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Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote

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00:0019h sur CNews, merci d'être avec nous et ravi de vous retrouver pour Face à Mathieu Bocoté.
00:05Cher Mathieu, bonsoir.
00:06Bonsoir.
00:07Et merci pour hier soir encore.
00:08C'était un plaisir.
00:09Première chaîne info pour les meilleurs moments de Face à Philippe de Villiers, commentée par Mathieu Bocoté.
00:15J'étais dans le rôle de l'exégète et du théologier.
00:18Arthur de Matrigan, ravi de vous retrouver.
00:20Rebonjour.
00:21Rebonjour.
00:22Et merci d'être venu dans l'heure des pros ce matin.
00:25Un plaisir.
00:25Vous parlez de l'incorrect et de votre une sur Charles à l'oncle, interview fleuve, entretien à découvrir dans
00:34les colonnes de l'incorrect audiovisuel public.
00:36J'accuse par Charles à l'oncle.
00:39Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Pipoulot.
00:41Bonjour Isabelle.
00:44Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:46À la une ultimatum de Donald Trump à l'Iran, il reste 48 heures pour conclure un accord ou rouvrir
00:52le détroit d'Hormuz.
00:53Dans le cas contraire, je cite, les Etats-Unis déchaîneront les enfers sur eux.
00:58Le temps presse, a écrit le président américain sur son réseau social.
01:02Le 26 mars, Donald Trump avait donné 10 jours à Téhéran pour rouvrir le détroit stratégique,
01:07sans quoi les centrales électriques iraniennes seraient détruites.
01:11Aux Etats-Unis, des proches du général iranien Qassem Soleimani ont été arrêtés la nuit dernière par des agents fédéraux.
01:18Il s'agit de sa petite-nièce et de sa nièce, cette dernière étant accusée de soutenir la République islamique.
01:25Leur statut de résident permanent a été révoqué par le secrétaire d'État Marco Rubio.
01:30Pour rappel, Soleimani, général du corps des gardiens de la Révolution, a été tué en 2020 par une frappe de
01:37drone ordonnée par Donald Trump.
01:39Veillez Pascal au Saint-Sépulcre à Jérusalem.
01:42Le patriarche latin l'a présidé dans l'église de la Résurrection.
01:46Quelques prêtres ont assisté à la liturgie, conformément aux restrictions imposées par les autorités israéliennes en raison de la guerre.
01:53Les célébrations de Pâques mettront fin aux 40 jours de carême.
01:57En Ukraine, la Russie multiplie ses attaques aériennes de jour.
02:01Des frappes ont fait au moins 6 morts et plusieurs dizaines de blessés aujourd'hui.
02:05La nuit dernière, l'armée russe a lancé plus de 280 drones de longue portée, pratiquement tous interceptés.
02:12Selon les forces ukrainiennes, Volodymyr Zelensky accuse Moscou d'amplifier ses attaques en réponse à sa proposition de trêve pour
02:19Pâques.
02:20Et puis l'actualité nationale, manifestation à Paris contre les pesticides portée par un collectif d'organisation.
02:27Des centaines de personnes se sont réunies lors d'une marche pour un printemps bruyant.
02:31Les pesticides tuent, des alternatives existent, pouvait-on lire sur une banderole.
02:36Les participants ont dénoncé la raréfaction des oiseaux et des insectes, ainsi que les conséquences sur la santé humaine.
02:44Merci Isabelle Piboulot pour le point sur l'information.
02:46A la une de face à Mathieu Bocoté, Charles Aloncle a mis les mains là où il ne fallait pas.
02:52La force terresse imprenable de l'audiovisuel public.
02:55Le rapporteur de la commission d'enquête dérange un système qui fonctionnait à plein régime avec l'argent des contribuables.
03:01Comment osent-ils aborder les questions de neutralité, de fonctionnement et de financement du mammouth qui vaut 4 milliards ?
03:08Arreau sur Charles Aloncle, l'homme qui dérange le système, c'est dans un instant avec Mathieu Bocoté.
03:13A la une également, 21 386 baptêmes à Pâques, dont 13 000 adultes.
03:19Une hausse de près de 30% en l'espace d'un an.
03:21Pourquoi ce retour du sacré, ce retour à la foi ?
03:25En dix ans, les baptêmes ont triplé dans une société de plus en plus individualiste.
03:28Les nouveaux fidèles, en quête de sens et de spiritualité, ont-ils trouvé le refuge qu'ils recherchaient ?
03:33Comment expliquer cette vague des nouveaux baptisés ? On en parle dans un instant.
03:38Enfin, vous recevez l'essayiste et historien Fergan Asiahari, venu récemment d'ailleurs dans cette émission pour son livre,
03:43contre l'islam, contre la modernité.
03:45La question du port du voile des fillettes était au cœur de l'actualité cette semaine,
03:49après les propos de Laurent Nunez qui ont refait surface, propos tenus en mars,
03:53à quelques jours du premier tour des municipales.
03:56J'imagine que ce sera au cœur de votre entretien, cher Mathieu Bocoté.
03:59Voilà le programme de face à Mathieu Bocoté.
04:02C'est parti pour parler de Charles Aloncle.
04:05Alraud sur Charles Aloncle, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public arrive à sa fin.
04:10Et elle aura été l'occasion de nombreuses polémiques.
04:15Comment comprendre les tensions qui l'entourent ?
04:17Certains parlent même de spectacle.
04:19Et aura-t-elle permis aux Français de mieux comprendre ce système qu'ils financent généreusement ?
04:25Alors, c'est une histoire fascinante.
04:27Et il faut lire le dernier numéro de l'Incorrect avec à la une, Charles Aloncle,
04:32qui fait un j'accuse sur l'audiovisuel public.
04:34pour voir de quelle manière il aura lui-même compris,
04:39enfin, comment il aura vécu cette expérience de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
04:44Alors, le point de départ, qu'on se comprenne bien,
04:46la critique de ce système ne date pas d'hier.
04:48Elle est inscrite dans le temps, le biais, le caractère militant de l'audiovisuel public.
04:54Le fait que, globalement, il soit orienté à gauche
04:57est une chose, je dirais, documentée, reconnue,
05:00et qui va de soi-soir, revendiquée même.
05:03Mais on y reviendra dans un instant.
05:04J'ajouterais que ce n'est pas une exclusivité française.
05:07Regardez la BBC, regardez Radio-Canada, regardez la RTBF.
05:12Partout, l'audiovisuel public est un monstre bureaucratique,
05:16idéologiquement orienté, en fonction des exigences du progressisme.
05:21Ensuite, comme il y a Fifty Shades of Grey,
05:23il y a Fifty Shades of Progressivism,
05:25donc il y a 50 nuances de progressisme.
05:27Il y a le progressisme tendance et défis,
05:29il y a le progressisme macronien, le progressisme centriste,
05:32le progressisme révolutionnaire,
05:33mais c'est à l'intérieur de ce spectre que se déploie
05:36l'idéologie de l'audiovisuel public.
05:39Par ailleurs, on voit, et on l'a vu cette semaine,
05:42et je pense qu'il faut le dire,
05:43à quel point ce système a une capacité à produire du faux,
05:47à produire du faux, la séquence dont on a beaucoup parlé
05:49sur CNews ces derniers jours, c'est-à-dire la mise en procès,
05:52l'accusation de racisme contre CNews,
05:54à partir d'un récit contrefait, d'un récit faux,
05:59d'un récit fabriqué, d'un récit qui relève de la propagande soviétique.
06:03On peut dire que plusieurs, une partie de l'audiovisuel public
06:07a joué un rôle dans la publication, dans la fabrication du faux,
06:10qui a culminé aujourd'hui, on l'a vu,
06:13dans une manifestation à Saint-Denis contre le racisme,
06:16qui était dans les faits, dans leur esprit,
06:17une manifestation contre CNews,
06:19parce qu'ils se sont convaincus, les manifestants,
06:21que CNews était une chaîne raciste.
06:22Donc là, ils le répètent en boucle,
06:24et ils sont persuadés qu'il y a en CNews un corps étranger
06:27qui serait dangereux, qu'il faudrait arracher à la nation comme une tumeur,
06:30et on comprend que dans leur esprit, CNews est cette chaîne monstrueuse.
06:34Et qui leur a mis ces idées dans la tête,
06:36sinon toute une partie du complexe médiatico-politique
06:40portée essentiellement par l'audiovisuel public.
06:43Ensuite, quand on parle de la ligne de l'audiovisuel public,
06:46c'était l'enjeu au début, c'était le manque de neutralité,
06:48c'était l'orientation idéologique.
06:51Ça se pose sur plusieurs registres.
06:53Ce n'est pas simplement dans le choix des éditorialistes, par exemple.
06:55Quand on regarde qui sont les éditorialistes mis de l'avant,
06:57qui sont les humoristes mis de l'avant,
06:59qui sont les présentateurs d'émissions mis de l'avant.
07:02Mais c'est aussi quelquefois dans le choix des interviewers.
07:04Des interviewers, j'irais presque de deux manières.
07:06Pour le choix de l'éditorialiste,
07:08imaginez, par exemple, si Geoffroy Lejeune ou Charlotte Dornelas
07:13remplaçaient Patrick Cohen sur l'audiovisuel public.
07:15Pourquoi ne le précise pas?
07:16Ils seraient tout aussi intéressants, peut-être même plus,
07:18soyons honnêtes.
07:20Mais on sait que c'est inimaginable de les voir dans cette position.
07:23Pourquoi est-ce que c'est inimaginable?
07:25Parce que l'un est accordé idéologiquement avec le régime.
07:28C'est un homme intelligent, je ne dis pas le contraire.
07:30Mais il croit ne pas avoir de biais idéologiques.
