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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, face à l'info, ravie de vous retrouver ce soir pour la dernière semaine avant les vacances.
00:06Marc Menon, ils se sont déjà en vacances.
00:08Il a mis son maillot de bain.
00:10Il a mis son maillot de bain.
00:13Mathieu Bocoté a mis son costume de bain.
00:17Gabriel Cluzel et Charlotte Donnella sont mis en bikini.
00:24Moi, au sommaire ce soir.
00:28Moi, j'ai mis mon monokini.
00:33Alors, au sommaire ce soir, en attendant plus d'informations sur les aveux tardifs de Cédric Jubilard,
00:41nous nous intéresserons à la dernière soirée du premier parti politique de France avant le verdict de Marine Le Pen.
00:48Les juges décideront indirectement si elle sera un candidat ou non.
00:53Donc, du coup d'envoi de la présidentielle.
00:56La justice pèse donc sur la présidentielle avant le choix démocratique des Français.
01:01L'édito de Mathieu Bocoté.
01:04Près de 5000 personnes étaient à Narbonne hier.
01:08La marche en hommage à lui a peut-être marqué un tournant.
01:12Au-delà du recueillement, les familles de victimes réclament désormais des comptes à l'État et à la justice.
01:18Darmanin en prison, ni oubli, ni pardon, entendait-on Scandé.
01:22En quoi leur colère était-elle en train de devenir une force politique ?
01:27L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:29Le Hamas annonce dissoudre ses instances dirigeantes à Gaza après près de 20 ans de pouvoir.
01:35Le mouvement affirme être prêt à transférer les responsabilités administratives quotidiennes au comité national pour l'administration de Gaza.
01:44Un organe technocratique ?
01:46Un tournant politique majeur sur le papier.
01:48Mais le Hamas acceptera-t-il un vrai désarmement ?
01:51Pourquoi cette annonce surprise ?
01:53En quoi s'agit-il d'un véritable retrait de pouvoir ?
01:56Est-ce une simple réorganisation administrative ?
01:59Le regard de Marc Menon.
02:00Ça y est, juste avant le verdict de Marine Le Pen, Édouard Philippe a lancé sa campagne.
02:05Son premier meeting s'est tenu avec moins de personnes qu'il n'y avait à la marche du jeune
02:09Louis.
02:09Et avec une salle à moitié vide, mais une salle sauf chauffée à blanc.
02:13Beaucoup de promesses, travailler plus longtemps, réformer l'école, être plus ferme sur l'immigration.
02:18Mais comment ?
02:19À neuf mois de la présidentielle, le projet reste encore une esquisse.
02:22Plus qu'un véritable programme, on le verra.
02:24Avec le décryptage de Charlotte Dornelas.
02:26Si Édouard Philippe a déclaré hier « Je l'ai aimée, la France d'hier,
02:30et je n'ai pas envie de l'avoir remplacée par la prétendue Nouvelle-France »,
02:34pour la militante politique française, membre de la coordination nationale de LFI,
02:39Iman El Hamzaoui, la Nouvelle-France remplacera la France éternelle,
02:44jugée comme un simple mythe, mais qui a désormais le pouvoir de définir l'identité de la France.
02:51L'édito de Mathieu Bocoté.
02:53Et puis notre invité ce soir, soutien d'Édouard Philippe, Jérémy Patrier-Laitus,
02:57peut-être l'un de ses futurs porte-parole de campagne.
03:00Quel est le message principal d'Édouard Philippe, qu'il veut faire passer en tout cas aux Français après ce
03:05meeting ?
03:06Comment compte-il financer la refonte massive de l'école qu'il a promise ?
03:10Il veut de l'ordre et des efforts justes.
03:12Pourquoi Édouard Philippe n'a-t-il pas réussi à les imposer quand il était Premier ministre ?
03:15La salle à moitié pleine masque-t-elle une mobilisation faible ?
03:18Jérémy Patrier-Laitus est l'invité de Face à la Fou.
03:21Une heure pour tout se dire et sans tabou.
03:37D'abord un mot sur Cédric Jubilard, puisque c'est quand même la une de l'actualité.
03:44Il a fait des aveux, des aveux partiels, des aveux tardifs.
03:47Écoutez son avocat.
03:49Il y a eu cette relation de confiance qui s'est tissée.
03:53Et puis un jour, il y a quelques semaines, il m'a dit
03:55« Écoutez maître, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi.
03:58C'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme. »
04:04L'explication qu'il donne est la suivante.
04:06Il s'agit d'un couple qui s'est dégradé inexorablement depuis plusieurs mois,
04:11avec des tensions de plus en plus fortes.
04:13Et c'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné.
04:17Et que celui-ci se retrouve donc à l'origine de la disparition de sa femme.
04:23Tétanisé, quand il a repris ses esprits et qu'il a réalisé son geste,
04:26quand il a réalisé ce qu'il avait fait, il a tout de suite pensé à ses enfants.
04:32Il n'a pas voulu leur infliger ce regard terrible,
04:36cette vision de ce corps inanimé de leur mère.
04:39Et donc il s'est dit « Il ne faut pas qu'il ne voit ça, je dois déplacer le
04:43corps. »
04:44Alors on attend plus d'informations, peut-être un mot rapide, Marc Menon ?
04:48Écoutez, moi je veux bien que ça fasse la une de l'actualité.
04:50C'est bien qu'il ait soudain l'envie de se confesser.
04:54Mais en quoi cela change-t-il le fait qu'il soit coupable ?
04:58Donc à la fin, il y aura un procès.
05:01Il aura, grâce à ses avocats, une peine sans doute amoindrie.
05:06Et le drame est toujours là.
05:09Attendant effectivement de découvrir leur corps, d'en savoir plus.
05:12En tout cas, on ne pouvait pas ne pas en parler puisque c'est quand même l'affaire du jour.
05:16Cela dit, Marine Le Pen sera dans 24 heures si elle sera candidate à la présidentielle.
05:23Cette décision ne dépendra pas d'elle-même ni du peuple,
05:27mais des juges qui ont le pouvoir de faire dévier dans un sens ou l'autre l'histoire de France.
05:35La campagne présidentielle commencera-t-elle demain ?
05:39Mathieu Boccote.
05:40En fait, vous connaissez ce film consacré au débarquement de Normandie, le jour le plus long.
05:45Je crois que c'est le jour le plus long de la vie de Marine Le Pen.
05:49Elle doit compter les heures et en fait, elle n'est pas seule.
05:51Parce que l'ensemble de la vie politique française est accroché désormais à la décision d'un juge,
05:59à la décision d'un juge qui pourront, oui ou non, la sauver, oui ou non, l'exécuter,
06:05oui ou non, décider qu'elle a le droit d'aller à la rencontre des Français pour cette élection présidentielle.
06:09C'est ce qu'on pourrait appeler d'une certaine manière la primaire des juges.
06:11Il y a la primaire du centre, la primaire de la droite et la primaire des juges.
06:14Mais la primaire des juges décide qui sera le candidat du camp national l'an prochain.
06:19Alors, je reviens sur les événements simplement pour rappeler ce dont nous parlons
06:24parce qu'au fil du temps, on en vient presque à perdre pourquoi se retrouvent-elles là déjà.
06:28L'ERN, Marine Le Pen, sont accusés globalement d'avoir, dit-on, détourné des fonds du Parlement européen.
06:33Donc, de corruption. C'est quand même le fond de l'affaire.
06:37Dans les faits, si on regarde comment ça se passe au Parlement européen avec le temps,
06:40c'est que dans les faits, ils sont tombés dans ce que j'appellerais le piège de l'argent européen.
06:43C'est-à-dire que le système du Parlement européen donne beaucoup, mais beaucoup,
06:48met beaucoup d'argent au parti, d'ailleurs au parlementaire aussi.
06:51On se permet de changer la vie. Vous pouvez désormais voyager en classe business tout le temps.
06:54Vous pouvez traiter les chauffeurs comme des moincuers.
06:57Je parle d'un autre parti.
06:58Vous parlez de Manon, Brie.
07:00Ah, si vous y pensez. Alors, quoi qu'il en soit...
07:04Il faut lire entre les lignes avec Mathieu Bocoté.
07:06Je n'allais pas attaquer cette dame qui, manifestement, traite le petit personnel de manière un peu...
07:10C'est nouveau chez elle, l'argent. Je ne sais pas quoi en faire.
07:12C'est un dossier qu'on n'a pas traité dans notre émission.
07:14On vient de le faire.
07:18Alors, qu'est-ce qu'on voit ici ?
07:20Donc, on a un système qui donne beaucoup d'argent aux partis.
07:23Et les partis les utilisent comme ils sont.
07:25C'est-à-dire des partis politiques pour faire de la politique.
07:27Le système du Parlement européen fonctionne autrement, cela dit.
07:30C'est un argent qui a pour vocation de transformer les partis en agences de fonctionnaires politiques, en quelque sorte.
07:36Donc, vous pouvez recevoir de l'argent, mais en fonction de la définition ou de l'orientation que donne l
07:42'Union européenne et d'une orientation toujours plus restrictive.
07:45Et quand vient le temps de frapper un parti qui est vu comme un parti dangereux, un parti insurgé, un
07:52parti rebelle,
07:53eh bien, c'est très facile de mettre en marche une forme de procédure judiciaire sur le mode « vous
07:58avez dépensé votre argent à l'extérieur des paramètres fixés par le Parlement européen ».
08:03Dès lors, vous êtes coupable de corruption et c'est facile d'exécuter les partis.
08:07Donc, on attire les gens avec beaucoup d'argent.
08:09On leur dit « oui, vous êtes des partis, faites-en l'usage que vous souhaitez ».
08:11Et après coup, de manière rétroactive, souvent, sous le signe de l'arbitraire, il est possible d'exécuter un parti
08:17ou de ne pas en exécuter d'autres, si je peux me permettre.
08:19Selon l'idéologie qui est la vôtre, la justice sera sévère à votre endroit ou non.
08:23Premier élément.
08:24Tout le monde, par ailleurs, sait qu'il s'agit d'un procès politique, au sens fort du terme.
08:29C'est-à-dire que c'est un procès qui peut influer sur l'histoire de France.
08:33Enfin, pas qui peut, qui influera en ce moment, l'histoire de France.
08:36Ce sont des juges, désormais, avec un pouvoir immense, un pouvoir arbitraire, quoi qu'on en dise, je reviendrai dans
08:42un instant,
08:42qui peuvent décider qui concourra à la présidentielle.
08:45C'est une prise de pouvoir exceptionnelle dans l'histoire du pays.
08:48On parle souvent du coup d'État des juges, du gouvernement des juges.
08:51Là, c'est le point d'aboutissement de la chose.
08:53Donc, dans l'histoire de France, il y a une redéfinition de l'équilibre des pouvoirs qui s'est opéré
08:57depuis 30 ans.
08:58Et quand on parle de juges avec un pouvoir exagéré ou avec un pouvoir irresponsable mais tout-puissant,
09:04on en parle dans des sujets qui touchent à la sécurité ordinaire, mais on en parle aussi lorsqu'on parle
09:08de la présidentielle.
09:10Et, il faut comprendre une chose ici, plus que jamais, on verra à quel point la subjectivité pèse dans le
09:15choix des juges, dans la décision des juges.
09:17Parce qu'on le sait, selon la lecture des éléments, plusieurs disent qu'on n'est pas d'accord avec
09:21cette décision de justice,
09:23plusieurs disent qu'on pourrait lire ça autrement, plusieurs disent que la peine est trop élevée.
09:25Donc, il n'y a pas d'objectivité absolue du droit.
09:28Le droit n'est pas révélé comme s'il descend du ciel à la manière d'une évidence qui tous
09:32nous éblouit.
09:34D'aucune manière.
09:34Dans le juge, il y a la subjectivité.
