Passer au playerPasser au contenu principal
Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0019h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Mathieu Bocoté.
00:04Cher Mathieu, bonsoir.
00:05Bonsoir.
00:05Arthur Devatrigan, bonsoir.
00:06Bonsoir, Ravie de vous retrouver.
00:08Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot.
00:11Bonsoir Isabelle.
00:15Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:16Dans le centre de l'Iran, une frappe israélo-américaine de missiles a atteint une zone industrielle disparant.
00:23Bilan, au moins 15 morts, indique l'agence de presse iranienne Fars.
00:26Elle précise, l'attaque a visé une usine produisant des équipements de chauffage et de climatisation.
00:33Des ouvriers étaient sur place.
00:34Dans le même temps, la télévision d'État iranienne annonce de nouveaux tirs de missiles sur Israël.
00:40Donald Trump exhorte d'autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d'Hormuz.
00:46Le président américain compte notamment sur la France, la Chine, le Japon ou encore le Royaume-Uni.
00:51En attendant, le dirigeant entend bien rouvrir le détroit stratégique d'une manière ou d'une autre, dit-il.
00:58Les États-Unis vont continuer à bombarder les côtes iraniennes et viser sa marine.
01:03Enfin, le secrétaire général de l'ONU veut croire en la possibilité de voies diplomatiques pour arrêter la guerre en
01:09cours.
01:10Il n'y a pas de solution militaire, seulement le dialogue a plaidé Antonio Guterres depuis Beyrouth,
01:15affirmant tout mettre en œuvre pour obtenir une désescalade immédiate.
01:20Les frappes israéliennes au Liban ayant fait près de 830 morts et plus de 800 000 déplacés depuis début mars.
01:29Merci Isabelle Piboulot pour le point sur l'information.
01:31À la une de face à Mathieu Bocoté, si tous les regards sont tournés depuis deux semaines vers la République
01:37islamique iranienne et la guerre au Proche-Orient,
01:40quand ce week-end de silence électoral, il nous est interdit de parler des partis politiques.
01:44Vous souhaitez, Mathieu Bocoté, aborder un autre sujet qui touche plusieurs pays occidentaux, la liberté d'expression.
01:52Est-ce qu'aujourd'hui, l'Occident est frappé par une dérive autoritaire ?
01:57Éléments d'annonce dans un instant.
02:00À la une également, il existe un tabou et des tabous qui n'ont pas de frontières, outre Manche et
02:05outre-Atlantique.
02:06Peut-on parler de l'île entre insécurité et une partie de l'immigration ?
02:09Les chiffres sont-ils balayés par le système ?
02:13On en parle avec Mathieu Bocoté, puis vous le voyez, Charles Gave est l'invité de face à Mathieu Bocoté,
02:19essayiste financier.
02:20Et nous reviendrons évidemment sur la guerre contre la République islamique en Iran.
02:25Charles Gave va apporter son regard sur cette guerre et sur les conséquences économiques, bien sûr.
02:30L'or noir, l'autre nerf de la guerre.
02:33Depuis deux semaines, Mathieu, avec raison, nous avons beaucoup parlé, exclusivement parlé, de la République islamique iranienne, de la guerre,
02:41l'actualité internationale.
02:42Et nous en parlerons, je le disais, avec Charles Gave.
02:44Mais l'actualité intérieure de nos sociétés ne doit pas être oubliée.
02:48Et c'est sur la guerre menée contre la démocratie par notre propre régime politique que vous souhaitez revenir en
02:55première édito.
02:56Oui, parce que l'international hypnotise.
02:58C'est-à-dire, on voit une guerre et voyant cette guerre, on ne voit que cela.
03:02Et souvent, nos dirigeants en profitent.
03:04Je ne dis pas que c'est lié directement.
03:05Mais pour imposer des réformes, pour imposer des mesures, pour imposer de la censure.
03:11Alors, ce que je dis dans les circonstances, je ne dis pas qu'elle est instrumentalisée, cette guerre, loin de
03:14là.
03:14Mais on a le regard ailleurs et on ne voit pas ce qui se passe chez nous.
03:17Or, que se passe-t-il chez nous dans le monde occidental?
03:20Nous avons en ce moment une marche forcée vers la censure un peu partout.
03:24Et je commencerai pour parler de cela par le laboratoire belge, qui est véritablement le laboratoire où s'élaborent les
03:32prochaines mesures de censure, les prochaines mesures répressives du régime diversitaire.
03:37Et nous en parlons d'ailleurs, nous avons la chance sur ces news d'avoir Alain Destex, qui est un
03:40de nos collaborateurs, et qui nous met souvent, qui nous met en garde, qui est un lanceur d'alerte sur
03:45ces questions, en disant « Regardez ce qui se passe en Belgique, demain, ça vous touchera aussi ».
03:50Donc, petite séquence belge tout récemment, on en a un peu parlé, mais pas assez.
03:54Un journal, le journal 21 News, est sanctionné et condamné, donc par une autorité de déontologie journalistique,
04:02pour avoir retranscrit dans ses pages le discours de G.D. Vance à Munich il y a un an.
04:11Sans l'avoir encadré, sans avoir mis des précautions idéologiques, sans avoir mis des précautions oratoires,
04:16sans avoir mis une forme de préservatif moral, pour nous dire « Faites attention lorsque vous touchez à ce sujet
04:21».
04:22Donc, qu'est-ce qu'on reprochait ? C'est le principe du cordon sanitaire.
04:25G.D. Vance, puisqu'on l'a étiqueté à l'extrême droite, on ne peut en parler qu'avec un
04:29logiciel de filtre éditorial
04:31pour nous dire ce que nous devons penser de son discours.
04:35Soit dit en passant, c'est la RTBF de mémoire, en Belgique, qui, encore une fois, avait diffusé le discours
04:40de Donald Trump
04:41en différé pour s'assurer de le censurer s'il le faut, au cas où il tiendrait des propos extérieurs
04:48au cordon sanitaire.
04:49Mais ça a été encore plus loin en Belgique tout récemment, à la foire du livre de Bruxelles.
04:55La foire du livre de Bruxelles, il y avait un centre, le think tank du mouvement réformateur,
05:00qui est le parti dit de droite en Belgique, qui a le think tank, c'est le centre Jean-Gaul.
05:05Le centre Jean-Gaul était invité chaque année, depuis 25 ans, en fait, à présenter un kiosque.
05:10Or, cette fois-là, on décide de ne pas l'inviter sous, avec les méthodes habituelles de la censure indirecte,
05:17j'appelle ça.
05:17Qu'est-ce qu'on dit, ou à la foire du livre, il y a des menaces antifas.
05:21Puisqu'il y a des menaces antifas, nous préférons ne pas les inviter parce qu'il y aura un souci
05:27pour la sécurité,
05:28un trouble pour la sécurité.
05:29Et là, ça a fait une controverse. Pourquoi ?
05:32Notamment parce que le chef du MR, Georges-Louis Boucher, qui est le chef un peu de la droite belge
05:37francophone,
05:38qui est, si je peux me permettre, un type assez intéressant à suivre politiquement,
05:42dans la mesure où la vie politique belge nous intéresse, il faut suivre son parcours.
05:46Il s'oppose, en fait, à l'autoritarisme progressiste que l'on voit au nord de la frontière.
05:52Et il dit, à l'instant, nous sommes ici devant une censure, un dédit de démocratie,
05:57et il faut restaurer une pleine liberté d'expression, du moins dans notre pays.
06:01Au même moment où Paul Magnet, Paul Magnet qui est, c'est une forme de Jean-Luc Mélenchon belge, en
06:06quelque sorte,
06:07quant à lui, il dit, il y a le cordon sanitaire en Belgique, vous savez,
06:10il faut le rendre poussé encore plus loin pour que, finalement, il faut créer une institution capable de piloter
06:16la lutte contre l'extrême droite dans l'espace public.
06:19On nomme, évidemment, extrême droite toute forme de contradiction décomplexée du régime diversitaire,
06:24tous ceux qui remettent en question le récit de la diversité heureuse.
06:27Pourquoi je vous parle de tout cela en ce moment?
06:28Parce que le laboratoire belge, pour plusieurs, c'est un modèle, c'est un exemple.
06:32Ce qui se passe en Belgique risque de se passer ailleurs.
06:35La France est-elle absolument étrangère à cette tentation de censure?
06:39Je disais qu'il y avait un lien.
06:41La séquence Arcom, une séquence Arcom dont on a peu parlé, mais qui est fascinante.
06:44L'Arcom a mis en demeure, si je ne me trompe pas, CNews, pour le traitement réservé à l'affaire
06:51Crépole.
06:52Donc, l'affaire Crépole, les gens de l'Arcom disent, vous ne l'avez traité dans un angle éditorial privilégié.
06:58Cet angle éditorial était hégémonique, disent-ils.
07:01Dès lors, nous vous sanctionnons, vous ne devez pas traiter ainsi l'information.
07:07Alors, moi, j'ai deux choses à dire, premièrement, là-dessus.
07:08Est-ce que l'Arcom est désormais une forme de conseil de rédaction, de soviet de rédaction généralisée en ce
07:16pays
07:16qui se permettra de dire aux journaux, aux chaînes télé, aux radios, de quelle manière traiter tel ou tel sujet?
07:23Est-ce que l'Arcom est en droit de fixer la ligne éditoriale des uns des autres?
07:26Et surtout, dans les circonstances actuelles, sachant que sur d'autres chaînes, il y a eu un traitement vrai, véritablement,
07:34cette fois-là, univoque,
07:36véritablement centré autour d'une seule thèse, c'était la question du racisme anti-blanc.
07:39Partout, on nous expliquait que le racisme anti-blanc n'existait pas.