07:33Bon, mais ça le concerne.
07:35Mais il est en harmonie avec l'audiovisuel public,
07:38ce qui n'est pas la même chose, probablement,
07:40pour une Charlotte Dornelas ou un Geoffroy Lejeune.
07:42De la même manière, vous avez peut-être vu,
07:44je crois que c'était ce matin ou hier matin,
07:46un entretien sur France Info
07:50avec Bali Bagayoko,
07:51qui était mené par Camille Vigong-lecôte.
07:54Alors, une interview de Camille Vigong-lecôte,
07:55ce n'est pas comme une interview menée
07:57par Louis Dragnel ou par Arthur Devatrigan, par exemple.
08:00Donc, Madame est une ferme intelligente, encore une fois.
08:02Je pense qu'on peut reconnaître qu'elle a une orientation idéologique marquée,
08:05ne serait-ce que dans l'utilisation abusive
08:07qu'elle fait du concept d'extrême droite souvent,
08:08et elle pousse, dans le cadre de son interview,
08:10à la fermeture de ses news.
08:12C'est un militantisme explicite.
08:14Encore une fois, je ne conteste pas la valeur de son travail,
08:18en même sens, ça la concerne,
08:19mais je dis qu'il y a une orientation.
08:21Arthur aurait mené une autre interview politique ce matin,
08:23et Louis Dragnel aussi.
08:25Donc, dans leur choix,
08:26ils témoignent de leur orientation idéologique.
08:30Mais ce qui est intéressant avec cette commission,
08:32c'est que, finalement, ce qu'on constate,
08:34c'est que l'aux yeux visuels public se contrefiche,
08:35qu'on lui fasse remarquer qu'il a un biais idéologique.
08:38Madame Van Rie disait, nous sommes progressistes.
08:39Pas grave, France...
08:41Tout le monde, en fait, ils assument le fait d'être militant.
08:43Il faut le comprendre,
08:44ils assument cette orientation idéologique.
08:46Ils sont dans une logique de rééducation.
08:48Et pour cela, Charles Aloncle n'aurait pas été accusé.
08:52Pourquoi Charles Aloncle est-il aujourd'hui
08:54la cible d'une campagne de destruction massive?
08:56Parce qu'il a nommé quelque chose d'autre.
08:59Il a nommé comment une partie du milieu de l'audiovisuel,
09:02en général, des sociétés de production,
09:05de grands animateurs, des grandes figures,
09:08tout un réseau s'engraisse à même l'argent de l'État.
09:10On ne dit pas que c'est légal, on s'entend bien.
09:12On dit qu'on est devant un système légalisé
09:15où une partie, une toute petite partie,
09:18une toute petite élite,
09:19une toute petite aristocratie d'ancien régime
09:22s'engraisse à même l'argent public
09:25à travers l'audiovisuel public.
09:27Et ça, c'est des revenus immenses,
09:28c'est des stratagèmes juridiques
09:29qui permettent de normaliser tout ça.
09:31C'est un écosystème, c'est une noblesse d'État,
09:33c'est une forme de parasitage collectif,
09:35comme si le bien public était fait pour être pillé.
09:37D'ailleurs, si je peux me permettre,
09:39c'est la fonction du bien public qui doit être pillé.
09:41L'État ramasse de l'argent dans les poches de chacun
09:43et permet ensuite à ses amis de se servir.
09:46Et, pour avoir cherché à nommer ce système,
09:49Charles Laloncle a été la cible de pression
09:51assez vive, dans l'incorrect,
09:53on lui pose la question,
09:55avez-vous suivi les pressions et les menaces plus personnelles?
09:57Et il répond, presque chaque semaine
09:59avant les auditions importantes,
10:01des gens cherchent à me rencontrer,
10:02m'appellent ou contactent mes proches
10:04pour faire passer le message qu'il vaut mieux
10:05que je ne pose pas de questions embarrassantes,
10:07que je ne mette pas en difficulté
10:08certaines personnalités particulièrement influentes,
10:11qui pour un jour m'être utiles,
10:12ou bien pire, usés de leurs réseaux et moyens
10:14pour mieux détruire.
10:15Donc, ce qu'on comprend,
10:16et là, c'est l'élément central,
10:17il est possible que ce rapport soit enterré.
10:19Le rapport de cette commission,
10:20il est possible qu'il ne voit jamais le jour.
10:22Donc, tant d'informations accumulées,
10:24des réflexions accumulées
10:25par le travail du parlementaire,
10:28il serait possible que tout ça soit censuré,
10:30finalement, sur le mode
10:32« ça n'a jamais existé ».
10:33Encore une fois,
10:34n'y a-t-il pas quelque chose là-dedans de soviétique?
10:36Dans l'incorrect,
10:37Charles Aloncle affirme avoir été victime
10:41d'une stratégie de décrédibilisation.
10:43Est-ce vraiment le cas, Mathieu Bocoté?
10:45On l'a vu cette semaine
10:47avec des oligarques de passage
10:49qui avaient la volonté explicite de l'humilier.
10:52Alors, il faut comprendre,
10:54qu'est-ce qui s'est passé cette semaine,
10:56notamment,
10:56puis je pense,
10:57qu'est-ce qui s'est passé
10:57tout au long de cette commission?
10:59On a vu un pouvoir
11:01qui ne tolère pas d'être exposé.
11:03Le pouvoir, le système médiatique
11:05et les intérêts économiques et financiers
11:08qui y convergent
11:08ne tolèrent pas d'être exposés.
11:10C'est un pouvoir
11:11qui est à l'abri du regard public.
11:13Et lorsqu'on nomme ce pouvoir,
11:15il réagit de manière indignée.
11:17Il demande,
11:17mais qui sont ces gueux
11:19qui osent aujourd'hui me critiquer?
11:21Qui est ce petit député freluquet
11:24qui osent aujourd'hui nous critiquer?
11:26Qui est ce Charles-Henri,
11:27si j'ai bien compris,
11:28qui osent aujourd'hui nous critiquer?
11:30Donc là, on a eu droit
11:31à une séquence
11:33de mépris exceptionnel
11:35où on le traitait
11:36comme un plouc,
11:37un bouzeux,
11:37un malpropre,
11:38un infréquentable,
11:39un édenté,
11:40un sandant,
11:40aurait dit un ancien président.
11:42On le traite
11:42de la manière la plus atroce
11:43pour le décrédibiliser,
11:45pour que peu importe
11:46ce qu'il dira,
11:47sa parole sera souillée.
11:49Qu'est-ce qu'on a vu
11:50à travers cette séquence?
11:52C'est ce que j'appelle...
11:53Enfin, je vais presque donner
11:54raison à Marx.
11:55C'est une structure de pouvoir
11:56en deux temps.
11:58C'est un homme intelligent.
12:01Marx disait,
12:01il y a l'infrastructure
12:02et la superstructure
12:03dans une société.
12:04Donc, l'infrastructure,
12:05c'est les rapports
12:05de pouvoir économique,
12:06sociaux,
12:06puis la superstructure,
12:07c'est, on pourrait dire,
12:09le cadre politique
12:10et juridique
12:10qui les encadre.
12:11Mais qu'est-ce qu'on a vu
12:12ces derniers temps?
12:13On a vu, finalement,
12:14la superstructure,
12:15la superstructure,
12:15le politique,
12:16chercher à contrôler
12:17l'infrastructure.
12:18Des politiques qui normalement
12:20se couchent,
12:20qui normalement se taisent,
12:21qui normalement espèrent
12:23eux aussi avoir droit
12:24à la gamelle.
12:25Eh bien, des politiques
12:26ont dit,
12:27non, un instant,
12:27vous allez justifier
12:28votre pouvoir,
12:29vous, les oligarques,
12:30vous, les mandarins,
12:32vous, les hautes figures
12:33qui tenez ce pouvoir
12:34de l'État profond audiovisuel.
12:36Eh bien, qu'est-ce qu'on a vu?
12:38Une volonté d'anéantir
12:39ceux qui osaient poser
12:40quelques questions.
12:41Je trouve que c'est
12:42assez intéressant de voir
12:44quand le pouvoir
12:45clérical, spirituel,
12:47religieux, économique
12:48qui est nommé,
12:49j'entends,
12:49de cet état profond
12:50audiovisuel public,
12:51il réagit comme s'il était
12:53indécent qu'on ait osé
12:54le questionner.
12:55Ensuite, je me permettrais
12:56une réserve sur la manière
12:57dont a fonctionné
12:57la commission
12:57qui me semble importante.
12:59Souvent, ceux qui l'apportaient
13:00publiaient sur les réseaux sociaux,
13:02par exemple,
13:03seulement leurs questions
13:03et pas la réponse.
13:05Ça, j'ai toujours trouvé
13:06que c'était inadéquat
13:07et mal fait.
13:08Si vous voulez mener
13:09un travail d'enquête
13:10jusqu'au bout,
13:11proposez la question,
13:12mais la question sans la réponse,
13:13c'est une logique
13:14d'inquisition.
13:14La question avec la réponse,
13:16et là, ça permet d'avoir
13:17un bon état d'esprit
13:18de ce dont il est question.
13:19Je pense que c'était
13:20la faille de cette commission
13:22que d'une mise en scène
13:23de l'enquêteur
13:24en oubliant quelquefois
13:25de donner la parole
13:26à celui qui, quand même,
13:27avait le droit de réponse.
13:28À la lumière de cette commission,
13:29Mathieu Beaucoté,
13:30peut-on en venir
13:31à la conclusion
13:32que l'audiovisuel public
13:35est irréformable ?
13:36Oui, oui, oui.
13:37Je pense qu'il faut le dire.
