récoltent
01:00:02pour le secours populaire
01:00:04secours catholique
01:00:05Restos du coeur
01:00:06ils ont des femmes
01:00:07seules qui travaillent
01:00:08et qui aujourd'hui
01:00:09n'arrivent plus
01:00:09à assurer
01:00:11on y revient
01:00:11dans un instant
01:00:12avec vous
01:00:13et puis on parlera
01:00:14également
01:00:15des complémentaires santé
01:00:16dont le coût
01:00:17va exploser
01:00:18avec vous Benjamin
01:00:19à tout de suite
01:00:20Sud Radio
01:00:21mettez-vous d'accord
01:00:23Valérie Expert
01:00:24Sud Radio
01:00:25parlons vrai
01:00:2614h-16h
01:00:29Brigitte Laé
01:00:30Sud Radio
01:00:30corps
01:00:31Valérie Expert
01:00:33de retour avec vous
01:00:34sur Sud Radio
01:00:35jusqu'à 11h30
01:00:36pour les débats
01:00:38Benjamin
01:00:39on ne vous a pas entendu
01:00:40sur ce qu'évoquait
01:00:41Julia Achat
01:00:42sur la classe moyenne
01:00:4363% des français
01:00:44s'identifiaient
01:00:45à la classe moyenne
01:00:46pourtant on en parle
01:00:47effectivement assez peu
01:00:48de cette classe moyenne
01:00:49oui et bien entre
01:00:50il y a l'intention
01:00:52et la perception
01:00:52le fait de se percevoir
01:00:54le fait de se percevoir
01:00:56comme étant de la classe moyenne
01:00:58et le fait de l'être
01:00:58véritablement
01:00:59au regard de chiffres
01:01:00statistiques
01:01:01effectivement
01:01:01il y a une propension
01:01:03de français
01:01:03qui s'estiment
01:01:04être dans la classe moyenne
01:01:05et qui ne le sont plus du tout
01:01:06alors qu'ils sont
01:01:07dans une classe supérieure
01:01:08Arnaud l'a bien dit
01:01:10effectivement
01:01:10la modification
01:01:12la paupérisation
01:01:13d'une grande partie
01:01:14de la population
01:01:14et puis les gens
01:01:16que vous parliez
01:01:16d'emploi précaire
01:01:17je parlerais des auto-entrepreneurs
01:01:18qui pour une grande partie
01:01:20perçoivent au moins
01:01:20de 800 à 900 euros par mois
01:01:22donc ils sont aujourd'hui
01:01:23des catégories pauvres
01:01:24je pense à l'explosion
01:01:25des foyers monoparentaux
01:01:27dont vous parliez
01:01:28juste avant la pause
01:01:29Valérie effectivement
01:01:31qui crée des situations
01:01:32de difficultés
01:01:33avec le coût du logement
01:01:34également
01:01:35le logement représente
01:01:3640%
01:01:37du budget
01:01:39d'un ménage
01:01:40donc lorsque vous êtes seul
01:01:41avec un enfant
01:01:42que vous soyez un homme
01:01:43ou une femme
01:01:43au demeurant
01:01:44sachez que
01:01:45pour payer un loyer
01:01:46quand vous êtes tout seul
01:01:47et qu'il vous faut deux chambres
01:01:49vous êtes rapidement
01:01:50exsangue
01:01:51de toute situation financière
01:01:52donc la mutation
01:01:53de l'habitation
01:01:54l'augmentation
01:01:57de la mobilité
01:01:57qui fait qu'il y a
01:01:58un éloignement
01:01:58entre les familles
01:02:01bref autant de critères
01:02:02qui sont à la fois
01:02:02socio-économiques
01:02:03qui font que la classe moyenne
01:02:04disparaît aujourd'hui
01:02:05Oui oui
01:02:06tout à fait
01:02:06vous voulez revenir
01:02:07sur les complémentaires
01:02:09on l'a appris
01:02:10avec le vote
01:02:11du PLFSS
01:02:12il va y avoir
01:02:13une augmentation
01:02:14assez importante
01:02:16des complémentaires
01:02:17santé
01:02:18Oui alors je vais vous donner
01:02:19des chiffres
01:02:20alors c'est pas les chiffres
01:02:20du loto
01:02:21vous pouvez essayer
01:02:21de les jouer demain soir
01:02:23si vous le souhaitez
01:02:23mais en attendant
01:02:24juste quelques éléments
01:02:25en 2021
01:02:26les complémentaires ont augmenté