07:42Partout, on nous expliquait qu'il n'y avait aucune dimension liée au racisme anti-blanc dans cette séquence,
07:46que ce n'était qu'un fait divers, certes malheureux.
07:49Est-ce que l'Arcom a décidé de sanctionner ces autres chaînes ou ces autres lieux d'information?
07:53Non. Ce qu'on comprend, c'est qu'en France, aujourd'hui, il y a une forme de, comment dire,
07:58une belgiquisation de l'Arcom qui se comporte à la manière d'un soviète de rédaction
08:03qui dit aux différents médias de quelle manière ils doivent traiter l'information.
08:08Ça nous rappelle la question fondamentale.
08:10Aujourd'hui, le régime, le pouvoir, veut reprendre le contrôle du récit médiatique légitime
08:15et refouler à la marge ceux qui ne reprennent pas les slogans du régime.
08:18Des événements de même nature se sont produits tout récemment en Allemagne et au Royaume-Uni.
08:22Racontez-nous, Mathieu Bocoté.
08:23Parce que vous voyez que ça se passe partout.
08:25Ça se passe partout. Je disais, il y a un instant, que la Belgique sert quelquefois de modèle.
08:29Dans les années 90, si je ne me trompe pas, au début 2000,
08:31j'espère ne pas me tromper sur les années,
08:34il y avait un parti qui s'appelait le Vlaamsbloc,
08:35qui a été interdit en Belgique, en Flandre, en fait,
08:39qui est un parti nationaliste, conservateur, flamand,
08:42et qui s'est reformé ensuite au nom de Vlaamsbland.
08:44Mais, quoi qu'il en soit, un parti important a été interdit au nom de la lutte contre le racisme,
08:49encore une fois.
08:50En Allemagne, Angela Merkel en appelle à un cordon sanitaire contre l'AFD,
08:56qui est le principal parti d'opposition.
08:58Et que reproche-t-elle fondamentalement à l'AFD?
09:01Je cite, alors c'était dans un entretien rapporté par Apollo News,
09:06c'est une conversation dans un podcast.
09:07Elle dit, peu importe, on parle du peuple allemand,
09:11peu importe que les gens aient la citoyenneté allemande depuis trois générations ou seulement depuis quatre jours,
09:16nous sommes le peuple allemand, le peuple auquel fait référence la loi fondamentale.
09:20Et que reproche-t-on? On se comprenne bien.
09:22Il y a une définition du peuple qui est une définition constitutionnelle.
09:26Si vous vous rappelez qu'un peuple, ce n'est pas qu'un texte constitutionnel,
09:29mais c'est une culture, des mœurs, une langue, une identité.
09:32Autrement dit, un peuple, c'est une entité historique avec son droit à la continuité historique.
09:36Vous devenez anticonstitutionnel, vous devenez dès lors factieux,
09:40vous devenez potentiellement d'extrême droite.
09:42Donc on voit qu'en Allemagne, en fait, le critère pour extrême-droitiser quelqu'un,
09:46ce n'est pas les espèces d'accusations débiles comme on serait devant des néo-nazis revendiqués.
09:50Si on est vraiment devant des néo-nazis, il faut évidemment les sanctionner brutalement.
09:54Mais ce n'est pas de ça dont on parle ici.
09:55On parle d'un parti qui rappelle qu'un peuple, c'est aussi une culture.
09:58Ça, ça suffit à vous faire extrême-droitiser.
10:00Et maintenant, petit passage, en Grande-Bretagne, il faut en parler.
10:04Finalement, les Britanniques se rendent compte que la question de l'islamisme est grave.
10:06Donc ils proposent une stratégie de cohésion sociale pour être capables de lutter contre l'islamisme.
10:10Mais au même moment, presque à la manière d'un égal danger,
10:13ils veulent lutter contre l'islamophobie, dont la définition consiste globalement
10:17à dire que l'islam dans nos sociétés s'intègre difficilement
10:20et qu'il faut s'inquiéter de l'islamisation de nos sociétés.
10:23Donc on prétend lutter contre l'islamisme,
10:24mais dans les faits, on assimile au racisme ceux qui s'inquiètent de l'islamisation de nos sociétés.
10:28Tout ça dans une séquence assez courte en Europe occidentale aujourd'hui.
10:33Voilà pourquoi, quand on dit que nous sommes le monde libre, je souris.
10:36Arthur Devatrigon, vous voulez revenir aussi sur ces dérives autoritaires
10:39à travers un autre fait, un fait dramatique, évidemment bouleversé la France,
10:44le lynchage à mort de Quentin.
10:47Exactement, parce que c'est encore une affaire de récit.
10:49On rappelle, on le sait, Quentin Deran qui a été assassiné par des antifas,
10:53« Mauvaise victime, mauvais coupable ».
10:56Donc la matrice se met en branle pour déplacer le regard,
10:59pour que relativiser son meurtre politique soit une possibilité.
11:04Première étape, on l'a vu, c'est la tentative de réécriture des faits.
11:08Ça n'a pas marché.
11:09Et donc nous voici en ce moment, spectateurs de la deuxième étape,
11:13à savoir la réécriture morale de l'histoire.
11:16La victime n'en est pas une,
11:18donc le coupable n'en serait pas vraiment un non plus.
11:21Et beaucoup y voient une porte de sortie,
11:24sauver l'antifaschisme, la maîtrise qui permet tout, qui absout tout.
11:28Et donc ça a été cette semaine un véritable festival
11:30qui a commencé avec Alice Cordier et les Némésis.
11:35Désigné donc par Jean-Luc Mélenchon sans honte comme responsable,
11:38le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a ouvert la porte
11:41en expliquant qu'il était possible qu'en effet Alice Cordier soit coupable
11:45puisque la dissolution des Némésis était en réflexion.
11:49Donc vous avez des jeunes femmes, je rappelle, qui déposent des banderoles.
11:52En réponse, on les attaque, on les étrangle,
11:54mais ce sont peut-être elles les coupables.
11:56Et donc Nunez, Nunez, les petites mains se sont mises en branle
11:59et se sont mises en boulot pour faire ce qu'elles savent faire de mieux,
12:02à savoir salir, salir et salir.
12:04Et donc on exhume des photos, on ajoute des sous-titres,
12:07on exhume des vidéos, on ajoute des légendes.
12:10Et donc la cabale est lancée, donc on voit Alice Cordier
12:12assaillie de toutes parts par des assauts numériques, politiques et médiatiques.
12:17La technique est simple, on fait du bruit pour étouffer
12:19et on isole en faisant fuir les autres.
12:21Et ça a marché parce que s'il y a quelques jours à peine,
12:24certains n'hésitaient pas à poser avec elle ou la citer,
12:28depuis quelques jours, ils se sont tous carapatés.
12:31Ils l'ont abandonnée.
12:32On appelle ça le courage du sens du vent,
12:35c'est-à-dire la lâcheté qui est déguisée en prudence.
12:38Et donc, parce que pour eux, en fait, un militant,
12:41c'est quelque chose qui est jetable.
12:42C'est-à-dire que c'est utile quand ça sert,
12:44quand c'est encombrant, quand le nom coûte un peu trop cher,
12:47on dégage, on élimine.
12:48Et après, il paraît qu'on mène une bataille culturelle.
12:51La deuxième étape, c'est la plus tordue,
12:53ce sont les fameux tweets des comptes anonymes de Quentin Durand
12:56qui ont été révélés par le site d'extrême-gauche Mediapart.
12:59Alors j'élimine tout de suite les doutes.
13:00Ce qu'ils ont révélé est vrai, le Figaro l'a confirmé.
13:04Et je peux vous le dire, connaissant les logiciels qu'utilise Mediapart,
13:06je peux vous dire que c'est également vrai,
13:08logiciels plus qu'à la marge du légal, au demeurant.
13:12Alors, mais comme je sais comment ça marche,
13:14je vais reprécier des choses évidentes.
13:15Est-ce que ces tweets sont débiles ? Oui.
13:18Est-ce qu'ils sont provocateurs ? Oui.
13:20Est-ce qu'ils sont choquants ? Oui.
13:21Mais très bien, et alors ?
13:23Et donc, qu'est-ce que ça justifie ?
13:26Est-ce que ça justifie qu'on appelle des parents
13:28qui sont en deuil,
13:29qui sont déjà nouoyés de crasse abjecte
13:32pour leur poser des questions sur leur fils mort ?
13:35Est-ce que ça permet de faire avancer l'enquête ?
13:37Est-ce que ça sert à quoi ?
13:38Est-ce que ça sert à dire que la milice antifa
13:42qu'il a sauvagement assassiné, tué,
13:44a des circonstances morales atténuantes ?
13:47Est-ce que ça veut dire que leur fils l'a bien cherché ?
13:50Pour la victime, c'est quoi l'objectif ?
13:52C'est le punir ?
13:53C'est l'exclure socialement ?
13:54C'est l'exclure politiquement ?
13:55C'est lancer une action en justice ?
13:57Ça lui ferait une belle jambe.
13:59Mais je vais vous lire un extrait
14:00de ceux qui parlent le mieux de cette manip.
14:02S'il ne reste à l'auteur qu'à purger sa conscience,
14:05il reste pour les autres à sortir de la consternation
14:08afin de résister à l'offensive déclenchée par une débuleuse numérique.
14:12Il faut donc être aussi ferme sur le caractère indéfendable
14:15de ces écrits passés
14:16que sur le refus du confusionnisme et des amalgames
14:20dans lesquels s'engouffent aujourd'hui certains avec gourmandise.
14:23Ce texte, il est signé Mediapart.