13:38Il est irréformable,
13:39pas parce qu'il n'y a pas
13:40des bonnes personnes là-dedans.
13:40Je précise,
13:41on en connaît,
13:42il y a des gens
13:42en individuel public
13:43qui font un travail remarquable,
13:44des gens de qualité,
13:45des gens de grande valeur
13:46qui sont dans cette structure
13:47et je ne le conteste pas
13:48un seul instant.
13:49Ce que je dis simplement,
13:50c'est qu'on est devant
13:51une masse bureaucratique
13:53irréformable.
13:54On est devant
13:55une masse bureaucratique
13:55qui n'est pas faite
13:56pour être réformée.
13:57Donc, vous décideriez
13:58de changer tous les cadres.
13:59Vous changeriez ensuite
14:01tous les étages
14:01de l'administration.
14:02En dernière instance,
14:03la structure n'est pas faite
14:05pour être neutre.
14:06Elle n'est pas faite
14:06pour être neutre.
14:07Pour la moutre.
14:08Oui, en fait,
14:08elle est dans une logique
14:09de vampirisation
14:10des ressources de la société.
14:11Elle est dans une logique
14:12d'encadrement moral
14:13sur le mode clérical,
14:15sur le mode religieux,
14:17sur le mode de la prescription
14:18morale en toutes circonstances.
14:20Donc, on ne peut pas
14:21le réformer.
14:21Je ne dis pas qu'il ne faudrait
14:22pas qu'il reste un bout
14:22d'audiovisuel public
14:23à la fin.
14:24Moi, je n'ai rien contre l'idée
14:25qu'il y a quelque chose
14:26comme une espèce de mini-service
14:27d'information généralisé.
14:28Et puis avec Arte, pourquoi pas,
14:30parce qu'ils font du bon travail
14:30de temps en temps.
14:31Je trouve ça beau.
14:32Mais sur le fond des choses,
14:34quand on est devant
14:34un service de propagande,
14:35ça cause problème.
14:37Et je me permettrai
14:37de terminer cette réflexion
14:38avec trois éléments.
14:40La droite, l'extrême-centre
14:41et la gauche
14:42n'ont pas le même rapport
14:42aux médias.
14:43Ça, je pense qu'on l'a constaté
14:44dans la présente séquence.
14:45La droite exige
14:46des médias du pluralisme.
14:47Elle a été tellement longtemps
14:48absente qu'il lui suffit
14:50d'être entendue
14:50pour se croire dominante.
14:52Le centre réclame
14:53la défense de l'État de droit,
14:54donc chasser tous les extrêmes
14:55pour avoir un débat
14:56dans l'entre-soi.
14:57Et la gauche exige
14:57de faire un travail
14:58de rééducation permanente
14:59de la population
15:00qui, si on ne la rééduquait pas,
15:02risquerait de basculer toujours
15:03dans les sentiments
15:04les plus atroces.
15:05Je pense que cette commission
15:06aura été une expérience
15:08collective intéressante.
15:09Reste à voir ce qu'on en tirera.
15:11Arthur Devatrigan,
15:11l'homme qui a interrogé
15:12en longueur
15:13Charles Aloncle
15:14dans les colonnes
15:15de l'incorrect.
15:16Quel regard vous portez
15:17sur cette commission d'enquête ?
15:20Et vous nous appreniez ce matin
15:21que potentiellement,
15:22cette commission d'enquête,
15:23le rapport pourrait passer
15:25à la poubelle.
15:25Comme ça avait été le cas
15:26avec une commission d'enquête
15:27sur les syndicats
15:28il y a une quinzaine d'années
15:29pour une raison très simple.
15:30C'est que si le rapport,
15:32les conclusions,
15:33présentées par le rapporteur
15:35Charles Aloncle
15:35ne sont pas votées pour.
15:37Les membres de la commission
15:39votent contre.
15:40Le rapport ne doit pas être publié
15:41et tout ce qui s'est passé
15:43doit disparaître
15:43et ne peut pas être utilisé
15:45sous peine de poursuite judiciaire.
15:47Ce qui est assez important
15:48à savoir.
15:49Donc, guêpe-jus financière,
15:50conflit d'intérêt,
15:52défaut de pluralisme,
15:53soupçon d'emploi fictif,
15:54mensonge,
15:55culture de l'opacité,
15:56l'impunité,
15:57copinage,
15:57système de caste
15:59et j'en passe.
16:00Charles Aloncle
16:00a adressé un acquisitoire
16:01assez implacable
16:02sur la dérive
16:03de l'audiovisuel public
16:04et nous a raconté
16:05même les pressions folles
16:06qu'il a reçues
16:08tout au long de la commission
16:09et les menaces
16:10pour faire avorter
16:11ces travaux.
16:11C'est pourquoi
16:12il y a des risques
16:12que son rapport
16:14ne voit jamais le jour.
16:15Et pour tout vous dire,
16:16au départ,
16:16je n'avais pas prévu
16:17de faire un long entretien
16:18avec Charles Aloncle,
16:19je voulais faire un dossier
16:19avec plusieurs intervenants.
16:21Mais à la fin
16:22de ces deux heures
16:22d'entretien,
16:23j'ai été abasourdi
16:24par ces révélations
16:25et j'ai décidé
16:25donc de le mettre en une
16:26et de publier
16:28presque au complet
16:28l'entretien.
16:29Deux heures,
16:29c'est plutôt long,
16:30mais il y a une quinzaine
16:30de pages
16:31et ce qu'il raconte,
16:32je ne vous le cache pas,
16:33est tout simplement scandaleux.
16:34Mathieu a rappelé
16:35une grande partie,
16:36il y a plein de choses,
16:37je vous donne
16:37quelques exemples rapidement.
16:38La propagande idéologique,
16:40par exemple,
16:40vous connaissez France TV Slash,
16:41qui est la plateforme
16:42qui s'adresse aux 15-35 ans,
16:44on apprend qu'on y a pu
16:45y trouver
16:45des promotions
16:46de contenus pornographiques
16:48transsexuels,
16:49des injonctions
16:49à ne dire pas
16:50bonjour madame
16:51et bonjour monsieur
16:52pour ne éviter
16:53le mégenrage de personnes,
16:54qu'on a trouvé
16:54la promotion
16:55des vertus thérapeutiques
16:57des champignons
16:57hallucinogènes
16:58et la présentation
17:00du cannabis
17:00comme un levier
17:01d'économie possible,
17:03de relance
17:04de l'économie possible,
17:05ce qu'on appelle
17:05une propagande
17:06sur les suspicions
17:07de conflits d'intérêts.
17:08Un exemple parmi d'autres,
17:09une ancienne directrice
17:10de France 5
17:10qui a signé des contrats
17:11à plusieurs millions
17:12avec une société de production
17:14qui négocie avec France Télévisions
17:16pour un départ
17:16qui part à 400 000 euros
17:18et qui se,
17:18pour rejoindre
17:19une des sociétés
17:20de production
17:21où elle prend la direction,
17:23société de production
17:24où elle avait
17:25elle-même attribué
17:25des émissions.
17:26D'autres exemples
17:27sur des attaques coordonnées
17:29pendant la commission,
17:30la veille de l'édition
17:31d'Elphine Arnaut,
17:31on a vu surgir
17:32un communiqué de presse
17:33de la Cour des comptes,
17:34des tweets
17:34de la Cour des comptes,
17:36l'intervention
17:36de Pierre Moscovici
17:37sur Quotidien
17:38vous laisse imaginer la teneur,
17:39un communiqué
17:40de presse de France Télévisions,
17:41une grande interview
17:42d'Elphine Arnaut
17:43dans la presse.
17:44Et concernant les menaces,
17:45Mathieu l'a rappelé,
17:46menaces de personnes,
17:47on vous appelle,
17:48on vous fait glisser
17:49des messages
17:50par d'autres personnes,
17:52par des proches
17:52pour vous dire
17:53si vous interrogez
17:53cette personne,
17:54attention,
17:55soit elle pourra
17:55vous aider plus tard,
17:56soit elle va pouvoir
17:57vous nuire aujourd'hui.
17:58Voilà, tout ça
17:59n'est qu'un aperçu
18:00de ce qu'il dit,
18:00c'est vraiment David
18:01contre Goliath,
18:02il faut vraiment le lire
18:03parce qu'il raconte tout
18:04et ça vous permettra
18:05à tout le monde
18:05de se faire un avis
18:06sur ce qu'il faut faire
18:07et de ce qu'il faut penser.
18:0919h quasiment 20
18:11sur ces news,
18:11on poursuit face
18:12à Mathieu Bocoté,
18:13on va parler
18:13d'un autre sujet
18:14et prendre un peu
18:16de hauteur,
18:16respirer aussi,
18:17avoir un moment
18:18d'espérance
18:19puisqu'il y a
18:19de plus en plus
18:20de baptisés
18:21en France
18:22d'année en année,
18:23le chiffre croit,
18:25ça a triplé
18:26en l'espace de 10 ans,
18:27comment l'expliquez-vous
18:28Mathieu Bocoté,
18:29la France est-elle
18:29en marche
18:30vers une forme
18:31de re-christianisation ?
18:32Il ne faut pas
18:33aller trop rapidement
18:35dans les hypothèses
18:36enthousiastes
18:36ou négatives
18:37selon qu'on soit heureux
18:38de cette re-christianisation
18:39mais ce qui est certain
18:40c'est que nous sommes
18:41passés d'un phénomène
18:43marginal
18:43à un phénomène culturel.
18:45Quelque chose se passe
18:46avec l'augmentation
18:48significative
18:48du nombre
18:48de baptisés.
