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  • il y a 18 minutes
jeanmarcmorandini.com vous propose de découvrir l'intégralité de l'enquête exclusive de CNews qui décrypte "la fabrique de l'intox" et qui démontre une énorme manipulation et que jamais, le nouveau maire de Saint Denis, Bally Bagayoko n'a été comparé à un singe à l'antenne comme tente de le faire croire LFI et certains médias.

Depuis plusieurs jours, CNews fait l’objet d’accusations extrêmement graves. Des propos tenus à l’antenne sont qualifiés à tort de racistes par une partie de la classe médiatique et politique. Vendredi dernier, un débat sur CNews a porté sur les premiers jours du mandat du LFI Bally Bagayoko, élu dès le 1er tour des municipales. "Est-ce que ce maire "essaye de pousser les limites ?", a demandé le présentateur.

"Sûrement qu'il y a un peu de ça. Maintenant, c'est important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu - nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus - il y a un chef qui a pour mission d'installer son autorité", a répondu le psychologue Jean Doridot en plateau, évoquant ainsi tous les êtres humains, lui-même compris "et tous les gens sur ce plateau" comme il l'a précisé.

Comment en est-on arrivé à ces accusations contre la chaîne info ? Cette enquête diffusée ce soir à 20h sur CNews, décryptera l'emballement médiatique et le fabrique de l'intox.

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Transcription
00:00C'est l'histoire d'une polémique d'ampleur nationale, partie d'un simple tweet.
00:04Depuis quelques jours, CNews fait l'objet d'accusations extrêmement graves.
00:08Des propos tenus à l'antenne sont qualifiés à tort de racistes par une partie de la classe médiatique et
00:13politique.
00:14Alors comment en est-on arrivé là ?
00:16Décryptage d'un emballement médiatique et de la fabrique de l'intox.
00:23La cabale médiatique lancée contre CNews repose sur des procédés de manipulation et de désinformation.
00:29Avec un seul but, décrédibiliser la chaîne en l'accusant de racisme.
00:34Ce qu'il faut comprendre, c'est comment fonctionnent les mécanismes de la désinformation.
00:38Alors la méthode est toujours la même.
00:40Il s'agit d'abord de prendre un bout de phrase hors contexte pour changer le sens de ce qui
00:44a été dit.
00:45Une fois que c'était fait, il faut recontextualiser le propos dans un nouveau contexte.
00:49Et quel est le contexte ici ? C'est le préjugé qui existe à gauche,
00:52comme quoi CNews serait une chaîne raciste, xénophobe, tout le tralala, toutes les insultes qu'on connaît.
00:57Dès lors qu'on prend ce propos décontextualisé, quand on le lance à tous, on dit,
01:01voilà un propos raciste, voici la preuve, sachez que c'est un propos raciste,
01:06la machine est lancée, il y a un effet viral presque inévitablement,
01:09parce qu'il y a un besoin de s'agréger à la communauté des indignés du moment.
01:14Ces méthodes, utilisées ces derniers jours, vont déclencher une vive controverse.
01:21Tout commence le vendredi 27 mars. Il est 22h33 sur le plateau de CNews.
01:27Le docteur en psychologie Jean Dorido analyse la politique particulièrement controversée
01:32du nouveau maire et les filles de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
01:34qui a appelé les agents municipaux à faire allégeance après son élection.
01:38Pour reconnaître que les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent
01:41qu'il y a une commande politique, celles et ceux qui ne sont pas en phase
01:43avec le programme politique, forcément, ils partiront.
01:45Pour appuyer son propos, il évoque la très célèbre théorie darwinienne
01:49selon laquelle l'homme appartient au règne des mammifères.
01:53C'est important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux
01:57et de la famille des grands singes.
02:00Et par conséquent, dans toute collectivité, il y a un chef qui a pour mission d'installer son autorité.
02:10Dans son intervention, Jean Dorido prend soin d'inclure l'ensemble de l'humanité
02:15en utilisant le pronom « nous ».
02:17Nous sommes des mammifères sociaux.
02:18La théorie darwinienne de l'évolution, Jean Dorido a pour habitude de l'évoquer régulièrement
02:24lors de ses interventions médiatiques, sans que cela ne choque personne.
02:27Quand vous regardez ce qui se passe chez nos cousins de la famille des grands singes.