14:25Il est signé Mediapart à propos de l'affaire de Mehdi Meklat,
14:28qui n'est pas sans lien avec celle de Quentin de Rang,
14:31sauf qu'il y avait 50 000 tweets et 10 fois pire.
14:33Mediapart, qui je rappelle, a été fondé par Edwin Plenel,
14:36qui, jeune journaliste, avait écrit un article
14:38pour défendre sans provocation, sans trollage,
14:42sans désir de transgression,
14:43les massacres d'athlètes israéliens lors des JO de Munich.
14:47Décidément, les meurtres, même les plus sales,
14:49trouvons toujours des justificateurs pourvu que la cause soit juste.
14:55Diversité, insécurité, voilà l'autre sujet qu'on va traiter,
14:58un sujet tabou en France.
14:59Est-ce que c'est un tabou outre-Atlantique ou encore outre-Manche ?
15:03Est-il permis de mentionner publiquement des liens
15:04entre l'immigration, une partie de l'immigration et l'insécurité ?
15:07Pour certains, cela est établi,
15:09mais pour plusieurs autres, cela relève encore,
15:12Mathieu Bocoté, du tabou.
15:13Oui, c'est vraiment deux éditos très factuels ce soir.
15:17Je cherche à introduire dans l'espace public
15:19des faits laissés de côté, des faits que nous n'avons pas métabolisés,
15:23des faits que nous ne prenons pas au sérieux suffisamment.
15:25Je m'appuie sur des révélations du Télégraphe,
15:27donc journal britannique, des révélations de Craig Simpson,
15:31qui nous apprend, donc,
15:33qui ont relayé dans l'espace francophone par Yves-de-Souche.
15:36Dans l'espace, donc, on est au nord de l'Angleterre,
15:40et on apprend que les conseils municipaux
15:42ont adressé des directives aux enseignants
15:44pour dire que dans certaines écoles
15:46qui ont été transformées culturellement et démographiquement,
15:50des écoles significativement islamisées,
15:53eh bien, il est nécessaire d'intégrer désormais
15:56les interdits culturels ou moraux ou religieux
15:59que l'on prête aux populations nouvelles installées
16:02dans le nord de l'Angleterre.
16:04Dans les recommandations que l'on trouve,
16:06on nous dit qu'il faut faire attention,
16:08je vais citer par exemple,
16:09que certaines images réalisées par les élèves
16:11dans les cours d'art plastique
16:12peuvent être considérées comme idolâtres
16:14au regard de la charia.
16:16On demande aux enseignants
16:18de s'adapter aux sensibilités religieuses,
16:20de tenir compte, en fait,
16:21de la sensibilité religieuse des gens dans la classe
16:23et de s'adapter eux-mêmes à ses élèves
16:26plutôt que de demander aux élèves à s'adapter.
16:29Alors, ça me ramène à une de mes vieilles obsessions
16:30dont j'ai si souvent parlé.
16:33Quand j'ai dit, qu'est-ce que c'est le multiculturalisme?
16:35C'est pas seulement la diversité ethnique d'une société.
16:37Le multiculturalisme, c'est l'inversion
16:39du devoir d'intégration.
16:41Traditionnellement, c'était l'immigré
16:42qui devait s'intégrer au pays d'accueil.
16:44Maintenant, c'est le pays d'accueil
16:45qui doit se transformer
16:46pour accommoder les populations immigrées.
16:48Et plus encore,
16:50ce sont, je dirais, presque les sociétés d'accueil
16:52qui doivent s'intégrer aux immigrés.
16:55Alors, ça va plus loin, soit dit en passant.
16:57On nous dit qu'on doit intégrer, par exemple,
16:59les interdits religieux musulmans,
17:02notamment dans la musique
17:03ou dans le dessin.
17:04Est-ce qu'on peut, par exemple, se représenter...
17:06Le rapport, par exemple, au visage
17:08n'est pas nécessairement le même d'une religion à l'autre.
17:09Le rapport à la musique n'est pas le même
17:12d'une religion à l'autre.
17:13Donc, qu'est-ce qu'on voit?
17:15On a cette idée que les écoles,
17:18sous la pression démographique
17:20et culturelle et religieuse,
17:22d'une partie de l'islam,
17:23évidemment, pas tout l'islam, ça va de soi,
17:25eh bien, il faut transformer
17:26la culture du pays d'accueil.
17:29Je me permets de faire un lien d'un instant
17:31avec ce qu'on a vu à New York,
17:34avec Zoran Mamdani.
17:35Vous avez peut-être vu la rupture du jeûne
17:37à l'hôtel de ville de New York.
17:40Qu'est-ce qu'on voit à travers cela
17:41lorsqu'on s'empare de manière aussi publique?
17:45On décide de planter un drapeau religieux
17:47d'une religion qui n'était pas historiquement
17:50caractéristique de la société américaine
17:51et qu'on décide de planter ça le jour de l'IFTAR
17:54à l'hôtel de ville de New York.
17:57Comment ne pas y voir,
17:59chez certains à tout le moins,
18:00c'est une hypothèse,
18:01une forme d'esprit de conquête,
18:03une forme d'esprit de conquête islamiste
18:04en disant désormais,
18:05nous nous emparons des institutions publiques.
18:08Pas nous les musulmans,
18:09nous certains,
18:10qui sont animés par une conception islamiste de l'islam.
18:13Donc, si on met tout cela ensemble,
18:15qu'est-ce qu'on voit à travers cela?
18:17Une société qui a renoncé à intégrer
18:19et qui utilise même les pouvoirs publics,
18:22donc j'en parlais en premier édito,
18:23de censure, de rééducation,
18:25pour forcer la société d'accueil
18:27à se rééduquer,
18:28pour s'islamiser de l'intérieur
18:30et de ce point de vue,
18:31l'islamisation sera vue
18:32comme un signe d'ouverture à l'autre.
18:34Mais revenons sur le tabou
18:35entre l'immigration et l'insécurité.
18:37Mathieu Boccoté,
18:38il se fait vraiment sentir
18:39des deux côtés de l'Atlantique.
18:40Oui, laissez-moi vous parler un peu de chez moi,
18:42je m'en excuse,
18:43mais c'est important.
18:44Parce qu'on a quelquefois l'impression,
18:46en France,
18:47que les tabous autour de la part
18:50de l'insécurité,
18:51immigration,
18:52insécurité et diversité
18:53sont exclusivement français
18:54et que partout ailleurs,
18:55on pourrait parler
18:56très librement de ces sujets.
18:57Mais c'est complètement faux,
19:00cher ami,
19:00c'est complètement faux.
19:01Et je vais vous donner
19:02un exemple québécois
19:04et un exemple allemand.
19:06Alors, l'exemple québécois,
19:08on a remarqué ces dernières années
19:10une augmentation de l'insécurité
19:12de la violence
19:13dans les écoles au Québec,
19:16et notamment dans les écoles
19:17dans la grande région de Montréal,
19:19mais aussi des troubles,
19:20des incivilités,
19:21par exemple à Québec,
19:24dans les transports en commun.
19:25Et là, on se demande
19:26qu'est-ce qui se passe
19:27exactement avec ça.
19:28Comment expliquer
19:29cette montée soudaine
19:30des violences et de l'insécurité
19:31à l'école notamment?
19:33Un syndicat de gauche radicale
19:35a produit récemment,
19:38ça s'appelle
19:38la Fédération autonome
19:39de l'enseignement,
19:40a produit une étude
19:41qui demandait
19:41à des chercheurs
19:42de gauche radicale
19:43pour expliquer la montée
19:44dans les écoles
19:45de cette violence.
19:46Et là, on explique
19:46plusieurs facteurs.
19:48On nous dit,
19:48il y a la montée
19:49du néonazisme,
19:50il y a, apparemment,
19:52il y a le masculinisme,
19:53il y a aussi
19:55le masculinisme
19:55de l'Andre Tate
19:56et il y a aussi
19:57la culture de violence
19:58liée au hockey sur glace.
20:00Donc, comprenez,
20:00vous savez,
20:01les hockeyeurs,
20:01ce serait comme des rugbymans,
20:03mais avec des patins.
20:04Et on nous dit,
20:05il y a une culture de violence
20:07liée à ces gens-là,
20:08mais est-ce qu'il n'y aurait
20:09pas aussi
20:09d'un changement démographique
20:11l'arrivée
20:11de jeunes hommes
20:12qui sont marqués
20:13par une culture
20:14peut-être plus violente
20:15que la nôtre?
20:16Non, surtout pas.
20:17Il ne faut pas
20:18mentionner cela.
20:19Et là, on a eu
20:20une scène
20:20la semaine dernière
20:21au Québec,
20:22une scène absolument
20:23troublante
20:23où on voit
20:24des jeunes hommes
20:25issus de la diversité,
20:26comme on dit,
20:27tabassés,
20:28jetés par terre,
20:29agressés,
20:30un vieil homme
20:31qu'on pourrait présenter
20:31comme un Québécois
20:32de souche,
20:32entre guillemets,
20:33et les images
20:34sont très claires.
20:35Personne ne croit
20:36que ces jeunes hommes
20:37représentent l'ensemble
20:38des gens de la diversité.
20:39Personne ne croit
20:40que toute la violence
20:41dans nos sociétés
20:41se résume dans cette scène,
20:43mais on la voit,
20:43on l'a devant nous,
20:44cette scène-là,
20:45et tous les Québécois
20:46qui la commencent
20:46sur les réseaux sociaux
20:47voient ce qu'ils voient
20:48et disent ce qu'ils voient.
20:50Mais dans le système médiatique,
20:51il y a une forme
20:52d'interdit autour de cela,
20:54donc personne ne nomme
20:55ce que l'on voit.
