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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:04Bonjour Michel, ravi de vous retrouver pour notre heure d'échange hebdomadaire autour de l'actualité.
00:10Cette semaine, Michel a été marqué par l'annonce d'un cessez-le-feu de 15 jours entre les Etats
00:14-Unis et la République islamique d'Iran.
00:17Après plus de 40 jours de bombardement intensif, un accord fragile qui se négocie au Pakistan avec les deux parties
00:24alors que chacune annonce être vainqueur de cette séquence militaire qui a des répercussions majeures dans tout le Moyen-Orient.
00:31On va tenter de démêler le vrai du faux dans ce récit de la guerre.
00:35On se demandera aussi pourquoi l'ensemble des médias a tenté de nous faire peur sur le thème d'un
00:40conflit nucléaire imminent
00:42qui aurait pu démarrer après les propos « il est vrai » inquiétants de Donald Trump sur une civilisation qui
00:48pourrait disparaître.
00:49Il parlait de l'Iran. Qu'est-ce que cela recouvre pour vous sur le champ lexical et puis sur
00:54le sang littéral aussi ?
00:55Il y a aussi la séquence de sauvetage du pilote américain dont l'avion a été abattu au-dessus de
00:59l'Iran qui a attiré votre attention.
01:01Les moyens gigantesques déployés par l'armée américaine pour récupérer son soldat et ne surtout pas le laisser aux mains
01:07de l'ennemi.
01:09En France, on évoquera évidemment ce qui se passe autour des carburants, Michel, la flammée des prix de l'énergie.
01:13Et puis aussi la commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui a terminé ses travaux cette semaine.
01:18Le rapport rédigé par Charles à l'oncle va-t-il être enterré ou pas ?
01:22C'est tout l'enjeu après quatre mois d'audition des dirigeants et animateurs du service public
01:27alors qu'il s'agissait de savoir comment sont employés les 4 milliards d'euros d'argent public.
01:33Enjeu important.
01:35Et puis le point philo bien sûr, vous nous proposez l'apologie de Socrate par Platon.
01:40Il y a 2500 ans, Socrate inventait l'implication du philosophe dans la cité.
01:45Oui, il en est mort d'ailleurs, d'après ce que vous me dites, d'après un procès intenté par
01:50les démocrates d'alors.
01:51Qui sont-ils ceux d'aujourd'hui ?
01:53Et surtout, quelles leçons en tirer pour l'actualité que nous vivons ?
01:57Vous êtes prêts pour le début de l'émission ?
01:59On commence par ce cessez-le-feu fragile, 15 jours, annoncé par Donald Trump avec un certain nombre de points.
02:05Michel, qui concerne l'uranium iranien, le détroit d'Hormuz.
02:10L'Iran de son côté parle d'un autre plan en 10 points.
02:13On a du mal à démêler le vrai du faux.
02:16Et chacun y va de ses images de propagande et de ses arguments, évidemment.
02:19Mais est-ce qu'il y a un vrai gagnant ou est-ce qu'il n'y a que des
02:22perdants dans cette affaire pour vous, Michel Onfray ?
02:24Il y a des perdants. D'abord, le peuple iranien.
02:27Ensuite, le peuple d'Israël, qui sont des perdants.
02:32Je rappelle quand même qu'Iran, depuis des années, travaille à une bombe atomique et propose de rayer Israël de
02:38la carte.
02:38C'est-à-dire, propose d'en finir avec l'État d'Israël.
02:41Donc voilà des gens qui, depuis presque un demi-siècle, sont en train de travailler à l'éradication du seul
02:48État juif au monde.
02:49Et donc, il y a une façon un peu légère de la part de Trump de gérer le problème.
02:55Vous savez, vous doutiez de mon doute quand je vous disais qu'il n'avait pas fait grand-chose quand
02:58il avait fait ses bombardements,
02:59puisque nous n'avions que des images de synthèse.
03:01En gros, c'était des réalisateurs de cinéma.
03:03Sur la première vague des bombardements.
03:04Où il avait dit, il n'y a plus rien du tout, sur la question du nucléaire, c'est terminé,
03:07etc.
03:08Moi, je vous ai dit, je ne crois que ce que je vois.
03:10Comme je ne vois rien, je ne le crois pas.
03:12Ce discours de Trump.
03:13Et ce sont des images de propagande fabriquées par des gens très doués, en images de synthèse, en intelligence artificielle.
03:19Mais ces avions, ces bombes, la bombe qui tombe, et puis on la voit pénétrer, on la voit faire un
03:24souffle, etc.
03:25C'est de la 3D.
03:25Je n'y crois pas.
03:26Il nous dit, ça y est, il n'y a plus rien sur le terrain du nucléaire.
03:30On est tranquille.
03:31C'est faux.
03:32Il y a plus de 400 kilos d'uranium enrichis qui sont encore quelque part.
03:36Ça, c'est l'échec de Trump.
03:37C'est-à-dire, le premier échec, il dit, ça y est, c'est réglé.
03:39Ça fait partie des négociations au cours.
03:41Voilà, effectivement.
03:41Oui, ça fait partie des négociations, donc ce n'est pas négocié.
03:43Ça ne l'était pas à l'époque.
03:44Il ne fallait pas le croire.
03:45Donc, le danger pèse toujours sur Israël.
03:48Et puis, je me rappelle, hélas, cette phrase de Trump disant au peuple iranien qui descendait dans la rue,
03:53qui se faisait fusiller, fusiller, fusiller.
03:55Il y a eu plusieurs fois l'équivalent du 6 juin 1944.
03:58Je vous rappelle quand même.
03:58Il y a eu 20 000 morts sur les plages du débarquement.
04:01Là, on a parlé de 40 000, de 50 000 morts.
04:03Et Trump dit à ce courageux peuple iranien, allez-y, nous arrivons.
04:08Il a dit ça.
04:09Nous arrivons, on a dit, bon, évidemment, ces bateaux-là, le temps d'arriver, il leur faut un certain temps.
04:15Donc, on invite le peuple iranien à résister, c'est-à-dire à faire couler son sang.
04:20Et puis, il se passe quoi ? Il ne se passe rien.
04:22Il se passe que le peuple a été utilisé comme de la chair à canon, aussi bien par le pouvoir
04:27iranien que par Trump.
04:28Absolument.
04:29Et la répression reprend en inter...
04:31Et je vous assure que si Trump part un peu sur la pointe des pieds, parce que c'est tant
04:36qu'il en soit capable,
04:37mais c'est probablement comme ça que ça va se terminer, vous allez voir la répression en Iran.
04:41Ça a commencé.
04:41Vous allez voir la terrible répression.
04:43Les gens pendus au bout des grues dans la rue, les gens qui sont butés comme ça, simplement, froidement, parce
04:48que le regard a déplu ou ce genre de choses.
04:50C'est ça, le résultat de Trump.
04:52Donc, oui, il y a des gens qui ont perdu.
04:54Israël a perdu, enfin, le peuple d'Israël a perdu, et puis le peuple d'Iran a perdu également.
05:00Et puis, d'une certaine manière, le peuple américain qui a voté pour lui.
05:03Je rappelle que faire l'Amérique à nouveau grande, le fameux Maga, ça supposait la fin des guerres.
05:09Donc, il a fait cette guerre.
05:11Très bien.
05:11Je pense qu'il fallait la faire.
05:13Mais on pouvait expliquer qu'on allait la faire comme ceci, comme cela, avec un certain type d'objectif.
05:17Et puis, faire une espèce de liste en disant, voilà les objectifs, ceci est atteint, ceci est atteint.
05:21Une fois que c'est atteint, c'est terminé, la guerre est finie.
05:24Là, il s'est fait plaisir en jouant le chef de guerre.
05:26Ce n'est pas ce qu'il y a dans le cerveau de Trump, enfin.
05:28C'est beaucoup de chaos.
05:29Il dit une chose, il dit son contraire.
05:31À une époque, c'est Panama.
05:32Après, c'est le Canada.
05:33Ensuite, c'est le Groenland.
05:34Puis après, c'est le Venezuela.
05:35Maintenant, c'est l'Iran.
05:36Et puis, il dit, attendez, j'arrive pour Cuba.
05:38Il est fou, cet homme.
05:39On peut vraiment le dire.
05:40Ce n'est pas criminalisé.
05:42Vous pensez vraiment qu'il faut psychiatriser le président américain ?
05:44Moi, je ne pense pas.
05:45Oui, un type qui a la possibilité d'appuyer sur un bouton nucléaire.
05:48Il a une psyché, il a une intelligence, il a une culture, il a des névroses où il n'en
05:53a pas,
05:53il a des psychoses où il n'en a pas, il a des paranoïas où il n'en a pas.
05:56Et vous savez, jadis, s'il y avait des historiens...
05:58Vous ne trouvez pas une accusation facile, Michel ?
05:59Non, pas du tout.
06:00On a beaucoup entendu, il est fou, il est des membres.
06:03La réalité, elle ne nous le prouve pas forcément.
06:06Il est mégalomane.
06:07Ce n'est pas la même chose.
06:08Ça s'appelle aussi, la mégalomanie, c'est une maladie psychiatrique, c'est une maladie psychique.
06:12Vous savez, jadis, il y a des gens qui écrivaient des bouquins, un ou deux volumes,
06:14je me souviens, j'ai Bernard Pivot avoir découvert ses livres,
06:17« Ces malades qui nous gouvernent ».