01:02:27de 3,1%
01:02:28de 2,9%
01:02:30en 2022
01:02:30de 6%
01:02:31en 2023
01:02:32de 8%
01:02:33en 2024
01:02:34de 6%
01:02:35en 2025
01:02:36et de
01:02:36entre 4,3
01:02:37et 4,6%
01:02:40en 2026
01:02:41en l'espace de 5 ans
01:02:42le coût des complémentaires santé
01:02:44a augmenté
01:02:44de 27%
01:02:46alors que l'inflation
01:02:47n'est que de 13%
01:02:48donc là on se lit
01:02:49à gros sur les complémentaires santé
01:02:51les mutualistes
01:02:52et les assureurs
01:02:53qui sont en train
01:02:53de s'engraisser
01:02:54sur la bête
01:02:55et il convient
01:02:56de bien comprendre
01:02:57qu'aujourd'hui
01:02:58sur une complémentaire santé
01:03:00il y a à peu près
01:03:0020% de taxes
01:03:01en l'espace de quelques années
01:03:03les assureurs
01:03:04les mutualistes
01:03:05sont devenus
01:03:06des collecteurs de taxes
01:03:07pour l'État
01:03:08on est passé de 720 millions d'euros
01:03:11à 7,6 milliards d'euros
01:03:13de taxes
01:03:13collectées
01:03:14sur les contrats
01:03:15d'assurance santé
01:03:17c'est un papier des échos
01:03:18ce matin
01:03:18qui va résister
01:03:19plus encore
01:03:20sur ce sujet
01:03:21et puis avec le PLFSS
01:03:22vous avez une taxe
01:03:23d'1,1 milliard
01:03:25qui est tombée
01:03:25sur le dos
01:03:26des producteurs
01:03:28de complémentaires santé
01:03:29plus une taxe
01:03:29de 2,05%
01:03:31sur les contrats
01:03:33bref
01:03:33la foire aux chiffres
01:03:34veut surtout dire
01:03:35encore une fois
01:03:36que quand l'État
01:03:37est incapable
01:03:37de gérer
01:03:38de gérer
01:03:38ses finances publiques
01:03:39la seule solution
01:03:40quand c'est pas une taxe
01:03:41quand c'est pas un impôt
01:03:42et bien c'est de passer
01:03:43par un intermédiaire privé
01:03:45pour collecter
01:03:46de nouveau
01:03:47de l'argent
01:03:47pour combler
01:03:48le déficit
01:03:49je dis combler le déficit
01:03:50parce que depuis quelques années
01:03:51la part
01:03:53de ce que la sécu
01:03:54rembourse
01:03:54a diminué
01:03:55grosso modo
01:03:56de 0,5 point
01:03:57alors ça parait mineur
01:03:58on est passé de 80 à 79
01:03:59il n'y a que 5%
01:04:01de prise en charge
01:04:01par la sécu
01:04:02le reste par les complémentaires santé
01:04:03les complémentaires santé
01:04:05ont été obligés
01:04:05d'avaler
01:04:06les deux remboursements
01:04:07dentaires
01:04:08l'état depuis 2023
01:04:09a arrêté
01:04:10de rembourser correctement
01:04:12les frais
01:04:13et les soins dentaires
01:04:14ils ont mis en place
01:04:15également
01:04:15le 100% santé
01:04:16vous savez
01:04:16les lunettes à 100 euros
01:04:18la prise en charge
01:04:19des soins dentaires
01:04:21également
01:04:21tout ça
01:04:22est aux frais
01:04:23de la princesse
01:04:24est aux frais
01:04:24des assurés
01:04:25par le biais
01:04:26de leurs complémentaires santé
01:04:27donc là
01:04:27donc les conséquences
01:04:29oui oui
01:04:29les conséquences
01:04:30avec quoi
01:04:30les conséquences
01:04:31c'est que vous avez
01:04:32de plus en plus
01:04:32de français
01:04:33qui ont du mal
01:04:33à joindre les deux pouces
01:04:34et puis on en a parlé
01:04:35juste avant
01:04:36rip la classe moyenne
01:04:38et bien clairement
01:04:39vous avez des jeunes retraités
01:04:40qui se retrouvent
01:04:41avec des augmentations
01:04:42tarifaires extrêmement importantes
01:04:44qui avec les seuils d'âge
01:04:45peuvent passer
01:04:45de 10 à 12% par an
01:04:47donc ça devient
01:04:48une situation
01:04:48extrêmement compliquée
01:04:49donc gros coup de gueule
01:04:50sur l'état