18:50Alors ce n'est pas
18:51anecdotique,
18:51ça ne portait culturel
18:52je l'ai dit,
18:53qu'est-ce qu'on peut
18:53voir à travers cela ?
18:55Probablement que notre société
18:56arrive à une forme
18:57de fin de cycle historique
18:58plus que notre société
18:58d'ailleurs,
18:59notre civilisation.
19:00Donc on arrive
19:01au terme
19:02d'un cycle
19:02de sécularisation extrême
19:04qui avait condamné
19:06les hommes
19:06à une forme
19:07d'assèchement existentiel.
19:09Le commun immortel
19:10a souvent l'impression
19:11de vivre aujourd'hui
19:12dans un champ
19:12de ruines symboliques,
19:14un champ
19:14de ruines morales.
19:15Il regarde le monde
19:16autour de lui
19:17et se pose la question
19:18du sens
19:18en ayant l'impression
19:19de voir une forme
19:21d'immense béance
19:22et il s'accroche
19:23lorsqu'il a un peu d'espoir
19:24à la possibilité
19:25d'un point d'interrogation.
19:27Peut-être y a-t-il
19:28quelque chose
19:29néanmoins.
19:29Il voit surtout
19:30autour de lui,
19:31moi ça m'a toujours frappé
19:32de « je suis dans ce camp ».
19:33On se promène,
19:34on voit des églises
19:34magnifiques,
19:35on voit la civilisation
19:37qui est née
19:38de cette foi,
19:39la civilisation
19:39qui est née
19:40de cet élan spirituel
19:41et on se dit
19:42est-ce que tout cela
19:43était tout simplement faux ?
19:45Donc on en arrive
19:45à ce moment peut-être
19:47où l'être humain,
19:49la bête humaine,
19:49l'occidental moyen
19:51se dit
19:52est-ce que finalement
19:53il n'est pas l'heure
19:54de retrouver
19:54un rapport intime
19:56avec le sacré
19:57que nous avons oublié ?
19:58D'autant qu'on citera
19:59Chesterton
20:00avec cette belle formule
20:01« l'homme qui cesse
20:02de croire en Dieu
20:03ne croit pas en rien,
20:04il croit en n'importe quoi ».
20:06Par ailleurs,
20:07il faut voir que
20:08dans le monde de l'IA,
20:09il y a peut-être aussi
20:10le sentiment
20:10d'être dépassé,
20:11la créature a fait
20:12créer un monstre
20:14absolument
20:15qui est l'IA aujourd'hui.
20:16On redoute demain
20:16de devenir l'animal
20:17de compagnie
20:18de l'intelligence artificielle
20:20et on se demande alors
20:21si dans le monde
20:21qui vient,
20:22l'homme ne doit pas retrouver
20:23ce qui lui est spécifique
20:24hors le rapport au divin,
20:26hors le rapport à l'espérance,
20:27le rapport à la foi
20:28est spécifique à l'homme.
20:30On peut aussi penser
20:30qu'au terme du 20e siècle,
20:32avec les religions séculières
20:33qui ont échoué partout,
20:34partout on a voulu faire
20:35le paradis sur terre,
20:37dans les faits,
20:37on a construit
20:38un monde infernal.
20:40Eh bien,
20:40on peut se demander
20:41si de nouveau
20:41l'homme devant
20:42ce double mystère,
20:44le mystère de la naissance
20:45et le scandale de la mort,
20:47l'homme devant
20:48de telles circonstances
20:49se dit
20:49« est-ce que j'ai une tradition
20:50qui pourrait m'éclairer
20:52minimalement
20:52sur le sens
20:53de cette existence
20:54qui m'échappe ? »
20:55Mais à laquelle
20:55certains de mes ancêtres
20:56ont peut-être déjà eu
20:57une réponse
20:57et c'est à ce moment
20:58qu'arrive la possibilité
20:59du baptême.
21:00Plusieurs,
21:00ils voient une fois
21:01une forme de
21:04réenracinement identitaire.
21:05Est-ce le cas,
21:05selon vous, Mathieu ?
21:06Un peu,
21:07mais pas que.
21:07Pas que,
21:08c'est-à-dire la réponse
21:08de « je suis un catholique
21:09culturel ».
21:10Est-ce que vous êtes croyant ?
21:11Non, mais j'aimerais.
21:12Bon, on connaît ça par cœur,
21:13mais je crois qu'on a dépassé
21:14un peu ce stade.
21:15Les jeunes qui se convertissent
21:17aujourd'hui
21:17ou les baptêmes
21:19d'adultes,
21:20ça répond
21:20au-delà
21:21d'une préoccupation
21:21strictement identitaire,
21:23je crois.
21:24C'est comme si,
21:25après l'étape identitaire,
21:26on découvre la source
21:27possible de l'identité,
21:29on retrouve la source
21:29qui irrigue,
21:30en quelque sorte,
21:31cette identité,
21:31l'élan de transcendance
21:32qui l'habitait.
21:33Et je l'ai dit,
21:34devant l'incomplétude
21:36de l'existence,
21:36le mystère de la naissance,
21:38le scandale de la mort,
21:39l'homme se demande
21:40tout simplement
21:40si tout cela
21:41veut peut-être
21:42dire quelque chose,
21:43n'acceptant pas
21:44d'être un fait divers,
21:46biologique,
21:46ou chimique
21:47à l'échelle
21:47de l'histoire
21:48du cosmos,
21:49il se demande alors
21:50scrutant le ciel
21:51s'il peut y voir
21:52de temps en temps
21:52la trace du visage
21:54de Dieu,
21:54il n'est pas certain
21:55qu'il la voit,
21:56mais puisqu'il l'espère,
21:57alors oui,
21:58il demande le baptême.
21:59Je note,
21:59soit dit en passant,
22:00qu'il arrive souvent
22:00de demander le baptême
22:01et de se pratiquer
22:02lorsqu'on renoue
22:03avec la religion,
22:04on ne le fait pas
22:04avec les rituels
22:05absolument déconstruits
22:06des 50 dernières années,
22:08atroces avec la messe
22:09en guitare,
22:10on cherche quelquefois
22:10à renouer avec la tradition
22:11avec une majuscule
22:12et je le comprends aussi
22:17sur cette re-christianisation,
22:19je le disais,
22:20en 10 ans,
22:21les baptêmes
22:21ont été multipliés
22:23par 3,
22:2328% d'adultes en plus
22:25en l'espace d'un an.
22:27Vous l'expliquez comment ?
22:28Surtout depuis 2023 en fait,
22:30ça qui est intéressant
22:31depuis le Covid en fait,
22:32on a une explosion
22:33depuis le Covid.
22:34Alors,
22:34il faut essayer
22:35de comprendre
22:35cette croissance
22:36du nombre de baptisés adultes
22:38même si les adolescents
22:38sont en augmentation
22:40également,
22:41parce que déjà
22:42l'accréditation
22:43s'obtient un peu plus
22:44difficilement
22:44que des papiers
22:45d'identité français.
22:46Quand vous demandez
22:47le baptême,
22:47vous avez deux ans
22:48de préparation
22:49et suivre le Christ
22:50relève d'une gageure
22:51assez punk aujourd'hui.
22:53Il faut être un peu
22:53bradingue pour demander
22:54et être sauvé,
22:55ce qu'on appelle la foi,
22:56d'autant que,
22:56comme l'évangéliste
22:58Mathieu le rappelle,
22:59le Christ répond à Pilate
23:00dans la Passion,
23:01ma réalité n'est pas
23:01de ce monde
23:02et je ne suis pas venu
23:03pour être servi,
23:04mais pour servir.
23:04C'est-à-dire qu'il faut
23:05reconnaître qu'on n'est
23:05pas trop habitué,
23:06généralement les puissants
23:07de ce monde font l'inverse.
23:08Mais ce qui est intéressant,
23:09c'est d'écouter
23:09les nouveaux témoignages,
23:10les nouveaux baptisés.
23:12Et quand on les écoute,
23:13on se dit,
23:13alors que les sommations
23:14de ce monde
23:15n'y changent rien
23:16et que pour eux,
23:16l'élévation de l'âme
23:17est quand même
23:18bien plus sexy
23:19que l'obsession du nombril
23:21et que le confinement,
23:22en effet,
23:23a laissé des traces,
23:24que les grandes orgues
23:25ont remplacé les guitares
23:25avec les soutanes,
23:26ont remplacé également
23:27les vieilles pompes orthopédiques.
23:29Donc forcément,
23:29la verticalité,
23:30ça donne le beau,
23:31le vrai,
23:32ça inspire un peu plus.
23:33Et dans une société
23:34qui promeut les vertus
23:35en caprice,
23:36les promesses en échec,
23:37on se dit que le catholicisme
23:38peut offrir une belle porte
23:39de sortie pour l'enfant
23:41qui ignore encore
23:42la raison de sa tristesse.
23:44Mais quand on leur demande
23:45ce que c'est être catholique,
23:46ils disent
23:46de chercher la vérité.
23:47Et pour eux,
23:48la vérité,
23:48c'est le Christ.
23:49Et si le Christ,
23:50s'il s'est incarné,
23:51ce n'est pas pour faire du tourisme.
23:52Et donc la conversion,
23:53ils nous le rappellent,
23:54c'est une rencontre.
23:55Mais encore une fois,
23:57quand on lit leurs témoignages,
23:58les intermédiaires
23:59sont assez nombreux.
24:00Alors vous pouvez,
24:01vous les croisez un peu partout,
24:03vous les croisez
24:03dans la lecture,
24:04par exemple,
24:04Claudel,
24:05Pdégui,
24:06Pascal,
24:06Dantec,
24:07Bernanos et d'autres.