20:57Mais,
20:57j'ai eu l'occasion
20:58d'en parler un peu publiquement,
21:00puis là,
21:00j'ai dit devant les théories
21:01que je vous ai évoquées,
21:01les hockeyeurs,
21:02le néo-nazisme,
21:03le masculinisme,
21:05on comprend bien,
21:06ça l'a dit,
21:06que les agresseurs,
21:07ce ne sont pas
21:07des hockeyeurs nazis.
21:09Ce ne sont pas
21:09des hockeyeurs nazis.
21:11Et là,
21:11cette formule a un peu prise,
21:13et je me permets
21:13de faire le lien
21:14avec la séquence de 2022
21:16au Stade de France.
21:16Rappelez-vous en France
21:17quand il y a des agressions
21:19au Stade de France,
21:20et là,
21:20on nous parle des hooligans.
21:21Qui sont les gens
21:22venus des banlieues
21:23qui agressent à ce moment-là
21:25ceux qui vont assister au match?
21:27Ce sont les supporters britanniques.
21:28Et c'est devenu
21:29presque un mot codé,
21:30c'est-à-dire,
21:30ah, encore des supporters britanniques.
21:32Ou de la même manière,
21:33au moment des émeutes
21:34autour de Naël,
21:35Kevin et Matteo.
21:37Kevin et Matteo.
21:38C'est-à-dire,
21:38quand on utilise,
21:39dans une société,
21:40c'est Zinoviev
21:40qui le disait très justement.
21:42Zinoviev disait,
21:44quand il n'est pas permis
21:45de dire une vérité
21:46dans une société,
21:46l'humour se charge
21:48de la dire autrement.
21:48C'est-à-dire que l'humour
21:49permet de nommer l'interdit
21:52en se mettant à l'abri,
21:54en fait, justement,
21:55du rire,
21:55mais pour nommer
21:56ce qu'on n'a pas le droit
21:56de nommer,
21:57mais qu'on ne peut pas
21:57ne pas nommer.
21:58Donc, sachez que c'est
21:59une formule qui a circulé
22:00au Québec cette semaine
22:01la figure du hockeyeur nazi
22:03pour nommer indirectement,
22:05sur le mode moqueur,
22:06les violences liées
22:07à des sociétés
22:09multiculturelles
22:10et de plus en plus
22:11multiconflictuelles.
22:12Parce que derrière ça,
22:13c'est qui que ce soit,
22:14personne ne veut stigmatiser.
22:15Mais on constate
22:16que quand vous mettez
22:16des groupes
22:17qui ont des codes culturels
22:18différents,
22:18qui n'ont pas le même
22:19rapport à la violence,
22:20et que si vous avez
22:21à l'esprit l'idée
22:22qu'il y a aujourd'hui
22:22quand même un esprit
22:23de conquête
22:23ou de reconquête
22:24ou de contre-colonisation
22:26dans certains milieux,
22:28une sorte de conflit,
22:29en fait,
22:30entre les civilisations
22:31qui s'expriment au quotidien,
22:32vous avez cette réalité
22:33devant vous.
22:34Et là, je fais un lien
22:35avec l'Allemagne
22:35un instant,
22:36et j'essaie de la parole
22:36à Arthur ensuite,
22:37parce que je ne vous ai pas
22:38le privé
22:39de son éditor
22:40sur cette question.
22:43En Allemagne,
22:44c'est révélé
22:44par le Bild cette fois.
22:45Qu'est-ce qu'on apprend ?
22:46Une jeune fille
22:47était dans un centre
22:47de jeunesse,
22:48était agressée,
22:49a même été violée
22:50et ainsi de suite.
22:50Donc, une histoire
22:51assez sordide
22:52par plusieurs jeunes hommes
22:53qui se jetaient sur elle,
22:55qui lui ont effligé
22:57ce que l'on peut imaginer.
22:58Mais qu'ont fait
22:59les autorités
22:59du centre jeunesse,
23:01ils n'ont pas voulu,
23:02ils se sont davantage
23:03portés à la défense
23:03des agresseurs,
23:04en guillemets,
23:05que de la victime.
23:06Pourquoi ?
23:07Parce qu'ils ne voulaient
23:08pas encourager
23:08le racisme et l'islamophobie.
23:10Parce qu'ils ne voulaient pas.
23:11ce terme-là
23:12nous marque encore
23:14la dimension culturelle
23:16de ces agressions.
23:17Et dans le même état d'esprit,
23:19est-ce que ça ne vous fait pas
23:20penser à une toute autre échelle,
23:21bien évidemment,
23:22aux grooming gangs
23:23en Grande-Bretagne,
23:25on s'en souvient,
23:26c'est-à-dire des réseaux
23:27d'esclavage sexuel
23:29de jeunes filles blanches,
23:30ce n'est pas mon vocabulaire,
23:31celui de l'époque,
23:32issus de la classe ouvrière
23:33par des gangs pakistanais,
23:36encore une fois,
23:36ce n'est pas mon vocabulaire,
23:37je ne fais que citer,
23:38ce n'était pas tous les pakistanais
23:39aussi, ça va de soi,
23:40réseaux d'esclavage sexuel
23:42de jeunes filles blanches
23:43comme ça,
23:43on n'en a pas parlé
23:44pendant longtemps
23:44parce qu'on ne voulait pas
23:46révéler les travers
23:46de la société diversitaire,
23:47on ne voulait pas
23:49encourager le racisme
23:50parce qu'on pensait
23:50encourager le racisme
23:51en révélant de telles tensions.
23:53Ce soir,
23:54j'ai cherché à rappeler,
23:55intégrer tous ces faits
23:56dans l'espace public,
23:56il me semble utile
23:57pour chercher à comprendre
23:58ce qui nous arrive.
23:59Arthur de Vatrigan,
24:00quel regard portez-vous
24:01justement sur ce tabou
24:03qui, je le disais
24:04dès le début de l'émission,
24:05n'a aucune frontière
24:06et qui donc touche
24:07là aussi tout l'Occident ?
24:08Ça n'a aucune frontière
24:09mais dans la chronologie
24:10que Mathieu nous rappelle,
24:12ça faisait bien longtemps
24:13que la France n'avait pas été
24:14à l'avant-garde
24:14de quoi que ce soit.
24:16Donc,
24:16je préférais que ce soit
24:17sur un autre sujet
24:18mais c'est ainsi.
24:19Donc,
24:19si nos amis du Québec
24:21ou d'ailleurs
24:22veulent des conseils,
24:23on peut leur en donner
24:24parce que nous sommes devenus
24:25depuis quelques années
24:25les papes de l'opération
24:27XXL Place Nets
24:28à savoir
24:30détruire des siècles d'histoire
24:31pour transformer
24:32tout ça en terrain vague.
24:33Par contre,
24:34en effet,
24:34Mathieu l'a rappelé
24:35pour des trucs
24:35un peu plus sales
24:36comme cacher les trafics
24:37d'esclaves sexuels,
24:39des grooming gangs,
24:40là on peut demander
24:40aux conseils aux Anglais
24:41puis en plus,
24:42ça n'empêche pas
24:42d'être ministre
24:43parce que le Starmer
24:44était déjà à l'époque
24:45en responsabilité,
24:46je le rappelle.
24:47Mais voilà,
24:48on nous consolera ce soir
24:49avec la victoire
24:50du 15 de France,
24:52évidemment
24:53et pour Mathieu,
24:54le 15 de France
24:55c'est comme l'équipe
24:55de France de hockey
24:56mais sans patin
24:57et avec un peu plus d'élégance.
24:58Et puis surtout,
24:59vous avez une boule de cristal
25:00puisque c'est à 21h10 ce soir
25:02contre l'Angleterre.
25:03Mathieu Bocoté.
25:04Je me permets
25:05un dernier mot
25:06sur tout cela
25:07en lien avec l'actualité internationale
25:09vers laquelle nous avons
25:10la deuxième partie.
25:11C'est très important
25:11ce qui se passe
25:12à l'international
25:12mais quelquefois
25:13c'est une forme
25:14de substitut moral.
25:15On se réfugie
25:16vers l'international
25:16pour ne pas se voir
25:17ce qui se passe chez nous,
25:19ce qui se passe
25:19dans nos pays
25:20pour ne pas voir
25:21à quel point
25:21la régression des libertés
25:23est accélérée en ce moment.
25:25La régression de l'identité
25:27se fait en accélérée.
25:28La régression de la sécurité
25:29se fait en accélérée.
25:31Il faut simplement se dire
25:32que s'est-il passé
25:33en l'espace de 5 ans,
25:34de 10 ans,
25:35en 15 ans,
25:36en 20 ans.
25:36Comment expliquer
25:37de tels bouleversements
25:38dans nos sociétés ?
25:40Nous savons que
25:40tout le dispositif médiatique
25:42dominant est là
25:43pour nous détourner
25:44d'autres regards
25:45et pour tout faire en sorte
25:46qu'on ne puisse pas
25:47enregistrer
25:48et comprendre
25:49ce qui nous arrive
25:50de ce point de vue.
25:51Le travail médiatique
25:52est un travail
25:52d'occultation à grande échelle.
25:54C'est la pravidalisation
25:55des médias occidentaux
25:56et je suis heureux
25:57que certains
25:58néanmoins résistent à cela.
25:59C'est pour ça
26:00que ce soir,
26:00entre 20h et 21h,
26:02dans l'heure des pros,
26:02Françoise Laborde
26:03sera notre invitée.
26:04Françoise Laborde
26:04qui a été indirectement,
26:06puisque c'est la chaîne
26:07qui a été condamnée
26:08par l'ARCOM.
