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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:0119h, ravi de vous retrouver, bonsoir à tous, nous sommes ensemble jusqu'à 20h pour Face à l'Info.
00:00:05Au sommaire ce soir, après Charles à l'oncle, nous recevons Jérémy Patrier-Lettus,
00:00:11président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:00:1548h après la publication du rapport qui fait tant réagir,
00:00:19il vient nous donner son regard sur ses 6 mois d'enquête
00:00:23et répondre aux différentes polémiques qui concernent cette commission.
00:00:27Jérémy Patrier-Lettus est notre invité de Face à l'Info ce soir.
00:00:32Dans le Rhône, une statue de la Vierge datant de 1938 a été décapitée à coup de masse.
00:00:38L'acte dépasse le simple vandalisme, un symbole, l'acharnement contre ce qui demeure du sacré chrétien dans l'espace
00:00:46public français.
00:00:48Église profanée, cimetière et dégradée, statue détruite,
00:00:51ces actes se multiplient dans une société qui se dit pourtant désenchantée, l'édito de Mathieu Bocoté.
00:00:59Le procès du cochon est devenu un symptôme français cette fois.
00:01:04C'est le recteur de la grande mosquée de Paris qui accuse le canon français d'exclusion symbolique, je cite,
00:01:10parce qu'on y sert un cochon à la broche.
00:01:13Une tradition majoritaire peut-elle encore exister sans être soupçonnée d'offenser ?
00:01:18Car si célébrer un banquet populaire devient problématique parce qu'il contient du porc ou du vin,
00:01:23alors ce ne sont plus seulement des menus qu'on conteste, mais des mœurs, des habitudes,
00:01:28une mémoire collective peut-être, l'analyse de Gabriel Cluzel.
00:01:33Premier procès du scandale du périscolaire parisien.
00:01:37Un animateur accusé de harcèlement et d'agression sexuelle sur 9 fillettes de 10 ans.
00:01:43Réquisition 18 mois avec sursis.
00:01:46Peine jugée légère.
00:01:47Réquisition jugée légère, mais qui traduit la complexité du dossier.
00:01:52On verra pourquoi.
00:01:53Derrière cette affaire, un périscolaire fragilisé par des recrutements précaires,
00:01:58un système incapable de sécuriser ses effectifs,
00:02:01des parents espérant de l'aide,
00:02:03des enfants dont la vie a été brisée par ceux à qui on a pourtant fait confiance,
00:02:09le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:02:11La France se dit capable de sécuriser le détroit d'Hormuz après la suspension de l'opération américaine sur place.
00:02:20Derrière la décision américaine de faire marche arrière, une puissance avance, ses pions sans bruit.
00:02:25L'Arabie saoudite.
00:02:27Riyad a sécurisé ses routes pétrolières, négocié avec les Houthis comme avec Téhéran
00:02:33et s'impose désormais comme interlocuteur incontournable de Washington.
00:02:39Face à elle, les Émirats ont choisi l'alignement militaire avec Israël.
00:02:43Les Saoudiens, eux, misent sur la diplomatie religionale et le temps long.
00:02:47Résultat, l'Arabie saoudite apparaît aujourd'hui comme la grande gagnante indirecte de la crise du Golfe
00:02:53sans avoir tiré un seul coup de feu.
00:02:55Le regard de Michel Fayad.
00:02:57Et puis, le député Renaissance Paul Midi s'alarme.
00:03:02Les algorithmes des réseaux sociaux enferment les jeunes dans des bulles.
00:03:05Il a vu des ados noyés de vidéos de Jean-Dane Bardella sans même chercher son nom.
00:03:11Ce qui l'inquiète, c'est la solution imposée sur TikTok, X ou Instagram
00:03:17les mêmes règles de temps de parole qu'à la télé, proportionnelles aux sondages et résultats électoraux.
00:03:24À un an de 2027, il relance sa proposition pour défendre le pluralisme
00:03:29quitte à défier les géants du net.
00:03:31Paul Midi, député Renaissance, est l'invité de Face à l'Infou ce soir.
00:03:35Une heure pour tout se dire et sans tabou.
00:03:37Mathieu Boclouté, accrochez-vous, c'est parti !
00:03:41Personne ne nous en a pas.
00:03:52Dans un instant, nous allons recevoir Jérémy Patrié-Litus,
00:03:56le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
00:04:0048 heures après la publication de ce rapport.
00:04:04Non, même pas, on est mercredi, 24 heures, puisque c'était lundi.
00:04:06Non, mais c'est vrai, parce qu'il y a eu un décalage, c'était lundi et il y a
00:04:10eu un décalage,
00:04:11donc finalement c'était hier, il arrive dans un instant.
00:04:14D'abord, c'est une histoire sordide.
00:04:16Elle se passe dans le village de Polémieux au Mont d'Or, dans le Rhône.
00:04:21Une statue de la Vierge qui tient l'enfant Jésus a été décapitée.
00:04:27Alors, reprenons les mots du progrès pour décrire la scène.
00:04:30Elle a été détruite, je cite, sans doute dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4.
00:04:34L'œuvre date de 1938 environ, a été cassée à coups de masse
00:04:38ou avec un autre outil assez puissant pour briser la pierre.
00:04:41Une enquête est en cours.
00:04:43Question, c'est bien au-delà d'une décapitation et de simples gestes, Mathieu Bocoté.
00:04:48Alors, nous sommes devant une histoire floue autour d'un fait qui ne l'est pas.
00:04:52C'est-à-dire, l'histoire floue, c'est qu'on ne sait pas qui s'est promené
00:04:56de manière intentionnelle avec une masse pour décapiter une statue de la Vierge.
00:05:01La part, donc ça c'est le flou.
00:05:03Le fait, c'est qu'on a assisté à cette décapitation
00:05:06qui relève du vandalisme anti-chrétien de la manière la plus caricaturale qui soit.
00:05:11Ce qui n'est pas flou non plus, c'est que le vandalisme anti-chrétien
00:05:15est en augmentation en ce pays.
00:05:18En 2025, le ministère de l'Intérieur a recensé 843 actes anti-chrétiens en France.
00:05:23C'est une dose de 9% par rapport à 2024.
00:05:27Donc là, on est devant une séquence très claire.
00:05:29Donc encore dit, on ne sait pas qui est l'auteur, mais on sait quel est le sens.
00:05:33Le sens, pourquoi? Parce qu'on n'a pas détruit au hasard n'importe quoi.
00:05:36On a détruit cette statue.
00:05:38Par ailleurs, il faut ajouter une chose,
00:05:40le vandalisme anti-chrétien n'est pas chose nouvelle dans l'histoire française.
00:05:44On peut remonter à la Révolution si on veut,
00:05:47mais au moment de la Révolution, il ne faut jamais oublier
00:05:49que le vandalisme anti-chrétien, c'est l'autre nom de l'ivresse révolutionnaire
00:05:53qui était la modernité, est un peu une forme de révolution anti-chrétienne en quelque sorte.
00:05:57Elle n'est pas que cela.
00:05:58Et la Révolution française est une révolution anti-chrétienne,
00:06:01bien qu'elle ne soit pas que cela.
00:06:02Et on ne doit jamais oublier à quel point le vandalisme anti-chrétien
00:06:05était au cœur de l'ivresse politique,
00:06:09de la colère des révolutionnaires
00:06:10qui voulaient faire tomber un monde pour en faire naître un nouveau.
00:06:13Mais c'est une vieille, vieille vérité de l'histoire humaine.
00:06:17Quand on décide de saboter une civilisation,
00:06:20il faut faire tomber ses symboles, il faut l'humilier,
00:06:22il faut détruire ce qui est sacré pour elle.
00:06:25Et dès lors, on peut comprendre que pour celui qui a fait ce geste,
00:06:28on verra dans les prochains jours, les prochaines semaines,
00:06:30qui est ce personnage,
00:06:31ce qu'on voit, c'est une volonté explicite d'humilier.
00:06:34J'ajoute une chose, les actes anti-chrétiens pour humilier,
00:06:37les symboles chrétiens sont nombreux dans notre société aujourd'hui,
00:06:39j'en donne quelques-uns.
00:06:41Pensez à une partie de la carrière de Madonna.
00:06:43Tout le monde adore Madonna, la chanteuse.
00:06:45Mais il y a à travers chez eux une volonté explicite d'humilier le christianisme.
00:06:50Dans l'art contemporain, le Piss Christ,
00:06:52le crucifix trempé dans l'urine, on en tire une photo,
00:06:56ça fait partie d'actes anti-chrétiens sur le plan symbolique, encore une fois.
00:06:59Brûler une église, détruire un cimetière,
00:07:02on pourrait multiplier les exemples,
00:07:04mais on voit que c'est une tendance qui existe en notre société.
00:07:08Mais ne vivons-nous pas dans un monde, Mathieu,
00:07:10un monde désacralisé, un monde désenchanté.
00:07:13Pourquoi dès lors s'acharner sur les ruines d'un monde ancien ?
00:07:16Parce que ce ne sont pas que des ruines, manifestement.
00:07:19Quand on décide de détruire ça, plutôt que je ne sais quel muret, je ne sais quel...
00:07:23On peut les ignorer.
00:07:26Les ignorer consisterait à considérer qu'ils sont insignifiants.
00:07:28Les détruire consiste à leur prêter un sens pour en finir avec lui.
00:07:32Moi, j'aime cette formule de Mircea Eliade,
00:07:34qui est le grand historien des religions,
00:07:36qui disait que l'homme est un animal religieux.
00:07:38C'est une forme d'écho à Aristote qui disait que l'homme est un animal politique.
00:07:41L'homme est plongé dans un univers de sens.
00:07:44Ça, c'est fondamental.
00:07:45Le monde ne sera jamais, quoi qu'en pensent certains modernes, absolument désenchanté.
00:07:49Et on peut croire que, fondamentalement, l'homme des temps primitifs est jeté dans l'immanence.
00:07:52Il voit du sens partout.
00:07:54Il pense que la rivière lui parle.
00:07:56Il pense que le poisson est une forme de petit dieu possible.
00:08:00Donc, l'homme est plongé dans un monde de mystères.
00:08:03À l'échelle de l'histoire, on peut dire que le christianisme a représenté...
00:08:07Donc, le paganisme est une première étape, de mise en forme religieuse du monde,
00:08:11une ritualisation du monde.
00:08:13Quand vous créez des rituels, vous avez l'impression de maîtriser un peu le monde qui vous entoure.
00:08:16C'est une manière d'encadrer symboliquement le monde.
00:08:19Le christianisme, dans la modernité, représente véritablement...
00:08:24Le christianisme, dans l'histoire, représente un véritable progrès rationnel dans le rapport à la religion.
00:08:28Ça, on ne doit pas l'oublier non plus.
00:08:30Donc, c'est un progrès de la connaissance, un progrès dans la connaissance de l'homme.
00:08:33C'est un progrès de la raison dans le rapport au sacré.
00:08:36L'effondrement du christianisme, cela dit, au XXe siècle et dans la modernité, cette fois,
00:08:39n'a pas représenté la fin du sacré, mais le retour d'un certain paganisme
00:08:44qui vient souvent avec une dimension anti-chrétienne.
00:08:47Au XXe siècle, le communisme, par exemple, il a momifié Lénine.
00:08:50Il ne faut juste pas louer.
00:08:51Il a momifié Lénine, il a proposé, sur le mode du sarcophage,
00:08:55le corps de Lénine a vénéré.
00:08:57Donc, c'était véritablement une forme de sacré prêté au temps communiste
00:09:01avec un culte de la personnalité de cette matière.
00:09:03Il y avait quelque chose d'égyptien, en quelque sorte,
00:09:05dans le rapport à la mort chez les communistes.
00:09:07Chez les nazis, les grands rituels païens de Nuremberg, par exemple,
00:09:11mais pas que, cette idée, il fallait réveiller les dieux oubliés de la vieille Europe,
00:09:16les dieux du sang, les dieux des morts.
00:09:19Ce paganisme, c'est un retour du sacré, mais dans sa forme la plus brutale, la plus atroce.
00:09:23Et avec une haine du christianisme chez les nazis, on ne doit jamais l'oublier.
00:09:26On se détache des religions, des totalitarismes, dans les temps présents, dans l'écologisme.
00:09:32Est-ce qu'il n'y a pas aussi une forme de retour des rituels païens, en quelque sorte,
00:09:35en cette volonté de se dissoudre dans la nature, les rituels funéraires des temps présents,
00:09:39la volonté d'effacer le corps, d'effacer les rituels, d'effacer l'inscription dans une culture religieuse
00:09:45à travers les temps.
00:09:47Donc, il y a aussi une forme de paganisme qui revient ici.
00:09:49Je résumerai les choses ainsi.
00:09:51Ici, l'homme ne tolère pas de vivre dans un monde vide.
00:09:53Il a besoin de rituels, il a besoin de traditions, et il bute alors sur quoi ?
00:09:58Sur le christianisme, qui n'est peut-être pas aussi mort qu'on le dit.
00:10:01Et de là, la tentation probablement de certains d'humilier, détruire, passer à la masse
00:10:06les dernières traces du monde chrétien, pour en finir avec cette religion,
00:10:09qui manifestement ne disparaît pas et nous rappelle à notre condition de mortelle et de finitude.