24:08Vous pouvez les croiser
24:09au coin d'une rue,
24:10vous pouvez les croiser
24:10en train de donner,
24:12assis à côté d'un SDF la nuit,
24:14en train de discuter avec lui.
24:15Vous pouvez les rencontrer
24:16à la télé,
24:17je ne vous raconte pas
24:17le nom d'admirateur
24:18de Charles Dornelas,
24:19on nous demande comment
24:20elle fait pour être aussi
24:21intelligente, brillante
24:22et dire de parole aussi juste.
24:24Et puis vous pouvez aussi
24:25le croiser lors de prise d'otage,
24:26par exemple,
24:26lorsqu'une personne propose
24:27d'échanger sa vie,
24:28comme c'était le cas
24:29d'Arnaud Beltrame.
24:30Et donc quand on découvre
24:31leur moteur s'appelle le Christ,
24:32forcément on se dit
24:33je vais peut-être faire
24:34un bout de chemin avec lui,
24:35sait-on jamais,
24:36peut-être qu'un jour
24:37je découvrirai la paix
24:37et la joie moi aussi.
24:3919h24 sur CNews,
24:40on revient dans quelques instants
24:41pour la deuxième partie
24:42et votre entretien
24:43avec Fergan Asiari,
24:45auteur de ce livre,
24:46L'Islam contre la modernité.
24:49On parlera évidemment
24:50des dernières déclarations
24:51qui ont ressurgi cette semaine
24:54de Laurent Nunez,
24:55entre autres,
24:56qui avait pris la parole
24:58dans la Grande Mosquée de Paris
25:00trois jours avant le premier tour
25:01des élections municipales,
25:03si je ne m'abuse.
25:04Je crois que c'était ça
25:05la temporalité.
25:06La publicité,
25:07on revient dans un instant.
25:12Il est 19h30 sur CNews,
25:14merci d'être avec nous
25:15pour la suite de face
25:16à Mathieu Bocoté,
25:17toujours avec Mathieu bien sûr
25:18et Arthur Devatrigan.
25:19Il nous a rejoint sur le plateau
25:20Fergan Asiari,
25:22auteur entre autres
25:23de ce livre sur l'Islam,
25:24L'Islam contre la modernité.
25:25Pourquoi avoir invité Fergan
25:28ce soir
25:29que vous aviez déjà invité
25:32récemment ?
25:32Deux raisons.
25:33La première,
25:34c'est quand je l'avais reçu
25:34d'autres fois,
25:35rappelez-vous,
25:35on avait été déjoué
25:36par l'actualité,
25:37donc on l'a vu sur notre plateau.
25:38C'est vrai.
25:38Mais nous avions été pris
25:40par une actualité
25:40avant que la guerre ne commence.
25:42Notre ami Fergan
25:43a pu parler de son livre
25:44tout en étant pris
25:45dans un espèce
25:45de va-et-vient dans l'actualité
25:46et il faut parler de ce livre
25:48qui est un livre majeur,
25:49fondamental.
25:50Premier élément.
25:50Et deuxièmement,
25:51vous avez peut-être entendu
25:52parler cette semaine
25:53de ce discours de Laurent Nunez
25:54qui mérite d'être éclairé
25:55probablement
25:56et je me suis dit
25:56qu'il nous éclairerait.
25:57Fergan Edieri, bonsoir.
25:58Bonsoir.
25:59Merci pour votre invitation.
26:00Alors, première question,
26:01vous avez vu ce discours
26:02de Laurent Nunez
26:03qui est remonté
26:04à la surface cette semaine.
26:05Plusieurs ont mis l'accent
26:06sur une phrase,
26:08c'est-à-dire une forme
26:09d'indifférence relative
26:10au voilement des fillettes.
26:11Mais j'ai eu l'impression
26:12et je crois que vous êtes
26:12dans le même état d'esprit
26:13que ce qui était le plus important
26:14était ailleurs.
26:16Lorsque Laurent Nunez dit
26:17c'est moins l'islam
26:19qui cause un problème
26:20à la République,
26:21entre guillemets,
26:22que ceux qui croient
26:23que l'islam pose un problème
26:24à la République,
26:25eux sont dangereux,
26:26eux sont plus inquiétants,
26:27eux sont peut-être même
26:27des ennemis de notre République.
26:30Comment avez-vous compris
26:31cette déclaration
26:32de Laurent Nunez ?
26:32Tout à fait.
26:33Alors, je crois que c'est
26:33la première fois
26:34que j'entendais un responsable politique
26:36parler d'ennemis
26:37de la République laïque
26:38et donc de la France.
26:39L'ennemi de l'intérieur,
26:41en anglais étonnant.
26:41Il n'a pas dit opposant,
26:43il n'a pas dit contradicteur,
26:44il a employé le mot ennemis,
26:45ce qui me semble être
26:46quand même du jamais vu.
26:48Il faut aussi rappeler
26:49le contexte dans lequel
26:50Laurent Nunez a prononcé cette phrase
26:52parce que ce contexte
26:53n'a pas été beaucoup évoqué.
26:54C'était le 12 mars dernier
26:57à la Grande Mosquée de Paris
26:58pour ce qu'on appelait
26:59l'IFTAR des ambassadeurs,
27:01c'est-à-dire la rupture
27:02du jeûne du Ramadan,
27:03en compagnie de représentants
27:05de beaucoup de pays musulmans.
27:08Je vais en citer quelques-uns.
27:09Il y avait l'ambassadeur
27:10de l'Arabie Saoudite,
27:11du Bangladesh,
27:12des Comores,
27:13de Djibouti,
27:14de l'Égypte,
27:15de la Ligue arabe,
27:16de l'Algérie,
27:16du Tchad,
27:17de la Mauritanie,
27:18donc un grand cartel
27:19de clubs démocratiques.
27:20On est face à la fine fleur
27:22de la social-démocratie
27:24à la sauce scandinave.
27:26Et donc,
27:26c'est devant ce parterre
27:27de clubs démocratiques...
27:29Le bloc central
27:29à l'échelle du monde.
27:30Exactement,
27:31le bloc central,
27:32tout à fait,
27:32le cartel des gouvernements
27:33modérés de la planète
27:34qu'on nous parle
27:35de valeurs de la République,
27:37de liberté de conscience,
27:38d'égalité,
27:39de laïcité,
27:40de vivre ensemble.
27:41Il y a quand même
27:42quelque chose
27:42d'un peu incongru
27:44à disserter
27:46à propos de valeurs
27:47tout à fait sympathiques
27:48devant des régimes
27:50qui sont à l'antipode,
27:52à l'opposé
27:53de ces valeurs-là.
27:55Mais plus grave encore,
27:56en effet,
27:57le ministre de l'Intérieur
27:58s'est livré
27:58à une inversion accusatoire
28:00qui est tout à fait abjecte.
28:01C'est-à-dire que là
28:02où, effectivement,
28:03le français moyen
28:05voit bien
28:05qu'aujourd'hui,
28:06le monde musulman
28:07n'est pas dans un état
28:08très reluisant
28:08et que ce monde,
28:10cette ère culturelle,
28:12est gangrénée
28:13par l'autoritarisme,
28:14par la tyrannie,
28:15que le monde musulman
28:16est composé
28:16d'une quantité
28:17disproportionnée
28:18de régimes tyranniques.
28:20C'est celui
28:20qui s'indigne
28:21de l'intolérance
28:23qui prévaut
28:24dans ces pays-là
28:26qui est lui-même
28:27taxé d'intolérance
28:28et d'être hostile
28:29aux valeurs
28:30de la liberté
28:31et de l'égalité
28:31alors que c'est tout
28:32le contraire.
28:33Il me semble aujourd'hui
28:33que ceux qui sont attachés
28:35à la liberté,
28:36à l'égalité,
28:37au pluralisme,
28:38ont toutes les raisons
28:39hélas
28:40de se méfier
28:42de l'islam
28:43dans la mesure
28:43où l'expression
28:45majoritaire
28:46de l'islam
28:46dans le monde
28:47aujourd'hui
28:47n'est absolument pas
28:48une expression démocratique.
28:50Alors le jour
28:50où le monde musulman
28:51sera composé
28:51d'une majorité
28:52de social-démocratie
28:53à la sauce scandinave,
28:54on pourra en discuter,
28:55mais ce jour
28:56n'est pas encore arrivé.
28:58Et pourtant,
28:58Laurent Nunez,
28:59vous contredirez,
29:00il dit
29:00il nous faut aujourd'hui
29:02favoriser le développement
29:03de l'islam en France
29:04et surtout,
29:05il développe la thèse suivante,
29:06plus on connaît l'islam,
29:08c'est ce que j'en comprends,
29:08j'ai peut-être mal compris,
29:09mais il nous dit
29:10que globalement,
29:11il y a de l'incompréhension
29:12aujourd'hui
29:12entre une partie
29:13des Français
29:14et l'islam.
29:15Il dit
29:15plus on connaîtra l'islam
29:17et plus on l'acceptera.
29:18À tout le monde,
29:18c'est ce que j'ai compris
29:19de son propos.
29:20Il y a une forme
29:20de préjugé paradoxal ici,
29:22sur cette idée
29:22que plus on connaît
29:23une culture
29:24et plus on l'apprécie.
29:25Moi, je donne souvent
29:26l'exemple,
29:27plus je connais
29:27le monde californien,
29:29moins je l'apprécie.
29:30Plus je connais
29:31l'histoire
29:31de l'Empire britannique,
29:32moins je l'apprécie.
29:34Plus je connais
29:34l'histoire,
29:36les codes culturels
29:37de la Scandinavie,
29:38moins j'ai envie
29:39d'être Scandinave.
29:40Donc, d'où vient
29:40cette idée
29:40que plus on connaît
29:41une culture
29:41ou une religion
29:43et plus on a envie
29:43de l'embrasser ?