26:09Françoise Laborde,
26:10journaliste,
26:10ancienne membre du CSA
26:12qui parle de l'ARCOM
26:14aujourd'hui
26:14comme la police de la pensée.
26:17Et des arrières pensées,
26:17c'est encore plus.
26:18Dans un instant,
26:20Charles Gave
26:20sera notre invité
26:22essayiste financier.
26:24La guerre en Iran,
26:25les conséquences économiques,
26:28la guerre des nerfs
26:30et notamment l'or noir,
26:31nous en parlerons
26:32dans un instant
26:33avec Charles Gave.
26:35Restez avec nous
26:35sur CNews, bien sûr.
26:39Quasiment 19h30
26:40sur CNews,
26:41on fait le point
26:42sur l'information
26:42avec Isabelle Piboulot.
26:44Rebonsoir Isabelle.
26:46Le ministre iranien
26:48des Affaires étrangères
26:49l'affirme,
26:50il n'y a pas de problème
26:51avec le nouveau guide
26:52suprême
26:52Mojtabar Amenei.
26:54Abbas Arachis
26:55est exprimé
26:55à la télévision américaine
26:57alors que les rumeurs
26:58vont bon train
26:59concernant l'état de santé
27:00de l'ayatollah
27:01blessé dans un bombardement.
27:03Mojtabar Amenei
27:04n'est toujours pas apparu
27:05publiquement
27:05depuis sa désignation
27:07il y a une semaine.
27:08Après des tirs de missiles
27:09contre son territoire,
27:11la Turquie confronte l'Iran
27:12aux preuves techniques.
27:14Un échange
27:15tant au niveau diplomatique
27:16que militaire.
27:17Les systèmes de défense
27:18antiaérienne de l'OTAN
27:20ont intercepté hier
27:21un missile balistique
27:23le troisième
27:23en neuf jours.
27:25Téhéran rejette
27:26toute responsabilité
27:27et affirme
27:28ne pas avoir donné
27:29l'ordre
27:29d'une telle attaque
27:30contre la Turquie.
27:32Et puis dans l'actualité
27:33nationale,
27:3426 personnes
27:35mises en examen
27:35dans une opération
27:36visant la DZ Mafia.
27:38Parmi elles
27:39figurent
27:40deux rappeurs marseillais.
27:41Ce coup de filet inédit
27:43mené en début de semaine
27:44a permis le placement
27:46en détention provisoire
27:47de 15 individus
27:49dont un avocat
27:50soupçonné
27:51d'avoir été corrompu.
27:52Environ 900 gendarmes
27:54ont été mobilisés.
27:56Merci Isabelle Piboulot
27:57pour le point sur l'information
27:58toujours avec Mathieu Bocoté
27:59et Arthur Devatrigan
28:00et nous a rejoint
28:01sur le plateau
28:02Charles Gave.
28:03Merci d'être avec nous
28:04Charles Gave
28:05essayiste financier
28:06tout sourire
28:07alors que le monde
28:08s'effondre.
28:09C'est ça que je n'arrive
28:10pas à comprendre.
28:11Mais c'est exactement
28:12la raison de cette invitation
28:13parce que
28:14pour chercher à comprendre
28:15la séquence présente
28:16Charles Gave
28:16bonsoir.
28:17Bonsoir.
28:17Alors on voit
28:18la séquence présente
28:19la guerre en Iran
28:21plusieurs disent
28:21elle va engendrer
28:22c'est très probable
28:23une crise énergétique mondiale
28:26cette crise énergétique
28:27ne peut donner
28:27qu'une crise économique majeure
28:28tout cela ne peut conduire
28:30qu'à l'effondrement
28:31est-ce que devant cela
28:32vous avez des propos
28:33éclairants
28:34j'en suis certain
28:36rassurants
28:37ou encore plus inquiétants
28:37vous me direz.
28:39Bon écoutez
28:39ce n'est pas une mauvaise
28:40description que vous avez
28:41faite
28:42mais là
28:42ce qui m'intéresse
28:43moi c'est
28:44vous savez
28:45l'économie
28:45c'est de l'énergie
28:46transformée
28:48ça n'est rien d'autre
28:49et donc
28:50si le prix
28:51je ne sais pas
28:52de la farine
28:53augmente
28:53chez le boulanger
28:54du coin
28:54en principe
28:56s'il ne réussit pas
28:57à augmenter son prix
28:58il va faire faillite
28:58vous voyez ce que je veux dire
28:59donc
29:00il est tout à fait évident
29:01qu'aujourd'hui
29:03tous ceux qui
29:04transfèrent de l'énergie
29:05de façon
29:07mauvaise
29:07ou qui
29:08créent de l'énergie
29:09de façon
29:10non rentable
29:12vont avoir du mal
29:13à payer
29:14donc vous êtes en train
29:16de me dire
29:16que tous ceux
29:17qui utilisent mal
29:18l'énergie
29:19qui font des productions
29:21subventionnées
29:22qui ruinent les états
29:23vont disparaître
29:25et qu'on va se retrouver
29:26dans une société
29:27où les gens
29:28qui pratiquent
29:28des bons produits
29:30avec des bons prix
29:31et qui les font bien
29:32vont survivre
29:33à ceux qui ne le font pas
29:35je trouve ça
29:35que c'est plutôt
29:36une bonne nouvelle
29:37ça c'est peut-être
29:37l'horizon à très long terme
29:38vous savez
29:39le très long terme
29:41on est tous
29:42dans le très long terme
29:43mais puisque nous sommes
29:44quand même un peu
29:44dans le court terme
29:45vous voyez cette guerre
29:47vous voyez les conséquences
29:47d'après vous
29:48quelles seront
29:49les conséquences
29:50je voudrais à court
29:51et moyen terme
29:52avant d'en arriver
29:52peut-être à l'horizon
29:53que vous désirez
29:54à court et moyen terme
29:55à quoi vous attendez-vous ?
29:56c'est toujours la même chose
29:58qu'est-ce que c'est
29:58une augmentation
30:00une augmentation
30:00d'après l'énergie
30:01c'est une augmentation
30:03d'écoute
30:04pour les sociétés
30:05pour tout le monde
30:06et qui est absolument générale
30:08donc ça veut dire
30:09que la rentabilité
30:09des affaires
30:10va baisser à bon coût
30:12ça c'est tout à fait évident
30:13ça veut dire aussi
30:14que les rentrées fiscales
30:17vont baisser
30:19mais que les dépenses fiscales
30:20vont augmenter
30:21parce qu'il va y avoir
30:23des tas de trucs à payer
30:24qu'on ne pourra pas payer
30:25d'ailleurs
30:25donc vous voyez
30:26tout ça est tout à fait prévisible
30:28donc on va avoir
30:28une récession
30:31probablement
30:31les taux d'intérêt
30:32vont monter
30:33parce que l'inflation
30:34va monter aussi
30:36et donc ça va condamner
30:38absolument
30:39ce que je vous dis
30:40depuis
30:40ce que j'ai écrit
30:41dans tous mes livres
30:41et ce que je vous ai dit
30:42je ne sais pas combien de fois
30:43toutes les sociales démocraties
30:44c'est-à-dire que le deuxième mur
30:45de Berlin
30:46va enfin tomber
30:47on va enfin redevenir libre
30:49ces gens-là
30:49qui nous empêchent
30:50d'être libres
30:50qui nous empêchent
30:51de parler
30:52qui nous empêchent
30:52de travailler
30:53qui nous empêchent
30:53de bouger
30:54qui savent que ce qu'on doit dire
30:56et si on dit autre chose
30:56on n'est plus ni
30:57mais tous ces gens-là
30:58ils ne vont plus avoir d'argent
30:59on va s'en débarrasser
31:00enfin
31:01vous êtes en train de me dire
31:02que l'écroulement
31:02de l'Union soviétique
31:03est une mauvaise nouvelle
31:04mais pas du tout
31:04alors vous vous entêtez
31:06peut-être
31:06à être dans le très long terme
31:07je me permets
31:08je suis à l'esprit obstiné
31:09je reviens sur le court terme
31:10vous êtes un Français ordinaire
31:11avec des moyens limités
31:13le prix
31:15le déplacement
31:15devient d'un coup
31:16presque impossible
31:17le transport aérien
31:18d'un coup
31:19augmentation
31:20significative
31:21du coût de déplacement
31:23les entreprises
31:23crise
31:25risque de faire mesure
31:26d'une certaine d'entre elles
31:27est-ce que la propre
31:28mais tout ça
31:28c'est des mauvaises nouvelles
31:30oui ça je n'en doute pas
31:31mais est-ce que tout cela
31:32dans la séquence présente
31:33vous semble inévitable
31:34ou est-ce que cette crise
31:36en fait est inévitable
31:37ou est-ce qu'il y a encore
31:38moyen de l'esquiver
31:39bon ça dépend
31:40ça dépend combien de temps
31:41va durer ce blocage
31:43des droits d'Hormuz
31:44si ça dure plus
31:45qu'un mois
31:47à ce moment-là
31:47ça va commencer
31:48à faire des dégâts
31:49parce que pour tous ceux
31:50qui n'ont pas
31:50de stock important
31:51ni de gaz
31:52ni de pétrole
31:53c'est-à-dire
31:55si vous voulez
31:55la Chine a à peu près
31:56plus d'un an
31:57de pétrole
32:00en réserve
32:01donc ils n'ont pas
32:01trop de soucis à se faire
32:02mais il y a d'autres pays
32:03qui en ont beaucoup moins
32:03en particulier en Asie
32:05des pays comme la Corée
32:06et le Japon
32:06ils n'ont pas
32:06de très gros stock
32:08donc bien sûr
32:09ça va être difficile