02:32Comme nos cousins des grands singes.
02:34Mais quelques minutes plus tard, à 23h34,
02:38un extrait de cette séquence, coupée de son contexte,
02:41commence à circuler sur les réseaux sociaux.
02:43C'est important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux.
02:48Le compte X Alerte Info, suivi par plus de 800 000 abonnés, publie une vidéo d'environ
02:54une minute.
02:55Le message est sans ambiguïté.
02:58Le nouveau maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, a été comparé à un singe sur CNews.
03:04Une accusation extrêmement grave, relayée massivement en ligne.
03:08Pourtant, ce compte, malgré son nom, n'est pas un média d'information reconnu.
03:12« Alerte Info » qui, sur l'apparence, peut passer pour un compte traditionnel,
03:17presque un média d'information pur et dur.
03:19Sauf qu'en fait, on le sait que c'est un compte militant.
03:23Il s'agit d'une plateforme digitale, engagée politiquement.
03:28Derrière ce compte, un jeune homme de 25 ans, prénommé Moussa,
03:31qui publie régulièrement des contenus à caractère militant,
03:35avec des propos pour le moins virulents.
03:37« Le RN est un parti de nazis. Je rêve d'un monde sanctionniste. »
03:43Moussa, tweet, il fait une intention de communication
03:46pour faire du mal aux opposants.
03:48Ce qui pose problème, c'est que cette action de communication
03:51va être reprise à valeur d'information,
03:54sans conditionnel, par du média mainstream.
03:59Dans la nuit, la polémique prend de l'ampleur.
04:02À minuit 2, en direct sur CNews,
04:05le journaliste Olivier de Caire-en-Fleck
04:07décide de faire une mise au point
04:08en redonnant la parole à Jean Dorido.
04:11« Il y a des comptes, visiblement propagandistes,
04:13qui sont prêts à toutes les ignominies
04:15pour manipuler les foules
04:17et vous faire dire des choses
04:19que vous n'avez absolument pas dites. »
04:21CNews scrutent les réseaux sociaux en permanence,
04:23forcément, et ils ont vu que c'était en train de s'emballer.
04:25Et donc, ils ne sont pas revenus sur les propos.
04:28Ils ont tenu à les nuancer un peu plus
04:30et à les recadrer.
04:31« On dit sur les réseaux sociaux
04:32que vous auriez comparé le maire de Saint-Denis
04:36à un singe, absolument pas. »
04:38« Mais la vérité, c'est que c'est trop tard.
04:40Je vais vous dire une chose,
04:41dès lors que les réseaux sociaux
04:42s'emparent dans le sujet,
04:43c'est foutu, c'est terminé. »
04:49Dès le lendemain, la polémique prend une nouvelle ampleur.
04:52À 7h01, la députée LFI Mathilde Panot
04:55relaie à son tour l'extrait diffusé la veille
04:57par le compte Alerte Info.
04:59Sur ses réseaux sociaux,
05:01elle interpelle directement ses abonnés.
05:03Sur CNews, le maire de Saint-Denis,
05:05Bali Bagayoko, est comparé à un singe
05:07et à un chef de tribu.
05:08« Je saisis l'arcom,
05:09ce racisme crasse et décomplexé est intolérable. »
05:14Le racisme est évidemment odieux.
05:15Et tout le travail politique des propagandistes
05:18consiste à assimiler au racisme
05:20leurs adversaires,
05:22même s'ils ne sont pas racistes.
05:24Si on réussit à coller à quelqu'un
05:26l'étiquette raciste,
05:27ça crée un halo d'infréquentabilité
05:29autour de cette personne.
05:31Donc personne ne voudra se porter à la défense
05:33de celui qui est accusé de racisme
05:35parce que celui qui se porterait à sa défense
05:37serait raciste lui-même.
05:38Donc c'est ainsi que ce sont des mécanismes
05:40de fabrication du paria,
05:41comme il y en a tant,
05:42et bien au-delà de ce qui s'est dit
05:44ces derniers jours.
05:45Donc on connaît le jeu par cœur.
05:47Dans les heures qui suivent,
05:48plusieurs personnalités politiques de gauche
05:50relaient à leur tour cette accusation
05:52sur les réseaux sociaux.
05:53La machine est définitivement lancée.