29:44Est-ce que le résultat
29:44ne pourrait pas être contraire ?
29:46Oui, je pense que c'est
29:47une déclaration
29:47assez paternaliste,
29:48au fond, déjà,
29:49qui sous-estime,
29:50semble-t-il,
29:50la culture générale
29:52des Français.
29:53Les Français
29:53ne sont majoritairement
29:54pas très favorables
29:55à l'islam.
29:55Quand on sonde
29:56les Français,
30:02la majorité
30:02ne va pas
30:06dans le sens
30:06d'une affection
30:08pour cette religion.
30:09Mais Laurent Nunez
30:10repart ce qu'ils
30:10n'ont pas compris ?
30:11Oui, c'est une forme
30:12d'insulte à l'intelligence,
30:13en réalité.
30:14Moi, je suis tout à fait
30:15favorable au fait
30:16de développer
30:16la connaissance de l'islam.
30:17Pas développer l'islam,
30:19mais développer
30:19la connaissance de l'islam.
30:20Parce qu'il est vrai
30:21que ces dernières décennies,
30:23tout a été mis en œuvre
30:24pour édulcorer
30:25le fait islamique
30:27à la fois sur le plan
30:28théologique
30:28et sur le plan politique,
30:29mais alors rappeler
30:31et développer
30:31la connaissance
30:32de l'islam.
30:33C'est rappeler
30:33qu'aujourd'hui,
30:34le nombre de démocraties
30:34libérales en terre
30:35de l'islam
30:35se compte sur les doigts
30:36d'une main atrophiée.
30:39Développer la connaissance
30:40de l'islam,
30:41c'est rappeler
30:41que la quasi-totalité
30:42des sociétés musulmanes
30:44se situe dans la moitié
30:45inférieure de tous
30:45les grands classements
30:46qui s'intéressent
30:46à la condition féminine.
30:48Développer la connaissance
30:49de l'islam,
30:49c'est rappeler
30:50que l'essentiel
30:51des minorités
30:51les plus persécutées
30:52et les plus discriminées
30:53dans le monde,
30:53plus de 60%,
30:54vivent en terre
30:55d'islam.
30:56La connaissance
30:56de l'islam,
30:57c'est aussi rappeler
30:58que l'islam
30:58est la seule religion
31:00aujourd'hui
31:00qui condamne à mort
31:01ses anciens adeptes,
31:04les apostas.
31:05Et donc,
31:05il me semble
31:06que M. Nunez
31:08ne s'est pas empressé
31:09de rappeler ces faits
31:10qui auraient pourtant
31:11été utiles
31:12si l'on veut du moins
31:14développer la connaissance
31:15de l'islam
31:16puisque ces faits,
31:17pour le coup,
31:17relèvent de la connaissance.
31:18Arthur Le Matrigan.
31:19Je pense qu'il faut
31:20peut-être rapprocher aussi
31:21la déclaration
31:22de Laurent Nunez
31:23qui ressemble de plus en plus
31:24à un personnage
31:25ou à le béquin
31:26à la publication
31:27d'un guide
31:29par la Grande Mosquée
31:30de Paris
31:31il y a quelques semaines
31:32pour adapter l'islam
31:33à la France.
31:34Je cite le recteur
31:35« Il faut qu'on explique
31:36l'islam à la République
31:36et qu'on explique
31:37aux musulmans
31:38la République. »
31:38Alors déjà,
31:39c'est quand même étonnant
31:39de spécifier la République
31:40et pas la France.
31:41Je voulais savoir
31:41si vous l'aviez lu.
31:44Alors moi,
31:44je l'ai lu
31:44et à ma grande surprise,
31:46il est quand même
31:46aux antipodes
31:47de votre livre.
31:49Oui,
31:49alors effectivement.
31:50Déjà,
31:50il faut rappeler ce qu'est
31:51la Grande Mosquée de Paris.
31:52C'est une institution
31:53qui aujourd'hui
31:55est à la solde
31:56du régime algérien.
31:58Monsieur Oshem Sédina Fils,
31:59le recteur
31:59de la Grande Mosquée de Paris,
32:00est incapable,
32:01par exemple,
32:02de qualifier l'Algérie
32:03de dictature.
32:04Et donc,
32:05ce sont ces gens-là...
32:06Vous noterez
32:06qu'il n'est pas le seul
32:07et qu'on en trouve plusieurs
32:08dans la classe politique ?
32:09Tout à fait,
32:09tout à fait.
32:10Mais ce sont ces gens-là
32:11donc qui vont nous expliquer
32:13ce qu'est un islam républicain
32:15alors que ces gens
32:16n'ont absolument rien
32:17à redire
32:17de l'état des libertés
32:19dans le monde musulman.
32:20Et d'ailleurs,
32:21lorsqu'on écoute
32:22les responsables
32:23et les imams
32:23de la Grande Mosquée de Paris,
32:24ils expliquent très bien
32:25que leur rôle,
32:26ce n'est pas de réformer
32:27l'islam en tant que tel.
32:29La religion musulmane
32:30est considérée
32:31par ces gens-là
32:32comme étant une religion immuable.
32:33Et donc,
32:34le rapport,
32:35on va dire,
32:36un peu discutable
32:36que cette religion
32:37entretient avec
32:37les grandes libertés modernes,
32:39on s'en fiche.
32:40Et donc,
32:40ce qui compte effectivement,
32:41c'est d'adapter
32:42le discours islamique
32:43dans un contexte minoritaire,
32:46mais c'est,
32:47comment dire,
32:47une stratégie de repli.
32:49C'est-à-dire,
32:50un rapport démographique
32:51n'est pas favorable
32:52effectivement à l'islam.
32:53On peut se permettre
32:54de faire des concessions,
32:57mais dans la mesure
32:57où on se refuse
32:59effectivement
33:00à une analyse critique
33:01des sources musulmanes
33:03et de ces éléments
33:03les plus problématiques,
33:04on ne résout aucun problème
33:06lié à la compatibilité
33:08de l'islam
33:09avec les mœurs
33:11libérales modernes
33:11et occidentales.
33:12Alors,
33:12qu'il faille soumettre
33:13toutes les religions,
33:13quelles qu'elles soient,
33:14au travail de la raison critique,
33:15je pense que ça fait partie
33:16de l'acquis philosophique
33:18des sociétés occidentales.
33:19Mais est-ce qu'il n'y a pas
33:20de nécessaires distinctions
33:21à faire lorsqu'on vous entend
33:22entre, d'un côté,
33:23ce que vous présentez
33:24comme l'islam,
33:24comme doctrine,
33:25comme philosophie,
33:25comme religion,
33:26et de l'autre côté,
33:27l'immense majorité,
33:28à tout le monde,
33:29une partie significative
33:29des musulmans
33:30qui ne vivent pas
33:31selon les prescriptions
33:32de l'islam,
33:34telle,
33:34à la lettre,
33:35sur le mode
33:35de littéraliste
33:36ou rigoriste,
33:37beaucoup de musulmans
33:38adoptent au jour le jour
33:39de mille manières
33:40leur culture,
33:41leur pratique,
33:41au code des sociétés
33:42occidentales
33:43où ils se sont installés ?
33:44Alors, évidemment
33:44qu'il faut distinguer
33:46l'idéologie de ses adeptes.
33:47Il y a une idéologie
33:48qui a mille ans
33:49et puis les adeptes
33:50de cette idéologie
33:51peuvent en effet
33:52adopter une approche
33:53plus ou moins littéraliste,
33:55plus ou moins orthodoxe,
33:56plus ou moins rigoriste
33:57de cette religion.
33:58Comme en toute religion,
33:59d'ailleurs.
33:59Tout à fait.
34:00Malheureusement,
34:00ce qu'on observe
34:01dans les sociétés occidentales,
34:03c'est que l'islam produit
34:05aujourd'hui
34:05les catégories sociales
34:07les plus perméables
34:09à des attitudes autoritaires,
34:10les plus illibérales,
34:12les plus réfractaires
34:13aux valeurs démocratiques.
34:14Ça ne veut pas dire
34:14qu'il faut mettre
34:15tout le monde, évidemment,
34:16dans le même sac
34:16et dans le même panier.
34:18Simplement,
34:19on constate
34:19les enquêtes sociologiques
34:20qui sont menées en Europe
34:22depuis maintenant
34:22une trentaine d'années,
34:23eh bien,
34:24constatent que les musulmans
34:25sont en moyenne
34:26bien plus sensibles
34:27à des valeurs autoritaires,
34:30misogynes,
34:31homophobes.
34:32Et donc ça,
34:32il faut aussi le noter.
34:33Quelques chiffres, peut-être,
34:34pour préciser ce constat.
34:36Plus d'un musulman sur deux
34:38en France,
34:38ce sont les chiffres
34:39d'Akim Al-Karoui,
34:40jugent que les femmes
34:41doivent obéir à leur mari
34:42contre 5% de la population totale.
34:45Plus d'un musulman
34:46sur deux en France,
34:47ce sont les chiffres
34:48de la Fondapol,
34:49jugent que les juifs
34:50ont trop de pouvoir
34:51dans la politique,
34:52l'économie et les médias
34:53contre un quart,
34:54un cinquième de la population.
34:55Près de deux musulmans
34:56sur trois
34:57considèrent l'homosexualité
34:58comme une perversion
34:59contre 15% des catholiques
35:00et 10% des incroyants.
35:02Les musulmans
35:02sont plus enclins
35:03que la moyenne
35:04à déclarer
35:05que les violences
35:05contre les homosexuels
35:07sont parfois compréhensibles.