32:10mais la réalité
32:15vous êtes en 1986-87
32:20j'avais écrit un long papier
32:21pour m'écrire à l'époque
32:22pour lui expliquer
32:23que l'Union soviétique
32:25allait en prendre plein la gueule
32:26et qu'elle allait disparaître
32:27il m'avait dit
32:28vous êtes complètement fou
32:30mais c'est d'ailleurs pour ça
32:31qu'il prenait mes services
32:31c'est parce que
32:32je savais que j'étais
32:33complètement fou
32:33donc je pouvais dire des choses
32:35que les gens ne se disaient pas
32:38et ça a été très dur
32:39pour les Polonais
32:41pour les Russes
32:42ça a été très très dur
32:44mais ils vont beaucoup mieux
32:45aujourd'hui
32:46ce que j'essaye de dire
32:47c'est que vous sortez
32:47d'un système
32:48qui est non viable
32:50qui ne peut aller
32:51que vers un désastre
32:52et ça nous rapproche
32:53de la sortie
32:54donc vous êtes en train
32:55de me dire
32:55encore une minute
32:56monsieur le bourreau
32:57mais c'est pas viable
32:59la façon dont nous vivons
33:00depuis 20 ans
33:01ça n'est pas viable
33:02ça j'entends pour vous
33:03c'est le point
33:03d'aboutissement de l'analyse
33:04mais je nous ramène
33:05à tout le monde
33:06à la compréhension
33:07de ces événements
33:07les Américains par exemple
33:09ont changé de stratégie énergétique
33:10ces dernières années
33:11ils ont misé
33:11une stratégie
33:12de l'autonomie énergétique
33:13maximale
33:14ils ont eu du pot
33:14ils ont eu des gars
33:16qui ont trouvé
33:16une façon de faire du gaz
33:18avec des rochers
33:19qui cassaient
33:20alors mais
33:20donc quels sont les scénarios
33:22j'essaie de voir
33:23ce qui est possible
33:23est-ce que les Américains
33:24pourraient l'essayer
33:25par exemple
33:25de ne pas vendre de gaz
33:26à l'extérieur
33:27ou du pétrole
33:27ou de l'essence
33:28est-ce qu'en Europe
33:29est-ce qu'on pourrait assister
33:31une volonté
33:32de verrouiller
33:32les prix de l'essence
33:33quels sont les scénarios
33:34qui vous avez à l'essence
33:35je ne sais pas que c'est bien
33:36que c'est mal
33:36mais quels sont les scénarios
33:37que vous avez à l'essence
33:38les Etats-Unis
33:39peuvent tout à fait bloquer
33:40les prix du gaz
33:41et à ce moment-là
33:42l'Europe se retrouve
33:42dans une situation impossible
33:43puisqu'il y a trois fournisseurs
33:46de gaz
33:46Qatar
33:47en volume
33:49les Etats-Unis
33:50ou la Russie
33:52s'il y en a
33:53deux qui sont bloqués
33:54et que les Américains
33:56ne l'ouvrent plus
34:00l'économie
34:01c'est de l'allié
34:01encore une fois
34:02c'est de l'énergie
34:03transformée
34:03mais s'il n'y a pas
34:04d'énergie du tout
34:05il n'y a pas d'économie
34:06du tout
34:06donc si les Américains
34:07décident d'arrêter
34:08ce qu'ils peuvent
34:09de le faire
34:09C'est un scénario
34:10crédible selon vous ?
34:13Vous savez
34:13j'ai eu beaucoup de mal
34:14avec M. Trump
34:15à déterminer
34:16ce qui est crédible
34:16et ce qui ne l'est pas
34:19il m'intéresse beaucoup
34:20cet homme
34:20parce qu'il est très difficile
34:22à cerner
34:23donc peut-être
34:24va-t-il le faire
34:24peut-être va-t-il pas faire
34:25je ne sais pas
34:26mais s'il le fait
34:27ça confirmera l'analyse
34:28que je fais
34:29depuis un certain temps
34:30qui va aller vers
34:31la forteresse américaine
34:32ils n'en ont plus rien
34:33à foutre du reste du monde
34:33Arthur de Vatrigan
34:35Si la guerre se prolonge
34:37certains annoncent
34:39un choc
34:40taxationiste majeur
34:41Oui
34:41Est-ce que
34:42c'est-à-dire qu'on revit
34:43le scénario
34:44du choc pétrolier
34:45des années 70 ?
34:46Ben oui
34:47mais
34:49le choc pétrolier
34:50des années 70
34:51il avait été
34:53quand même
34:53beaucoup
34:55sur les prix
34:55c'est-à-dire que les prix
34:56avaient énormément monté
34:57vous savez
34:58l'inflation était passée
34:59de 3 à 17 ou 20
35:01en Angleterre
35:01en quelques mois
35:02ça avait été
35:03très violent sur les prix
35:06là si vous voulez
35:07ce qui va se passer
35:07ce qui me semble
35:08le plus probable
35:09c'est que
35:09nos états
35:10ont émis
35:12de la dette
35:13comme des marins
35:14ivres
35:14depuis 20 ans
35:17et là
35:18ils vont être obligés
35:19d'essayer de remettre
35:21de la dette
35:21pour essayer
35:22d'absorber le coût
35:23mais qui va
35:24la racheter
35:25parce que
35:26imaginez
35:27prenons les deux cas
35:28la guerre s'arrête
35:30à ce moment-là
35:31tout le Moyen-Orient
35:32doit être rebâti
35:34l'Irak
35:35l'Iran
35:36la Libye
35:37la Syrie
35:37l'Egypte
35:39tout ça
35:39ils ont besoin
35:39de pognon
35:40de façon monstrueuse
35:41donc tous les pays
35:42tous les gens
35:42qui ont des excédents
35:43d'épargne
35:44mettront leur épargne
35:45à rebâtir le Moyen-Orient
35:46parce que ça sera
35:47extraordinairement rentable
35:49mais nous
35:51on ne vit qu'avec
35:52l'excédent d'épargne
35:53de ces gens-là
35:53les gens asiatiques
35:55ou les gens du Moyen-Orient
35:55donc si ça se termine bien
35:59nos taux d'intérêt
36:00montent de façon extraordinaire
36:01et nous sautons
36:03et si ça se termine mal
36:05nos taux d'intérêt
36:06les taux d'intérêt
36:07montent de façon extraordinaire
36:08et nous sautons
36:09vous voyez ce que je veux dire
36:11c'est-à-dire que
36:12vous avez eu
36:14depuis 30 ou 40 ans
36:15un logiciel
36:17chez nos gouvernements
36:18qui ne pouvait pas
36:20ne pas nous amener
36:21à un truc affreux
36:22et moi
36:23dans ma naïveté
36:25je trouve que
36:25si vous voulez
36:26sortir du truc affreux
36:27c'est une très bonne nouvelle
36:28alors
36:29dans votre grille de lecture
36:30si je comprends bien
36:32vous nous dites
36:32cette crise
36:33peut-être l'accélérateur extérieur
36:35qui nous permettrait
36:36à terme
36:36de sortir d'un modèle
36:37de société non viable
36:39mais puisqu'il s'agit
36:40on y reviendra à la fin
36:41je vous rassure
36:42mais puisqu'il s'agit
36:43pour l'instant aussi
36:44de chercher à comprendre
36:45les différentes données
36:46de la crise actuelle
36:47on dit par exemple
36:48que la Chine
36:49a véritablement besoin
36:51du pétrole iranien
36:52elle ne peut pas
36:54s'en passer
36:55est-ce que
36:55de ce point de vue
36:56ça ne favorisera pas
36:57une forme de coopération
36:58entre les États-Unis
36:59et la Chine
37:01circonstancielle
37:01pour dire
37:02par ailleurs
37:02vous n'avez pas le droit
37:03de paralyser
37:04quel que soit le conflit
37:04on ne peut pas consentir
37:06à cette espèce de paralysie
37:07envisagé de l'économie mondiale
37:09la Chine
37:12apporte à peu près
37:1411 millions de barils par jour
37:16il y en a 100 millions
37:17qui sont produits dans le monde
37:19sur 203
37:20et donc c'est 11 millions
37:22de barils par jour
37:23ils ont essayé
37:24de les acheter
37:24le moins cher possible
37:26soit au Venezuela
37:29dont ce brave Trump
37:30s'est occupé
37:32soit à l'Iran
37:33dont apparemment
37:34on est en train
37:35de s'occuper
37:35donc ce qui va se passer
37:37c'est qu'aujourd'hui
37:38mais ils ont
37:38ça représente
37:40une petite partie
37:41une partie très faible
37:42de leurs besoins
37:43d'énergie
37:44ils ont investi
37:45comme des malades
37:46dans les plus grands
37:47barrages du monde
37:47dans des centrales nucléaires
37:49dans des centrales à charbon
37:51la chose qui va arriver
37:52tout à fait évidente
37:53si ça continue
37:54si on continue
37:54à bloquer le pétrole
37:57c'est que vous
37:58vous allez avoir
37:59le grand redémarrage
38:00du charbon
38:00dans le monde entier
38:02le charbon
38:02on ne sait pas
38:03comment fout
38:03il y en a partout
38:04il y en a en Sibérie
38:04il y en a en Indonésie
38:05il y en a en Pologne
38:06l'Allemagne
38:07commence à faire brûler
38:08ses mines de charbon
38:08donc vous dites simplement
38:10c'est ce que d'ailleurs
38:11a déjà dit Trump
38:12vous savez quoi
38:13vos trucs de réchauffement
38:14atmosphérique
38:15j'en ai strictement rien à cirer
38:16on va recommencer
38:17à brûler le charbon
38:18comme on faisait
38:18dans le bon vieux temps
38:19donc il n'y a aucune
38:21pénurie d'énergie
38:22il y a un petit blocage