06:18À l'époque, c'était les Brejnev, les Andropov,
06:21enfin tous les hiérarches du parti soviétique,
06:24dont on découvrait effectivement qu'ils étaient malades, qu'ils étaient dans un...
06:28C'est important, le corps d'un homme politique.
06:29C'est important, le corps d'un chef de l'État.
06:31On nous a caché pendant des mois l'État de Joe Biden,
06:34qui était le précédent président américain.
06:36Le cancer de François Mitterrand.
06:37La presse américaine n'en a pas parlé.
06:38Le cancer de François Mitterrand.
06:39Le deuxième septennat a eu un François Mitterrand,
06:43a montré un François Mitterrand incapable de gouverner.
06:45Il veut Pompidou aussi, si on...
06:46Mais bien sûr, mais il faudrait que les gens...
06:49Mais ils ont des bilans de santé réguliers, tous ces chefs d'État.
06:51Oui, avec des médecins qui sont à leur botte.
06:54Donc ce serait bien qu'on ait un médecin démocrate pour un républicain,
06:57et un médecin républicain pour un démocrate.
06:59Non, je pense qu'on a le droit de faire de l'histoire
07:01en faisant la psychologie des grands hommes.
07:03Ce n'est pas inintéressant de savoir quelle était la psychologie de César.
07:06César a quand même fait un million de morts.
07:07Je vous rappelle la guerre des Gaules.
07:08Mais vous avez été fou, César ?
07:09Non, je ne dis pas ça.
07:10Je dis qu'on a le droit de faire des diagnostics psychologiques
07:13sur les gens qui nous gouvernent,
07:14sans s'entendre dire, nous n'avons pas le droit de psychiatriser.
07:16Si, c'est grave.
07:17Non, je n'ai pas dit qu'on n'a pas le droit,
07:18je dis que c'est facile.
07:20Je ne crois pas.
07:21Moi, je crois que c'est facile de dire qu'ils sont intouchables,
07:23ce sont des machines intellectuelles,
07:25et ils n'ont pas d'affect, ils n'ont pas de passion.
07:27Si, il y a des affects, il y a des passions.
07:29Tout le monde le fait quand il s'agit d'Hitler.
07:30C'est quand même sidérant.
07:31Quand il s'agit d'Hitler, alors là, on a droit.
07:33On a des images, on explique ses tremblements,
07:35son Alzheimer, sa folie, sa paranoïa.
07:37Mais si ça marche pour lui, ça marche pour tout le monde,
07:39y compris pour les démocrates.
07:41C'est-à-dire que moi, je veux bien faire la psychopathologie
07:42du général de Gaulle aussi.
07:44Ce n'est pas simplement expliquer
07:45qu'il y a des psychopathologies
07:46qui sont quand même beaucoup plus intéressantes
07:48pour l'État que d'autres.
07:50Quand le général de Gaulle dit « je suis la France »,
07:52ça fait mille ans que je vous le dis,
07:53on se dit « bon, quelqu'un qui a un peu de mégalomanie ».
07:58Mais c'est une mégalomanie qui se pratique
08:02dans le sens de l'intérêt de la France.
08:03Pour la France, pas contre la France.
08:05Et donc, on a le droit de penser la psyché
08:09des gens qui nous gouvernent,
08:09parce qu'ils nous gouvernent justement,
08:11et que c'est notre destin.
08:13Quand vous êtes un chef d'État,
08:15vous n'êtes pas que le chef d'État.
08:16Vous savez, Kantorowicz avait écrit,
08:17on pourrait faire une minute philo avec Kantorowicz,
08:20mais il parlait des deux corps du roi.
08:21Et quand vous êtes roi
08:23et que vous êtes le détenteur de la souveraineté,
08:25vous avez aussi un deuxième corps
08:27qui est le corps qui a pour le coup des corps au pied
08:29ou qui peut avoir une angine
08:30et qui peut avoir des problèmes de prostate
08:32ou je ne sais quoi.
08:32Le général en avait des problèmes de prostate,
08:34il avait des problèmes avec ses yeux également.
08:37Et ça influence évidemment
08:39sur le comportement d'un chef de l'État.
08:41Qui plus est, quand on a affaire à quelqu'un
08:42dont la structure, la psyché,
08:44est quand même très mégalomane,
08:45très narcissique et très paranoïaque.
08:47Je parle de Trump.
08:49Et quand vous êtes au pouvoir,
08:50ça vous rend dingue.
08:51Vous savez ça ?
08:52Vous pouvez être assez équilibré,
08:54mais le jour où vous avez des postes de puissance comme ça,
08:56ça vous déséquilibre.
08:57Il faut être costaud pour pouvoir vivre dans un monde
09:00où vous n'avez que des gens qui vous mentent,
09:02que des gens qui vous trompent,
09:02que des gens qui vous trahissent,
09:03que des gens qui vous détestent,
09:05que des gens qui sont dans la cour.
09:06Monsieur le Président, comment allez-vous ?
09:07Vous avez été génial,
09:08vous y étiez formidable hier soir à la télévision, etc.
09:10Il y a peu de gens qui sont capables de dire
09:12un peu de distance, un peu de hauteur.
09:13Je sais à quoi ressemble la nature humaine.
09:15On a aussi eu cette grande peur de la guerre nucléaire
09:20qui a été agitée dans tous les sens cette semaine.
09:23Parce que c'est vrai que certains propos de Donald Trump
09:26dans la nuit qui disait
09:28une civilisation pourrait disparaître ce soir,
09:31c'était la nuit de son ultimatum.
09:32L'ultimatum a adressé à l'Iran
09:33parce qu'il voulait qu'il se cessait le feu
09:35et que les combats se terminent.
09:37Ça a évidemment inquiété tout le monde.
09:39Les meilleurs m'ont rajouté à grands coups
09:42de flash dans tous les sens.
09:44Est-ce que c'est une stratégie de la peur
09:47qui vous paraît disproportionnée ?
09:49Est-ce que c'est pour faire, encore une fois,
09:52dans quel but, en fait, tout ça ?
09:54Je pense que, là encore,
09:55vous avez des structures psychiques
09:57qui sont problématiques,
09:58mais vous avez des structures mentales
10:00et culturelles qui sont problématiques aussi.
10:02Il n'y a pas beaucoup de cultures.
10:03Quand on lui pose des questions
10:04sur sa lecture préférée, son livre préféré,
10:06c'est le livre qu'il a écrit.
10:08Oui, c'est de la Provoque.
10:10Non, ce n'est pas de la Provoque, je ne crois pas.
10:11Je ne pense pas qu'il en ait lu d'autres.
10:12Je ne suis même pas bien sûr qu'il ait lu.
10:14On ne peut pas le savoir.
10:16Si, parce que de temps en temps,
10:17vous aviez Obama, par exemple,
10:19tous les ans, il donne la liste des lectures
10:20qui ont été importantes pour lui.
10:22Il a découvert l'étranger d'Albert Camus un peu tard,
10:24mais on n'est pas tenu de dire ça à 15 ans.
10:27Et donc, si, vous avez des gens qui ont une culture
10:29et des gens qui n'en ont pas.
10:29Vous avez le général de Gaulle,
10:30quand il vous fait une conférence de presse
10:32et qu'il s'agit d'Israël...
10:33Vous parlez d'un temps que les moins de 20 ans
10:34Oui, mais on peut au minimum exiger ça,
10:36quand même, de la part d'un chef de l'État.
10:38C'est-à-dire de savoir ce qu'est sa civilisation,
10:40la civilisation qu'il est censée défendre.
10:43Qu'est-ce que ça veut dire ?
10:44J'iradie qu'une civilisation avec une bombe atomique,
10:47disent d'autres.
10:47Enfin, c'est n'importe quoi.
10:48Non, la Maison-Blanche a tout de suite démenti
10:50l'histoire de la bombe nucléaire.
10:52D'accord, mais tout le monde en joue,
10:54de la bombe atomique, y compris...
10:56L'Iran en premier, oui.
10:57Y compris Poutine.
10:59Je veux dire, Poutine a dit,
11:00attendez, je suis capable de ça.
11:01Mais il faut savoir qu'il y a beaucoup de bluffs.
11:04Il entre beaucoup de bluffs dans cette aventure.
11:06Ce que je voulais dire sur cette inculture de Trump,
11:11c'est qu'il n'a pas l'air de savoir
11:12que derrière l'Iran, il y a la Russie
11:14et qu'il y a aussi la Chine.
11:16Il pense de manière un peu simple.
11:18Vous pensez qu'il ne le sait pas ?
11:20Que c'est certain que je ne le dise pas ?
11:21Il est capable de l'oublier
11:22quand il a un micro devant lui
11:23et 50 caméras
11:24et qu'il est en train de fanfaronner.
11:26C'est-à-dire que quand on attaque un pays,
11:28on attaque les amis de ce pays.
11:30Et si on veut attaquer,
11:31alors on sait ce qu'il faut faire en amont.
11:32Et ça se prépare, une guerre.
11:34Et ça se prépare en disant,
11:35et alors, quelles sont les réponses possibles de Poutine ?
11:37Quelles sont les réponses possibles de la Chine ?
11:39Et quelles sont les conséquences possibles ?