00:10:13– Mathieu, revenons à la destruction de ces statuts directement.
00:10:16Certains voudront inévitablement suivre la piste du conflit entre les religions.
00:10:20Est-ce que c'est une fausse piste, selon vous ?
00:10:22– Dans ce cas-là, on verra.
00:10:24Mais la guerre entre les religions est une réalité.
00:10:26Pour les croyants les plus sincères, les religions sont simplement phénomène d'amour.
00:10:30À l'échelle de l'histoire, il y a aussi de la guerre entre les religions.
00:10:33Et une volonté, quelquefois, justement, de détruire ce qui est vu comme idolâtrie et religion antérieure.
00:10:38Rappelez-vous les Bouddhas de Bamiyan, en 2000, en Afghanistan,
00:10:41quand les talibans ont détruit des Bouddhas de 1400 ans.
00:10:46Les détruisant, pourquoi ? Parce que c'était de l'idolâtrie.
00:10:48Il fallait en finir avec ces symboles qui témoignaient d'une croyance autre qu'en Allah, dans les circonstances.
00:10:54Rappelez-vous la destruction de Palmyre en 2015.
00:10:56Et on pourrait multiplier les exemples dans le monde contemporain
00:10:59où il y a la volonté de détruire et d'humilier ce qui représente, d'une manière ou de l
00:11:03'autre,
00:11:03autre chose que la religion islamiste, sur l'expression islamiste de l'islam, dans le monde qui est le nôtre.
00:11:08Mais chez nous, dans des petits villages, ici et là, on trouve des hommes résolus.
00:11:13Donc on n'est pas à Palmyre, on n'est pas en Afghanistan, on n'est pas ailleurs dans le
00:11:16monde.
00:11:16On est ici, des hommes peuvent se promener avec une masse, avec les tensions toutes simples
00:11:19de détruire cette figure, de détruire la Vierge, de détruire une statue qui porte une charge chacrée en elle-même,
00:11:25comme quoi la volonté de détruire peut habiter jusqu'à nos derniers villages aujourd'hui, bien qu'on l'oublie.
00:11:30Merci beaucoup pour cette analyse, Mathieu Bocoté.
00:11:33D'ailleurs, il y a des traditions qui sont importantes, alors que Bali Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis,
00:11:40élu en mars 2026, a décroché le portrait officiel d'Emmanuel Macron de son bureau à la mairie,
00:11:47un peu après son installation.
00:12:13C'est intéressant parce qu'il note quand même qu'il ne s'agit pas d'une obligation légale, Mathieu
00:12:18Bocoté.
00:12:18J'ajoute, c'est une forme de sacré républicain.
00:12:20Il ne faut jamais l'oublier, fondamentalement, le besoin de sacré est partout présent.
00:12:24On le ritualise d'une manière ou de l'autre et de temps en temps, on veut faire tomber une
00:12:27statue.
00:12:28Peut-être, est-ce aussi le cas dans cette histoire ?
00:12:31Écoutez le recteur de la Grande Mosquée de Paris.
00:12:36On l'écoute et ensuite on revient avec Gabriel Cluzet.
00:12:40Au salon du Bourget, début avril, la rencontre annuelle des musulmans de France,
00:12:44interdite la veille par la préfecture de police, rétablie in extremis par la justice administrative,
00:12:52quelques heures à peine avant l'ouverture.
00:12:55À Caen, le 18 avril, 4000 convives autour d'un cochon à la broche,
00:13:02un banquet présenté comme la célébration des valeurs françaises.
00:13:07Il y a une différence entre une communauté qui se rend visible parce qu'elle a longtemps été invisible
00:13:15et un groupe qui se rend visible pour rappeler aux autres qu'ici en France, ils ne sont pas chez
00:13:24eux.
00:13:26On marque une pause, on revient sur cette déclaration.
00:13:30Que comprendre de cette déclaration ? On revient dans Face à l'Info.
00:13:36Retour sur le plateau de Face à l'Info.
00:13:39Comme nous sommes une chaîne d'Info en continu, je trouve que c'est important de rappeler
00:13:43qu'aujourd'hui est décédé Ted Turner, celui qui a créé la première chaîne Info au monde, CNN.
00:13:50Il est mort à l'âge de 87 ans.
00:13:52Il avait lancé CNN le 1er juin 1980.
00:13:55Les chaînes Info ont révolutionné la télévision avec l'information en continu, 24 heures sur 24.
00:14:04Voilà, c'était le 1er juin 1980.
00:14:08Michel Fayad, restons dans l'international.
00:14:11Aujourd'hui, on a appris que la France voulait jouer un rôle dans le détroit d'Hormuz.
00:14:14Donald Trump, de son côté, suspend le projet Liberté dans le détroit à la demande de Mohamed Ben Salmane et
00:14:21du Pakistan.
00:14:22Et selon Axios, un accord américano-iranien serait là dans 48 heures.
00:14:29Derrière, on a l'impression que Riyad, l'Arabie Saoudite, joue un rôle capital.
00:14:33Déjà, sur la France, vous savez qu'il y a eu aujourd'hui des tirs sur le navire de CMA
00:14:38-CGM.
00:14:38Et comme par hasard, quelques minutes après, l'Élysée a réagi en annonçant ce déploiement du Charles de Gaulle
00:14:45qui a traversé le canal de Suez vers la mer Rouge et donc le golfe d'Aden.
00:14:51C'est soi-disant dans le cadre de la coalition des volontaires, donc avec la Grande-Bretagne.
00:14:55Désormais, la France a 8 à 10 navires qui sont stationnés, dont un porte-avions, des frégates, des portes-hélicoptères.
00:15:02Tout cela, soi-disant, dans une posture défensive.
00:15:09Ensuite, Donald Trump aurait été convaincu par un appel conjoint du Premier ministre pakistanais
00:15:14et de Mohamed Ben Salmane, donc le prince héritier saoudien.
00:15:18Vous savez, tout ça, ça ne s'obtient pas du jour au lendemain.
00:15:21En fait, les Saoudiens ont cultivé ça depuis des années.
00:15:24Ils ont un lobby à Washington qui est extrêmement puissant et qui a réussi à s'imposer.
00:15:29Vous savez que l'accord qu'Axios a décrit consiste à un mémorandum qui vise la fin de la guerre,
00:15:36un moratoire sur le nucléaire et également la levée des sanctions américaines
00:15:42avec le déblocage de milliards de fonds gelés et un assouplissement sur le détroit d'Hormuz.
00:15:48Et tout ça, Donald Trump pense qu'en 48 heures, les Iraniens devraient répondre.
00:15:53Mais ce qui est le plus intéressant, c'est ce que vous disiez sur l'Arabie saoudite
00:15:56parce qu'effectivement, ces derniers jours, l'Arabie saoudite a conclu un accord avec les Houthis du Yémen
00:16:01puisque les Houthis du Yémen, en 2019, avaient paralysé la moitié de la production saoudienne.
00:16:05Et donc, cette fois-ci, les Saoudiens se sont entendus.
00:16:08Ce qu'on dit, les Saoudiens se sont entendus avec les Houthis, c'est qu'ils ont payé.
00:16:11Et donc, aujourd'hui, les Saoudiens réussissent à contourner le détroit d'Hormuz
00:16:15grâce à cet oléoduc qui passe jusqu'à Yambou et donc la mer Rouge, qui est à l'écran.
00:16:22Donc, vous voyez, au lieu de passer par le golfe Persique et donc le détroit d'Hormuz,
00:16:26ils passent par le port de Yambou et donc la mer Rouge et ils partent.
00:16:31Et tout cela, c'est grâce à un accord qu'ils ont conclu avec les Houthis.
00:16:35Ensuite, il y a aussi autre chose, c'est qu'il y a deux stratégies qui s'affrontent.
00:16:40La stratégie saoudienne et la stratégie émiratie.
00:16:42Hier, on a vu la stratégie émiratie qui consiste en fait à constituer un front militaire
00:16:48avec les Israéliens et les Américains.
00:16:49Les Saoudiens ont joué complètement différemment.
00:16:51Ils ont joué la carte diplomatique en s'entendant donc avec les Houthis
00:16:55et en s'entendant également avec les Iraniens, j'y reviendrai.
00:17:00Donc, d'après les Saoudiens, l'accord que les Émiratis ont fait
00:17:04avec les Américains et les Israéliens, il ne va pas durer.
00:17:06Ils pensent que rapidement, les Émiratis vont être décrédibilisés.
00:17:10Mohamed Benzaïd, le président de la Fédération des Amériens Arabes Unis,
00:17:14va être décrédibilisé en interne et à l'externe
00:17:16et donc va se retourner à nouveau vers l'Arabie.
00:17:18C'est le pari que fait l'Arabie Saoudite.
00:17:22Donc, ensuite, il y a eu cet appel, comme on a dit, qui a été convaincant.
00:17:27Ça a été convaincant, Michel.
00:17:29Niran sans sanctions contre lui.
00:17:33Hormuz rouvert, des milliards débloqués.
00:17:37N'est-ce pas Téhéran, le vrai gagnant à l'heure qu'il est ?
00:17:41Pas tout à fait, justement, parce que l'Arabie Saoudite
00:17:44a réussi à faire un accord avec l'Iran également,
00:17:48puisque l'Arabie Saoudite ne se fait plus tirer dessus.
00:17:51C'est les Émirats Arabes Unis qui sont la cible principale des tirs iraniens,
00:17:56tandis que les Saoudiens bénéficient de cette accalmie pour justement faire sortir leur pétrole.
00:18:04Ils n'ont pas de problème, en fait, à diminuer le nombre de barils qui sortent d'Arabie Saoudite
00:18:09puisque le prix du baril est monté.
00:18:11Donc, en fait, ils compensent la réduction de leur volume par la hausse des prix.
00:18:15Et tout ça, donc, avec un accord avec les Iraniens, avec les Houthis.
00:18:18Ce qui les dérange, en revanche, c'est qu'ils pensent que la présence israélienne aux Émirats Arabes Unis
00:18:23est une menace à long terme parce qu'elle peut provoquer les Iraniens.
00:18:26Et donc, ça impacte économiquement tout le Golfe.
00:18:30C'est en tout cas ce que pensent les Saoudiens.
00:18:32Et cette rivalité entre Saoudiens et Émiratis, on la voit un peu partout.
00:18:36On la voit au Congo, aux Républiques démocratiques du Congo,
00:18:39où les Saoudiens soutiennent le président Tshisekedi.
00:18:42De l'autre côté, les Qataris soutiennent les rebelles qui prennent l'or du pays
00:18:46et l'amènent vers les Émirats.
00:18:48Pareil au Soudan, l'Arabie Saoudite soutient l'armée qui est alliée des frères musulmans.
00:18:53De l'autre côté, les Émiratis soutiennent les rebelles qui prennent l'or,
00:18:56également, qui l'amènent aux Émirats Arabes Unis.
00:18:59Et vous avez les deux pays qui nous intéressent un peu plus dans le cadre actuel.
00:19:03Il y a le Liban, puisque le président libanais a dit qu'il ne voulait pas rencontrer
00:19:09Benyamin Netanyahou avant qu'il y ait un accord de sécurité avec Israël qui soit conclu.
00:19:14Et ça, c'est la posture complètement saoudienne.
00:19:16Donc, en réalité, le président libanais a montré qu'il était soumis à la volonté saoudienne.
00:19:21Et ça montre combien l'Arabie Saoudite a repris son poids au Liban.
00:19:25Et on ne pouvait pas s'imaginer, il y a quelques années, que l'Arabie Saoudite soit en mesure de
00:19:28reprendre ce rôle-là,
00:19:30puisque c'est l'Iran qui avait pris la main avec le Hezbollah.
00:19:32Et puis, en France, parce que la France, vous savez, elle a une base militaire à Abu Dhabi.
00:19:36Et on pensait que la France serait plutôt du côté des Émirats.
00:19:39Mais là, on voit qu'Emmanuel Macron a une posture beaucoup plus neutre vis-à-vis des Émirats.
00:19:44Et elle est beaucoup plus dans le soutien de l'Arabie Saoudite.
00:19:48Sans doute pour des raisons de contrats d'armement avec la France, qui sont extrêmement juteux.
00:19:53Merci pour ce regard.
00:19:55Gabriel Cluzel, revenons en France.
00:19:57Dans sa vidéo hebdomadaire,
00:19:59Chamin Sédine Afiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qu'on a vu juste avant la pause,
00:20:04accuse donc le canon français d'exclure symboliquement une partie de la population,
00:20:09parce qu'il sert du cochon à la broche au cours de son banquet.
00:20:14Des politiques comme Gilles Platré, Marion Maréchal ont vivement réagi.
00:20:18Qu'est-ce qu'il faut comprendre de cette déclaration qu'on a entendue il y a quelques instants ?
00:20:21Oui, j'ai entendu aussi Julien Aubert, il n'y a pas longtemps.
00:20:24C'est vrai qu'il y avait longtemps qu'on ne s'était pas attaqué au canon français, ça manquait.
00:20:31LFI et la presse d'extrême-gauche font des procès en nazisme.
00:20:34Là, c'est un autre front qui vient de s'ouvrir, si j'ose dire, sur un autre sujet.
00:20:39Dans sa vidéo, vous l'avez dit, le recteur de la Grande Mosquée,
00:20:45déclare que le canon français exclut une partie de la population parce qu'il sert du porc.