35:08Et lors de l'affaire
35:09des caricatures
35:10et lors de l'affaire Mila,
35:11on s'est rendu compte aussi
35:12des enquêtes d'opinion
35:13ont documenté
35:14le fait que les musulmans
35:15étaient beaucoup plus réfractaires
35:16à la liberté de conscience,
35:17d'expression,
35:18à la possibilité
35:19de critiquer les religions.
35:20Alors certes,
35:21évidemment que les musulmans
35:22ne forment pas
35:23un bloc monolithique
35:24et qu'il ne faut pas
35:24les désocialiser,
35:25il n'en demeure pas moins
35:26que cette catégorie sociologique
35:27reste en moyenne
35:28beaucoup plus perméable
35:30à des valeurs autoritaires
35:31que les non musulmans.
35:32Alors,
35:32j'ai lu il y a quelques jours,
35:34semaines peut-être,
35:34ça doit être
35:35dans les deux dernières semaines,
35:36un grand portrait dans le monde
35:40et surtout peut-être
35:40même un portrait qui vous...
35:42En fait, ça parlait du livre
35:43et ça parlait de vous.
35:44Une chose qui m'a frappé
35:44à travers cela,
35:45c'est que globalement
35:46la presse dite de gauche
35:47ou la presse mainstream,
35:49la presse,
35:51ce continent,
35:51cette part de l'espace médiatique,
35:53avait très peu parlé
35:54de votre livre.
35:55Or là, finalement,
35:56on parle de vous
35:56lorsqu'on constate
35:57que votre livre a un succès.
35:59D'ailleurs,
36:00il y a ce moment paradoxal,
36:01on dit on parle surtout de lui
36:02dans la presse dite de droite,
36:03mais on oublie
36:03qu'ils étaient tout à fait en droit
36:04de leur côté
36:05de parler de votre livre
36:05quand la presse de droite
36:06en parlait.
36:07Comment comprenez-vous
36:08le fait qu'on ne parle
36:08de votre livre
36:09qu'une fois qu'il a atteint
36:10un certain succès,
36:11presque pour l'exécuter,
36:13pour le discréditer,
36:14sans discuter de la thèse
36:16que vous présentez ?
36:17C'est vrai que l'attitude
36:18de la presse de gauche,
36:19et là,
36:19c'est une parfaite mise en abîme
36:20finalement des reproches
36:21que l'on formule à cette presse.
36:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
36:24moi, j'ai écrit ce livre
36:26en essayant de m'adresser
36:27au public le plus large possible
36:28parce que je pense effectivement
36:29que la question de l'islam
36:31touche aux paramètres
36:32anthropologiques
36:33qui ont permis finalement
36:33l'éclosion de la civilisation
36:34occidentale et de la démocratie
36:36libérale que j'affectionne
36:37et qu'en ce sens,
36:38cette question-là,
36:39elle transcende le clivage
36:40droite-gauche.
36:40C'est-à-dire que personne
36:42n'a intérêt à l'islamisation
36:43de nos sociétés,
36:44ni la droite qui est attachée
36:46à une certaine culture chrétienne,
36:47ni la gauche progressiste
36:49puisqu'il suffit d'observer
36:50le fonctionnement du monde
36:51musulman en cinq secondes
36:52pour se persuader
36:53que la cohabitation
36:54entre Mahomet et Simone de Beauvoir
36:55est un peu compliquée,
36:57ni les libéraux
36:58puisque là aussi,
36:59Tocqueville et Mahomet,
37:00ça ne fait pas non plus
37:00une bonne colocation.
37:01Et même les musulmans
37:03n'ont pas intérêt
37:03à l'islamisation de nos sociétés
37:05puisque dans la mesure
37:06où c'est dans les sociétés
37:07non musulmanes
37:08que les musulmans jouissent
37:10des libertés les plus étendues,
37:12même eux n'ont pas intérêt
37:13finalement à l'islamisation
37:14de nos sociétés.
37:15Et pourtant,
37:16je suis forcé de constater
37:17qu'en dépit de la terminologie
37:19libérale, universaliste
37:20et progressiste
37:21qui est la mienne,
37:22ce livre,
37:23à quelques exceptions près,
37:25à quelques vénérables exceptions près,
37:27a été largement boudé
37:29par la presse de gauche
37:30et le service public
37:31à l'exception d'Alain Finkielkraut
37:32qui est le seul
37:33qui est pour l'instant acceptable
37:35m'inviter à parler de ce livre.
37:37Donc oui,
37:38il y a une petite paradoxe
37:40effectivement à ignorer
37:41un livre
37:42pour ensuite s'étonner
37:43que seule à droite en parle.
37:44Alain Finkielkraut.
37:49Alain Finkielkraut.
38:11Mais la deuxième,
38:12vous, dans votre livre,
38:12clairement,
38:13vous la contestez,
38:13vous dites qu'il n'y a jamais
38:14eu de compatibilité
38:15entre l'islam et la modernité,
38:16c'est-à-dire entre la technique
38:17et la science,
38:17pour dire vite.
38:18Disons que,
38:19alors je ne nie pas
38:20que les sociétés musulmanes
38:21ont été des foyers
38:22de science,
38:24d'inventivité,
38:25de histoire.
38:25Il serait sans doute
38:26excessif de dire
38:27que cette religion
38:28n'a jamais enfanté
38:29de personnalités remarquables.
38:31Lorsqu'une religion
38:32vieille de 1400 ans
38:34s'empare
38:35et domine
38:36un cinquième de l'humanité,
38:37il est presque inévitable
38:38que des génies
38:38passent entre les gouttes,
38:39si vous voulez.
38:40Simplement,
38:41c'est une chose de dire
38:42que les sociétés musulmanes
38:44ont été des foyers
38:45de créativité,
38:45ce n'est une autre
38:46que d'attribuer
38:47ces foyers de créativité
38:48à l'islam
38:49en tant que système
38:50de normes et de valeurs.
38:51Et je fais cette comparaison
38:53assez souvent
38:54avec l'Union soviétique
38:55parce que l'Union soviétique
38:57est devenue
38:57le prototype
38:58du régime dysfonctionnel
38:59dans l'imaginaire collectif.
39:00Et pourtant,
39:01il serait peut-être
39:02un peu réducteur
39:03de résumer
39:04l'histoire de l'URSS
39:05au goulade
39:05parce qu'il y a eu aussi
39:06en URSS
39:07des esprits talentueux.
39:08Mais je pense que
39:09personne ne serait assez fou
39:11pour attribuer
39:11le talent d'un Shostakovich
39:13par exemple
39:13au système soviétique.
39:15Car sans être
39:15de grands soviétologues,
39:16on est à peu près
39:17tous conscients
39:18du fait que
39:19si la Russie
39:20n'avait jamais déclenché
39:21la révolution d'octobre,
39:22il y aurait sans doute
39:23eu beaucoup plus
39:23de Shostakovich.
39:25Et donc la question
39:25que je pose
39:25est la suivante.
39:26Pour chaque Averroès,
39:27pour chaque Ibn Khaldun
39:28que le hasard a placé
39:30dans le monde musulman,
39:31combien d'autres Averroès,
39:32combien d'autres Ibn Khaldun,
39:33combien de Marie Curie,
39:34combien d'Héloïse,
39:35combien d'Abelard,
39:35combien de Léonard de Vinci
39:36ont-ils été méthodiquement
39:38assassinés
39:39sur les bancs
39:40des écoles coraniques.
39:41Et je pose d'autant plus
39:41cette question
39:42que le Proche-Orient
39:43n'a pas attendu l'islam
39:45pour être un important
39:46foyer de sciences
39:46et de cultures.
39:47Lorsque l'islam apparaît
39:49au Proche-Orient
39:50au VIIe siècle,
39:51cette région avait atteint
39:52des niveaux,
39:53des standards de développement
39:54très élevés.
39:56L'islam est né
39:57à l'intérieur
39:57de l'un des plus vieux
39:58carrefour d'hommes
39:59et de peuples civilisés
40:00qui soit au monde
40:01pour citer l'historien
40:02Ferdinand Brodel.
40:03Et lorsqu'on détient
40:04un patrimoine immatériel
40:06aussi riche,
40:08enfanter Averroès,
40:10c'est la moindre des choses.
40:11Et donc la question
40:11qu'il faut poser,
40:12c'est comment des gens
40:13qui sont partis
40:14avec un patrimoine
40:15immatériel bien plus riche
40:16que celui qui fut
40:17à la disposition
40:18des fondateurs
40:18du judaïsme
40:19et du christianisme
40:19ont fini dans un état
40:21aussi lamentable ?
40:21Alors, nous sommes aujourd'hui
40:23dans une époque
40:23où par ailleurs
40:23le fait musulman
40:24est partout présent
40:25à travers le monde.
40:26Il est présent
40:27et s'est installé
40:27par l'immigration
40:28en Europe
40:29depuis quelques décennies.
40:31Et les musulmans,
40:32demain, ne cesseront pas
40:33d'être musulmans.
40:34Et d'autant que je sache,
40:36le christianisme aujourd'hui
40:37ne cherche plus
40:38à convertir.
40:40Le christianisme
40:40ne cherche plus à...
40:41Donc, premier élément,
40:42la conversion religieuse
40:44n'est plus au programme.
40:45Les sociétés occidentales,
40:46on en parlait avec Laurent Nunez,
40:47ne sont pas portées vers cela.
40:48Donc, je vous pose la question,
40:50est-ce qu'il n'y a pas
40:51par ailleurs aujourd'hui
40:52la difficulté
40:52d'une cohabitation ?
40:54Mais comment rendre
40:55cette cohabitation
40:55difficile possible ?