11:41Et puis ensuite, on n'enlève pas une civilisation comme ça
11:43d'un trait de plume en disant,
11:45demain soir, à 22h,
11:47il n'y a plus de civilisation iranienne d'abord.
11:49C'est une civilisation perse.
11:50Elle a 5 000 ans.
11:51Et quand les mollas disparaîtront,
11:53car ils disparaîtront,
11:54le général De Gaulle disait la même chose avec les soviétiques.
11:56Il disait la Russie.
11:57Et il disait la Russie soviétique,
11:59mais pour lui, c'était d'abord la Russie.
12:00Et puis il disait,
12:01la Russie absorbera le communisme
12:02comme le buvin absorbe l'ancre.
12:04Et un jour, il y aura effectivement un Iran sans mollas.
12:07Il y avait la possibilité de travailler à ce projet-là.
12:10Ça n'a pas été son projet.
12:11Donc là, il se passe quoi ?
12:12Il y a eu une guerre partout.
12:13Les généralisés dans toute cette partie du globe.
12:16Il y a un danger considérable pour Israël.
12:18Il y a un danger considérable pour le peuple iranien.
12:22Et il est en train de dire,
12:23on va voir.
12:24On fait une petite pause.
12:26Et puis on va voir.
12:27Qu'est-ce qui va se passer pendant la pause ?
12:28Tout le monde se réorganise.
12:29Et ce n'est pas simplement,
12:30on est en train de négocier la paix.
12:32Ils sont en train de renégocier
12:33la continuation de la guerre autrement et différemment.
12:36Donc je trouve que ce personnage est dangereux pour la planète.
12:39Et il sera bientôt dangereux pour Cuba aussi.
12:41Alors, on est sur CNews et sur Europe 1
12:44d'en face à Michel Onfray.
12:45Un tout petit mot du sauvetage du pilote
12:46qui a eu lieu pendant le week-end pascal.
12:48Michel, ce pilote américain
12:50dont l'avion avait été abattu au-dessus de l'Iran
12:52par des missiles iraniens.
12:55Il y a eu une véritable armada
12:57qui s'est déployée pour pouvoir le récupérer.
12:59Mission accomplie d'ailleurs.
13:01Il est revenu sur le sol américain.
13:02On va juste écouter Donald Trump
13:03dans cette conférence de presse.
13:09Lorsqu'un pilote et son avion sont abattus,
13:11il est difficile d'aller le chercher et d'intervenir.
13:13Un crash d'avion, c'est très difficile.
13:16Parfois, on peut perdre 200 soldats
13:18pour en récupérer un.
13:19Mais ce que nous avons fait hier,
13:21nous avons récupéré deux pilotes.
13:23Le premier en silence.
13:25Pendant une journée entière, rien n'a été dit.
13:27Ces pilotes étaient courageux.
13:29Je veux juste dire que nous avons l'armée
13:31la plus puissante au monde.
13:32L'armée la plus puissante au monde
13:34qui va récupérer ses soldats
13:37quand ils sont sur le terrain.
13:38Quelle image !
13:39Alors, on le dit pour nos auditeurs,
13:41c'était le week-end de Pâques,
13:42il y a Mélania à sa droite
13:43et à côté un lapin de Pâques.
13:45Voilà.
13:46C'est formidable.
13:47On imagine le général de Gaulle
13:49avec Tante Yvonne et un schtroumpf.
13:51Parlons du fond du message.
13:52Non, le fond c'est la forme,
13:53la forme c'est le fond
13:54et on ne fait pas ça.
13:56Quand on prend la parole
13:57alors qu'on est en guerre,
13:58qu'on est en train de détruire des gens,
13:59qu'on décide des populations,
14:01qu'on est en train de décider
14:02de l'avenir des peuples,
14:03de l'avenir de certains pays,
14:05on dit non,
14:06pas des éléphants,
14:07pas des éléphants,
14:09mais des lapins.
14:10Comme ça, ça va.
14:11Enfin, ça c'est une parenthèse
14:12juste pour dire que...
14:13Oui, parce que du coup
14:13on ne parle pas de ce qu'il dit.
14:16Il dit on a l'armée
14:17la plus puissante au monde
14:18et on se bat pour récupérer
14:19nos soldats quand ils sont au sol.
14:20Bon, alors ça c'était
14:21pour la lecture de l'image
14:24et la lecture du contenu.
14:25Moi, j'ai beaucoup d'admiration
14:28pour les commandos.
14:29Vous avez des gens
14:30qui sont extraordinaires,
14:31qui font des performances
14:32d'athlètes olympiques.
14:33Vous avez des pentathloniens
14:35qui sont capables de briller
14:36dans une dizaine de disciplines.
14:39Eux, ils sont incroyables.
14:40Et puis en plus de ça,
14:41quand ils font ce qu'ils font,
14:42ils le font sous des balles réelles,
14:43c'est-à-dire qu'ils mettent
14:44leur peau en jeu.
14:45Donc bravo à tous les commandos
14:47et bravo aux commandos américains,
14:49bravo aux commandos français
14:49que nous avons.
14:50Je crois que c'est la même équipe
14:51des SEALS qui avait participé
14:53à la capture de Ben Laden.
14:55Et moi je crois à ça.
14:56C'est-à-dire, je ne crois pas
14:57à la suprématie des avions
14:59qui arrivent et qui disent
14:59on détruit tout
15:01et puis après on regarde
15:01ce qui reste
15:02et on n'a pas tout détruit,
15:03on recommence,
15:04puis après on va refaire
15:05un troisième passage
15:06et puis voilà.
15:06Ça c'est la suprématie technologique,
15:11des gens avec des drones
15:11qui coûtent 30 000 euros,
15:13ça ne sert à rien
15:13de faire un deuxième porte-avions.
15:15Ce n'est pas du tout
15:16comme ça qu'il faut penser les choses.
15:18Donc là on a un personnage
15:20qui nous dit
15:20on a des commandos,
15:21on a la plus grande armée du monde.
15:23Oui bon d'accord,
15:24mais c'est quand même
15:25si on en croit la version
15:26des Etats-Unis,
15:27il y a des avions
15:27qui n'arrivent pas à redécoller.
15:28On est obligé de mettre le feu.
15:29Étonnant quand même,
15:30ça redécolle un avion
15:31quand ça atterrit.
15:32Pas qu'on s'est ensamlé.
15:33Oui d'accord,
15:34mais je veux bien
15:35que ce soit l'argument donné
15:37par...
15:41de déposer des avions
15:42qu'ils peuvent repartir.
15:43J'étais pas sur place personnellement.
15:45Non, je fais fonctionner
15:46mon intelligence
15:46sur les images
15:47qui nous sont données
15:47et sur les commentaires
15:49qui nous sont donnés
15:49et quand vous transformez
15:51un échec en réussite,
15:52vous n'allez pas dire
15:53effectivement que
15:54vous ne pouviez pas
15:56redécoller
15:56parce que vous aviez fait
15:57une erreur technique
15:57sur ce sujet-là, etc.
15:58Là je ferme la parenthèse.
16:01Mais c'est ce genre de travail
16:03qu'il faut faire désormais.
16:04C'est la guérilla.
16:04C'est-à-dire dans la guerre,
16:06c'est la guérilla
16:06qui produit ses effets.
16:07Parce qu'en face
16:07vous avez aussi
16:08la même guérilla
16:09et vous ne pouvez pas
16:10opposer des sous-marins nucléaires
16:12à des gens
16:13qui envoient
16:14qui d'un seul coup
16:15ouvrent
16:18un camion
16:18et puis la bâche
16:19d'un camion
16:19et puis d'un seul coup
16:20il part des drones
16:21et puis le camion s'en va
16:22et puis on ne sait plus
16:23où est le camion, etc.
16:24C'est cette guerre-là
16:25qui arrive aujourd'hui
16:26et qui fait la loi
16:27et la seule réponse possible
16:29c'est une guérilla d'État
16:31je dirais pour le coup.
16:31C'est presque un oxymore,
16:32une contradiction
16:33mais avec des commandos
16:34donc les commandos
16:35ont fait un travail
16:35effectivement formidable.