09:36Et on le sait, il y a des juges militants, d'accord, mais au-delà des juges militants classiques syndicats
09:40de la magistrature,
09:41au-delà de ça, il y a des juges qui, tout simplement, aujourd'hui, au nom d'une forme de
09:45puritanisme éthique,
09:46veulent tout simplement déclasser le politique.
09:49Ils rêvent de déclasser le politique, de l'anéantir.
09:51Et de ce point de vue, c'est pour ça que je dis que c'est un moment important, au
09:54-delà même du sort de Marine Le Pen,
09:55parce que c'est un moment où il y a une prise de pouvoir définitive qui s'exerce.
09:59Ce sont eux qui décideront, quelle que soit la décision.
10:01Alors, il y a deux options.
10:03Soit elle est restaurée dans ses droits de candidate.
10:05C'est possible.
10:05C'est pas illégal.
10:06La rumeur à Paris, on sait ce qui se dit depuis des mois quand même.
10:09Certains disent, elle sera restaurée.
10:11D'autres disent, elle va se faire liquider.
10:12Donc, tout le monde est persuadé de savoir ce qui se passe dans la tête du juge.
10:15Moi, ce qui me frappe, c'est que si elle est restaurée dans ses droits, imaginons que ça arrive.
10:21Est-ce qu'il a désavoué l'étape antérieure, le juge précédent qui l'avait condamné?
10:26La justice, si elle se permettait de restaurer Marine Le Pen dans ses droits, avouerait aux yeux de tous son
10:30imprécision.
10:31Elle avouerait que d'un juge à l'autre, le résultat sur une question aussi fondamentale ne serait pas le
10:36même.
10:37Dès lors, dans ce scénario, on verrait que sur des questions les plus fondamentales,
10:42des décisions qui touchent l'avenir du pays, voilà des gens qui ne sont pas élus,
10:45qui disposent d'un pouvoir immense, un pouvoir qu'on ne peut pas nommer la plupart du temps.
10:49Eh bien, ces gens ont le pouvoir de frapper à partir de leur subjectivité, j'y reviens.
10:53Par ailleurs, est-ce que les juges vont désavouer leurs collègues?
10:57Est-ce que la caste, la corporation, est-ce qu'ils accepteront finalement de sanctionner l'étage antérieur
11:03en disant « Désolé, vous avez fait un mauvais jugement, je la restaure dans ses droits démocratiques? »
11:08On verra ça.
11:09Ou est-ce qu'encore une fois, la justice va confirmer sa prise de pouvoir sur le processus électoral?
11:14Est-ce qu'elle confirmera dès lors qu'elle décide d'exécuter quelqu'un?
11:17Est-ce qu'elle décidera alors de dire « Maintenant, c'est nous qui décidons qui peut être candidat ou
11:21non? »
11:22Ce qui est certain, c'est qu'à travers cela, si Marine Le Pen est restaurée dans ses droits demain,
11:26c'est une possibilité, c'est pas certain, même si elle est restaurée dans ses droits,
11:30elle écrira l'histoire d'une candidature qui va au-delà du programme politique, du discours politique.
11:34Ce sera une candidature sous le signe de la résilience, c'est-à-dire celle qu'on a voulu abattre
11:38à tout prix,
11:39qu'on a tout fait pour casser, qu'on a frappé à coups de Gourdain et de Hache et d
11:43'Épée et d'Albard
11:44et qui, à la fin, réussit à renaître et encore mener sa bataille de son point de vue.
11:48Si elle réussit à s'en tirer de main, elle a une force de propulsion électorale tout à fait significative
11:53qu'il faut noter.
11:54Que Marine Le Pen soit candidate ou que Jordan Bardella le soit,
11:59Il s'agira quand même d'un candidat du RN plébiscité par les sondages, s'agira-t-il du même
12:05RN ?
12:06Alors, oui et non, oui et non, c'est-à-dire oui parce que, quoi qu'on en dise, la
12:10population se tourne vers ce parti,
12:12les gens ne lisent pas les programmes électoraux dans le détail, heureusement, au nombre de sottises qu'on peut y
12:16trouver,
12:16mais globalement, ils voient pourquoi ils votent, donc le RN de Marine, le RN de Bardella,
12:20c'est à peu près globalement, avec des nuances, la même chose, ça c'est le parti oui.
12:24Mais la partie non, c'est quand même significatif, c'est que Marine Le Pen, c'est une candidature très
12:28particulière.
12:29Incarnée dans la France populaire, attachée à la France populaire,
12:32c'est devenue, d'une certaine manière, celle qui incarne toute une partie de la France qui ne se reconnaît
12:36qu'en elle.
12:37Ça, c'est un élément, donc il y a une dimension populiste véritablement chez elle.
12:41Je n'utilise pas le terme de manière péjorative, c'est une forme de contestation vive des élites,
12:45et en plus, avec le parcours qui est le sien, elle peut dire,
12:47« Mais non, franchement, j'ai tout traversé, je suis libre, votez pour moi, pour ma liberté, ma capacité à
12:52vous représenter. »
12:53Et le programme est plus fou, plus social, moins identitaire, bon, moins libéral, assurément.
12:58Dans le cas de Bardella, c'est autre chose.
12:59C'est véritablement la possibilité de l'union des droites incarnée.
13:02Qu'est-ce qu'il représente symboliquement ?
13:04C'est l'accouplement du parti insurrectionnel avec la bourgeoisie.
13:07C'est la possibilité désormais, pour une partie de la bourgeoisie, de dire,
13:10« Avec Bardella, nous sommes délivrés du nom Le Pen, et nous embrassons désormais cette candidature. »
13:16Donc là, c'est ce que le créneau union des droites, en quelque sorte, plus libéral, plus identitaire,
13:22avec une forme de Chirac 86 ou Sarko 2007, qui s'appellerait Bardella 2027.
13:27Ensuite, avec cela, il y a une question, c'est, oui, mais on dit, c'est un nouveau riche,
13:31c'est le sujet autour de sa compagne, qui sera peut-être demain sa femme, quand sais-je,
13:35mais pour l'instant, sa compagne.
13:37Et là, il y a une critique qui est assez vive, on dit, oui, mais regardez, vous prétendez parler des
13:40pauvres,
13:40mais vous n'êtes plus pauvre vous-même, vous n'êtes plus d'enfants des cités,
13:43vous êtes aujourd'hui un homme prospère.
13:45Et là, il y a deux réponses pour lui.
13:47Soit il rate son coup, et il a l'air d'un parvenu, soit il risque son coup, il dit,
13:51non, c'est la méritocratie, il n'est pas interdit de se hisser dans la société.
13:54Et par ailleurs, la véritable réponse en la matière, c'est le peuple ne demande pas des leaders qui vivent
13:59comme lui,
13:59mais des leaders qui n'ont pas de politique contre ses intérêts.
14:03Ça, je pense que c'est un élément important là-dedans.
14:06Et par ailleurs, n'oublions pas une chose, au-delà des divergences de programmes relatives entre les deux,
14:09le cœur du programme RN, c'est la lutte contre l'immigration massive, la lutte contre l'insécurité.
14:14Personne, je crois fondamentalement, ne vote pour ce parti d'abord et avant tout pour sa ligne sociale,
14:18même si on peut l'apprécier ou non selon les circonstances.
14:21Peut-on s'attendre à ce que le pouvoir change de stratégie selon le candidat choisi par les juges?
14:26Je crois. Je pense que dans le cas de Marine Le Pen, s'il revient,
14:28on va nous dire quand même qu'elle a perdu tellement souvent.
14:30Oui, on l'a sauvée, on l'a mise sur le respirateur artificiel pour quelques mois,
14:34mais elle a perdu tellement souvent aux élections, elle va perdre encore une fois.
14:37Et on va jouer à la cassette antifasciste sur le mode,
14:40attention, c'est les méchants Le Pen, l'éternelle famille Le Pen,
14:43la famille noire, sombre, terrifiante de l'histoire de la Ve République.
14:47Bon, on connaît par cœur.
14:48Ça sera le procès d'antifascisme.
14:49Dans le cas de Bardella, on va nous faire le coup,
14:51on va jouer les orques de Staline, mais sur le mode de la compétence.
14:54On va dire, mais est-ce qu'on peut élire ce jeune homme?
14:56Est-il compétent? Est-il formé pour gouverner l'État?
14:59A-t-il la compétence nécessaire?
15:01Ce à quoi on pourra répondre, par ailleurs,
15:02que les compétents au pouvoir depuis longtemps,
15:05ce sont les compétents au pouvoir qui nous ont laissé l'immigration massive,
15:07l'insécurité systématique, une dette faramineuse,
15:11une économie plombée, une perte de souveraineté.
15:14Des compétents comme ça, franchement, on s'en passerait.
15:16Donc, il y aura d'un côté la lutte antifasciste,
15:18de l'autre côté la lutte anti-incompétence.
15:20Dans tous les cas, nous sommes peut-être emportés par une vague historique,
15:23c'est-à-dire que quelquefois, il arrive qu'un peuple veuille s'insurger,
15:25veuille frapper fort.
15:26Reste à voir, cela dit, si le système sera capable de les casser.
15:29Ce n'est pas imaginable.
15:30Un système peut mal gouverner, mais bien se défendre.
15:33Demain, dépôt trop minet, c'est-à-dire 6h du matin.
15:37Suivez sur CNews notre journée spéciale Marine Le Pen,
15:40l'heure de vérité.
15:42Avant de marquer une pause, on vient de la prendre.
15:44C'est important quand même de partager peut-être cela avec vous,
15:46la Commission européenne qui estime que la proposition de loi française
15:49interdisant les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans,
15:54on en a beaucoup parlé, Charlotte,
15:56n'est pas pleinement compatible avec le droit européen.
16:01Tenez-vous bien.
16:01L'exécutif européen estime que cette proposition de loi
16:04empiéterait sur les dispositions du règlement européen
16:06sur les services numériques.
16:08Le gouvernement voulait que cette interdiction
16:11entre en application à la rentrée prochaine.
16:14On marque une pause.
16:15A tout de suite.
16:19Édouard Philippe a fait son premier meeting.
16:22On en parlera dans quelques instants avec notre invité Jérémy Patrier-Lettus
16:26qui est son soutien, peut-être son porte-parole de campagne.
16:28On lui demandera d'ailleurs.
16:30Avec Charlotte Dornelas qui va nous décrypter ce meeting qui a eu lieu hier.
16:34Mais d'abord, écoutez-le.
16:34Nous allons prendre le pouvoir.
16:37Ici, maintenant, nous lançons l'effort collectif
16:41qui va nous permettre de reprendre en main le destin de notre pays.
16:46Nous allons, mes amis, prendre le pouvoir.
16:50Voilà.
16:51On aura dans un instant Jérémy Patrier-Lettus comme invité
16:54et Charlotte Dornelas pour décrypter.
16:56D'abord, le Hamas annonce dissoudre ses instances dirigeantes à Gaza.
17:02Marc Menon, après 20 ans de pouvoir, le mouvement s'apprête à être prêt
17:07à transférer les responsabilités administratives quotidiennes au NCCGAG,
17:14c'est-à-dire le Comité National pour l'Administration de Gaza.
17:17Qui a été créé par Trump au moment de la signature du cessez-le-feu.
17:21Voilà.
17:21Donc, on se pose beaucoup de questions parce que ça a été une annonce surprise.
17:25Pourquoi le Hamas fait cette annonce ?
17:27Est-ce qu'il va vraiment se désarmer ?
17:30De grandes questions.
17:32C'est la raison pour laquelle on laisse arrêter sur ce sujet ce soir.
17:34Croyez-vous véritablement que le Hamas, en affichant cette prise de position,
17:40devient soudain un mouvement pacifique,
17:43un mouvement qui essaie de prendre en considération les intérêts d'Israël,
17:48sa survie, et puis les intérêts même du peuple palestinien.
17:54Permettez-moi d'être un peu sceptique.
17:56Pourquoi ?