38:24artificiel
38:24qui a été multiplié
38:25par cette politique
38:26sur le réchauffement
38:27atmosphérique
38:28mais à part l'Europe
38:29si j'ose dire
38:32le meilleur charbon du monde
38:33on est en Indonésie
38:34ou en Australie
38:34vous pouvez acheter
38:35tout ce que vous voulez
38:36alors la question
38:37du réchauffement climatique
38:37est une question à part
38:38évidemment
38:39mais elle a des conséquences
38:40politiques
38:40quoi qu'on en pense
38:41on a vu par exemple
38:42l'Allemagne nous dire
38:43nous ne reviendrons pas
38:44au nucléaire
38:45de l'autre côté
38:46la France dit
38:48nous achètent
38:48notre nucléaire
38:49voilà
38:49c'est que tout d'après
38:50extraordinaire
38:50s'ils ne veulent pas
38:51du nucléaire
38:51ils ne doivent pas
38:52nous acheter
38:52notre truc
38:52et ils peuvent crever
38:53mais on pourrait dire
38:53que d'autres pays
38:54par ailleurs
38:54décident de ne pas
38:55exploiter le pétrole
38:56tout en en acheter
38:57ailleurs
39:03nucléaire
39:03à cause de la pression
39:04écolo
39:04Madame von der Leyen
39:06nous dit
39:06on a peut-être fait
39:07une erreur stratégique
39:08en ne misant pas
39:09suffisamment sur le nucléaire
39:10quelle est la part
39:11de responsabilité
39:12de l'Europe
39:13ou des différents
39:14pays européens
39:14en ce moment
39:15dans la dimension
39:16spécifiquement européenne
39:17de cette crise de l'énergie
39:19100%
39:20100%
39:21100%
39:21c'est eux qui sont responsables
39:22c'est bien pour ça
39:23que je suis ravi
39:24que tout ça s'arrête
39:25en tant qu'homme d'affaires
39:26je ne peux pas investir
39:27sans demander la permission
39:28je ne peux pas bouger
39:30sans demander la permission
39:30si je paye un gars
39:31il me coûte trois fois
39:32ce qui devrait me coûter
39:33normalement
39:34donc ça fait des années
39:35qu'ils mettent règlements
39:36et des trucs
39:36des machins
39:37pour empêcher les gens
39:37quand j'étais au conseil
39:39de SCORE
39:39qui était une grande société
39:41de réassurance
39:42au début c'était vachement intéressant
39:43puis au fur et à mesure des années
39:45j'ai vu le ministère
39:45des finances français
39:46monter des réglementations
39:48pour essayer d'empêcher
39:49de faire ce que SCORE
39:50avait envie de faire
39:50donc la gestion
39:52du conseil
39:53ne servait plus à rien
39:54tout était prévu à l'avance
39:55et c'était tout interdit
39:57donc si vous voulez
39:58tant qu'on aura des gens
39:59qui nous empêchent
39:59de vivre librement
40:00vous ne pouvez pas
40:02vous êtes donné
40:02que l'économie se plante
40:04puisqu'il n'y a plus
40:04d'économie de marché
40:05il n'y a plus un seul vrai prix
40:06il n'y a pas de prix
40:07il n'y a pas de prix
40:08de l'énergie
40:09regardez par exemple
40:10en France
40:10vous avez
40:12quand je prends
40:13la séance
40:13avec mon scooter
40:14maintenant ça me coûte
40:15plus de 2 euros
40:16le litre
40:17c'est tout à fait étonnant
40:18mais je crois
40:19qu'il doit y avoir
40:1970% qui sont des impôts
40:20là-dedans
40:22donc ils s'y veulent
40:23que l'économie marche
40:25ce qui fait marcher
40:26une économie
40:26c'est une énergie
40:28abondante
40:28bon marché
40:29et où il n'y a pas
40:29de rupture
40:30ils ont tout fait
40:31pour l'arrêter
40:33évidemment que ça ne marche pas
40:35vous parlez du prix à la pompe
40:36en effet
40:37mais je reviens
40:37à la première question
40:38de Mathieu
40:39sur le demain
40:40après-demain
40:40et dans les prochaines semaines
40:41quelles vont être
40:42les conséquences
40:43directes pour les français
40:44au-delà
40:45l'augmentation du prix
40:46à la pompe
40:46à quoi faut-il s'attendre
40:47ça fait à peu près
40:4910 ans que je dis
40:49la même chose
40:50je suis un peu confus
40:51parce que
40:52j'ai l'impression
40:53désagréable de me répéter
40:54mais vous savez
40:54qu'on arrive à un certain âge
40:55on ne peut que se répéter
40:56ou se contredire
40:57c'est tout
40:57après ça il n'y a plus rien
40:59donc ce que j'ai dit
41:00depuis des années
41:00c'est que
41:01le niveau de vie français
41:02est égal au niveau de vie
41:03que les français gagnent
41:05très bien
41:06au niveau de vie
41:07qu'ils empruntent
41:08pour maintenir
41:08leur soi-disant
41:09pouvoir d'achat
41:11à partir du moment
41:11où les étrangers
41:12ne seront plus d'accord
41:13pour nous
41:14financer nos dettes
41:15pour qu'on gagne
41:15ce faux niveau de vie
41:17le niveau de vie
41:18va tomber au niveau
41:20qu'on gagne
41:20puisqu'on ne pourra plus
41:22emprunter
41:22de quoi vivre
41:23donc il va y avoir
41:24une baisse du niveau de vie
41:25en France
41:25c'est tout à fait
41:26impossible autrement
41:27mais ça touchera
41:28tous les gens
41:29qui ont des faux boulots
41:30ok
41:31j'entends votre propos
41:32mais je ne dis pas
41:33que c'est de bonne nouvelle
41:34je dis que c'est inévitable
41:35j'entends très bien
41:36mais alors
41:36de cette crise
41:38vous nous dites
41:38cette crise va être
41:39un accélérateur
41:40en quelque sorte
41:41des réveils
41:42des peuples européens
41:43des contradictions
41:44à terme de nos sociétés
41:45cela dit
41:46je me remets
41:47dans la peau
41:48pas des gens
41:49qui ont des faux boulots
41:50nécessairement
41:50quelqu'un qui travaille
41:51un travail honorable
41:52honnête
41:53et le souci par exemple
41:54vous l'avez évoqué
41:55il y a le souci
41:56du réchauffement climatique
41:57parce qu'ils considèrent
41:58que c'est une bonne idée
41:58de vivre dans une planète vivable
42:00au même moment
42:00ils considèrent
42:01que les règles environnementales
42:02vont trop loin
42:02et étouffent l'énergie
42:03cette personne-là
42:04dans les prochaines semaines
42:05pourrait être impactée
42:06comme on dit très clairement
42:07par ce qui se passe en Iran
42:09est-ce que de ce point de vue
42:10la souffrance des petites gens
42:12vous me permettrez de le dire ici
42:13elle est inévitable
42:14dans la séquence actuelle
42:15ou est-ce que les gouvernants
42:16ne peuvent pas faire quelque chose
42:17pour éviter
42:18cette traversée
42:19cette traversée douloureuse
42:21ils ne peuvent rien faire
42:22pour l'éviter
42:22mais je voudrais revenir
42:23sur quelque chose
42:24vous avez dit
42:24qui me touche beaucoup
42:25vous dites que les petites gens
42:26vont emprunter pas la gueule
42:28mais ça fait 20 ans
42:29qu'elles empruntent pas la gueule
42:30ça fait 20 ans
42:31que les bourgeois
42:32sont là tranquilles
42:33ils vivent en empruntant
42:35ils vivent en vendant
42:36avec leur appartement à Paris
42:37qui est à 5 fois le prix
42:38où ils devraient être
42:39parce qu'ils ont monté
42:40des systèmes
42:41donc encore une fois
42:43ne me dites pas
42:43que les petites gens
42:44en France aujourd'hui
42:45vivent bien
42:46je ne dis pas ça
42:48simplement qu'au pire
42:49il y a toujours
42:50le scénario de l'encore pire
42:51est-ce que vous ne croyez pas
42:52ça va toucher les classes
42:53ça va toucher les classes moyennes
42:54qui ont voté
42:55pour ces gens-là
42:56depuis 30 ans
42:57donc ils apprendront
42:59une leçon
42:59que les communistes
43:00ont durement apprise
43:01c'est un propos
43:02un peu froid
43:03un peu dur
43:04ça l'asie
43:04mais je ne suis pas là
43:05pour faire de la gentillesse
43:07je suis en train de là
43:08pour vous dire
43:09vous ne pouvez pas vivre
43:10au-dessus de vos moyens
43:11en empruntant l'argent
43:12jusqu'à la fin des temps
43:14et on arrive peut-être
43:15à un moment
43:16où ça va s'arrêter
43:18je reviens sur la séquence
43:20iranienne un instant
43:21parce qu'elle est
43:21évidemment déterminante
43:24le détroit
43:24d'Ormuzi
43:25imaginons une résolution
43:26relativement rapide
43:27du conflit
43:28imaginons
43:28ce n'est pas complètement
43:29inimaginable non plus
43:30Donald Trump ne cesse
43:31d'affirmer qu'il vient
43:32de triompher
43:32chaque jour
43:34il nous explique
43:34qu'il a triomphé
43:35et le lendemain
43:36il nous explique
43:36qu'il peut raser l'Iran
43:37ensuite il a retriomphé
43:38il peut raser l'Iran