16:36Il y a aussi
16:37et ça c'est une bonne nouvelle
16:38et on l'apprend
16:38parce qu'il n'y en avait pas
16:39beaucoup cette semaine
16:40mon cher Michel
16:41le retour en France
16:42de Jacques Paris
16:43et Cécile Collère
16:44qui étaient nos ex-otages français
16:46détenus pendant 3 ans et demi
16:48en Iran
16:49dans la terrible présence d'Evine
16:50ils en avaient été sortis
16:51au mois de novembre dernier
16:52puis ils étaient restés bloqués
16:53à l'ambassade de France
16:54parce qu'on empêchait
16:56leur retour en France
16:57ça y est
16:57ils sont arrivés
16:59cette semaine en France
17:01de retour auprès de leurs proches
17:02notamment
17:03ils étaient accusés
17:04d'espionnage
17:05par les Iraniens
17:06pour le compte d'Israël
17:07on va écouter les mots
17:08qu'ils ont prononcés
17:09qui je trouve
17:09étaient très forts
17:10et très dignes
17:11lorsqu'ils étaient à l'Elysée
17:13Nous avons vécu
17:14l'horreur quotidienne
17:16nous avons vécu
17:17l'arbitraire
17:18permanent
17:19voilà
17:20donc nous mesurons
17:21à quel point
17:21nous avons
17:22nous l'avons
17:23entre guillemets
17:24échappé belle
17:25puisque ça aurait pu être
17:25encore bien pire
17:26que ce que nous avons vécu
17:28bien plus long
17:28donc nous voulons remercier
17:30toutes les personnes
17:31qui se sont mobilisées
17:32et enfin je tiens à dire
17:33à quel point
17:34nous avons été accueillis
17:35chaleureusement
17:36à l'ambassade de France
17:36pendant 5 mois
17:37à quel point
17:38la présence des personnels
17:39auprès de nous
17:40a été réconfortante
17:41nous a permis de sortir
17:42de cette épreuve
17:43la tête haute
17:44le message que j'ai envie
17:45de transmettre
17:46est un message d'espoir
17:48parce que nous avons
17:49gardé espoir jusqu'au bout
17:50et aujourd'hui
17:51nous sommes là
17:51pour vous parler
17:52nous étions des otages
17:54des otages d'Etat
17:55nous avons été
17:57traités dans des conditions
17:59extrêmement difficiles
18:00on peut même dire
18:01que nos conditions
18:02de détention
18:03étaient inhumaines
18:04si vous voulez retenir
18:06quelque chose
18:07dites que vous
18:08nous étions à la prison
18:09d'Evin
18:10qui est le centre
18:11de répression
18:12principale
18:13en Iran
18:14mais dans la prison
18:16d'Evin
18:16nous étions
18:17enfermés
18:18pendant 3 ans et demi
18:19au centre d'interrogatoire
18:21où le régime
18:22est beaucoup plus compliqué
18:23beaucoup plus difficile
18:25où vous n'avez aucun droit
18:27Jacques Paris
18:28a terminé
18:28cette intervention
18:29en disant
18:29vive la vie
18:30ça évidemment
18:31je suis très frappée
18:33par la lucidité
18:35et la hauteur de vue
18:36de ces deux ex-otages
18:37c'est admirable
18:39leur vitalité
18:39malgré tout
18:403 ans et demi
18:41presque 4 ans
18:42sans pouvoir lire
18:43et écrire
18:44c'est à dire que
18:45d'abord vous avez des états
18:46qui prennent des otages
18:46et puis des états
18:47qui n'en prennent pas
18:48je rappelle que l'Algérie
18:49prend des otages
18:50nous avons un otage français
18:51nous avons une chère Boilem
18:52qui a été pris aussi
18:53en otage
18:54et évidemment
18:55le prétexte est toujours
18:56de dire
18:56vous faisiez des photos
18:57d'un bâtiment
18:57parce que vous faites du tourisme
18:59et que vous faisiez des photos
19:00donc vous travaillez pour la CIA
19:01c'est le Mossad
19:02qui est derrière vous
19:02allez hop prison
19:03pas de procès
19:04rien du tout
19:05et que fait l'Etat
19:06vous avez vu la différence
19:07de traitement
19:08entre les Etats-Unis
19:09où on dit
19:09mais on va mettre
19:10une armada terrible
19:11pour retrouver un pilote
19:12parce qu'on pourrait dire
19:13bon ben là
19:14il s'est éjecté
19:15et puis on ne donne plus
19:16de nouvelles
19:16on ne fait rien
19:17et puis voilà
19:18c'est réglé
19:18pas du tout
19:19et les Israéliens
19:20font exactement la même chose
19:21ils sont capables
19:22d'aller chercher
19:22un soldat
19:23qui a été tué
19:24et qui a été enterré
19:24dans les phases de combat
19:25là on parle d'otages
19:27les américains
19:27ne négocient pas
19:29comme les anglo-saxons
19:30et comme les britanniques
19:31qui ne négocient pas
19:32avec les preuves
19:33donc ils ont des otages
19:34aussi
19:35oui d'accord
19:36moi je parle de la France
19:37on ne saura pas
19:37de toute façon
19:38pourquoi ils sont libérés
19:40comment ont été libérés
19:41pourquoi est-ce cette date
19:43et pourquoi
19:44et la contrepartie
19:45s'il y a eu de l'argent
19:46s'il y a eu
19:47des engagements diplomatiques
19:48de la part du président
19:49de la République
19:50sur cette guerre
19:50des incitations
19:52à dire
19:52vous allez dire ceci
19:53vous allez faire cela
19:53oui bien sûr
19:54donnez-moi les autres
19:55on ne saura pas
19:55on ne saura rien
19:56mais c'est une évidence
19:57quand on a deux
19:58ex-otages bloqués en Iran
19:59évidemment qu'on fait attention
20:00à ce qu'on dit
20:01mais la stratégie
20:01c'est vous prenez en otage
20:03un homme
20:03vous prenez en otage
20:04le pays entier
20:04c'est comme ça
20:05que ça devrait fonctionner
20:06je ne suis pas chef d'état
20:07mais il se passe quoi
20:08là avec la France
20:09vous prenez un
20:10vous pouvez en prendre
20:10un deuxième
20:11vous pouvez en prendre
20:11un troisième
20:12vous prenez-en autant
20:13que vous voudrez
20:14donc il y aurait
20:15une réflexion à mener
20:16sur ce qu'on doit faire
20:18avec un état
20:18quand un état
20:19se comporte comme ça
20:20c'est-à-dire un état voyou
20:22une démocratie
20:22ou une démocratie
20:23qui essaie de
20:24est-ce qu'on négocie
20:24ou pas
20:24c'est ça la question
20:25ah oui
20:26la réponse est non
20:27la réponse est
20:28on est heureux
20:28qu'il soit rentré
20:29on est heureux
20:29qu'il soit rentré
20:30bien sûr
20:30mais si votre réputation
20:33consiste à dire
20:33c'est de façon
20:34quand on arrête quelqu'un
20:35dans un désert malien
20:36qu'on le prend
20:36on sait combien
20:37on va récupérer
20:38on a 300 000 euros
20:39je ne sais quoi
20:39c'est le prix
20:40on sait
20:40sur le marché de l'otage
20:42ça fonctionne comme ça
20:42évidemment qu'on va nous
20:43prendre des otages
20:44et aucun français
20:45ne sera en sécurité
20:46à l'étranger
20:47tant qu'il sera susceptible
20:48d'être pris
20:48comme une monnaie d'échange
20:49une monnaie d'échange
20:50financière
20:51ou une monnaie d'échange
20:52diplomatique
20:52de politique
20:55donc je suis très heureux
20:56que ces deux personnes
20:57soient rentrées
20:58mais la deuxième chose
21:00c'est comment peut-on
21:01vouloir leur faire du mal
21:02en prison
21:03on pourrait dire
21:04bon vous êtes en prison
21:05et puis vous allez
21:06manger correctement
21:07si vous avez envie de lire
21:08vous voulez donner
21:08si vous voulez du papier
21:09crayon
21:10c'est la torture
21:12c'est la torture sans cesse
21:13c'est à dire pendant 3 ans et demi
21:16on vient vous chercher
21:17on vous met une arme sur la tête
21:18vous ne savez pas
21:19si vous allez mourir ou pas
21:20et 3 ans et demi
21:21à ne rien faire
21:22c'est à dire être devant vous-même
21:24devant votre douleur
21:24devant votre souffrance
21:26vous pourriez dire
21:27bon bah vous êtes une monnaie d'échange
21:28et puis vous êtes là
21:29mais en même temps
21:30si vous voulez relire Hugo
21:32ou Proust
21:32ou je ne sais quoi
21:34on va faire ça
21:34non il faut torturer
21:35c'est à dire il y a la politique
21:37de l'otage
21:37et la politique de la torture
21:38en même temps un état qui dit
21:39bon bah on attendra
21:41on va voir
21:41et vous nous posez leurs conditions
21:42puis là éventuellement
21:43dites donc la France
21:44là on a peut-être
21:44une petite monnaie d'échange
21:45si on vous rend vos otages
21:47peut-être que ce serait bien
21:48que vous puissiez faire ceci
21:49ou faire cela
21:49ou ne pas faire ceci
21:50ou ne pas faire cela
21:50c'est à dire par exemple
21:51laisser votre porte-avions
21:54en plein milieu du détrodomaine
21:55et surtout ne pas bouger
21:56et surtout ne rien faire
21:57et surtout dire au Président Trump
21:59quand il demandera une aide
22:01et bien lui refuser
22:03donc si vous refusez
22:04le survol de la France
22:07peut-être qu'on peut vous dire
22:08ah tiens on peut peut-être
22:09vous libérer des otages
22:10il y a beaucoup de peut-être
22:11ça vous avez raison
22:12il y a beaucoup de peut-être
22:12mais il y a juste l'idée
22:13que nous ne sommes pas souverains
22:15quand nous nous comportons comme ça
22:16c'est à dire nous sommes
22:17pièces et poignées
22:18et nous sommes pièces et poignées
22:21merci
22:21on fait une petite pause
22:22on se retrouve dans un instant
22:23on va parler de l'impact en France
22:24de toute cette crise au Moyen-Orient
22:26impact très concret pour les Français
22:28crise de l'énergie
22:29crise pour les pêcheurs
22:31pour les agriculteurs
22:32on va entendre un témoignage très fort
22:33d'un pêcheur
22:34qui est un d'eux
22:36que vous connaissez
22:37à tout de suite
22:37dans Face à Michel Onfray
22:38on se retrouve pour la seconde partie
22:40de Face à Michel Onfray
22:41sur CNews et sur Europe 1
22:42Michel on a parlé du volet international
22:44il y a un volet très national
22:45dans cette crise au Moyen-Orient
22:47avec la crise énergétique
22:48qui est bien là
22:49les prix des carburants à la pompe
22:51peinent à redescendre
22:52alors que le prix du pétrole
22:54lui est à la baisse
22:55on va écouter quelques réactions
22:57de Français
22:57puis on écoutera un pêcheur
22:58qui est l'un de vos amis
22:59qui dit qu'ils ne peuvent
23:00absolument plus travailler
23:01d'abord les Français
23:04donc là on fait de l'appoint
23:05on ne met quasiment plus le plein
23:09et j'espère que ça va baisser
23:10dans les prochains jours
23:11avec l'annonce de Donald Trump
23:13j'espère que ça va baisser
23:15et que tout retrouvera dans l'ordre
23:19de toute façon
23:19ce n'est jamais suffisant
23:20on sait bien
23:21mais on attend déjà que ça baisse
23:22on n'est pas sûr que ça baisse
23:23si rapidement
23:24on sait que c'est monté très rapidement
23:25et on n'est pas sûr que ça baisse
23:27aussi rapidement
23:28oh ben ça serait merveilleux
23:30c'est indécent ce que je dis
23:32parce que ça serait merveilleux
23:35vous vous rendez compte
23:36vous dites combien ?