17:57Eh bien, tout simplement parce qu'il ne faut pas se rappeler,
17:59ou il faut se rappeler, de la création du Hamas.
18:03C'est en 1987.
18:05Et c'est créé par qui ?
18:06Par les frères musulmans.
18:08Et l'obsession des frères musulmans,
18:11elle est l'anéantissement d'Israël.
18:14Alors, j'ai noté, en préparant l'émission,
18:17c'est la charte fondatrice qui, elle, remonte au 18 août 1988.
18:26Israël, dans la charte du Hamas,
18:29Israël existe et continuera à exister jusqu'à ce que l'islam l'abroge.
18:39Israël, par sa judéaïté et ses juifs,
18:43constitue un défi pour l'islam et les musulmans.
18:48Voilà le texte.
18:49Alors, si on ne l'abroge pas,
18:52si on n'a pas une prise de position,
18:54qu'on dit simplement, les affaires,
18:56on les transfère à d'autres
18:59qui sont dans le même élan que nous,
19:01on peut quand même estimer qu'il y a là une faille.
19:06D'autant que Israël a placé comme condition sine qua non
19:11une possibilité d'avenir pour Gaza
19:17qu'il y ait un désarmement du Hamas.
19:22On n'a pas fouiné dans les déclarations d'aujourd'hui.
19:26On ne dit pas attention, on range nos requêtes,
19:30on range ceci, on range cela.
19:31Non, non, non.
19:32On est simplement au transfert de pouvoir
19:35à ce comité qui donc est lui-même mené par Ali Shah.
19:43En conséquence...
19:45Transfer administratif.
19:46Transfer administratif.
19:48On est dans une simple manipulation diplomatique
19:53pour tenter de créer, non pas un choc,
19:57ils savent très bien qu'Israël ne sera pas dupe,
20:00mais pour essayer de montrer à la communauté internationale
20:04que là où Israël occupe toujours le terrain,
20:08puisqu'il avait été considéré à un moment donné
20:10qu'il devait se retirer,
20:12non, il ne se retire pas.
20:13Pourquoi il ne se retire pas ?
20:15Parce que l'expérience a montré quoi ?
20:17Que lorsqu'il y avait eu des accords
20:20où le Hamas prenait possession du territoire de Gaza,
20:29la situation de paix leur avait permis
20:32de créer un véritable armement,
20:35de créer ce qui leur a valu,
20:37de mener cette opération du 7 octobre
20:41avec tout ce qu'elle a eu de sinistre.
20:44Alors aujourd'hui, les Israéliens,
20:46ils ne sont pas...
20:46Je ne suis pas en train de prendre parti,
20:47j'essaie de faire une sorte d'analyse à peu près objective,
20:52quand je dis à peu près,
20:53c'est avec les éléments dont on dispose.
20:55Alors que certains critiquent le Premier ministre Netanyahou,
20:59ça, on peut être d'accord.
21:01Il est certain qu'il prend sans doute souvent
21:03des positions extrêmes, mais sur le fond.
21:07Le fond, il est là, c'est en dehors de Netanyahou,
21:10c'est en dehors d'un dirigeant nominatif.
21:13C'est simplement le texte de la charte telle que je l'ai cité.
21:18Et à partir de là, comme on a vu que quand ils s'étaient armés,
21:22et actuellement peut-être sont-ils en situation de pouvoir le faire,
21:26bien que gênés par les occupants israéliens qui sont sur place,
21:31on peut, pour eux, les Israéliens, craindre le pire
21:35et de se dire que oui, on n'est pas capable aujourd'hui
21:39de pouvoir envisager un véritable cessez-le-feu définitif
21:44avec des projets de paix et une considération d'État
21:49qui pourraient être concomitants et se côtoyer en paix.
21:54Oui, donc la malle est dans le camp de tous les acteurs
21:57pour transformer ce geste en transition concrète et vérifiable.
22:01Merci beaucoup, Marc Menand, de s'être penchée sur ce sujet.
22:06Avant de recevoir notre invité, Jérémy Patriolitus,
22:09qui est soutien d'Édouard Philippe,
22:11on va décrypter un petit peu ce qui s'est passé
22:14lors de son premier meeting hier.
22:15Hier, Édouard Philippe a donné un meeting de pré-campagne,
22:18on peut dire ça comme ça, Charlotte dans une grande salle,
22:21mais pas totalement remplie,
22:22mais suscitant malgré tout l'enthousiasme et une belle ferveur.
22:25Que faut-il retenir de ce premier meeting ?
22:28Oui, il y avait quand même de la ferveur dans un meeting,
22:29ce qui est quand même la moindre des choses dans un meeting,
22:32mais vous avez raison, elle était là,
22:34mais il n'y avait pas grand-chose déjà dans l'installation,
22:36on va dire, du candidat Édouard Philippe.
22:37Vous avez raison, c'est un meeting de pré-campagne.
22:40Il n'y a pas grand-chose d'étonnant sur la forme avec Édouard Philippe.
22:44C'est un jupéiste revendiqué, Édouard Philippe,
22:46et au niveau national, je ne parle pas du niveau local
22:48et des mairies des uns ou des autres,
22:50la règle ne varie que très peu.
22:53Il est pré-candidat depuis à peu près deux ans,
22:55donc il n'y a pas, en l'occurrence, de surprise avec lui.
22:57Il est donné vainqueur par un petit milieu
23:00qui dépasse les frontières politiques,
23:02considéré comme tel,
23:04soutenu par une infinité d'élus
23:05venus d'à peu près tout le centre et le centre droit,
23:10mais ça n'a jamais suffi.
23:12Alain Juppé avait exactement le même dispositif,
23:15il n'a pas gagné, on s'en souvient,
23:18et l'enthousiasme d'ailleurs dans ce meeting,
23:20qui était indiscutable,
23:21n'était pas populaire non plus à l'échelle de la France.
23:235 000 personnes, selon ses propres équipes,
23:26dont, je le disais, beaucoup d'élus,
23:27ils l'ont revendiqué eux-mêmes,
23:30cette fierté-là.
23:31Donc, à suivre, j'ai envie de dire.
23:33Mais hier, c'était le moment,
23:35alors là, c'est vraiment mon moment préféré,
23:36je sens, on entre dans mon année préférée,
23:38voilà, les campagnes.
23:39Voilà, c'était le moment de fondre l'armure.
23:42Vous savez, c'est...
23:43Ah !
23:44C'est moi qui...
23:48Non, mais c'est les expressions consacrées
23:50de campagne électorale,
23:51en l'occurrence,
23:52fondre l'armure,
23:53ça consiste à retenir de sa propre vie,
23:55qu'il promet d'ailleurs,
23:56Edouard Philippe nous l'a dit,
23:57il promet de ne pas l'exposer
23:59pendant la campagne,
24:00mais ça consiste à retenir
24:01de sa propre vie personnelle,
24:03je veux dire,
24:04ce qui forge le candidat
24:05ou l'image du candidat
24:06que l'on veut donner,
24:07mais pour Edouard Philippe,
24:08c'était, à travers sa famille,
24:11passer des dockeurs du Havre
24:12au perron de Matignon,
24:13c'est-à-dire continuer à y croire,
24:15s'il fallait résumer
24:16la méritocratie républicaine,
24:18continuer à y croire aujourd'hui.
24:21Mais dans un cercle assez fermé quand même,
24:23puisque Edouard Philippe dit
24:24vouloir fédérer le centre
24:26et la droite compatibles avec le centre,
24:28c'est-à-dire finalement
24:29le domaine réservé
24:30de ce qu'a été la Macronie
24:31depuis des années,
24:33depuis dix ans même,
24:34même si Emmanuel Macron,
24:35de manière absolument claire,
24:37est sorti du dispositif
24:39et qu'Edouard Philippe
24:39ne cite pas Emmanuel Macron,
24:41mais il ne cite pas non plus
24:41les autres candidats
24:44putatifs ou déclarés
24:45de ce domaine-là,
24:48on va dire.
24:49Alors Edouard Philippe,
24:49hier, il a dit
24:50vouloir redresser la France,
24:52défendre des valeurs,
24:53l'ordre, la liberté, le progrès,
24:55faire passer l'avenir
24:56de nos enfants
24:57avant notre confort.
24:58C'est une phrase
24:59qu'il a prononcée
24:59à de très nombreuses reprises.
25:01C'est une ambition
25:01qui est évidemment louable,
25:03indiscutablement,
25:04mais que n'importe quel candidat
25:05pourrait prononcer tel quel.
25:07C'est-à-dire que,
25:08voilà, vouloir redresser la France,
25:10défendre des valeurs,
25:11même ordre, liberté, progrès
25:12et faire passer l'avenir
25:13de ses enfants
25:14avant son confort,
25:15dit comme tel,
25:16il faudrait évidemment
25:17des définitions,
25:18rentrer un peu dans le détail.
25:19Il s'est aussi dit
25:20nouveau converti
25:21sur le féminisme
25:22et l'écologie.
25:23Il a parlé du féminisme
25:24au moment où il a salué sa femme,
25:26sur la question de l'écologie,
25:28ce qui ne dit pas non plus
25:29comment ça va se traduire
25:30politiquement.
25:31Vous savez,
25:31le féminisme et l'écologie,
25:33on le sait depuis
25:33quelques années maintenant,
25:35il y a des traductions politiques,
25:37des choix qui découlent
25:38de ces entités,
25:39on va dire,
25:40qui peuvent être
25:41radicalement différents.
25:42Donc, il faudrait avoir
25:43les définitions
25:44qui vont avec
25:45le positionnement
25:47qu'a choisi
25:47Edouard Philippe hier.
25:49Il a donc parlé
25:501h30 détaillant
25:51sans doute un peu mieux
25:52ce qu'il propose
25:54comme projet
25:54pour la France.
25:55Qu'est-ce qu'on peut retenir
25:56de son projet ?
25:58Le fil rouge
25:58de son meeting,
26:00c'était indiscutablement
26:01l'avenir
26:02des enfants de France.
26:04C'est vraiment quelque chose
26:05qu'il a dit
26:05des dizaines de fois
26:06pendant son meeting.
26:07C'était le fil rouge.
26:08Il n'a cessé de l'évoquer
26:09face au vieillissement
26:10de la population,
26:11à la dette,
26:11au changement climatique,
26:12à l'intelligence artificielle,
26:14tous les sujets
26:14qu'il a abordés.
26:15Et il a dit vouloir
26:16des efforts justes,
26:18partagés
26:19et étalés dans le temps.
26:20Là, encore une fois,
26:21c'est une phrase
26:22honnêtement et objectivement
26:23qui pourrait être lancée
26:24par à peu près
26:25tous les candidats.
26:26Encore,
26:26faut-il savoir
26:27ce qu'est par exemple
26:28un effort juste
26:29dans l'état actuel
26:30de la France.
26:31Mais il a précisé,
26:32il promet de préserver
26:33les ouvriers,
26:34les salariés modestes
26:35et les indépendants.
26:36Là, on comprend
26:36que c'est une précision
26:38qui découle très directement
26:39de la crise
26:40de la réforme des retraites,
26:42on va dire.
26:42Mais il assume de dire
26:43aux cadres et aux employés
26:44qu'il faudra travailler
26:45plus longtemps
26:46et aux retraités
26:47qu'ils devront contribuer
26:48davantage.
26:49Avec ces seules précisions-là,
26:50on comprend que c'est
26:51une nouvelle manière
26:52de compter sur les mêmes
26:53que depuis des années.
26:54Donc il va falloir,
26:55là encore une fois,
26:56des précisions,
26:57notamment vis-à-vis
26:58de l'électorat
26:58qu'il vise d'ailleurs.
27:00Impossible évidemment
27:01de parler des enfants
27:01sans évoquer l'école.
27:03Alors là, il a dit
27:03que c'est la priorité
27:04absolue de la campagne.
27:05Il veut une refonte massive,
27:06il promet la refonte massive
27:08de l'école absolument nécessaire.