00:20:50Alors, sa phrase précise, c'est 4000 convives, on l'a vu juste avant la pause,
00:20:54autour d'un cochon à la broche, un banquet présenté comme la célébration des valeurs françaises,
00:20:59et puis, il dit quelques trucs entre-temps,
00:21:01et puis un banquet où l'on chante à la gloire d'une figure politique,
00:21:04je n'ai pas compris, parce qu'il chante Maxime Le Forestier,
00:21:07je n'ai pas compris quelle était la figure politique,
00:21:10en excluant symboliquement ceux qui ne ressemblent pas.
00:21:13Alors, là, pour le coup, c'est très clair.
00:21:15Donc, il dit que le cochon à la broche et la célébration des valeurs françaises
00:21:20excluent symboliquement.
00:21:21Alors, c'est vrai que ce n'est pas la première fois qu'on fait un procès en sorcellerie au
00:21:25cochon.
00:21:25Je crois que Marc en avait parlé, on se souvient,
00:21:28de la fête du cochon à Ayange, qui avait été qualifiée d'islamophobe.
00:21:32Et puis, peut-être pas assez plus inaperçue, même si cela avait tourné sur les réseaux sociaux,
00:21:37il y avait une jeune femme à la fête de l'Huma lors d'une table ronde.
00:21:40Elle s'était la présidente de l'association Jeunesse Populaire.
00:21:43Et elle s'était indignée de la fête de l'Huma,
00:21:46parce qu'elle avait vu le matin même un cochon en train de rôtir.
00:21:51Pour elle, c'était la preuve, je cite,
00:21:53que l'événement était plus blanc que blanc.
00:21:55Alors, moi, je ne vois pas le rapport.
00:21:56Il y a des tas de gens qui ne sont pas blancs et qui consomment du porc, mais bon.
00:21:59Mais il faut dire que les pouvoirs exécutifs et judiciaires
00:22:04font monter ce procès en sorcellerie du cochon.
00:22:08Rappelons-nous quand des cochons avaient été déposés devant des mosquées.
00:22:13Cela avait fait une affaire d'État.
00:22:15Le président avait exprimé, je cite,
00:22:17son soutien à la communauté musulmane.
00:22:19Alors, nous sommes d'accord, c'est de la provocation,
00:22:21et il ne faut pas provoquer les gens.
00:22:23Mais je ne crois pas que le président fasse montre de tant de sollicitude
00:22:26à chaque acte antichrétien.
00:22:28On l'a vu pour la Vierge décapitée.
00:22:31Je n'ai pas entendu dire qu'il ait exprimé son soutien.
00:22:34Et pourtant, s'il suffit de ramasser des têtes de porc
00:22:36qui ont été déposées dans la rue et de les mettre à la poubelle
00:22:39pour revenir à la située à l'État antérieur,
00:22:41eh bien, il ne sera pas de même de la statue détruite.
00:22:44C'est un peu plus compliqué de la remettre en État.
00:22:46De même, on se souvient qu'en 2016,
00:22:48une peine de six mois de prison avec sursis
00:22:50avait été prononcée à l'encontre d'un charcutier lorrain
00:22:56pour avoir déposé des lardons dans la boîte aux lettres d'une mosquée
00:22:59quelques heures après l'assassinat du père Hamel.
00:23:01Alors, ça semble quand même, là aussi, c'est de la provocation,
00:23:04nous sommes d'accord, il ne faut pas faire de provocation,
00:23:06mais ça semble quand même un tout petit peu excessif
00:23:08au vu des prênes prononcées pour d'autres actes.
00:23:10On verra avec Charlotte d'Ornelas,
00:23:1318 mois de prison requis avec sursis pour des agressions sur des fillettes.
00:23:17Lundi, il y a une femme qui a été condamnée à six mois de prison avec sursis,
00:23:20j'ai pris la peine équivalente,
00:23:21pour complicité de trafic de drogue,
00:23:23et un homme a été condamné à six mois de prison avec sursis
00:23:26pour avoir agressé sexuellement une ex-mise France.
00:23:29Là, c'était des lardons dans une boîte aux lettres.
00:23:31Alors, un magistrat me dit,
00:23:32ah oui, mais c'était à cause du contexte,
00:23:34on voulait que la France ne s'embrasse pas.
00:23:36Bon, nous parlions hier du bannissement dans la langue française
00:23:41des expressions chrétiennes,
00:23:42on va aussi peut-être bannir le cochon,
00:23:44est-ce du lard ou du cochon ?
00:23:45On n'a pas gardé les cochons ensemble,
00:23:47cochons qui s'en dédient,
00:23:49c'est donner de la confiture au cochon,
00:23:50l'interjection, bam, au cochon.
00:23:53Il y a même un proverbe qui dit,
00:23:54à la Saint-Martin, tue ton cochon et invite ton voisin.
00:23:56Là, il y a tout faux, il y a le sein, le cochon,
00:23:58le voisin qui potentiellement n'a pas de cochon.
00:24:02Selon la jurisprudence de M. Hafiz,
00:24:04cette expression doit disparaître.
00:24:07Alors, pourquoi cette dérive est-elle extrêmement préoccupante,
00:24:10selon vous, Gabrielle Cluzier ?
00:24:11Viser le cochon, ce n'est pas rien,
00:24:12c'est préoccupant à titre économique et culturel.
00:24:16D'abord parce que la filière porcine est très importante en France.
00:24:18C'est 22 300 entreprises pour toute la filière,
00:24:21130 000 emplois, souvent des fermes familiales.
00:24:24C'est la France qui a le plus de recettes de charcuterie,
00:24:26plus de 450.
00:24:29La France est souveraine et même autosuffisante,
00:24:32où elle l'était jusqu'à un temps récent,
00:24:35donc il faut quand même le dire parce que c'est rare.
00:24:37Mais elle est en but au problème administratif,
00:24:41à la concurrence intra-européenne,
00:24:43mais aussi extra-européenne,
00:24:45comme avec le Mercosur, le Brésil, donc.
00:24:48Et puis, elle fait aussi l'objet d'attaques de véganes.
00:24:50Et puis aussi, j'ai oublié l'Office français de la biodiversité.
00:24:53Vous savez, ces fameux cow-boys qui viennent leur chercher
00:24:54parfois des poux dans la tête.
00:24:56Donc, le cochon est au centre des habitudes culinaires françaises.
00:25:00On connaît l'expression « tout est bon dans le cochon ».
00:25:03Et c'est vrai, y compris les pieds.
00:25:04Vous savez, il y a une spécialité dans une ville qui s'appelle
00:25:05Sainte-Ménéhoul, dire Sainte-Menou.
00:25:07Même Louis XVI paraît-il aimait beaucoup.
00:25:09Et pendant la guerre, des familles entières ont été sauvées
00:25:12par le cochon des familles de la campagne,
00:25:15mais aussi des familles de la ville,
00:25:17parce qu'elles venaient rejoindre la campagne.
00:25:19Donc, l'activité du « tu cochons » était une tradition rurale.
00:25:24Et c'est vrai qu'on faisait du saucisson, du pâté,
00:25:27du jambon, du boudin, de la saucisse.
00:25:29Et cela reste du reste un des rares espaces de liberté en France.
00:25:32On peut encore élever son cochon et ne pas passer par l'abattoir
00:25:35en respectant un certain nombre de règles
00:25:37si on le réserve à une consommation familiale.
00:25:42Michel Fayad, vous mangez du cochon ?
00:25:43Bien sûr.
00:25:44Bon, alors lâchez votre portable de secondes.
00:25:48Parce que tout le monde m'a dit, mais qu'est-ce qu'il fait ?
00:25:49Il parle à qui ?
00:25:51Je regarde les infos, vous m'a dit de regarder
00:25:52s'il y avait quelque chose qui est tombé.
00:25:54Oui, c'est une très bonne réponse.
00:25:55Il a gardé des recettes de cochons.
00:25:57Il a regardé s'il se passait quelque chose dans un port d'Orbouz.
00:26:02Oh, pas mal.
00:26:04On le fait rougir.
00:26:05Dernière question, Gabrielle Cluzel.
00:26:07Pourquoi est-elle préoccupante, cette question,
00:26:10sur le plan culturel ?
00:26:12Eh bien, parce que pointer du doigt le cochon grillé,
00:26:14c'est vraiment pointer du doigt nos mœurs.
00:26:16C'est un cap supplémentaire.
00:26:17C'est au-delà de l'exigence des menus de substitution à la cantine.
00:26:22Parce que si les enfants sont obligés d'aller à l'école,
00:26:24personne n'est obligé d'aller s'inscrire au canon français.
00:26:27Donc ça veut dire qu'en fait,
00:26:28consommer dans son coin du cochon,
00:26:29c'est stigmatisant en soi.
00:26:31Les restaurants spécialisés dans le cochon,
00:26:33les charcutiers, donc, sont islamophobes, j'imagine.
00:26:36C'est une accusation grave.
00:26:37Et on sait les conséquences de ce genre d'accusations.
00:26:40Vous savez, les catholiques ne sont pas censés prendre du poisson le vendredi.
00:26:43A fortiori, les vendredis de carême,
00:26:44encore plus le mercredi des saints des vendredis saints.
00:26:47Mais s'ils poussent ces jours-là à la porte d'un restaurant,
00:26:49en comprenant le mot boucher, bœuf, agneau, que sais-je,
00:26:52ça a leurs risques et périls.
00:26:53Ils savent lire, ils prennent leurs responsabilités.
00:26:56Et si l'on tire le fil de ce procès en exclusion,
00:26:59en islamophobie, vous savez, sur fond de petites musiques victimaires,
00:27:03ça va nous emmener loin.
00:27:04Le canon français sert aussi du vin.
00:27:07Est-ce aussi islamophobe ?
00:27:08Moi, je ne sais pas, les desserts comme le baba au rhum
00:27:10et la crêpe suzette, ça est flambée à l'alcool.
00:27:13Est-ce que c'est islamophobe ?
00:27:15Au-delà du cochon, ne pas servir du halal, ça exclut aussi.
00:27:19Vous voyez, les fêtes du village, il n'y a pas de menu de substitution.
00:27:22On prend ce qu'il y a.
00:27:24Or, si servir du cochon, c'est exclure,
00:27:26servir du nom halal, c'est exclure.
00:27:29Donc, le chantage est clair.
00:27:30Si vous ne changez pas vos mœurs pour adopter les nôtres,
00:27:33nous vous ferons des procès en exclusion et en islamophobie.
00:27:37Le recteur de la Grande Mosquée de Paris travaille à l'assimilation,
00:27:41mais à la nôtre.
00:27:44Merci, Gabriel Cluzel.
00:27:45Charlotte Dorné, là, s'hier, le procès du périscolaire parisien s'est tenu.
00:27:50Et là, 18 mois de prison avec science ont été requis contre le premier animateur de 47 ans.
00:27:57Une peine qui a étonné plus d'un,
00:27:59alors qu'il a encore normalement 10 ans de prison,
00:28:01150 000 euros d'amende.
00:28:04Que comprendre ?
00:28:05La première chose qu'il faut dire, c'est qu'en effet,
00:28:07on a tous l'affaire, précisément,
00:28:09le scandale du périscolaire dans la tête.
00:28:12Le dossier et l'accumulation de l'histoire nous a évidemment glacé le sang.
00:28:16Mais là, hier, il ne s'agissait pas du procès de l'affaire du périscolaire,
00:28:19mais du procès d'un homme et des actes que lui a posés.
00:28:22Ce qui, parfois, fausse nos attentes.
00:28:24Dans ce cas, comme dans d'autres,
00:28:26parce que ce scandale nous a tellement glacé le sang
00:28:29qu'on s'attend à des peines à la hauteur de notre sidération.
00:28:33Et la deuxième chose qu'il faut dire avant de le faire,
00:28:36c'est de reconnaître qu'un tel procès,
00:28:39il y avait 9 petites plaignantes qui avaient 10 ans au moment des faits,
00:28:43il se tient à 8 clos sur demande, notamment des partis civils,
00:28:46et ça appelle forcément à une grande prudence.
00:28:48Nous n'avons pas accès à l'oralité des débats
00:28:50et le détail de la défense et des partis civils par définition.
00:28:57Donc il faut évidemment rester prudent,
00:28:59surtout vu la nature des accusations qui sont dramatiques,
00:29:02évidemment pour les victimes,
00:29:04mais dramatiques aussi potentiellement pour des personnes
00:29:06qui pourraient être accusées à tort ou dont nous n'aurions pas tous les détails.
00:29:10C'est pour ça, je le dis sans du tout présager sur cette histoire en particulier,
00:29:14mais c'est difficile comme matière à traiter.
00:29:16Il y a malgré tout des faits auxquels nous avons eu accès.
00:29:19Cet animateur compare et c'est en effet pour harcèlement et agression sexuelle sur mineurs,
00:29:23ce qui fait encourir 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende,
00:29:28selon évidemment la nature des faits.
00:29:30C'est à l'automne 2024, donc il faut préciser que c'est avant le scandale.
00:29:34Parce qu'évidemment pendant le scandale, pendant que c'est très médiatisé,
00:29:36ça peut aussi générer des accusations qu'il ne faut pas pouvoir prendre avec plus de prudence.