23:385 à 10 centimes
23:395 à 10 centimes
23:40c'est pas grand chose
23:41ils sont assez lucides
23:42les Français Michel
23:43ils savent que ça monte très très vite
23:45mais ça met beaucoup de temps
23:46à redescendre les prix
23:47c'est un grand classique
23:48c'est essentiellement un impôt
23:49et comme nous sommes les rois des impôts
23:51donc on voit bien que
23:52le gouvernement ne va pas se priver
23:54de ce genre d'impôt
23:55puisque de toute façon
23:56les Français sont pris à la gorge
23:57si vous héritez
23:58si vous achetez une maison
23:59si vous vendez une maison
24:00si vous allez faire votre plein
24:02vous êtes taxé
24:02si vous allez faire vos courses
24:03vous êtes taxé
24:04si vous allez prendre un café
24:05au comptoir
24:06et que vous achetez un journal
24:07vous êtes taxé
24:07vous êtes taxé tout le temps
24:08en permanence
24:09donc un gouvernement
24:10qui dirait
24:11mais les taxes
24:12elles sont faites
24:12parce que l'impôt est nécessaire
24:14mais pour des dépenses
24:15qui sont fondées
24:16là on voit bien
24:16que les dépenses
24:17ne sont pas fondées
24:18et les Français
24:18voient bien que de toute façon
24:19c'est un prétexte
24:20voilà pourquoi d'ailleurs
24:22cette guerre
24:22quand le président Macron
24:24disait ça n'est pas la nôtre
24:24bien sûr que si
24:25c'est la nôtre
24:25tant que les prix du pétrole
24:28sont en relation
24:29avec ce qui se passe
24:30dans le golfe Persique
24:31et que ça se passe
24:32dans le moindre village
24:33où vous avez une pompe à essence
24:34la répercussion
24:35et bien c'est une répercussion française
24:37c'est une guerre
24:38que la France doit mener
24:39justement pour sauver
24:41les petites gens
24:42on va écouter votre ami
24:43Fabrice Duprat
24:44qui est pêcheur
24:45dans le sud de la France
24:46lui qui vous a envoyé
24:47une petite vidéo
24:48pour dire
24:48nous on ne peut même plus
24:50sortir les bateaux
24:51écoutez-le
24:53tout est stoppé
24:56on est rendu
24:56on ne peut plus
24:57on ne peut plus travailler
24:58c'est fini
24:59on ne peut plus aller à la mer
25:00on est une des plus grosses
25:01crier de Méditerranée
25:02et on va être arrêté
25:04voilà l'impact du gasoil
25:05vous voulez une explication
25:06l'explication elle est simple
25:07on avait un gasoil
25:08il y a 4 semaines
25:09qui était à 68 centimes
25:11du litre
25:13et jusqu'à là
25:14on était viable
25:14à entre 20 et 25%
25:15de notre chiffre
25:16donc c'était viable
25:17le chalutier
25:18pour qu'il reste
25:20encore rentable
25:21il faut
25:22que le gasoil
25:23ne dépasse pas
25:2475 voire 80 centimes
25:25à partir de 80 centimes
25:26on est plus rentable
25:27donc on est à 68 centimes
25:28il y a 4 semaines
25:29maintenant on est rendu
25:31à 1,24 euros
25:32donc ça veut dire
25:33que le produit
25:36gasoil
25:37dans nos comptes
25:38maintenant ça prend
25:3960% du chiffre
25:40donc nos marins
25:41mais c'est simple
25:42ça c'est un papier
25:43direct sur le salaire
25:44les marins
25:45ils ont perdu
25:46entre 800 et 1000 euros
25:48dans le mois
25:49voilà
25:50donc on est stoppés
25:51voilà
25:51on peut plus
25:52on fait des réunions là
25:53c'est tout
25:53on a fini
25:54on a fini
25:55malheureusement
25:56on se fait entendre
25:57voilà
25:58l'Europe
25:59ils doivent nous donner
25:5920 centimes
26:00ils doivent nous donner
26:0130 centimes
26:02mais le flux
26:03ne s'arrête pas
26:03le prix ne s'arrête pas
26:04de monter
26:04donc même si
26:05vous vous posez
26:06des propositions
26:06il faudrait que les propositions
26:08elles évoluent au jour le jour
26:09on n'a rien de concret
26:10voilà on n'a rien de concret
26:12dit votre ami pêcheur
26:14là c'est l'impact
26:15plein fouet là
26:16c'est des propositions
26:17qui sont balayées
26:18mais complètement
26:18vous avez vu
26:19la crier
26:19elle est vide
26:20elle ne travaille plus
26:20elle ne travaille pas
26:21c'est à l'arrêt
26:21ces gens ont une incroyable dignité
26:23d'abord ils travaillent
26:2415 heures par jour
26:25ils prennent des risques
26:26parfois quand la mer est mauvaise
26:28ils s'en vont pêcher
26:29la pêche est plus ou moins bonne
26:30après ça on leur dit
26:31vous avez le droit de pêcher ceci
26:32de ne pas pêcher cela
26:32ça il faut le pêcher
26:33dans ces conditions là
26:34etc
26:34il y a des conditions drastiques
26:36et puis quand ils essaient
26:38de vendre leur pêche
26:38on leur dit
26:39maintenant il va falloir
26:41vendre ça
26:41soit à un prix impossible
26:42et les gens ne peuvent pas acheter
26:44donc voilà
26:45soit brader complètement
26:46ce qu'ils font
26:47mais ce n'est pas possible
26:47c'est à dire travailler à perte
26:48donc ils ne vont pas travailler
26:50ils ont de la dignité ces gens là
26:51ils ne veulent pas des chèques
26:52ils ne veulent pas qu'on leur fasse l'aumône
26:53ils ne veulent pas tendre la sébille
26:55en disant
26:56on vous a donné un petit chèque ceci
26:57un petit chèque cela
26:57ils sont comme les paysans
26:58comme les agriculteurs
26:59ce sont des gens qui ont encore
27:00le sens du travail bien fait
27:01de la dignité
27:02qui ont le sens de l'honneur
27:03et qui veulent pouvoir travailler
27:05là je lui ai dit
27:07écoute fais moi une vidéo
27:08parce qu'on se téléphonait
27:09il me racontait toutes ces choses là
27:10je lui ai dit
27:10je vais demander à Laurent
27:11si on ne peut pas en parler
27:13parce qu'on me dit
27:14ben oui parce qu'on ne nous entend pas
27:15on est en train de crever
27:16c'est la profession
27:16qui est en train de crever
27:18alors que c'est une profession
27:20de gens courageux
27:21et puis la pêche
27:22c'est la gastronomie
27:23c'est aussi l'identité française
27:24on a des poissons formidables
27:26on a la possibilité
27:27de faire des cuisines formidables
27:28avec des vrais poissons frais
27:29pas des poissons qui ont été
27:30pêchés à l'autre bout du monde
27:31et congelés
27:32et qui ont fait le tour du monde
27:33avec des produits toxiques
27:35avec toute une chimie
27:36pour les conserver
27:36donc c'est une partie de la France
27:39de l'identité française
27:40et merci d'avoir trouvé le temps
27:41oui oui
27:42c'était important pour nous
27:43de montrer
27:45que toutes ces professions là
27:47agriculteurs
27:47comme vous disiez
27:48c'est les petites gens
27:48oui
27:49ajoutez les chauffeurs de taxi
27:50ajoutez même le boulanger
27:52qui lui dit
27:52mais moi quand je fais mon pain
27:53aujourd'hui
27:54le prix de l'électricité
27:55a augmenté
27:56comment est-ce que je fais
27:57donc j'augmente ma baguette
27:58les gens vont pas être contents
27:59ou alors je l'augmente pas
28:00c'est à dire que
28:01mon chiffre d'affaires
28:03ça va pas être le même
28:04et puis moi je me paye plus
28:05voire je ne travaille pas
28:06enfin je travaille pour la peau
28:09donc c'est tout ça
28:10qui est en jeu
28:10et c'est ça que les gens
28:11attendent en matière de politique
28:13quand ils veulent faire
28:15un choix politique
28:15des gens qui disent
28:16bon concrètement
28:17on a bien vu
28:17où sont les souffrances
28:18où sont les misères
28:19où est le travail
28:20les gens qui travaillent
28:20qui ne sont pas des assistés
28:21oui justement
28:22parce qu'après il y a ce côté
28:23on est drogué aux aides de l'état
28:25aussi
28:25mais là c'est pas ce qu'ils demandent
28:27eux ils demandent juste