27:10Et il y a quelques idées
27:10qui sont sorties
27:11qui sont intéressantes
27:12parce qu'il y a vraiment
27:14originales.
27:15Par exemple,
27:15donner aux directeurs,
27:16je le cite,
27:16les moyens d'être
27:17des patrons de leurs établissements.
27:19Alors ça,
27:19j'attends vraiment
27:19de savoir comment
27:20ils comptent le faire
27:21parce que c'est vraiment
27:22une question importante.
27:23Vous savez,
27:23notamment pour la question
27:24par exemple de la gestion
27:26des élèves harceleurs,
27:27harcelés,
27:28les directeurs d'école
27:29vous expliquent
27:29qu'ils n'ont absolument
27:30pas la main.
27:31Par exemple,
27:32sur cette question,
27:32comme on en a parlé souvent,
27:33je prends cet exemple.
27:35Ensuite,
27:35il y a des choses
27:35un peu moins originales
27:37mais qui peuvent être nécessaires.
27:38Une refonte des rythmes scolaires,
27:39un soutien scolaire universel
27:41avec des professeurs,
27:42des anciens professeurs,
27:43des anciens étudiants
27:44et l'intelligence artificielle
27:45par exemple
27:46pour aider les élèves
27:47qui en ont le plus besoin
27:48et une meilleure rémunération
27:50des professeurs.
27:50De la manière
27:51meilleure rémunération
27:52des professeurs,
27:52je pense que personne
27:53ne sera pas d'accord
27:54avec cette mesure.
27:55Évidemment,
27:55elle entre dans une vision
27:56plus globale
27:57du budget de la France.
27:59Il a abordé la question
28:00de l'immigration
28:00et il veut être ferme
28:02sans renoncer
28:03à l'intégration.
28:04Nouvelle version
28:05de la fermeté humanité
28:06qu'on a depuis des années
28:07et qui aboutit quand même
28:08un peu toujours
28:09au même résultat.
28:10Donc là,
28:10encore une fois,
28:10on verra dans le détail.
28:11Sur la question de la justice,
28:12il a dit qu'il voulait
28:13appliquer les courtes peines.
28:15Alors, c'est pareil,
28:16les courtes peines,
28:17je ne sais pas
28:17ce qu'il entend par courtes peines.
28:18Aujourd'hui,
28:19par la loi,
28:20elles sont aménagées directement
28:21pour les courtes peines
28:22qui existent encore
28:26donc ce qu'il veut,
28:27cette révolution dans la justice,
28:28on verra.
28:29Et la fin des aides sociales
28:30aux étrangers délinquants,
28:32ça, il l'a annoncé aussi.
28:34En clair,
28:34et c'est un peu normal
28:36si on veut être parfaitement
28:37équilibré en pré-campagne,
28:38mais l'esquisse
28:39de ce fameux projet massif
28:41dont il part depuis deux ans,
28:42Eddard Philippe nous promet,
28:43vous savez,
28:43son projet massif pour la France,
28:45on ne connaît toujours pas
28:46le détail de ce projet massif.
28:48Ça peut paraître normal
28:49en meeting de pré-campagne,
28:50mais il y a un moment,
28:51il va falloir qu'on sache
28:52comment il veut faire
28:53et il est donc impossible
28:54de savoir exactement
28:55comment il compte
28:56et c'est encore une citation,
28:57remettre de l'ordre
28:58dans la rue,
28:59à nos frontières
28:59et dans nos comptes.
29:00Si ce n'est que
29:01Eddard Philippe a beaucoup
29:02parlé de rigueur
29:03et c'est peut-être
29:04en effet la partie
29:05la plus étonnante
29:06chez un jupéiste
29:06revendiqué.
29:08Rien de très surprenant
29:10Charlotte dans le discours
29:11d'un profil de la droite
29:12et du centre finalement,
29:14mais il s'est aussi attardé
29:15sur ses adversaires,
29:16c'était intéressant.
29:17On a un petit sonore
29:18de 47 secondes,
29:19je ne sais pas,
29:20on l'écoute ?
29:20On l'écoute
29:22et après on met le sonore
29:23et on revient avec Charlotte.
29:27Le Rassemblement national
29:28va nous dire que
29:29tout est de la faute
29:30des étrangers,
29:31de l'Europe,
29:32des riches,
29:32des fénéants,
29:33des villes
29:34qui méprisent la campagne,
29:35des élites
29:35qui ne comprennent plus le peuple.
29:37Le Rassemblement national
29:38de M. Bardella
29:39est, paraît-il,
29:40converti au libéralisme,
29:41à l'Europe,
29:42au capitalisme
29:43et peut-être même,
29:44on ne sait pas encore très bien,
29:46à la réforme des retraites.
29:48Le Rassemblement national
29:49de Mme Le Pen,
29:50c'est l'inverse.
29:51Le Rassemblement national,
29:52c'est un en même temps
29:53qui ne s'assume pas.
29:54Social dans le Nord,
29:55libéral dans le Sud.
29:57Porte-voix revendiqués
29:58des classes populaires
29:59dans les campagnes,
30:00mais gourmandes
30:00petits fours à Monte-Carlo.
30:03Pour la dépense publique,
30:04mais contre l'impôt.
30:07Pour l'euro,
30:08mais contre l'Europe.
30:10Pour la souveraineté,
30:12mais tellement bienveillant
30:14avec M. Poutine.
30:15Donc, il s'est bien attardé
30:16sur ses adversaires.
30:17Oui, alors je ne m'attendais pas
30:18à voir chez Edouard Philippe
30:19la revendication
30:20de la lutte des classes,
30:21parce qu'en effet,
30:22je rejoins Mathieu.
30:23Je ne suis pas sûre
30:24que ce soit le meilleur moyen
30:25de défendre les pauvres
30:26et d'être pauvre soi-même.
30:27J'ose espérer
30:28qu'il est possible
30:29de dépasser les frontières,
30:30notamment sur ce terrain-là,
30:32entre les uns et les autres.
30:33Mais bref, Edouard Philippe
30:34a refusé de nommer
30:35les adversaires
30:36les plus proches,
30:37on va dire,
30:38Gabriel Attal,
30:40Bruno Retailleau,
30:41qui n'ont pas du tout
30:42été cités.
30:43Mais simplement,
30:43il a cité
30:44les adversaires
30:46LFI
30:46et Rassemblement National,
30:48avec un air
30:49de second tour déjà,
30:50soit avec l'un,
30:50soit avec l'autre,
30:51en les renvoyant
30:52dos à dos.
30:52Ce qui est plus étonnant,
30:54on va me dire,
30:54chez un candidat
30:55qui se revendique
30:57de la droite.
30:58Mais ce n'est pas étonnant
31:00chez Edouard Philippe,
31:00en particulier,
31:01qui avait dit
31:01préférer,
31:02en effet,
31:03voter le Parti communiste
31:04que le Rassemblement National.
31:05Alors,
31:06côté LFI,
31:06il a parlé d'un péril
31:08sur la démocratie
31:09et dans deux ans,
31:09le FMI.
31:10C'était le slogan.
31:11C'est une critique
31:12qu'on entend aussi,
31:13après 10 ans,
31:15d'Emmanuel Macron,
31:16qui n'était précisément
31:17pas élu pour ça.
31:18C'est-à-dire,
31:18la menace du FMI,
31:20on l'entend
31:20dans le débat aujourd'hui.
31:22Donc,
31:22Edouard Philippe
31:22a revendiqué
31:23son propre bilan
31:24de manière absolument
31:25indépendante
31:26de celui d'Emmanuel Macron,
31:27sans même citer
31:28Emmanuel Macron.
31:29Il est évident
31:29que ça va être
31:30un peu plus compliqué
31:30pendant la campagne
31:32de passer outre
31:33cette question.
31:34Et côté Rassemblement National,
31:36c'est assez intéressant
31:36puisqu'il va également
31:37sur le terrain économique.
31:39Vous savez,
31:39la droite,
31:39pendant longtemps,
31:40n'a pas voulu s'associer
31:41avec le Front National
31:42puis le Rassemblement National
31:44sur la question migratoire.
31:46Maintenant qu'ils ont
31:46exactement le même discours,
31:47ça bascule sur le terrain économique.
31:49Et donc,
31:50avec cette phrase,
31:50sociale dans le Nord,
31:51libérale dans le Sud.
31:53Mais Edouard Philippe
31:54a aussi fait applaudir
31:55son ami Gérald Darmanin
31:57qui lui revendique,
31:58qui vient du Nord d'ailleurs,
31:59et qui revendique
32:00très clairement
32:00la droite sociale
32:01contre la droite libérale.
32:03Donc j'aimerais savoir
32:04comment tout ça
32:05va s'harmoniser
32:06dans les prochaines semaines
32:08et mois de campagne.
32:09Mais je pense que
32:10sa signature est là,
32:11en réalité,
32:12la signature de la droite
32:12et du centre
32:13qu'il incarne.
32:14C'est que le prisme économique
32:16prend le pas
32:17sur absolument tout.
32:19Et si vraiment
32:20on suit ce qu'il dit,
32:21il sera toujours plus proche.
32:22Si on écoute vraiment
32:23les critiques
32:24qui renvoient
32:24à l'un et à l'autre,
32:25il est plus proche
32:26d'un parti dual,
32:27c'est-à-dire qu'il y a
32:28une partie qui est plutôt
32:29d'accord avec lui,
32:29si on comprend bien
32:30ce qu'il dit,
32:30et une autre pas du tout,
32:31qu'un parti revendiqué
32:32socialiste.
32:33Il nous dit sociale
32:34dans le Nord,
32:34libérale dans le Sud,
32:35se disant lui-même libérale.
32:36Et il y en a un autre
32:37qui est absolument socialiste
32:38et qui le revendique.
32:39Donc même sur ce terrain,
32:40il y en a un dont il est plus proche,
32:41sans compter son discours
32:42sur les frontières,
32:43l'école, la justice,
32:44les accords de 68,
32:45on se souvient qu'il voulait
32:46les remettre en cause,
32:47qu'il éloigne absolument
32:48systématiquement
32:49de la France insoumise,
32:50sans que rien ne soit
32:51diamétralement opposé,
32:52sans les définitions
32:54qui viendront,
32:54je l'espère,
32:55pendant la campagne,
32:55avec le Rassemblement national.
32:57Finalement,
32:58avec le meeting
32:58d'Edouard Philippe,
32:59on avait un peu
33:00un goût de déjà-vu
33:01dans la vie politique française
33:03et je le dis
33:04très poliment.
33:06Alors,
33:07il vous a entendu
33:08en coulisses,
33:09Jérémy Patrie,
33:10l'étude soutien d'Edouard Philippe,
33:11installez-vous
33:12et notre invité ce soir,
33:14peut-être l'un des futures
33:15paroles de campagne,
33:16installez-vous.
33:17Alors,
33:17vous savez,
33:18pendant qu'on parlait
33:18d'Edouard Philippe,
33:19Jérémy Patrie et l'étude,
33:20nos mousquetaires
33:21vont vous interroger,
33:22j'ai vu,
33:23dites à votre invité
33:25de dire à Edouard Philippe
33:26d'arrêter de taper
33:26sur les retraités.
33:28Il a fait trop de mal
33:29à la France,
33:30Edouard Philippe,
33:30il n'a pas de programme
33:31sinon celui de battre le RN,
33:33c'est le champion du jour
33:34en même temps.
33:35Quel accueil ?
33:36Il n'y a pas eu
33:37que ces commentaires-là.
33:38C'est ce que j'ai vu en tout cas.
33:39C'est ce que vous avez vu,
33:39mais c'est pour ça
33:40que je suis là pour répondre.
33:41J'ai entendu,
33:42j'ai écouté attentivement
33:44ce que Charles Dornelas
33:45vient de dire.