00:29:40Là c'est avant le scandale et avant sa médiatisation,
00:29:43c'est important de le préciser.
00:29:44Un groupe de fillettes de CM2, donc 10 ans, va voir la directrice de leur école
00:29:48et elles évoquent le comportement très bizarre, je cite,
00:29:51de cet animateur qu'elles connaissent pourtant depuis des années.
00:29:54La directrice réagit immédiatement dans ce cas-là
00:29:57et le vacataire, il est vacataire à ce poste-là depuis 20 ans,
00:30:01ce qui pose un autre problème, est immédiatement suspendu par la mairie.
00:30:05Il est interpellé six mois plus tard, interpellé, garde à vue,
00:30:11puis contrôle judiciaire jusqu'à hier, donc jusqu'à son procès.
00:30:14Dans le détail, qu'est-ce qu'on lui reproche ?
00:30:16Alors premièrement des surnoms, tels qu'il appelle les élèves,
00:30:19donc mon bébé d'amour, ma délicieuse, mon cœur et ce genre de surnoms.
00:30:24Des dessins très sexualisés pendant des ateliers de manga,
00:30:27qui faisaient faire des dessins à des petites filles extrêmement sexualisées,
00:30:31avec des poses très suggestives.
00:30:34Des câlins décrits comme forcés par les petites filles.
00:30:37Des récits particulièrement glauques.
00:30:38À la cantine, il n'avait rien de mieux à faire pour des enfants de 10 ans
00:30:41que de leur raconter des épisodes de viol ou de crime de faites-entrer l'accusé.
00:30:45Les gamines de 10 ans, je ne sais pas si c'est l'idéal.
00:30:48Des propos rapportés comme gênants par les petites filles.
00:30:51Il y en a une, par exemple, qui dit,
00:30:52« Si je pouvais, je te ferais des bisous partout, mais je n'ai pas le droit. »
00:30:55Et trois d'entre elles l'accusent par ailleurs d'avoir passé sa main sous leur t-shirt
00:31:00pendant ces temps de périscolaire.
00:31:02Lui conteste le récit, ça on le sait aussi.
00:31:04Il évoque des remarques maladroites et des accolades.
00:31:07Mais il explique ça par des jalousies entre ces petites filles
00:31:11et une manipulation de la directrice.
00:31:13Mais il reconnaît quand même, par exemple, avoir parlé de « bisous partout »,
00:31:16avoir dit à cette jeune fille, puisqu'il a dit qu'il regrettait cette phrase,
00:31:19« J'aimerais bien de faire des bisous partout, mais je n'ai pas le droit. »
00:31:22Et en revanche, il ne voit absolument pas le problème
00:31:24de faire dessiner des femmes à moitié nues, avec des poses suggestives,
00:31:27à des enfants.
00:31:28Il ne voit vraiment pas où est le problème.
00:31:30Ce sont des mangas, c'est la culture manga.
00:31:33Ça n'est pas un problème.
00:31:34Donc il y a certains faits dont il est accusé,
00:31:36qu'il a lui-même reconnu tout en les relativisant.
00:31:38Voilà ce que l'on sait, malgré le huis clos.
00:31:41Alors, toujours est-il que le parquet ne l'a pas cru,
00:31:44puisqu'il requiert d'entrer en voie de condamnation.
00:31:47Qu'est-ce qui a pu le convaincre, finalement, le parquet ?
00:31:50En effet, c'est toujours ce qui nous étonne un peu,
00:31:52c'est que la réquisition reconnaît la faute,
00:31:54puisqu'elle demande en effet au tribunal d'entrer en voie de condamnation.
00:31:57Mais elle relativise sa gravité par rapport à ce que peut être une agression sexuelle.
00:32:01Évidemment, il y a une échelle, puisqu'elle requiert 18 mois de prison
00:32:05avec sursis probatoires pendant deux ans,
00:32:07donc un temps pendant lequel on examine bien qu'il suit les exigences,
00:32:11interdiction d'entrer en contact avec les victimes,
00:32:13de se rapprocher de l'école, obligation de soins,
00:32:15interdiction définitive d'activité en lien avec les mineurs.
00:32:18Et nous aurons la réponse le 16 juin prochain.
00:32:20Sans doute parce que, à cette accumulation d'accusations poisseuses,
00:32:26j'ai trouvé que le bon mot, c'était poisseux.
00:32:28On sent qu'il y a une ambiance poisseuse avec cet animateur et les enfants.
00:32:34On sent que ces bordeurs en permanence s'ajoutent des expertises psychiatriques
00:32:38auxquelles nous avons eu accès également.
00:32:41Donc, les fillettes, non, selon le psychologue.
00:32:43Alors là, c'est pareil, c'est des examens qui sont rapides, etc.
00:32:46Mais devant le tribunal, aucune tendance à la fabulation.
00:32:49Et à l'inverse, lui prendrait un plaisir sadique, je cite,
00:32:52à troubler les écolières, notamment en leur racontant
00:32:55ces affaires atroces de viol et de meurtre.
00:32:57Et la psy n'a pas décelé de pédophilie fixe chez cet homme.
00:33:01Mais, je cite, une régression avec les années,
00:33:03qui a poussé une mise en cause célibataire et vivant chez sa mère
00:33:06à rechercher un rapprochement pseudo-affectif avec des mineurs
00:33:09à défaut de trouver de l'affect chez les adultes.
00:33:12Donc, clairement, on comprend l'obligation de soins,
00:33:14étant donné le diagnostic.
00:33:16Il y avait déjà eu un avertissement,
00:33:18et là, c'est la preuve d'un dysfonctionnement,
00:33:19même si, en l'occurrence, la directrice et la mairie
00:33:21ont réagi très rapidement dans ce cas-là,
00:33:23puisque le comportement de cet homme avait déjà été mis en cause en 2021.
00:33:27Et à l'époque, il s'était engagé, je cite,
00:33:29à ne pas nommer les enfants par des surnoms, quels qu'ils soient.
00:33:32Donc, ça avait déjà généré une ambiance étrange.
00:33:35Voilà la raison pour laquelle je vous ai précisé
00:33:37les surnoms qu'il donnait à ces jeunes filles,
00:33:39ce qu'il n'a donc pas fait, même s'il s'y était engagé.
00:33:41Pourquoi est-ce qu'Emmanuel Grégoire,
00:33:43en plus de son plan déjà annoncé sur le sujet,
00:33:46promett-il une convention citoyenne sur les temps de l'enfant
00:33:49pour répondre à ce problème ?
00:33:51On ne comprend pas.
00:33:52Ça, c'est intéressant.
00:33:53Au-delà du cas particulier de cet homme,
00:33:54il y aura un prochain procès fin mai,
00:33:56et puis ensuite, une avalanche de procès,
00:33:57puisqu'on sait qu'il y a plusieurs, évidemment, dossiers en cours.
00:34:00Mais là, on a, dans la réaction de la mairie de Paris,
00:34:05il y a la Convention sur la protection
00:34:06et les temps de l'enfant à l'école,
00:34:08qui est présentée comme l'un des piliers centraux
00:34:10du plan de réaction contre les violences faites aux enfants.
00:34:13Et à partir du 18 mai,
00:34:15il va y avoir une convention citoyenne
00:34:16pour réfléchir à cette question.
00:34:18Pourquoi c'est intéressant ?
00:34:20Parce qu'à la base de ce scandale du périscolaire,
00:34:23et d'ailleurs, Gabriel nous en avait parlé,
00:34:24il y a un recrutement absolument délétère
00:34:26de ces animateurs chargés du périscolaire,
00:34:29parce qu'il y a eu l'imposition de ce temps scolaire
00:34:32avec le périscolaire,
00:34:33qui a été absolument imposé,
00:34:35en dépit du réalisme le plus élémentaire,
00:34:38qui est la capacité à recruter correctement,
00:34:40évidemment, ces animateurs.
00:34:42Il y avait l'affrontement entre la semaine
00:34:44des 4 ou des 4,5 jours.
00:34:47François Hollande voulait absolument
00:34:48qu'il y ait cette matinée en plus à l'école,
00:34:50quand il a été élu.
00:34:50Et seuls Paris et quelques grandes villes
00:34:53ont gardé la semaine des 4 jours et demi,
00:34:55puisque les autres ont dit,
00:34:56les parents râlent, les profs râlent,
00:34:58tout le monde râle du changement d'organisation.
00:35:00Donc seules quelques grandes villes l'ont fait,
00:35:02peu importe la capacité à recruter.
00:35:04Je vous ai précisé que cet homme,
00:35:05il était vacataire depuis 20 ans.
00:35:07Comme 10 des 15 000 animateurs,
00:35:09il était vacataire.
00:35:11C'est-à-dire, lui en l'occurrence,
00:35:12il l'était depuis très longtemps,
00:35:13mais la plupart du temps,
00:35:14il y a énormément de turnover,
00:35:15en bon français,
00:35:17parmi les animateurs,
00:35:18et donc évidemment une capacité de contrôle
00:35:20du recrutement extrêmement limitée.
00:35:22D'autant qu'évidemment,
00:35:24le métier, ce sont quelques heures par semaine,
00:35:25des horaires morcelés,
00:35:26des salaires évidemment adaptés à cette situation,
00:35:29entre 600 et 1 800 euros net.
00:35:31Donc c'est un métier qui n'est pas très attractif.
00:35:34Et ensuite, il y a potentiellement,
00:35:35évidemment, la cooptation entre délinquants
00:35:40potentiellement sexuels,
00:35:41mais en sachant qu'il y a aussi
00:35:41beaucoup de dossiers de violence pure
00:35:43et non pas sexuelle,
00:35:44de violence physique et non pas sexuelle.
00:35:47Donc il y a un grave problème,
00:35:49mais on comprend que la ville revient sur...
00:35:50La ville dirigée par des socialistes
00:35:52revient sur cette idée imposée par des socialistes
00:35:54et que parfois, le réalisme en politique,
00:35:56prendre en compte la réalité,
00:35:58ferait beaucoup de bien,
00:35:59ferait gagner beaucoup de temps
00:36:00et protégerait en l'occurrence des enfants.
00:36:04Merci, Charlotte Dornelas.
00:36:06On suivra ce dossier de pré-revoir.
00:36:08On va recevoir notre invité,
00:36:10premier invité ce soir.
00:36:11Dans un instant, Jérémy Patrier-Détus,
00:36:13président de la commission d'enquête, arrive.
00:36:14Et d'abord, Paul Midy.
00:36:17Nous recevons Paul Midy,
00:36:18le député Renaissance.
00:36:19Il s'alarme, bienvenue, installez-vous.
00:36:22Il s'alarme sur les algorithmes
00:36:24des réseaux sociaux
00:36:25qui enferment les jeunes dans des bulles.
00:36:28Vous avez vu, vous dites,
00:36:30des adolescents noyés de vidéos
00:36:32de Jordan Bardella,
00:36:34sans même chercher son nom.
00:36:35Ce qui vous inquiète
00:36:36est votre solution imposée
00:36:38sur un TikTok, sur un X ou sur Instagram.
00:36:40Les mêmes règles de temps de parole
00:36:42qu'à la télévision, proportionnelles
00:36:44aux sondages et résultats électoraux
00:36:46à un an de 2027.
00:36:48Alors, vous relancez donc une proposition
00:36:49pour défendre le pluralisme,
00:36:51quitte à défier les géants d'une aide.
00:36:52Alors, en quoi, concrètement,
00:36:54Paul Midy, cela consisterait ?
00:36:56Écoutez, c'est très simple.
00:36:58Ça fait 40 ans dans ce pays
00:36:59qu'on a décidé d'avoir du pluralisme
00:37:02dans les principaux médias
00:37:03qui sont la télé et la radio.
00:37:05Et donc, on a défini
00:37:06tout un tas de règles
00:37:07pour assurer l'équité,
00:37:09s'assurer que la majorité
00:37:10ne soit pas écrasante dans les médias,
00:37:12s'assurer que des parties
00:37:13un petit peu plus petites
00:37:15aient voix au chapitre
00:37:16à la télévision.
00:37:17Et on a fait ça
00:37:18quand la télévision
00:37:19était le média majoritaire.
00:37:21Sauf que maintenant,
00:37:22la moitié des Français,
00:37:23chaque jour,
00:37:24s'informent sur les réseaux sociaux.
00:37:26Et c'est même
00:37:26le média d'information
00:37:27numéro un,
00:37:29les réseaux sociaux,
00:37:29jusqu'à 35 ans
00:37:30dans notre pays aujourd'hui.
00:37:32Et donc, moi,
00:37:33ce que je propose,
00:37:34c'est très simple,
00:37:35c'est que ces règles-là,
00:37:36qui sont des bonnes règles
00:37:37à la télévision,
00:37:38à la radio,
00:37:39puissent s'appliquer
00:37:40sur les réseaux sociaux.
00:37:42Et donc,
00:37:42qu'on ait des règles
00:37:43d'équité de temps de parole
00:37:44pour les expressions politiques
00:37:46sur les réseaux sociaux.
00:37:47Quel objectif
00:37:47et comment l'appliquer,
00:37:48Paul Midi ?
00:37:49Vous savez,
00:37:50on est quand même
00:37:51le seul pays au monde
00:37:52à appliquer cette règle
00:37:54à la télévision.