05:56« Tous les autres députés du parti
05:57et même de la gauche,
05:59pas que l'extrême-gauche,
06:00vont s'emparer du sujet.
06:01Parce qu'on leur offre aussi la possibilité
06:03de ne surtout pas parler
06:03de leurs problèmes à eux. »
06:05« Les réseaux sociaux,
06:06c'est aussi un lieu de surveillance généralisée.
06:08Donc on regarde qui a retweeté,
06:09mais surtout qui n'a pas retweeté.
06:11Qui a liké,
06:12mais qui n'a pas liké.
06:13Et d'ailleurs,
06:13celui qui n'a pas retweeté
06:14se rend coupable,
06:16en fait,
06:16de délits de silence. »
06:20« C'est là-dessus
06:20qu'il faut s'interroger.
06:21Ça part d'un tweet
06:22qui est militant de communication
06:24et il est instantanément traité
06:26comme si c'était
06:27de l'information pure et dure. »
06:29À la mi-journée,
06:30sur CNews,
06:31une nouvelle séquence
06:32va alimenter la controverse.
06:34Alors que Laurence Ferrari
06:36interroge le philosophe Michel Onfray
06:38sur l'usage du terme allégeance
06:40par Bali Bagayoko
06:41pendant son premier conseil municipal
06:43à Saint-Denis.
06:43« Lorsque le résultat tombe,
06:45nous faisons allégeance. »
06:47« Alors, le mot allégeance,
06:48il est quand même très fort
06:49en symbolique, Michel Onfray. »
06:51« La bande a gagné,
06:52donc la bande va imposer sa loi. »
06:53Mais ça, c'est très tribal.
06:54On fait l'allégeance
06:55au mal dominant.
06:56Ce monsieur n'est pas
06:57un mal dominant,
06:58enfin, je ne le sache pas. »
06:59Les propos du philosophe
07:00vont une nouvelle fois
07:01être sortis de leur contexte
07:02et remodelés
07:03pour faire encore un peu plus gonfler
07:05cette polémique mensongère.
07:08À 14h07,
07:09un compte X
07:10sous le pseudonyme
07:11Philippe Duval
07:12publie un extrait
07:13de 18 secondes
07:14issu d'une séquence
07:15de plus de 2 minutes 30.
07:17Une publication
07:17rapidement relayée
07:18par plusieurs élus
07:19de la France insoumise.
07:22« On voit
07:23qui tentent de récupérer.
07:24C'est des gens
07:24qui sont invisibilisés,
07:26qui ne comptent même plus
07:27dans le débat,
07:28dont l'opinion n'existe plus
07:29et qui vont aller
07:30s'emparer du sujet.
07:31Ils ne sont pas plus indignés
07:32que les autres.
07:33C'est une opportunité
07:34pour eux d'exister.
07:34C'est tout. »
07:37Des prises d'opposition
07:38qui interrogent
07:38au regard des déclarations
07:40passées de leur chef,
07:41Jean-Luc Mélenchon,
07:42qui a récemment tenu
07:43des propos controversés
07:44que certains pourraient
07:45qualifier de racisme anti-blanc.
07:46« Il y a bien fallu
07:48qu'il y en ait un jour
07:48un ou une
07:49qui se mette debout
07:50sur ses pattes
07:50à l'autre bout
07:51du continent africain
07:52pour qu'à la fin,
07:53ici, vous soyez
07:54en train de faire les malins,
07:55tout blanc,
07:55tout moche que vous êtes. »
07:57Dans cet emballement médiatique,
07:58il faut souligner
07:59le rôle prépondérant
08:00joué par le service public
08:01de l'audiovisuel
08:02et en particulier
08:03de ses stations de radio
08:04qui s'emparent de l'affaire
08:06dès le week-end.
08:06Mais c'est véritablement
08:08le lundi matin
08:08que France Inter
08:09va déployer
08:10toutes ses forces
08:11contre ces news.
08:12À 7h40,
08:13le journaliste
08:14Patrick Cohen
08:15y va de son commentaire.
08:16« La République est-elle
08:17davantage menacée
08:18par ses clameurs
08:19que par les saillies
08:20racistes répétées
08:21contre le maire
08:22de Saint-Denis,
08:22Bali Bakayoko,
08:24répandues
08:24antennes ouvertes ? »
08:26Quelques minutes plus tard,
08:27Benjamin Duhamel
08:28reçoit Bali Bakayoko
08:29et le fait immédiatement
08:30réagir à cette affaire.