01:04:50qui au lieu d'apprendre
01:04:51et de faire des économies
01:04:53cherche tout simplement
01:04:54la solution de facilité
01:04:56qui est de rajouter une taxe
01:04:57sur les contrats de santé
01:04:58et il faut dire aussi
01:05:00les français sont énervés
01:05:01après leur assureur
01:05:02et leur mutualiste
01:05:03la réalité
01:05:04c'est d'aller toquer
01:05:04à la porte des députés
01:05:06alors il faut aussi
01:05:08et on me le précise
01:05:10que savoir
01:05:11que les entreprises
01:05:12prennent en charge
01:05:13une partie
01:05:14de la mutuelle
01:05:15des salariés
01:05:17et que donc
01:05:18l'entreprise
01:05:19va également être taxée
01:05:20enfin ça va augmenter
01:05:21également pour les entreprises
01:05:22et donc ça veut dire quoi
01:05:24ça veut dire que plus
01:05:25on charge le mulet
01:05:27moins l'entreprise
01:05:28peut augmenter
01:05:29ses salariés
01:05:30ce qu'elle regrette infiniment
01:05:31et donc les entreprises
01:05:32là encore
01:05:33c'est un coût supplémentaire
01:05:35oui
01:05:35vous parliez
01:05:37je fais une petite parenthèse
01:05:37vous parliez du loto
01:05:39je vois sur le fil
01:05:40X
01:05:42millionnaire en 95
01:05:43ce gagnant du loto
01:05:44vit dans un logement social
01:05:46je suis bien où je suis
01:05:47ce n'est pas un déshonneur
01:05:48et là aussi
01:05:50quand Guillaume
01:05:52Casparian dit
01:05:53il faudrait peut-être
01:05:55revoir le logement social
01:05:57les critères d'attribution
01:05:59il a peut-être
01:06:00déliré totalement
01:06:01ses gains du loto
01:06:02non
01:06:02ça va
01:06:03non mais c'est possible
01:06:04je ne sais pas ce qu'il a fait
01:06:06non mais
01:06:07c'était une parenthèse
01:06:09pour dire
01:06:10voilà on va chercher
01:06:11de l'argent
01:06:11et on ne cherche pas
01:06:12à faire des économies
01:06:13on ne veut pas faire de réforme
01:06:14on ne veut pas chercher
01:06:15les économies de l'Etat
01:06:17alors peut-être
01:06:17sur la hausse
01:06:18des complémentaires santé
01:06:19ça va devenir
01:06:21très très compliqué
01:06:22pour cette classe moyenne
01:06:23dont on parlait
01:06:24effectivement
01:06:24oui mais enfin
01:06:25le PLFSS
01:06:26je crois
01:06:27vient d'augmenter
01:06:28les franchises
01:06:28il me semble
01:06:29il y a
01:06:30il y a
01:06:31il y a 24 heures
01:06:32ou 48 heures
01:06:32donc
01:06:33il faut se retourner
01:06:35aussi
01:06:36je pense
01:06:37vers
01:06:38ceux qui votent
01:06:39un certain nombre
01:06:39de mesures législatives
01:06:40qui aujourd'hui
01:06:41sont des mesures législatives
01:06:42qui ont d'autres objectifs
01:06:44que de taxer toujours plus
01:06:45enfin il y a quand même
01:06:46il y a un formage
01:06:46vous l'avez dit
01:06:48vous l'avez parfaitement dit
01:06:49la part de la taxe
01:06:50c'est considérable
01:06:51le fait est qu'en France
01:06:53nous n'avons
01:06:54alors qu'on est un des pays
01:06:55les plus taxés de l'OCDE
01:06:57un des pays les plus taxés
01:06:58de l'Europe
01:06:58finalement
01:06:59les mesures politiques
01:07:00qui sont prises
01:07:01ces derniers mois
01:07:03et pas seulement
01:07:03ces derniers mois
01:07:04depuis très longtemps
01:07:05sont des mesures
01:07:05qui ne font que
01:07:07finalement
01:07:08accroître
01:07:08l'impôt
01:07:09accroître la taxe
01:07:11ce qui évidemment
01:07:12pose problème
01:07:13oui
01:07:13Julia
01:07:15sur ces complémentaires
01:07:16santé
01:07:17avec un commentaire
01:07:18de Marie
01:07:19pardon
01:07:19qui dit
01:07:20la sécu rembourse
01:07:20de moins en moins
01:07:21les soins dentaires