00:37:55Oui, mais je pense...
00:37:55Les autres pays,
00:37:55par exemple,
00:37:56ils ont libéralisé,
00:37:57ils se sont dit justement
00:37:58qu'il y a les réseaux sociaux,
00:37:59donc on libère
00:38:01le temps de parole
00:38:02sur les médias,
00:38:03la télévision et la radio,
00:38:04mais vous voulez aller plus loin.
00:38:05Comment on l'applique ?
00:38:05En fait, moi je pense
00:38:06qu'on a des bonnes règles
00:38:07de démocratie en France
00:38:08et vous prenez
00:38:09les exemples étrangers.
00:38:11Aux Etats-Unis,
00:38:12plus vous avez d'argent,
00:38:14plus les entreprises
00:38:15vous soutiennent,
00:38:16plus vous êtes en capacité
00:38:17que vous exprimez
00:38:18à la télévision
00:38:19par des publicités,
00:38:20sur les réseaux sociaux
00:38:21par des publicités,
00:38:23tout ça est complètement libéralisé.
00:38:24Je suis libéral économique,
00:38:26mais je préfère
00:38:27une démocratie
00:38:28où on a du pluralisme,
00:38:30où chaque opinion
00:38:31puisse être entendue
00:38:32et que ce soit équitable
00:38:34entre les différents candidats
00:38:35d'une élection.
00:38:37Et je pense que
00:38:38ces règles d'équité
00:38:39de temps de parole
00:38:39qu'on a à la télévision
00:38:40sont des très bonnes règles.
00:38:42Elles sont d'ailleurs soutenues
00:38:43par une très grande majorité
00:38:44de Français
00:38:45depuis une quarantaine d'années.
00:38:46Mais pas du tout
00:38:46par les médias
00:38:47et par les journalistes.
00:38:48Par contre,
00:38:48alors ça dépend des médias.
00:38:50Non, non, non,
00:38:51je peux vous dire,
00:38:52il n'y a aucun média,
00:38:52aucun journaliste qui...
00:38:53Non, mais parce que c'est compliqué,
00:38:55c'est laborieux.
00:38:56C'est compliqué,
00:38:57c'est laborieux pour vous
00:38:58parce qu'effectivement
00:38:59pour un média
00:38:59comme une chaîne de télé,
00:39:00vous avez besoin de quelqu'un
00:39:02qui est dans un bureau
00:39:03en train de faire ses calculs
00:39:04et qui va noter
00:39:05bah monsieur Midi
00:39:05s'exprime pour telle partie,
00:39:08telle autre personne
00:39:08s'exprime pour la partie.
00:39:09C'est un petit peu laborieux.
00:39:11Effectivement.
00:39:11Mais pour un réseau social,
00:39:13c'est 100 fois plus simple
00:39:14parce que le réseau social,
00:39:16il sait le contenu
00:39:17qu'il vous envoie.
00:39:17Il le sait même
00:39:18avant de vous l'envoyer.
00:39:20Et donc,
00:39:20c'est très facile
00:39:22avec la technologie
00:39:23des réseaux sociaux
00:39:24de pouvoir mesurer,
00:39:26savoir et assurer
00:39:27cette parole
00:39:28et cette équité.
00:39:29Et je veux bien préciser
00:39:30un point
00:39:30pour qu'on soit très concret
00:39:32parce qu'évidemment,
00:39:33ce qu'on mesure
00:39:34à la télévision,
00:39:35c'est ce qui est poussé
00:39:37par la chaîne de télévision.
00:39:38Si vous voulez
00:39:39aller voir Jordan Bardella
00:39:40parce que vous êtes fan de lui
00:39:42et voir sur TF1+,
00:39:44ou sur la plateforme
00:39:45de CNews,
00:39:45je ne sais pas
00:39:46si vous en avez une,
00:39:47si vous voulez le voir
00:39:48100 fois dans la journée
00:39:49ou vous voulez passer
00:39:50votre journée à le regarder,
00:39:52pas de problème,
00:39:52c'est évidemment pas
00:39:53compter dans les temps de parole.
00:39:55Pareil pour les réseaux sociaux,
00:39:56il faut que ce soit
00:39:57exactement la même règle,
00:39:58ni plus ni moins.
00:39:58Ce qui est poussé
00:40:00proactivement par le réseau social,
00:40:01quand l'algorithme de TikTok
00:40:03décide de vous envoyer
00:40:04une vidéo,
00:40:05ça, ça doit rentrer
00:40:06dans les règles d'équité
00:40:07de temps de parole.
00:40:07Par contre,
00:40:08si vous avez envie
00:40:09d'aller voir le compte
00:40:10de Jordan Bardella
00:40:11ou de Jean-Luc Mélenchon,
00:40:12vous pouvez passer votre journée
00:40:14à regarder ces comptes-là.
00:40:15La télévision fait un choix
00:40:16alors que sur les réseaux sociaux,
00:40:18on subit.
00:40:19Question de Marc Menand
00:40:20et ensuite Mathieu Bocoté.
00:40:21Non mais,
00:40:22comment pouvez-vous imaginer
00:40:24qu'à un moment donné,
00:40:25il y ait un algorithme
00:40:26qui soit là,
00:40:28en train de remarquer,
00:40:30on est épié,
00:40:31ça devient de l'inquisition,
00:40:33il n'y a plus de liberté
00:40:34en tant que telle.
00:40:35C'est-à-dire qu'il y a
00:40:36une disponibilité
00:40:37et l'algorithme,
00:40:39on interdit les algorithmes
00:40:40dans tous les domaines
00:40:41mais on ne peut pas focaliser
00:40:42sur la politique.
00:40:44Il y a quelque chose
00:40:44qu'on n'a pas envie.
00:40:45En fait, aujourd'hui,
00:40:46si je prends l'exemple
00:40:47de TikTok,
00:40:48un algorithme chinois
00:40:50qui décide d'envoyer,
00:40:52par exemple,
00:40:53les contenus de Jean-Luc Mélenchon
00:40:54parce qu'il est très présent
00:40:55sur cette plateforme
00:40:56à des millions de Français
00:40:58et souvent des jeunes,
00:40:59ce sont des jeunes
00:41:00qui sont sur TikTok.
00:41:01C'est un algorithme chinois
00:41:02qui décide aujourd'hui.
00:41:03Moi, je ne veux pas
00:41:04que ce soit un algorithme chinois.
00:41:06Pas du tout.
00:41:06Ce sont eux qui choisissent
00:41:07de regarder.
00:41:09Non, pas du tout.
00:41:09C'est ça, le sujet.
00:41:11Je vais vous donner
00:41:12un exemple concret.
00:41:13Moi, je me suis rendu compte
00:41:14de ça.
00:41:14Excusez-moi, Paul Midi.
00:41:15J'essaie de décrire
00:41:16Marc Menon.
00:41:18Non, mais c'est vrai.
00:41:19En fait, là où je suis
00:41:20peut-être d'accord avec vous,
00:41:22c'est sur le fait
00:41:22que lorsqu'il y a
00:41:24des algorithmes
00:41:24qui viennent,
00:41:26qui savent ce que vous aimez bien,
00:41:28ça veut dire
00:41:28qu'ils aiment bien
00:41:28Jordan Bardet, là,
00:41:29Paul Midi.
00:41:29Pas forcément.
00:41:30Et qui vous donnent
00:41:32du contenu
00:41:32que vous n'avez pas demandé.
00:41:34Donc, c'est là
00:41:34où ça fait une différence.
00:41:35Mais là où je ne suis pas
00:41:37tout à fait d'accord avec vous,
00:41:38Paul Midi,
00:41:38ensuite Mathieu
00:41:40vous poser une question,
00:41:40c'est le fait
00:41:41qu'aujourd'hui,
00:41:42maintenant,
00:41:42c'est plutôt libérer
00:41:46le choix
00:41:46des téléspectateurs,
00:41:48des auditeurs
00:41:49au lieu d'encadrer,
00:41:50encadrer, encadrer,
00:41:51encadrer encore.
00:41:51Je me permets
00:41:52de réagir rapidement.
00:41:53Parce que, justement,
00:41:54ça n'est pas libre.
00:41:55C'est ça qu'il faut comprendre.
00:41:57C'est vrai.
00:41:57C'est l'algorithme chinois
00:41:58de TikTok
00:41:59qui décide d'envoyer
00:42:00à nos enfants
00:42:01les vidéos
00:42:02de Jean-Luc Mélenchon.
00:42:02Et c'est de ça
00:42:04dont je me suis aperçu
00:42:05pendant la dernière campagne
00:42:06des législatifs.
00:42:07Ce sont les parents
00:42:08qui me montraient
00:42:08regarder le téléphone
00:42:10de ma fille.
00:42:11Elle ne suit pas
00:42:12spécialement
00:42:12Jean-Luc Mélenchon.
00:42:13Elle n'est pas
00:42:14pour la France insoumise.
00:42:15Et pourtant,
00:42:16toutes les trois vidéos,
00:42:17elle a une vidéo
00:42:17de Jean-Luc Mélenchon.
00:42:18Alors, dans un instant,
00:42:19je demande
00:42:20où en est la loi
00:42:21dans le processus législatif
00:42:22et est-ce qu'on peut
00:42:23espérer peut-être
00:42:24un vote avant la présidentielle.
00:42:25D'abord,
00:42:26Mathieu Bocote.
00:42:26Que je sache,
00:42:28partout dans le monde occidental,
00:42:29la règle autoritaire
00:42:31de l'organisation
00:42:32des temps de parole
00:42:32fixés en fonction
00:42:33des sondages
00:42:34des uns et des autres
00:42:34n'existe pas.
00:42:35Je crois que vous conviendrez
00:42:36que les démocraties occidentales
00:42:37vivent aussi le pluralisme
00:42:39à leur manière normalement.
00:42:40Est-ce que cette idée
00:42:41de fixer un temps de parole
00:42:42obligatoire,
00:42:43temps de pourcentage
00:42:44en fonction de tel sondage
00:42:45et de vouloir
00:42:45règle pour plusieurs
00:42:47déjà absurde
00:42:48et l'appliquer ensuite
00:42:49aux réseaux sociaux,
00:42:50est-ce qu'il n'y a pas
00:42:50une passion étonnante
00:42:51du contrôle administratif
00:42:53et bureaucratique
00:42:54qui caractériserait peut-être,
00:42:55dis-je poliment
00:42:56à l'extrême-centre ?
00:42:57Paul Mehdi.
00:42:58L'extrême-centre
00:42:58formule d'Emmanuel Macron,
00:42:59vous savez.
00:43:00Si vous me connaissez
00:43:01un tout petit peu,
00:43:02je pense que vous trouvez
00:43:03ça comique de me prendre
00:43:04pour quelqu'un
00:43:05qui n'est pas un libéral.
00:43:06Moi, je suis un libéral.
00:43:08Par contre,
00:43:08le débat que nous avons,
00:43:10c'est de savoir
00:43:12est-ce que vous êtes
00:43:12pour ou contre
00:43:14le pluralisme
00:43:15dans les médias
00:43:16en France ?
00:43:16La question qu'on peut
00:43:17vous retourner,
00:43:18c'est le pluralisme
00:43:18organisé de manière
00:43:19autoritaire
00:43:20ou le pluralisme spontané ?
00:43:21Non.
00:43:22Je vous demande à vous,
00:43:23est-ce que vous êtes
00:43:24favorables à la règle
00:43:26qui s'applique en France
00:43:27depuis 40 ans
00:43:27pour permettre
00:43:29le pluralisme
00:43:30à la fois à la télévision
00:43:31et à la radio ?
00:43:32Si vous y êtes défavorable,
00:43:34c'est normal
00:43:34que vous y soyez défavorable
00:43:35sur les réseaux sociaux.
00:43:36De fait,
00:43:37une majorité de Français
00:43:38sont favorables
00:43:39et sont très à l'aise
00:43:40avec cette règle
00:43:42et qui est une bonne règle
00:43:43qui permet
00:43:44aux petits partis
00:43:45de s'exprimer,
00:43:46à la majorité,
00:43:47généralement,
00:43:47de ne pas écraser
00:43:48le temps médiatique.
00:43:50Et donc,
00:43:50ça,
00:43:51ce sont des règles
00:43:51qui sont soutenues
00:43:52par les Français.
00:43:53Elles sont soutenues
00:43:54pour tout ce qui a été
00:43:54les médias principaux
00:43:55ces 40 dernières années,
00:43:56c'était la télé
00:43:57et la radio.
00:43:58Maintenant,
00:43:59le média qui devient
00:44:00le média principal
00:44:01et désolé pour vous
00:44:02qui êtes à la télévision,
00:44:03ce sont les réseaux sociaux.
00:44:04– Mais vous pensez nécessairement
00:44:05que vous croyez à ces règles
00:44:06et on les applique
00:44:07sur les réseaux sociaux,
00:44:08ça, vous n'y croyez pas.
00:44:09– Mais vous pensez nécessairement
00:44:10que vous êtes libéral ?
00:44:12– Dernière question.
00:44:13– Oui, je suis libéral, oui.
00:44:14– Mais c'est une définition
00:44:15très originale du numérique.
00:44:17Plus de contrôle,
00:44:18plus de normes,
00:44:18plus de bureaucratie.