33:46Moi,
33:46j'ai vu hier
33:47un candidat
33:48qui avait un projet
33:49pour le pays,
33:50qui avait fixé
33:51des priorités,
33:52qui était très clair
33:53sur la ligne politique,
33:55qui avait envie.
33:56Ce qu'on a souvent dit,
33:57est-ce qu'Edouard Philippe
33:57a vraiment envie
33:58d'être candidat ?
33:59Est-ce qu'il y croit ?
34:00Est-ce qu'il souhaite
34:00être candidat ?
34:01Je crois qu'on a vu hier
34:02non pas le président d'Horizon,
34:03non pas un candidat déclaré,
34:05mais on a vu un candidat
34:06qui était pleinement engagé
34:07dans l'élection présidentielle.
34:09On a vu aussi,
34:10ça,
34:10ça peut nous réunir ici,
34:12quand même un discours
34:14à la France,
34:15aux Français,
34:16son attachement.
34:16Il a eu des phrases fortes,
34:17vous ne les avez pas citées,
34:18mais aussi sur la France.
34:20Il ne faut rien renier
34:21de notre histoire.
34:21Il a cité les auteurs
34:23qui l'avaient marqués,
34:24les grands moments
34:24de l'histoire de France.
34:25C'est aussi ça,
34:26une élection présidentielle.
34:27C'est la rencontre
34:27d'un homme qui dit,
34:29finalement,
34:29sa vision de la France,
34:31sa France qu'il a construite.
34:32Et puis,
34:33il a dit très clairement
34:34qu'il ne voulait pas
34:35renier l'histoire de la France
34:37et qu'il ne voulait surtout pas
34:37la nouvelle France
34:38de Jean-Luc Mélenchon
34:39et de la France insoumise.
34:40Donc,
34:40c'était plus que fin de l'armure,
34:42aussi un discours
34:43sur sa vision de la France
34:45et du pays.
34:46Charlotte Dornelas,
34:47ensuite Mathieu Bocoté.
34:48Est-ce que vous êtes d'accord
34:49quand même avec l'idée
34:50que le projet massif
34:51n'est pas détaillé
34:52pour l'instant ?
34:53Je ne veux pas le juger
34:55avant d'avoir les pièces,
34:56mais on n'a pas les pièces.
34:57Alors moi,
34:58je considère
34:59qu'il n'y a pas
34:59toutes les mesures
35:00et les réformes,
35:01vous avez raison.
35:02Mais quand on dit
35:03qu'on est candidat,
35:04que souvent,
35:05vous l'avez dit vous-même,
35:06l'électorat de la droite
35:07et du centre,
35:07c'est souvent un électorat
35:08un peu plus âgé.
35:09Quand vous expliquez
35:10dans un discours
35:10de pré-campagne
35:12qu'il faut sacrifier,
35:13il faut arrêter
35:15de sacrifier nos enfants,
35:16l'avenir de notre jeunesse
35:17pour le confort
35:18des générations d'aujourd'hui
35:19ou de celle passée,
35:20qu'il va falloir dans le pays
35:21demander des efforts,
35:22peut-être y compris aux retraités
35:23parce qu'on ne peut plus,
35:24on ne peut plus sacrifier
35:26les jeunes de France
35:28sans relancer
35:28la bataille des générations.
35:30L'idée,
35:30ce n'est pas de créer
35:30la guerre des générations.
35:31Les retraités,
35:32ils ont servi la France,
35:33ils ont travaillé dur,
35:34parfois plus longtemps
35:35que les jeunes d'aujourd'hui,
35:37mais il a eu des propos
35:38qui, je trouve,
35:39sont rares
35:40pour un candidat
35:40de la droite
35:41et du centre
35:42qui souvent protège,
35:44on va dire,
35:44allez,
35:44je le dis simplement
35:45ou rapidement,
35:46son électorat.
35:46Sur l'école républicaine,
35:47moi,
35:47je n'ai pas vu beaucoup
35:48de candidats dire
35:49que l'école sera
35:50la mère des batailles.
35:50Pardon,
35:51je ne veux pas polémiquer
35:52ici qu'est le Rassemblement
35:53national,
35:53ils ne sont pas là
35:54pour me répondre,
35:54mais quelle est leur vision
35:55de l'école ?
35:56Quelles sont les réformes
35:57qu'ils proposent
35:57pour refonder
35:58l'école de la République ?
35:59Là,
35:59on a des propositions
36:00très concrètes,
36:00pour le coup,
36:01et assez massives.
36:02Vouloir faire,
36:03vous l'avez dit,
36:04Charlotte Dornelas,
36:06des directeurs
36:07d'établissements scolaires,
36:07les patrons.
36:09L'ordre,
36:09dans la rue,
36:10dans les comptes,
36:10on a quand même
36:11une vision d'un homme
36:12qui est libéral
36:12sur le plan économique,
36:13qui ne balaye pas
36:14des sujets d'autorité
36:15et d'ordre.
36:16Vous avez expliqué
36:17qu'il avait mis l'accent
36:19surtout sur les questions
36:20économiques,
36:20le travail,
36:21le redressement
36:22des comptes publics,
36:23il a eu des mots
36:23très forts sur l'autorité
36:24et l'ordre.
36:24Et je vous réponds
36:25juste sur les courtes peines
36:26qui intéressent peut-être
36:27celles et ceux
36:28qui nous écoutent.
36:28Il se trouve que
36:29le groupe Horizon
36:29à l'Assemblée nationale
36:30a porté une loi
36:31qu'on a essayé
36:32de faire passer,
36:32qui malheureusement
36:33n'est toujours pas
36:35définitivement adoptée,
36:35pour qu'on puisse,
36:37dans le pays,
36:38avoir des peines
36:39peut-être plus courtes,
36:40mais qui soient exécutées
36:41dès le début,
36:42car on a aujourd'hui
36:43effectivement une majorité
36:44des courtes peines
36:45qui ne sont jamais exécutées.
36:46Et ça,
36:47ce n'est pas possible
36:47dans un pays
36:48comme la France.
36:49on doit pouvoir condamner,
36:50même pour des peines courtes,
36:51mais il faut que la peine
36:52de prison
36:53soit effectivement
36:54sanctionnée.
36:55Alors,
36:56première question
36:57en deux temps.
36:58Vous voulez prendre
36:59le pouvoir.
37:00Je vous croyais au pouvoir
37:01depuis dix ans.
37:02Donc,
37:02à qui voulez-vous le prendre
37:03si vous ne l'avez pas ?
37:04Premier élément.
37:05Et qui l'a ?
37:06Deuxième élément,
37:07vous avez entendu
37:08sur l'immigration,
37:09il faut autorité,
37:11mais aussi humanité.
37:11Vous n'aviez pas l'impression
37:12d'entendre une forme
37:13de remake de le film
37:14La droite,
37:14année 2000 ?
37:15Écoutez,
37:16on va parler d'immigration.
37:18Les accords d'Algérie,
37:19c'est Édouard Philippe
37:20qui a été le premier
37:20à dire avant même
37:21Marine Le Pen
37:21et Jordan Bardella
37:22qu'il fallait revenir
37:23sur les accords
37:24qui liaient la France
37:25et l'Algérie
37:25parce qu'il y avait
37:25un problème
37:26notamment d'immigration
37:27et de rapports de force
37:28avec l'Algérie.
37:28Pardon,
37:29il l'a dit
37:29et il a été le premier
37:30à le dire.
37:30Donc,
37:30je n'ai pas eu l'impression
37:31d'avoir un remake
37:32là-dessus.
37:33Pour ce qui est du diagnostic,
37:34il y a une submersion
37:34en France ?
37:35Non,
37:35mais ce n'est pas un diagnostic,
37:36ça c'est une mesure
37:37très concrète
37:37de dire on va revenir
37:47sur l'immigration.
37:48Pardon,
37:48on ne va pas avoir
37:48à faire tout le débat ici.
37:50Moi,
37:50j'ai travaillé
37:50sur la natalité.
37:51J'ai passé six mois
37:51à l'Assemblée nationale,
37:52Gabriel Cluzel de 16
37:53sur la natalité.
37:54On le sait tous.
37:54On a beaucoup aimé
37:55ce dossier de la natalité.
37:56On va avoir un vertige
37:57démographique.
37:58Si on continue comme ça
37:59avec la natalité aujourd'hui,
38:00on n'aura pas 100 000,
38:01150 000 immigrés par an,
38:02on aura 240 000.
38:04Donc,
38:04qu'est-ce qu'on fait ?
38:05Comment on choisit
38:06notre immigration
38:06plutôt que de la subir ?
38:07Mais vous ne craignez pas
38:08que les Français
38:09au sens culturel
38:10deviennent minoritaires
38:11dans leur propre pays
38:11au jour ?
38:13Cette idée de devenir
38:14minoritaire chez soi
38:14ou la culture française
38:15deviendrait minoritaire chez soi.
38:16C'est pour ça qu'il faut
38:17continuer d'être timide.
38:18Le craignez-vous ?
38:18Vous pensez que ça fonctionne ?
38:19Moi, je pense
38:20qu'alors qu'il y a un vertige,
38:21je vais vous dire les choses
38:22franchement,
38:22alors qu'il y a un vertige
38:23démographique,
38:24alors qu'on va perdre
38:25des Français,
38:25peut-être 3 millions de Français
38:26d'ici 2035,
38:27on a un enjeu majeur
38:29de choisir l'immigration
38:29dans le pays
38:30et de ne pas subir
38:31effectivement une immigration
38:31illégale.
38:32Je n'ai pas de problème
38:32à mal dire,
38:33je l'ai écrit dans mon rapport
38:34et c'est un vrai défi
38:35et je n'ai pas eu l'impression
38:35d'Edouard Philippe
38:36quand il l'a dit hier
38:36qu'il fallait cet ordre
38:38aux frontières,
38:38qu'il fallait respecter
38:40l'identité de la France
38:41qu'il y avait un remake
38:42des années 2000.
38:42Maintenant,
38:43reprendre le pouvoir,
38:44pardon.
38:45Le prendre d'abord.
38:45Le prendre.
38:47Edouard Philippe,
38:48il a été Premier ministre
38:48pendant 3 ans,
38:49il n'a pas été le Premier ministre
38:50d'Emmanuel Macron
38:50pendant 10 ans.
38:52Il porte certes un bilan
38:53comme Premier ministre.
38:53Moi, je vais vous dire,
38:54et on a peut-être
38:55une différence de diagnostic,
38:56quand il a été Premier ministre
38:57pendant 3 ans,
38:58j'ai vu un cap clair.
38:59J'ai vu un Premier ministre
39:00qui essayait de redresser
39:01les comptes publics,
39:02de baisser la dette,
39:02de baisser les impôts,
39:03de baisser le déficit.
39:04J'ai vu un Président de la République
39:06qui a décidé...
39:06Un Premier ministre,
39:07vous voyez,
39:08je m'avance.
39:08J'ai vu un Premier ministre
39:10qui a voulu recruter
39:1110 000 policiers et gendarmes.
39:13C'était des choix courageux
39:14et il l'a engagé.
39:15J'ai vu un Premier ministre
39:16qui a augmenté
39:17le budget de la justice.
39:18J'ai vu un Premier ministre
39:19qui a engagé,
39:20il n'a pas pu aller jusqu'au bout,
39:21je le regrette,
39:22à la fois une réforme des retraites
39:23et la réforme du système éducatif.
39:24Donc j'ai vu une esquisse
39:26de ce que sera demain son projet.
39:28Il n'a pas pu aller au bout
39:29et reconnaisser ça
39:30de toutes les propositions
39:31qu'il avait faites,
39:31notamment de la révolution
39:32de la réforme des retraites.
39:33Il voulait la retraite par point
39:34pour y revenir
39:35et il voulait un choc
39:36dans l'éducation nationale.
39:37Il n'a pas pu tout à fait
39:38le mettre en œuvre.
39:39Il n'en a pas eu le temps.
39:40On pourrait reprendre
39:41nombre de points
39:43qui seraient critiques
39:44sur le bilan.