01:07:23par contre
01:07:23rembourse intégralement
01:07:24des changements de sexe
01:07:25qui coûtent
01:07:25d'une blinde
01:07:26mais c'est vrai
01:07:28que quand on veut
01:07:29se soigner
01:07:30pour les yeux
01:07:31pour les oreilles
01:07:32pour les dents
01:07:32ça reste aujourd'hui
01:07:34assez compliqué
01:07:35oui et puis effectivement
01:07:36dans la mesure
01:07:37où on sait
01:07:37le coût associé
01:07:38rien qu'au fait
01:07:40de se soigner
01:07:40de se rendre compte
01:07:42qu'encore une fois
01:07:42c'est les mutuelles
01:07:43qui vont devoir aussi
01:07:44endosser un point financier
01:07:45on peut remettre aussi
01:07:47en question
01:07:48et ce poids va être répercuté
01:07:49à la fois sur les entreprises
01:07:50et sur les classes moyennes
01:07:51vous l'avez à juste titre dit
01:07:52c'est à la fois déplorable
01:07:54et on sent bien
01:07:55qu'on n'avance pas du tout
01:07:57dans le bon sens
01:07:58pour permettre
01:07:59en tout cas aux français
01:07:59et au reste
01:08:00de pouvoir gagner
01:08:01du pouvoir d'achat
01:08:02et pouvoir
01:08:02vivre autrement
01:08:04qu'en payant
01:08:06en étant surchargé
01:08:07on va passer à vous
01:08:10cher Arnaud
01:08:11vous avez un coup de gueule
01:08:12je peux changer de coup de gueule
01:08:13je vais changer de gueule
01:08:15parce que vous m'avez dit
01:08:16tout à l'heure
01:08:16quand je suis rentré en studio
01:08:17que M. Emric Caron
01:08:19se demandait
01:08:19où était passé
01:08:20ceux qui avaient soutenu
01:08:21Boilem Sansal
01:08:21concernant Christophe Glaze
01:08:23alors je voudrais lui rappeler
01:08:24s'il nous écoute
01:08:25ce que je ne pense pas
01:08:26mais enfin sait-on jamais
01:08:26il faut vivre en espoir
01:08:28c'est que le comité de soutien
01:08:29dès qu'il a appris
01:08:30l'incarcération
01:08:32et la condamnation
01:08:33de Christophe Glaze
01:08:34a demandé tout de suite
01:08:34sa libération immédiate
01:08:36le comité de soutien
01:08:37Boilem Sansal
01:08:38sauf qu'on nous a dit
01:08:39de ne pas trop en faire
01:08:40parce qu'en l'occurrence
01:08:41la stratégie qui avait été prise
01:08:42par les défenseurs
01:08:43de Christophe Glaze
01:08:44était une stratégie
01:08:45de la discrétion
01:08:46et du silence
01:08:47on a vu d'ailleurs
01:08:48où mener cette stratégie
01:08:49puisque Christophe Glaze
01:08:51a été condamné
01:08:51pour la deuxième fois
01:08:52à 7 ans de prison
01:08:53par le tribunal
01:08:54de Tizi Ouzou
01:08:55donc je crois que
01:08:57faire ce faux procès
01:08:57à ceux qui se sont mobilisés
01:08:59pour Boilem Sansal
01:09:01relève tout simplement
01:09:02de la polémique politicienne
01:09:03il est évident
01:09:04que pour nous
01:09:05la libération
01:09:06sans condition immédiate
01:09:08de Christophe Glaze
01:09:09est un impératif
01:09:11et une exigence absolue
01:09:13et nous considérons
01:09:14évidemment
01:09:14qu'il aurait fallu
01:09:15en parler
01:09:15bien avant
01:09:16bien avant
01:09:17mais ça vous le dites
01:09:18encore une fois
01:09:19il y a encore quelques mois
01:09:21ce ne sont pas ceux
01:09:22qui quand même
01:09:22donnent des gages
01:09:23au régime algérien
01:09:24qui vont nous faire la leçon
01:09:25mais c'est tellement petit
01:09:27en plus
01:09:27ce type de discussion
01:09:28c'est surtout criminel
01:09:29je rappelle
01:09:31d'un groupe
01:09:31qui s'est abstenu
01:09:33de voter les résolutions
01:09:35demandant la libération
01:09:36immédiate
01:09:36de Boilem Sansal
01:09:37oui c'est ça
01:09:38en plus il dit
01:09:39elles sont où ?