00:44:19– Mais je ne suis pas
00:44:19ultra-libéral.
00:44:20– Ah, la nuance.
00:44:22– Alors, dernière question.
00:44:23– C'est une sacrée nuance.
00:44:23– À la grosse nuance.
00:44:24– C'est une sacrée nuance.
00:44:25– Paul Midy,
00:44:26– Vous avez tous n'est pas blanc
00:44:26et noir.
00:44:26– Dernière question en 10 secondes.
00:44:29Où en est le processus législatif ?
00:44:30Est-ce qu'il va être voté,
00:44:31ce texte peut-être ?
00:44:32– Alors, moi,
00:44:32j'ai déposé une proposition de loi
00:44:34l'année dernière.
00:44:36Maintenant, le débat est là,
00:44:37j'irais pour alerter
00:44:38nos concitoyens
00:44:40et les journalistes.
00:44:42Il est dans nos règles
00:44:44non écrites
00:44:45qu'on ne change pas
00:44:46les règles de l'élection
00:44:47un an avant l'élection.
00:44:49Et donc, il aurait fallu le faire
00:44:51avant pour l'élection présidentielle
00:44:532027.
00:44:53Vous savez, j'espère que dans ce pays,
00:44:55il y aura beaucoup d'autres élections.
00:44:56Et donc, il faut se préparer
00:44:57à la suite.
00:44:58Pour l'instant, c'est le premier média
00:44:59les réseaux sociaux d'information
00:45:01jusqu'à 35 ans.
00:45:02Mais je pense que dans quelques années,
00:45:03ce sera le premier média
00:45:04d'information tout court.
00:45:05– En tout cas,
00:45:06Nicolas Dupont-Aignan,
00:45:07juste une petite réaction,
00:45:08peut-être un peu comme Mathieu Bocoté,
00:45:09il dit nouvelle volonté
00:45:11de censure des macronistes
00:45:12qui veulent étouffer
00:45:14la liberté d'expression
00:45:15sur les réseaux sociaux.
00:45:16Battons-nous.
00:45:16– Non, je pense que vous savez,
00:45:18Philippe Devilliers
00:45:19a bénéficié
00:45:20de ces règles de pluralisme
00:45:22dans les médias.
00:45:23– Jean-Luc Méloffan aussi.
00:45:25– Oui, alors plus Philippe Devilliers
00:45:27parce que compte tenu du poids
00:45:28qu'avait son parti,
00:45:29si ces règles de pluralisme
00:45:30n'avaient pas été mises en place,
00:45:33il n'aurait quasiment eu
00:45:34aucun temps d'antenne.
00:45:35Et donc, je pense qu'il en a bénéficié,
00:45:37je lui rappelle,
00:45:38et je pense qu'il pourrait peut-être
00:45:39en bénéficier sur les réseaux sociaux.
00:45:41– Merci Paul Midy
00:45:42d'avoir été notre invité ce soir.
00:45:44– Merci beaucoup.
00:45:45– Merci infiniment.
00:45:46Je voulais céder votre place
00:45:48au président de la commission d'enquête.
00:45:51Merci infiniment.
00:45:52On n'a pas assez de place
00:45:53autour de ce plateau.
00:45:54Jérémy Patrier-Lettus,
00:45:56merci infiniment
00:45:57d'être notre invité ce soir
00:45:59et de venir nous parler
00:46:01un peu de cette commission d'enquête
00:46:03– Un grand plaisir.
00:46:03– Qui passionne les Français,
00:46:06monsieur le président.
00:46:07Ça va, ça a été le taxi ?
00:46:08C'était pas trop long ?
00:46:09– Très bien, j'ai réussi à venir.
00:46:11Vous êtes bien aimable,
00:46:11j'ai réussi à venir.
00:46:12– Non mais je sais que dans Paris,
00:46:13c'est toujours compliqué.
00:46:14Bon, vous êtes là,
00:46:15merci infiniment.
00:46:16On aimerait vous entendre.
00:46:18Ça y est, six mois d'enquête,
00:46:21des propositions,
00:46:22des polémiques,
00:46:23des interrogations.
00:46:25Quel est votre sentiment ce soir ?
00:46:27– Écoutez, c'est vrai
00:46:28que cette commission d'enquête,
00:46:29elle a été suivie par les Français.
00:46:30Moi, j'avais le choix
00:46:31de la transparence.
00:46:32On m'avait demandé,
00:46:33certains élus à gauche,
00:46:34que la commission d'enquête
00:46:35soit organisée à huis clos.
00:46:36Je l'ai refusé.
00:46:37Ça m'avait lu des critiques
00:46:38parce que je pensais
00:46:39que les Français
00:46:40devaient pouvoir suivre
00:46:40cette commission d'enquête.
00:46:42Je n'ai pas toujours partagé
00:46:43la méthode du rapporteur.
00:46:44Je pense que l'hypermédiatisation,
00:46:46l'utilisation massive
00:46:47des réseaux sociaux
00:46:48n'a pas toujours permis
00:46:49d'avoir des échanges
00:46:50et des auditions
00:46:51qui soient toujours
00:46:52très dignes et très sereins.
00:46:54Moi, mon rôle était compliqué.
00:46:55Je trouve un équilibre
00:46:56entre la liberté du rapporteur,
00:46:58la capacité de la commission d'enquête
00:47:00d'aller à son terme,
00:47:01l'équilibre entre les questions
00:47:03et les investigations
00:47:03qui devaient être menées,
00:47:05mais éviter que ça ne se transforme
00:47:06en tribunal politique.
00:47:07Vous voyez, quand Pascal Praud
00:47:09avait été auditionné
00:47:09lors de la commission d'enquête TNT,
00:47:11déjà, l'inquisition politique
00:47:12ne me plaisait pas beaucoup
00:47:13parce que j'ai toujours pensé
00:47:14que les députés
00:47:16n'étaient pas des procureurs
00:47:18et qu'on devait poser des questions,
00:47:19on devait faire la transparence,
00:47:21mais on ne devait pas transformer
00:47:22les commissions d'enquête,
00:47:23et ce n'est pas simplement
00:47:24d'ailleurs celles-ci.
00:47:25Elles sont toutes en train
00:47:26de devenir parfois,
00:47:28et je le regrette,
00:47:29des lieux
00:47:30un peu de la politique spectacle
00:47:31et un peu de l'inquisition politique.
00:47:33Il faut faire attention
00:47:34parce que c'est important
00:47:35ces commissions d'enquête.
00:47:36Elles permettent de mettre en lumière
00:47:37des dysfonctionnements,
00:47:38des manquements,
00:47:38et on va en parler,
00:47:39puisqu'elle a permis
00:47:40cette commission d'enquête
00:47:41aussi d'en établir
00:47:42dans le service public audiovisuel.
00:47:42On a plus de 15 minutes
00:47:45pour en parler
00:47:45un bon quart d'heure
00:47:46avec vous,
00:47:47monsieur le Président.
00:47:47Est-ce que c'est pour ça,
00:47:48par exemple,
00:47:48que vous avez interrompu
00:47:51de décembre à janvier ?
00:47:53Là, on s'est posé
00:47:54beaucoup de questions
00:47:54au moment de cette interruption.
00:47:55Bien sûr,
00:47:56et je vous remercie
00:47:57de m'inviter,
00:47:58ça me permet
00:47:58de rétablir
00:47:58quelques vérités.
00:47:59Je n'ai pas suspendu
00:48:01comme j'ai entendu
00:48:01cette commission
00:48:02pendant un mois.
00:48:03Je l'ai suspendu
00:48:04pendant 15 jours
00:48:05et je l'ai parfaitement assumé,
00:48:07non pas pour censurer
00:48:08Charles Lalonde,
00:48:0815 jours d'ailleurs
00:48:09que nous avons rattrapé,
00:48:10puisque nous avons siégé
00:48:1115 jours de plus
00:48:12et que j'avais proposé
00:48:13au rapporteur
00:48:14de siéger le lundi
00:48:15et le vendredi.
00:48:16Ce qu'il a refusé
00:48:17pour des raisons d'agenda
00:48:18et je l'accepte parfaitement,
00:48:19mais je lui ai proposé
00:48:19de mettre mon agenda
00:48:20à son service
00:48:21et je lui ai proposé
00:48:22qu'on puisse siéger
00:48:22du lundi au vendredi,
00:48:23comme ça se fait
00:48:24dans d'autres commissions d'enquête.
00:48:29Et on a rattrapé
00:48:30ces 15 jours.
00:48:31Pourquoi je l'avais fait ?
00:48:32Non pas pour le censurer,
00:48:33puisqu'à la fin,
00:48:34nous avons mené
00:48:3667 auditions,
00:48:37200 heures d'audition.
00:48:38J'ai siégé à ses côtés
00:48:40parfois pendant 4h30.
00:48:41Il y a des auditions
00:48:42qui ont été très longues.
00:48:43Je n'avais fixé,
00:48:43et je le dis ici,
00:48:44aucune limite
00:48:45à la durée des auditions.
00:48:47Et c'est très rare
00:48:47pour une commission d'enquête.
00:48:48Généralement,
00:48:48les présidents disent
00:48:49écoutez, ça va durer 2h,
00:48:502h30 et on s'arrête là.
00:48:51Il a parfois pu avoir
00:48:53des auditions de 4h30.
00:48:54Pourquoi j'ai suspendu ?
00:48:55Parce que je considérais
00:48:56que tweeter en temps réel.
00:48:58Vous avez un rapporteur
00:48:59qui, pendant qu'il auditionne,
00:49:00qu'il vous auditionne,
00:49:02par exemple,
00:49:03madame,
00:49:04tweete en temps réel.
00:49:05Je trouvais honnêtement
00:49:06que ce n'était pas sérieux
00:49:08pour une commission d'enquête.
00:49:09J'entends bien.
00:49:09Vous aussi, vous avez tweeté.
00:49:11Jamais en temps réel.
00:49:11Jamais en temps réel,
00:49:12mais vous avez beaucoup tweeté.
00:49:13Mais j'ai pris ma part
00:49:14de responsabilité.
00:49:15J'ai dit que j'avais moi aussi
00:49:16contribué,
00:49:17quand j'ai perdu mon sang-froid,
00:49:18à une forme de politique spectacle.
00:49:19Je balaye devant ma porte.
00:49:21Mais ce n'était pas du tout
00:49:22une volonté de censurer
00:49:22quand je ne suis pas qu'un jour.
00:49:23Je dis, attention,
00:49:24reprenons les esprits.
00:49:25Madame Soudet,
00:49:26qui qualifie Sophia Aram
00:49:27de raciste.
00:49:28Vous voyez, moi,
00:49:28je tiens une commission d'enquête.
00:49:30Mon rôle, c'était
00:49:30que cette commission d'enquête
00:49:31aille à son terme.
00:49:32Ce n'était pas gagné.
00:49:34Beaucoup pensaient,
00:49:34même ici, je crois que j'avais entendu,
00:49:36que cette commission d'enquête
00:49:37n'irait pas à son terme.
00:49:37Moi, j'ai dû recadrer
00:49:38Madame Soudet,
00:49:39qui qualifie Madame Aram
00:49:40de raciste.
00:49:41Il y a eu des sorties
00:49:42d'autres députés
00:49:42de la France Insoumise.
00:49:43Je ne vous parle pas
00:49:43d'Emeric Caron.
00:49:52dit, et je l'assume,
00:49:54prenons le temps
00:49:55de refixer des règles
00:49:56collectives,
00:49:57discutons d'une méthode
00:49:58de travail
00:49:59et poursuivons
00:49:59cette commission d'enquête.
00:50:00On s'est réunis
00:50:01le 6 janvier
00:50:01et cette commission d'enquête
00:50:03est allée à son terme.
00:50:03Monsieur le Président,
00:50:04beaucoup de questions
00:50:05à vous poser.
00:50:05Pardon, faire des réponses
00:50:06plus courtes.
00:50:07Voilà, nos chroniqueurs aussi,
00:50:08beaucoup de questions.
00:50:09Moi, peut-être une autre question,
00:50:10avant de laisser peut-être
00:50:11la place à Mathieu Bocoté.
00:50:12Peut-être sur ces cinq heures
00:50:14de discussion
00:50:15à propos de la publication
00:50:16du rapport.
00:50:18D'aucun disent
00:50:18que vous avez insisté
00:50:21pour en vote contre
00:50:22la publication.
00:50:23Vrai ou faux ?
00:50:23Totalement faux
00:50:24et là aussi,
00:50:24merci de me permettre
00:50:25de rétablir quelques vérités.
00:50:26Moi, je n'ai pris
00:50:27personne en traître.
00:50:28Le dimanche,
00:50:2915 jours avant même
00:50:30la rédaction du rapport,
00:50:32avant même sa consultation,
00:50:34je dis dans vos confrères
00:50:35de la tribune dimanche,
00:50:35je suis favorable
00:50:37à la transparence.
00:50:38J'ai souhaité
00:50:40que les auditions
00:50:40se déroulent devant les Français.
00:50:42Je ne vais pas dire aux Français
00:50:43vous avez pu regarder
00:50:43la commission d'enquête
00:50:44pendant six mois.
00:50:45Le rapport,
00:50:46vous ne pourrez pas le lire.
00:50:47Je suis en désaccord
00:50:48avec certaines propositions.