08:32« Je voudrais d'abord
08:32vous entendre
08:33sur ce qu'il s'est passé
08:34ce week-end.
08:34Vous avez annoncé
08:35vouloir porter plainte
08:36après des propos
08:37jugés racistes
08:38tenus sur CNews.
08:39Je suis insulté
08:40avec des propos racistes.
08:41Quand le nouveau maire
08:42de Saint-Denis
08:43est reçu sur France Inter,
08:45le conditionnel
08:45n'existe plus.
08:46Le racisme,
08:47il est sûr et certain.
08:48Il n'y a pas
08:49de débat autour de ça. »
08:50Dans la foulée,
08:51l'humoriste Bertrand Chameroy
08:53en remis une couche
08:53dans sa chronique.
08:54« Monsieur le maire,
08:55j'imagine que ça ne doit
08:56pas être des plus agréables
08:57d'être la cible de CNews. »
08:59Au cours de cette tribune
09:00offerte par France Inter,
09:02le maire de Saint-Denis
09:03s'insurge contre
09:04l'absence de réaction
09:05du gouvernement
09:05et appelle à des sanctions
09:07contre CNews.
09:07« Mais ce qui est plus scandaleux,
09:10c'est qu'au moment
09:10où ça se fait,
09:12il n'y a aucune condamnation
09:13au niveau y compris
09:14de l'Elysée. »
09:15« Il va demander
09:16l'organisation
09:16d'une manifestation.
09:18Il faut que ça devienne
09:19pour eux
09:19un événement national. »
09:21« C'est la raison
09:21pour laquelle
09:22le 4 avril prochain,
09:23nous appelons
09:23notamment un grand rassonnement
09:24devant la mairie
09:25de Saint-Denis
09:26et Pierre-Fils-sur-Seine. »
09:27« Donc cette interview
09:27politique sur France Inter
09:30va, mine de rien,
09:32continuer d'amplifier
09:33la polémique. »
09:36Cette affaire
09:36vire à l'obsession
09:37pour Radio France.
09:38Les deux principales
09:39antennes du groupe
09:40l'évoqueront
09:41à plus de 5 entreprises
09:42au cours
09:43de leurs différentes émissions
09:44en l'espace
09:45de seulement 4 jours.
09:46« Ce qui est certain,
09:47c'est qu'en quelques heures,
09:49ça devient
09:49la polémique du moment.
09:50Le critère du vrai
09:51est sacrifié.
09:52Le critère du vrai
09:53est laissé de côté
09:55dans ces polémiques
09:56comme dans tant d'autres. »
09:58Le critère du vrai,
10:00certaines chaînes
10:00de télévision
10:01l'ont également laissé
10:02sur le bas-côté
10:03et ont elles aussi
10:04largement alimenté
10:05la polémique.
10:06Lundi soir sur TMC,
10:08Quotidien s'en est donné
10:09à cœur joie
10:10en y consacrant
10:11deux séquences
10:11de l'émission.
10:12« La chaîne d'information
10:13CNews a-t-elle basculé
10:15ce week-end
10:15dans le racisme décomplexé ? »
10:17Jean-Michel Apathy
10:18que tout le monde connaît bien
10:19et Julien Belvert
10:21ont consacré, je crois,
10:22à eux deux
10:22près de 12 minutes
10:23sur le sujet.
10:25« Ce qui s'est dit
10:26sur le plateau de CNews
10:27a été entendu
10:28comme ça devait l'être
10:29des propos racistes. »
10:31De son côté,
10:32la chaîne France Info
10:33s'inscrit également
10:34dans cette séquence.
10:35La journaliste
10:36Sonia Chironi
10:37évoque à deux reprises
10:38en l'espace de deux jours
10:39les accusations
10:40visant CNews.
10:41« Un certain nombre
10:42de propos ont été tenus
10:44sur une chaîne
10:44de télévision
10:45comparant le candidat
10:47à des singes. »
10:48Le nouveau maire
10:49et la fille de Saint-Denis,
10:50Bali Bagayoko,
10:51a annoncé son intention
10:52de porter plainte
10:53après des propos polémiques
10:55assimilant l'édile
10:57à un chef de tribu
10:58et à un grand singe.