40:57Alors, vous avez raison
40:58de dire qu'il y a aujourd'hui
40:59une cohabitation
41:00qui est difficile
41:00parce que le fait islamique
41:03suscite des conflits
41:04partout où il se manifeste.
41:06Et les problèmes
41:07que l'on rencontre
41:08ailleurs en France,
41:08on les rencontre
41:09dans des termes similaires
41:11en Belgique,
41:12aux Pays-Bas,
41:13dans les pays scandinaves.
41:14Donc, il n'y a pas
41:14une spécificité française.
41:16Donc, ce n'est pas la faute
41:16à la laïcité
41:17ou à la colonisation ?
41:18Ce n'est pas la faute
41:19d'une laïcité.
41:20L'Angleterre,
41:21ce n'est pas un pays laïque,
41:22il y a une religion d'État.
41:23Ils ont exactement
41:24les mêmes problèmes,
41:25voire ils ont arrêté
41:26beaucoup plus de problèmes
41:27parce que l'islam pakistanais
41:28qu'ils ont importé
41:29est beaucoup plus agressif
41:30et beaucoup plus rigoriste
41:31et littéraliste
41:32que l'islam maghrébin.
41:34Donc, il y a en effet
41:36une question migratoire
41:37qui se pose.
41:38C'est, en fait,
41:39faut-il faire venir
41:41des populations
41:42qui sont en moyenne
41:44beaucoup plus hostiles
41:45aux valeurs
41:46de la démocratie libérale
41:48que les sociétés historiques ?
41:50Première question.
41:51Deuxièmement,
41:51là où je serais peut-être
41:52un peu moins pessimiste que vous,
41:53c'est que je ne pense pas
41:54que le fait islamique
41:55soit un phénomène
41:57qui serait complètement,
41:58on va dire,
41:59invincible
41:59et, comment dire,
42:02que la modernité
42:03ne pourrait pas dissoudre.
42:04Je pense simplement
42:05que nous avons fait preuve
42:06d'une certaine pusillanimité
42:07à l'égard de cette religion
42:09en se refusant
42:10à développer
42:11un discours critique.
42:12Prenez un pays
42:12comme l'Iran.
42:13C'est un pays fascinant,
42:14l'Iran,
42:14parce que c'est à la fois
42:15le premier pays
42:16qui succombe
42:17aux expansions musulmanes
42:18au VIIe siècle
42:19et c'est en même temps
42:20le pays qui affiche
42:21les niveaux
42:21de désaffiliation religieuse
42:23parmi les plus élevées
42:24de la région.
42:25Moi, je me dis simplement
42:26que si,
42:27dans une théocratie sanguinaire,
42:29on obtient des niveaux
42:30de désaffiliation religieuse
42:32très élevés,
42:33eh bien,
42:33dans les sociétés occidentales,
42:34on n'a aucune excuse
42:36compte tenu
42:36des espaces de liberté
42:37qui sont les nôtres
42:38mais encore faut-il
42:39les exploiter
42:40et encore faut-il
42:41avoir le courage
42:42de tenir un discours
42:43de vérité
42:43vis-à-vis de l'islam
42:46car,
42:46comme le disait
42:46Ernest Renan,
42:48émanciper les musulmans
42:49de leur religion
42:50est le meilleur service
42:51qu'on puisse leur rendre.
42:52Ernest Renan
42:53qui, par ailleurs,
42:53est un auteur souvent cité
42:55donc qui ne se réduit pas
42:55à l'aspect polémique
42:56qu'on pourrait imaginer
42:57que vous pouvez évoquer
42:58en ce moment.
42:59Arthur Devatrigan.
43:00On pourrait dire ça
43:01de Voltaire,
43:01de Rousseau,
43:02bref,
43:02de tout le monde.
43:03Je reviens juste
43:04sur Laurent Nunez
43:05parce qu'il y a une deuxième
43:05déclaration
43:06qui a cité la polémique
43:07qui a choqué même beaucoup,
43:08c'est sur la jeune fille
43:09ou la fillette voilée.
43:11Et alors vous,
43:12Fergan,
43:12vous êtes aussi libéral.
43:15Bon,
43:15c'est comme ça.
43:16Comment vous articulez ?
43:17Désolé.
43:18Comment articulez-vous
43:19justement
43:20votre position philosophique
43:21et la défense des libertés,
43:23la liberté individuelle
43:24et la lutte
43:25contre l'islam politique
43:26puisqu'on peut me raconter
43:27ce que j'en veux.
43:27Une fillette,
43:28une gamine de 10 ans,
43:3012 ans qui est voilée,
43:31j'appelle ça
43:31une jeune femme sandwich
43:32pour promouvoir une idéologie.
43:34Comment on articule les deux ?
43:35Ça se relève
43:36de la protection de l'enfance,
43:37très clairement.
43:38D'une part,
43:39je ne pense pas
43:39que le libéralisme
43:40soit opposé
43:42à ce que Popper
43:43appelait
43:43le paradoxe de la tolérance.
43:45C'est un auteur
43:46que l'on cite souvent
43:46parfois à Torrey à travers
43:47et Karl Popper,
43:48grand penseur autrichien
43:50qui a écrit
43:50dans un tout autre contexte
43:51c'était celui
43:51de la menace
43:53à la fois du nazisme
43:54et du communisme,
43:55disait que
43:56la tolérance excessive
43:59pouvait aboutir
44:00à la destruction
44:01de la tolérance
44:03dès lors que l'on se montre
44:04excessivement tolérant
44:05avec des idéologies intolérantes.
44:06Et ce qui est assez paradoxal
44:08c'est que la France
44:09s'est montrée
44:10beaucoup plus intransigeante
44:12avec sa propre religion historique,
44:14le catholicisme,
44:15qu'elle ne l'est aujourd'hui
44:17avec une superstition
44:18bien plus dangereuse.
44:20On a oublié
44:21que c'est la Troisième République
44:22et non pas une dictature obscure,
44:24la Troisième République
44:25que l'on crédite régulièrement
44:27d'avoir instauré
44:27les grandes libertés publiques,
44:29syndicales,
44:30de la presse.
44:31C'est elle
44:31qui va prendre
44:32des mesures
44:33très énergiques
44:34contre l'emprise
44:35de l'Église
44:36sur la société française.
44:38C'est elle
44:38qui va expulser
44:39des dizaines de milliers
44:40de religieuses et de religieux
44:42en 1880,
44:43en 1902,
44:44avec la fermeture
44:45et l'expulsion
44:46des congrégations.
44:47C'est important de le rappeler,
44:48c'est-à-dire que la fermeté
44:49à laquelle vous en appelez,
44:50vous l'applaudissez
44:51lorsqu'elle a concerné
44:52le catholicisme.
44:52Exactement.
44:53Donc je me dis simplement
44:54comment un pays
44:56qui a su se montrer
44:58intransigeant
44:59à l'égard de sa propre
45:00religion historique
45:01peut-il aujourd'hui
45:02se montrer aussi faible
45:03à l'égard d'une superstition
45:04bien plus importée.
45:06Je pense que si
45:07Emile Combe
45:08se réveillait aujourd'hui
45:09et voyait l'état
45:10de notre pays,
45:10je ne suis pas certain
45:11qu'il voterait au centre
45:12de l'échiquier politique.
45:13Il nous reste 30 secondes.
45:14Cela dit,
45:14je vous repose la question
45:15sur la question
45:15des fillettes voilées.
45:16Vous voyez les fillettes voilées.
45:17Quelle est votre réaction
45:18spontanément ?
45:19Premièrement,
45:20j'en veux aux parents
45:23qui imposent à ces fillettes
45:25la marque d'un islam
45:26très rigoriste
45:27et très littéraliste.
45:28Je pense qu'il y a
45:30une question législative
45:32à poser.
45:33Est-ce qu'on accepte
45:34que des jeunes filles
45:36soient sous une emprise
45:37que je qualifie
45:38de sectaire ?
45:39Parce que dans les versions
45:41les plus littéralistes
45:42de l'islam,
45:43je rappelle que les filles
45:44prépubères sont disponibles
45:46pour le mariage.
45:47Ce sont ces conceptions
45:48littéralistes
45:49qui aujourd'hui
45:51sont implicitement
45:53favorisées
45:54quand M. Nunez...
45:55Alors apparemment,
45:56il s'est quand même
45:56un peu rétracté
45:57en disant sur une autre
45:58chaîne concurrente
45:59qu'il était évidemment
46:00gêné de voir
46:01des filles voilées.
46:03C'est un rétropédalage
46:04qui est bienvenu
46:05parce qu'en l'occurrence,
46:06cela reviendrait
46:07à banaliser
46:08une conception tout à fait
46:09totalitaire et sectaire
46:10de cette religion.
46:12Fergan Azrael,
46:13merci d'être venu
46:15sur le plateau
46:15L'islam contre la modernité
46:17livre que vous avez
46:19publié très récemment.
46:21Merci à Mathieu Bocoté,
46:21Arthur de Vatrigan.
46:22Dans un instant,
46:23on revient
46:23pour l'heure des pros
46:25et nous vous présenterons
46:28des images
46:28que vous n'avez peut-être
46:29pas vues
46:30dans les autres
46:31chaînes d'information
46:32sur cet grand rassemblement
46:34qui se voulait être
46:35un rassemblement citoyen,
46:36c'est comme ça
46:36que c'était présenté,
46:37et qui avait des allures
46:38de meeting
46:39La France Insoumise.
46:40Est-ce que ce meeting
46:41a convaincu ?
46:42Est-ce qu'il y avait
46:43des dizaines
46:43de milliers de personnes ?
46:45Est-ce qu'il y a eu
46:46des tensions ?
46:46Vous le verrez
46:47dans un instant.
46:48Merci.
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