00:50:49J'ai contesté parfois
00:50:50la méthode du rapporteur,
00:50:52mais je considérais
00:50:52que les Français
00:50:53étaient des adultes responsables,
00:50:55qu'ils étaient en droit
00:50:56de pouvoir lire
00:50:56un rapport parlementaire
00:50:58et de se forger une opinion.
00:50:59Je l'ai dit
00:51:00très tôt en avril,
00:51:01alors même que le rapport
00:51:02n'était ni écrit
00:51:04ni publié.
00:51:04Et j'ai confirmé ce vote.
00:51:06Moi, j'ai demandé
00:51:06une seule chose au rapporteur
00:51:08et il l'a accepté.
00:51:09Je lui ai dit
00:51:09dans un rapport
00:51:10de l'Assemblée nationale,
00:51:11sur le rapport,
00:51:12il y a mon nom
00:51:12dans la première page.
00:51:13On le signe tous les deux.
00:51:15Et je lui ai demandé
00:51:15une seule chose.
00:51:16Je lui ai dit
00:51:16c'est un rapport
00:51:16de l'Assemblée nationale.
00:51:17Tu ne peux pas mettre en cause
00:51:19la présidente
00:51:20de l'Assemblée nationale.
00:51:21Tu ne peux pas mettre en cause
00:51:22le président
00:51:23d'une commission d'enquête
00:51:23parce que c'est
00:51:24un document institutionnel.
00:51:25C'est un rapport parlementaire.
00:51:27Il a accepté
00:51:28et j'ai dit
00:51:28je maintiens mon vote
00:51:30en faveur
00:51:30de la publication
00:51:31de ce rapport.
00:51:32Et j'assume,
00:51:32ça m'a valu beaucoup de critiques,
00:51:34mais j'assume
00:51:34d'avoir voulu
00:51:35que ce rapport
00:51:36soit connu des Français.
00:51:37Effectivement,
00:51:37ça s'est joué à peu
00:51:38et ça s'est joué en partie
00:51:40parce que j'ai souhaité
00:51:41effectivement sa publication.
00:51:42Monsieur le Président,
00:51:42on a beaucoup de questions.
00:51:43Mathieu Bocoté,
00:51:44ensuite Marc Menon,
00:51:45on continue.
00:51:45Et moi aussi,
00:51:46j'en ai d'autres.
00:51:46Alors, vous avez fait
00:51:47un tweet intéressant aujourd'hui
00:51:48commentant la une de l'opinion
00:51:50qui dit à propos du rapport
00:51:51de bonne...
00:51:52Je cite donc,
00:51:53c'est l'opinion nous dit
00:51:54mauvais rapport,
00:51:55bonne question.
00:51:56Et vous commentez
00:51:57de manière assez intéressante
00:51:58sur Twitter ou sur X.
00:51:59Vous dites
00:52:00c'est la méthode
00:52:00de l'extrême droite
00:52:01depuis toujours.
00:52:02De bonnes questions
00:52:03mais de fausses réponses.
00:52:04Alors, j'aimerais savoir
00:52:05quelles étaient les bonnes questions
00:52:06de l'extrême droite.
00:52:07Les questions,
00:52:07c'est-à-dire de s'interroger
00:52:09sur la contrôle légitime
00:52:10et nécessaire
00:52:11de l'opinion public.
00:52:13La formule n'était pas de moi.
00:52:14Je vous cite.
00:52:15C'est la méthode
00:52:16de l'extrême droite
00:52:17depuis toujours.
00:52:18C'est une formule.
00:52:18Des bonnes questions
00:52:19mais de fausses réponses.
00:52:20Je vous cite.
00:52:21Il a repris une formule.
00:52:21Ce que je veux dire,
00:52:22c'est une formule
00:52:22de Laurence Abius.
00:52:24Je trouvais qu'elle symbolisait
00:52:26bien parfois
00:52:26le travail de cette commission
00:52:27d'enquête.
00:52:28C'est-à-dire qu'il y avait
00:52:28des questions
00:52:29qui méritaient d'être posées
00:52:30sur le contrôle,
00:52:31par exemple,
00:52:31la prévention des conflits
00:52:32d'intérêts,
00:52:33le mélange des genres.
00:52:34Ou le biais idéologique
00:52:35de l'audiovisuel public.
00:52:36Le pluralisme
00:52:36et l'impartialité,
00:52:37bien sûr.
00:52:37J'ai des propositions.
00:52:38Si vous avez lu
00:52:38mes 40 propositions,
00:52:40j'ai des mesures
00:52:40parfois plus précises
00:52:41que le rapporteur
00:52:42qui en a aussi
00:52:43sur la question
00:52:43de l'impartialité.
00:52:44Donnez-nous une mesure.
00:52:45La question de l'impartialité,
00:52:46par exemple.
00:52:46Je vais vous donner
00:52:47un exemple très clair.
00:52:48On demande depuis 40 ans
00:52:49à l'audiovisuel public
00:52:50d'être impartial.
00:52:51Et on demande à l'ARCOM,
00:52:52pardon pour les téléspectateurs
00:52:53qui, maintenant,
00:52:54remarque tout le monde
00:52:54est familier de l'ARCOM
00:52:55après cette commission d'enquête.
00:52:56Enfin, le gendarme
00:52:57de l'audiovisuel public
00:52:59comme privé,
00:53:00on lui demande de vérifier
00:53:01si l'audiovisuel public
00:53:02est impartial.
00:53:03Sauf que personne
00:53:04n'a défini l'impartialité.
00:53:06Donc, vous demandez
00:53:06à l'audiovisuel public
00:53:07d'être impartial.
00:53:08Vous demandez aux gendarmes
00:53:09de l'audiovisuel public
00:53:09de vérifier si l'audiovisuel public
00:53:11est impartial.
00:53:12Personne,
00:53:12ni les députés,
00:53:13ni les sénateurs
00:53:14n'ont défini l'impartialité.
00:53:15Et moi, je fixe
00:53:16dans le pré-rapport,
00:53:19l'avant-propos,
00:53:19pardon, le rapport
00:53:20c'est vu du rapporteur,
00:53:21je dis fixons,
00:53:22définissons l'impartialité.
00:53:23Je propose deux manières
00:53:24de définir l'impartialité.
00:53:25Le pluralisme interne,
00:53:27c'est-à-dire l'obligation
00:53:28pour le service public,
00:53:29et on le voit d'ailleurs
00:53:30avec Eugenie Bastier
00:53:30et la polémique que ça fait,
00:53:31qu'il y ait une diversité
00:53:33des courants d'opinion,
00:53:34des courants politiques
00:53:35qui soient représentés
00:53:36sur le service public.
00:53:37Et l'impartialité,
00:53:38c'est la neutralité
00:53:39des agents du service public.
00:53:41Quand ils s'expriment,
00:53:42par exemple,
00:53:42sur les réseaux sociaux
00:53:43avec un compte professionnel,
00:53:45avec le logo
00:53:45de France Télévisions
00:53:46de Radio France,
00:53:47et je l'avais dit ici même
00:53:48d'ailleurs sur le plateau
00:53:49de Pascal Praud
00:53:49à l'époque de l'affaire
00:53:50Guillaume Meurisse,
00:53:51j'avais été d'ailleurs
00:53:51à cette époque
00:53:52le seul député.
00:53:53Ce qu'on m'a beaucoup caricaturé
00:53:54dans cette commission d'enquête,
00:53:55quand il y a l'affaire
00:53:56Guillaume Meurisse,
00:53:57je suis le seul député de France,
00:53:58aucun du Rassemblement National,
00:53:59aucun de droite,
00:54:00à avoir saisi l'ARCOM
00:54:01parce que je considérais
00:54:02qu'il y avait une déloyauté
00:54:03vis-à-vis de Radio France
00:54:04et que l'impartialité
00:54:05n'était pas respectée.
00:54:06Marc Menon,
00:54:07ensuite Charlotte Dernelas,
00:54:08Gabriel Cluzel.
00:54:08L'impartialité,
00:54:10en général,
00:54:11on la réduit
00:54:12au domaine politique,
00:54:14c'est-à-dire qu'on essaie
00:54:16de subodorer
00:54:17qu'un tel éventuellement
00:54:19avait une intention politique.
00:54:21Mais est-ce qu'il n'y a pas
00:54:22aujourd'hui
00:54:22dans le débat public
00:54:24des sujets
00:54:25qui sont tabous
00:54:26et qu'on n'aborde pas ?
00:54:27Par exemple,
00:54:28on pourra revenir
00:54:29sur tout ce qui s'est passé
00:54:31pendant le Covid,
00:54:31etc.
00:54:32Et là,
00:54:33ça n'est pas mis
00:54:34sur le tapis.
00:54:35Ça n'a même pas été évoqué
00:54:36durant la commission.
00:54:37Est-ce qu'il n'y a pas
00:54:38quelque chose qui cloche ?
00:54:39Vous parlez du pluralisme
00:54:40des faits,
00:54:40des sujets que l'on présente.
00:54:43Oui,
00:54:43mais là,
00:54:44en l'occurrence,
00:54:44je parle du Covid
00:54:45qui nous a placés
00:54:47avec des injonctions
00:54:49gouvernementales,
00:54:50etc.
00:54:51Et je n'ai pas vu
00:54:53dans les propos
00:54:54qui ont été tenus
00:54:55durant ces six mois
00:54:57des questions
00:54:58par rapport à ça.
00:54:59Il y a une question
00:55:00sur le Covid.
00:55:01Je profite
00:55:01parce qu'il ne nous reste
00:55:01que trois minutes.
00:55:02C'est rapide.
00:55:03Oui,
00:55:03je profite.
00:55:04Il y a une question
00:55:05sur le Covid.
00:55:05Moi,
00:55:05j'ai une question
00:55:06sur Caroline Lang
00:55:07pourquoi vous avez
00:55:08refusé de l'auditionner.
00:55:09J'ai aussi une question.
00:55:10Il faut.
00:55:10Je vais rétablir
00:55:11quelques vérités.
00:55:12D'ailleurs,
00:55:12vous avez bien fait
00:55:13de titrer les vérités.
00:55:14J'ai une question aussi
00:55:15sur les trois citations
00:55:17que vous avez faites
00:55:17dans le rapport
00:55:18Chèque de Libération
00:55:21qui dit que vous avez menti
00:55:22sur ces citations.
00:55:23Voilà.
00:55:23Donc,
00:55:24le Covid,
00:55:24déjà Caroline Lang
00:55:25et ses citations.
00:55:26Très bien.
00:55:26Et ensuite,
00:55:27Charlotte Dornela,
00:55:27c'est Gabriel Cusel.
00:55:28Je vais répondre
00:55:29en trois minutes.
00:55:30Sur le Covid,
00:55:30écoutez,
00:55:31moi,
00:55:32parfois,
00:55:32effectivement,
00:55:32dans la commission
00:55:33d'enquête,
00:55:33on a mélangé
00:55:34les questions
00:55:34de gestion,
00:55:35de financement,
00:55:35les questions
00:55:36d'impartialité.
00:55:37C'est pour ça
00:55:37que j'ai essayé
00:55:37aussi d'organiser
00:55:38des travaux
00:55:38pour qu'on ne mélange
00:55:39pas tout.
00:55:40Vous voyez,
00:55:40quand le rapporteur
00:55:41propose,
00:55:41par exemple,
00:55:41que les actionnaires
00:55:42des sociétés
00:55:43de production
00:55:44qui vendent
00:55:44des programmes
00:55:45à France Télévisions
00:55:45soient impartiaux
00:55:46et neutres,
00:55:47qu'est-ce que ça veut dire ?
00:55:48C'est-à-dire que
00:55:48Vincent Bolloré,
00:55:49actionnaire de Baniget,
00:55:50devrait être neutre
00:55:51dans ses opinions politiques.
00:55:52Je pense qu'il ne faut pas
00:55:53non plus tout mélanger.
00:55:54Il y a le sujet
00:55:54de la gestion
00:55:55des sociétés de production
00:55:55et puis il y a le sujet
00:55:57du pluralisme,
00:55:58de l'impartialité.
00:55:59Parfois,
00:55:59vous avez raison,
00:56:00la commission d'enquête
00:56:00a pu mélanger les sujets.
00:56:03Caroline,
00:56:03sur les auditions,
00:56:05là encore,
00:56:05pardon,
00:56:06le rapporteur a menti
00:56:07à ce sujet.
00:56:08Je n'ai refusé
00:56:09aucune audition.
00:56:10Il a dit chez Cyril Olenac
00:56:11que j'avais refusé
00:56:11d'auditionner François Hollande.
00:56:13J'ai envoyé,
00:56:13et il le sait,
00:56:14c'est officiel.
00:56:14Moi, je vous parle
00:56:15de Caroline Lang.
00:56:16Je rétablis les trois.
00:56:17Il a dit François Hollande,
00:56:18Caroline Lang
00:56:19et Gérard Larcher.
00:56:19Je rétablis la vérité
00:56:21sur les trois.
00:56:22Caroline Lang.
00:56:23François Hollande,
00:56:24je l'ai convoqué,
00:56:24il n'a pas voulu venir,
00:56:25c'est son droit à la Constitution.
00:56:27Caroline Lang,
00:56:28nous l'avons convoquée.