28:27voilà un petit coup de pouce
28:29puis que les charges sur le travail
28:30sont tellement écrasantes
28:31dans notre pays
28:32que c'est très difficile
28:33de vivre de son métier
28:34mais c'est humiliant
28:34un bateau à quai
28:35c'est humiliant un bateau à quai
28:37et quand vous n'êtes pas trop pêcheur
28:38il y a d'abord le fait
28:38que votre bateau
28:40vous ne l'avez pas acheté
28:41comme ça en disant
28:41j'ai acheté
28:41j'ai fait un chèque
28:42il m'appartient
28:42vous le remboursez toute votre vie
28:43et si vous le remboursez
28:45toute votre vie
28:46il va falloir que vous ayez l'argent
28:47qui vous permettra de le rembourser
28:49et la banque elle va vous dire
28:50bah ce mois-ci
28:51vous me devez tant pour votre bateau
28:52et là vous dites
28:52bah oui mais ce mois-ci
28:54je ne peux pas sortir
28:54parce que le carburant
28:55ne me permet pas
28:56de vendre le produit de mon travail
28:57donc je ne travaille pas
28:58ce sont des gens
28:59il y a des gens qui sont très heureux
29:00d'être au chômage
29:01de ne pas bosser
29:01d'être assisté
29:02il y a des gens qui sont humiliés
29:03de ne pas pouvoir travailler
29:05parce que leur dignité
29:06c'est leur travail
29:07et ils font un travail bien fait
29:08et puis cet ami
29:09il fait des plateaux
29:10de fruits de mer formidables
29:10on va écouter maintenant
29:11Alexandre Jardin
29:12parce que lui il constate
29:13évidemment la hausse
29:14des prix de l'énergie
29:14on parle de carburant
29:16l'électricité
29:17le gaz va exploser aussi
29:19les factures vont prendre
29:2015% dans les prochains mois
29:21et alors là lui
29:22il s'aperçoit que les ZFE
29:23les fameuses ZODAFM émissions
29:25qui empêchaient les véhicules
29:26les plus polluants
29:27donc des plus modestes
29:28de rentrer dans les centres
29:29on va revenir à l'ordre du jour
29:30à l'Assemblée Nationale
29:32on écoute le petit coup de gueule
29:33qu'il a poussé
29:33cette semaine dans Punchline
29:36le mouvement des gueux
29:37va se battre
29:38jusqu'à ce qu'on arrête
29:41la PPE 3
29:41la loi sur la programmation
29:43d'énergie
29:43si on veut électrifier
29:45notre économie
29:47notre société
29:47il faut qu'on baisse
29:48les prix
29:50or cette PPE 3
29:51elle continue
29:52à faire augmenter
29:54la facture d'électricité
29:55je veux dire
29:55ces gens sont
29:56totalement incohérents
29:58donc il faut qu'on arrive
29:59à dégager
30:00des grosses masses d'argent
30:01pour donner une lisibilité
30:02les milieux populaires
30:03sont en train de nous écouter
30:04ils savent très bien
30:05que c'est pas vivable
30:06et puis alors
30:07là les ZFE
30:08ah oui
30:09dans ce contexte là
30:11qu'il y ait des illuminés
30:12qui se soient dit
30:13tiens les classes populaires
30:15manquaient de problèmes
30:16on va remettre le sujet
30:18on va essayer
30:18de les virer des villes
30:20en créant
30:21en plus ça a été immonde
30:22ce qui s'est passé
30:23parce que
30:24l'amendement
30:25que le gouvernement
30:26va essayer de faire passer
30:27le mardi prochain
30:27il est immonde
30:29il s'est présenté
30:30comme une liberté
30:32laissée aux communes
30:34mais
30:34la liberté
30:36de la ségrégation
30:37je vois
30:38pour tout le monde
30:40une liberté
30:40c'est pas une punition
30:42alors il se bat aussi
30:43sur le prix de l'énergie
30:44vous soutenez ce combat
30:46oui oui bien sûr
30:47bien sûr
30:48oui oui
30:48je me souviens
30:51de Jacqueline Moureau
30:52qui avait
30:52enflammé quasiment
30:54la France et les Gilets jaunes
30:55à partir d'une vidéo
30:56qui était devenue virale
30:57et on ne sait pas
30:58pourquoi ça marche
30:59et pourquoi ça marche pas
31:00il a raison
31:01Alexandre Jardin
31:01de dire ce qu'il dit
31:03sur ce sujet
31:04sur sa défense dégueu
31:05pourquoi ça marche pas
31:06pourquoi ça coagule pas
31:07on sait très bien
31:08que quand ça a marché
31:09avec les Gilets jaunes
31:09il y en a un
31:10qui est un responsable
31:11de la destruction
31:12des Gilets jaunes
31:13c'est Mélenchon
31:14qui s'est dit
31:14on récupère ça
31:15après les avoir traités
31:15de fascistes au départ
31:16quand il a vu que ça marchait
31:18il a dit
31:18allez hop
31:18on récupère ce truc
31:19et là quand il les a fait monter
31:20à Paris
31:21c'était terminé
31:22les Black Blocs
31:23se sont mis de la partie
31:25et on sait comment
31:26les choses se sont passées
31:27mais il y a mille occasions
31:29aujourd'hui d'être mécontents
31:30donc tous les gueux
31:31moi j'aime pas forcément
31:32le mot
31:33je trouve qu'on peut trouver
31:34ces gens ne sont pas des gueux
31:36alors je veux bien
31:36que ce soit au second degré
31:37que ce soit une plaisanterie
31:38que ça renvoie peut-être
31:39au film Les Visiteurs
31:41mais ce ne sont pas des gueux
31:43ce sont des révoltés
31:45ce sont les gens du peuple
31:46ce sont des gens modestes
31:48ce sont enfin
31:48qui l'on veut
31:49je ne vais pas le chicaner
31:50sur le mot gueux
31:51je soutiens son combat
31:53et on ne sait pas pourquoi
31:54ça ne redémarre pas
31:55alors qu'il y a plein d'occasions
31:57il y aurait plein d'occasions
31:58pour que les gens
31:58descendent dans la rue
31:59cette fois-ci
32:00probablement il y a eu
32:01trop de mains arrachées
32:02de gens éborgnés
32:03avec des ministres
32:05de l'intérieur
32:05qui à l'époque
32:06préféraient défendre
32:07d'autres individus
32:09dans leurs autres manifestations
32:12plutôt que de défendre
32:13les français
32:14qui voulaient
32:15de la dignité
32:16qui voulaient travailler
32:16qui voulaient pouvoir payer
32:17des cadeaux
32:18à leurs enfants à Noël
32:20souvenez-vous
32:20c'était le début
32:21des Gilets jaunes
32:22on est face à Michel Onfray
32:23sur CNews
32:24et sur Europe 1
32:24Michel dans l'actualité
32:25il y a aussi
32:26les dernières auditions
32:27de la commission d'enquête
32:28sur l'audiovisuel public
32:30elles se sont terminées
32:31cette semaine
32:32dans un climat électrique
32:33c'était autour
32:34de Delphine Arnotte
32:35la patronne de France Télévisions
32:37d'être auditionnée
32:38on va écouter
32:39un échange
32:39assez musclé
32:40entre elles
32:40et le rapporteur
32:42de la commission
32:43Charles Allon
32:43qui est un député UDR
32:45proche d'Éric Ciotti
32:46puis après on va parler
32:47de cette commission d'enquête
32:48et de son avenir
32:50de ce rapport
32:50qui est visiblement
32:53une tentation
32:54de l'enterrer
32:55d'abord on écoute
32:55cet échange
32:56à l'Assemblée
32:57Ma question est simple
32:58Madame la Présidente
33:00entre votre année d'arrivée
33:01et la dernière année
33:03validée par la Cour des Comptes
33:042024
33:04est-ce qu'il y a eu
33:05une augmentation
33:06de 136 millions
33:07de dotations publiques
33:08constatées par la Cour des Comptes ?
33:10Mais je trouve
33:10ce procédé
33:11très manipulatoire
33:121. vous mélangez
33:14chiffre d'affaires
33:15et dotations publiques
33:162. vous additionnez
33:17deux rapports
33:18de la Cour des Comptes
33:19sans le préciser
33:19vous en renvoyez
33:21à une page
33:21et voilà
33:21donc je le redis
33:23je ne sais pas comment le dire
33:24moi ça fait 30 ans
33:25que je manage
33:26les entreprises
33:26d'accord ?
33:27donc je commence
33:28à mal le prendre
33:29parce que je prends ça
33:30pour de la diffamation
33:31qu'est-ce que vous
33:32qu'est-ce que vous prétendez ?