43:40imaginons qu'il ait la même idée
43:41trois jours de suite
43:42et qu'il disait
43:43j'ai triomphé
43:43j'ai triomphé
43:44j'ai triomphé
43:44et que l'escalade militaire
43:46on en termine avec cela
43:47est-ce qu'on pourrait
43:49entrer dans un scénario
43:50plus optimiste
43:51on éviterait justement
43:52d'entrer dans cette crise amplifiée
43:55maintenant une fois
43:55que vous avez décidé
43:56de vous payer l'Iran
43:57si vous êtes Israël
43:58et si vous êtes
44:01les Etats-Unis
44:02ce qui semble être le cas
44:03s'ils s'en vont
44:04avant de l'avoir
44:05avant de terminer le boulot
44:07c'est-à-dire
44:07s'il n'y a pas de changement
44:08de régime en Iran
44:09à ce moment-là
44:10vous pouvez dire
44:10que tous les pays
44:12qui ont été les alliés
44:13des Etats-Unis
44:14vous savez ce que disait
44:15Kissinger
44:15il disait qu'il était
44:16beaucoup plus dangereux
44:17d'être l'allié
44:17des Etats-Unis
44:18que son ennemi
44:19parce qu'en principe
44:20ils trahissent toujours
44:21leurs alliés
44:22donc vous allez avoir
44:23une espèce
44:24des coups d'Etat
44:26en Arabie Saoudite
44:27etc
44:27et là vous verrez
44:28le pétrole à 400 euros
44:29oui
44:29donc si vous voulez
44:30s'ils perdent la guerre
44:32si les Américains
44:33perdent la guerre
44:33s'ils sont obligés
44:34de partir
44:35la queue entre les jambes
44:37là c'est un scénario
44:38extraordinairement pessimiste
44:39pour nous
44:40qui vivons
44:41d'une empreinte
44:42des emprunts
44:42et d'une énergie
44:43qu'on va acheter à l'extérieur
44:44ça va être affreux
44:45s'ils gagnent la guerre
44:47à ce moment-là
44:48on revient au scénario
44:49dont je parlais tout à l'heure
44:51et bien à ce moment-là
44:52si vous voulez
44:52les capitaux
44:53du monde entier
44:54viendront pour développer
44:55le Moyen-Orient
44:55où une population jeune
44:57de l'énergie abondante
44:58y a tout à rebâtir
45:01et à ce moment-là
45:01on aura un boom
45:03extraordinaire
45:03et ceux qui gagneront
45:04de l'argent
45:04c'était un peu la thèse
45:05de mon livre précédent
45:06ce que vous montrez
45:07tout à l'heure
45:07c'est qu'il va y avoir
45:09un boom absolument phénoménal
45:10dans le monde asiatique
45:11qui a l'appareil industriel
45:12pour développer
45:14tous ces trucs-là
45:15mais nous
45:15on a l'appareil industriel
45:17en France
45:17vous l'avez souvent dit
45:19vous savez
45:19les sociétés industrielles
45:21françaises
45:21font 26%
45:23de capitalisation boursière
45:25des sociétés industrielles
45:26en Europe
45:27donc on a la plus grosse
45:28industrie européenne
45:29mais on n'a plus une usine
45:30en France
45:30pourquoi ?
45:31parce qu'on est gérés
45:32par des corneaux
45:34qui ont empêché
45:35ces entreprises
45:36de gagner de l'argent
45:37depuis 30 ans
45:37et vous êtes en train
45:39de me dire
45:41ces gens abominables
45:42ils nous ont amenés
45:43dans un désastre
45:43c'est vrai
45:44on va en prendre plein
45:45la gueule
45:46c'est vrai
45:47mais comme disent
45:48les allemands
45:49qui sont des spécialistes
45:50il vaut mieux
45:50la fin de l'horreur
45:52qu'une horreur
45:53qui ne s'arrête jamais
45:55Arthur Levatrigan
45:56on a parlé
45:57des Etats-Unis
45:58de la Chine
45:59de l'Union Européenne
45:59il y a un pays
46:00dont on parle peu
46:01c'est la Russie
46:03quelles conséquences
46:04d'un point de vue économique
46:05pour la Russie ?
46:06si le prix du pétrole
46:07est à 100$ le baril
46:08la Russie
46:08ils vont à la banque
46:10en rigolant
46:11parce qu'ils produisent
46:1312 à 13 millions
46:14de barils par jour
46:15alors la question
46:16qu'on a posée tout à l'heure
46:17était très intéressante
46:18c'est la Chine
46:19qui serait obligée
46:20d'acheter du pétrole
46:21mais la Chine
46:22pour l'instant
46:22elle ne veut pas acheter
46:23tout son pétrole
46:24en Russie
46:24parce que cela vendrait
46:25trop décent
46:26pendant la Russie
46:26et puis là
46:27il n'y a pas de mer
46:28il y a des pipelines
46:29parce qu'ils ont bien
46:30monté leur coût
46:32parfait
46:33donc si ça ne va pas
46:34bien vraiment
46:34ce qui peut se passer
46:36c'est
46:37la Russie demande
46:40la Chine demande
46:41à la Russie
46:41de lui envoyer
46:41plus de pétrole
46:46on peut le faire
46:47sans plus de difficulté
46:48donc si vous voulez
46:51cette idée
46:54c'est quand même curieux
46:55la Chine
46:56ça fait des années
46:57qu'ils se préparent
46:57à ce coup-là
46:58la Russie
46:59ça fait des années
47:00qu'ils se préparent
47:00à ce coup-là
47:01ils n'ont rien à foutre
47:02des systèmes
47:03de paiement internationaux
47:04etc
47:05les Etats-Unis
47:06ils sont autosuffisants
47:08énergétiquement
47:09les seuls
47:10qui ne voient rien arriver
47:11qui ne voient jamais rien arriver
47:12et qui en prennent toujours
47:12plein la gueule
47:13c'est la Commission européenne
47:14et Bruxelles
47:15ils sont quand même étonnants
47:16ces gars-là
47:16c'est extraordinaire
47:18ils vont de désastre en désastre
47:19et ils n'arrivent jamais à rien
47:21il nous reste
47:22une minute vingt
47:23vous avez voulu à tout prix
47:25être optimiste
47:25au début de notre entretien
47:26le moment optimiste
47:27peut arriver pour vous
47:28vous nous dites
47:29qu'au terme de cette crise
47:31ça pourrait balayer
47:32en fait un modèle
47:33désuet, périmé
47:34qui pourrait entraîner
47:35à terme
47:36la renaissance
47:37de l'Europe
47:38absolument
47:38parce que la grande force
47:40de l'Europe
47:40ça a toujours été
47:41son infinie diversité
47:42et vous avez
47:44une Europe de liberté
47:45qui était celle de 1250
47:47vous aviez
47:49l'Empire romain
47:50germanique
47:51qui n'était ni romain
47:51ni germanique
47:52parce qu'elle était en Sicile
47:53vous aviez
47:55les villes
47:56les villes-état
47:57qui naissaient
47:57les nations
47:58qui naissaient
47:58avec la France
47:59et l'Angleterre
48:02la ligue antéatique
48:03dont personne ne sait
48:04très bien ce que c'était
48:04mais ça a l'air de bien marcher aussi
48:06et donc vous aviez
48:07toute cette diversité
48:08et tout le monde faisait
48:09ses expériences dans son coin
48:10et puis ensuite
48:10celui qui avait le mieux réussi
48:12on le copiait
48:13les autres
48:13et puis il y a eu
48:15des tendances
48:16toujours récurrentes
48:17en Europe
48:18Charlemagne
48:18il y a Louis XIV
48:21Charles Quint
48:22Napoléon
48:22Hitler
48:23pour recréer une Europe puissance
48:25comme l'Empire romain
48:26et chaque fois
48:27qu'on a essayé
48:27de recréer une Europe puissance
48:28ça s'est terminé
48:29dans le sang et dans les larmes
48:30et l'Europe de Bruxelles
48:32ça n'est rien d'autre
48:33qu'une Europe puissance
48:34ça n'est pas une Europe liberté
48:36c'est-à-dire qu'il n'y a plus
48:36de liberté en Europe
48:37et ils essaient
48:38de nous recréer une puissance
48:39et c'est ça qui nous tue
48:40ça n'a jamais marché en Europe
48:42parce qu'un Français
48:43n'est pas un Allemand
48:43n'est pas un Italien
48:44n'est pas un Anglais
48:44donc si vous voulez
48:46il n'y a de beauté
48:46que dans la diversité
48:48et dans la liberté
48:49Merci Charles Gave
48:50d'être venu
48:51essayiste et financier
48:52c'est vrai que c'est une parole
48:54qui diffère
48:55de ce qu'on peut entendre
48:57depuis deux semaines
48:58et sur l'ensemble des plateaux
48:59il s'avère que
49:00Mathieu vous a posé la question
49:01si vous aviez été déjà invité
49:03dans d'autres chaînes d'information
49:05sur d'autres plateaux
49:06ces derniers jours
49:06Jamais
49:07Jamais
49:07dites-vous
49:08Non pas que je refuserai
49:09Charles Gave
49:10était notre ami
49:10Mathieu Bocotet
49:11Moi je suis quand même
49:12plutôt catastrophé ce qu'à
49:13Oui mais évidemment
49:14Je ne veux pas faire ce qu'on avance là
49:15moi j'ai quand même l'impression
49:16qu'on est content
49:17qu'on aurait de la fin de tout
49:18Mais non vous êtes content
49:19qu'on aurait une nouvelle naissance
49:20La pub
49:21parce que j'ai bien compris
49:22qu'il nous fallait un peu d'argent
49:23La publicité s'il vous plaît
49:24et vite
Commentaires

Recommandations