11:01Le dernier épisode
11:02de cette controverse
11:03se déroule le mardi 31 mars
11:05à l'Assemblée nationale.
11:07Lors de la séance
11:08des questions au gouvernement,
11:10plusieurs députés de gauche
11:11interpellent l'exécutif
11:12exclusivement sur cette affaire.
11:14Le ministre de l'Intérieur,
11:15Laurent Nunez,
11:16reprend alors
11:17les propos
11:17qu'il avait déjà tenus
11:18la veille sur RTL.
11:20« Les propos
11:20qui ont été tenus
11:21par certains éditorialistes,
11:24chroniqueurs
11:24de la chaîne CNews,
11:26ne nous ont pas échappés
11:27non plus.
11:27Ce sont des propos
11:28qui sont ignobles,
11:30inacceptables
11:30et je les ai dénoncés
11:32dès hier,
11:33dès hier matin
11:35sur RTL. »
11:35« J'ai trouvé
11:36ces attaques ignobles.
11:37Ignobles,
11:38voilà,
11:38nous sommes ici,
11:39nous sommes en France. »
11:40Le ministre de l'Intérieur,
11:41si on regarde bien
11:41la séquence,
11:42il est sans nuance.
11:43Il parle de propos ignobles.
11:46« Il n'y a pas de débat.
11:47Il qualifie,
11:49il juge
11:49et il condamne
11:50et donc il faut forcément
11:51qu'il y ait
11:51sanction derrière. »
11:53Et selon Laurent Nunez
11:55et le Premier ministre
11:55Sébastien Lecornu,
11:57des sanctions
11:57contre CNews
11:58seraient même
11:59à l'étude.
12:00« Alors évidemment,
12:01ces propos
12:01qui sont inacceptables
12:03peuvent relever,
12:04peuvent relever
12:04d'incrimination pénale. »
12:06maire de Saint-Denis,
12:07dès lors qu'il aura
12:07porté plainte,
12:08je demanderai
12:09au préfet de Seine-Saint-Denis
12:10de se constituer
12:11parti civil
12:11à ses côtés
12:12car une fois de plus,
12:14le racisme
12:14n'est pas une opinion.
12:17Mais mercredi
12:18à 8h47
12:19sur la chaîne
12:20France Info,
12:21début de rétro-pédalage
12:22de la part
12:22de Laurent Nunez
12:23qui nuance
12:24ses déclarations
12:25face à l'ampleur
12:26prise par la polémique.
12:27Est-ce que vous avez
12:28fini d'étudier
12:29la possibilité ?
12:30Est-ce que ce matin
12:30sur France Info,
12:31vous nous annoncez
12:31une décision ?
12:32Est-ce que vous vous engagez ?
12:33Non, on est toujours
12:34en train de regarder.
12:35Le plus important,
12:35c'était vraiment
12:35de condamner très fermement
12:37ces propos
12:38qui, encore une fois,
12:39sont ignobles,
12:40ces comparaisons
12:42qui ne sont pas faites
12:43directement,
12:44qui sont faites
12:45indirectement
12:45de manière allusive.
12:46Mais enfin voilà,
12:46ça nous paraissait
12:47moi, en tout cas,
12:47ça me paraissait assez clair,
12:48il fallait le condamner
12:49très fermement.
12:50De son côté,
12:50Bali Bagayoko
12:52multiplie les interventions
12:53médiatiques
12:53et appelle à la suppression
12:57que nous sommes obligés
12:57d'avoir une offre médiatique
12:59avec des chaînes racistes
13:01comme CNews et d'autres.
13:02Moi, je dis que non.
13:03Mais les suspendre,
13:04c'est parfaitement
13:05quelque chose
13:06qui est dans nos possibilités,
13:09y compris dans les possibilités
13:09de l'État en tant qu'elle.
13:11En quelques jours,
13:13cette séquence sera illustrée
13:14la rapidité
13:15avec laquelle une polémique
13:16visant à déstabiliser
13:17une chaîne
13:18peut émerger,
13:19se diffuser,
13:20puis évoluer
13:21dans l'espace public.
13:22À un an de l'élection
13:23présidentielle,
13:24ce type de controverse
13:25pourrait continuer
13:26à rythmer
13:27le débat médiatique
13:28et politique.
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