33:33quand je suis arrivée
33:34en 2015
33:35l'entreprise
33:36elle était depuis
33:373 ans en déficit
33:38de 2015 à 2025
33:40j'ai ramené
33:41l'équilibre
33:42dans cette entreprise
33:44maintenant je ne sais pas
33:45comment vous voulez
33:46embrouiller la discussion
33:47donc mettez-vous d'accord
33:48envoyez-moi la question
33:50et on répondra
33:51mais ma question
33:52ma réponse
33:53elle est claire
33:54depuis 10 minutes
33:55vous m'expliquez
33:56que mes chiffres sont faux
33:57Madame la Présidente
33:58est-ce que vous niez
33:59ces chiffres
34:00qui constatent
34:01une augmentation
34:01de 136 millions
34:02des dotations publiques
34:03sur la période
34:04de votre mandat ?
34:05je n'ai pas les chiffres
34:06sous les yeux
34:06il est possible
34:07qu'en début de mandat
34:08les chiffres
34:10aient suivi l'inflation
34:11parce que je vous rappelle
34:12que à l'époque
34:14nous étions financés
34:15par la redevance
34:16et la redevance
34:19suivait l'inflation
34:20voilà pour ces échanges
34:21musclés
34:22on voit bien que
34:22ces derniers temps
34:23tous ceux qui étaient
34:24auditionnés
34:25dans cette commission
34:26s'en sont pris
34:26aux rapporteurs
34:27Charles Aloncle
34:29il y a évidemment
34:30tout ça
34:30et politique
34:31il s'agit juste
34:31de savoir
34:32où passent
34:32ces 4 milliards
34:33d'argent public
34:33qui sont donnés
34:34à l'audiovisuel public
34:35oui absolument
34:35et vous avez la manifestation
34:37très claire
34:38du fait que ces gens-là
34:39ne veulent pas répondre
34:39ils ne veulent pas répondre
34:40quand il dit
34:41envoyez-moi une lettre
34:43répondez
34:44je ne vais pas vous envoyer
34:45par courrier
34:45ce que je suis en train
34:46de vous demander
34:47donc vous ne me répondez pas
34:48alors que vous êtes en face de moi
34:49je ne vais pas vous envoyer une lettre
34:50que vous ne direz pas
34:51et à laquelle vous ne répondrez pas
34:52puisqu'apparemment
34:53dans ce feuilleton
34:54on s'aperçoit que
34:55ces gens qui sont mis en accusation
34:57ça les change
34:58parce que quand il s'agit
34:59d'avoir des taxis
35:00des chambres d'oteils de luxe
35:01des espèces de sociétés
35:03écrans
35:04qui permettent
35:04de virer des gens
35:05de les mettre à la porte
35:06et puis de les réemployer
35:08avec une autre boîte
35:09ou au passage
35:10vous avez un chèque
35:10de 400, 500 000 euros
35:11etc.
35:12il y a des faits
35:14il y a des faits
35:14ils sont susceptibles
35:15d'être reprochés
35:16à des gens
35:16qui se débrouillent
35:18pour ne pas répondre
35:19qui ont des coachs
35:21il y a des coachs
35:21qui leur expliquent
35:22ce qu'il faut ne pas dire
35:23comment il faut ne pas répondre
35:24et puis on a quand même
35:25des gens qui s'énervent
35:26parce qu'ils voient bien
35:26que finalement le réel
35:28les rattrape un peu
35:28et je commence un peu
35:30à en avoir assez
35:30ben oui c'est bien
35:31mais il y a plein de français
35:32qui en ont assez
35:33de voir que c'est une gabegie totale
35:35que c'est une idéologie d'état
35:37wokiste qui fait la loi
35:38qu'il y a des gens
35:39qui sont interdits d'antenne
35:40qu'il y a des émissions
35:41qui sont de la pure propagande
35:43et que ces gens là
35:44donnent des leçons
35:44de démocratie
35:45donnent des leçons
35:46de pluralisme
35:47et attaquent
35:49attaquent ces news
35:50où je peux
35:50avec les idées
35:51qui sont les miennes
35:52dire ce que je dis
35:53et y être invité
35:54et chaque fois que je choisis
35:56un livre de philo
35:57personne ne me dit
35:58pas celui-ci
35:59pas celui-là
35:59vous avez dit ceci
36:00vous avez dit cela
36:00ça fait combien de temps
36:01qu'on travaille ensemble
36:02de deux ans
36:03je n'ai jamais reçu
36:04un texto me disant
36:05vous avez écrit
36:06quelque chose sur Jésus
36:07là un livre entier
36:07vous avez écrit
36:08un livre entier
36:09sur Proudhon
36:09c'est pas trop
36:10la ligne de la maison
36:11on me laisse dire
36:12on me laisse faire
36:12ces gens là
36:13ils m'interdisent
36:14depuis dix ans
36:14donc je veux bien
36:15qu'on donne des leçons
36:16de démocratie
36:17qu'on donne des leçons
36:18de pluralisme
36:18et qu'en même temps
36:19on dise oui c'est vrai
36:20qu'on mène une vie de château
36:21mais on ne vous dira pas
36:22pourquoi
36:23alors que M. Allong
36:24fait un travail formidable
36:25et on découvre
36:26effectivement
36:27ils font le tour du monde
36:28en taxi nuit et jour
36:29ces gens là
36:29les factures de taxi
36:31il y a vraiment
36:32un point d'interrogation
36:33sur l'avenir de ce rapport
36:34qui doit être là
36:35rédigé dans les 15 jours
36:36qui viennent
36:37s'il n'est pas
36:38s'il y a un vote contre
36:39il est enterré
36:40Michel
36:40et ce que disait Charles Allong
36:41sur Europe 1 cette semaine
36:42c'est que non seulement
36:43il sera enterré
36:44plus personne n'aura accès
36:45aux auditions
36:45qui ont été filmées
36:46elles seront détruites
36:47et si vous vous en servez
36:49pour les avoir enregistrées
36:50au préalable
36:51ce serait passible du pénal
36:53donc ce serait véritablement
36:54un scandale d'état
36:55si on enterra ce rapport
36:56c'est à dire
36:57faites toujours des enquêtes
36:58on tâchera d'en faire
36:59des dossiers
37:00qu'on mettra ensuite
37:01à la poubelle
37:02et puis rien n'aura eu lieu
37:03mais c'est ça
37:04la disparition de la démocratie
37:06en France
37:07c'est à dire que
37:07le nombre de gens
37:08qui sont concernés
37:09par tous ces détournements
37:10d'argent
37:10devraient être aujourd'hui
37:11au tribunal
37:12et pour certains même en prison
37:13si on veut vraiment
37:14des associations de malfaiteurs
37:16si on veut vraiment
37:18des détournements d'argent
37:19si on veut vraiment
37:20vous voyez à qui je fais référence
37:21si on veut vraiment
37:22mettre des gens en prison
37:23il y a matière là
37:23d'aller chercher
37:24chez ces gens là
37:25sauf si tout est enterré
37:27et bien voilà
37:27mais si c'est la loi
37:28qui le permet
37:29il faut changer la loi
37:30et bien voilà
37:31je pense que
37:32parce que même Charles Alonc
37:33semble-t-il
37:33s'il dit
37:34moi je veux faire un bouquin
37:35il n'aura pas le droit
37:36il n'aura pas le droit
37:37donc voilà
37:38bon écoutez
37:38affaire à suivre
37:39c'est extrêmement verrouillé
37:40et qu'on ne peut plus
37:41parler démocratie vraiment
37:42vous voyez comment ça se passe
37:43c'est à dire
37:45les élections ont lieu
37:46on dit mais vous avez mal voté
37:47donc on fait comme si
37:47elle n'avait pas eu lieu
37:48on dit on fait un rapport
37:50mais finalement le rapport
37:51on n'en veut pas
37:51et vous avez interdiction
37:52de faire état
37:53de ce que vous aurez vu
37:55entendu ou compris
37:56ceci dit ça a circulé
37:58les gens sont au courant
37:58on en a parlé
37:59même si un jour
38:00c'est interdit de le dire
38:01les gens sauront
38:02que c'est interdit de le dire
38:03et ils sauront très bien
38:04pourquoi ça l'est
38:04et avec le net
38:05il y aura la possibilité
38:06de dire voilà
38:06ce qu'il est interdit de dire
38:07et puis ça circulera
38:09tout de même
38:09donc on sait très bien
38:10que c'est la corruption
38:11que cette corruption
38:12a été montrée
38:13et que monsieur Aloncle
38:14fait un travail formidable
38:15courageux
38:15et que d'ailleurs
38:16il suffit de voir
38:17comment il est maltraité
38:18dans la presse
38:18et comment on l'assassine
38:20avec les méthodes habituelles
38:21Allez il est l'heure
38:22du point philo
38:22parce que ça
38:23nos téléspectateurs
38:24nos auditeurs
38:24l'attendent
38:25Michel alors l'apologie
38:26de Socrate par Platon
38:27racontez-nous un tout petit peu
38:28ce que cette apologie
38:30de Socrate raconte
38:31Oui Socrate
38:32c'est un personnage
38:33dont on sait peu de choses
38:33et quand on sait des choses
38:34on les sait par Xénophon
38:36laissé par Platon
38:37laissé par Aristophane
38:38Aristophane c'est un comique