00:56:29Elle était déléguée générale
00:56:30du syndicat
00:56:31de la production indépendante
00:56:32et à ce titre,
00:56:33elle pouvait être entendue.
00:56:34Elle a démissionné
00:56:35de ses fonctions
00:56:35après quelques semaines
00:56:36et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?
00:56:37Une procédure judiciaire
00:56:39a été ouverte
00:56:39et ce n'est pas moi d'autorité.
00:56:41Le bureau de la commission d'enquête
00:56:42a considéré
00:56:43qu'à partir du moment
00:56:44où vous l'avez démissionné
00:56:45et qu'il y avait
00:56:45une procédure judiciaire
00:56:47qui était en cours,
00:56:48les commissions d'enquête,
00:56:49quand il y a des procédures judiciaires
00:56:50en cours,
00:56:50généralement,
00:56:51elles ne mélangent pas
00:56:52la justice.
00:56:53Sur les citations,
00:56:54écoutez,
00:56:54j'ai trois citations
00:56:55dans la version finale
00:56:57de ce rapport,
00:56:58trois belles citations
00:56:58d'ailleurs qui plairont
00:56:59à Mathieu Bocoté
00:57:00de Tocqueville.
00:57:02Vous vous êtes trompé ?
00:57:03On en envoyait deux.
00:57:05Je vais vous dire très clairement
00:57:06les choses.
00:57:06Le rapport devait être publié
00:57:07plus tard dans la journée.
00:57:08Je voulais avoir des citations
00:57:09parce que je trouvais
00:57:10que ça permettait d'éclairer.
00:57:11Pourquoi ?
00:57:12Parce que ce n'était pas assez fort.
00:57:13Pourquoi avoir besoin
00:57:14de citations pour se crédit ?
00:57:16Parce que comme Mathieu Bocoté,
00:57:18j'aime Raymond Aron,
00:57:18j'aime les philosophes
00:57:19et je trouve que parfois,
00:57:20ça permet de prendre
00:57:21un peu de hauteur de vue
00:57:22et à la fin,
00:57:23effectivement,
00:57:24deux qu'on m'avait envoyés
00:57:24n'étaient pas totalement exacts,
00:57:26n'étaient pas totalement authentifiés.
00:57:28J'ai donc vérifié
00:57:29et j'en ai désiré remplacés
00:57:30par trois très belles citations
00:57:31qui éclairent aussi
00:57:32la démocratie,
00:57:33ce que doit être la démocratie
00:57:34dans notre pays.
00:57:35Et je crois une,
00:57:35j'ai lu votre article
00:57:36M. Bocoté aujourd'hui
00:57:37sur Raymond Aron,
00:57:38une tout à fait authentifiée
00:57:39de Nicolas Baverez
00:57:41sur Raymond Aron
00:57:41qui dit aussi quelque chose
00:57:43de l'éthique intellectuelle
00:57:44et de la démocratie.
00:57:45Et on a au moins un point commun.
00:57:46On a été en désaccord
00:57:47le week-end dernier
00:57:47sur quelques sujets
00:57:48de banquets républicains
00:57:49mais on est d'accord
00:57:50sur Raymond Aron
00:57:53et moi je pense que
00:57:54pour vous répondre,
00:57:55parfois les philosophes,
00:57:56la littérature
00:57:57permettent de prendre
00:57:58un peu de hauteur de vue.
00:57:59M. le Président,
00:57:59vous avez commis des erreurs
00:58:01et vous avez rectifié.
00:58:03C'est important quand même
00:58:04parce que tout le monde
00:58:04commet des erreurs.
00:58:05Mais moi, j'ai aucun...
00:58:07Non, je le dis parce que
00:58:07souvent, vous savez M. le Président,
00:58:09nous, notre chaîne,
00:58:10on est très souvent accusés
00:58:11pour des petites erreurs.
00:58:12Et c'est pour ça
00:58:13que vous les rétablissez ?
00:58:14Non, on les rétablit.
00:58:15Et qu'aujourd'hui,
00:58:15vous m'avez permis
00:58:16d'en rétablir certaines
00:58:17à la fois des vérités.
00:58:18Voilà, parce que tout le monde
00:58:19commet des erreurs.
00:58:20Charlotte Darnela,
00:58:21c'est Gabriel Kuzel.
00:58:22Pardon de vous presser
00:58:22un petit peu.
00:58:23Non, non, mais ça reste.
00:58:24En effet, pendant la commission,
00:58:26le jeu a été de vous opposer
00:58:28l'un à l'autre
00:58:29et de taper sur Charles Lalonde.
00:58:30Vous-même,
00:58:31depuis la publication du rapport,
00:58:33vous parlez de Charles Lalonde
00:58:34qu'en parlant de l'extrême droite,
00:58:35ce que vous ne faisiez pas
00:58:35forcément pendant la commission.
00:58:37J'aimerais bien savoir pourquoi.
00:58:38Et surtout,
00:58:39la question de fond,
00:58:40c'est que vous avez levé ensemble
00:58:41quand même dans votre travail
00:58:42des énormes lièvres
00:58:44sur le service public
00:58:45de l'audiovisuel.
00:58:47C'est ce qui a intéressé
00:58:49d'ailleurs les Français
00:58:49au fur et à mesure
00:58:50de cette commission.
00:58:51Est-ce que vous n'avez pas
00:58:52l'impression quand même
00:58:52d'avoir ensemble,
00:58:54malgré tout,
00:58:55le VDLF qui pose des questions
00:58:56sur la restructuration
00:58:57et sur le changement nécessaire
00:59:00dans l'organisation
00:59:00du service public ?
00:59:01Mais bien sûr,
00:59:02mais ce n'est pas parce que
00:59:02je suis en désaccord politique
00:59:03avec le rapporteur
00:59:04que c'est des différences
00:59:05de méthode sur la manière
00:59:06dont je considère
00:59:07qu'une commission d'enquête
00:59:08doit être organisée,
00:59:09que nous n'avons pas passé ensemble
00:59:11200 heures d'audition
00:59:13et nous avons mis en lumière
00:59:15effectivement des manquements
00:59:16et des dysfonctionnements.
00:59:16J'ai 40 mesures,
00:59:17il en a 70.
00:59:18Les groupes politiques,
00:59:19on arrive à 200 mesures.
00:59:21C'est bien qu'il y a
00:59:21des choses à faire
00:59:23pour réformer
00:59:23l'audiovisuel public
00:59:24sur la question juste
00:59:25de l'extrême droite.
00:59:26Ce n'est pas exactement
00:59:27ce que j'ai dit.
00:59:28Ce que j'ai dit,
00:59:28c'est que je ne comprenais pas
00:59:30pourquoi le Rassemblement National
00:59:31qui était en faveur
00:59:32de la privatisation
00:59:34de l'audiovisuel public
00:59:34n'avait pas attendu
00:59:36de lire le rapport
00:59:36de Charles Aloncle
00:59:37pour voir s'il revenait
00:59:39sur cette mesure.
00:59:40Hier encore,
00:59:40Jordan Bardella, pardon,
00:59:41dit quelque chose d'incohérent.
00:59:42Il dit le rapport
00:59:43de Charles Aloncle,
00:59:43il est très bien,
00:59:44mais je suis pour la privatisation
00:59:45de l'audiovisuel public,
00:59:46mais je vais le lire quand même,
00:59:47mais je suis quand même
00:59:47pour la privatisation.
00:59:48Je veux dire,
00:59:49soit Charles Aloncle dit,
00:59:50il faut qu'il ait le courage
00:59:51de le lire,
00:59:51moi je suis en désaccord
00:59:53majeur avec Marine Le Pen
00:59:54et Jordan Bardella
00:59:55sur la privatisation
00:59:56de l'audiovisuel public.
00:59:57Je veux sauver l'audiovisuel public.
00:59:58Vous voyez, moi,
00:59:59Christine Kelly,
01:00:00Christine Kelly,
01:00:01si demain je dis
01:00:01que je veux sauver
01:00:02l'audiovisuel public
01:00:03et que le président
01:00:04de mon parti
01:00:04dit qu'il veut le privatiser,
01:00:06je pense que j'aurai
01:00:07des propos un peu vifs.
01:00:09Donc je lui demande simplement...
01:00:12Monsieur le Président,
01:00:13monsieur le Président,
01:00:14mais ça arrive,
01:00:15je veux dire,
01:00:15vous ne pouvez pas dire...
01:00:16Je veux quand même dire...
01:00:17Je veux sauver l'audiovisuel public
01:00:18et ensuite avoir...
01:00:20Il l'écrit dans son rapport.
01:00:22Non, mais on est en train
01:00:23de me dire
01:00:23que Ciotti ne veut pas
01:00:24privatiser l'audiovisuel public.
01:00:25On peut me donner
01:00:26d'autres infos ?
01:00:27Non, alors...
01:00:27Monsieur le Président.
01:00:28C'est Eric Ciotti.
01:00:29Monsieur le Président.
01:00:29Monsieur le Président.
01:00:30Je vous répondrai après.
01:00:31Non, juste pour vous dire
01:00:32que j'ai écouté beaucoup
01:00:34Charles Aloncle.
01:00:35Il n'a jamais dit
01:00:36qu'il était d'accord
01:00:37avec tout ce que veut faire
01:00:39Jordan Bardella.
01:00:40Vous voyez ce que je veux dire ?
01:00:41À chaque fois que j'ai entendu,
01:00:42j'ai toujours dit
01:00:42qu'il y a l'UDR
01:00:43qui ne veut pas privatiser
01:00:44l'audiovisuel public
01:00:45et il y a l'ERN
01:00:47qui veut privatiser.
01:00:48Vous vérifierez,
01:00:50parce que je sais
01:00:50que vous vérifiez.
01:00:51Je vous invite.
01:00:52Eric Ciotti a écrit
01:00:53un courrier au Premier ministre
01:00:54en septembre,
01:00:55courrier officiel,
01:00:56où il dit
01:00:56je veux la privatisation
01:00:57de l'audiovisuel public.
01:00:58Ça rapporterait 4 milliards d'euros.
01:00:59Et à l'Assemblée nationale,
01:01:00vous retrouverez
01:01:01le 22 novembre
01:01:02ou le 21 novembre 2024,
01:01:03Mme Mansouri,
01:01:04qui est une jeune députée
01:01:05du groupe UDR,
01:01:05qui est la porte-parole,
01:01:07elle dit
01:01:07la position du groupe UDR,
01:01:08c'est la privatisation
01:01:09de notre public.
01:01:10Ce que j'ai simplement voulu dire
01:01:10et on le terminera là,
01:01:12c'est qu'il faut simplement
01:01:12qu'il y ait de la cohérence.
01:01:14Est-ce qu'ils veulent privatiser ou non ?
01:01:15Est-ce que demain,
01:01:16au pouvoir,
01:01:17ils privatiseront ?
01:01:17C'est une question qui est importante.
01:01:19Dix secondes,
01:01:19Gabriel Cluzel
01:01:20et on a terminé.
01:01:21Non, moi simplement,
01:01:22peut-être en prolongement
01:01:22de la question de Charlotte,
01:01:24moi je trouve qu'on ne vous rend pas
01:01:24assez justice,
01:01:25c'était un beau boulot
01:01:26cette commission,
01:01:28mais c'est vrai que
01:01:29le sentiment général partagé
01:01:30et qui peut-être vous desserre
01:01:31parce que c'est que
01:01:34vous n'osez pas,
01:01:38d'accord avec Charles Lalonde.
01:01:39Il a le droit d'être d'accord avec moi ?
01:01:40Oui, il fait ça.
01:01:41Non, mais c'est vrai.
01:01:42Il a l'impression que j'avais
01:01:42l'étangue.
01:01:44Même la chanson
01:01:45dont nous parlions,
01:01:47on avait l'impression
01:01:47que ça participe de ça.
01:01:48Vous avez le droit
01:01:49d'être d'accord avec Charles Lalonde
01:01:49et je pense que vous avez fait
01:01:50un beau boulot.
01:01:52Vous êtes content finalement
01:01:53de ce boulot ?
01:01:54Dix secondes,
01:01:55dernier mot ?
01:01:55Moi je pense qu'une commission d'enquête
01:01:56c'est toujours important.
01:01:57Faisons juste attention
01:01:59de ne pas les transformer
01:02:01en lieu de la démocratie spectacle
01:02:03et en tribunal politique.
01:02:04Simplement ça que je dis,
01:02:06mais je suis très attaché
01:02:08et je vous inviterai
01:02:09la prochaine fois sur l'autre.
01:02:10Et il faut me répéter
01:02:11juste de faire une heure d'une phrase.
01:02:12Ce qui est important
01:02:13dans ces commissions d'enquête
01:02:14c'est qu'elles donnent
01:02:14le sentiment aux Français
01:02:15et à juste titre
01:02:16que les politiques
01:02:17retrouvent du pouvoir.
01:02:18Et à l'heure
01:02:19de l'impuissance du politique
01:02:20où les Français ont le sentiment
01:02:21que les politiques
01:02:22ne peuvent plus rien,
01:02:23les commissions d'enquête
01:02:24montrent que les politiques
01:02:25peuvent avoir du pouvoir
01:02:26et c'est important dans un pays.
01:02:28Tout de suite,
01:02:28l'heure des pros de Pascal Praud.
01:02:30Merci.
01:02:30Excellent.
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