01:09:39la droite
01:09:40et l'extrême droite
01:09:41qui parlaient chaque jour
01:09:42de Boilem Sansal
01:09:42je pense que la libération
01:09:43de Boilem Sansal
01:09:44dépassait largement
01:09:45les partis
01:09:48et que
01:09:48effectivement
01:09:49Christophe Glaze
01:09:50vous faites bien de le rappeler
01:09:51sa famille ne souhaitait pas
01:09:52communiquer
01:09:53aujourd'hui
01:09:53sa maman
01:09:54sa mère
01:09:55s'est adressée
01:09:56a fait une vidéo
01:09:57je vais vous dire
01:09:58moi j'ai envoyé un sms
01:09:59à la mère de Christophe Glaze
01:10:00cet été
01:10:01je n'ai pas eu de réponse
01:10:03donc clairement
01:10:03en l'occurrence
01:10:04la stratégie qui avait été
01:10:05adoptée par la famille
01:10:06ce que je peux comprendre
01:10:07en l'occurrence
01:10:08c'est pas du tout
01:10:08une critique de ma part
01:10:10c'était
01:10:11de rester discret
01:10:13voilà
01:10:14et pour info
01:10:17le millionnaire
01:10:17cher Benjamin
01:10:19avait gagné
01:10:2070 millions de francs
01:10:22à l'époque
01:10:22soit 16 millions d'euros
01:10:24au loto
01:10:25il a beaucoup investi
01:10:26je pense qu'il lui reste
01:10:26de l'argent
01:10:27et un logement social
01:10:28me paraît justifié
01:10:29pour cet homme
01:10:29c'est moi qui posais
01:10:30la question
01:10:30je me disais
01:10:32peut-être qu'il a pris
01:10:33il avait gagné
01:10:34l'équivalent de 16 millions
01:10:35d'euros
01:10:36donc aujourd'hui
01:10:37il a un tabac presse
01:10:39oui mais c'est très intéressant
01:10:40vous voyez
01:10:40parce que tout le monde
01:10:41trouve ça logique
01:10:42mais qui ?
01:10:43personne n'aura le pouvoir
01:10:44de dire tout simplement
01:10:45écoutez voilà
01:10:46votre revenu fait que
01:10:47vous devez quitter la part
01:10:48bah oui c'est le bon sens
01:10:49et bien on y reviendra
01:10:51on y reviendra demain
01:10:52dans les débats
01:10:52est-ce qu'il faut
01:10:53réévaluer régulièrement
01:10:55les conditions d'attribution
01:10:59des logements sociaux
01:11:00merci à vous
01:11:01dans un instant
01:11:01l'émission média
01:11:02on recevra Carole Rousseau
01:11:03pour le retour
01:11:04de plein les yeux
01:11:05avec Jacques Legros
01:11:05à tout de suite
01:11:06Sud Radio
01:11:07Parlons Vrai
01:11:09Parlons Vrai
01:11:09Sud Radio
01:11:10Parlons Vrai
01:11:11Cette année
01:11:12la radio officielle
01:11:13du Père Noël
01:11:14c'est Sud Radio
01:11:15envoyé dès maintenant
01:11:17sapin au site
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