39:45Voyons l'avenir.
39:47On a ellipsé le logement.
39:49Or, le logement,
39:50c'est un point crucial aujourd'hui.
39:53On a évoqué l'écologie.
39:56L'écologie, aujourd'hui,
39:57on sait qu'on a beaucoup trop
40:01favorisé les grandes étendues,
40:03les grands élevages.
40:04Or, au nom du libéralisme,
40:06les lois telles qu'elles sont proclamées
40:08ces derniers jours
40:10favorisent de continuer dans ce sens.
40:13Quelles seront les véritables propositions
40:15d'Edouard Philippe en la matière ?
40:17Je vais juste aller sur le bandeau
40:18parce que je vois Edouard Philippe
40:19tenter de séduire les jeunes.
40:20Moi, ce n'est pas ce que j'ai vu.
40:21Il y a une partie des jeunes,
40:22effectivement,
40:22qui votent
40:24Rassemblement National
40:24ou LFI.
40:26Il n'a pas voulu séduire les jeunes.
40:27J'insiste.
40:28Il a voulu expliquer aux Français,
40:30aux générations actuelles,
40:32parfois, effectivement,
40:33aux personnes les plus âgées,
40:34aux retraités,
40:35qu'il allait falloir faire des choix
40:37dans le pays,
40:37des choix courageux
40:38et qu'on ne pourrait pas
40:39sacrifier les jeunes de France.
40:40Ce n'est pas exactement
40:40vouloir séduire les jeunes,
40:42même si, effectivement,
40:42il aspire à convaincre
40:44le plus de Français.
40:44Mais c'est vraiment l'idée
40:45de dire que demain,
40:46la boussole de son quinquennat,
40:48ce sera l'avenir
40:49de notre jeunesse.
40:49Et on doit le reconnaître.
40:50Moi, y compris,
40:51à l'Assemblée Nationale,
40:52il nous arrive de voter des lois
40:53qui sacrifient les jeunes
40:55de ce pays,
40:55l'avenir de ce pays
40:56pour le confort des générations,
40:58y compris celle
40:59à laquelle j'appartiens.
41:00Donc, l'avenir,
41:01c'est l'écologie.
41:02Non, mais je vous réponds
41:02rapidement.
41:04Pourquoi rapidement ?
41:05Non, parce que...
41:06Je vais répondre longuement.
41:08Je sais que je stresse
41:10un peu comme ça
41:10sur le temps.
41:11Il y a encore
41:12beaucoup de questions.
41:13Mais il avait deux options hier.
41:15Soit, effectivement,
41:16il présentait
41:17l'ensemble de ses mesures.
41:18Moi, j'ai travaillé
41:19sur la restauration
41:19de notre homme de Paris.
41:20Je suis attaché au patrimoine,
41:21attaché à la culture.
41:22J'aurais aimé qu'il parle
41:23de sa vision
41:23de la culture française,
41:24de la question du patrimoine,
41:26de la question de l'identité.
41:27Mais hier,
41:27ce n'était pas un discours
41:28de politique général.
41:29Il fallait qu'il choisisse
41:29quelques priorités.
41:31Il fend de l'armure.
41:31La canicule aujourd'hui.
41:33Oui, mais le logement,
41:34on est d'accord.
41:35Crise du logement,
41:36c'est une priorité majeure.
41:37Et il aura des propositions
41:39très concrètes.
41:39Je ne vais pas vous les dévoiler
41:40aujourd'hui sur l'écologie.
41:41Christophe Béchut,
41:42ministre de l'écologie,
41:43un des premiers à dire
41:44écoutez, il va falloir
41:46s'adapter à la transition écologique.
41:48L'extrême gauche,
41:49les écologistes,
41:50nous expliquent
41:50qu'on va pouvoir lutter
41:51contre le changement climatique,
41:52etc.
41:53Il faut effectivement
41:54prendre des mesures en ce sens.
41:55Mais la vérité,
41:55c'est qu'il va falloir s'adapter.
41:57S'adapter.
41:58C'est ça l'écologie pragmatique.
41:59C'est quoi s'adapter ?
41:59S'adapter, c'est adapter nos villes,
42:01adapter nos écoles.
42:02Donc, c'est remettre du verre.
42:03Ça fait 40 ans qu'on nous dit.
42:05Je vous donne un exemple.
42:06Les campagnes ?
42:07Je vous donne un exemple.
42:08Je vous donne un exemple.
42:08On peut parler d'autre chose.
42:10Édouard Philippe Aux-Havres
42:11expliquait que,
42:12on en a remandie,
42:14ce n'est pas tout à fait
42:15le lieu des canicules.
42:16On a bâti les écoles
42:17plein sud.
42:19Parce que pendant l'hiver,
42:20ça permettait d'avoir
42:21dans les écoles,
42:22pour les élèves de notre pays,
42:22un peu plus de chaleur.
42:24Aujourd'hui,
42:24les choix architecturaux,
42:25la manière dont on a bâti nos écoles,
42:27dont on a bâti nos villes,
42:28ça ne fonctionne pas.
42:29Alors que cet été,
42:30il sera sans doute
42:31le moins chaud
42:32des 50 premières années.
42:33Mais il faut s'adapter.
42:34Là, il y aura, je pense,
42:34des visions très différentes
42:35avec la gauche,
42:36notamment avec les écologistes
42:37qui sont loin
42:39d'une écologie pragmatique.
42:41Plutôt dogmatique.
42:42Alors, Gabriel Cluzel,
42:43ensuite, j'ai deux petites questions
42:44sur le rapport à l'oncle
42:45et puis une petite question
42:47subsidiaire aussi, en plus.
42:49Oui, alors moi,
42:49j'ai entendu ce que vous avez dit.
42:51De fait,
42:51vous avez fait un excellent rapport
42:53sur la démographie
42:55et des mesures,
42:56mais si je puis me permettre,
42:58elle se rapproche plus
42:59de celle de Diorgia Meloni,
43:00par exemple,
43:01en matière de prêts immobiliers.
43:04Pour les jeunes,
43:04c'est parfait,
43:05c'est très bien.
43:06Vous dites qu'Edouard Philippe
43:08est attaché à la culture,
43:09il vient de la droite,
43:10donc on essaie quand même
43:12de se figurer un positionnement.
43:13Et puis, on se souvient
43:14qu'il a appelé
43:16à voter communiste
43:17et que quand on l'interroge
43:19sur ces sujets,
43:19de toute façon,
43:20il se dit équidistant
43:22de LFI et du RN.
43:25Mais LFI,
43:26vous venez de me dire
43:27qu'il entend lutter
43:28contre ce concept
43:29de Nouvelle-France.
43:30Donc, on ne comprend plus.
43:31Il n'est quand même pas
43:31un peu plus près du RN
43:32que de LFI ?
43:33Il va continuer
43:34à appeler à voter communiste ?
43:36Est-ce qu'on a le droit
43:37dans le pays
43:38de considérer
43:39qu'il est encore temps
43:40de construire une alternative
43:41de la droite
43:42et du sang,
43:43de la droite,
43:43j'insiste,
43:44moi je suis un homme de droite,
43:45au RN,
43:46dont je ne suis pas certain
43:47que sur tous les sujets
43:48il soit de droite
43:50et à LFI ?
43:52C'est ça la question
43:52qui se pose
43:52dans cette élection présidentielle.
43:54Soit on considère
43:54qu'il n'y a pas besoin
43:55de construire
43:56une alternative
43:57au RN et à LFI
43:58et que la droite
43:59et le centre
44:00ne peuvent plus exister
44:01dans le pays.
44:01Moi, je crois fondamentalement
44:02que le pays est à droite
44:03et qu'on a besoin
44:04d'une alternative
44:04de droite et du centre
44:06au RN.
44:06international
44:07dont je ne sais pas dire
44:08s'il est de droite
44:09sur un tas de sujets,
44:11pardon,
44:11y compris sur la question économique
44:12parce que,
44:13vous voyez,
44:15vous Christine Kelly
44:15très souvent ici,
44:16je ne vais pas tous vous citer,
44:17vous avez dénoncé
44:18le en même temps
44:19macroniste.
44:19Enfin, si c'est pour...
44:20Non, mais ça ne vous a plus
44:22vous arrivé.
44:23Mais enfin, en tout cas,
44:23sur le pays,
44:24moi je ne dis rien.
44:24Ça n'a plus arrivé
44:26si parfois...
44:26J'ai dit acquiescer en tout cas.
44:28Et parfois,
44:28et parfois,
44:29juste titre,
44:30si c'est pour revivre
44:31en même temps
44:32du rassemblement...
44:33Je le dis aux Français
44:34qui nous écoutent.
44:34Je le dis aux Français
44:35qui nous écoutent.
44:36Ils ont pu être perdus,
44:37voire même en colère
44:38face à ce en même temps
44:39macroniste
44:40où on passe
44:41d'un ministre
44:41de l'éducation nationale
44:42qui a une vision
44:43sur l'école
44:43et puis un autre
44:44qui a une vision
44:44radicalement différente.
44:45J'ai pu le dénoncer
44:46moi-même,
44:46je suis vice-président
44:47de la commission
44:47éducation culturelle.
44:48Si c'est pour revivre
44:49en même temps
44:50du rassemblement national
44:51où on ne sait pas,
44:52pardon,
44:52si ce parti est libéral
44:54ou pas libéral,
44:55s'il soutient les entreprises,
44:56pas les entreprises,
44:57s'il souhaite baisser
44:58des impôts dans le pays
44:59ou pas les baisser,
45:00on est un peu perdu,
45:02pardon.
45:02Et donc moi,
45:02je pense qu'il est urgent
45:03si on veut éviter
45:04Jean-Luc Mélenchon
45:05et LFI
45:05et cette incohérence
45:07du rassemblement national
45:08de construire
45:08une candidature crédible
45:09de la droite et du centre.
45:11On peut reprocher
45:11beaucoup de choses
45:12à Edouard Philippe.
45:12Je pense qu'il a montré hier
45:14qu'il était quand même
45:15un candidat crédible et sérieux.
45:16Est-ce que vous seriez
45:17son porte-parole de campagne ?
45:18Je n'en sais rien.
45:19Vous savez,
45:20j'ai servi le général
45:21Georges Lain
45:22sur le chantier de Rame de Paris.
45:23J'ai appris à être
45:24un bon soldat
45:24et donc je ferai
45:25ce qu'Edouard Philippe
45:26me demandera de faire
45:27dans cette campagne.
45:28Ce qui est sûr,
45:28c'est que j'y mettrai
45:29toute mon énergie
45:30et ma détermination.
45:31Sur France Inter,
45:32Edouard Philippe a déclaré
45:32qu'il ne regardait pas
45:33ces news.
45:34Trouvez-vous ça normal ?
45:35Qu'est-ce qu'il veut ?
45:37Non, non, non.
45:38Non, mais Jérémie Patriellet,
45:39c'est une question...
45:40Non, mais il regarde...
45:40Non, mais Jérémie Patriellet,
45:42vous comprenez bien
45:42que ma question,
45:43elle est au-delà
45:43de juste regarder
45:45une chaîne sur 300.
45:45Il n'a pas dit
45:46qu'il souhaitait fermer
45:46ces news.
45:47Comme j'entends dire
45:48à l'extrême-gauche,
45:49je souhaite fermer
45:49les chaînes.
45:49Moi, je ne souhaite pas
45:50qu'on ferme ces news.
45:51Lorsqu'on dit...
45:52Pardonnez-moi,
45:53juste une question
45:53pour bien comprendre.
45:55Lorsqu'on veut être candidat
45:57à la République française
45:59et qu'on dit
46:00qu'il y a une chaîne
46:01qu'on ne regardait pas,
46:03sous-entend...
46:04Vous êtes sans soutien,
46:05vous êtes présent
46:06et j'entends bien.
46:07Mais ça pose question, non ?