38:40il écrit des pièces drôles
38:41et il se moque beaucoup
38:42de Platon
38:42de Socrate
38:44donc on ne sait pas
38:44vraiment grand chose
38:45on sait qu'il n'est pas beau
38:46physiquement
38:46il présente comme un satyre
38:48il avait une sale tête
38:50mais parce que l'intérieur
38:51était très beau
38:52c'était la leçon
38:52qu'il fallait retenir
38:54de cette description
38:55qu'on nous fait de Socrate
38:57et puis il y a
38:57quelques phrases essentielles
38:58et je me souviens
38:59d'un petit matin
39:00j'étais dans le train
39:01d'Argentan à Caen
39:03je travaillais comme professeur
39:04à Caen
39:04il y avait des Michelines
39:05à l'époque
39:06on les appelait des Picasso
39:07vous savez
39:08la cabine était un peu décalée
39:09comme les visages
39:11de Picasso
39:11je me souviens très bien
39:12du matin
39:13du froid
39:14il y avait un chauffage
39:15qui était en train
39:15d'essayer de dégeler
39:17un peu l'atmosphère
39:18et puis je lisais
39:18le Gorgias de Platon
39:20et là Socrate dit
39:21il vaut mieux
39:22subir l'injustice
39:23que la commettre
39:24il vaut mieux subir
39:25l'injustice
39:26que la commettre
39:26et là tout s'est éclairé
39:27et là j'ai une espèce
39:28d'extase
39:29en me disant
39:30vraiment un moment
39:31de suspension intellectuelle
39:32où je me dis
39:32mais qu'est-ce que c'est
39:33que cette phrase
39:33c'est comme qu'en Camus
39:34dit
39:35si la vérité devait être de droite
39:36alors je serais de droite
39:37lui homme de gauche
39:38c'est-à-dire des phrases
39:39qui vous changent la vie
39:40et vous vous dites
39:41là on est
39:42on est 4ème siècle
39:43enfin le procès
39:45c'est 399 avant Jésus-Christ
39:46donc on est avant le christianisme
39:48et vous avez quelqu'un
39:49qui vous dit quelque chose
39:50qui deviendra chrétien
39:50d'une certaine manière
39:51Jésus aurait pu dire
39:52il vaut mieux
39:52subir l'injustice
39:53que la commettre
39:55et donc il y a un procès
39:57des démocrates
39:58contre Socrate
39:59parce qu'on lui dit
40:00vous faites votre travail
40:01d'intellectuel
40:01et c'est pas bien
40:03et Socrate dit
40:03moi je suis un temps
40:04une petite mouche qui pique
40:05je suis le temps
40:06qui s'en vient piquer
40:08le cheval fougueux
40:09mais fatigué
40:10qui est la Grèce
40:11à cette époque-là
40:12qui est même Athènes
40:12très précisément
40:13il dit je fais juste mon boulot
40:14mon boulot d'intellectuel
40:15on lui dit
40:15oui mais tu enseignes
40:16de faux dieux
40:17tu enseignes de nouveaux dieux
40:19et tu corroms la jeunesse
40:20et donc il y a un procès
40:21tribunal
40:22et il perd
40:22il est condamné à mort
40:23alors à l'époque
40:24la condamnation à mort
40:25c'est boire la cigu
40:26c'est une herbe toxique
40:28dangereuse
40:29et on boit
40:30et on commence par partir
40:31on a le froid qui arrive
40:33dans les mains
40:33dans les pieds
40:33ça arrive jusqu'au cœur
40:34et puis on meurt
40:35et donc
40:36Platon raconte
40:37cette histoire
40:38de la mort
40:39de Socrate
40:40parce que
40:40vous pouvez échapper
40:42à la mort
40:42quand on vous a condamné
40:43à mort
40:43il suffit juste
40:44de faire repentance
40:44c'est notre époque
40:45si vous dites
40:46ouais j'aurais pas dû
40:47c'est vrai
40:47j'aurais peut-être dû
40:48le dire autrement
40:48ça m'a échappé
40:50mais ils m'ont dépassé
40:51mes idées
40:51c'est pas le genre de la maison
40:52c'est théoriquement
40:53pas le genre du philosophe
40:54donc évidemment
40:55il en rajoute une couche
40:56en disant
40:56ah mais moi
40:57je veux bien une peine
40:57de substitution
40:58je voudrais que
41:00l'État
41:01la cité-État
41:02m'entretienne
41:03comme les héros
41:04des Jeux Olympiques
41:05qui ont gagné
41:05parce que je fais beaucoup
41:06pour Athènes
41:06je fais beaucoup
41:07pour la démocratie
41:08la preuve
41:08on en parle encore aujourd'hui
41:09et là les gens disent
41:10bon il en fait vraiment
41:11un peu trop
41:11ça s'appelle l'ironie
41:12socratique aussi
41:13et l'ironie pour Socrate
41:14c'est une méthode
41:15donc il y a cette idée
41:16là il vaut mieux
41:17subir l'injustice
41:18que la commettre
41:19il y a cette idée
41:19de la
41:21on appelle ça
41:22la maïotique
41:22c'est l'art d'accoucher
41:23des esprits
41:24il disait ma mère
41:24et puis sage-femme
41:25disait-il
41:26pas forcément
41:27mais c'était une façon
41:27de dire
41:28je procède d'une pratique
41:29et il disait
41:29mon travail de philosophe
41:31c'est d'aller chercher en vous
41:32ce dont vous ne savez même pas
41:33que vous en êtes le porteur
41:34et donc le travail du philosophe
41:36c'est ça
41:36mais le philosophe
41:36il travaille dans la cité
41:37c'est l'implication
41:39du philosophe dans la cité
41:39alors on dit souvent
41:40l'intellectuel
41:41c'est l'époque
41:41de l'affaire Dreyfus
41:42c'est Zola
41:44et puis voilà
41:44non
41:4519ème siècle
41:45on pourrait dire
41:46mais il y a déjà
41:47Voltaire avant
41:48au 18ème
41:49non il y a déjà Socrate
41:50Socrate qui dit
41:50on peut penser le monde
41:52faire un travail théorique
41:53sur le terrain philosophique
41:55mais on peut aussi
41:55penser la cité
41:56et dire aux puissants
41:57un certain nombre de vérités
41:59qu'ils ne veulent pas entendre
42:00et la leçon
42:01de ce texte là
42:02c'est que si vous faites
42:03vraiment votre travail
42:04de philosophe
42:05vous avez des problèmes
42:06avec les procès
42:07avec les tribunaux
42:08avec la prison
42:09avec les fameux démocrates
42:11ne serait pas fortuite
42:13et ça c'est une figure majeure
42:16parce que dans l'histoire
42:17de la philosophie
42:17on commence à compter
42:18à partir de lui
42:19on dirait
42:19il y a des philosophes
42:20pré-socratiques
42:20des petits socratiques
42:22ceux qu'on a appelé
42:22les sidiques
42:23ceux qu'on a appelé
42:24un certain nombre
42:24d'individus
42:25dont on a totalement
42:26oublié les noms
42:26Euclide qui était aussi
42:27un mathématicien
42:28et puis on pense
42:29à partir de Platon
42:30c'est une figure
42:30qui moi m'intéresse
42:31parce que
42:33c'est une espèce
42:34de personnage sauvage
42:35dans la nature
42:36il est l'homme de personne
42:38pour utiliser
42:38le général de Gaulle
42:39de Gaulle
42:39il était l'homme de personne
42:41et normalement
42:42un philosophe
42:43ça devrait être
42:43l'homme de personne
42:44la grande leçon
42:45c'est que
42:46Sparte a mis une pâtée
42:47à Athènes
42:48et qu'on cherche
42:49des responsables
42:50et le responsable
42:51un peu comme Pétain
42:52qui nous dit
42:52les intellectuels
42:53sont responsables
42:54de 1940
42:55et on dit
42:55les intellectuels
42:56vous êtes responsables
42:57de l'impérissie
42:58des mauvais comportements
42:59ou des échecs
43:00du pouvoir
43:00c'est faux
43:01c'est le pouvoir
43:01qui est responsable
43:02et si le philosophe
43:03dit vous vous êtes mal comporté
43:05on dit au philosophe
43:05c'est toi qui apporte
43:06la mauvaise nouvelle
43:07le problème
43:08c'est pas la mauvaise nouvelle
43:08c'est toi
43:09et toi
43:10on va te faire mourir
43:11donc c'est un livre
43:12qu'il faut lire
43:13l'apologie de Socrate
43:14c'est le livre
43:15que je faisais lire
43:18à mes élèves
43:18dès qu'on démarrait
43:19en disant
43:19un philosophe c'est ça
43:20c'est pas seulement
43:21quelqu'un
43:21qui contemple
43:22le ciel des idées
43:23c'est aussi quelqu'un
43:24qui dit aux puissants
43:24tous les puissants
43:25de droite et de gauche
43:26qui croient en Dieu
43:27qui n'y croient pas
43:27etc
43:27il y a un travail à faire
43:29qui est bien plus important
43:29que tout autre
43:31c'est la quête de la vérité
43:32merci beaucoup Michel
43:33pour cette belle démonstration
43:34et cet hommage
43:36à Socrate
43:37par Platon
43:38merci beaucoup
43:39c'était Face à Michel Onfray
43:40on était ravis de vous retrouver
43:41on se retrouve la semaine prochaine
43:43sur CNews
43:43et sur Europe 1
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