46:08Je vais vous répondre
46:09sans vouloir être désagréable.
46:10Quand j'ai entendu ce matin...
46:11Vous pouvez l'être.
46:12Non, mais quand j'ai entendu
46:13ce matin l'éditorial
46:13de Pascal Praud
46:14et j'aurai l'occasion
46:15de lui dire
46:15sur le meeting
46:16d'Édouard Philippe,
46:18je peux comprendre
46:19qu'Édouard Philippe
46:20ne regarde pas à minima
46:21cette émission
46:21parce que franchement,
46:22ce matin,
46:22Pascal Praud expliquait
46:23que le discours d'Édouard Philippe
46:25avait été écrit
46:26avec l'intelligence artificielle,
46:27que c'était une succession
46:28de Wikipédia.
46:29Ce n'était pas tout à fait
46:31sympathique et objectif.
46:32Il y a plusieurs émissions
46:33sur CNews.
46:34On ne peut pas jeter...
46:35Vous voyez ce que je veux dire ?
46:35Christine Kelly,
46:36je suis devant vous.
46:38Je viens...
46:38Moi, ça pose question.
46:39Moi, ça m'interpelle.
46:40C'est pour ça que je suis heureux
46:41d'être là.
46:41Il n'a jamais appelé
46:42au boycott de CNews.
46:44Il n'a jamais appelé
46:44à la fermeture de CNews.
46:47Maintenant,
46:48il écoute ce qu'il veut.
46:48Je vais vous dire.
46:49La vérité,
46:49c'est que je crois
46:49qu'il n'écoute pas beaucoup
46:50la télévision,
46:51qu'il n'y a pas beaucoup
46:52de temps d'écouter
46:52en ce moment la télévision.
46:53Il parcourt la France
46:54encore cette semaine.
46:55Il y a peut-être
46:56une question rapide,
46:57Jérémy Patriel,
46:57parce qu'on vous connaît
46:59lorsque vous avez été
47:00président de cette fameuse
47:02commission d'enquête
47:03avec Charles Arlong.
47:04J'ai vu que les pistes
47:05de réforme présentées
47:06par Delphine et Arnott
47:07à la ministre de la Culture
47:08reprennent mot pour mot
47:09le rapport
47:10suppression de France 4,
47:12suppression de France TV,
47:13limitation des programmes
47:14des jeux,
47:15limitation de l'externalisation
47:16aux sociétés de production.
47:18Alors que vous avez
47:19dénoncé ce rapport,
47:20comment réagissez-vous ?
47:21Écoutez,
47:22moi j'ai présidé
47:22une commission d'enquête
47:23pendant plus de 200 heures.
47:24Je crois qu'on a organisé
47:25plus de 200 heures d'audition.
47:26On a auditionné
47:27des centaines de personnes
47:28parce que je considérais
47:29qu'il fallait réformer
47:30l'audiovisuel public.
47:32Il y a effectivement
47:32des mesures à prendre
47:34sur le pluralisme,
47:35sur l'exigence budgétaire
47:36et donc je pense
47:37qu'il faut continuer
47:38de travailler
47:38pour que ce secteur
47:39se réforme.
47:40Moi j'ai une différence
47:41avec Charles Arlong,
47:41c'est que lui
47:42il n'a pas parlé
47:42de la gouvernance.
47:44Or moi je pense
47:44qu'il faut une réforme
47:45en profondeur
47:46de la gouvernance
47:46de l'audiovisuel public.
47:47Moi je plaide
47:48pour une fusion
47:48de France Télévisions
47:49et de Radio France.
47:50Je pense que si on veut
47:52fondamentalement réformer
47:52l'audiovisuel public,
47:53il faut toucher aux structures,
47:55toucher aux entreprises.
47:56Sinon c'est beaucoup de paroles
47:57et il n'y aura pas
47:57beaucoup de conséquences.
47:59Mais je vous le dis
47:59parce que vous me l'avez demandé
48:00sur Europe 1,
48:00je suis attaché au pluralisme.
48:02Oui parce que sur Europe 1
48:04je vous avais demandé
48:05est-ce que vous êtes
48:05pour la fermeture
48:06du CNews ?
48:07Et je vous avais répondu
48:08et je souhaite
48:09que l'audiovisuel public
48:10puisse continuer d'exister.
48:11C'est la différence
48:12que j'ai avec le Rassemblement
48:12national et donc
48:13avec ses soutiens.
48:15Vous m'avez dit
48:15que vous souhaitez
48:16que le pluralisme existe
48:17avec ça.
48:18Et je souhaite
48:18que le pluralisme existe
48:19mais le pluralisme
48:20il est essentiel
48:21dans une démocratie
48:22comme la France
48:23et on a besoin de pluralisme.
48:24Et c'est pour ça
48:24que je suis venu aujourd'hui
48:29Merci d'avoir répondu
48:30aux questions
48:30de tous les mousquetaires.
48:32Vous êtes complètement libre.
48:34Il n'y a pas trois là.
48:36Il ne sont pas trois non plus.
48:39Merci d'avoir été avec nous.
48:41On a encore
48:41deux gros sujets.
48:43Excellente soirée.
48:44Vous êtes libre.
48:45Clara peut venir vous chercher.
48:46Merci beaucoup.
48:46Je sais que vous devez
48:48vaquer à vos occupations.
48:49Merci encore.
48:50C'est jeune papa.
48:51Oui, il a quel âge ?
48:52Moi je suis très heureux
48:53qu'il ait parlé quand même
48:54de l'avenir de notre jeunesse
48:55et des enfants.
48:56Comme disait Charles Donnellas
48:58pardon mais tout le monde
48:58est inquiet pour les enfants
48:59c'est la base.
49:01Après on attend
49:01vous voyez ce que je dis
49:02on attend du concret.
49:03Quand on est inquiet
49:04pour les enfants
49:04pardon je ne vais pas
49:05prendre plus de temps
49:05mais quand on est inquiet
49:06pour ces enfants
49:06il faut aussi être capable
49:07de voter les réformes
49:08des retraites
49:09et être capable
49:09de voter des réformes
49:11courageuses
49:11et qui parfois sont difficiles
49:13à faire accepter
49:13aux français
49:14parce qu'il y a les mots
49:15et il y a les actes
49:16et on aura l'occasion
49:17d'en reparler.
49:18Avec plaisir.
49:18Merci de votre invitation.
49:20Merci à vous.
49:21Gabriel Cluzel
49:22sans tacler l'invité
49:23qui est en train de partir
49:25mais au meeting
49:26d'Edouard Philippe
49:27il y avait environ
49:274000 personnes
49:284000-5000 personnes
49:29et à Narbonne
49:31il y avait aussi
49:314000-5000
49:334000 à 5000 personnes
49:34c'est intéressant
49:35de voir le nombre
49:36de personnes
49:37qui se sont rassemblées
49:38à Narbonne
49:39pour cette dernière marche
49:41pour Louis
49:41et on a envie
49:43de se dire effectivement
49:44pour cette Louis
49:45battue à mort
49:45on se rappelle
49:46fin juin
49:46la mère de Louis
49:48a été ovationnée
49:49elle a exigé
49:50un durcissement
49:51de la justice pénale
49:52elle a promis
49:53de se battre
49:54pour que la justice
49:54soit rendue
49:56à son fils
49:57tandis que la foule
49:58réclamait
49:59quoi ?
50:00la peine de mort
50:01pour les assassins
50:02et scandait
50:02des slogans
50:03hostiles
50:04à Gérald Darmanin
50:05cette dernière marche
50:07comme l'a appelée
50:07la famille
50:08marque-t-elle
50:08un tournant ?
50:09En effet
50:10cette marche
50:12marque un tournant
50:13car de façon
50:14très concrète
50:15elle montre
50:16ce que nous sentions
50:17depuis quelques mois
50:18c'est-à-dire
50:19que les familles
50:19des victimes
50:20s'émancipent
50:21de la tutelle
50:22politico-médiatique
50:24et aux enfin
50:24s'exprimer
50:25librement
50:26alors
50:26notons que la marche
50:27s'est terminée
50:27par une marseillaise
50:29entonnée spontanément
50:30et que cette marche
50:31n'a suscité aucun trouble
50:33à l'ordre public
50:34c'est du reste
50:35ce qu'avait demandé
50:36la mère de Louis
50:37rester maintenant
50:38dans le recueillement
50:40la bienveillance
50:41et le silence
50:41pour que nos mots
50:42aient l'impact
50:43qu'ils doivent avoir
50:44et bien de fait
50:45cette marche
50:46est restée respectueuse
50:48malgré des slogans
50:49très forts
50:50vous l'avez dit
50:50alors peut-être
50:51revenons sur
50:52le discours
50:53très émouvant
50:54de la mère
50:55pétri d'amour maternel
50:56très charnel
50:57c'était son fils unique
50:58donc lorsque
50:59on perd
51:00un enfant
51:01issu d'une fratrie
51:02nombreuse
51:02ce soit moins douloureux
51:03mais c'est vrai
51:04qu'elle perd
51:05presque son statut
51:06de mère
51:07elle ne sait plus
51:08à quoi se raccrocher
51:09elle l'appelle
51:11de son petit nom
51:11enfantin
51:12Boubou
51:12je vais parler de toi
51:13de nos premières nuits
51:14qu'on a passées ensemble
51:15depuis le jour de ta naissance
51:16de ces huit mois
51:17d'allaitement
51:18des yeux dans les miens
51:19quel beau bébé tu étais
51:20alors la mère de Lola
51:22la mère de Philippine
51:23la mère d'Elias
51:24la mère de Liana
51:24et tant d'autres
51:25ont dû entendre
51:26résonner ses paroles
51:28très douloureusement
51:29au fond d'elle
51:30elle s'adresse à lui
51:31elle évoque un petit garçon
51:32très intelligent
51:33qui a appris à jouer
51:34de la guitare tout seul
51:34et ces questions
51:36intelligemment farfelues
51:37parce qu'en même temps
51:38c'est un enfant
51:40atypique
51:41on l'a dit
51:41dont le parcours
51:42a été difficile
51:43et compliqué
51:43elle n'y était pas préparée
51:45explique-t-elle
51:46elle a pensé
51:46que l'aide sociale
51:47à l'enfance
51:48autrement dit
51:48l'Etat l'aiderait
51:50et finalement
51:51ça ne s'est pas révélé
51:52salutaire
51:53mais mortifère
51:54puis elle tape dans le dur
51:55elle veut que justice
51:56soit rendue
51:57elle ne veut plus
51:57entendre parler
51:58d'excuses de minorité
51:59il y a trois mineurs
52:00vous savez parmi ceux
52:01qui sont mis en examen
52:02son fils à lui aussi
52:03était mineur
52:03et il n'aura pas d'avenir
52:05c'est pas audible
52:06dit-elle que les assassins
52:07ne passent que 8-10 ans
52:08de prison
52:09ou 20 pour les plus âgés
52:10ceux qui sont majeurs
52:10sans parler de remise de peine
52:12pour bonne conduite
52:13ou toute autre
52:14remise de peine
52:15je la cite encore
52:16elle veut
52:1630 ans ferme
52:17de peine ferme
52:19incompressible
52:19justice pour Louise
52:20quand à ce moment-là
52:21la foule
52:22elle veut redonner sens
52:23au mot perpétuité
52:24elle dit aussi
52:26le faire pour son fils
52:27mais aussi pour tous
52:27les parents
52:28pour résumer
52:29de France
52:30pour qu'il n'ait pas
52:31le coeur brisé
52:32comme elle
52:32il faut noter que la foule
52:33et vous l'avez dit
52:34était plus radicale
52:35qu'elle
52:35puisqu'ils ont réclamé
52:37la peine de mort
52:37pour les agresseurs
52:38mais aussi
52:39français
52:40réveille-toi
52:40tu es ici
52:41chez toi
52:42ou encore
52:43alors ça c'est assez violent
52:44pour Gérald Darmanin
52:44Darmanin
52:45t'es foutu
52:49Darmanin
52:49en prison
52:51on est au-delà
52:51de la démission
52:52là
52:52ni oubli
52:53ni pardon
52:54alors au-delà
52:55de ceux qui ont tabassé
52:56Louis
52:57c'est donc bien
52:57le gouvernement
52:58à travers la personne
53:00de Gérald Darmanin
53:00qui était visé là
53:01exactement
53:02c'est très problématique
53:03pour le gouvernement
53:03car les familles
53:04se décident à parler
53:05autrefois
53:05vous avez bien compris
53:06qu'on les maintenait
53:07dans un silence
53:08en les félicitant
53:09pour leur résilience
53:10leur absence de haine
53:12on disait dès lors
53:12que c'était une famille digne
53:14et on faisait dire
53:15par un supposé proche
53:16que la famille était
53:17contre toute instrumentalisation
53:20toute récupération
53:21pour Lola
53:22ce fut Daniel Boyce
53:23moi j'ai découvert
53:24qu'on l'appelait
53:25un vieux fantassin
53:26de la gauche française
53:26c'était dans les médias
53:27un ancien socialiste
53:28de Béthune
53:29il s'est proclamé
53:30en tout cas
53:30il a été présenté
53:31comme un ami
53:32et porte-parole
53:33des parents de Lola
53:33on apprendra plus tard
53:34de la bouche même
53:35de la mère de Lola
53:36qu'en fait effondrée
53:37par son chagrin
53:38et bien
53:38elle s'était tenue
53:39très loin
53:40de tout ça
53:40et était au courant
53:41de rien
53:42une fois que vous avez
53:43arraché ces paroles
53:44aux français
53:44évidemment
53:44vous tuez dans l'oeuf
53:45toute forme de manifestation
53:46personne n'a envie
53:47de s'opposer
53:49à la volonté des parents
53:51même si d'une certaine façon
53:52toute la société
53:52est concernée
53:53mais c'est vrai
53:54que la parole des parents
53:55est assez sacrée
53:55sauf que si cette parole
53:57des parents est sacrée
53:58elle l'est sacrée
53:59dans un sens
53:59mais aussi dans l'autre
54:00quand elle dit autre chose
54:02et là la famille
54:03avait demandé
54:04que ce drame
54:05soit récupéré
54:06au bon sens du terme
54:07pas au sens péjoratif
54:08c'est-à-dire pris en compte
54:09politiquement
54:10donc ce devrait être
54:11un devoir
54:12pour tous les politiques
54:13de le faire
54:13et pour les français
54:15d'emboîter le pas
54:15on se souvient
54:16que la famille de Louis
54:17avait demandé
54:18que tous les politiques
54:19soient là
54:20et bien pardon
54:21il y avait Louis Alliot
54:22Frédéric Falcon
54:23qui est le député RN
54:24de l'Aude
54:24Éric Zemmour
54:25encore Marion Maréchal
54:27personnellement
54:27je n'en ai pas vu d'autres
54:28vous me direz
54:30Oui
54:31sans compter
54:32que la famille de Louis
54:33n'est pas la seule
54:34à exprimer sa colère
54:35c'est vrai qu'on aurait
54:36c'est là le point important
54:37c'est l'agrégation
54:38la coagulation des colères
54:40c'est ce qui pouvait arriver
54:40de pire pour le gouvernement
54:42je peux citer très rapidement
54:43je crois que je n'ai pas
54:44beaucoup de temps
54:44la mère d'Elias
54:45a pointé du doigt
54:46les insuffisances
54:47de la justice
54:48la magistrature doit
54:49rendre des comptes
54:49l'avocat des parents
54:51de Liana
54:51dénonce la responsabilité
54:52de l'Etat
54:53je me souviens
54:53de la mère de Rosa
54:54la fillette de 11 ans
54:56qui avait été violée
54:57par l'assassin présumé
54:58Liana
54:59qui avait porté plainte
55:009 mois auparavant
55:01et bien
55:02et que son destin
55:02n'avait pas été traité
55:03elle annonce porté plainte
55:04contre Gérald Darmanin
55:05pour mise en danger
55:06de la vie d'autrui
55:07et non d'assistance
55:08à personne en danger
55:09on apprend aujourd'hui
55:10que les parents de Philippines
55:11horrifiés
55:12par le récit
55:13de ce qui est arrivé
55:14à Liana
55:14ils voient beaucoup
55:15de similitudes
55:15avec le meurtre de leur fille
55:16et les fautes multiples
55:17qui ont conduit au drame
55:18ils sont aussi
55:19à porter plainte
55:20contre les autorités judiciaires
55:22les parents de Laura et Morane
55:23deux cousines
55:24vous savez
55:24je vous en avais parlé
55:25je vous en avais reparlé
55:26il n'y a pas très longtemps
55:28qui ont été poignardés
55:29à la gare Saint-Charles
55:29à Massey
55:30en octobre 2017
55:31par un gars
55:31qui très objectivement
55:32n'aurait pas dû être là
55:33si l'État avait fait son boulot
55:35si je peux me permettre
55:36de parler trivialement
55:37de cette façon
55:38et bien le conseil juridique
55:40de la maire de Morane
55:41m'a fait savoir
55:41qu'une requête
55:42a été posée
55:43dans la CEDH
55:44ils veulent engager
55:44la responsabilité
55:46de l'État
55:47alors on peut peut-être
55:49finir par un point
55:50vous savez
55:51ses parents pourraient
55:51s'allier dans une action commune
55:53on a vu ça
55:54pour l'écologie
55:54vous savez
55:55en 2018
55:56l'affaire du siècle
55:57ça s'appelait comme ça
55:58c'était une action commune
55:59de plusieurs associations
56:00avec une pétition associée
56:02visant à poursuivre l'État
56:04pour inaction climatique
56:05et si on parlait
56:07de l'inaction sécuritaire
56:09vous savez que par le passé
56:10d'autres maires
56:11d'autres maires de douleurs
56:13mater dolorosa
56:14qui ont été déterminés
56:15comme celle de la place de mai
56:17ont réussi à ébranler
56:19un pouvoir
56:19qui ne voulait pas
56:20les écouter
56:21et bien ça devrait
56:22en faire réfléchir certains
56:24merci beaucoup
56:25Gabrielle Cluzel
56:26pour cette analyse
56:27de cette dernière marche
56:29voulue
56:30par la famille
56:32du jeune Louis
56:32écoutez
56:34hier
56:35à l'occasion
56:35des universités d'été
56:36de parole
56:37d'honneur
56:38Imane El Hamzaoui
56:40de LFI
56:41a donné
56:42sa définition
56:43de la Nouvelle France
56:46aux journalistes
56:47irresponsables
56:48je dis que
56:49la Nouvelle France
56:50n'est pas
56:50un roman national
56:51en miroir
56:52de la France éternelle
56:53cette dernière
56:55est une fable
56:56pas en passé
56:57elle est le récit
56:58d'une communauté
56:59imaginaire
57:00définie par le son
57:01qui n'a jamais existé
57:02tandis que
57:03la Nouvelle France
57:04part des réalités
57:05concrètes actuelles
57:07pour les plus grossiers
57:08la Nouvelle France
57:09sonne comme le glas
57:10de la France
57:11ou plus précisément
57:11de leur France
57:13celle dont ils jouissent
57:14exclusivement
57:15qui est leur seul titre
57:16de gloire
57:16et où les droits
57:17se mesurent
57:18à la profondeur
57:19des racines familiales
57:20dans le sol hexagonal
57:21ceux-là
57:23ont raison
57:24d'avoir peur
57:24et on leur reconnaît
57:25une certaine lucidité
57:26et clairvoyance
57:27leurs cris
57:28sont les soupirs
57:29de ceux qui voient
57:30leur hégémonie flétrir
57:31est-ce que
57:33cette définition
57:35de la Nouvelle France
57:36Mathieu Bocoté
57:36nous permet de mieux
57:37comprendre peut-être
57:38le projet de Jean-Luc Mélenchon
57:39en fait
57:40d'un mois à l'autre
57:43la notion de Nouvelle France
57:44se densifie
57:45se radicalise aussi
57:46mais on revient quand même
57:47à l'essentiel
57:48les choses sont simples
57:49Madame
57:50Imam
57:51Imandij El Hamzaoui
57:53explique aux Français
57:54qu'ils n'ont jamais existé
57:55que ce qu'ils croyaient être
57:57depuis toujours
57:57n'a jamais existé
57:58c'était un fantasme
58:00un fantasme
58:00qu'on peut balayer
58:01par ailleurs
58:02elle existe
58:03et la Nouvelle France
58:04elle existe
58:04donc la vraie identité française
58:06c'est la Nouvelle France
58:07et la France de toujours
58:08celle qui on pourrait dire
58:10de Clovis
58:11au général de Gaulle
58:11à Pompidou
58:12et peut-être même
58:12à Mitterrand
58:13ça ça n'a jamais existé
58:14fondamentalement
58:15premier élément
58:16donc c'est une prétention
58:18exceptionnelle
58:19que d'expliquer
58:19à un peuple
58:21auquel
58:21les populations nouvelles
58:22se jointent
58:23vous n'avez jamais existé
58:24mais nous nous existons
58:25premier élément
58:26mais ensuite
58:27au-delà du mépris
58:28et de la prétention
58:28à la redéfinition
58:29de l'identité française
58:30il y a une petite déclaration
58:31de guerre là-dedans
58:31quand même
58:32il faut dire des choses
58:32lorsqu'elle nous dit
58:34à propos de ceux
58:34qui s'accrochent
58:35à l'ancienne France
58:36ceux-là ont raison
58:37d'avoir peur
58:38et on leur reconnaît
58:39une certaine lucidité
58:40et clairvoyance
58:40elle annonce
58:41dans ses mots
58:42nous allons vous balayer
58:44elle annonce
58:45dans ses mots
58:45vous avez raison
58:46d'avoir peur
58:47vous allez perdre
58:47quelque chose
58:48on comprend que
58:49l'immense majorité
58:50des français
58:50n'ont pas d'enthousiasme
58:51particulier
58:52à l'idée de la Nouvelle France
58:53que si le grand emplacement
58:54existe
58:55si ce n'est pas
58:55qu'un fantasme
58:56il ne le désire pas
58:57il souhaite à plus de 80%
58:58l'immigration négative
58:59aujourd'hui
59:00manifestement
59:01il ne s'enthousiasme pas
59:02mais c'est un discours
59:02de conquérant
59:03c'est un discours
59:04qui dit
59:04nous plantons notre drapeau
59:06et nous délivrons
59:08de votre drapeau
59:09qui n'est que symbole
59:09justement
59:10d'un monde ancien
59:11et sans intérêt
59:12et je terminerai
59:13avec une chose simple
59:13on dénonce souvent
59:14certains diront
59:15avec raison
59:16ce qu'on appelle
59:17l'antisémitisme
59:18de LFI
59:19certains parlent de ça
59:19on pourrait peut-être
59:21aussi ajouter
59:21à cette critique
59:22qui est évidemment sensée
59:23on pourrait ajouter
59:24cette idée
59:24qu'il y a aussi
59:25une forme d'hostilité absolue
59:26à ceux qu'on pourrait appeler
59:27les Français de Souchi
59:28et assimilés
59:29chez LFI
59:29une forme d'hostilité
59:31viscérale
59:31envers la France de toujours
59:32une forme d'hostilité
59:34viscérale
59:34envers la France
59:36des siècles
59:37qui s'accumulent
59:37de ce point de vue
59:39et il serait peut-être bien
59:40aussi que ceux
59:41qui se font sans cesse
59:41insulter
59:42cessent de tendre
59:42l'autre jour
59:44en tout cas
59:45non à la haine
59:45de la France
59:46c'est le minimum
59:48excellent titre de programme
59:49l'heure des produits
59:49Pascal Praud
59:53Merci.
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